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 eyes without a face (giacomo/dante)

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Dante Fellini

messages : 876
name : calvaries
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Message· · Sujet: eyes without a face (giacomo/dante) eyes without a face (giacomo/dante) EmptySam 2 Fév - 22:34

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@Giacomo Fellini  & @Dante Fellini
eyes without a face
got no human grace your eyes without a face


03 JANVIER 2019

Il lui avait fallu plusieurs jours pour s’en remettre. Mais voilà qu’il était en chemin. Les mains dans les poches de son bomber, l’Italien marchait d’un pas assurée dans les rues de la petite ville en direction de Crescent Lane, là où semblait habiter son jeune frère Giacomo. Dante était en ville depuis quelques semaines et n’avait pas voulu faire une entrée fracassante, vivotant de ville en ville il avait pris pour habitude de jouer le caméléon, d’observer doucement les habitants d’un endroit pour ensuite s’immiscer doucement dans le quotidien des gens. Il n’avait toujours pas vu son frangin depuis son arrivée. Il voulait lui faire la surprise de débarquer chez lui, mais au final, il s’était ravisé, ayant appris une nouvelle l’ayant fortement bouleversé. Ses souvenirs d’enfance avec Giacomo étaient pourtant joyeux. Il se souvenait de grandes tablées dans le jardin de la demeure Fellini, dans les collines siciliennes. Tous deux habillés d’une chemise blanche, ils étaient assis sous un olivier à contempler le ciel d’un début de soirée d’été depuis les hauteurs, la lumière chaude lui rappelait l’Italie. C’était l’époque où Giacomo était encore à ses côtés, avant qu’il ne parte. Étant le plus grand des deux, Dante avait toujours pour ambition de protéger son petit frère qui lui semblait un peu faible pour affronter la brutalité de la vie, il l’avait défendu de nombreuses fois, de bagarre ou autre situation et l’avait toujours conseillé de façon à ce qu’il se sente le plus heureux. Même si parfois, les conseils qui lui donnaient allaient à l’encontre de ses valeurs. Dante Fellini est un garçon complexe, qui a sa propre vision du monde, une manière d’entreprendre les choses de façon nette et définie, parfois imperméable à toute forme de modernité, mais ses opinions le concernaient. Il réfléchissait assez sur son sort pour analyser les façons de faire des autres. Peut-être est-ce par ego-centrisme ou bien parce que l’effort intellectuel lui était suffisant - certainement un peu des deux. La simplicité de Dante l’avait conformé dans cet unique chemin tout tracé qui lui faisait face et il n’osait prendre des décisions contraires déviant la route que son padre l’encourageait de prendre. Les choix que Giacomo avait faits dans sa vie de jeune adulte lui avaient parfois semblé peu évidents, grotesques ou absurdes. Isolé dans sa minuscule, mais chaleureuse Sicile, l’homme était parfois surpris d’apprendre les nouvelles coutumes du vingt et unième siècle - accentué par un passage religieux qui l’isola un peu plus de la réalité et de l’actualité. Malgré cela, il n’en était pas non plus devenu un demeuré primitif aux idées fascistes bien qu’il ait des affiliations avec la mafia. Il s’agissait simplement d’un grand et beau garçon, éduqué dans une famille italienne typique, qui n’a jamais eu la maturité de développer la curiosité de s’intéresser aux bouleversements sociaux que le monde a connus ces deux dernières décennies. 

