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 ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END)

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Message(#) Sujet: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Sam 12 Déc 2009 - 23:14

        ©️ bleeding_light
        Victoria Blythe & Neal Rowlands
        à l'hôtel - 24 décembre 2009

    ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne le trouvera jamais au pied d'un arbre… ’’


      Aujourd’hui est non seulement un jour spéciale mais en plus un jour de plus en compagnie de Victoria. Ce qui n’était pas négligeable. Depuis quelques jours, Neal et Victoria étaient un couple. Un vrai couple. Ils se tenaient par la main dans la rue, s’embrassaient passionnément devant les regards médusés des passants - comme si ils avaient besoin de le crier haut et fort. Et quand ils se retrouvaient dans un endroit plus intime, la pièce était habitée par une douceur et une harmonie que Neal n’avait jamais connu auparavant. C’était comme si chacune des présences de la jeune Victoria l’emmenait sur un petit nuage. Et le jeune homme n’en était que satisfait. Peut-être d’ailleurs - et à son plus grand regret -, elle le rendait trop bon. Il était comme l’enfant d’autrefois : provocateur et grognon. Il aimait la titiller, l’embêter et la faire râler. Qu’elle lui tire la langue ou qu’elle lui donne une petite tape sur le bras pour montrer son désaccord. Mais il arrivait toujours par se faire pardonner. Il arrivait toujours à s’excuser d’une manière comme d’une autre - laissant la jeune femme sans moyen de défense. Par un simple baiser, par de petits mots tendres ou seulement par un regard échangé. Elle partait à rire, ou ne serait-ce que se rapprocher de lui pour mieux saisir l’opportunité qu’il lui offrait : être dans ses bras et être protégée par un des garçons les plus connus de la ville - et peut-être l‘un dès plus craints aussi. Peut-être était-elle méfiante quand à sa réputation, peut-être craignait-elle qu’il s’en aille un jour ou l’autre. Elle arrivait parfois à gratter quelques informations sur son passé, comme cette inconnue Tabitha Johnstone - qu‘elle ne connaissait absolument pas. C’était une nouvelle vie pour eux deux qui avait commencé, de nouvelles personnes à connaîtrent également. Mais aussi réaliste qu’il était, Neal savait qu’il était possible de tout pour les beaux yeux de sa douce. Il se savait suffisamment humain et respectable pour qu’elle puisse être fière de son comportement - autrefois distant et glacial. Bien sur Victoria ne le changera jamais, il sera toujours un autre Neal Rowlands face aux autres. Il sera toujours ce brave mystérieux, calculateur à souhait et un diable provoquant concernant ses pires ennemis. Il n’avait pas pour habitude de mâcher ses mots ou de faire alliance avec les premiers venus, mais probablement que Victoria l’aiderait à se rapprocher des autres - du moins de ceux qu’elle apprécie et qui apprécient sa petite copine. Malgré ses airs de supériorité, il avait envie d’apprendre en sa compagnie - et d’être un nouveau garçon parce que peut-être que l’ancien était rester dans le Michigan, avec son père, sa belle-mère, son frère et tout ce qui appartient à cette ville - qui n’a jamais été la sienne ! Il passait souvent par des moments difficiles, que Victoria voulait connaître - il en était quasi certain. C’était pourquoi, parfois il lui arrivait de lui raconter certaines bribes de son passé. Sans pour autant l’emmenée à découvrir la raison de sa venue à Ocean Grove - puisqu’elle n’était pas sa seule motivation, bien que la plus importante. Notre bel apollon n’avait pas rendu visite à Victoria aujourd’hui, prétextant qu’elle devait rester avec sa famille. Elle avait surenchérit en disant que le lendemain, elle serait en leurs compagnies. Mais Neal n’avait rien voulu savoir, obstiné comme pas possible quand il s’y mettait, ils avaient finalement conclus de se voir le soir. Au plus grand regret de la jeune femme, mais il lui avait promis de se faire pardonner le soir même, ce qui semblait avoir fait rire la jeune femme même si elle aurait préférée continuait à lui bouder et ne pas lui montrer une nouvelle fois, qu‘elle lâchait si vite sa proie. Et puis ce n’était pas comme si ils ne s’étaient pas vu de toute la semaine, puisque la veille, elle était venue chez lui pour regarder un film dans ses bras. Sous les yeux attendrissant du cousin de Neal qui avait décidé de les laisser seuls à la maison pour toute la soirée. Attendant donc que Nuala et Tabitha - qu’il dut obligé à faire venir - aient finis de se préparer pour rejoindre la salle de cinéma. Neal avait eu beau le prévenir que ce n’était pas la peine de réagir comme ça, qu’ils pouvaient tous regarder la télé et qu’au pire, ils sortiraient avec Victoria après le film, mais Lincoln n’avait rien voulu savoir. Neal a donc laissé faire son brave cousin, semble t’il reconnaissant envers Victoria - malgré ce qu’il pouvait en penser - qu’elle le rende toujours meilleur de jours en jours. Peut-être avait-elle été la cause de son renfermement devenue irritant pour les autres habitants de la maison, mais elle avait aussi réussie aisément à le rendre meilleur et d’humeur bien plus agréable qu’autrefois alors autant n’en retenir que cet aspect. Et si sa fiancée se foutait bien de la connaître davantage, Lincoln lui était bien plus respectueux envers celle que son cousin aimait.

          FLASH BACK | DECEMBRE 2009
          ‘‘ Neal ?! Qu‘elle heure est-il ? Demanda-t'elle tout en s'étirant. ’’
          « Pas loin de quatorze heures, renchérit-il en jetant un coup d’œil à son réveil. »
          La jeune femme se leva d’un bond, et elle se retrouva assise sur le lit - comme si l’heure lui avait donnée la sensation de devoir se lever obligatoirement. Neal rattrapa son bras pour la tirer à nouveau vers lui et n’y trouva aucune résistance venant de Victoria. Elle avait dormie plus de cinq heures et cela ne pouvait lui avoir fait que du bien. Alors que le jeune homme s’était réveillé un peu moins d’une heure avant et s’était simplement occupé à la regarder dormir. Il paraissait un peu moins fatigué mais surtout moins contrarié. Il avait caressé sa joue à plusieurs reprises sans jamais la réveillée, et avait même du la recouvrir tant elle ne semblait pas avoir spécialement chaud mais elle se découvrait en dormant. Il avait même eu le temps de prendre une feuille de dessin pour gribouiller quelques traits dessus, et était allé prendre sa douche. Neal avait quand même finit par se recoucher, alors qu’il était assis contre l’appui tête du lit. Son regard n’avait pas détourné des yeux clos de Victoria. Même en dormant, il la trouvait belle - peut-être est-ce due surtout à ce qu’ils avaient vécus ses derniers temps, qui le poussait à être tant nostalgique. Alors que la jeune femme commençait peu à peu à émerger, il ajouta, tout en la fixant.
          « Dormir t‘as fais du bien… Sa voix était rassurante et d‘un ton très calme, je resterais bien toute la journée ici, avec toi… Ajouta-t-il en souriant. »
          ‘‘ Et alors ?! Dit-elle comme si c‘était évident, restons-y. Puisqu‘on est bien tous les deux… rajouta t’elle en se calant contre le torse du jeune homme. ’’
          Elle ne voyait pas où était le problème. Puisqu‘il se sentait à l‘aise. Et qu‘elle aussi. Dans cette chambre, il faisait une température agréable, alors que Victoria détourna son regard vers la fenêtre pour y voir un très maigre soleil qui tentait de pointait le bout de son nez. Mais les nuages gagnaient toujours sur lui, tant ils étaient nombreux et qu‘ils prenaient aisément leurs places dans le ciel. Un soupire sorti de sa bouche et elle se renfrogna bien davantage contre le jeune homme. Sa tête était confortablement posé contre le torse de Neal, sa main jouait inconsciemment avec celle du jeune homme alors que son autre main serrait la taille de ce dernier, passant son bras tout autour de son ventre. Sa respiration était silencieuse et la chaleur qu‘il dégageait arriver à l‘apaiser. C‘était comme connaître une seconde vie après une mort lente et affreuse. Ils en gardaient malgré tout des séquelles - aussi invisible soient-elles. Mais aucun d’eux n’en parlaient pour le moment, le sujet étant bien trop vif. Neal, lui avait une main prise dans celle de Victoria, un sourire pouvait d’ailleurs se lire sur ses lèvres, bien qu’elle ne le voyait pas. Il regardait autour de lui, probablement dans ses pensées, alors qu’il avait toutefois écouté les paroles de la jeune étudiante. D’autre part, sa seconde main s’était perdue dans la chevelure blonde de la jeune Blythe, qu’il caressait avec habileté et douceur. Pour être honnête, il ne s’était pas senti aussi bien depuis longtemps… Trop longtemps à son goût et il ne pouvait que savourer une énième respiration. Inconsciemment, il se languissait de compter les semaines puis les mois - voir les années si la chance est de leur côté, ce qu'il ne doute pas une seule seconde - en sa compagnie. A savoir combien de temps étaient ils restaient silencieux, parfois l‘un d‘eux interrompait ce silence mais sans jamais se dévoilé alors qu‘ils avaient tant de chose à découvrir l‘un de l‘autre. Ils avaient juste besoin de temps…


      Victoria avait du recevoir ce matin même une enveloppe contenant une lettre avec des photos de Venise. Devant sa porte même, un carton n’attendait qu’elle - contenant une longue robe de couleur jaune. Il ne lui laissait pas le choix de s’habiller comme elle le voulait mais après tout, il aurait pu avoir la surprise de la retrouver avec l’une de ses robes noirs classiques. Il n’en serait pas moins dérangé. Pour être honnête, Neal n’avait pas vu la journée passée. Et heureusement pour lui qu’il avait déjà préparé ses affaires et tout planifié dans sa tête, au point de se tenir au programme fait. D’ailleurs, il n’était pas très anxieux de savoir si il allait relevé le challenge ou non. Le matin même, il préféra aller lui-même faire les commissions, Tabitha finit d’ailleurs pas aller avec lui. Elle lui posait une multitude de questions depuis ses derniers jours, et était vaguement au courant que Neal serait en parfaite compagnie le soir même. Pourtant, elle s’était bien vu passé une soirée de plus en sa compagnie. Mais ils ne pouvaient pas, alors elle avait pris la décision d’aller ce matin avec lui, juste pour qu’ils puissent discuter. C’était ainsi que la matinée était passée à vitesse grand V. D’ailleurs Tabitha avait été surprise du choix du dessert du jeune homme - malgré qu’elle savait qu’il s’y connaissait relativement bien. Il n’avait pas préféré faire la traditionnelle bûche de noël qu’il trouvait pas trop mal comme idée, mais il avait besoin de lui faire manger autre chose. Comme un dessert pas commun, son choix s’était arrêté sur de petites coupelles de mousse de marrons. Après tout, la glace de marron rappelle si souvent les fêtes de noël. Ainsi toute l’après-midi, Neal l’avait passé à cuisiner, et à embêter sa cousine. Sur le chemin pour rejoindre Victoria, il s’arrêta à l’hôtel afin de déposer ses quelques affaires et de voir si ce qu’il avait réservé était enfin prêt. Dix neuf heures vingt cinq, il se tenait devant chez la jeune femme. Sortant de sa voiture, il s’appuya contre sa voiture en regardant en direction de sa maison. Enfin il aperçu les rideaux bougeaient. Puis la porte d’entrée s’ouvrir. En quelques enjambés, il se retrouva à ses côtés, tout en lui offrant l’un de ses plus beaux sourire.

        « Quelle ravissante jeune femme s‘offrant à moi… Il prit sa main et la porta à ses lèvres pour y déposer un baiser, je vous en prie mademoiselle, après vous… Dit-il en se reculant d’un pas pour la laisser avancer vers sa voiture. »

      Un sourire au coin des lèvres, la jeune femme l’avait suivie sans trop de difficulté. Elle savait de toute manière que ce n’était certainement pas chez elle qu’ils passeront la soirée - et elle doutait à ce que cela soit chez le jeune homme. Peut-être préférait-il laisser la maison pour son cousin ou encore Tabitha. A vrai dire cela était sûrement le cadet de ses soucis. Avançant alors dans l’allée des Blythe, Neal referma la porte de la maison, suivant le pas de la jeune femme, il se tenait derrière elle. Il lui ouvrit la portière passager avant de prendre place de son côté. Cette nouvelle vie lui plaisait aisément. Roulant à une allure tout à fait tolérable, il posa sa main droite sur la main de la jeune femme qui resserra l’étreinte tout en essayant de deviner l‘endroit où il emmenait. Il restait tellement mystérieux qu’elle ne savait plus quoi en penser - qui plus est son côté silencieux ne l’aidait pas. Mais heureusement qu’il lui était possible de temps en temps de se confier. Quittant le quartier résidentiel, elle pu aisément découvrir qu’il se dirigeait vers le centre ville même. Victoria avait une intuition d’où elle se mordilla la lèvre avec un sourire victorieux. Passant alors devant le cinéma, qui ne se trouvait pas très loin de la boîte de nuit, Neal se gara sur un parking. Celui de l’hôtel de Ocean Grove plus exactement. Se penchant vers sa nouvelle petite copine, il déposa un doux baiser sur ses lèvres avant de lui filer entre les doigts et de claquer sa portière. Il fît le tour de la voiture et ouvrit celle de Victoria. La tenant par la main, ils n’avaient qu’une dizaine de mètres à marcher avant d’arriver devant la porte d’entrée de la bâtisse. Tenant désormais la jeune Blythe par la taille, il l’invita à y entrer - les portiers étant venus jusqu’à eux pour leurs ouvrir la porte. Enfin s’approchant de l’accueil, ils gardaient tous un sourire sur leurs lèvres, en contemplant la raison de la venue de Neal dans cet hôtel ce soir la. Victoria Blythe. Il la connaissait forcément, elle faisait partie des habitants les plus connus de la ville, depuis maintenant dix huit ans. Ses parents ayant toujours - ou presque - été au sommet d’une popularité et d’un porte monnaie inépuisable, il est évident qu’ils adoraient ce genre de personnes dans leur hôtel. ‘‘ Votre suite n‘attends plus que vous, Monsieur Rowlands. Mademoiselle Blythe, bonsoir. ’’ Dit-il alors que la jeune femme paraissait assez gênée de cette attention, elle jeta tout de même un regard vers Neal, en lui attrapant la main et resserra l’étreinte. Victoria finit tout de même par sourire au jeune employé, le remerciant d‘un signe de tête, tant elle semblait assez intimidée. Elle n‘était après tout pas une habituée de ce lieu. ‘‘ Sam, va vous conduire jusqu‘à votre réservation. ’’ Ajouta l’employé alors qu’il fît un signe de tête en direction du fameux Sam qui s’apprêtait à les emmener. Neal tira alors Victoria avec lui tout en jetant un clin d’œil à l’homme pour le remercier. En effet, il savait où se situait leur suite, même si il avait demandé de jouer le jeu. Et ils semblaient y arriver aisément. Après tout il y mettait le prix nécessaire et Victoria ne devait pas s’en douter. Même si dans quelques minutes, elle aura sûrement quelques doutes, tant les attentions étaient au sommet. Ils n’avaient pas rendez-vous spécialement dans l’une des nombreuses chambres de l’hôtel. Mais plutôt l’une des suites du dernier étage. Ils prirent l‘ascenseur pour finalement arriver quelques secondes plus tard à l’étage voulu. En entrant sur la gauche, il y a une table basse où plusieurs plats enveloppés étaient déposés. Une table avec deux chaises, l’une en face de l’autre au milieu de la pièce, alors que le lit n’était pas très loin de celle-ci. Au fond, juste avant de se rendre sur le balcon, il y avait un piano avec quelques répartissions et une grande armoire prenait la moitié du mur en longueur. Enfin un petit sapin de Noël dans un coin, le tout décoré de guirlandes et d’objets selon la fête traditionnelle. Sur le lit, des pétales de rose et sur la table, un jolie bouquet de fleur n’attendait que sa maîtresse. Dans la salle de bain - à droite de l’entrée - se tenait une garniture d’huiles essentielles déposés à côté d’une baignoire. Neal avait lui-même préparé le repas, en suivant les recettes qu’il avait trouvé quelques jours auparavant sur internet mais qu’il n’avait jamais essayé. De toute manière, il n’a jamais été connu pour être un cuisinier, même si il a toujours adorait faire les gâteaux et pâtisseries, surtout pour pouvoir les manger après. Mais il s’était lancé dans cette œuvre et cela avait eu le don au moins de l’occupé toute la journée. La table était déjà préparée et un tapis rouge menait de l’entrée jusqu’au lit deux places, en passant en dessous de la table. Enfin, Neal ouvrit la porte d’entrée, laissant Victoria admirait le travail fait par les hôteliers. Neal la poussa à y entrer en la tenant par la taille, alors qu’il referma la porte derrière lui. Sur la table il y avait le menu qu‘il avait lui-même écrit à la main.
      Spoiler:
       


