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 the most painful memories always start with a happy story

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Orlando Seavale

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Message· · Sujet: the most painful memories always start with a happy story the most painful memories always start with a happy story EmptyLun 14 Jan - 19:29

MADS + ORLANDO
@Mads Wellington

Il ne la portait plus jamais, évidemment, mais Orlando n’avait jamais pu se résoudre à abandonner l’anneau qui symbolisait son union ratée. Elle n’était plus qu’un triste vestige d’un couple brisé et le souvenir constant de ce que Letty et lui n’étaient plus. Ni époux, ni amants, ni même amis. Ils n’étaient rien et il lui arrivait encore de se demander, dans un instant de déni puéril, comment ils en étaient arrivés là. Au moins, quand il vivait à Portland, il avait l’occasion de ranger ce désastre dans un coin de sa tête mais ici, à Windmont Bay, tout n’était que rappel douloureux du passé. Comme cette date qui lui assombrissait l’humeur ce soir. Une date anniversaire, évidemment, mais même pas celle du divorce. Celle de la première fois où leurs lèvres s’étaient effleurées. Celle où Orlando en avait eu assez de ces provocations constantes, de cette arrogance feinte qu’il lui réservait quand il n’avait qu’une envie : l’embrasser. Letty se rappelait-elle ce fameux jour ? Ou l’avait-elle classé avec les autres souvenirs douloureux, dans l’idée de ne plus jamais y songer ? C’était ce qu’il se demandait, le jeune Seavale, alors qu’il faisait lentement tourner l’anneau en or entre ses doigts, déchiffrant l’inscription qu’il connaissait par coeur, la passant à son annulaire pour la retirer presque aussitôt, comme s’il craignait qu’elle le brûle. Il n’avait plus le droit de contempler son alliance de cette façon. Elle était censée rester à l’abri des regards, accrochée à une chaîne, dissimulée sous les couches de ses vêtements. Elle ne l’avait jamais quitté, toutes ces années, se contentant de se rappeler à lui en pesant plus lourd dans le creux de son sternum, à chaque fois qu’il avait le malheur de ressasser son passé amoureux désastreux.
À croire qu’il n’aurait jamais de chance avec les femmes. Peut-être qu’il ne les comprenait pas, tout simplement. À moins qu’il soit voué, au contraire de son père, à se faire jeter à chaque fois qu’il devenait trop encombrant, trop gênant. La comparaison avec son paternel lui extorqua un gloussement ironique et il attrapa sa bouteille de bière pour la porter à ses lèvres et en absorber deux longues gorgées.
- Plus que deux, Papa, et on sera à égalité, ironisa-t-il pour lui-même.
Pourquoi fallait-il qu’il pense à Josef dans un moment pareil ? C’était ridicule et Orlando poussa un profond soupir avant de s’accouder à la table, la joue posée contre sa paume, alors qu’il faisait tourner l’anneau comme une pièce de monnaie.
Et évidemment, l’alliance, vexée d’être traitée de la sorte, lui échappa et roula en bas de la table.
- Merde!
Le juron fut lâché dans un grondement et Orlando eut juste le temps de poser le pied sur la bague pour la plaquer au sol. Il s’empressa de la ramasser et passa les doigts dessus, s’assurant qu’elle n’avait rien, effaçant les éventuels grains de poussière pour lui redonner son éclat et, machinalement, il la passa à son doigt pour éviter toute nouvelle maladresse.
Il ne remarqua qu’à ce moment-là l’attention dont il était l’objet et il décocha un sourire – qui tendait plus à la grimace – à la jeune femme, s’exclamant sur le ton de la plaisanterie :
- Tout va bien, elle n’a rien.
Et il attrapa sa bière qu’il éleva comme pour porter un toast, dans l’unique but de noyer sa lassitude dans une nouvelle rasade.

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Mads Wellington

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Message· · Sujet: Re: the most painful memories always start with a happy story the most painful memories always start with a happy story EmptyMer 16 Jan - 17:29

L'alcool, la fête, les bars. Un univers bien familier pour Mads, qui y a mis les pieds quand elle n'était pas encore en âge de boire, suivant le chemin tout tracé pour elle. Avec un tel modèle pour mère, difficile de devenir une sainte-nitouche. Madeleine n'a jamais su si sa génitrice buvait pour oublier la violence de son mari ou si son problème d'addiction datait de bien longtemps avant leur rencontre et l'avait rendue faible. Mads avait toujours soupçonné sa mère d'être une lâche et d'oublier sa vie de merde dans l'alcool. Elle, elle n'a jamais bu pour oublier, pour faire semblant, mais parce que le goût lui plaît. Elle boit rarement à en être malade, à oublier ses problèmes, à faire n'importe quoi pour ne pas s'en souvenir le lendemain. Elle boit beaucoup mais tient tout autant, elle boit parce qu'elle n'a rien d'autre de mieux à faire, parce que ça lui donne chaud. Alors comme presque tous les soirs, après sa journée de boulot, Mads se rend au Daveys, où elle a ses habitudes. Pourtant, sa fidélité ne fait pas d'elle une cliente appréciée par les barmen, qui lui lancent un regard noir dès qu'elle traverse le seuil. Parce que la blonde, on dirait pas comme ça, mais son visage innocent est terrassé d'une rage sans nom quand elle boit un coup de trop. Nombreuses sont les bagarres qu'elle a déclenchées entre les murs de cet établissement - combien de fois la police a dû intervenir pour la séparer de quelqu'un d'autre, mettant un frein aux affaires du bar. Elle ne s'attaque pas qu'aux filles, elle s'affronte à plus fort qu'elle, à des hommes qui ont un comportement déplacé, par exemple. Qui pensent qu'elle est une fille fragile qui ne l'ouvrira pas s'ils font une remarque sexiste ou se permettent d'avoir les mains baladeuses. À ses yeux, chaque coup qu'elle a donné était justifié - elle n'est pas méchante, Mads, elle survit simplement. Elle se bat pour elle-même quand personne ne l'a jamais fait et ne le fera jamais. C'est bien connu, on ne peut compter que sur soi-même, alors quand quelque chose la dérange ou qu'elle a des comptes à régler elle s'en occupe toute seule, penchant bien trop souvent du côté de la violence pour s'en sortir.
Assise au comptoir, elle commande une bière. Un breuvage léger pour commencer la soirée, qui fera place à des alcools plus fort si elle doit s'éterniser ici, au grand dam du staff de ce soir. Portant la bouteille à sa bouche, elle boit une longue gorgée alors qu'elle va s'asseoir à une table au fond. Quand elle y arrive, elle entend un bruit métallique, comme un objet petit mais solide qui tombe par terre. Son regard se pose sur une bague, un simple anneau, qui ressemble à une alliance. À la vue du bijou, l'esprit de Mads voyage jusqu'à Giacomo. Elle pense rarement à lui malgré qu'il soit légalement son mari depuis un peu plus d'un an, mais quand ça lui arrive elle est curieuse de savoir ce qu'il devient. Elle n'a aucun moyen de le contacter, elle n'a pas pris la peine de lui demander son numéro avant de le laisser à Vegas pour reprendre son quotidien pourri. Ça lui allait à l'époque et ça lui va toujours, mais c'est étrange de se penser mariée à un homme qu'on ne connaît presque pas, un inconnu qu'on ne verra plus jamais. La blonde aurait pu faire annuler le mariage dès le lendemain mais elle n'a jamais réussi à se faire une raison, refusant de compter un échec supplémentaire dans sa vie.
Son regard se relève sur l'homme qui semble pressé de récupérer l'anneau avant qu'il ne disparaisse de sa portée. Un léger sourire esquisse le coin de ses lèvres, si furtif que son interlocuteur ne l'aperçoit probablement pas. — Les femmes hystériques y verraient probablement un signe de mauvaise augure. J'espère que la vôtre n'est pas de celles-là. Et elle s'installe à la table d'à côté, comme elle avait prévu de le faire avant ce léger contre-temps, parce qu'elle ne croit pas qu'une conversation plus poussée va naître de cet échange. Elle porte la bière à sa bouche, dévoilant à son tour l'alliance qu'elle porte. Elle s'en rend compte parce que le regard du jeune homme quitte son visage pour se poser sur sa main, et les propres yeux de Mads observe le bijou qui orne son annulaire gauche. — La mienne est bien accrochée. Plaisante-t-elle, bien loin de faire honneur à ses habitudes solitaires. Cette bague, ils l'ont eue dans l'une de ces machines dans lesquelles on met une pièce pour avoir un souvenir, parfois un chewing-gum. De loin on dirait une vraie. Ce n'est que de la pacotille qui représente un mariage qui n'a aucun sens, mais Mads ne l'a jamais enlevée depuis Las Vegas.

