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 Tell me something, girl [Charlotte]

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William Thorn

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Message· · Sujet: Tell me something, girl [Charlotte] Mar 29 Jan - 10:57

Tell me somethin', girl
Are you happy in this modern world?
Or do you need more?
Is there somethin' else you're searchin' for?

@Charlotte Lancaster

Du temps s'était écoulé depuis que William avait embrassé Charlotte, perchés au sommet des arbres. Et depuis, la situation avait pris une nouvelle tournure, plus heureuse, plus tendre. Plus apaisante aussi, William en était – presque – métamorphosé. Plus souriant, moins ronchon, même s’il demeurait le même à bien des égards. Il détestait toujours autant son métier, les patients, les gens, la vie en général, mais depuis, il y avait Charlotte et ça désordonnait toutes ses statistiques. Il se sentait bien, tel était le mot pour définir son humeur de ces derniers jours. Parfois, il planait un peu trop, oubliant qu’il était en train de mesurer la tension d’un patient jusqu’à ce que ce dernier proteste sous la compression de l’appareil. Le fait de bosser dans ce même endroit n’aidait pas à redescendre de ce cocon duveteux. Les échanges de regard étaient fréquents, s’arrêter juste pour lui demander si ça allait, aussi. Ils restaient discrets mais dans un hôpital, les rumeurs allaient bon train, par conséquent, tout le personnel hospitalier était au courant de cette romance naissante. A l’heure actuelle, il savourait les bienfaits de cette idylle, admettant que Charlotte lui apportait un bien-être qu’il n’avait plus connu depuis un bon nombre d’années. Il en était même arrivé à ne plus répondre à sa deuxième ligne téléphonique, celle qui regroupait sa véritable activité. Certes, il avait des appels en absence de la mère de Charlotte, mais il s’en moquait, il l’ignorait sachant qu’il jouait à un jeu dangereux. Mais à chaque fois qu’il se décidait à remettre les choses dans l’ordre, Charlotte faisait irruption, l’envoutant un peu plus, le convainquant de ne plus jamais répondre à la mère de cette dernière, de laisser le temps faire son œuvre, et surtout, de voir cet amour grandir un peu plus au creux de son cœur.
Parce qu’il en pinçait grave, pour elle.
Et en véritable privilégiée, en dehors de Marley pour qui, il nourrissait une véritable estime, William lui accordait la gentillesse, l’attention, l’écoute qu’il ne donnait à personne. Charlotte devenait un tout qui rendait, chaque jour, son monde plus beau. Et même si leur premier baiser datait d’il y a quelques jours, il avait la sensation étrange qu’ils étaient ensemble depuis longtemps. La complicité était la même, il n’y avait même pas de dispute, rien que la vie paisible de deux êtres apprenant à s’apprivoiser petit à petit.
Elle lui dévorait la tête, obscurcissant le reste, éteignant les sonnettes d’alarmes, camouflant le danger de laisser le cœur diriger sa vie. Mais avec Charlotte, c’était agréable de la regarder, aimant de l’entendre prononcer de douces promesses. Il avait presque envie de rencontrer son fils, Harry – alors qu’il détestait les gosses -  de rencontrer ce fameux Bee (lol) qui semblait si important aux yeux de la standardiste.
Tel était son quotidien. Et il ne s’en plaignait pas. Il commençait même à apprécier la ville, enfin sauf ses habitants bien sûr. Ça, c’était quelque chose qui ne changerait pas. Il pouvait être le petit-ami parfait pour Charlotte, ça ne voulait pas dire, pour autant, qu’il allait se retrouver à saluer chaleureusement son voisin de palier.
William restait William.