Dernière édition par Neal Rowlands le Dim 17 Jan 2010 - 16:40, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Dim 13 Déc 2009 - 20:22


♦ FLASH BACK.
10TH DECEMBER 2009

« Vicky, t’aimerais quoi, pour Noël ? » La concernée avait ouvert un œil, surprise par la question. Allongée à plat ventre sur le lit du jeune homme, qu’elle commençait à bien connaitre pour le nombre de fois qu’elle s’était assoupie dessus, ses bras enroulant le coussin et sa tête enfouie dans ce dernier, Victoria s’était une fois de plus endormie. Mais Neal posa sa question alors qu’ils discutaient de tout et de rien, l’esprit encore endormi de la jeune fille ayant un peu de mal à réagir. Alors, elle se mit à bailler avant d’étendre ses membres tout en se retournant sur le côté pour faire plein face au jeune Rowlands, qui semblait poser sa question sérieusement. Elle l’observa un instant, méditant sur la question. C’était le genre de questions où elle avait toujours quelque chose à dire. Mais, pour cette fois-ci, elle n’avait pas vraiment prévu de liste officielle. Elle n’avait pas encore l’esprit de Noël qui l’avait atteinte, cette année. Aussi, la question la laissait quelque peu au dépourvu. Mais elle ne se laissa pas abattre et eut un léger sourire aux lèvres. « J’ai toujours rêvé que mes copines me paient un jour un gogo danseur. Ou un strip-teaseur. Je vois pas la différence. Bref, un vrai mec qui se déshabille que pour moi. » dit-elle, avec sérieux, une moue rêveuse au visage, tout en haussant brièvement des épaules. Un léger soupir de désapprobation sortit de ses lèvres avant qu’elle daigne à observer le visage de son copain, qui la regardait bizarrement et de travers. N’arrivant pas à résister plus longtemps, Victoria explosa de rire. Voilà deux mois qu’elle n’avait pas eut de crise de fou rire. Plus de deux mois, même. & qu’est-ce que ça pouvait faire du bien. Neal roula les yeux, l’air désespéré qu’elle prenne sa question à la légère alors qu’il paraissait très sérieux. Il relâcha la pression de son bras qui tenait sa tête sur le matelas pour mieux reposer son dos dessus et observer le plafond, attendant patiemment que la jeune blonde finisse de rigoler. Cette dernière finit par se mettre en tailleur, tout en hoquetant de rire, avant de secouer légèrement le jeune homme. « Oh, allez, Neal, c’était juste une plaisanterie. » Ne voyant aucune réaction de sa part, Victoria se renfrogna légèrement mais sans perdre la bonne humeur soudaine qui la contaminait. Elle se glissa alors à ses côtés, tout en s’amusant à faire marcher ses deux doigts en guise de bonhomme qui remontait peu à peu du ventre jusqu’au torse de Neal. « A part si tu veux bien endosser ce rôle. » enchérit-elle d’une voix gourmande. Aussi étrange que cela pouvait être, ils n’avaient toujours pas passé le cap. A quoi bon ? Ils avaient toute la vie devant eux. Puisqu’il lui semblait évident, aux yeux de la jeune fille, qu’ils ne se quitteront plus. La seule chose qui pourra les séparer, à l’heure d’aujourd’hui, c’était éventuellement la mort. Mais ce n’était pas le sujet le plus ouvert à traiter pour le moment. Cependant, cela ne les empêchait pas d’avoir des débuts enflammés et des propos à sous entendus assez coquins. Leur relation venant tout juste de naitre, ils évitaient encore les sujets un peu trop délicats, trop frais, trop récents. Victoria n’avait pas encore parlé de son envie d’aller faire un tour au cimetière, ne serait-ce que pour rendre visite à son père et lui représenter Neal. Certes, il y avait peut-être des lieux plus romantiques. Mais son père restait un membre intégrant dans la vie de sa fille. Et pour ceux qui pensent qu’on n’a pas d’idée aussi saugrenue que de présenter son petit ami à une pierre tombale, elle ne voulait pas les entendre. C’était un sujet encore bien trop précieux pour être abordé au bout de leur troisième jour seulement. Ils avaient besoin de se retrouver, pour le moment. De se retrouver, de se redécouvrir, de s’alléger un peu l’esprit après les deux mois passés. Et certainement qu’ils avaient chacun réussit à trouver dans l’autre la source, la force nécessaire pour pouvoir de nouveau avoir la tête haute et reprendre un peu le contrôle sur soi-même. Victoria était certainement celle des deux qui avait encore des difficultés à ressortir la tête de l’eau complètement. Ses cauchemars étaient toujours présents, ses cernes et ses coups de fatigue aussi. Mais là, en vue du sourire grandissant et de son regard brillant, on pourrait presque douter que quelques heures auparavant, la jeune blonde était dans un état de fatigue assez avancé. Elle posa sa tête tout près de celle de Neal, ce dernier ayant, visiblement décrété de ne pas lui adresser un seul regard. Ses doigts continuèrent leur progression avant d’aller se glisser sur sa joue, tandis que leur propriétaire commençait réellement à s’inquiéter. « Neal ? » Victoria tenta de lui tourner le visage vers elle mais rien n’y faisait, il restait aussi dur que le marbre. Elle ignorait ce qu’elle avait fait ou dit de mal. Elle ignorait la source du problème. Et ce fut dans un soupir las qu’elle s’écroula à plat dos, le rejoignant quelques secondes dans sa contemplation vers le plafond, avant de se relever et de sauter hors du lit. « Ce n’est pas encore dans mes cordes de parler à un mur. » lâcha-t-elle d’une voix agacé, avant de prendre la direction de la porte et de l’ouvrir. Mais elle n’eut même pas l’occasion de franchir le seuil qu’elle se refermait brutalement sur elle-même tandis qu’on l’agrippait par la taille. Menée en arrière, Neal la rapprocha d’elle avant de lui glisser délicatement à l’oreille un doux souffle chaud. « Tel est prit qui croyait prendre. Vous vous vexez bien vite, jeune demoiselle. » Victoria laissa sa tête se tordre pour s’appuyer contre l’épaule du jeune homme avant de se retourner et de lui donner un coup de poing rapide à l’épaule. Exactement comme pour Rhys. Une moue semi fâchée avait prit place sur son visage alors que Neal la lui attrapa en plaçant ses deux mains de part et d’autre pour planter son regard dans le sien. « A force de tomber rapidement dans le panneau, je vais finir par m’ennuyer, moi. » Victoria tira la langue, telle une gamine, avant que ses traits tirent vers la bouderie improvisée. Neal pencha la tête tout en caressant sa joue avant de l’embrasser tout en resserrant leur étreinte. Et autant dire que ceci avait vite fait d’oublier cette petite chamaillerie qu’ils s’étaient livrés. « En attendant, tu n’as toujours pas répondu à ma question. Tu veux quoi, pour Noël ? »

« Pour l’amour du Ciel, Victoria, arrête de gigoter dans tous les sens ! » Maât était exaspéré. Exaspéré de voir sa sœur faire les cent pas dans toute la maison, la mine soucieuse et le portable tapotant de façon régulière sur sa main. Il était avec son oreillette incrustée dans l’oreille et venait de couper la conversation qu’il venait d’achever alors que son regard ne cessait de suivre le trajet de sa cadette. Dieu qu’elle devait lui donner le tournis ! Mais la concernée n’y fit pas gaffe et continua sa marche rapide vers nulle part, les yeux sillonnant les fenêtres qu’elle croisait, certainement à la recherche de quelque chose. Ou plutôt, de quelqu’un. Mais cette même personne avait décrété de ne pas lui donner signe de vie de la journée. Et quand bien même elle avait été prévenue dès la veille, Victoria ne pouvait s’empêcher de se montrer impatiente. Elle ne savait pas réellement à quoi s’attendre mais elle s’impatientait tout de même. Et ce fichu portable qui ne vibrait toujours pas. Depuis son réveil, assez prématuré, elle n’avait cessé de vouloir l’appeler. Mais elle avait résisté à la tentation en occupant activement ses dix doigts. Elle avait eut la bonne idée de nettoyer toute la maison. Evidemment, cela n’excluait absolument pas l’accueil d’un coussin en pleine poire alors qu’elle débarquait dans la chambre de Rhys, l’aspirateur tournant à plein régime. La jolie blonde s’en fichait bien que son frère soit mécontent, qu’il râle, qu’il grogne, qu’il marmonne et qu’il plonge sa tête dans ses oreilles pour tenter d’échapper au bruit peu agréable. Peut-être même qu’elle l’avait mise de mauvaise humeur. Mais elle n’en avait que faire. Au moins, ça lui occupait l’esprit de façon utile. Et il pourra venir la remercier. Dépoussiérer, astiquer, nettoyer, laver, voilà ce qui avait rythmé la matinée de Victoria, sous le regard ahuri de ses frères. Il fallait bien l’avouer que l’inquiétude avait, chez elle, une part de bénéfique pour les autres. Mais ce n’était pas réellement pour leur plaisir à eux qu’elle faisait ça. Mais, après tout, si ça pouvait les rendre aussi ravis, pourquoi pas. En plein milieu de l’après-midi, elle se retrouvait donc dénudée d’activité. Victoria s’était alors mise à faire les cent pas, à gigoter comme le disait si bien Maât, à tourner en rond. Peut-être que les deux jeunes hommes auraient préféré qu’elle reste, pour une fois, enfermée dans sa chambre. Mais on avait l’impression qu’elle voulait leur montrer que quelque chose la tracassait, la perturbait. Et cette façon d’être aux aguets, autant vers le monde extérieur qu’envers son mobile, ne leur laissait guère de doute. Neal Rowlands était encore la source de cette anxiété soudaine. Mais que cette même personne soit entrée de nouveau dans la vie de leur sœur de façon positive était plus qu’appréciable pour les autres habitants. En effet, depuis plus de deux semaines maintenant, Victoria s’isolait moins et souriait plus. Aussi, ses frères eurent juste à noter le fait qu’elle ne se faisait plus aussi présente dans la demeure, étant plus occupée à aller à la faculté ou se retrouver avec lui. La jeune fille avait atterri dans la cuisine, les fesses posées sur les hauts tabourets qui longeaient le comptoir. Ses doigts se mirent à jouer avec son portable, qu’elle tourna et retourna dans tous les sens, le regard absent. Finalement, elle se doutait qu’il y avait quelque chose qui se jouait derrière son dos. Elle le sentait. Sinon, Neal n’aurait pas insisté pour qu’elle passe sa journée ici. Et il n’aurait pas eut le culot d’esquiver les deux appels de la journée qu’elle avait fait. Croisant les bras en posant sa tête dessus dans un soupir las, Victoria tenta une nouvelle fois sa chance en appuyant sur le bouton Appeler. Laissant son portable sur la table, elle regardait sans grand espoir l’écran qui laissait apparaitre que l’appel était en cours. Quelques secondes après et elle soupira une nouvelle fois, d’ennui cette fois-ci. Bien sûr, elle aurait pu joindre Hailey. Lullaby. Ou encore Caleb. Voilà longtemps qu’elle n’avait pas eut de ses nouvelles. Mais nous étions le 24 décembre. Certainement que tout le monde était bien trop occupé à organiser le futur réveillon. Victoria releva la tête et sauta hors du tabouret pour se diriger vers le salon, où trônait fièrement le sapin que la fratrie s’était amusée à décorer. Comme avant, ou presque. La jeune fille avait absolument tenu à garder la disposition d’antan. Ne serait-ce que pour avoir un quelconque rapprochement avec son père, qui adorait fêter Noël. Victoria se dirigea vers les cadres disposées sur le rebord de la cheminée pour mieux prendre celle où son père souriait fièrement, accompagné de ses deux fils à chaque bras. Elle eut un vague sourire de tristesse ; malgré les décorations qu’ils avaient mises, il n’était pas encore prévu à ce que la famille se réunisse autour d’une bonne vieille dinde, comme auparavant. Et ce détail sonnait comme une sentence dans sa tête. L’estomac soudainement noué, elle fut interrompue dans ses pensées par un cri qui l’appelait. « VICTORIA ! Je pense avoir quelque chose qui t’es destiné. » La concernée releva la tête tout en reposant rapidement le cadre à son endroit initial avant de croiser le regard de Rhys, qui avait un sourire idiot aux lèvres. Elle fronça des sourcils en se rapprochant, intriguée par ce qu’il avait en sa possession. « C’est arrivé ce matin. Mais comme t’étais occupée, je me suis permis de le garder au chaud jusqu’à ce que ta frénésie du nettoyage soit partit. » Victoria lui frappa l’épaule de son poing comme elle avait l’habitude de faire pour lui faire comprendre qu’il n’était qu’un imbécile avant de lui prendre le paquet des mains et de filer dans sa chambre. Elle ne laissera pas le plaisir à son frère de savoir ce que contenait cette grande boite, ni même ce qui se cachait dans l’enveloppe – à supposer qu’il eut un semblant de conscience freinant sa petite curiosité pénible et envahissante. Arrivée dans sa chambre, la jolie blonde attaqua d’abord le cachet de l’enveloppe avec fébrilité, ayant naturellement reconnue l’écriture de l’envoyeur. S’installant en tailleur au cœur de son lit, Victoria abandonna la couverture de la lettre sur sa couette tout en dépliant le reçut. Une carte glissa, et la demoiselle arqua un sourcil en y voyant les petites photos. Par culture personnelle, elle n’avait pas énormément de doute sur le lieu représenté. Enfin, son regard se mit alors à lire en silence les mots écrits sur le papier, un ongle entre les dents et un fin sourire apparaissant sur ses lèvres. Puis, un froncement de sourcil avant d’écarquiller les yeux et de les reposer sur la carte. Enfin, un léger rire la secoua avant qu’elle ne se tut subitement en emprisonnant sa lèvre avec ses dents. Absente durant quelques secondes, elle se rappela du paquet accompagné. Quelques minutes après, Victoria se trouva devant sa glace, à observer son reflet, ses mains tenant de façon maladroite la robe qui venait de lui être offerte. Apparemment, il avait tout prévu. Dans les moindres détails. Elle avait paniqué pour rien. Et un seul homme était fautif. « RHYS BLYTHE, TU ES UN HOMME MORT ! » hurla-t-on subitement à travers la maison, brisant le calme religieux des lieux.