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Message· · Sujet: Re: the most painful memories always start with a happy story the most painful memories always start with a happy story EmptyJeu 31 Jan - 12:56

Heureusement que Mac ne le voyait pas, là, à cet instant précis. A coup sûr, elle se ficherait bien de lui, occupé à ressasser une histoire depuis longtemps terminée. Elle pourrait sans doute lui dire qu’il était un peu jeune pour s’accrocher autant, qu’il avait la vie devant lui, qu’il trouverait quelqu’un d’autre. A moins que non. Il n’avait aucune idée du discours que pourrait lui tenir la dernière épouse de son père et, en vérité, il ne tenait pas spécialement à le découvrir. Il était maudit avec les femmes, voilà tout. Il s’était lancé à cœur perdu dans son histoire avec Letty, à l’en étouffer, à l’en lasser. Ce n’était pas son premier échec mais c’était celui qui lui laissait un goût amer dans la bouche, celui auquel il comparait toutes les relations qu’il avait eues ensuite – pas si nombreuses, en fin de compte, mais qui s’étaient éteintes de la même façon, toujours pour les mêmes raisons. A craindre de faire fuir les demoiselles avec qui il s’engageait, il avait récolté les reproches inverses : il ne s’investissait pas assez, il était distrait, il imposait une distance qu’elles ne comprenaient pas et qu’il aurait bien été incapable de leur expliquer, de toute manière. Ses expériences passées l’avaient modelé ainsi, il ne voyait pas trop comment changer. Et s’il éprouvait une pointe de regret à les voir s’éloigner, cela ne durait jamais bien longtemps. Elles n’étaient pas Letty. Elles ne seraient jamais Letty.
Il aurait dû se faire à l’idée et il ne savait même pas pourquoi il persistait à ne pas clore complètement le chapitre. Peut-être qu’un an ou deux de plus lui auraient permis de tourner enfin la page mais l’accident était venu contrecarrer ses plans de passer à autre chose et son retour à Windmont Bay n’avait rien d’une réussite. A présent, il ne pouvait songer qu’à ses erreurs. C’était comme si la ville s’amusait à lui fourrer sous le nez tout ce qu’il avait fait de travers et, à en juger par ces dernières semaines et mois, il avait son lot de conneries, peu importe l’image qu’il renvoyait – celle du bon gars sans histoire. Mais il en avait, des histoires, et elles hantaient sa mémoire et son cœur, ou les deux à la fois.
Et le problème, finalement, c’était qu’il n’avait personne auprès de qui s’épancher. Il aurait sans doute pu en parler à Crystal mais la vie de la jeune femme était déjà suffisamment mouvementée sans qu’il la noie de jérémiades qu’elle accueillerait avec les yeux en l’air. Son père était mort : OK, c’était triste et elle était désolée pour lui. Son mariage avait capoté : big deal, la vie continue ! Il ne savait pas quoi faire de lui-même et se sentait complètement étranger à Windmont Bay et désœuvré : jeez, qu’est-ce qu’elle ne donnerait pas pour ressentir ça ! Alors qui ? McKenna ? Il pouvait déjà se figurer le petit sourire narquois qu’elle arborerait. Elle se demanderait pourquoi il se confiait tout à coup. Letty ? Elle était l’une des raisons de son errance sentimentale. Alors Orlando se retrouvait à ruminer au Davey’s, au point d’en perdre maladroitement son alliance et d’offrir ce spectacle pathétique d’homme délaissé, comme si la rupture datait de la semaine dernière. Cette constatation arracha un gloussement cynique au jeune homme qui secoua la tête en se traitant mentalement d’imbécile fini.
- Non, elle ne l’est pas. Enfin, elle n’est plus ma femme non plus, donc j’imagine que ça règle la question, répliqua-t-il avec une moue déçue.
Il se força à cesser de contempler l’éclat de son anneau doré et reporta son attention sur la jeune femme qui lui semblait vaguement familière. Sans doute vivait-elle à Windmont Bay, en conclut Orlando. Il ne voyait pas comment, autrement, il l’aurait déjà vue. Car c’était bien un simple sentiment de la connaitre de vue, rien de plus. Il ne manqua pas de noter l’anneau à son doigt et un petit sourire retroussa ses lèvres. Visiblement, il n’était pas le seul à avoir sauté le pas très – trop ? – jeune.
- J’espère qu’il s’y prend mieux avec vous que moi avec elle.
Orlando assumait le fait d’avoir été à l’origine de cette débâcle. Ça ne changeait rien à la situation si ce n’est qu’il avait longtemps cherché ce qu’il aurait pu faire pour éviter cette fin prématurée. Et parfois il lui arrivait de se dire que ce n’était que la suite logique de son manque de maturité, de son refus de réfléchir avant de s’engager à ce point. Peut-être que s’il n’y avait pas eu la pression du mariage, s’ils avaient vécu comme un couple normal, ils seraient encore ensemble ou au moins en contact. Peut-être qu’il se fourvoyait, là encore, mais Orlando préférait se dire que s’ils avaient fait d’autres choix, ils auraient réussi à travailler sur ce qui les séparait et vivraient peut-être ensemble aujourd’hui. A quoi bon, cependant, se faire du mal de la sorte quand la réalité était tout autre ?
- Ça fait combien de temps ? s’enquit-il avec un petit coup de menton vers sa main. Si ce n’est pas trop indiscret, évidemment…
Le jeune homme esquissa un sourire et replongea le nez dans son verre, dont il fit doucement tournoyer le liquide doré.