Mais depuis quelques jours, Dante était torturé par ses pensées. Accoudé contre un bar, il passait ses journées à se tenir le crâne, ressassant ses idées noires. Tout cela était-il véridique? La manière dont il avait appris cette nouvelle lui restait encore en travers de la gorge et il ne voulait la comprendre, il ne voulait la réaliser. Citra, celle qui lui avait brisé le coeur en mille morceaux, qui l’avait fait rugir de colère et qu’il était enfin prêt aujourd’hui à affronter, lui avait annoncé ceci : Giacomo et elle ont eu une aventure. Comment cela était-il possible, comment Giacomo pouvait-il encore lui répondre normalement au téléphone les fois où ils s’appelaient? Comment allait-il pouvoir le regarder à présent? Son arrivée à Wintmont Bay avait été motivée par ces deux personnes qui faisait brûler une infime lueur à l’intérieur de lui, il de demandait qu’à être heureux en arrivant en Oregon et toutes ses attentes s’étaient effondrées. À quoi bon rester? Fallait-il s’enfuir? Dante n’avait aucune réponse à ses questions pour le moment, mais il savait une chose : que cela serait idiot de s’en aller sans affronter le regard de Giacomo. Oserait-il lui annoncer? La nuit était tombée ce soir-là, et Dante avait englouti les dernières gorgées qu’il restait dans son verre de whisky avant de quitter le bar. Arrivé devant la porte, Dante hésita à appuyer sur la sonnette qui était distinguée d’un petit bout d’autocollant indiquant G. Fellini. La pluie commençant à tomber, il s’abrita au plus près de la porte en attendant de se décider. Il ne savait même pas si son frère était chez lui, mais à cette heure-ci, il n’y avait pas un chat dehors, Dante espérait le trouver, ou peut-être pas. Le moment n’était peut-être pas le bon. À cet instant, une jeune femme sortie de l’immeuble, la porte se referma doucement derrière elle, et Dante instinctivement la bloqua pour y entrer discrètement une fois que la jeune inconnue s’était éloignée. Il monta au premier étage et commença à lire les noms sur les appartements, face à la deuxième prote, il se confronta au nom de son frère - et se décida à toquer. Il ne savait pas quoi lui dire, s’il devait le prendre dans ses bras, lui mettre un poing dans la figure ou s’en aller tout de suite avant qu’il n’ouvre. Avant qu’il n’obtienne de réponse, celle-ci s’ouvrit et Giacomo était là. Dante le regarda avec un regard noir, les mains toujours fourrées à l’intérieur de sa veste. Il ne souriait pas, car lorsqu’il le vit il se mit à l’imaginer avec elle. Comment avait-il pu lui faire ça. Il n’osa le regarder plus longtemps et entra sans y être invité dans l’appartement. — Bravo. Bravissimo. Citra? Il a fallu que… Che cazzo Giacomo!! t’es mon frère. Oui je suis à Wintmont Bay, mais on s’en fout complet. Dante commençait à devenir rouge, il avait besoin d’entendre la version de son frère, s’il réussissait à en placer une…

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Giacomo Fellini

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Message· · Sujet: Re: eyes without a face (giacomo/dante) eyes without a face (giacomo/dante) EmptyMer 13 Fév - 14:16