« Quelle ravissante jeune femme s‘offrant à moi… Je vous en prie mademoiselle, après vous… » Victoria baissa la tête, préférant soudainement regardé le sol plutôt que son cavalier dont elle avait attendu des nouvelles toute la journée. Rhys était partit depuis une heure et demi pour l’église de la ville, où les cérémonies ne manqueront certainement pas durant la soirée. Quant à Maât, il s’était enfermé dans l’ancien bureau de leur père dont il avait prit possession. Cela faisait un peu mal au cœur à sa cadette mais autant que cette pièce ne reste pas une pièce abandonnée, ça n’en serait que plus malheureux. Ce n’était pas dans ses habitudes de sortir comme ça. Neal avait eut, certes, bon goût mais elle ne pouvait s’empêcher d’être mal à l’aise. Non pas par la robe en soie jaune qu’elle portait, mais plutôt pour qui elle la portait. C’était d’autant plus gênant que c’était lui qui se trouvait à ses côtés. Par sa seule présence, il l’intimidait plus que tous les photographes et personnalités hautes placées réunit qu’elle avait pu rencontrer en dix-huit années. Tout simplement parce qu’il avait une valeur à ses yeux qu’elle jugeait assez importante pour ne pas tenter un faux pas. Bien sûr, peut-être qu’elle aurait aimé quelque chose de plus sobre. Mais elle avait trouvé à son habit un charme que les autres n’avaient pas, uniquement parce que c’était lui qui le lui avait offert. Victoria se mordilla légèrement la lèvre tout en attrapant son sac fin – d’après Milla, ce genre de sac était dans la tendance. Elle, elle n’y voyait qu’un objet très utile pour y ranger le strict minimum. De toute façon, le jargon de la mode avait encore beaucoup de choses à lui apprendre. Tout comme le fait d’être en couple. Elle n’avait décidément pas pu s’empêcher de retenter une quatrième et dernière fois un appel, alors qu’elle s’impatientait réellement, et pour quelque chose. Cela ne serait à peine surprenant s’il lui disait qu’elle était trop envahissante. Il faut dire qu’ils ne s’étaient pas séparés aussi longtemps depuis plus de deux semaines, même durant les journées de cours de la jeune fille. Mais peut-être que, dût aux effets du passé, elle avait le besoin pressant de savoir qu’il ne lui avait pas filé des doigts de nouveau. Elle ne voulait pas revivre ça, pas une troisième fois. Installée dans la voiture, Victoria méditait silencieusement sur la future destination alors que la voiture s’engageait dans la ville. Sentant ses doigts se réchauffer, elle serra instinctivement l’étreinte autour de la main de Neal alors que son regard était plongé dans le décor qui défilait à vive allure. Elle jugeait bon et utile de ne pas l’assassiner de question ; cela ne servirait pas à grand-chose. D’une part parce qu’elle savait que Neal était assez résistant quand il s’agissait de révéler quelque chose. Et d’autre part parce qu’elle allait avoir la réponse à chacune de ses questions d’un instant ou l’autre. Et son brillant cerveau n’eut pas à chercher plus loin que l’hôtel Four Seasons qui apparaissait devant elle. Victoria secoue négligemment la tête, tout en lâchant un léger rire étouffé et bref alors qu’ils arrivaient au seuil. Il l’embrassa furtivement, bien trop à son goût, avant de sortir et de l’inviter à faire de même. Dans le hall, la jeune fille regarda de droite à gauche, sentant son regard s’affoler face à ceux, curieux, qui les observaient. Neal n’y prenait apparemment pas attention, contrairement à elle, qui sentit une moue encore plus gênée s’installer sur son visage. Le jeune Rowlands savait certainement mieux réagir à ce genre d’attention, surtout qu’il en avait sûrement l’habitude. Elle aussi pourrait être habituée. Mais ce n’était pas le cas. Jamais elle ne s’habituerait à cette politesse forcée ni à ces messes basses curieuses et encore moins aux attentions qu’on pouvait le fournir parce qu’elle était la fille et la petite fille de. Elle n’était et ne sera jamais dans ses chaussures pour ce genre de choses, c’était évident et facilement compréhensible. Petite, elle avait toujours vu tout ceci comme un jeu. Jusqu’au jour où on se réveille et qu’on découvre que votre jeu n’est que mensonges et supercheries. « Votre suite n‘attends plus que vous, Monsieur Rowlands. Mademoiselle Blythe, bonsoir. Sam, va vous conduire jusqu‘à votre réservation. » Victoria hocha timidement la tête avant de rouler des yeux tout en portant son attention sur la décoration de l’hôtel. Elle n’avait jamais eut l’occasion de rentrer ici. En tout cas, jamais pour y dormir. Après tout, elle habitait à deux pas d’ici, pourquoi payer une chambre à l’hôtel ? Mais il semblerait qu’il y ait une première à tout. Et que cette première fois soit organisée par Neal lui donnait encore plus raison d’avoir patiemment attendue. La demoiselle se laissa trainer vers l’ascenseur, sa main ne quittant pas celle du jeune homme. Elle ne pipait mot, ses lèvres restant résolument closes depuis qu’elle était en sa compagnie. Et pourtant, malgré les paroles qui semblaient se perdre au fond de sa gorge, la jeune fille n’en démontrait pas moins quelques signes de surprise, d’interrogation, de gêne ou encore d’amusement. Elle attendit patiemment à ce qu’ils ne soient plus que tous les deux avant de porter intérêt sur la pièce qui s’offrait à elle. Victoria resta sur le palier, trop étonnée ou ahurie pour pouvoir avancer. Serait-ce donc la magie de Noël qui aurait frappé en plein fouet son bien aimé ? En tout cas, s’il voulait la surprendre, c’était très réussi. Chaque objet présent était passé en revue par une jeune fille totalement surprise. Et sous le charme, aussi. S’avançant vers la table, elle caressa doucement la nappe avant de lever ses yeux sur Neal.

Une soirée pizza/DVD m’aurait aussi convenue, tu sais.

Un sourire prit place sur ses lèvres alors qu’elle laissait glisser son sac au pied de la table, dans un geste regardant. Victoria n’avait jamais douté que Neal était capable de ce genre de choses. A croire qu’elle avait encore beaucoup à apprendre de lui. Surtout en guise de petit-ami. Les gens pouvaient se montrer surpris mais, dans le fond, les plus anciens jubilaient d’avoir vu juste depuis le début. Depuis le commencement, leur route était déjà tracé, jusqu’à en arriver à ce que la jeune fille ne voyait plus sa vie sans lui. Même si, dans la logique des choses, elle n’avait jamais réellement pu vivre tranquillement sans lui. Même Rhys, qui n’était pas un grand appréciateur de Neal, ne semblait pas avoir un mot négatif à dire. De toute façon, il savait que, quoiqu’il dise, quoiqu’il puisse faire, sa sœur ne changera pas pour lui faire plaisir. Ni d’opinion, ni d’avis, ni de caractère, ni de pensée et, encore moins, de petit ami. Cependant, Victoria n’arrivait pas à concevoir que le jeune Rowlands puisse être autant détesté. Avec les années, les opinions envers lui n’avaient pas réellement changé. Elle concevait facilement qu’on pouvait s’interroger sur leur relation. Comment faisait-elle pour être avec lui, pour le supporter sans broncher ? Seulement, aucun habitant d’Ocean Grove avait grandit à ses côtés jusqu’à devenir, sept après, amoureux transis. Et aucun habitant d’Ocean Grove n’avait idée de ce que Neal pouvait lui rapporter, autant sur le plan moral que le plan matériel. La preuve se trouvait tout bonnement devant ses yeux, des yeux qui pétillaient d’une fébrilité nouvelle. Elle n’aurait jamais pensé qu’elle apprécierait tant le Noël de cette année. Bien sûr, il y avait un léger goût amer dans le fond mais elle savait aussi que son père n’aurait pas forcément aimé que ses enfants fassent le deuil le 24 décembre plutôt que de fêter dignement cette fête qui était importante pour lui. Son père disait toujours que c’était un moment convivial, où l’on réunissait les personnes qui nous étaient chères pour toujours mieux resserrer les liens, ou en recréer, selon les circonstances. Ce principe n’avait jamais quitté l’esprit de son unique fille, qui ne pouvait s’empêcher de sourire encore plus en y repensant et en analysant la situation présente. L’étudiante contourna alors la table, les doigts toujours posés dessus, avant de se diriger vers Neal et caresser machinalement le pan de sa veste.

Mais loin de moi l’idée de me plaindre. Après tout, je n’aurai peut-être pas d’autres occasions de te voir habillé comme ça. Au moins durant les prochains mois. elle eut un bref sourire amusé avant d’aller nicher ses lèvres auprès de l’oreille du jeune homme. Vous êtes riche en surprises, Neal Rowlands.

Victoria s’était mise à jouer avec les boutons de sa veste avant de l’embrasser furtivement au coin de la bouche et d’échapper à sa future étreinte. S’il y avait un objet qui lui avait tapé dans l’œil, c’était bien le piano, magnifique piano qui se trouvait près du balcon. Balcon qui semblait offrir une vue incroyable sur la ville et l’océan en arrière plan. Mais ce n’était pas tant la vision sombre qui attirait les belles prunelles vertes de la jeune fille mais belle et bien la couleur marron foncée du piano. Ses doigts tapotèrent, de façon amusée, sur le couvercle qui recouvrait le clavier. Victoria eut un léger soupire d’aise avant de montrer un visage souriant à Neal.



Dernière édition par Victoria Blythe le Lun 28 Déc 2009 - 15:25, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Jeu 17 Déc 2009 - 20:19

    Finalement, tout avait été prévu comme il l’avait imaginé, du moins pour le moment. La salle était parfaitement décorée, aux détails prêt. Tout ce qu’il avait demandé était présent. Même le poste de CD était déposé au dessus du meuble et il pourrait s‘en servir quand le moment sera propice. Il avait pu y jeter un bref regard en attendant que Victoria finisse de son côté, son inventaire. Neal ne pouvait être que ravi de pouvoir enfin montrer à Victoria, qui il pouvait être. Et surtout ce dont il pouvait faire pour elle. Car elle ne le savait probablement pas, n’étant pas un gourmand de conversation. Bien qu’il avait changer depuis qu’ils sortaient ensemble, il était plus à même d‘aller vers les autres, de rire et de parler. Il prenait le temps de découvrir ses voisins avant de vouloir les juger. Avec Vicky ils se complétaient énormément, car étant curieuse de nature, la jeune femme adore découvrir les petites manigances des uns et des autres et à deux, tout leur paraît plus facile. Il pourrait parfaitement être vu dans quelque temps, comme le couple opportuniste. Tant inventer des ragots était sa principale occupation plus jeune, et Victoria n’était pas la dernière à vouloir les connaîtrent. Surtout quand une des tête ne lui revenait pas, c‘était plus fort qu‘eux. Malgré tout, Neal se calmait largement sur les éventuels secrets des autres habitants. Il faut dire qu’entre ses multiples rencontres, son garage et Victoria; il ne lui restait pas une minute à lui. Pour faire court, dès qu’il avait une pause, ou un trou - c’était avec Victoria qui le comblait. Il allait souvent la chercher à la sortie du lycée et ils partaient pique niquer sur la plage, ou ils allaient se voir un film au cinéma ou encore ils se rendaient au parc ou dans une grande surface. La soirée typique était forcément chez lui, où Victoria adorait son lit au point de ne plus vouloir s’y lever. Et la jeune fille lui racontait sa journée, comme des histoires n’ayant aucun rapports. Parfois même, aucun d’eux ne parlaient et elle préférait le regarder dessiner alors qu’il était en train de lui faire son portrait. Bien sur, tout ce qu’elle voyait ici ne durerait que le temps d’une soirée, mais c’était mieux que rien. Il voulait seulement la surprendre dans le bon sens du terme et il était à deux doigts d’y parvenir - à quelques détails prêt, qu’il semblait impatient de vivre. ‘‘ Une soirée pizza/DVD m’aurait aussi convenue, tu sais ’’ Elle avait fais le tour de la table, tout en l’effleurant. Neal l’avait suivie du coin de l’œil sans pour autant ajouter quoi que ce soit. Amusée, elle jeta un bref regard vers ‘son’ homme alors que ce dernier ne bougeait pas mais il se doutait dans quel état d’esprit la jeune femme était. Ainsi et surtout ses interrogations. Il n’avait jamais, auparavant montrer un tel signe d’attachement ou encore d’originalité. Peut-être, pouvait-elle se souvenir d’un Neal enfant, toujours à l’affût de l’idée la plus adéquat aux différentes situations. Il n’était pas rare de le voir surveiller chaque détails autour de lui comme si il savait les analyser. Parfois même, il arrivait à avoir une idée provenant de son espièglerie.

        FLASH BACK | 11 DECEMBRE 2009
        Victoria avait eu beau, aisément fuir face à sa question, il n’en restait pas moins perplexe. Il ne la connaissait pas autant qu’il aurait désiré, au point de savoir ce qu’elle mijotait. Ce qui le renfrognait sur lui-même étant d’être dans l’ignorance d’un éventuel cadeau qu’elle aimerait. Il n’avait strictement aucune idée, pas même un bout ou une parcelle de ce qu‘elle désirerait qu‘on lui offre. Enfin il en aurait bien une, qui compléterait la soirée qu’il commençait à prévoir dans son imagination. Ceci étant, il était loin du compte. Peut-être finirait-elle par le prendre mal, il s’était donc convaincu de changer d’idée. Il était à l’affût d’un objet, de quelque chose qu’elle pourrait aimer. Bien sur il avait en tête ce voyage en Italie, comme cette magnifique robe qu’il lui avait déjà acheté deux jours auparavant. Et puis cette nuit à l’hôtel, où il comptait par-dessus tout la surprendre. Oui mais, il voulait encore autre chose. Il voulait quelque chose de plus matérialiste qu’une simple robe qu’on ne met qu’un soir, plus qu’un voyage qui finira seulement dans un souvenir - aussi joyeux que cela pouvait être - ou encore les bien fait de cette nuit à l’hôtel. Il voulait quelque chose qu’elle ne quitterait presque jamais, et qu’il lui rappellerait le visage de son petit copain. Il tenait à lui offrir plus que ce qu’elle avait déjà : lui !
        « Vicky, tu te souviens de ma question d’hier ? La questionna-t-il, un sourire aux lèvres. »
        ‘‘ Comme… ’’
        Elle était allongée sur le lit du jeune homme, sur le ventre et sa tête était posée sur ses deux mains. Elle n’avait pas longtemps hésité à lui répondre, alors qu’elle ne savait pas très bien où il voulait en venir. Après tout, ce n’était pas comme si la veille il lui avait posé une seule et unique question. Cependant c’était bien l’une des seules qu’elle arrivait à décliner. Bien évidemment, il se doutait de la raison pour laquelle, elle le faisait. Tout comme il était persuadé qu’elle savait très bien où il voulait en venir, malgré sa moue enfantine, à la fois surprise. Mais il n’en était pas moins obstiné à connaître sa réponse. Alors qu’importe le temps qu’il lui faudra, qu’importe sa ruse - elle lui répondra… Ou pas ! Neal, quand à lui faisait les quatre cent pas dans sa chambre, rangeant le moindre bordel qui dépassait ne serait-ce que d’un millimètre de l’emplacement prévue pour l’objet en question. Il n’était pas tant irrité ou tendu, mais il ne savait pas quoi faire. Et contrairement à Victoria, il ne passait pas son temps sur le lit, à jouer de ses cheveux ou encore à soupirer à chaque pensées en souriant bêtement. En prenant son tee shirt, il finit par se laisse tomber à côté d’elle, alors qu’il soupira en lui ajoutant :
        « Comme par exemple le cadeau de noël de ma petite copine… Tu lui achèterais quoi toi, à ma place ? Soudain, ses yeux pétillèrent d‘une quelconque réponse venant de la seconde interlocutrice. »
        ‘‘ Il me semble qu‘elle t‘a déjà répondu ! Cherche bien mon chéri… Victoria s’amusait à renvoyer la balle, assez facilement avouons-le. ’’
        Victoria lui prit le vêtement pour le lancer au pied du lit, alors qu’elle attira Neal sur le lit. Il se retrouva complètement couché sur son dos, alors qu’elle était restée sur le ventre mais cette fois-ci, sur lui. Il avait beau méditer et chercher une réponse; il ne voyait pas. Elle avait toujours su courageusement détourner la question. A part peut-être le coup du gogo danseur, mais elle avait rigolé ce jour la en le lui disant donc ça ne comptait pas à ses yeux. Victoria savait parfaitement rire de ce genre de truc, même si pour sa part c’était tout à fait le contraire. Le jeune homme n’ajouta rien, cependant qu’il posa sa main sur le dos de Vicky. Celle-ci effleurait ses lèvres alors que sa main glissait peu à peu sur le torse bouillant du jeune homme. Elle n’avait aucun doute sur le fait qu’il soit tendu qu’elle soit si mystérieuse. A la fois les yeux pétillants, et un sourire coquin, elle ajouta devant le silence du jeune garçon.
        ‘‘ Le papa noël en strip-teaseur… Son doigt glissa tout le long de son torse pour arriver au bas ventre du jeune homme. ’’
        « Rien que ça ! bougonna-t‘il dans sa barbe. »
        Repoussant la main de Victoria, il s’apprêtait à se relever. Mais elle le retenait et il ne cherchait de toute manière pas à la repousser réellement. Il aurait juste voulu avoir pour la première fois, une conversation censé avec elle. Une conversation qui l’intéressait fortement mais qu’elle avait toujours eu la patience de repousser le verdict - tant elle croyait très certainement qu’un jour ou l’autre, il lâcherait l’affaire. Neal fixa le plafond d’un air exaspérer alors que Victoria ne pouvait s’empêcher d’avoir une moue amusée sur son visage blondinet. Malgré tout, elle savait que dans ses moments la, elle était encore plus irrésistible et puis Neal aime qu’on le fasse durer, alors la jeune femme en profite aisément.
        ‘‘ Surtout si le papa noël se trouve actuellement à mes côtés… Elle se pencha vers lui pour lui déposer plusieurs baisers sur son cou. ’’
        Le jeune homme ferma les yeux sous la pression de ses baisers, en laissant des soupires de soulagement s’en échappé. Resserrant malgré lui, l’étreinte - il ne la lâchait plus tandis que la main de Victoria était toujours sur son torse. Reportant son regard sur elle, il ne pouvait s’empêcher d’aimer cette tendresse. Ce soulagement à chaque fois qu’elle était à côté de lui. Pourtant, il ne détourna pas pour autant la conversation, il avait déjà trouvé sa prochaine ruse.
        « Toute façon, j‘ai trouvé ton cadeau. »
        Roulant sur son côté gauche, il se retrouva ni une ni deux sur la jeune femme. En califourchon sur elle, il avait posé ses deux mains en forme de poing sur le lit et se penchait sur Victoria, alors qu’elle caressait de l’une de ses mains le long du bras de Neal. Tout deux se regardaient si intensément, que plus rien n’avait de valeurs à leurs yeux. Ils se cherchaient, se trouvaient et ça, depuis tout jeune. Plus les semaines découlaient, et plus ils retrouveront cette force les ayant auparavant unis. Il en était certain. Déjà en quelques jours, ils s’étaient rapprochés de façon considérable, au point de ne pratiquement plus se quitter. Tous les jours ils devaient avoir leurs doses, et intimes ! Neal n’avait jamais été très à l’aise devant les autres et souvent s’en résultait une bagarre ou des insultes. Mais Victoria le connaissait trop bien pour savoir qu’il avait ses raisons. Et puis après tout, il était un amour avec elle, ça compensait donc ! L’autre main de la jeune femme se promenait à nouveau sur le torse du jeune homme, y dessinant quelques formes géométriques, alors qu’il avait cédait au fruit de la tentation : et déposa un tendre et fougueux baiser sur les lèvres de Victoria.
        « Tu veux savoir hein ?! Dit-il fièrement en se relevant de quelques millimètres, hein ?! Insista-t-il quelques secondes après devant le silence de Victoria. »
        ‘‘ Quelque chose me dit que tu me le diras pas… Ironisa t’elle tout en fixant le regard de son homme. ’’
        « J‘imaginais t‘offrir un lit… »
        ‘‘ Un lit ?! Répéta t’elle, incrédule. ’’
        « A chaque fois que tu viens ici, tu squattes le miens. Alors oui, tu auras un lit pour toi toute seule dans ma chambre… »
        Victoria lui donna une tape sur le bras qu‘elle était en train de caresser quelques secondes auparavant, alors qu‘elle avait désormais une mine plus grave que ses minutes précédentes. Quelque chose lui disait qu‘il plaisantait, pourtant, il n‘en laissait rien paraître. Neal semblait tout à fait sérieux, il n‘avait ni rigolé, ni pris un ton arrogant ou ironique. Pourtant, il n‘y aurait très certainement pas de place pour un autre lit - c‘était ce qu‘elle voulait croire. Cherchant un quelconque réconfort dans les yeux de son ami, elle n‘y voyait qu‘un plaisantin qui se croyait drôle avec une blague aussi débile que celle-ci. Elle ne voulait certainement pas d‘autres lits, elle voulait son lit. Le lit de Neal Rowlands - et le jeune homme s‘en doutait…