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Message· · Sujet: Re: the most painful memories always start with a happy story the most painful memories always start with a happy story EmptyJeu 14 Fév - 18:22

Elle n'est pas du genre à sympathiser avec le premier venu, Mads. Au contraire, si elle a le choix entre engager la conversation ou prendre la fuite, elle choisit généralement la deuxième option. Pourtant, ce soir-là, alors qu'elle est venue se rafraîchir au Davey's dans le seul but de chercher un peu d'excitation (et peut-être de chaleur en atterrissant au poste de police), la voilà qui adresse la parole à l'homme qui fait tomber sa bague à quelques mètres d'elle. Ça l'interpelle car il ne s'agit pas d'une bague lambda mais d'une alliance, et ce mot a une signification toute particulière pour elle. Ça la renvoie pourtant à une erreur de jeunesse, à un mari qui lui est plus inconnu qu'autre chose et à une situation qui ferait pleurer n'importe quelle mère - sauf si celle-ci est morte et enterrée et n'a jamais fait attention à vous de toute façon.
Elle ne pense pas qu'elle va mettre les pieds dans le plat en évoquant sa femme puisqu'il s'empresse de la ramasser comme s'il avait peur de la perdre à tout jamais - et à cet instant, elle ne peut s'empêcher de penser à Gollum et cette idée la fait doucement sourire. Elle cache son amusement en s'installant à la table d'à côté tandis qu'il lui fait part de sa réponse, et son sourire disparaît rapidement quand il lui avoue qu'elle n'est plus sa femme. Peu de choses ont de la valeur aux yeux de Mads mais le mariage fait partie de ces rares exceptions - ironique quand on connaît sa situation maritale. Alors entendre qu'un mariage s'est soldé par un échec, sans même en savoir la raison, l'attriste plus que ça ne le devrait. — Je suis désolée de l'apprendre. Peut-être que lui ne l'est pas, qu'il est bien mieux sans celle qu'il a dû aimer plus que tout au monde quand il l'a épousée, mais la blonde a le pressentiment que cette rupture l'a anéanti plus que de raison. — Ça fait longtemps ? Ça doit être récent, c'est en tout cas la conclusion qui s'impose quand on le voit s'accrocher à ce bijou qui représente leur histoire.
C'est au tour de l'inconnu de repérer son alliance et d'évoquer son mari inexistant, fait qu'il n'a aucun moyen de savoir si elle ne partage pas ce petit détail avec lui. En général, quand des gens se mêlent de ses affaires et essayent d'en savoir un peu plus sur ce qu'elle juge être privé, elle prend la fuite ou, le plus souvent, se met à mordre pour se défendre et éloigner les intrus. Ce soir, pourtant, elle n'a envie de faire aucune de ces deux choses. — C'est peut-être moi qui m'y prends mal. Elle plaisante en portant sa boisson à ses lèvres, pour cacher le véritable mal-être qui l'habite quand elle pense à cette fameuse union devant un sosie douteux d'Elvis Presley. La plupart du temps, elle n'y pense pas. Puis il y a ces moments, souvent causés par des aperçus d'alliance comme ce soir, où le souvenir de Giacomo la prend aux tripes, accompagné d'un terrible sentiment d'échec. Elle a l'habitude de décevoir les autres mais elle n'aurait jamais pensé se décevoir elle-même au sujet du mariage - son seul rêve de petite fille était de trouver un mari et de fonder une famille, de réussir au moins cet aspect de sa vie sans reproduire les mêmes erreurs que ses parents. Et même si l'erreur n'est pas la même, elle n'en reste pas moins une.
— Un an. Répond-elle quand il lui demande combien de temps ça fait. — On devrait être encore dans la période lune de miel. Sa conjugaison suggère que ce n'est pas le cas et laisse comprendre que tout n'est pas rose entre eux. C'est la conclusion à laquelle elle arriverait à la place de l'inconnu, et pour une raison qu'elle ne comprend pas, elle n'a pas envie de lui mentir ou de le laisser croire des choses qui ne sont pas vraies. — Un an. Ça fait un an que je ne l'ai pas vu. Elle hoche légèrement la tête, perdue dans ses pensées, jusqu'à ce qu'elle se rappelle de la présence de l'homme, qui semble presque aussi jeune qu'elle - et alors Mads en vient à se demander si pour lui aussi le mariage était une erreur de jeunesse. — Alors je vous le demande, qui s'en sort le mieux ? Une question rhétorique qu'elle pose avec un sourire triste, avant de reprendre une gorgée de sa boisson, comme si le liquide alcoolisé suffirait à réduire sa peine - un cliché ambulant, mais elle n'est pas à ça près.