Du chemin avait été parcouru depuis ses premiers pas sur le continent américain. Le manque d’assurance, l’hésitation constante, la crainte permanente, toutes ces petites choses qui avaient longuement malmené son quotidien avaient disparu pour laisser place à une existence plus légère. Désormais sa vie ne se résumait plus à vivre caché, loin des regards insistants et désapprobateurs de sa famille, Giacomo avait découvert une certaine liberté à laquelle il avait très rapidement pris goût. Se libérer du poids imposant que représentait le jugement des autres constituait une réelle délivrance pour lui, bien plus plaisante encore que la réalisation de son rêve premier, devenir un danseur de ballet, intégrer une compagnie et pouvoir vivre de sa passion. Son arrivée à Windmont Bay était synonyme de soulagement, pour la toute première fois il avait le sentiment d’être maître de son destin, pour commencer, la gestion de son argent ne passait plus par Dante, il ne devait rendre de comptes à personne, il ne se considérait plus comme un gamin assisté que les adultes n’autorisaient pas à prendre ses propos décisions. L’Italie, pourtant chère à son cœur, était maintenant bien loin derrière lui, il n’envisageait aucunement de retourner vivre là-bas, bien que conscient qu’une telle décision pouvait faire souffrir davantage sa mère. Son mode de vie, ses choix, ses goûts, ses préférences, tout ce qui le définissait personnellement représentait un frein à son avenir au sein de la famille Fellini. Peu importait sa capacité à fournir des efforts, colossaux dans le cas présent, la sentence était malheureusement tombée avant même le déroulement de son procès. Déconnecté des siens et de la Sicile depuis quatre longues années, un récent événement était venu bousculer ses certitudes et convictions. Dante Fellini avait foulé le sol américain et errait désormais quelque part dans la petite bourgade, probablement en mode furtif. Il n’avait pas été informé de sa venue et cela ne présageait rien de bon. Il le savait capable de frapper à tout instant, sans crier gare, vicieusement tel le serpent qu’il était. L’aura mystérieuse qui enveloppait son grand frère l’avait toujours déstabilisé et mis, d’une certaine manière, mal à l’aise. Bien qu’ils partageaient le même sang, Giacomo conservait, et cultivait même, cette crainte de l’autre, car il était bien souvent compliqué d’anticiper les actions de son aîné. Chaque fois que ses yeux azur croisait son regard perçant, la même image lui traversait l’esprit ; le calme avant la tempête. Sans s’en rendre compte, ou peut-être était-ce volontaire, –  venant d’elle, cela ne l’étonnerait pas vraiment – Citra avait ouvert une brèche qui permettait d’entrevoir la défense ennemie, ses mots, piquants et tranchants, faisaient l’effet d’une bombe à retardement. Cette mégère s’était donnée le droit de bouleverser leur vie à tous les trois, sans aucune autre raison que la bassesse pure et simple, en aucun cas ses actions ne pouvaient être motivées par une quelconque forme de sentiments, si cette dernière était physiquement apte à éprouver la moindre émotion. A quoi bon mettre en avant la vérité ? Pourquoi maintenant ? Cherchait-elle à se repentir ? Avait-elle aussi peu d’estime pour les Fellini, tous membres confondus ? Etait-elle née malintentionnée ? Avait-elle déjà oublié ses propres actes, plus que discutables ? Une flopée de questions lui tourmentait le corps et l’esprit depuis ces trois messages reçus en décembre, aujourd’hui il semblait avoir baissé sa garde, l’erreur à ne surtout pas commettre, Dante devait probablement l’avoir senti car il avait choisi spécifiquement ce jour pour se présenter à son domicile. Plusieurs coups furent assénés sur sa porte alors qu’il n’attendait aucune visite. Vêtu d’un simple t-shirt et d’un bas de jogging, il alla ouvrir sans grande conviction, déjà prêt à congédier sa voisine un peu trop envahissante à son goût. Si la présence de son frère ne l’aurait pas dérangé en temps normal, étonné tout au plus, ce soir les choses étaient différentes. Le regard sombre dont il le gratifia était suffisamment éloquent et explicite, il n’était vraisemblablement pas là pour partager une étreinte fraternelle. « Dante ? » souffla-t-il d’une voix un peu trop aiguë. Estomaqué, le regard stupéfait, il observa la silhouette qui venait de s’inviter à entrer chez lui. Des insultes italiennes traversèrent ses lèvres dans des marmonnements incompréhensibles tandis qu’il refermait la porte derrière eux. « Ce n’est pas ce que tu crois… » se justifia-t-il inutilement avant de réaliser qu’il s’agissait d’une phrase bateau généralement servie par toute personne jugée coupable. « Si… Enfin non. » Son discours était décousu, à l’image de sa réflexion qui ne fonctionnait plus correctement. « Je suis désolé, mon frère, » dit-il en reculant d’un pas puis d’un second, par simple précaution. S’écraser devant lui semblait être la solution la plus sage à cette seconde, tout comme jouer la carte de la famille, même s’il était clairement un peu trop tard pour cela. « Vous n’étiez plus en couple et puis… » Et puis quoi ? Rien ne justifiait de coucher avec l’ancienne compagne de son frère. « C’est elle, c’est de sa faute. Tu es bien placé pour savoir à quel point elle peut se montrer manipulatrice. » Lâche ? Peut-être bien. Dans tous les cas, il avait toujours été considéré comme tel par les siens, autant continuer de nourrir l’illusion.