    A son plus grand bonheur, la jeune femme restait agréablement surprise. Et probablement que si elle le racontait à certaines de ses copines, aucune ne voudrait le croire. Comment le célèbre Neal Rowlands - connu comme mannequin dans une partie de l‘Amérique à cause de son déménagement - abruti à temps plein concernant ses histoires de cœur, pourrait avoir de si tendre attentions envers une femme ? Beaucoup d’hommes comme Caleb ou Dakota en était jaloux simplement par cette chance et cette faculté d‘adaptation : un bon nombre d‘adolescente rêvait d‘avoir cet américain aux origines indiennes dans leur lit. Même pour une seule nuit. Certaines y sont forcément passées, au plus grand malheur de Victoria Blythe qui n‘en a pour l‘instant jamais eu les frais. Mais le jeune homme ne considérait certainement pas cet inconvénient comme tel. Et malgré ça, elle avait déjà souffert par sa faute. ‘‘ Mais loin de moi l’idée de me plaindre. Après tout, je n’aurai peut-être pas d’autres occasions de te voir habillé comme ça. Au moins durant les prochains mois. Vous êtes riche en surprises, Neal Rowlands. ’’ Bien évidemment que Victoria aurait d’autres occasions de voir un Neal parfaitement bien habillé. On pouvait dire que le jeune homme était déjà d’une nature assez curieuse et qu’il ne trouvait aucun repoussement à faire les magasins. Bien sur, pas des heures d’affilés à vouloir essayer le premier objet qui lui tombait sur la tête, notons d’ailleurs qu’il était assez compliqué pour lui de trouver quelque chose qui lui aille et qu’il apprécie. Mais il était certainement le plus joyeux de la famille à aller faire les boutiques. Surtout si on le lâchait après dans un rayon de sport. Pour ainsi dire, c’était sa petite récompense et il se laissait toujours tenter par un outil ou un vêtement de sport. Victoria ignorait sûrement ce petit côté de lui, rare sont les garçons ne boudant pas pour aller faire les courses ou faire les magasins. Pour Neal c’était un amusement et il a toujours adoré faire tourné sa belle mère en bourrique dans les grandes surfaces. Courir à gauche, et à droite - se faufilant dans les rayons, elle finissait toujours par le retrouver dans les CD, musique ou le bricolage. Le jeune Neal ne pu s’empêcher de sourire aux paroles de Victoria. Elle était, dans son registre, une marrante ! Pour sur qu’il aurait pu en jeter moins à la figure. Il aurait aisément pu lui payer un bon restaurant et se faire un film au cinéma. Ils auraient d’ailleurs finis sous les sièges, le connaissant. Ou bien directement et dit vulgairement tiré son coup ! Mais ce n’était pas ce qu’il désirait, pas si facilement, pas sans sentiment. Il aurait pu aussi préparer un pique nique et se donner rendez-vous sur la plage, près de l’arbre. Leur arbre. Et se raconter leurs dernières trouvailles, leurs délires d’autrefois, se rappelant ainsi toute ses scènes mythiques qu’ils avaient vécus petits. Comme il aurait pu l’inviter chez lui et devoir se coltiner Lincoln et Nuala en regardant désespérément Victoria et Tabitha à tour de rôle. Enfin non, ça il ne l’aurait jamais envisagé. Ou encore l’inviter dans la cabane abandonnée en lui préparant un petit dîner. Et avoir une tente comme coin intime. Mais il recherchait quelque chose de moins conventionnel, de plus rare et surprenant aussi. Quelque chose qu’aucun autre homme n’aurait pu lui offrir ou n’aurait eu, ne serait-ce seulement l’idée. Et d’après ses dires, cette étape était déjà réussie, il ne pu s’empêcher donc de sourire légèrement face à la jeune femme, alors qu’elle s’éloigna de lui.

      « Je peux t‘assurer, que tu en auras plus d‘une d‘occasions… Dois-je te les citer ? Ajouta-t-il fièrement en lui jetant un regard en coin. »

    Neal compléta le baiser de la jeune femme, souriant très légèrement, alors que Victoria continuait sa visite d’un regard furtif. Après un court instant, il décida de retirer sa veste pour la lancer sur le lit où il était à côté. Sans vouloir citer toutes les occasions qui lui seraient possible de revêtir son actuel habit classe, il lui jeta cependant un regard amusé. Il était à ses yeux, évident pour lui, qu’il en aurait bien davantage. Bien plus qu’elle ne pouvait imaginé. Il posa sa main sur la joue de la jeune Victoria, l’effleurant du bout des doigts avant de glisser sa bouche dans le cou de la jeune femme, l’attirant à lui sans qu’elle n’y trouve une opposition. Souriant, il y déposa un chaud et tendre baiser avant lui-même, de remonter sa bouche aux oreilles de la jeune femme pour lui avouer sans aucun scrupule :

      « Et dire que la soirée ne fait que commencer… Laissait-il supposer, en laissant suffisamment de mystère pour qu‘elle s‘interroge à son tour, j‘espère que ton pauvre cœur s‘en remettra ou du moins qu‘il attendra les douze coups de minuit. Un brin audacieux, il aimait jouer de ses nerfs. »

    Pourquoi les douze coups de minuit ? Aller savoir… Avait-il dès à présent quelque chose en tête ?! A en croire son sourire en coin et ses yeux pétillants, oui ! Mais il ne voulait certainement pas le lui avouer si ouvertement, la surprise faisait partie de leur soirée. Et autant y aller jusqu’au bout, et ne pas s’arrêter en si bon chemin. Mais pensait-elle réellement qu’il lui aurait préparé une si chouette soirée, avec juste la vision d’une décoration sans faille et d’un piano avant de rentrer aussi simplement chez elle ? Se serait mal le connaître et croyez le, cette soirée restera gravé aussi bien pour l’un que pour l’autre ! Il se dirigea vers l’une des tables basses et attrapa une bouteille - où à l’intérieur y contenait un cocktail fait par lui-même. Du punch. Pas de quoi devenir saoule seulement en un verre, surtout que Neal n’était pas friand d’alcool, cependant aujourd’hui étant noël, il faisait un effort. Un grand effort soit en passant. Et il saurait la retenir, pour qu’elle puisse aisément profiter de la soirée. Celle qu’il lui offrait. De toute manière, il savait que Vicky n’était pas une femme aimant énormément l’alcool - surtout parce qu’elle ne te le tenait pas spécialement. Et il ne voulait pas vivre une soirée de Noël, sans qu’elle ne s’en rappelle. C’était leur première en plus.

      « A ta santé… Dit-il en levant son verre avant d’ajouter en relevant son regard vers elle, ma chérie ! »

    Neal n‘était pas friand des mots doux ou mots d‘amour. A vrai dire, il ne connaissait pas réellement le sens de dire ‘je t‘aime’ ou ‘tu me manques’ ou ce genre de chose - il ne l‘avait jamais dis à personne pour tout vous dire. Et bien que sa relation avec Victoria n‘était que grandissante, elle ne restait pas moins nouvelle à ses yeux - limite du frivole à son niveau. Il avait déjà énormément de mal à se dire qu‘il était en couple avec la jeune femme, alors dire si ouvertement qu‘elle était la femme de sa vie et qu‘il voulait passer le restant de ses jours avec elle, lui était assez déplacé - bien qu‘il le souhaitait. Mais il la voyait différemment de ses anciennes conquêtes, elle n’était pas seulement ‘qu’un coup d’un soir’ ou ‘d’une relation sans lendemain’. Non, elle était bien plus que ça, et ses deux semaines en couple le lui confirmait. Il n’avait jamais été aussi passionné, aussi amoureux. Mais ne souhaitait pas non plus précipité les choses, il avait besoin de mieux la connaître, et d’apprendre à vivre en couple avant de vouloir accepter qu’elle fasse partie totalement de sa vie. Ils avaient autant l’un que l’autre besoin de temps. Probablement que son dernier mot sonnait faux, du moins il n‘était jamais vraiment à l‘aise, ce fût pourquoi il souriait faiblement. Bien sur qu‘il était suffisamment attentionné pour être un gentleman dans toute sa splendeur, mais il a toujours eu une habitude de se comporter en goujat avec les femmes. Il était respectueux envers elles, rigolo et charmeur - et il ne se gênait pas pour jouer de son charme pour arriver à ses fins. Mais une fois qu‘il avait couché avec sa proie, il la laissait tomber comme une mal propre, les ignorant les jours suivants. Et quoi qu‘on en dise ou qu‘on pense, il a toujours eu des femmes dans sa vie pour jouer le parfait rôle d‘agneau. Jamais, il ne forçait les filles, ou s‘apitoyer sur son sort pour arriver à ses fins. Au contraire, il était assez hautain, méprisant mais tout à la fois charmant et accessible. Il gardait ce brin mystérieux qui attire souvent le regard. Et sa victoire provient sûrement de cette image de prétentieux qu‘il s‘était efforcé à avoir. Mais si il ne s‘est jamais inquiétait de ne pas trouver l‘amour, de ne jamais être attachée à ses potentiels victimes, c‘est peut-être parce que dans le fond, il avait déjà rencontré celle qui saurait faire craquer son cœur. Et saurait le faire changer par la même occasion. Leur histoire était comme déjà écrite. Il n‘avait alors pas à se forcer, ni s‘inquiétait. Seulement laissait le destin faire, comme il en a toujours eu l‘habitude et qui semblait être sa seule croyance ! Alors que Victoria était déjà à côté du piano, il l’observait de loin.

      « J‘adorerais que tu me joues un air »

    Mais il n’avait même pas finis sa phrase, qu’elle avait déjà ses doigts qui effleuraient le clavier. La jeune femme posa sur la nappe se trouvant au dessus du piano, son verre, pendant que Neal tenait le siens tout en s‘asseyant à ses côtés. Il regardait chaque doigt habile de la jeune femme qui défilait sur les touches comme si elle les connaissait par cœur. C’était en quelque sorte comme quand lui se retrouvait devant un moteur de voiture et qu’aisément, il arrivait parfaitement à raccommoder les pièces ensembles, à voir où le détail clochait. Un sourire sur ses lèvres, il se laissait bercer par la joyeuse mélodie qui enveloppait la pièce, grâce à miss Blythe. Aucun doute, elle était douée et ça s‘entendait !
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Sam 19 Déc 2009 - 15:13