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Orlando Seavale

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Message· · Sujet: Re: the most painful memories always start with a happy story the most painful memories always start with a happy story EmptyVen 8 Mar - 11:03

Orlando se souvenait de la tête de son père quand il avait annoncé qu’il voulait épouser Letty. Il s’était arrangé pour lui en parler quand McKenna n’était pas là et s’était préparé psychologiquement aux arguments que son ainé ne manquerait pas de lui opposer. Et cela n’avait pas raté : Josef l’avait enjoint à y réfléchir, à ne pas précipiter les choses, arguant qu’ils avaient toute la vie pour se marier s’ils le voulaient vraiment. Mais Orlando était têtu. Et majeur. Il avait considéré cette annonce comme une simple politesse, même pas une formalité. Son père avait été moins persuasif que ce à quoi le jeune Seavale s’était attendu, comme s’il savait qu’il ne servait à rien de perdre son souffle, que ses mots tomberaient dans l’oreille d’un sourd. A moins qu’il sache à quel point son fils pouvait être obstiné et que la moindre résistance le poussait à aller encore plus loin. Cela lui avait joué des mauvais tours, à être constamment une tête de mule mais Orlando assumait ses erreurs. Que pouvait-il faire d’autre, de toute manière ? Il n’empêchait que dans ce cas précis, le jeune homme regrettait de ne pas avoir écouté la voix de la sagesse. Mais à l’époque, le garçon ne considérait son père que comme un pauvre type qui changeait de femme dès qu’il trouvait la sienne trop usée. Un jugement injuste qu’il déplorait également, mais il était trop tard, désormais, pour faire amende honorable. Il espérait simplement que son père savait qu’au fond il ne le détestait pas autant qu’il l’avait laissé penser avec son comportement ingrat et ingérable. Plus jamais il n’affronterait le regard perplexe, sceptique ou désapprobateur de son géniteur. Plus jamais il ne pourrait le défier en campant bien solidement sur ses positions. Plus jamais il ne pourrait lui montrer qu’il n’était pas un cas désespéré, ni lui prouver qu’il pouvait être responsable.
Le jeune divorcé haussa les épaules d’un air fataliste lorsqu’elle se sentit obligée d’être désolée pour lui. Il n’en demandait pas tant. Et quand elle lui demanda depuis combien de temps c’était fini, Orlando émit une sorte de gloussement cynique et grimaça :
- Je n’ose même plus compter. Trop longtemps. Ça se compte en années. Je devrais être passé à autre chose.
Il eut un nouveau haussement d’épaules et but pour noyer son embarras. Peut-être que c’était lâche de se vautrer dans cette mélancolie, peut-être qu’il y trouvait une sorte de refuge parce que c’était la seule chose concrète sur laquelle il pouvait se reposer – cet échec, cette fêlure – pour ne pas avoir à se concentrer sur le reste – son avenir professionnel incertain, son avenir tout court, d’ailleurs.
Orlando reporta son attention lorsqu’elle répondit d’une façon qui aurait pu être nébuleuse pour un autre mais qui était bien trop limpide pour le jeune Seavale. Il n’avait pourtant aucune idée de ce que traversait la demoiselle mais il décelait ce malaise commun et il haussa les sourcils, d’un air interrogateur, sans se risquer à lui demander plus d’explications. Cela ne le regardait en rien, après tout, et personne n’aimait évoquer ses malheurs et ses échecs, surtout auprès d’un parfait inconnu. A moins d’être complètement ivre, ce qu’ils n’étaient ni l’un ni l’autre, à l’évidence.
Désolé, il esquissa un pauvre sourire compatissant et soupira. Apparemment, les jeunes d’aujourd’hui ne savaient décidément pas comment maintenir une union en vie. Il rit intérieurement en se disant qu’il avait de qui tenir, avec un père qui était allé jusqu’à son troisième mariage et une mère qui n’avait pas manqué de se marier davantage par convenance que par amour. Avec de tels modèles, comment était-il supposé faire fonctionner son propre mariage ? Et l’inconnue, quelle était son excuse ? Il ne s’attendait toutefois pas à la suite de sa confession et il ne parvint pas à cacher sa confusion. Le jeune homme la contempla un instant mais n’émit d'abord pas le moindre commentaire, si ce n’est un merde incrédule qu’il marmonna en portant son verre à ses lèvres.
- J’avoue… Je croyais être le plus malchanceux en amour mais je vois que la compétition est rude.
Il esquissa une grimace, espérant qu’elle ne se vexerait pas à cause de sa blague ridicule.
- Vous n’avez plus aucune nouvelle de lui ? Il s’est barré sans rien dire ? Pardon, mais ça m’a tout l’air d’être un connard.
En temps normal, il ne se serait jamais permis une telle réflexion mais il lui semblait impossible de laisser quelqu’un comme ça sans se retourner. Même si les choses n’allaient pas bien et surtout en laissant la situation si floue. Un mariage, c’était censé vouloir dire quelque chose et ça pouvait se terminer. Mais vivre sa vie en sachant qu’il y avait quelqu’un, quelque part, qui était lié à vous sur le papier ? C’était aberrant.
- Je peux lui casser la gueule, si vous voulez…, plaisanta-t-il, ne s’étant jamais battu de sa vie.
Il se mordit la lèvre inférieure d’un air songeur, se demandant si quelqu’un pouvait tenir le même discours à Letty. Parlait-elle seulement de leur divorce ? Ou agissait-elle comme si leur mariage n’avait jamais existé, ne l’évoquant que contrainte et forcée ? A moins qu’elle n’y pense même pas, trop concentrée qu’elle était sur sa rémission, sur l’ajustement que nécessitait son existence depuis l’accident.
- Il vous manque ? Vous voulez un autre verre ? C’est ma tournée.
Non pas qu’il ait envie de la forcer à revenir sur un événement douloureux mais il avait envie de parler. De tout, de rien, de n’importe quoi. Voilà qui aurait bien résumé son quotidien, ces derniers temps.