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Message· · Sujet: Re: eyes without a face (giacomo/dante) eyes without a face (giacomo/dante) EmptyMar 26 Fév - 17:26

Alors que la colère montait en lui, Dante jeta un bref coup d’œil à l’appartement de son frère qu’il n’avait jamais visité auparavant. Depuis qu’il avait pris la décision de son indépendance, il avait toujours soutenu son petit frère à voler de ses propres ailes. Encourageant et volontaire, il l’avait aidé à s’en sortir, à s’émanciper de la famiglia. Mais la déception l’avait envahi depuis qu’il avait appris que son petit frère, son petit protégé avait couché avec celle qui hantait ses nuits depuis de nombreuses années. Le regard du jeune Giacomo était désemparé. Tandis qu’il fermait la porte derrière lui afin d’éviter d’alerter son voisinage, l’aîné se tenait debout au milieu de la pièce principale. L’allure de Dante était turbulente, agitée, il tentait de comprendre. L’expression de ses sentiments était un peu confuse, il n’arrivait pas vraiment à dire à son frère ce qu’il avait sur le coeur, mais ses pensées se traduisaient sur son attitude. — T’es mon frère justement Giacomo, mon frère. Disait-il d’une voix ahurie, en tapant ses doigts contre ses tempes. Face aux instants de silence et aux explications décousues, Dante tournait sur lui même, tentant de trouver des réponses tout en observant là où avait atterri son frère. La décoration lui était inconnue, étrangement, il ne le reconnaissait pas dans l’observation de cet appartement. Il se retourna alors vers son frère. — J’arrive pas à croire que tu as pu me… Il avait l’impression de ne plus le connaître du tout. Qui était-il? Il semblait avoir beaucoup changé depuis ses années où les deux frangins se chamaillaient aux dîners d’été dans les grands jardins de Sicile. Il avait perdu son allure de gosse fragile, il avait quelques marques sur le visage, des marques du temps. À cet instant, Dante eut envie de faire une pause et de le serrer fort dans ses bras, son frère lui avait tant manqué. Il voulait rattraper le temps perdu, le temps qu’ils avaient passé éloigner l’un de l’autre. Toute une partie de sa vie semblait lui échapper, progressivement le puzzle Giacomo se déconstruisait. Que savait-il de lui au final? Leurs échanges téléphoniques n’étaient pas des plus étoffés à l’époque où il vivait à New York, Dante ne savait même pas vraiment comment son frère avait atterri ici dans l’Oregon. Alors que le plus jeune des deux continua ses explications, Dante reprit ses esprits et s’empressa de le couper dans sa version des faits. — Et puis quoi? Non on est plus en couple depuis bien longtemps. Quoi? Ça te fait plaisir qu’on ne soit plus ensemble? Tu attendais que ça? Lui avait-il mis à l’envers? L’esprit de Dante commença à voir de plus en plus noir. Si ça se trouve, Giacomo et Citra étaient de mèche, elle l’aurait quitté pour lui, lui aurait fait autant de mal pour ensuite s’enfuir avec le frangin et s’échapper le plus vite possible de Palerme comme deux voleurs espérantos grappiller le moindre centime. Dante se tenait la mâchoire de la main droite pour éviter de hurler de colère. Les paroles de Giacomo ne lui convenaient pas, ses nerfs ne s’apaisaient pas au fil de cette discussion. La veine énorme qui avait l’habitude d’apparaître sur son front, lorsque la colère lui montait, était belle et bien là, installée. — De sa faute? Tu crois pas que tu as ta part de responsabilité là dedans? Elle t’a droguée pour coucher avec elle peut-être? Tout ça semblait grotesque. Même si Dante détestait Citra aussi fort qu’il l’aimait encore, il n’envisageait pas cette éventualité qu’elle ait pu droguer son frère dans le but de lui faire du mal. L’italien avait côtoyé la cruauté et la violence assez longtemps pour évaluer les personnes qui seraient le plus à même de torturer ainsi les esprits des autres. Et cette perception, il ne l’avait pas du tout eue concernant Citra. Peut-être avait-il été aveuglé par sa beauté, hypnotisé par ses danses, envoûté par son odeur. Il se sentait bête et perdu. Tous ses mauvais souvenirs d’abandon reprenaient place dans son esprit, des années après alors qu’il pensait s’être remis de cette trahison. — Il me faut à boire. Dante se tue. Il avança alors vers le canapé et s’avachit dedans, portant toujours sa grosse veste en cuir, comme une carapace, une armure. Lorsque Giacomo amena sur la table basse de quoi apaiser tout ça, Dante but son verre cul sec. Nerveusement, il passait sa main sur sa barbe mal rasée, laissant entendre la rigidité de sa peau. Mâchoire serrée, il tenait toujours son verre dans les mains, il fixa soudainement son frère. — Raconte-moi tout. Je veux savoir. Il posa son verre sur la table et le rempli à nouveau. — Je veux savoir depuis combien de temps tu me caches ce mensonge.