♦ FLASH BACK.
12TH DECEMBER 2009

« ROWLANDS ! Au nom de Dieu, ... » « Fermes-là, Blythe, et insulte pas ton Seigneur, c’est mal poli. » La porte s’ouvrit à la volée et la propriétaire des lieux leva la tête de façon alarmée et surprise. « Bon sang, Vicky, j’peux savoir ce que tu fiches ? » La concernée arqua un sourcil avant de pencher légèrement la tête pour mieux voir, par-dessus l’épaule de Neal, Rhys grommelé dans sa barbe, les poings serrés et la mâchoire crispée. De toute évidence, ces deux là ne sont pas encore sur la voie du progrès qu’elle leur avait suggéré. Victoria se releva lentement et hors de son lit, où elle était allongée à plat ventre dessus. « Je travaille, pas la peine d'avoir l'air paniqué. » Elle glissa sa main autour du poignet du jeune homme pour le faire entrer, geste auquel il ne s’opposa pas, avant de refermer la porte. Rhys était déjà partit depuis longtemps, certainement exaspéré de voir que sa sœur acceptait que Neal la dérange mais pas eux. « Et c’est une raison pour ne pas répondre à ton portable ? » ronchonna son petit-ami, restant droit comme un piquet au milieu de la pièce, les mains dans les poches. Victoria eut un léger sourire ; ça ne lui allait que trop bien d’avoir cette mine furieuse et contrariée au visage. La jeune fille roula des yeux brièvement avant de fouiller ses poches et de sortir le fameux objet. Elle le regarda un moment – effectivement, deux appels en absence – avant de montrer l’écran à Neal en secouant le portable. « Silencieux. » Le jeune homme eut un air agacé au visage et Victoria jeta son portable sur son lit tout en s’approchant de lui. « Milla m’arracherait presque les oreilles parce que je ne lui ai toujours pas rendu le rapport qu’elle attend depuis deux jours. Tu sais que c’est de ta faute et que ça serait à moi de t’en vouloir ? » Sa voix semblait être sérieuse mais son regard malicieux la trahissait largement. Elle ne cherchait pas les embrouilles avec lui. Elle venait tout juste de le retrouver, ce n’était pas pour mieux le laisser s’échapper. Et quand bien même, cela allait bientôt faire une semaine qu’ils étaient ensemble, ce n’était pas une raison valable pour mettre de l’huile sur le feu. Pour contrer ses propres paroles, Victoria s’avança pour l’embrasser tendrement sur le coin des lèvres. Neal daigna enfin à lâcher un sourire avant d’aller chercher sa main. « Et pour me faire pardonner, je t’aurai demandé de me suivre. » Gardant leurs mains liées, le jeune Rowlands la tira à sa suite alors qu’il prenait la direction de l’extérieur, ne laissant pas le choix à la jeune fille que de le suivre. Quelques minutes après, cette dernière se recroquevillait légèrement sur elle-même alors qu’elle venait de claquer la porte de la voiture de Neal, qui avait déjà ouvert le moteur. « Et je peux savoir où tu m’emmènes, comme ça, en plein milieu de mon taff, sans ma permission ? J’espère que ça en vaut la peine car je vais être susceptible de passer encore quelques heures en plus sur ce rapport et par ta simple faute. Je te jure, Neal, si Milla me garde encore, ça serait un véritable miracle. J’avais oublié à quel point tu pouvais être envahissant quand tu t’y mettais. » « Nom d’un chien, Vicky, j’avais oublié que t’étais bavarde que tu t’y mettais. » Cette dernière lui lança un regard mauvais avant d’apercevoir le profil d’un sourire ironique sur les lèvres de Neal. Elle se mordilla la lèvre tout en détournant la tête, une nouvelle fois prise dans sa propre exaspération. Il avait toujours le chic, la classe, le don de la mettre face à ses propres ruses. Elle ignorait comme il s’y prenait – et, à vrai dire, elle ne cherchait pas forcément à savoir – mais c’était le seul qui arrivait à la rendre ridicule dans ses propos et auquel elle ne disait quasiment rien. Le reste du trajet se fit silencieusement, n’ayant pas forcément le besoin de communiquer pour se sentir bien. Les silences pesants, ils ne connaissaient pas. La ville passa sous leurs yeux et ils arrivèrent au parking municipal dans un grincement de freins qui fit sortir Victoria de ses pensées – toutes, ou la plupart, dirigées vers ce fameux rapport. Elle eut un plus large sourire quand elle vit l’étendue d’eau se perdre au loin devant elle alors qu’elle s’extrait hors de la voiture, Neal ayant déjà ses pieds sur la plage. Si l’un semblait impatient, l’autre semblait être lente juste pour le plaisir de profiter du paysage. « Allez, dépêches ! Tiens, monte. » Victoria lâcha un léger rire avant de sauter sur le dos de Neal, commençant à en prendre la furieuse habitude. Nichant sa tête au creux que formait la nuque et l’épaule du jeune homme, la jeune Blythe serra du mieux qu’elle pouvait ses mains et ses jambes, même si elle savait que Neal la tenait parfaitement bien. Quand il s’arrêta, elle leva la tête et incita à ce qu’il la lâche, pour mieux pouvoir courir vers le tronc. La dernière fois qu’ils y étaient venus tous les deux, ce n’était pas forcément un souvenir très agréable. Cependant, cette époque semblait si lointaine, comme si elle n’avait jamais existé, qu’elle ne pensa qu’aux instants de gaminerie pure et innocente qu’ils avaient pu partager sous l’œil complice de l’arbre. Arrivant la première après une course – ô combien difficile – dans le sable, Victoria se dirigea net vers les deux inscriptions. « J’ai toujours veillé personnellement que ça reste gravé à jamais. » dit-elle, en observant les lettres, tout en sentant Neal arrivé par derrière. Elle ne souhaitait pas vraiment signaler qu’elle était venue ici tous les jours après son départ, à enfoncer toujours un peu plus l’inscription, à l’aide d’une grande force fournie par une solitude et une douleur incroyable. Ils en n’en avaient pas encore parlé et l’un comme l’autre ne semblait pas vouloir aborder le sujet. Peut-être qu’un jour, pourront-ils le faire. Mais ce jour n’était pas le 12 décembre 2009. « Et tu as fait un travail remarquable. » glissa Neal, tout en installant ses bras autour de la taille de la jeune fille, avant de papillonner le dessous de son oreille de baisers. Avoir cette inscription, Victoria ne pouvait que savourer encore plus les attentions de Neal. Certaines petites choses étaient là pour lui rappeler que c’était, certainement, ce qu’elle a toujours voulu. Elle soupira légèrement, ses bras recouvrant ceux du jeune homme, qui continuait ses doux baisers chauds. Enfin, elle prit l’initiative de se détacher de lui pour se retourner et lever la tête vers les branches, un léger sourire aux lèvres. « Tu crois qu’elles ont encore la capacité de supporter notre poids ? » Neal observa à son tour la continuité de l’arbre avant de reporter son regard sur Victoria, qui le regardait aussi. « On peut tester. » » Ils eurent un sourire grandissant et un regard complice. Ils retombaient en enfance. Ils étaient pourtant des personnes d’âge plus mûrs mais ils avaient certainement ce besoin de retrouver leur base, leur passé commun, leur complicité bref, tout ce qui avaient fait d’eux deux personnes liées comme les doigts d’une main. Quelques instants après, Neal avait le front plissé et le regard soucieux face à la vue de sa petite amie qui s’avançait d’un pas guilleret vers la branche. « Fais gaffe, ste plait. » murmura-t-il tout simplement, alors que Victoria lui adressa une grimace qui voulait sous entendre ‘je fais ce que je veux, d’abord’. Enfin, Neal l’attrapa instinctivement par la taille pour la ramener près de lui alors qu’il jugeait qu’elle allait trop loin. « Tu me traites encore comme une gamine, Neal. » » lança la jeune fille d’une mine boudeuse, mais sans s’opposer au rapprochement qu’obtempérait le jeune homme. Ce dernier la regarda un moment avant de sourire légèrement et de dégager délicatement une mèche de cheveux du visage de Victoria pour la remettre derrière l’oreille. « Parce que t’en ai toujours une. » Il lâcha un rire alors que la blonde se renfrogna sur elle-même. Neal lui releva le visage en la tenant par le menton. « Et parce que je veux pas que t’ai de nouveau un accident par ma faute » murmura-t-il. Il ne lui laissa pas le bénéfice de douter plus qu’il posa ses lèvres sur les siennes, rapidement suivi d’un rapprochement net entre les deux corps, Victoria y trouvant une source de chaleur idéale face à la légère brise. « Et là, tu serais pardonné. » conclue-t-elle, en posant sa tête sur l’épaule du jeune Rowlands, ce dernier ayant toujours son bras autour de sa taille, esquissant un sourire victorieux à l'océan qui formait leur horizon.

Jamais Victoria n’avait eut affaire à une telle démonstration affective. Bien sûr, elle avait le droit à quelques présents et autres brefs mais importants gestes d’amitié mais rien n’était égal à ce qu’elle avait sous les yeux. Habituellement, ce genre d’attirail aurait eut plus l’effet de la faire rire tellement qu’elle trouvait ça ridicule. Oui, mais d’un point de vue externe. Ce soir, les choses étaient différentes. Elles étaient différentes car l’émetteur de ce geste était différent. Et aussi parce qu’elle était pleinement concernée. Cela suffisait à faire toute la différence. Victoria était épatée par ce qu’avait préparé Neal. Elle avait absolument tenu à esquiver toutes ses questions sur sa surprise de Noël car elle ne voulait pas qu’il l’écoute. Elle voulait être étonnée, qu’il soit imaginatif, qu’il prenne des risques, qu’il la surprenne. Bien sûr, c’était un peu risqué. Mais au moins, c’était réussi. C’était réussi car la demoiselle ne semblait plus où donnait de la tête. Mais il aurait aussi très bien pu faire moins, elle aurait été aussi ravie. A partir du moment qu’elle était avec lui, le matériel n’était qu’un suppléant. Cependant, venant de la part de Neal Rowlands, c’était tout bonnement inimaginable. Même si elle se rappelle très bien des surprises qu’il avait pu lui faire, quand ils étaient jeunes, Victoria ne pouvait pas dire qu’elle était habituée. De toute façon, elle ne voulait pas l’être. Elle se doutait bien que Neal n’allait pas agir de cette façon tous les ans et tous les jours. Et, rien que pour cela, elle remercia le ciel. A force de jouer les romantiques, on en devient un et à trop forte dose. Hors, ils n’avaient tous les deux pas besoin de se concerter pour savoir qu’ils ne voulaient pas entrer dans ce genre de critères. Ils tenaient à l’autre, oui, mais sans tomber le ridicule et le pathétique. Ils avaient un minimum d’éthique et de fierté à respecter, tout de même. La demoiselle avait eut vent des pensées profondes des habitants sur son petit-ami. Et autant dire que, face à l’instant présent, elle en rigolerait. Si Victoria avait été une fille particulièrement vantarde et démonstrative, certainement qu’elle aurait fait taire les paroles des langues de vipère du quartier en leur racontant la soirée magnifique organisée par l’un des types les plus détestés d’Ocean Grove. Cependant, elle n’ignorait pas que Neal puisait aussi une certaine force dans cette réputation. Elle savait qu’il ne cherchait pas vraiment à changer quoique ce soit dans ce que les gens pensaient de lui. Mais il pouvait bien se faire détester par la plupart des habitants, ça ne faisait qu’accentuer la tendresse qu’elle avait envers lui. Après tout, si la plupart se doutait que cette histoire allait continuer de la sorte, certains ne pouvaient s’empêcher d’être un minimum mauvais envers ce nouveau couple. Manque de bol pour eux, le couple comportait une jeune fille qui écoute beaucoup et un jeune homme à l’observation aiguisée. A eux deux, déjà mômes, ils étaient le cauchemar de la plupart des adultes. Certains disaient même que Neal était le diable en personne et qu’il convertissait Victoria, la dernière fillette de la fratrie Blythe, couvée et choyée, vers un destin plus obscure. Réellement absurde, quand on y repensait. Heureusement, les parents de la famille n’ont jamais interdit leur fille de voir son plus grand ami – et peut-être même l’unique. Mais les deux jeunes gens s’amusaient toujours de savoir ce que les autres pensaient d’eux. Même si Victoria se montrait plutôt passive au sein du quartier en ce moment, Neal et elle n’étaient jamais les derniers à se moquer de leur adorable voisinage. Et il fallait avouer que ça lui avait manqué. Terriblement manqué, même. Ne plus avoir personne avec qui partager une certaine passion de l’ironie et de la moquerie, ça devenait assez pesant, à la longue. Mais leur duo était de retour, au plus grand plaisir de la partie féminine du groupe. Ils n’étaient pas rares qu’ils aient des suspections sur telle ou telle personne. En général, c’est Neal qui débute et Victoria qui finit. Cependant, cette dernière n’en dévoile jamais trop. Même si elle aimait Neal plus que tout, ce n’était pas une raison valable pour qu’elle puisse lui dire tout ce qu’elle a apprit en sept ans d’activité. Elle avait trop besoin de ce genre d’armes pour pouvoir attaquer où ça faisait le plus mal ou de pouvoir faire du chantage quand cela lui prend et qu’elle a besoin de quelque chose. Aussi une nouvelle caractéristique des deux : ils n’attaquaient quasiment jamais sur un terrain inconnu. On pouvait les voir comme impulsifs, spontanés et irréfléchis. Hors, certaines actions étaient mûrement réfléchies, complètement planifiées et savoureusement préparées. Evidemment, une des dernières en date sur le port n’avait été qu’une simple coïncidence. Jamais Victoria n’aurait eut l’idée réelle d’aller voir cet imbécile de Carson, d’autant plus qu’elle a apprit qu’il avait emménagé chez Gabriel McAllistair, ce qui ne pouvait que la faire grimacer. Mais Victoria ne pouvait comprendre Neal sous certains angles mieux que personne car elle l’a vu grandir à ses côtés. Il ne pouvait pas lui mentir, ni lui cacher quelque chose. De son point de vue, c’était même insensé qu’il en ait l’idée. Elle n’ignorait pas qu’elle-même ne lui avait pas tout dit, et que lui non plus. Mais la jeune fille était certaine qu’il ne mentirait jamais sur ses paroles. Elle avait retrouvé une certaine confiance en lui, même si elle avait tout de même toujours cette peur d’être de nouveau abandonnée qui trainait quelque part en elle. Avouez que c’était plutôt légitime. Et peut-être que Neal pouvait le percevoir. Sa façon de le harceler de texto, de l’appeler au moins une fois par jour ou de finir carrément par dormir chez lui était, chez elle, une manière de se rassurer elle-même, de se prouver qu’il n’était pas partit. Pas encore. Cependant, Neal ne démontrait aucun signe de départ, pas de cartons en vue, pas de défilement douteux, pas d’absence à répétition, rien du tout. Aucun signe avant coureur. C’était beaucoup de choses qui, réunies, pouvaient rendre la demoiselle totalement paniquée, limite paranoïaque. Mais elle tenait à lui de manière plus forte et plus intense qu’elle le pensait. Elle s’était tellement raccrochée à lui qu’elle avait peur que la chute soit brutale et sans retour possible. Cependant, il était strictement hors de question d’avoir ce genre de pensée. Pas ce soir, pas maintenant. Jamais.

« Je peux t‘assurer que tu en auras plus d‘une, d‘occasion… Dois-je te les citer ? » Neal la fit doucement revenir à la réalité en l’attirant une nouvelle fois auprès d’elle alors qu’elle avait tenté de s’échapper. Ses dents caressèrent sa lèvre inférieure tandis qu’il lui caressait le visage pour mieux l’embrasser dans le cou. Ce geste lui rappela brièvement ce fameux 31 octobre. La fameuse date qui était certainement l’origine même de la lenteur du passage à l’acte entre eux. Il était évident qu’ils se désiraient. Mais, instinctivement, ils ont toujours stoppé avant que ça ne devienne trop sérieux. Cela pourrait être un problème mais, pour Victoria, c’était plutôt une façon de le tester. Dire que Neal était un saint serait mentir. Mais pour s’être disputée avec lui sur ce sujet, elle n’ignorait pas qu’il restait un homme qui était hautement courtisé par la gente féminine du coin. Elle n’était pas sans passer outre le fait qu’il était proche de Goldie Stewart, véritable répertoriée comme une chasseuse d’hommes. Non pas qu’elle n’avait pas confiance en Neal – cependant, elle n’en gardait pas moins quelques interrogations – mais elle n’avait pas confiance en cette fille qui possédait des tentacules à la place de cheveux. Ne pas satisfaire Neal était une façon non seulement de savoir se faire désirer mais aussi de pouvoir savoir s’il était bien avec elle sincèrement ou qu’elle ne le retrouvera pas, un jour, dans son lit avec une autre. C’était peut-être n’importe quoi, absurde, idiot, stupide, mais on ne pouvait pas blâmer Victoria de tenir à lui plus qu’il ne le fallait. A l’heure actuelle, il était la personne qui importait le plus à ses yeux et le perdre la conduirait droit à sa perte. Cependant, la phrase lancée dans une taquinerie perceptible la réconfortait encore un peu. Au moins, elle pouvait certifier qu’il n’y avait pas qu’elle qui voyait sur une longue durée. C’était un sujet qu’ils n’avaient pas réellement abordé ensemble. L’avenir, Victoria préférait ne pas trop y penser. L’année a été assez éprouvante mais aussi riche en apprentissage. Par exemple, elle a vite comprit que ça ne servait à rien de tracer une ligne droite car il y aura toujours des dérivations. La vie avait ses tracas et la jeune fille en avait fait l’amère expérience cette année. Il n’y avait plus qu’à espérer que l’année qui allait arriver sera plus calme, plus tranquille et que ses nerfs seront un minimum épargnés.

Dis toujours. Je suis curieuse, tu le sais bien.

Avait-elle déclaré, les yeux légèrement baissés. Victoria poussa un léger soupir alors qu’une de ses mains jouait tendrement avec les mèches de cheveux de Neal, avant que ce dernier n’abandonne son cou pour aller préférer rejoindre sa propre oreille. « Et dire que la soirée ne fait que commencer…J‘espère que ton pauvre cœur s‘en remettra ou du moins qu'il attendra les douze coups de minuit. » L’étudiante regarda un moment le jeune homme avant de légèrement rire. Cependant, ses doigts qui se baladaient agréablement sur la chemise du jeune homme semblaient démontrer une certaine impatience, notamment sur le programme prévu pour la soirée. La jeune fille se doutait bien que Neal avait une idée derrière la tête. Mais elle ne préférait ne pas trop s’avancer quant à la suite des évènements, préférant se laisser guider par le simple déroulement des choses. Oui, elle était impatiente de savoir ce qu’il avait préparé. Mais non, elle ne chercherait pas à savoir ce qu’était le programme. La surprise, surtout venant de lui, n’en était que plus agréable. Victoria recula légèrement, une moue amusée au visage.

Je suis sûre que ton côté sadique et malsain rêverait que mon cœur ne tienne déjà plus. Mais je suis bien plus résistante qu’il peut le croire.