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Mads Wellington

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Message· · Sujet: Re: the most painful memories always start with a happy story the most painful memories always start with a happy story EmptySam 13 Avr - 22:05

La belle se demande comment on peut rester accroché à une personne pendant aussi longtemps. L'inconnu lui avoue qu'il est séparé de sa femme depuis des années, mais voilà qu'il boit encore son chagrin dans un bar piteux de l'Oregon. Elle ne juge pas, elle est simplement curieuse car elle n'a jamais aimé quelqu'un à ce point, voire tout court. Mads est bien trop solitaire et sur la défensive pour se laisser aller à ses sentiments et mettre son coeur déjà meurtri dans les mains de quelqu'un d'autre. — Il n'y a pas de règles, chacun se remet à son rythme. Sa réponse semble générique et elle l'est, Mads n'a pas assez vécu pour pouvoir le conseiller de ses propres expériences. Mais elle veut bien faire, l'homme lui apparaît sympathique et elle ne veut pas ajouter à son chagrin. — Qu'est-ce qui s'est passé ? Demande-t-elle timidement, incertaine quant à l'envie de son interlocuteur de se confier sur sa peine d'amour. Mais Mads est curieuse sur le pourquoi du comment, il a l'air encore attristé par cette rupture alors clairement la séparation n'est pas due à un manque d'amour, pas de son côté en tout cas. La blonde n'a jamais rien vécu d'exceptionnel en matière d'amour, mariée à un inconnu, mais elle a toujours été une grande romantique dans le fond. Elle rêve de rencontrer son âme soeur, de vivre une histoire d'amour digne des plus grands films, de remplir toute une maison d'enfants et de chiens. Elle n'aspire qu'à une vie simple et saine, une utopie pour celle qui est née dans la merde et le restera.
Mads esquisse un sourire quand son compagnon d'infortune tente une blague de mauvais goût mais qui l'amuse quand même. Effectivement, il est difficile de savoir qui des deux est le moins bien loti en matière d'amour, mais Mads se surprend à vouloir échanger les rôles et être à sa place. Il souffre aujourd'hui de la fin d'un amour, mais il a au moins eu la chance de connaître l'amour. D'être aimé si fort en retour qu'ils se sont mariés. Elle trouve ça beau, le mariage. C'est précieux, à ses yeux, ce qui rend sa situation encore plus incompréhensible.
— Ce n'est pas un connard. Elle est sur la défensive mais elle n'a pas à l'être, et rapidement elle se radoucit au contact de l'homme. Ce dernier ne connaît rien de l'histoire, ne fait qu'assumer et sa réaction est presque mignonne - s'il avait visé juste. — On est partis tous les deux. Ça n'a aucun sens pour quelqu'un qui ne connaît pas le contexte, mais pour l'instant Mads ne veut pas élaborer. Si la belle a appris à ne pas se soucier du regard des autres à force de s'y confronter, elle redoute le jugement de son interlocuteur. Il a de vraies raisons d'être déprimé, elle ne peut pas en dire autant. Elle a fait n'importe quoi, influencée par sa consommation d'alcool, et a laissé duré la situation depuis bien trop longtemps. — Soyez rassuré, je ne vous demanderai pas d'aller vous battre contre lui pour mon honneur. Elle ignore s'il l'a proposé sincèrement ou si c'est par politesse, mais Mads ne va rien lui demander de tout ça. Si Giacomo est un véritable inconnu pour celle qu'il a épousée, elle est pourtant très protectrice envers l'italien, pour la seule raison qu'ils sont liés à vie sur un simple bout de papier qui n'a aucune signification, ni pour l'un ni pour l'autre.
— Je ne dis jamais non à un verre gratuit. S'il savait à quel point c'est vrai. Elle fait tellement attention à ses petites économies que quand elle s'autorise une sortie comme celle-là, elle se contente généralement d'un seul verre ; ce qui explique pourquoi sa bière est encore remplie, elle la savoure en sachant qu'elle n'aura rien d'autre derrière. Alors qu'il hèle le barman pour commander, Mads se lève de sa chaise et s'invite à la table de son interlocuteur, auprès duquel elle se présente. — Madeleine. Mads ne se présente presque jamais sous son véritable prénom, préférant le diminutif qu'on lui donne depuis petite - qui se voulait d'abord méchant (mad = folle) mais qu'elle a choisi d'utiliser comme une identité à part entière pour transformer une critique en force. Devant l'inconnu, elle a envie de paraître normale, de s'inventer une vie l'espace de quelques minutes ou de quelques heures. Quand le serveur leur apporte leurs boissons, Mads lève son verre pour trinquer avec lui, puis reprend le fil de sa pensée.
— Il n'a jamais rien représenté pour moi, alors non, il ne me manque pas. Explique-t-elle alors, décidée à parler de cette histoire à quelqu'un. Peut-être que ça lui fera du bien, après tout - elle a toujours dépendu que d'elle-même, refusant de s'appuyer sur autrui même pour un simple avis. — On s'est rencontrés à Las Vegas, je vous laisse imaginer la suite, le vrai cliché. On ne savait rien l'un de l'autre et on a repris nos vies comme si de rien n'était, sans jamais annuler le mariage. De cette façon, il comprendra peut-être un peu mieux tout ce qu'elle lui a dit auparavant. Mais son mal-être s'explique par autre chose. — Je sais que c'était une erreur, du grand n'importe quoi. Mais à l'heure actuelle, il est encore mon mari. Et je crois que j'ai envie de le retrouver et d'essayer, avant de conclure tout de suite au divorce. Si Mads refuse de divorcer, c'est parce qu'elle refuse de subir un nouvel échec dans une vie uniquement basée sur ça. Pour une fois, elle aimerait que quelque chose fonctionne, et le mariage ayant toujours été une institution précieuse à ses yeux, elle préfère tout essayer avant de conclure à la fin d'une histoire qui n'a même pas encore commencée.

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Orlando Seavale

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Message· · Sujet: Re: the most painful memories always start with a happy story the most painful memories always start with a happy story EmptyVen 26 Avr - 9:51