Mais pour l’instant, il était encore dans son mode « rondoudou chantant », évoluant dans un monde de bulles et de couleurs douces, avec le sentiment que tout le monde était super heureux, même ce gars qui passait à côté de lui alors qu’il marchait dans un couloir, allongé dans un brancard et pissant le sang suite à un accident de voiture. Les médecins s’affairaient à l’emmener aux urgences et William, quand à lui, était en pause, avait la dalle et envie de retrouver Cha. Qu’il pisse donc le sang, c’était le cadet de ses soucis. Aussi marchait-il d’un bon pas, allant retrouver Charlotte qui se trouvait à son poste , assise à son standard. Voir sa silhouette de dos déclenchait toujours une myriade d’émotions positives en lui. S’étant décidé à ignorer le véritable objet de sa venue à Windmont Bay, il ressentait moins de culpabilité, ça allait mieux. Et quand il s’approcha d’elle, un sourire s’étira sur ses lèvres.
Elle le rendait fou.
Il se pencha sans bruit, approchant sa bouche de l’oreille de cette dernière et murmura doucement : « Je crois que t’as assez bossé pour la matinée, Cha… » Sa tête se tourna légèrement afin d’humer la fragrance qui émanait de sa chevelure. Elle était douce, elle sentait bon, elle respirait la sérénité. «  J’ai le droit de dire que ça m’a manqué de ne pas venir te voir, ce matin ? » ça avait été la folie ce matin. Des urgences dans tous les sens, ils ne pouvaient pas claquer ou se blesser uniquement quand il ne bossait pas ??

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Charlotte Lancaster

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Message· · Sujet: Re: Tell me something, girl [Charlotte] Sam 9 Fév - 13:38

Elle qui pensait ne plus jamais avoir droit au bonheur, moins encore ressentir des sentiments d’amour, elle s’était tellement trompée sur tout et tous. Ce n’était pas parce qu’elle avait été brisée à de multiples reprises, trop de fois sans doute, qu’elle ne pouvait se reconstruire. Ce n’était pas parce qu’elle avait construit un mur infranchissable autour de son cœur que le ciment ne laissait pas entrevoir des fissures par lequel les rayons lumineux du soleil parvenaient à venir caresser ses joues endolories de froid. C’est ce qu’elle avait découvert lorsque les lèvres de William s’étaient posées sur les siennes entre ciel et terre, lorsqu’enfin elle avait admis qu’elle avait le droit de se laisser approcher et d’oublier. Au moins un temps. Car le timing était loin d’être parfait. Cela faisait plus d’un an maintenant et la date anniversaire l’avait foncièrement secoué. Si elle n’avait pas eu la présence de son meilleur ami et de son fils pour la soutenir, elle se serait effondrée, se dissimulant sous sa couette sans vocation à en sortir avant une bonne décennie. Il y avait des douleurs invisibles contre lesquelles aucun remède ne pouvait lutter. Et pourtant l’infirmier était en passe de lui faire traverser une étape, aussi difficile qu’essentielle, sans le savoir, sans s’en rendre compte. Savait-il combien il comptait déjà pour elle ? Cela faisait tellement de temps qu’ils se tournaient autour qu’elle en avait le tournis et avait l’impression qu’il avait toujours été dans son existence. Peut être était-ce le cas ? Peut être dans l’une de leurs vies antérieures, ils s’étaient déjà rencontrés, peut être même aimés avant que la tragédie cruelle de la mort ne les sépare. Ou peut être qu’une fois de plus Charlotte Lancaster se faisait des films et qu’il allait lui briser le cœur comme tous ceux à qui elle l’avait offert sur un plateau d’argent auparavant. Mais elle voulait prendre le risque, quitte à ce que Bee la ramasse à la petite cuillère une fois de plus. Elle ne voulait pas passer à côté de sa vie parce qu’elle avait peur de souffrir. Elle souffrait de toute manière. Autant prendre les bulles de bonheur qui s’offraient à elle-même si elles étaient éphémères. Et tant pis pour le reste. Tant pis pour les regards en coin qu’on lui adressait à nouveau. Tant pis pour les murmures qui se taisaient lorsqu’elle entrait dans une pièce. Tant pis pour les rumeurs qui couraient déjà entre les couloirs de l’hôpital sur une histoire qui n’en était encore qu’à ses balbutiements. Rien, ni personne ne pouvait venir lui voler ce qu’elle ressentait pour le rouquin, maintenant qu’elle avait enfin entrouvert la porte à ce dernier. Il la faisait apprécier à nouveau son existence. Il lui faisait battre le cœur un peu plus vite à chaque fois qu’elle voyait sa silhouette se découpait dans son champs de vision. Il créait à chaque fois un large sourire qui venait mordre ses joues dès qu’elle entendait le son de sa voix. Il lui volait tout oxygène lorsqu’elle plongeait son regard dans le sien. Il la faisait vivre à nouveau. Il la faisait aimer à nouveau.