Déclara-t-elle d’une voix malicieuse. Après tout, n’avait-elle pas déjà vaincu la mort elle-même lors de ce fichu coma ? La demoiselle prenait cet argument pour se défendre, quand on osait l’interroger sur sa capacité à résister. A supposer que c’était une fille, elle était inférieure à ces messieurs. Cependant, l’évolution actuelle des choses a bien démontré que les femmes étaient capables d’autant de choses que les hommes, voire même plus. Et puis, sans les femmes, certainement que ces messieurs s’ennuieraient bien sagement. Ne dit-on pas que derrière chaque grand homme se cache une femme ? C’est une image qui peut en amuser beaucoup mais pourtant, qui était véridique. Victoria s’amusait donc à prendre la première excuse la plus convaincante pour faire un peu taire ces mauvaises paroles masculines, surtout venant de Neal, à vrai dire. Il ne semble pas encore très chaud à l’idée qu’elle avait grandit et qu’elle pouvait se servir de sa tête et de ses mains pour se défendre – voire, pour attaquer. Elle attrapa le verre que lui tendait le jeune homme alors qu’elle se retournait pour lui faire face. « A ta santé… ma chérie ! » Maladroit, il semblait l’être à son dernier vers. Victoria eut un léger sourire face à cette appellation. C’était un autre truc auquel elle n’était pas habituée. Si elle-même, il le lui arrivait de l’appeler dans ce sens de façon légère, jamais ou très rarement Neal le faisait. Elle-même avait certaines difficultés quant à ce genre de surnoms, préférant largement faire passer son affection par les gestes plutôt que par la parole. Ils avaient encore beaucoup à apprendre, autant l’un que l’autre, mais ne semblaient pas non plus pressés de brûler les étapes. Ce qui était assez paradoxal quand on voit le temps qu’ils se sont tournés autour sans réellement s’en rendre compte. La jeune fille restait debout, coincée entre le tabouret du piano et l’instrument même, glissant ses lèvres sur le verre pour y ingurgiter quelques gouttes. Hors de question de faire l’idiote et de boire cul sec comme elle aurait tendance à le faire. Elle n’était pas là pour finir ivre morte et amnésique par-dessus le marché. Victoria avait certainement apprit ses limites en matière d’alcool et ce n’était pas forcément le moment propice pour vouloir une nouvelle fois les tester, surtout qu’elle sait pertinemment qu’elle ne tenait pas forcément ces breuvages. Mais elle se doutait bien que Neal n’était pas idiot et ne pouvait penser à l’abreuver d’une boisson fortement alcoolisée sans prendre en compte les conséquences. « J‘adorerais que tu me joues un air. » Victoria le regarda un moment, comme pour lire quelque chose qui lui signalerait qu’il plaisantait, avant d’agrandir les yeux et de les poser sur le couvercle du clavier, qu’elle ôta doucement. S’installant en face de l’instrument, elle plissa le front alors que Neal venait à ses côtés. Elle était soucieuse, ou plutôt, elle réfléchissait. Elle n’avait strictement rien préparé musicalement, ne se doutant pas forcément qu’il allait y avoir un piano à la destination où ils passeraient la soirée. Puis, une douce mélodie vient se nicher dans sa tête et la jeune fille eut un fin sourire tout en posant ses doigts sur les notes. Mimant dans un premier temps les notes pour se rappeler brièvement des premiers accords, elle se décida à enfin rejouer le même air qu’elle avait joué il y a neuf ans de cela. Une de ses premières compositions qu’elle avait réalisé toute seule. Et juste pour lui. Il le méritait largement, même déjà à l’époque. Victoria en oublierait presque toute la salle, ses yeux suivant sans lassitude ses doigts précis et rapides qui se rappelaient d’exactement tout. L’étudiante s’était remise au piano il n’y a pas si longtemps de cela. Depuis un ou deux mois, à vrai dire. A force de trainer chez elle, Victoria avait reprit la direction de la pièce studieuse de la maison, où nichait une grande bibliothèque, une ambiance tamisée et calme, ainsi qu’un piano niché dans le coin de deux fenêtres. Son piano. Petite, il n’était jamais rare de la voir à travers ces mêmes fenêtres réviser ce qu’elle avait apprit. A la note finale, l’étudiante resta un moment silencieuse avant d’attraper son verre posé sur le rebord du piano et de tourner son visage vers Neal.

Normalement, c’est plutôt un air pour un anniversaire mais ça fonctionne pas trop mal en guise de chant de Noël... Tu trouves pas ? elle eut un léger sourire avant de regarder par-dessus l’épaule du jeune homme et montrer le table qui ne semblait attendre qu’eux. Cette table ne semble attendre que nous... Tu ne comptes tout de même pas me laisser mourir de faim, j’espère ? Ou tu attends à ce que je me mette à genoux pour te supplier de faire preuve de générosité ?



Dernière édition par Victoria Blythe le Lun 28 Déc 2009 - 15:24, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Dim 20 Déc 2009 - 16:47

    Neal avait d’une certaine manière changé de comportement, il s’était peut-être isolé davantage. Certainement pas assagi pour autant, à en croire ce qui s’est passé au port. Pourtant il était plus à même de savoir ce qui était bon pour lui, ou pour Victoria. Il savait aussi que n’importe quoi qu’il ferait, elle pourrait en pâtir directement. La discussion avec Esteban Carson lui avait au moins procuré la certitude qu’il s’attaquerait à elle, pour arriver à blesser le jeune homme. Car si il y a bien une chose que Carson sait, c’était bien que de s’en prendre directement à son ancien ami ne lui sera d’aucune aide. Il le connaît mieux que la plupart des habitants pour savoir qu’il a un côté bagarreur et de gentille tête brûlée. Et que l’attaquer en plein front ne fera pas avancer les choses, bien au contraire. C’était pourquoi Esteban n’avait pas su retenir son envie de vengeance sur le seul point faible de Neal : Victoria Blythe. Et il avait ouvertement témoigné à Neal son affection particulière pour choisir cette vengeance personnelle et douloureuse. Esteban ne voulait qu’une seule chose, reconstruire son ancienne amitié, ne comprenant pas comment ils avaient pu en arriver à ce stade. Il avait recherché le coupable et sans vraiment de surprise, son doigt s’était arrêté sur Neal. Ce dernier était parfaitement l’accusateur de premier lieu, et il en avait conscience. Mais il ne pouvait supporter qu’on est l’image de Victoria en appât. C’était injuste pour elle, trop injuste et facile. Mais après tout, qui en serait étonné de la part de Esteban Carson ? Il est au sens propre un homme cherchant la facilité, cherchant à blesser sans faire fonctionnait sa cervelle. Quitte à faire du mal autour de lui, son seul intérêt comptait au dessus de ses ‘potentiels’ amis. C’était comme cela qu’il voyait Victoria non ? Comme une amie ?! A y réfléchir, elle n’était peut-être qu’un vulgaire appât permettant à Esteban d’obtenir une fois pour toute ce qu’il a toujours désiré. Voila l’une des raisons pour lesquelles Neal vouait son temps libre à traîner chez elle, du moins à rester prudemment avec sa petite amie. Il avait même voulu en avertir Rhys, le connaissant protecteur envers Victoria, mais il ne voulait pas que ce dernier est une raison de plus pour vouloir les séparer. Et puis demander une aide quelconque au grand frère de Victoria le faisait rire nerveusement - tant la guerre a été déclarée depuis bien longtemps - même si pour l’instant, un cesser le feu à lieu pour le bien être de la jeune femme. Une guerre froide qui s’achèvera dès lors d’une trahison d’un des deux camps. La tension était souvent électrique, et tout deux serraient leurs poings à chaque fois qu’ils étaient présent dans la même pièce. A la longue, cela pourrait les fatiguer et Victoria comptait probablement sur ça pour permettre une moindre réconciliation - aussi minime soit-elle ! Néanmoins au jour d’aujourd’hui, les deux hommes maintenaient une distance et préféraient s’ignorer ou se lancer des pics que de signer une quelconque trêve.

        FLASH BACK | AOÛT 2009
        Je ne voulais pas vivre ce qui m’attendait. J’avais peur de la perdre, comme de ne plus pouvoir la serrer dans mes bras. Je ne sais pas du tout ce qui s’est passé ce soir là dans sa tête, ni dans la mienne. J’étais énervé qu’elle ne se rende pas compte de ce que j’éprouvais pour elle. Qu’elle ne comprenne pas que mon retour dans cette ville était en quelque sorte pour elle. Pourtant, je ne lui ai jamais dis ouvertement ce que je ressentais. Où pourquoi étais-je parti soudainement. Pourquoi ne lui ais-je tout simplement pas donné de nouvelles. La peur de l’inconnue très certainement. Après l’avoir eu au téléphone, je n’avais envie que d’une seule chose : qu’on rentre chez nous. Je voulais la savoir en sécurité mais dans une boite de nuit, ce n’était pas possible. Sans réfléchir, j’avais volé à son secours, mais l’avais jeté sans le vouloir dans les ténèbres. Sans même que cette idée de retour de balle puisse me retomber en pleine figure.
        « Je ne sais pas très bien ce que je fais ici, alors autant en finir le plus rapidement possible… avais-je avouer en ouvrant la porte du bureau. »
        Je m’étais retrouvé dans le bureau de la psychologue de l’hôpital après qu‘elle m‘invite à y entrer. Depuis une dizaine de jours, j’avais l’impression d’avoir un forfait chez elle. Je ne lui parlais jamais, obstiné à rester calfeutré dans mon silence d’acier. Certains flashs me revenaient. Comme cet homme que j’avais mis à terre et qui dégoulinait le sang - j‘en avais mal au poignée malgré que je ne voulais pas le montrer. Ou encore le regard émeraude de la jeune femme qui me demandait de l’aide mais qui semblait autant butée que moi à ne pas vouloir faire le premier pas. Et puis une dispute, je voyais comme d’habitude, Victoria assise dans la voiture à mes côtés, qui se penchait vers moi. Mais je ne percevais aucune parole, aucun geste, aucun sentiment. Rien de tout cela. Et le trou noir. Il m’aura finalement fallu plusieurs semaines avant de me souvenir de chaque détails. Mais aujourd’hui, j’avais besoin de réponses, j’avais décidé d’en avoir du moins. Et venir ici était la seule solution me venant à l’esprit.
        ‘‘ Je suis ravie que vous aillez pris une sage décision monsieur Rowlands, dit-elle en m‘invitant à m‘asseoir. Puis-je vous posez une question ?! ’’
        J’esquissais un signe de la tête en guise de réponse. Qu’avait-elle besoin de demander ? Que voulait-elle savoir ? Peut-être voulait-elle simplement savoir ce que je faisais ici, après avoir passé autant de temps sans lui adresser un seul mot. Elle n’était pas désagréable malgré que je ne voulais pas coopérer. Le ton employé était neutre et elle cherchait sûrement à percevoir mes doutes et mes peurs. Je m’étais toujours montrer froid, et dur. Elle se demandait sûrement ce qui me faisait réagir, pour qui serais-je susceptible de me donner une mort certaine ou une quelconque attention ? Mon regard se perdait dans la salle où je n’avais jamais pris le temps d’examiner, c’était aujourd’hui même que je m’en rendais compte.
        ‘‘ Comment vous sentez-vous depuis votre dernière visite ? ’’
        « Mieux. Je crois. »
        J’inclinais mon visage de façon à ce que je ne croise pas son regard. Je gardais toujours la tête haute habituellement, et je me foutais bien de connaître les opinions des autres me concernant. Je ne suis pas une personne facilement touchable ou triste à cause d’une situation désagréable. Pourtant aujourd’hui, et dans ce cas présent, je l’étais. Venir voir une psychologue me coûte beaucoup. Pas forcément de mon temps, mais surtout pour mon ego. J’ai rarement confiance aux gens, alors évidemment, je lui prêtais plus une méfiance sans borne qu’autre chose.
        ‘‘ Dîtes-moi ce qui vous tracasse… Pourquoi êtes-vous venu ? ’’
        « Je ne sais pas moi-même, avouais-je dans un rire étouffé. Peut-être que j‘attends des réponses. J‘ai besoin de savoir vous comprenez. Hors les médecins ne me disent rien. »
        Je ne comprenais pas pourquoi il était difficile de me dire que Victoria était assez forte pour résister à ce coma. Pourquoi personne ne comprenait cette peine qui me submergé par le fait de penser à cette femme. Pourquoi ne comprennent-ils pas mon appel au secours ? Pourquoi est-ce la seule à l’entendre et qu’aujourd’hui, on me l’arrache si brutalement ? Inconsciemment, j’avais serré les poings, j’évitais de trop en dire, ou de poser mon regard alarmant sur ce médecin. Elle était probablement comme tous les autres, et elle ne comprendrait pas mon ultime besoin de réponse. Elle ne sait après tout, pas ce que j’ai pu vivre avec la jeune Blythe. Elle ne nous connaît pas suffisamment ou nous juge encore trop jeune pour être réellement amoureux l’un de l’autre. Et pourtant, l’atmosphère de la pièce arrivait à me sécuriser, à m’apaiser malgré mon manque d’air habituelle. Sans Victoria, j’avais l’impression de ne plus connaître personne, de perdre mon repère. De perdre la seule personne en qui j’ai une confiance quasi aveugle. Et j’avais peur de ce qui m’attendait en sortant d’ici. De mon avenir sans elle. Parce que je connaissais trop bien la vie sans elle, sans ses rires, sans son regard et sans ses baisers. Je deviendrais fou et méchant. Je deviendrais comme mon père.
        « J‘ai besoin de savoir si Victoria Blythe va s‘en sortir. Je n‘en doute pas spécialement mais j‘ai besoin de l‘entendre… Chuchotais-je, en fixant le bureau. »
        Aucune réponse ne se fît. J‘avais peut-être baissé mon regard mais j‘avais ouvert mes oreilles. Elle ne voulait ou ne pouvait me répondre. Pourtant j‘avais un besoin d‘être réconforté. Je n‘osais pas m‘imaginer perdre Victoria Blythe. Surtout pas si j‘en étais le coupable. Cela aurait été une autre personne, je l‘aurais probablement tué de colère, mais la; c‘était ma faute. Mon entière responsabilité qui était engagée et je comprenais parfaitement, le mépris de Rhys ce jour la. Qu‘on puisse me blâmer toute une vie pour un crime involontaire m‘était une chose naturelle si je la perdais. Et quelque part, je me promettais que si elle reviendrait à la réalité, de la protéger quitte à rester loin d‘elle, si par ma seule présence elle était en danger. Je ferais tout pour la défendre et me battre pour elle. Mais je ne pouvais m‘empêcher de penser au pire. Comme d‘habitude, personne ne me répondait, c‘était comme si ils estimaient que je connaissais la réponse. Mais il ne s‘agissait pas ici d‘un jeu, mais de la vie de mon amante.


    Malgré les différentes attentions l’un envers l’autre ou encore ce besoin ultime de séduction, Neal ne s’était jamais emporté aussi loin que cette nuit du trente et un octobre. Pourtant, il ne recherchait plus à y penser, toutefois, il ne regrettait pas ce geste. Il avait tant voulu se retrouver seul avec elle et enfin passer ce cap, qu’il a déjà passé avec de nombreuses femmes - qu‘il ne trouvait certainement pas la force de s‘en vouloir ou de se le reprocher. Ce soir la, tout fût aller naturellement et il n’avait certainement pas l’intention de coucher avec elle, ni même de se retrouver dans la chambre pour seule compagnie celle de Victoria. C’était même la demoiselle, qui l’avait emmené jusqu’à elle. Il avait simplement suivi le chemin qu’elle lui avait frayé, dicté par la volonté se retrouver avec elle. Mais il préférait ne pas y penser. Parce qu’il ne voulait rien précipité, pour sur beaucoup pourraient pensés qu’ils sont longs à la détente. Ou bien qu’ils sont niais de tourner autant autour du pot. Mais ils avaient besoin de temps, et ne voulaient rien accélérer. A quoi cela sert de s’emballer pour finir comme tout ses couples, à se séparer au bout de quelques mois ? Neal préférait attendre le bon moment, il préférait saisir l’opportunité sans brusquer quoi que ce soit, permettant ainsi aux sentiments d‘évoluer à leurs rythmes. Ils n’avaient donc jamais discutés plus amplement de cette nuît, préférant ignorer ce passage pour éventuellement un jour, en reparler. Entre eux circulaient une parfaite harmonie, où le tabou avait malheureusement encore une place importante. Ils avaient après tout changer, évoluer et grandis. Et ne se connaissaient plus tant que ça. Ils retrouvaient peu à peu cette façon de s’attirer l’un à l’autre, de se titiller toujours un peu plus. Il aimait qu’elle le repousse gentiment, comme quand elle lui boudait. Il retrouvait plus facilement ce gosse qui avait été autrefois en lui. Et même si leur baisers étaient passionnés et ardent, Neal a toujours réussi à maintenir le cap sans que la provocation ne le dépasse. ‘‘ Dis toujours. Je suis curieuse, tu le sais bien. ’’ Les yeux de Victoria étaient remplis de malice et de curiosité. Elle aimait connaître ce qui emballer les pensées de son homme dans les moindres détails. Tout ce dont elle avait besoin, c’était de sa présence, et de son amour. Ce que Neal arrivait à lui fournir aisément. A son tour, il attendait qu’elle soit bien plus méfiante des gens qui l’entouraient et qu’elle se protège bien plus qu’elle ne le faisait. Car bien même qu’elle soit plus froide et moins fragile qu’autrefois, elle ne reste pas moins une femme facilement touchable à ses yeux. Tant par la jalousie qu’elle peut fournir, mais aussi et surtout, pour le fait qu’elle soit sa petite amie. Ses ennemis pourraient facilement devenir ceux de Victoria, et ce n’était pas une chose qu’il désirait. Voila pourquoi, il gardait un œil sur elle. Il se devait de la protéger comme protéger son couple. Et il était évident qu’il ne laisserait personne se glisser entre eux. Pas sans combat du moins. L’échec n’était pas quelque chose dont il était habitué cependant, c’était une peur habituelle chez lui. L’inconnu l’effrayait quelque peu. Pas tant le combat ou l’endurance que cela entraînera, mais plutôt de s’imaginé Victoria dans les bras d’un autre garçon. Même si aujourd’hui il n’y pensait pas plus que ça, il lui arrivait que cette image lui trotte dans la tête. Il n’arrivait pas à s’y empêcher.

