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 can u not [r]

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Dillon Carver

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Message· · Sujet: can u not [r] Lun 14 Jan - 19:15

{ashes to ashes, dust to side chicks}
@amber rusza


C’était une entorse qu’elle avait immédiatement eu  envie de prendre face au planning millimétré imposé par Allen ; elle s’était fendue d’un commentaire sur ses heures de sommeil , geignant telle une mouflette prête à arroser son interlocuteur de larmes de crocodile. Mais, elle avait ouïe dire par le biais d’une amie au cousin d’un célèbre joueur de NBA qu’une certaine fiesta ‘megahype’ accueillerait la crèmedelacrème, sans intercalaire, au bord d’un Yacht appartenant à un émir saoudien (un prince de la lignée des ben fayçal, soit disant,bien entendu une info balancée par une bande de bastringues histoire de faire mousser l’organisateur – personne n’était, vingt quatre heure avant l’événement, en mesure de confirmer ou d’infirmer quoi, que, ce, soit) du côté de Portland.
Une invite s’était glissée dans ses ‘alertes’, après les ouïes-dires, mobilisant plusieurs kilooctets de datas, là, apparue grâce à un pop up en plein milieu de l’écran tout juste nettoyé de son i-phone X. Il lui avait fallu, peut-être trois secondes de trop, pour que le flash atteigne tous les récepteurs : Dillon Carver, tenniswoman désormais  rankée à la trentième place du classement WTA (putain de merde, elle avait perdu ‘eleven fucking ranks’ à cause de l’ingratitude remarquable d’un poignet et de deux guibolles décidés à lui en faire voir de toutes les couleurs) devait se présenter sur le ponton à vingt et une heure pétante.
C’était, surtout, à l’ambassadrice à virgule que l’on demandait d’effectuer son quota d’exposition : son agent avait pris un malin plaisir à lui faire siffler les oreilles (et la cervelle) – pendant deux minutes qui lui avaient semblé refléter l’entière existence d’un papillon qu’une pichenette légère aurait réduit à l’immobilité éternelle (aucune figure de style ne se cachait vraiment derrière les images qui prenaient souvent forme derrière des paupières alourdies par le mascara Estée Lauder envy lash dont elle vantait scandaleusement les mérites à grand renfort de poses ‘fish lips’ ou ‘ducky’ - éméraldines ingénues dégoulinant d’espoir (n’importe quelle macaque prétendant au titre de ‘reine des réseaux’ était capable de parfaire lesdites poses)).
C’était devenu sa vie : la peur tordant les tripes et un regard nostalgique porté sur ses  anciennes heures de gloire– une année s’était écoulée depuis - , chez Carver, cela représentait l’équivalent de dix.
Dix années entre le terrain recouvert de plastoc, le glam smile victorieux de son opposante – sale vénézuelo espagnole – et, la civière, la perte de confiance, les tacos engloutis avec ravissement, les sodas dans les veines.
La reprise, le retour en puissance de la niaque. Zachary Allen calé entre ces deux-là. Puis, les ouïes-dires et l’invite. La possibilité même infime – et infirme, chez elle, tout semblait rafistolé et assommé par des anti-inflammatoires – qu’un certain CEO fende la foule, se confonde en excuses, genoux à terre et langue prête à ratisser le moindre centimètre de plateau à paillettes des godasses Jimmy Choo qui lui avaient été prêtées pour la soirée , n'était définitivement pas à prendre à la légère. Mais, si l’entorse devait avoir lieu, elle ne fit aucune apparition remarquée ce soir là.
La joueuse n'était pas enveloppée dans de l'organza jaune canari à virgule, ni montée sur des talons de quinze centimètres (quitte à se ruiner ses malléoles) de grand créateur : ça aurait surement été la revanche de sa vie (mais, non, non, il n'en avait probablement rien à foutre, on parlait de Amber Ru-'shut up' - j'éblouis mon monde).
Dillon était grippée et à la recherche active de tampons dans une supérette lorsqu'elle le revit, après des années à nourrir sa rancune, au beau milieu d'une allée. On aurait pu la tarifier de sagesse, si elle avait suivi la voix de la raison mais son cycle n'avait aucunement envie de céder. - Et dire que j'étais sur le point d'aller jouer au loto,  s'entendit-elle lancer, jetant une œillade peu amène au trentenaire.