Orlando savait bien qu’il lui faudrait chercher de nouveaux centres d’intérêt, rencontrer des gens, aller de l’avant, s’il voulait pouvoir s’insérer à nouveau dans la communauté de cette ville qui l’avait plus ou moins vu grandir – et qui était devenu un refuge quand sa vie était partie en vrille. Pendant longtemps, il ne l’avait pas considérée ainsi mais, maintenant, avec le recul, il constatait qu’il n’avait jamais été plus heureux qu’à Windmont Bay. Ce qui pouvait être assez ironique quand on savait que c’était là que sa plus grande peine de coeur avait eu lieu. Mais c’était aussi là qu’il avait aimé passionnément, qu’il s’était reconstruit, qu’il avait pu repartir sur de nouvelles bases. Peut-être avait-ce été illusoire, peut-être aurait-il une autre vision de la situation, d’ici une autre décennie mais, en attendant, la ville côtière n’était pas un synonyme de prison ou de lieu perdu, comme pour certains autres habitants. Sans doute parce qu’il avait le loisir de partir quand il le voulait, sans doute parce qu’il avait pu aller voir ailleurs ce que la vie avait à lui réserver. Ce devait être l’une de ces contradictions humaines que de vouloir revenir à la source quand certains voisins n’aspiraient qu’à aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs. Orlando aurait cependant pu le leur affirmer : les problèmes ne disparaissaient pas subitement parce qu’on était dans un paysage étranger, avec des visages inconnus, on les emportait avec soi, tant qu’on ne les avait pas réglés. Ils vous hantaient ou creusaient des canalisations dans votre esprit, en douce, pour mieux surgir d’un trou, soudainement, au moment où vous y attendiez le moins. C’était comme cela qu’il le ressentait, en tout cas. Il avait beau n’être revenu à Windmont Bay que sporadiquement, ces dernières années, Letty ne l’avait jamais quitté, elle avait troublé chacune de ses relations suivantes, elle était restée, telle une ombre en arrière-plan. Mais ça n’avait été que ça : une ombre, un souvenir, que lui seul nourrissait. Il n’avait sans doute qu’à s’en prendre à lui-même – et c’était précisément ce qu’il faisait ce soir, en ressassant, en laissant la mélancolie l’envelopper.
Il n’y a pas de règles, chacun se remet à son rythme. La remarque de la jeune femme lui arracha un sourire contrit et il hocha vaguement la tête, reconnaissant et approuvant, puisque cela l’excusait, en quelques sortes, d’être toujours rivé au passé.
- Qu’est-ce qui s’est passé..., répéta pensivement Orlando. J’imagine que la réponse de Letty serait différente de la mienne. Je ne sais pas. Je crois que je vivais plus pour elle que pour moi et qu’au final, c’est devenu un poids. Non pas que je me mettais de côté pour elle mais… ma vie tournait autour d’elle, en un sens. Je suis sûrement devenu oppressant, à force, elle a dû se sentir coincée dans notre mariage...
Cette conclusion, évidemment, ne lui était pas venue d’emblée. Il lui avait fallu des mois, des années, pour arriver à concéder qu’il était une majeure partie du problème, pour constater qu’il aurait dû agir autrement. Un drôle de sourire lui étira les lèvres et il lâcha, avec un léger ricanement :
- L’ironie, c’est que les quelques copines que j’ai eues ensuite m’ont toutes reproché de ne pas être assez investi dans la relation. À croire que je ne trouve jamais le juste milieu.
Il était cynique et ne s’en cachait pas. Il n’était pas doué avec les filles, voilà tout, disait-il parfois, pour minimiser la douleur. Il était plus facile de se cacher derrière cette déclaration, pour moins souffrir de l’échec suivant. En attendant, depuis sa dernière petite amie, avec qui il avait rompu il y a quelques mois, il n’y avait eu personne et, d’un côté, cela ne lui manquait pas spécialement. À moins que, comme le lui susurrait une petite voix dans un coin de sa tête, il ait trop peur d’affronter une nouvelle défaite, raison pour laquelle il ne cherchait plus à rencontrer quelqu’un. Seul, au moins, il ne faisait de mal à personne.
Quand la jeune femme lui assura que son mari absent n’était pas un connard, Orlando eut un instant de panique à l’idée qu’elle puisse être celle qui soit partie, abandonnant son époux – et auquel cas, son commentaire aurait sous-entendu qu’elle était l’âme à blâmer dans sa situation. Mais l’angoisse s’effaça dès qu’elle lui précisa qu’ils étaient tous les deux partis. Orlando ne chercha pas à dissimuler sa perplexité, car il avait beau ressembler à un gars qui ne réfléchissait pas aux conséquences, le mariage restait quelque chose de sacré, pour lequel il s’était battu comme il le pouvait. Jamais il n’aurait pu envisager de s’unir à quelqu’un pour partir ensuite, sans essayer. Mais rien ne lui disait qu’ils n’avaient pas essayé et Orlando s’efforça de chasser le jugement qui venait assombrir ses pensées. Il devait apprendre à écouter sans analyser tout à sa façon. Il était clair que c’était cette incapacité qui avait précipité son mariage avec Letty, il ne pouvait dès lors se permettre de juger les relations d’autrui, basé sur sa seule expérience.
- Tant mieux, parce que je serais sûrement perdant dans l’histoire, répliqua Orlando avec un sourire qui tourna au rictus.
Il avait beau avoir une belle taille, il n’avait jamais usé de ses poings pour donner ou rendre des coups. Il aurait sûrement eu l’air ridicule. Ravi de la tournure que prenait leur conversation, malgré le sujet peu réjouissant, Orlando interpella le serveur pour commander les boissons puis il reporta son attention sur la jeune femme, à qui il tendit la main, en répondant, le sourire aux lèvres :
- Orlando.
Étrangement, cela lui faisait du bien de revenir aux bases où se présenter était une chose élémentaire qui n’impliquait pas grand-chose. Seul le temps leur dirait comment leur discussion évoluerait. Peut-être qu’ils se quitteraient et ne se reverraient jamais. Peut-être que la prochaine fois où ils se croiseraient, ils repenseraient à leur échange et auraient un sourire de connivence, comme seuls deux presque inconnus peuvent en avoir. Il verrait bien. Il n’était pas pressé. Il fallait faire les choses bien.
Madeleine entrouvrit la porte sur sa propre histoire et Orlando l’écouta avec une certaine avidité, même s’il n’y avait aucun voyeurisme de sa part. Jamais il ne l’aurait poussée à se dévoiler si elle n’en avait pas envie, mais il prendrait tout ce qu’elle voulait bien partager, pour arriver à mieux cerner sa situation et ainsi voir les ressemblances et les différences entre leurs mariages respectifs. Une sorte de miroir déformant à travers lequel voir son échec sous un nouvel angle. Il n’avait jamais vraiment parlé de Letty à quiconque – ni aux filles qui avaient débarqué dans sa vie après son divorce, ni à ses amis – c’était comme s’il voulait encore la préserver, dans un écrin, de peur que quelqu’un l’abime en la dénigrant.
- Je comprends mieux..., avoua Orlando après une gorgée de bière.
Il s’imaginait mal faire ce genre d’expérience et pourtant, il croyait au coup de foudre. Peut-être que c’était ce qu’avait vécu la demoiselle. Un coup de foudre si intense qu’il l’avait menée à l’autel – et à un mariage presque factice. Presque. Parce qu’aucun mariage ne l’était, Orlando en était convaincu. Et s’il se permit de continuer sur la voie empruntée, ce fut uniquement parce qu’il sentait la jolie blonde ouverte à la discussion. Cela ne les engageait à rien, de parler de gens qui se révélaient de parfaits inconnus pour l'autre, n’est-ce pas ?
- Tu n’as pas peur d’être déçue ? s’enquit-il prudemment. En un an, il peut se passer tellement de choses...
Un mariage et un divorce, par exemple, songea-t-il avec une légère amertume. Le mariage de Madeleine, même s’il ne tenait pas la route en apparence, serait sans doute plus durable que le sien, malgré la passion qui l’avait animé. Si ça n’était pas le destin qui se foutait de sa gueule, Orlando ne savait pas ce que c’était.