      « Halloween, les anniversaires, les futurs noëls, mariage, la saint Valentin… Cita-t‘il en les comptant sur ses doigts, non non, je t‘assure, le romantisme à l‘état pur n‘est pas fait pour Neal Rowlands, avoua-t-il d’un air détaché. Mais avoue que ça te tente… Ajouta-t‘il, fièrement. »

    Sur son visage, il arborait une mine joyeuse et amusée. Il n’avait pas spécialement réfléchis à ce genre d’idées. Il était naturellement contre le mariage parce qu’il n’y trouvait aucun intérêt à proprement dit. A part utiliser son énergie à préparer une fête et à perdre inutilement l’argent - il n’était guère chaud à se marier un jour. Qui plus est, Neal n’est absolument pas croyant - une raison de plus d’être contre le mariage, aussi symbolique que cela soit. Pourtant sans vraiment que ça ne traverse son esprit, il aimerait se marier un jour, ne serait-ce que pour montrer à sa famille, combien il aimait une femme. Il n’avait aucun doute sur le fait qu’il puisse accepter de se marier suivant la fille. En l’occurrence pour Victoria, il accepterait ce sacrifice du mariage. Simplement pour lui montrer toujours un peu plus chaque jour, qu’il l’aime. Il avait probablement une vision encore trop machiste de ce genre de fête. Il trouvait la saint Valentin, une fête pathétique et guère utile. Seulement de gagner encore un peu plus d’argent. Cependant, il trouvait cette fête à la fois agréable et divertissante. Jusque la, il s’en était servi pour attirer une femme supplémentaire à son long palmarès - bien souvent intouchable jusque la - et l’escorter durant toute une soirée pour finir dans son lit. Il n’avait jamais vu cette fête comme symbolique pour deux personnes qui s’aiment, ou comme étant une soirée romantique. Et cette vision des choses le faisait bien rire davantage. Combien de femmes auraient aimés être à la place de Victoria, ne serait-ce que par vengeance du comportement de Neal ? Beaucoup sans doute ! Pourtant, il n’y faisait malheureusement pour ses femmes, pas attention et vivait son amour avec la jeune fille, au jour le jour. Cependant, il adorait noël ou encore halloween. Se déguiser en un petit monstre l’avait toujours plu, au point que chaque année, il trouvait un autre déguisement. L’année deux mille neuf avait été propice pour se déguiser en loup garou, une chose dont il pouvait être fière, en regardant son origine indienne. Noël lui permettait de gâter une nouvelle fois les rares personnes qu’il aimait, et recevoir d’eux un cadeau - bien qu’il n’en demandait pas. Mais Victoria n’était pas au bout de ses peines, car il s’était arrêter sur ses fêtes, cependant il pourrait encore en citer d’autres… Et par chance, il avait déjà trouver le cadeau de son anniversaire. Ainsi, il n’aurait nullement besoin de le lui demander et pourrait faire croire qu’il a complètement oublié cette date… Une chose naturellement embêtante pour elle, qui voudrait au moins qu’il le lui souhaite. Mais ne dit-on pas, qui aime bien, châtie bien ? ‘‘ Je suis sûre que ton côté sadique et malsain rêverait que mon cœur ne tienne déjà plus. Mais je suis bien plus résistante qu’il peut le croire. ’’ Neal ne pu s’empêcher de sourire davantage face à la douce réplique de Victoria. Avant de lui envoyer un baiser voler dans l’air, tel un ange. Enfin dans une simple grimace, il osa prendre la parole.

      « Bingo; tu m‘as pris la main dans le sac ! Avoua Neal en levant les mains en l‘air, d’un air innocent. Enfin résistante peut-être, sauf sur certains détails… »

    Comme l’alcool ou ses baisers entre autre. Ils avaient beau ne jamais en parler, Neal se souvient parfaitement qu’elle ne tient pas très bien l’alcool. Les deux fois où il l’a vu boire, la jeune fille fût dans un état limite de l’insupportable à ses yeux. La première ce fût la même soirée où l’accident de voiture se passa : entraînant la chute de Dakota, Victoria et la sienne. Et où il plongea sa douce dans un profond coma. Et où très certainement Dakota lui tourna le dos une fois pour toute. Pour être honnête, Neal n’a pas été forcément peiné ou triste. Cette amitié était déjà morte depuis des années à ses yeux, depuis son déménagement. Cependant, il a été bien plus touché par ce qui est arrivé à Victoria, se rendant très souvent à son chevet. Et au jour d’aujourd’hui, il ferait tout pour ne pas reproduire la même erreur. La seconde fois où Neal surprit Victoria en train de boire, c’était ce fameux trente et un octobre. Elle n’avait pas bu en sa présence, mais apparemment l’avait fais avant son apparition, puisqu’elle paraissait éméchée au point de perdre totalement de son sang froid ordinaire. Forcément aujourd’hui tout sera différent parce que Neal l’empêchera d’aller trop loin, justement pour pouvoir profiter de cette soirée qui s’annoncée explosive. Malgré tout, il ne comprenait pas comment on pouvait boire jusqu’à en perdre sa raison. Bien qu’il est vécu ce phénomène pendant quelques semaines, seulement pour éviter de trop réfléchir. En quelque sorte, il buvait pour oublier ses peines et ses trahisons. Un remède qui finalement ne l’enchantais pas plus que ça. Sa seconde non résistance était sûrement lui à proprement parlé. Sa façon d’agir, ses pics ou encore ses chauds baisers. Il suffisait que le jeune homme lui envoie une vanne absolument pas drôle aux yeux de la jeune femme et qu’elle se fâche légèrement - pour qu‘il vienne vers elle se faire pardonner, tout penaud. Les yeux souvent pétillants, les mains trop baladeuses, une mine angélique, un sourire au coin de ses lèvres - il avait le don de savoir s’y prendre ! Et enfin, c’était à chaque fois la même chose - ou presque, il embrassait si doucement la jeune femme qu’elle ne pouvait malheureusement pour elle, pas combattre. En quelque sorte, elle déclarait forfait. Mais détrompez-vous, Neal est également sans défense aussi quand l’inverse se passe. A vrai dire, il ne pouvait jamais lui en vouloir très longtemps, pour ainsi dire pratiquement jamais. Et elle savait se servir de ses atouts féminines pour l’avoir dans sa poche. ‘‘ Normalement, c’est plutôt un air pour un anniversaire mais ça fonctionne pas trop mal en guise de chant de Noël... Tu trouves pas ? Cette table ne semble attendre que nous... Tu ne comptes tout de même pas me laisser mourir de faim, j’espère ? Ou tu attends à ce que je me mette à genoux pour te supplier de faire preuve de générosité ? ’’ Il s’était laissé bercé par la joyeuse mélodie. Neal n’avait jamais su jouer du piano, il n’avait jamais essayé et ce n’était très certainement pas pour lui. Pour être honnête, son frère adorait tellement la musique que depuis tout jeune, il la détestait à son tour. Simplement pour le contrer, encore l’une de ses idioties. Qu’importe, il n’a jamais su se débrouiller en chant, où son professeur lui suppliait presque d’arrêter de chanter. Neal a toujours su se faire remarquer quand il n’aime pas faire quelque chose. Mais avec les instruments de musique, il était dix fois pire. Il n’a probablement jamais eu le rythme dans sa peau, à part pour danser où il arrivait plus ou moins à savoir se débrouiller. Que ce soit les guitares, la flûte, le piano ou encore le tambour - mieux vaut pas lui demander d’en jouer. Ceci étant, en regardant Victoria jouait du piano, il avait l’impression que c’était si facile. Ainsi il l’observait sans mal, gardant ce sourire au coin des lèvres. Enfin quand la mélodie se tût, il détourna son visage vers elle, esquissant un demi sourire face à son impatience soudaine. Il devait avouer qu’il avait également faim, ce fût pourquoi, il se leva du tabouret et jeta un bref regard vers la table, à quelque pas d‘eux.

      « La patience n‘est pas ton fort, miss Blythe ! Dit-il en souriant avant de lui prendre sa main pour la tirer avec lui, heureusement que mon corps crie autant ‘famine’ que le tiens, ironisa-t-il avant de l‘embrasser furtivement sur la joue. »

    Elle se tenait droite à ses côtés, se penchant sur elle, il avait passé sa main derrière le dos de la jeune Victoria, alors qu’il l’embrassait tendrement cette fois-ci sur ses lèvres. Il s’était avidement rapproché d’elle, au point que leurs corps s’effleuraient. Resserrant l’étreinte, il avait passé sa tête sur l’épaule de la jeune femme, la serrant fortement dans ses bras. Il ne fixait rien de particulier, si ce n’est l’étendue de la ville qui s’offrait à lui par la fenêtre. Si une chose rassemblait ce jeune couple, c’était sûrement leurs nombreuses occasions à être tactile. A se toucher, s’embrasser, se titiller. Ils étaient très proche l’un de l’autre et la parole avait rarement sa place. Ses bras entouraient la taille de Victoria, avant de se déplacer jusque vers la table qui ne semblait qu’attendre les deux jeunes gens. Neal tira la chaise de la jeune fille pour l’inviter à s’asseoir. Avant de tourner un cent quatre vingt autour de la table, et de prendre place à son tour sur sa chaise. Avant cela, il s’était dirigé vers la commode lui servant de comptoir pour récupérer deux assiettes emballées dans du papier aluminium. La glaciaire avait gardé le saumon au frais. Il prit les deux assiettes pour se diriger vers Victoria et lui déposa l’assiette devant elle, sans la quitter du regard. Neal était parfaitement à l’aise dans le rôle de serveur, ayant déjà servi dans un bar restaurant. Et si les débuts furent dur, comme la fois où il renversa l’assiette sur une dame âgée, lui posant mille et une questions, ou la fois où il s’était trompé de table en servant un plateau de boissons, il s’était évolué au fur et à mesure. Dans les débuts, il avait eu du mal à s’y faire, ne tombant pas toujours sur des clients sympathiques. Surtout que comme il l’avait remarqué, il se trompait le plus souvent face aux chieurs, comme par hasard… A croire que la nervosité et l’impatience des clients le rendaient particulièrement débutant. Au jour d’aujourd’hui, il paraissait bien moins anxieux et plus à même de marcher avec des assiettes en main. Pourtant, en arrivant à Ocean Grove, rare sont au courant de ses petits travaux temporaires pour gagner son argent. Et on serait surpris de savoir l’évolution qu’à du subir le jeune homme, loin de ses repères. Loin de son clan, de sa confidente, de ses lieux où il avait l’habitude d’aller. Loin de l’arbre sur la plage ou encore loin du gymnase.

      « Dis moi, tu imagines quoi pour le reste de la soirée ? Histoire que je puisse rigoler avant de te faire subir ma férocité légendaire… Avoua-t‘il dans un sourire resplendissant, et un regard malicieux. »
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Lun 21 Déc 2009 - 0:35


♦ FLASH BACK.
14TH DECEMBER 2009

« Salut, papa. » Victoria s’accroupit sur le rebord de marbre, entre deux plantes qu’elle avait déposé avec Maât il n’y a pas si longtemps que cela. Son regard émeraude traversait l’inscription qu’elle ne connaissait que trop bien sur la pierre tombale avant de le poser sur le cadre qu’ils avaient disposé le lendemain de son enterrement. Avec le temps, elle avait apprit à ne plus s’effondrer en larmes qu’elle croisait le regard bienveillant de son géniteur, figé à jamais dans un cadre sur du papier photo. Mais son cœur se fit gros et elle déglutit légèrement pour ne pas laisser la tristesse l’envahir. « J’espère que tu vas bien, de là-haut. Enfin, à vrai dire, je sais même pas si tu peux être bien face à mon comportement. » La jeune Blythe lâcha un léger rire froid et bref. En effet, elle considérait son comportement guère glorieux. D’une passivité étonnante depuis deux mois, Victoria était dans un sale état. Enfin, en une semaine, elle s’était un peu arrangée. Et pour cause, elle sortait avec Neal depuis une semaine. Ce dernier lui avait d’ailleurs proposé de venir, une nouvelle fois, la chercher à la faculté. Mais l’étudiante avait gentiment décliné l’offre, prétextant un tour urgent à la bibliothèque pour un devoir qui n’existait même pas. Cependant, elle ne semblait pas encore d’attaque de parler de son père à Neal, et encore moins de lui dire qu’elle se rendait souvent à sa tombe pour se recueillir. Pourtant, en une semaine, elle aurait pu voir qu’il était particulièrement attentif, attentionné et adorable envers elle. Mais elle considérait encore ces brèves visites comme son petit jardin intime, le lieu où elle pouvait parler sans se soucier des alentours. Victoria voyait toujours ces instants comme des moments de retrouvailles entre un père et sa fille. Et même si elle aimait Neal et que sa confiance en lui grandissait de jour en jour, elle ne sentait psychologiquement pas prête à lui confier ce petit détail. Alors elle avait mentit. Et, sincèrement, elle doutait que Neal ne vienne faire un tour dans les environs, n’étant pas très croyant. Elle n’avait donc pas de réelles craintes à avoir. « Mon comportement n’est pas vraiment digne de l’éducation que j’ai eut. Tu nous as toujours apprit à être fier, droit et combatif. Je suis tout le contraire. Je me suis jamais sentie aussi faible, papa. Et pourtant, j’ai Neal à mes côtés. » Un léger sourire flâna sur ses lèvres alors que l’image platonique de son petit-ami apparaissait dans sa tête. « Je pense pas qu’il se rend compte à quel point il a pu m’aider, sans réellement le vouloir. Je me suis rendue faible en partie pour lui et voilà que je semble retrouver de l’énergie grâce à lui. Tu as dût connaitre ça, avec maman, n’est-ce pas ? Je crois que je suis amoureuse, papa. Mais vraiment. Je ne l’ai jamais oublié, tu sais ? Il a toujours été en moi, quelque part. J’ignorais où mais il me collait à la peau. Et le savoir à mes côtés, c’était tout bonnement ... vivifiant. J’ignore jusqu’où cette longue et périple histoire nous mènera. Et, je vais te dire, je préfère ne pas savoir. Avec lui, je me sens libre et vivante, autant d’esprit que de cœur. Et c’est ce qui compte, pas vrai ? » Victoria laissa glisser son doigt sur la bordure de la tombe avant de soupirer faiblement. « Mais ça me pèse toujours, papa. Je le sens, il rôde autour de moi. Je tente de ne pas y faire attention ou de le masquer mais j’ai peur. J’ai affreusement peur. Peur quand je suis toute seule. Peur qu’il remette la main sur moi. Personne ne sait rien, papa, mais toi, tu vois tout, tu entends tout et tu sais tout, de là haut. J’espère que tu ne m’en veux pas de ne t’avoir rien dit. Mais je suis morte de trouille. Mes cauchemars hantent mon sommeil, à part les quelques assoupissements chez Neal. Je crois qu’il est mon chasseur de mauvais esprit. » La jeune blonde eut un léger rire sincère face à l’image qu’elle venait dénoncer. Après tout, Neal ne rendait pas compte de tous les bienfaits qu’il lui fournissait. Il était réparateur, autant dans sa psychologie que dans son sommeil. « Je n’ose pas encore lui parler de mes visites. Mais un jour, il viendra. Promis. Tu pourras voir qu’il a changé. Surtout physiquement. » Elle jeta un sourire complice à la figure de son père avant de soupirer faiblement tout en se relevant. « C’est injuste que tu sois partit. Et c’est encore plus injuste que je balance mes problèmes alors que toi, tu... » « Tu es mort par ma faute » lui murmura subitement une voix intérieure mauvaise la crispant. A cette pensée, ses yeux s’embrumèrent rapidement et quelques larmes roulèrent sur ses joues, larmes qu’elle effaça aussitôt tout en reniflant légèrement. Elle n’aimait pas pleurer, c’était un fait. Mais être la meurtrière de son père n’était jamais une conclusion fortement appréciable. « Je reviendrai sûrement après-demain. Repose-toi bien. Et veille sur nous, papa. S’il te plait. » Victoria embrassa ses doigts avant de les poser sur le marbre. Un dernier regard panoramique sur la tombe et ses nombreuses décorations, avant que la jeune fille se décide à fourrer ses mains dans ses poches et de tourner les talons, rejoignant ainsi sa voiture qui l’attendait sagement sur le parking de l’église.