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Message· · Sujet: Re: eyes without a face (giacomo/dante) eyes without a face (giacomo/dante) EmptyLun 8 Avr - 17:44

Les liens du sang, de manière générale, étaient-ils suffisamment forts et solides face à l’adversité que pouvaient rencontrer deux frères ? La première réponse qui lui venait à l’esprit était, hélas, négative. Mais à y réfléchir de plus près, il se sentait prêt à revoir sa position sur la question. Dante n’était pas comme les autres, non, il ne ressemblait en rien à ses autres frères, de qui il n’était pas particulièrement proche et ce depuis sa plus tendre enfance. Petit dernier d’une immense fratrie de treize enfants, il n’avait malheureusement jamais su trouver sa place parmi cette famille imposante dans laquelle chacun semblait avoir un rôle précis à jouer. Quel était le sien ? Encore aujourd’hui, il l’ignorait. Le paria ? L’imbécile ? Aux yeux de son paternel, il était assurément le moins fiable de tous. Son aîné n’avait pas ce problème, ce chanceux avait su obtenir le respect de leur père ; il ne serait d’ailleurs pas étonnant de le voir un jour prendre sa place. Dante possédait cette aura naturelle de leader, il était né pour cela, même face à un inconnu il savait se faire respecter, il l’avait vu à l’œuvre. Les années n’avaient pas effacé cette crainte qu’il éprouvait en croisant son regard mêlée à la considération qu’il lui accordait dans un même temps, il redoutait les réactions de son frère qu’il comparait bien souvent aux techniques d’attaque des crocodiles ; une discrétion élégante précédant une mise à mort généralement sanglante et violente. Ses peurs d’enfant se trouvaient toujours enfouies quelque part en lui et ne tardaient jamais à refaire surface chaque fois qu’ils étaient amenés à se revoir. Ce comportement physique presque instinctif n’était rien d’autre que le résultat des méthodes d’éducation particulières des Fellini, pourtant tout danger était désormais écarté, du moins il le pensait encore jusqu’à ce jour. Il devait faire table rase du passé, il n’était plus le même gamin qu’autrefois, il n’était plus le petit Giacomo que tous pouvaient aisément persécuter, il n’était définitivement plus cet enfant que le reste de la famille malmenait à la manière d’une piñata qui encaissait silencieusement les coups sans jamais les rendre. Aujourd’hui, il était tout aussi épais que son grand frère et le dépassait même en taille, deux petits centimètres, insignifiants pour certains mais très importants pour lui. Les pensées se bousculaient dans son esprit déjà bien rempli, il fallait désormais mettre en application tout ce à quoi il avait auparavant réfléchi, tout ce qu’il avait un jour rêvé de dire à ce foyer toxique, seulement les mots lui manquaient et un peu de courage aussi. Alors il prenait le parti de s’écraser devant lui, du moins pour le moment. Malgré ses mauvaises actions évidentes qu’il ne pouvait nier, Dante ne pouvait se présenter ainsi à son domicile en pensant pouvoir lui remonter les bretelles comme un maître d’école l’aurait fait pour un élève qu’il s’apprêtait à mettre au coin. Il n’avait aucun droit sur lui, le comprenait-il seulement ? « Plaisir ? Tu crois que j’en ai quelque chose à faire de votre histoire Dante, sérieusement ? Citra par-ci, Citra par-là, ne t’en fais pas, on en a suffisamment entendu parler de vous deux, pendant des années. » Cette relation et tout ce qui avait pu en découler avait fait le tour de Caltanissetta mais la différence d’âge qui les liait alors l’avait contraint à se désintéresser totalement des idylles de son