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Mads Wellington

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Message· · Sujet: Re: the most painful memories always start with a happy story the most painful memories always start with a happy story EmptyMar 7 Mai - 11:54

L'homme en face d'elle a souffert d'un mariage défectueux, d'un divorce douloureux, et pourtant Mads se surprend à envier sa situation quand il lui raconte ce qu'il s'est passé entre son ex-femme et lui. Ils n'ont pas réussi à faire durer leur histoire, à faire perdurer leur amour ; mais de l'amour, il y en a eu, peut-être même trop. Cette Letty a de la chance d'avoir eu quelqu'un d'aussi dévoué à elle, et Mads a beau ne pas la connaître et ne pas savoir tous les tenants et aboutissants de cette histoire, elle lui en veut de ne pas avoir su apprécier tout ce que cet homme avait à lui donner. La blonde n'a jamais vraiment connu l'amour, en rêve sans l'avouer, pas même à elle-même. Le mariage a toujours été sur sa liste de buts à accomplir sans qu'elle n'y croit vraiment, défaitiste au possible quant à un bonheur éventuel.
— Tu étais amoureux d'elle, pas des autres. Et inconsciemment, tu ne t'es sans doute pas ouvert de peur de recommencer les mêmes erreurs. Mads a envie de lui dire que ce n'était pas forcément une erreur, qu'une autre fille - comme elle - aurait réagi différemment au fait qu'il s'investisse corps et âme dans cette relation, au détriment de lui-même. Mais c'est facile de souhaiter connaître un tel amour quand on ne l'a jamais vécu, quand on ne se rend pas vraiment compte de la réalité des choses ; pour cette raison, la belle ne partage pas son opinion, cette envie d'être aimée si fort que cette seule personne représente son monde entier.
Elle sourit quand l'homme se dit soulagé de ne pas avoir à se battre, et lui serre la main quand il se présente sous le doux nom d'Orlando. Ça lui va bien, et cette pensée la fait sourire. Cet inconnu le devient de moins en moins, à mesure qu'ils apprennent à se connaître, à mesure qu'ils dévoilent des secrets intimes, des sentiments qu'ils n'osent pas avouer à d'autres qui leur sont plus proches - non pas que Madeleine ait beaucoup de personnes à qui elle pourrait se confier. C'est ironique, car le fait d'être deux inconnus est ce qui les pousse à dire ce qu'ils ont sur le coeur, sans filtre, mais que se passera-t-il quand ils arriveront au stade d'une connaissance assez approfondie pour ne plus être des étrangers l'un pour l'autre ? Peut-être que si les bouteilles de bière continuent d'affluer sur la table, ils finiront pas ne pas se souvenir de tout ce qui est dit ce soir.
C'est ensuite à son tour de se dévoiler. D'abord hésitante, il suffit de quelques mots pour que Mads finisse pas se laisser aller et raconte l'histoire misérable de son mariage avec Giacomo. Elle n'a pas l'habitude de parler d'elle, même à ses plus proches amis - qui se comptent sur les doigts d'une main. Pourtant, face à Orlando, sa langue se délie sans problème, la belle se débarrasse de tout ce qu'elle a sur le coeur depuis le point de départ qu'a été son mariage à Las Vegas. À défaut de pouvoir en parler avec le principal intéressé, elle en parle à un quasi-inconnu. — C'est difficile d'être déçue quand on a aucune attente. Elle ne connaît pas Giacomo, n'attend pas grand chose de lui à part qu'il lui donne une chance. Peut-être qu'ils n'iront pas ensemble, peut-être que ce sera un véritable fiasco comme tout ce qui se passe dans la vie de Mads, mais ils auront au moins le mérite d'avoir essayé. Tout ce qu'elle voulait, c'était que Giacomo voit les choses de la même façon et lui accorde cette chance de ne pas tout foirer - au final, ce n'avait pas vraiment à voir avec lui, plus avec sa propre conscience, cette envie de bien faire les choses pour une fois dans sa vie.
Mads se mord la lèvre inférieure, hésitante, et prend une gorgée de sa nouvelle bière comme pour se donner du courage. Car parler à Orlando, c'est aussi se montrer vulnérable. Dévoiler une part d'elle que peu connaissent, un côté sensible qu'elle se refuse de montrer - la vie est déjà assez difficile, elle ne va pas en plus donner la chance à ses ennemis de connaître ses faiblesses. Après quelques secondes de silence, la blonde décide de se lancer. — J'ai toujours rêvé de me marier. Pourtant je ne suis pas une grande romantique, l'amour ne fait pas partie de mes priorités, mais la seule chose à laquelle j'aspirais petite était de finir mariée et d'avoir une famille à moi. À défaut d'avoir formé une famille avec ses parents, aussi paumés l'un que l'autre, aussi paumés que leur fille aujourd'hui. Elle soupire, son regard se perd dans le fond de sa bouteille. — Ce mariage était une erreur, j'en suis bien consciente. On ne se connaît pas, on ne se plaira peut-être même pas sur le long terme. Mais à mon âge j'ai déjà commis beaucoup trop d'échecs et j'aimerais que cette erreur n'en soit pas un. Elle hausse les épaules et relève la tête vers Orlando, les yeux vitreux alors que son sourire tente de cacher un véritable mal-être, qui va bien au-delà de ce mariage aléatoire.
— Si on compte passer la soirée à parler de ça, on va devoir passer à un breuvage plus fort. Dit-elle en secouant sa bouteille devant le nez d'Orlando, laissant échapper un léger rire amusé. Tant pis, elle est prête à puiser dans ses économies pour oublier, le temps d'une soirée, qu'elle n'est qu'une bonne à rien.