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Dernière édition par Dillon Carver le Ven 8 Fév - 12:34, édité 1 fois
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Amber Rusza

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Message· · Sujet: Re: can u not [r] Sam 2 Fév - 21:14

@dillon carver
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14 janvier 2018

Il n'arrivait pas à croire qu'il faisait ça. Traîner dans les rayons d'une supérette, sur le chemin retour des bureaux de son entreprise, ceux basés à Portland, en suivant avec une attention particulière et des roulements d'yeux ponctuant ses passages d'une allée à l'autre la liste de courses envoyée par Raphaël, pour le repas de ce soir. Trop de choses à préparer de son côté, il avait exigé du hongrois qu'il enfile sa casquette de coursier et qu'il lui ramène les quelques ingrédients manquant pour son dessert, noté avec une précision chirurgicale dans le message qu'il lui avait envoyé : Amber n'avait pas intérêt de se planter, s'il ne voulait pas faire face à la moue mécontente et boudeuse du français en rentrant chez lui, et s'il espérait ne pas terminer la soirée seul sous ses draps. Il n'arrivait pas à croire qu'il faisait ça, et en même temps pour qui d'autre aurait-il été capable d'accepter un tel rôle, lui qui ne voulait même pas faire lui-même ses courses et utilisait toujours la merveille que constituaient le drive ou les services de livraisons depuis les grands restaurants aux alentours quand c'était nécessaire. Un soupir lui échappa face à ce qu'il avait devant lui, incapable de retenir la différence entre une crème liquide allégée ou non et de l'importance de la seconde dans la préparation d'une chantilly. L'Amérique en avait-elle assez de ses enfants en surpoids ? Incapable de mettre la main sur celle demandée par son meilleur ami, il gonfla ses joues en passant une main dans ses cheveux, toujours aussi blonds et décolorés que ces derniers mois, alors que son regard scannait le rayonnage. Il s'estimait heureux de ne pas avoir fini trop tard au bureau ; vu l'équipe de bras cassés qui semblait avoir remplacé celle qu'il avait embauchée il y a de ça près de deux ans (ils avaient toujours les mêmes visages, pourtant, mais leurs compétences semblaient s'envoler à mesure qu'ils prenaient de l'âge, et il commençait à sérieusement réfléchir à une façon de 1) les remplacer, 2) les virer, 3) éviter toute possibilité de poursuite en discutant avec ses avocats de la façon avec laquelle faire les choses, histoire de se couvrir comme il pouvait et ne pas être accusé de licenciement abusif), il aurait pu rentrer bien plus tard que ça et devoir refuser l'arrêt dans la supérette où il avait dû se stopper pour les beaux yeux du brun. Amber Rusza n'était pas fait pour ce genre de tâche, pour le côté « domestique » que représentait une vie privée, et se demandait sincèrement comment Raphaël avait pu oublier ça dans son escapade, un peu plus tôt dans la journée, pour préparer ce fameux repas avec lequel il le teasait bien plus qu'il ne lui donnait de réponse concrète quand Amber le questionnait dessus. Perdu dans les pérégrinations de son esprit et sa recherche intensive de crème liquide, il ne réalisa pas de suite que la voix qui s'élevait à ses côtés s'adressait à lui – notamment parce qu'il ne s'attendait pas à croiser quelqu'un lui parlant sur ce ton dans le rayonnage d'une foutue supérette de quartier –, ne tourna la tête qu'au bout d'une courte poignée de secondes pour détailler la femme à ses côtés, qui le toisait d'un air... relativement désapprobateur. Arquant un sourcil en l'observant, cherchant à retrouver dans ses souvenirs à quel nom appartenait ce physique – il le connaissait, il le savait, pourtant, mais quelques instants furent nécessaires pour le remettre –, il esquissa finalement un sourire en coin, un brin arrogant, comme il en avait le secret. « Carver, » il lança, observant avec un nouvel intérêt son ex qui lui faisait face. « Tu as l'air rayonnante, ça fait plaisir de te voir comme ça. » Son ton était tout autant hypocrite que sensiblement moqueur. Il se souvenait de leur relation, se souvenait aussi de comment elle s'était terminée ; quand il avait finalement trouvé satisfaction dans le dû qu'elle avait à lui offrir, il s'était contenté de ne plus donner de nouvelles et de l'oublier, comme les autres. Et, immanquablement, comprenait l'œillade qu'elle lui lançait. « Ravi de voir que tu considères toujours ma présence à tes côtés comme une chance. J'aimerais en dire de même. » Il souffla dans sa barbe la dernière phrase, peu soucieux, malgré tout, que la blonde la comprenne ou non. Amber ne voulait pas prétendre à la possibilité d'une conversation courtoise et agréable ; il se doutait, vu l'air qui s'affichait sur le visage de son vis-à-vis, que demander poliment et respectueusement des nouvelles de l'autre n'était pas au programme, de toute façon.