frère. « Tout ne tourne pas autour de toi, tu sais... » souffla-t-il en prenant une grande inspiration. Il se sentait un peu fébrile à l’idée de s’imposer devant lui mais que risquait-il dans le fond ? Une main levée qui ne s’abattrait probablement pas sur son visage ? Lire la déception dans le regard de l’italien ? Se faire sermonner comme le dernier des idiots ? Il était prêt à recevoir sa fureur, sa colère ne l’effrayait plus. « J’étais consentant. Elle était consentante, » reprit-il finalement afin de rétablir la vérité. Il ne dupait personne avec ses accusations vaseuses, et même si Citra s’avérait être effectivement une manipulatrice hors pair, il n’avait pas été difficile à convaincre ce soir-là. Obéissant, il disparut quelques secondes dans la cuisine pour se munir d’un verre, son regard bleuté s’attarda longuement sur les différents alcools qu’il possédait et il jeta son dévolu sur du whisky ; il lui fallait une boisson suffisamment forte pour apaiser les maux de son frère, même s’il prenait indirectement le risque de le voir s’énerver davantage. « Il n’y a rien à savoir, » le coupa-t-il en restant debout près du canapé. « Ce n’est pas un mensonge… Tu ne m’as jamais demandé si nous avions couché ensemble. » Jouer sur les mots n’était peut-être pas le plan le plus judicieux mais il parlait comme les mots lui venaient. « Ça remonte à un peu plus d’un an, on s’est croisé par hasard dans un bar à New-York. » Dante voulait du détail croustillant ? Il allait être servi. « On avait pas mal bu et ça s’est fait naturellement. Dans mon souvenir, nous n’avons ni parlé ni pensé à toi un seul instant... » Ses paroles étaient probablement dures à entendre mais il disait la vérité, les deux jeunes gens avaient passé un moment agréable sans se soucier du reste. « J’ai eu droit à une petite danse privative, c’était la première fois et je n’ai pas été déçu. Elle est douée, très douée. » Lorsqu’ils vivaient encore tous en Italie, il n’avait pas vraiment l’âge requis pour fréquenter les établissements nocturnes de sa famille, il avait de ce fait pleinement découvert les multiples talents de celle qui aurait pu devenir sa belle-sœur. « Sa souplesse conjuguée à la mienne... » commença-t-il avant de s’interrompre. « Je n’ai pas besoin de te faire un dessin, non ? Elle a eu un orgasme et moi aussi d’ailleurs. » Son instinct lui indiqua qu’il était peut-être sage, à ce niveau de la conversation, de reculer d’un pas puis de deux ; ce qu’il fit. « Voilà, tu sais tout. Ce court résumé te satisfait, j’imagine ? » Il n’osait pas affronter son regard mais il se doutait grandement de l’agitation de son frère, la tristesse avait sans doute laissé place à la haine. « J’espère ne rien avoir omis... » dit-il en reculant à nouveau. « Ah si, ça me revient maintenant. J’ai pu apercevoir son dernier tatouage situé à l’intérieur de sa cuisse gauche. » Si le reste de son discours reflétait l’entière vérité, il prenait néanmoins plaisir à improviser légèrement pour semer le doute dans l’esprit de Dante. « Je ne pense pas que tu le connaisses celui-ci. » Probablement car il était fictif. « Réflexion faite, je confonds peut-être avec une autre femme que j’ai rencontré le même mois. » Il racontait des bobards mais il n’avait rien trouvé de mieux pour lui faire comprendre, avec des mots simples, que l’épisode Citra n’avait rien de sérieux. Deux corps qui s’entrelaçaient dans un jeu charnel ardent l’espace d’un instant n’étaient pas condamnés à goûter la saveur de l’autre une seconde fois. Exception faite si le deuxième round se produisait le même jour, à quelques minutes d’intervalle.