« Non, Monsieur. Je ne pense pas que le fait que votre colocataire ait utilisé votre brosse à dent puisse vous faire attraper le sida. Surtout s’il ne l’a pas lui-même. » La standardiste roula des yeux vers le ciel, tentant de calmer les grognements de son ventre qui réclamait pitance. Elle n’aurait pas dû décrocher ce téléphone alors qu’elle devait prendre sa pose dans deux minutes. Mais le membre du conseil d’administration avec qui elle avait eu un petit différend avec Benjamin était entré et elle avait besoin de ce travail. « Je vous souhaite une bonne journée dans tous les cas. » Elle raccrocha et poussa un profond soupir avant de sursauter lorsqu’elle sentit la présence proche de William derrière elle juste avant qu’il ne murmura dans son oreille, lui causant des frissons incontrôlables. Un large sourire se dessina sur ses joues alors qu’elle se tournait vers lui : « Tu as le droit oui. Tout comme je l’ai de dire que ça m’a manqué de ne pas t’avoir vu de la mâtinée. » Elle se mordilla la lèvre inférieure, cette dernière s’ourlant de chatouillis. Elle avait la furieuse envie de l’embrasser mais elle avait bien trop conscience des regards, tout sauf discrets, de leurs collègues de travail alentours. Elle mit son poste de travail sur répondeur. Le membre du conseil d’administration avait déjà disparu dans l’ascenseur. Elle pouvait bien prendre sa pause une minute plus tôt. Elle se redressa, interrogeant du regard l’infirmier. « On y va ? » Les fossettes creusées dans ses joues, elle ne pouvait empêcher ces dernières de se teinter de rouge sous son regard. Lorsqu’il la regardait comme ça, avec ses pupilles d’un bleu si outrancier qu’il rendait jaloux le ciel d’Espagne, un autre appétit se creusait dans son estomac et lui imposait des visions qu’elle avait depuis longtemps oubliées mais non tues. Depuis leur premier baiser, il n’y avait pas eu d’autres rapprochements charnels. Peut être qu’elle ne s’en sentait pas prête, en dépit de ses envies. Peut être aussi qu’ils n’en avaient pas encore eu l’occasion, la vie ayant repris le dessus sur le déroulement de leur existence. Les couloirs d’un hôpital n’étaient peut être pas le meilleur endroit. « Cafétéria ou Mickey’s ? Ca a été ta mâtinée ? Je t’ai vu courir partout… » Alors qu’ils marchaient vers les vestiaires afin de récupérer leurs affaires, elle lui attrapa la main et l’entraîna à sa suite dans les escaliers de service, peu voire pas utilisés, avant de le plaquer contre le mur, se collant à lui en approchant son visage du sien sans pour autant franchir les derniers centimètres. « Bonjour, d’ailleurs. » souffla-t-elle d’un ton sensuel qu’elle réservait pour des occasions spéciales.

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Message· · Sujet: Re: Tell me something, girl [Charlotte] Lun 25 Fév - 9:07