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"I've made it this far on my own but lately, that shit ain't been gettin' me higher, I lift up my head and the world is on fire. There's dread in my heart and fear in my bones, and I just don't know what to say ; maybe I'll pray, pray." @sam smith
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Dillon Carver

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Message· · Sujet: Re: can u not [r] Ven 8 Fév - 12:50

{ashes to ashes, dust to side chicks}
@amber rusza


Qu’est-ce qu’elle avait été conne – sauter à pieds joints dans une mare de dépréciation, offrant au gonze patibulaire l’occasion de la voir ravaler les invectives qui lui brûlaient pourtant les lèvres (et qui s’étaient durant plusieurs années tenues à carreau, tapies dans un coin où elles dansaient un slow remarqué avec tous les regrets qu’elle nourrissait envers le hongrois).  
Dillon avait été une adolescente rigoureusement marginalisée par un train de vie torrentueux (fait d’obligations agrémentées de menaces autoritaires déployées dans le seul but de l’entraver, de la contrôler, de lui « offrir de nouvelles opportunités) : elle avait du faire ses adieux à l’enfance de manière prématurée et avait également dit adieux à une part d’elle dans la foulée. Amber Rusza avait été une représentation difficilement intellectualisée : impudent dans toutes ses démarches, égouttant dans l’air l’audace et l’ambition ; elle avait cru avoir affaire à un alter ego.
Avec le recul, elle avait fini par comprendre qu’il n’en avait qu’après son pucelage, que ce qu’elle interprétait comme de l’intérêt n’avait jamais rien été d’autre qu’une recherche hédoniste détachée : la joueuse de tennis avait été victime du romantisme du vingt et unième siècle, noyée dans une vision dramatiquement hallucinée, elle s’imaginait héroïne d’un Keats, couchée en poème fiévreux. Une erreur sérieuse pour laquelle elle s’était maudite et contre laquelle elle s’était parée (l’appel aux stratégies de défense martiales et autres fla-fla censées dissimuler l’émoi). La Dillon de vingt quatre ans avait fait place à celle de dix huit : des versions qu’elle considérait bien plus comme des rôles de composition, cette scène était profondément différente de celle d’un royal Albert Hall, d’un south kensington élégant. La jeune femme se dressait au milieu de boîtes de conserves premier prix et faisait face à l’incarnation de son ‘si vis pacem, para bellum’.
Elle avait supposé qu’il ferait assaut d’impertinence et de j’m’en-foutisme (il avait quelque chose de Salinger, aussi, dans ce personnage brossé pour répugner les autres, antipathique anti-héros devenu idole des foules pour les raisons mêmes qui auraient dû le réduire à la solitude) – mais, l’attaque frontale rendue au décuple de celle qu’elle avait lancé eut presque le don de la surprendre.
Dillon se vit imposer une légère flexion à son bras, suffisante pour imprégner la dose d’énergie nécessaire pour que la boîte de tampons chichement emprisonnée entre ses doigts se retrouve malencontreusement (syndrome de la Tourette)  à graver les lettres en relief de son packaging bleu  sur la mâchoire hellène dont la nature avait fait grâce à l’homme planté à quelques mètres. Les lancés constituaient clairement son dada.
- Et à ce que je constate, tu ne sembles pas avoir trouvé de solution à ton large  déficit intellectuel  concernant la compréhension des phrases – peut-être qu’elle n’allait pas avoir les excuses formulées comme celles qu’elle s’était imaginée recevoir (pour rappel : impliquant le léchage consciencieux de ses chaussures). Elle se raidit, planquant la boîte derrière son dos – profitant de l’instant pour esquisser un énième mouvement censé détourner l’attention du redneck furetant dans une rangée – témoin indésirable de la joute qui allait se dérouler incessamment – sur ses seins plutôt que sur les punchlines balancées en de délicieuses rafales mélangeant des techniques américaines, européennes et russes sur le CEO.  - Ta couleur de cheveux match enfin ton QI, félicitation. C’était bas, plutôt enfantin, assez pétasse dans l’ensemble – elle pouvait largement faire mieux ; elle s’était connue moins mesquine mais il s’était arrangé pour trucider le reste de naïveté qu’elle avait eu (la délestant d’un poids considérable). Elle avait beau se répéter qu’il n’avait été qu’une erreur de parcours, discours redondant et pathétique, elle avait eu le temps de maturer ses réflexions et s’était rendue à l’évidence : elle avait eu le béguin, un béguin féroce et il l’avait giflé de son indifférence tout de suite après avoir tiré profit d’elle. Et le fait qu’il n’eut pas eu l’air de vouloir racheter sa conduite ne faisait qu’amplifier la fureur qui s’éprenait d’elle piano piano. Le fait même qu’il eut l’air de faire appel à ses souvenirs, pour resituer son visage pourtant inoubliable, avait ébouillanté son ego. Elle s’imaginait escalader ledit ego et tenter un suicide depuis les hauteurs : s’épargnant une confrontation qui , elle le savait, n’allait mener nulle part. Amber Rusza appartenait à un passé – révolu, lointain. Alors pourquoi s’évertuait-elle à renvoyer les coups ? Clapback,girl. La blondinette réajusta sa position. - Tu n’as pas été réglo avec moi, c’est tout. Je voulais que tu le saches et, même si je ne m’attends plus à rien de toi, j’aurais au moins aimé que tu ne te comportes pas comme un trou du cul – fit-elle, préférant avouer les raisons de son énervement, même si elle était persuadée qu’il n’en était pas à son premier coup d’essai – et qu’à travers le monde, s’alignaient toutes celles qu’il avait déçu d’une manière ou d’une autre : ne lui restait plus qu’à prendre un ticket.

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