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Message· · Sujet: Re: eyes without a face (giacomo/dante) eyes without a face (giacomo/dante) EmptyMer 8 Mai - 21:37

Dante aurait certainement préféré retrouver son petit frère, son protégé, de façon plus chaleureuse que celle-ci. Le couteau qui lui avait été planté dans le dos lui procurait une telle douleur qu’à cet instant, il imaginait devoir vivre avec jusqu’à la fin de sa vie. Que valait-elle sa vie? À trente-quatre ans, l’Italien ne savait pas vraiment quel était son but à présent, il espérait retrouver Citra pour obtenir des réponses, mais son ex-petite amie l’avait tant perturbé qu’il se trouvait perdu au milieu de nulle part, sans aucune réponse. Voulait-il fonder une famille, fonder un business indépendant, retourner soutenir son clan en Sicile, ou bien fuir? Vivre comme un fugitif jusqu’à la fin, fuir les questions existentielles de sa vie qu’il avait tant de mal à comprendre, à formuler. Il n’était pas diplômé, faisait souvent des fautes d’orthographe lorsqu’il écrivait et connaissait peu les bonnes manières à adopter en société. Au sein de sa famille, il était le fils modèle, il excellait dans l’exercice du Fellini idéal - contrairement à d’autres de ses frangins. Depuis qu’il s’était exilé, il prenait conscience de ses lacunes et regrettait d’avoir, un jour, refusé de suivre quelques cours à l’université. Dante Fellini se trouvait à mi-chemin entre l’imbécile heureux et l’intellectuel triste. Il était-il juste assez intelligent pour comprendre que certaines choses ne tournent pas rond, que quelque chose cloque lorsque son frère couche avec son ex-petite-amie. Mais un peu trop stupide pour comprendre que la vie joue parfois de vilains tours et que certains faits peuvent être pardonné. L’éducation arriéré et machiste qu’il avait reçus n’arrangeaient rien, mais l’éloignement de Dante et de sa famille provoquait en lui des remises en question. En Sicile, il entendait souvent les braillements de son père, ses oncles et ses frères, et leurs réponses, leurs réprimandations lui convenaient et il ne remettait rien de tout cela en question. À Wintmont Bay, il était seul et devait penser par lui même.