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Message· · Sujet: Re: the most painful memories always start with a happy story the most painful memories always start with a happy story EmptyJeu 16 Mai - 11:09

A ce stade, il ne se posait pas trop la question de savoir s’il ne faisait pas une erreur en dévoilant des informations aussi privées à une inconnue. Il ne voyait pas trop ce qu’elle pourrait en faire mais l’idée même que ses confidences puissent revenir d’une manière ou d’une autre aux oreilles de Letty ne lui traversa pas l’esprit. Il ne mentait pas, après tout, il ne faisait que constater la réalité des événements – même altérés par sa subjectivité – et de ses sentiments. Il n’avait pas honte d’avouer son malheur et son chagrin, de passer pour un gars accro qui ne savait pas tourner la page. Il n’avait jamais aimé les secrets, les dissimulations et l’expérience lui avait prouvé que lorsqu’il s’y essayait, il échouait lamentablement. Les choses ne se déroulaient jamais comme prévu, c’était sa seule certitude, et il ne pouvait donc prévoir ce qui découlerait de cette soirée arrosée d’alcool et d’aveux. Rien de bien méchant, lui assurait son âme plutôt optimiste. Et puis Madeleine avait l’air d’une nana cool, pour ce qu’il pouvait en juger. Il fallait l’être un minimum – ainsi qu’un peu inconsciente, sans doute – pour épouser un type à Vegas, sur ce qui semblait être un coup de tête.
- Sans doute, oui. Je ne peux pas m’empêcher de comparer, concéda-t-il avec un haussement d’épaules désabusé.
Et elles y perdaient à chaque fois. Pourtant, quand il avait rencontré Letty, il ne lui était pas venu une seule seconde à l’esprit de la mesurer à sa seule histoire sérieuse antérieure. C’était comme si elle avait tout éclipsé. A moins qu’ils aient été trop occupés à se chamailler pour qu’il s’y attarde et, qu’ensuite, il était trop tard, il était déjà fou amoureux et ne pouvait plus souffrir de penser à quelqu’un d’autre. Elle avait pris énormément – trop peut-être – de place dans son esprit pour qu’il se soucie des autres et quand il l’avait perdue et s’était trouvé forcé de chercher le bonheur ailleurs, celui-ci lui semblait toujours fade en comparaison. Il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même, s’il avait réellement tourné la page, il n’en serait sûrement pas là.
Le fait que sa compagne se dévoile autant que lui avait quelque chose de rassurant. A moins qu’elle ne mente, juste pour être certaine qu’il ne sache rien d’elle. Mais là encore, de nature à aller vers l’autre, à prendre les gens tels qu’ils se présentaient, cela ne lui effleura pas l’esprit. De plus, quel intérêt aurait-elle à raconter des bobards ? Si ce n’est pour se trouver un point commun avec le gars à l’évidence en mal d’amour et qui ne cherchait même pas à le dissimuler. Etait-ce juste ça ? Etait-il simplement en mal d’affection ? Il avait l’impression d’évoluer en eaux troubles, à suivre un fantôme dans un marécage, tout en guettant les rives, espérant y voir une solution, une échappatoire. Que dirait Letty si elle le voyait occupé ? Il ne préférait pas le savoir. Peut-être qu’elle serait mal à l’aise de voir à quel point son influence avait été (était ?) forte.
C’est difficile d’être déçue quand on a aucune attente. Si la phrase n’avait rien d’amusant, elle fit tout de même sourire Orlando, tant elle semblait simple et sincère. Il aurait aimé pouvoir aborder les choses de façon aussi directe, peut-être qu’il aurait mieux appréhendé les suites de son divorce. Alors il hocha la tête, pour montrer qu’il comprenait ou approuvait – mais comprenait-il vraiment ? pouvait-il l’approuver ?
- Quand même, j’imagine qu’il y a dû en avoir, non ? Sinon pourquoi sauter le pas ? Pourquoi épouser ce… cet homme.
Il réalisa qu’il était étrange de parler d’un homme sans connaitre au moins son prénom mais il se garda bien de le demander à Madeleine. Peut-être était-ce une volonté de sa part de maintenir une certaine distance, de parler de lui avec une sorte de détachement. Un moyen de se préserver, peut-être, mais qu’en savait-il, après tout ? Il l’écouta d’autant plus attentivement que la jeune femme l’intriguait, aussi bien à cause du caractère qu’elle laissait entrevoir que de ce qu’elle voulait bien lui dévoiler. Pendant quelques secondes, il se demanda s’il n’était pas étrange qu’ils soient si enclins à se confier l’un à l’autre et si une autre femme ne l’aurait pas envoyé sur les roses depuis bien longtemps. Mais peut-être qu’ils avaient simplement besoin de parler, tous les deux, et qu’ils avaient trouvé le partenaire idéal ce soir, comme par magie.
- Il doit bien y avoir une graine de romantisme quelque part, osa-t-il la contredire avec un léger sourire. De nos jours, il n’est pas vraiment nécessaire d’être marié pour avoir une famille…
Il lui offrit une petite grimace, désolé d’avoir laissé échapper son point de vue et lui assura de son écoute totale et impartiale d’un hochement de la tête.
- Oui, je comprends le sentiment et le besoin de tout tenter, lui affirma-t-il.
N’était-ce pas ce qui l’avait poussé à agir pour maintenir son union à flot ? N’était-ce pas ce qui l’avait précipité, parce qu’il n’avait pas su comment s’y prendre convenablement ? Personne ne pourrait jamais le lui dire, sans doute.
- Ah… Il y a longtemps que je n’ai plus été ivre mais je suis prêt à suivre, ce soir. Je me sens d’attaque, en tout cas. Le futur nous dira si c’était une bonne idée ou non, gloussa-t-il. Qu’est-ce que ce sera, alors, comme breuvage ?
Il fit signe à un serveur et laissa à Madeleine le choix de l’arme, qu’il régla sans hésiter avant de ranger son portefeuille.
- Alors, du coup, comment comptes-tu t’y prendre pour renouer avec lui ? s’enquit-il en croisant les bras sur la table, légèrement penché en avant, comme pour mieux recueillir la confidence.
Orlando lui offrit un sourire en guise de réconfort et leva la main avec solennité :
- Je jure que tout ce qui sera dit ce soir restera strictement entre nous.
Ce qui n’avait pas l’air si difficile à imaginer s’ils se mettaient à boire. Peut-être même qu’ils ne se souviendraient de rien – même pas de l’autre – le lendemain.

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