Que c’était beau de se sentir bien putain ! Il était tout simplement heureux et ça ne s’était pas produit devant le quinzième siècle avant Jesus Christ. Et ça, c’était incroyable. C’était grâce à elle et il se plaisait à ce jeu. Ça lui procurait un tel bienfait, l’humanité traversait ses pores, le rendait un peu plus souriant, plus aimable… Mais juste avec Charlotte. Il ne fallait pas déconner, non plus. William restait William, et quand il fallait se montrer bougon et grincheux, il ne se gênait pas. Mais là… là.. là… C’était impossible ! Son petit rayon de soleil était en face de lui et il n’avait qu’une hâte, c’était de pouvoir l’embrasser, pouvoir la serrer contre lui.  Il s’abreuvait de ses démonstrations de tendresse. Il nourrissait pour elle des sentiments qui s’amplifiaient de jour en jour, et étonnement, il s’accommodait de ce train de vie que la situation de Charlotte imposait. Parce qu’en dehors du travail, se voir se révélait être aussi compliqué que comprendre la logique des agissements de Walter White dans Breaking Bad. Parce qu’au-delà des murs de l’hôpital, Charlotte avait son fils et un meilleur ami trop présent qui tenait à amener et à ramener la mère de son fils au travail, aux courses, à la plage, peut-être même qu’il la menait aussi aux toilettes, qu’il lui tendait le PQ aussi. Et bien que ça agaçait FORTEMENT William, il ne disait rien, se faisait à l’idée de faire partie de la vie de Charlotte petit à petit.
Il se doutait bien qu’il y avait des zones d’ombres qu’il ignorait, à commencer par le lien qui unissait Cha à sa mère – cliente de William et dont il ignorait les appels répétitifs. Mais il ne chercha pas a plus comprendre, se disant en preux chevalier qu’il était, que le jour où Charlotte serait prête à lui parler de sa vie, il l’écouterait. Et puis, il lui demanderait aussi si un jour, il pourrait l’amener au travail, la ramener, qu’elle puisse faire le mur comme une ado rebelle en espérant que BeeMamma ne lui tienne pas rigueur, toutes ces questions de couples auxquels notre ami infirmier pensait, jusqu’à s’en faire des entorses au cerveau. C’était bien le problème de William : quand il était en couple, il finissait toujours pas dérailler, par devenir possessif, par penser que couple rimait avec exclusivité. Il avait ses travers, ses défauts comme ses qualités. Et plus les jours passaient, plus il se disait que ce Bee était un peu trop partout. Et à la fois nulle part : il n’avait aucune idée de la tronche qu’il avait. Il l’imaginait avec la tête de Barney, dans How i met your mother. Et ça l’agaçait, parce qu’il n’aimait pas l’acteur.

Mais pour l’instant, il n’avait pas besoin de se manger le cerveau, Charlotte était là, prête à profiter de sa pause avec lui, lui disant qu’il lui avait manqué aussi. Comment ne pas fondre ?. À la base, il aurait dû bosser encore un peu même, mais William était du genre à s’en foutre des règles. Il y aurait certainement un couillon qui prendrait le relais, il n’aurait plus qu’à dire que son lapin était en soins palliatifs et le tour était joué. « Mmmmh je dirais chez Mickey’s pour ne pas se retrouver avec la moitié du personnel à la cafétéria. » Même si l’autre moitié se retrouverait chez Mickey’s. « En plus, j’ai une de ces dalles moi. J’espère qu’il n’y aura personne ! » Se plaignit-il avant de soupirer et de sourire en fixant Charlotte « Et puis, avoue que t’as aimé me voir courir de partout. Tu as dit te dire que cet homme était particulièrement … sexy. » Leur complicité n’avait pas pris une ride et il en était heureux. A la voir faire, on pouvait presque croire qu’il n’y avait rien entre eux même si les regards jetés étaient plus qu’évidents. Et les gestes aussi.

Car sans crier gare, Cha lui prit sa main et le mena alors vers l’escalier de service, lui arracha un baiser passionné entre deux étages, dans cet endroit interdit aux fainéants (représentant 98,6%du personnel). D’abord surpris, un sourire heureux apparut sur les lèvres de l’infirmier qui lui répondit avec la même fougue. C’est que le désir fourmillait constamment en lui, il ne se lassait jamais de la saveur sucrée des lèvres de Charlotte, de cette tendresse qu’elle témoignait. Mais aller plus loin relevait du domaine compliqué, ils travaillaient dans un hôpital, ils se voyaient rarement en dehors de leurs heures de boulot, quand ce n’était pas William qui était de garde. Et puis, il y avait les réactions de Charlotte. Dès qu’il laissait ses mains vagabonder un peu plus, il la sentait toujours se raidir (et lui avec), comme si sa peau au contact de la sienne lui déclenchait des spasmes qu’elle maîtrisait difficilement. Il était patient néanmoins mais là… là… LAAAAAÀ.. Comment pouvait-il rester docile ? Comment pouvait-il rester immobile tel un Otis aux désirs refoulés ! Non c’était impossible. « Bonjour… » Murmura-t-il d’une voix sèche. Oh con. Il en avait le cœur qui palpitait comme un dément. Et il savait où ils iraient manger. Ce ne serait pas au Mickey’s…
Ni même à la cafétéria.