Il pouvait sentir le liquide chaud descendre le long de son gosier, réchauffer progressivement sa cage thoracique puis disparaître dans son estomac. Sa consommation d’alcool était généreuse, abusive parfois. Il ne le niait pas, mais il n’avait surtout pas conscience des doses appropriées. Correctes ou non, Dante se resservait allègrement pour éponger sa peine. Et s’il fallait ouvrir, trois, quatre ou cinq bouteilles, Giacomo les lui devait bien.— Rahh Giacomo, fais pas l’idiot! grognait-il. — Pourquoi est-ce j’aurais du te demander si tu avais couché avec elle? Je n’aurais jamais dû avoir à te demander ça un jour sérieusement. À quoi jouait-il? Les nerfs de Dante commençaient à exploser. Il l’observait déblatérer son ignoble histoire de sauterie. Il n’imaginait pas son fébrile frère pouvoir réussir à séduire Citra Leviani. Ou bien était-ce elle qui était trop ivre pour s’en rendre compte. Bien qu’il ne s’était jamais comparé à lui. Comment une femme saine d’esprit pouvait préférer un danseur en collant plutôt qu’un homme grand, blond et musclé comme lui. Il avait toujours eu une certaine confiance en son pouvoir de séduction, bien qu’il n’en faisait pas souvent usage. Le récit que continuait Giacomo le ramena vers la réalité. Lorsqu’il expliquait qu’ils n’avaient tous deux pensé à lui à aucun moment, sa gorge se serra brusquement. Le dégoût remplaçait la colère et l’alcool commençait à faire effet. — Pff, naturellement, bande de salopards d’acrobates. Vous vous êtes naturellement foutu de ma gueule aussi? Il détourna son regard du sien, opinant du chef en direction du vide. Le garçon continuait de raconter l’enchevêtrement de cette fichue soirée tandis que son aîné se leva pour faire quelques pas. Sa vision était troublée, mais l’ouïe et surtout le son de la voix de son frère continuaient à résonner. Cette histoire lui semblait invraisemblable et le ton employé pour narrer n’arrangeait pas son caractère nerveux. Il détournait le regard, ne voulant voir la joie restée imprimée sur son visage lorsqu’il lui racontait les faits. Il semblait avoir bien changé depuis l’époque où celui-ci vivait encore avec eux. L’exil l’avait dévergondé, rendu insolent et déloyal. Giacomo se leva pour s’assurer qu’il puisse l’entendre et évoqua les nombreux supposés orgasmes qu’il lui avait donnés. — Tu te fous de moi? Ferme là ou je t’en mets une. Il était à deux doigts. Le visage naïf de Giacomo Fellini serait bientôt rectifié avec une belle trace rouge qui contrasterait son teint laiteux. Mais l’idiot en rajouta une couche. Vraie ou non, cette anecdote ne lui plaisait pas. À peine eut-il le temps d’estimer la véracité de celle-ci que sa main était déjà partie. Dante se retourne et gifle son frère - avant d’entendre celui-ci avouer confondre avec une autre femme - mais peu importe. Il lui tournait le dos, il n’osait plus le regarder. Il venait de frapper son petit frère pour la première fois.

Soudain, un silence s’installa. Au milieu de la pièce, Dante restait là, immobile. Dehors, on pouvait entendre les bruits des voitures et la sirène d’une ambulance. Ils n’étaient pas les seuls blessés de la soirée. La joue du garçon commençait à rougir, laissant apparaître la robuste main de son frère, sur sa pommette. Peut-être aurait-elle pu faire un détour pour le soigner, mais le grand gaillard qu’il est aurait empêché l’accès de l’appartement aux ambulanciers. Ses relations avec les forces de l'ordre et les médecins étaient très mauvaises. Et Giacomo la méritait, cette baffe. Ils ne se disaient plus rien, comme si plus rien ne pouvait être ajouté. Soudain se fit entendre le soupir du réfrigérateur, un des êtres électroménagers ayant assisté à la scène de dispute qui souhaiterait les rabibocher. Leurs yeux se croisent, puis se fuient. Dante passait sa main sur son visage, regrettant le geste qu’il venait d’avoir. Brutaliser son propre frère était une première et ça n’était pas une fierté. Une larme coula le long de sa joue. Il ne savait pas depuis combien de temps il n’avait pas pleuré, il en avait oublié la sensation, la fatigue intense provoquée par le chamboulement d’émotion, le désespoir et l’envie de rien - ou l’envie de quelqu’un. Il mena son verre jusqu’à sa bouche pour y avaler une nouvelle gorgée. Une larme salée vint se mélanger à son breuvage et laissa un dépôt sur ses lèvres qui lui rappela les criques de son enfance. De sa main droite, il vint essuyer discrètement sa joue, espérant balayer cet instant de faiblesse. — Je suis désolé Giacomo. Tu peux venir t’asseoir? Fallait-il apaiser la tension avec lui? Le méritait-il? Avait-il eu ce qu’il méritait, trop, pas assez? Ces réponses ne seraient pas nécessaires pour soulager son coeur, il avait seulement envie qu’il vienne s’assoit près de lui. Faire table rase. Du moins, le temps d’un instant. — Tiens. Lui disait-il en lui tendant un verre tout en fuyant son regard pour éviter de voir la marque rouge sur la joue de son benjamin. — Je crois que je l’aime encore cette foutu danseuse… Il avala la fin de son énième verre cul sec. — Je suis qu’un pauvre con amoureux et violent.

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Whenever two can dream a dream together
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Don't fight the moon the stars above, and don't fight me.
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