Sans un mot, il s’arracha à son étreinte pour lui saisir la main et la guidait un étage en dessous. Là où il y avait les vestiaires mais également, les dortoirs pour les gardes de 24h. A midi, elles étaient désertes. Et il s’engouffra dans l’une d’entre elles, constatant qu’elle était déserte. De toute façon, il aurait été capable de jeter le somnolent au dehors, suffisait juste de reconnaître sa sale gueule et d’arguer une urgence dans le service dudit concerné. Ils entrèrent et William entreprit de verrouiller la porte. Et il observa Charlotte avec un sourire tendre, le sourire d’amoureux transi. Et cette fois-ci, il s’approcha d’elle doucement, venant prendre son visage entre ses mains. Et de laisser la passion être plus douce, moins fougueuse. Et doucement ses mains descendirent vers la nuque de la standardiste, suivant un chemin qui laissait découvrir ses monts et merveilles, glissant jusqu’à ses fesses, la soulevant juste pour l’avoir encore plus près de lui, contre lui, pour qu’elle puisse sentir combien son cœur battait comme un fou furieux, combien ses gestes étaient doux et si différent de sa façon d’être. « Tu me rends fou… » Fou de frustration, fou de désir, fou d’avoir envie de tout laisser tomber.
Ah oui, et fou d’amour aussi…

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Message· · Sujet: Re: Tell me something, girl [Charlotte] Sam 9 Mar - 18:31

L’amour, c’était comme le vélo. Les automatismes finissaient toujours par revenir seule, peu importe le nombre d’années qui s’était écoulé depuis la dernière fois où l’on avait enfourché ce dernier. Les sourires partagés, le cœur qui battait un peu plus à la chamade lorsque les lèvres se retrouvaient, l’instinct qui entraînait de multiples frissons glissant sur la chair, l’estomac qui se nouait dès lors que l’on se séparait, même temporairement et ce feu inextinguible qui se répandait dans les veines lorsque les corps se rapprochaient. C’était des choses qu’on n’oubliait pas. Malheureusement, comme le vélo, il fallait tout de suite se remettre en selle après une chute pour ne pas craindre la suivante, qui arriverait nécessairement. Le problème était justement que Charlotte, loin de se remettre immédiatement en selle, avait attendu, abandonnant même l’idée de ce qu’elle recherchait pourtant dans chacun des romans à l’eau de rose qu’elle lisait, dans chacun des téléfilms d’après-midi qu’elle regardait, dans chaque ballade qu’elle écoutait. Elle avait renoncé à l’idée même de retomber amoureuse un jour, de perdre tout sens commun pour les beaux yeux de quelqu’un et surtout de laisser qui que ce soit s’approcher d’elle. Elle avait bien trop souffert par le passé, elle ne voulait pas vivre ça à nouveau. L’amour lui était cependant tombé dessus à nouveau, au moment où elle ne s’y attendait pas. Au détour d’un couloir, il avait pris la forme de deux yeux couleur océan dans lesquels elle se noyait, dans des lèvres roses dont elle ne pouvait que difficilement se détacher, dans une voix chaude qui la faisait frémir lorsqu’elle résonnait à ses oreilles, dans des mains viriles qu’elle ne parvenait à maitriser. C’était bien là le problème. Elle avait perdu tout contrôle sur elle-même. Elle était tombée dans les filets de William et s’y complaisait plus qu’elle n’aurait jamais cru. Il la faisait rire à nouveau. Il la faisait vibrer à nouveau. C’était le seul, depuis longtemps, capable de lui faire ressentir quoi que ce soit. Elle avait pourtant la langue bien pendue et pouvait employer des mots extrêmement vulgaires et sans détour, Bee en savait quelque chose. Mais avec William, elle redevenait une adolescente en proie à des émotions bien trop contradictoires pour qu’elle les comprenne, moins encore qu’elle les maîtrise. Elle le désirait comme elle ne désirait personne d’autres. Mais dès que les choses allaient trop loin, elle prenait peur, elle se raidissait. Et pas dans le bon sens. William n’avait, jusqu’à présent, posé aucune question, moins encore forcé quoi que ce soit. Il était bien trop gentleman pour ça. Il allait cependant finir par  avoir un moment où les questions surgiraient et avec elles l’absence de réponse et les reproches. La rupture ne serait pas loin sans doute.

Alors aujourd’hui, elle avait décidé de prendre sur elle, de laisser parler son propre désir qu’elle avait trop muselé pour ne pas souffrir et à se laisser emporter par la passion qu’elle ressentait pour le séduisant trentenaire. Les joues rosies par le baiser empli de passion qu’ils venaient d’échanger, frissonnant sous les mains de William, elle lui adressa un léger sourire, se passant délicatement la langue sur les lèvres y récupérant le goût de ce dernier.  « C’est donc vrai alors ? » susurra-t-elle. « Que tous les infirmiers sont cochons ? » plaisanta-t-elle avant de pousser un petit cri amusé lorsqu’il lui saisit la main pour l’emmener avec lui jusque dans les dortoirs utilisés pour les gardes. Le souffle court, tant de la course que de la montée du désir qui n’avait de cesse de faire grimper le thermostat, la jeune femme avait du mal à détacher son regard de celui qu’elle considérait comme son petit ami, même s’ils n’avaient pas accordé la question. Il n’y avait plus qu’eux. Il n’y avait plus que lui et elle dans le monde entier, tout le reste s’évaporant dans un nuage de fumée. Elle se mordilla la lèvre inférieure lorsqu’il la regarda avec tendresse. Elle avait pourtant tous ses vêtements mais elle se sentait comme nue face à lui. Peu importait son passé désormais, elle voulait passer son présent et son futur avec celui qui se tenait là, juste devant elle et qui s’approchait avec une douceur et une tendresse infinies. La réceptionniste poussa un petit cri de surprise lorsqu’elle sentir les mains de William glisser sur son corps, et dans le même temps entraîner des frissons le long de ce dernier, pour venir se poser sous ses fesses. Par réflexe, elle passa ses mains autour de son cou et, après l’avoir, longuement regardé dans les yeux, l’embrassa longuement, langoureusement. Puis elle hocha imperceptiblement la tête. « Je te veux William. Je te veux maintenant. » Elle le désirait plus que tout autre chose. Elle avait besoin, elle avait envie de le sentir contre elle, de se sentir revivre dans ses bras. « Je suis prête. »

Elle ne l’était cependant pas.

Sans attendre plus longtemps, parce qu’elle avait suffisamment attendu, parce qu’elle avait suffisamment tergiversé et repousser l’inéluctable fin, elle glissa ses mains sous le haut de William, laissant ses mains parcourir un corps qu’elle rêvait de parcourir depuis bien trop longtemps. Ses lèvres descendirent le long de sa mâchoire pour venir se nicher dans son cou alors qu’elle reculait vers les lits destinés aux internes de garde et qui n’étaient en principe pas faits pour accueillir plus d’une personne. Si son cœur battit la chamade de manière plus forte lorsqu’elle tomba sur ce dernier, le corps viril de William contre le sien, elle mit ce sentiment de côté, imaginant que ce dernier reposait sur son désir qui montait et faisait clairement exploser le thermostat. Ses mains se perdirent dans la masse de cheveux roux alors que son corps s’arquait pour augmenter le contact entre eux, la chair appelant la chair. Ses doigts s’enfoncèrent légèrement dans la chair du jeune homme alors qu’elle glissait ses jambes autour de ses hanches, gémissante, ressentant des battements de cœur dans chacune de ses extrémités. Elle commit l’erreur de fermer les yeux en proie à un violent frisson de plaisir sous les caresses de son partenaire. C’est à ce moment que les choses se compliquèrent. Elle tenta de rester dans l’instant présent. Elle fronça les sourcils, se concentrant sur les mains de l’infirmier qui glissaient sous ses vêtements, se faisant envahissantes. Son corps eut un léger soubresaut et ses doigts s’enfoncèrent davantage dans la chair de William. Elle se mordit la lèvre inférieure, ne réalisant pas immédiatement que le goût cuivré qui envahissait sa bouche était celui du sang. « Non... » Un souffle à peine perceptible. Elle replia ses jambes, glissant entre celles de William en même temps que ses mains. « Non. » Un peu plus fort cette fois-ci. Le cœur battant, le souffle court, les larmes envahissant ses yeux résolument clos, elle répéta plus fort cette fois-ci : « Non ! » Elle donna un coup de pied, projetant William loin d’elle et hurla cette fois-ci : « Non, papa, non ! »

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Message· · Sujet: Re: Tell me something, girl [Charlotte]

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