« Halloween, les anniversaires, les futurs noëls, mariage, la saint Valentin… Non non, je t‘assure, le romantisme à l‘état pur n‘est pas fait pour Neal Rowlands. Mais avoue que ça te tente… » Tous les évènements nommés firent sourire la jeune fille. Si on oubliait celle de cette année, les fêtes d’Halloween avaient souvent été préparées avec soin par les deux enfants qu’ils avaient été. Ce n’était pas autant par gourmandise que Victoria s’amusait à suivre Neal, ainsi que les autres qu’il considérait comme des amis, mais aussi et surtout pour le simple plaisir de voir la tête des habitants. Si certains grommelaient et leur refilaient ce qu’ils demandaient au plus vite pour qu’ils débarrassent le palier le plus vite, d’autres se prenaient facilement au jeu et laissaient leur côté enfant prendre le dessus. Quand Neal partit, la jeune fille n’avait plus trouvé le goût à célébrer cette fête, même si Lully Walkers faisait tout pour la trainer hors de chez elle. Elle savait que cette fête était certainement une des préférées de Neal, et chaque trente-et-un octobre avait été un véritable calvaire. Et cela, durant sept longues années. Pourtant, ce n’était pas à défaut de ne rien faire. Elle avait vraiment fourni des efforts pour que sa meilleure amie d’enfance soit ravie d’être avec elle – même si elle l’a gentiment traité de « morte-vivante » une fois. Une plaisanterie au goût amer quand on sait que Victoria était à la frontière de la dépression. Elle ignorait encore aujourd’hui comment elle avait réussi à s’en sortir mais son adolescence avait été bataille sur bataille, pour au final, tenter de s’imposer. Elle avait apprit que la vie n’avait aucun scrupule à vous mettre des bâtons dans les roues, et cela ne serait-ce que pour se divertir un peu. C’était une sorte de divertissement que Victoria ne supporte guère. Que l’être humain lui-même ne pouvait supporter et comprendre. Alors il appelle ceci le destin. Le hasard. La chance. La malchance. Autant de noms qui veulent dire la même chose ; la dépendance envers un être supérieur. En tout cas, c’était ce que sa mère et Rhys avaient tenté de lui faire croire. Parfois, elle repensait à ces douces paroles et y trouvait des conclusions qui la satisfaisaient amplement. Le côté positif de la religion était qu’elle donnait une solution à quasiment chaque problème qui pouvait hanter l’esprit humain. La Bible, le Coran, la Torah, tous ces livres n’étaient que des aides pour guider l’être humain à trouver la solution à ses soucis. Parfois, il arrivait à Victoria de se demander si son frère et sa mère n’avaient pas eut raison d’elle. Mais non, elle n’était pas croyante et encore moins pratiquante. Si elle était dans cet ordre là, certainement qu’elle serait sagement assise à l’église, ses fesses souffrant en silence sur les bancs du lieu sacré et ses mains jointes, le regard levé vers la prière qui était dirigée à l’encontre de l’enfant Jésus né. La dernière fois qu’elle avait mit les pieds à l’église, c’était en avril dernier pour y enterrer son grand-père. Sinon, elle fuyait ce genre d’endroits comme la peste, exception faite pour le cimetière. L’étudiante avait toujours trouvé quelque chose d’agréable à cet endroit qui paraissait lugubre. De plus, elle s’y rendait régulièrement pour rendre visite à son père, disait-elle. Mais le silence des lieux, l’aspect respectueux, limite mémorial avaient ses attraits et ses bienfaits. Cependant, la jeune fille laissa échapper un doux rire tellement que Neal semblait sérieux. Mais elle espérait sincèrement qu’il l’était. Déjà, elle aura la chance de fêter son prochain anniversaire auprès de lui. Rien que cette perspective, rien que l’idée, ça l’enchantait au plus haut. Elle s’en fichait des cadeaux, de l’argent ou de tout ce qui pouvait suivre. Victoria n’était pas une fille très matérielle, à part pour certaines choses. La voiture ou l’ordinateur portable, par exemple. Elle ne pouvait se passer très longtemps de ses deux petits bijoux. Mais sinon, là n’était pas réellement la question. Seulement lui, et lui seul suffisait amplement à son bonheur. Leur relation avait un goût encore trop idyllique pour qu’elle puisse y croire réellement. C’était peut-être pour cela qu’elle était aussi enjouée quand elle était avec lui, laissant son côté enfantin prendre le dessus sur celui de l’adolescente encore torturée qu’elle pouvait être. Elle ne réalisait pas encore vraiment qu’elle touchait du bout des doigts ce qu’elle avait toujours voulu. Être avec lui. Déjà que son retour paraissait comme un véritable miracle, là, il était clair qu’elle atteignait le ciel sacré. Alors elle prenait les choses comme elles venaient, profitant juste de chaque instant passé en sa compagnie, ayant toujours cette peur que le lendemain, elle se réveille et ne se rende compte que ce n’était qu’un rêve. Victoria évitait de se projeter dans l’avenir et pourtant, le fait qu’il annonce le mariage dans sa liste ne la perturbait pas plus que cela. Bien sûr, le mariage était une chose sacrée, dans la famille Blythe. Quand on a des membres croyants, l’aspect religieux y est très important. On lui avait toujours apprit la valeur qu’était le mariage, se marier, la robe blanche et la pièce montée. Ce n’était pas une décision à prendre à la légère. Ce n’était pas quelque chose que l’on faisait juste pour s’amuser. Avoir la bague au doigt était une munie d’une certaine responsabilité et Victoria le savait. Il était strictement hors de question pour elle de se marier de suite. Inconcevable et irrationnel. Elle était bien trop jeune. Et même si voir sa vie avec Neal ne lui posait strictement aucun problème, cela n’empêchait pas qu’ils avaient encore bien trop de choses à apprendre de l’autre, ainsi que d’apprendre sur soi. Être en couple était quelque chose de plutôt rare, chez la jeune fille. Sa dernière relation avait été une relation cachée, avec un homme de neuf ans son aîné. Nous ne pouvions pas réellement dire que c’était une relation relativement saine et, de surcroît, un exemple type de la vie à deux. Même si sa relation avec Gabriel avait eut quelque chose de palpitant et d’intense, ainsi que d’excitant, ce n’était pas vraiment à la hauteur de ce qu’elle vivait en ce moment même. A la différence de sa relation avec le sénateur de l’état de Floride, celle avec Neal était réellement amoureuse. Victoria aimait certainement plus le jeune Rowlands qu’elle ne devait s’aimer elle-même. Avec lui, certainement qu’elle pourrait refaire le monde à sa façon. De plus, et chose très importante, elle se sentait vivante auprès de lui. Vivante, aimante et aimée. C’était une sensation qui n’avait pas d’équivalent à une relation cachée et secrète. Alors oui, le mariage serait une bonne manière de montrer encore plus l’intensité de leurs sentiments – puisqu’il semblerait que quelques mauvaises langues maintenaient qu’eux deux, ce n’était qu’un « amour de jeunesse qui avait besoin d’être vécu maintenant, à défaut de ne pas en avoir profité avant, mais que ça ne durera jamais. » Mais le mariage était une trop lourde responsabilité et Victoria ne le voulait pas. Pas pour l’instant. Mais elle était bien déterminée à démontrer à tous qu’ils seront liés et à jamais. Pour ce qui était de la St Valentin, la jeune fille n’avait nullement besoin de cette fête pour prouver son amour. Et elle ne voulait pas non plus que cela devienne un véritable point d’honneur chez Neal. Cependant, sa deuxième phrase la rassura illico presto, alors qu’elle souriait toujours plus, amusé par ses paroles.

Neal Rowlands n’était pas un romantique. Mais ce discours contrastait fortement le paysage dont ils étaient au centre. Peut-être qu’il n’était pas romantique, mais il ne pouvait dénigrer le fait qu’il démontrait du romantisme malgré lui. Serait-ce elle qui le rendait comme cela ? Cette pensée fit légèrement rire la jeune fille, qui n’imaginait pas Neal changé pour quelqu’un. Sûrement ignore-t-elle encore l’ampleur des sentiments du jeune homme à son écart. A vrai dire, elle ignorait ce qui pouvait se passer dans la tête du jeune Rowlands. Victoria ignore tout ce qu’il pouvait penser, songer, rêver. D’un côté, elle le connaissait et le comprenait mieux que quiconque. Selon les circonstances, ils se ressemblaient par leurs points communs tout comme ils pouvaient se compléter par leur différence. Mais d’un autre sens, elle ne pouvait s’empêcher d’être parfois surprise par certains comportements ou par certaines paroles. Cependant, ça ne la dérangeait pas énormément de devoir réapprendre à le connaitre. Après tout, avouons que la surprise aurait été plutôt gâchée si elle avait prémédité le lieu qu’il avait préparé pour passer le réveillée de Noël. Neal Rowlands n’était pas un romantique. Et pourtant, pour une soirée, rien que pour elle, il avait fait l’effort de faire preuve de romantisme. Et rien que ça, ça la touchait suffisamment pour le restant de la soirée. Il était, de toute façon, beaucoup plus connu comme étant un homme de poings et de poigne que d’amour et d’affection. Et pourtant, les gens se montraient toujours surpris quand ils les voyaient dans la rue. C’est sûr que cela entachait un peu la réputation de Neal auprès des habitants. Sûrement que ça le rendait aussi plus humain et plus vulnérable. Mais Victoria n’ignorait pas qu’il n’était pas avec les autres ce qu’il était avec elle. Et c’était cette différence de comportement qui la réjouissait tout autant. Elle se sentait presque privilégiée. Privilégiée d’avoir atteint une partie considérée comme intouchable, inaccessible par tous. Mais elle n’avait pas fait grand-chose pour l’atteindre. Elle avait juste été là au bon moment, au bon endroit. Peut-être dans le parc d’Ocean Grove. Alors que Victoria apprenait tout juste à marcher et se trimbalait encore à quatre pattes, Neal s’était amusé à la prendre pour une chaise ambulante en s’essayant sur son dos. Peut-être que Victoria avait pleuré et qu’on avait disputé Neal. Peut-être qu’ils se sont retrouvés à l’école, dans la même cours de récréation, dans le même jeu, se disputant de savoir qui passerait dans le tourbillon en premier. Autant de suppositions que s’amusait parfois à faire la jeune fille. Au moins, ça lui occupait l’esprit quand elle se retrouvait toute seule.

« Bingo, tu m‘as pris la main dans le sac ! Enfin résistante peut-être, sauf sur certains détails… » Victoria se mordilla légèrement la lèvre, une moue désolée au visage. L’alcool n’avait jamais été son fort. Et, malheureusement – ou heureusement, le breuvage avait été deux fois la cause qui a ébranlé leur relation. Dans un sens, cela les avait plutôt détruit – il n’y avait qu’à se rappeler des quatre mois passés depuis août. Mais au moins, ça avait été l’occasion à de nombreuses visites et de remise en question dans ce brouillard infernal. La jeune fille savait qu’elle ne dépassera jamais plus ses limites face au jeune homme, au risque de faire remonter des souvenirs infernaux, notamment l’accident. De cette nuit là, Victoria eut toujours la seule et unique explication qu’on lui avait fourni, que Neal lui avait fourni : que tout était de sa faute. Elle n’avait pas cherché à en savoir plus, même si elle ne le croyait pas. Le jeune Rowlands était un conducteur hors pair – depuis son plus jeune âge, il avait toujours été attiré par les moteurs à roues – et elle doutait fortement qu’il est pu perdre subitement le contrôle de sa voiture. Mais elle ignorait tout simplement comment remettre en cause ses paroles. Après tout, il n’y avait pas eut de témoin qui pourrait éclairer sa lanterne et Neal semblait ne pas vouloir lui dire ce qu’il s’est réellement passé. Peut-être qu’un jour, il décrétera de lui dire la vérité. Mais ce jour-là ne semble pas encore arrivé. Et, à l’heure actuelle, ce n’était pas forcément la principale pensée qui traversait son esprit. Moins elle pensera à ce passage finalement peu glorieux et mieux elle se portera. Si l’alcool était quelque chose dont elle aimerait apprendre à maitriser raisonnablement, son petit-ami se trouvait être l’objet de convoitises extrêmes – et ça, elle n’était pas prête de les revoir à la baisse. Certainement qu’il n’imaginait pas à quel point il pouvait la tenter. Neal avait le don de réussir à l’attiser plus que de raison, n’importe quand, n’importe où, par un simple regard, une simple parole ou par sa simple présence. Et le pire, c’était qu’il le savait. Et il en jouait. Il aimait jouer de ses pauvres nerfs innocents dans le seul but de pouvoir toujours plus profiter de l’autre au sens restreint du terme. Neal était un joueur né, et Victoria, une proie bien trop facile pour lui. La réciprocité était aussi de mise mais le jeune Rowlands savait comment s’y prendre, au grand damne de la jeune fille, qui aimerait bien montrer un peu de résistance par moment. Mais comment pouvait-elle ne pas craquer quand il avait décrété de vouloir se faire pardonner et cela, par n’importe quel moyen ? Et des moyens, il en avait toute une palette. Mais il n’avait jamais vraiment besoin de beaucoup de ressources pour la faire flancher, tellement qu’elle ne résistait guère longtemps. Victoria pencha alors légèrement la tête, une moue qui se voulait réprobatrice avant de hocher la tête.

J’ai encore quelques petites faiblesses, certes. Mais personne n’est parfait. déclara-t-elle, en souriant encore plus.

« La patience n‘est pas ton fort, miss Blythe ! Heureusement que mon corps crie autant ‘famine’ que le tien. » Il l’attrapa par la main sous la grimace enfantine que lui balançait la jeune fille, avant de la tirer doucement hors du siège et de l’embrasser sur la joue. Victoria le laissa rejoindre ses lèvres pour lui offrir un baiser d’une douce tendresse alors qu’elle se cramponnait à lui comme si elle n’avait attendu que cela. Il accentua un peu plus leur étreinte en la prenant dans ses bras, la jeune fille profitant une nouvelle fois de l’aura protectrice qui l’enveloppait. Son nez était titillé par l’odeur parfumé de Neal et elle se permit de l’embrasser brièvement dans le cas. Ce geste, c’était comme leur propre signe de soutien et de démonstration d’affection. Ils n’avaient pas besoin d’avoir leurs lèvres à longueur de temps accrochées à la peau de l’autre pour profiter. Leurs simples étreintes suffisaient amplement à faire gonfler le cœur de la jeune fille, qui avait accroché ses bras autour du cou du jeune homme. Enfin, Neal recula légèrement, juste assez pour garder son bras autour de la taille de Victoria et l’accompagner vers sa place. Se laissant naturellement faire, la jeune blonde admira la vaisselle avec une certaine curiosité tandis que le jeune homme allait chercher ce qui était sur un des meubles de l’établissement. Elle attrapa le menu et le porta à son regard, avant de siffler légèrement à la vue du futur repas qui allait finir dans son estomac. Quand le plat, enfin, l’entrée, arriva sous ses yeux, elle se mit à jouer gentiment avec sa fourchette, tentant de la faire tourner entre ses doigts, attendant patiemment que le créateur du menu s’installe et ne déguste en premier – question de politesse. Aux grands évènements les grandes règles. « Dis moi, tu imagines quoi pour le reste de la soirée ? Histoire que je puisse rigoler avant de te faire subir ma férocité légendaire… » Première bouchée passée et Neal l’interrogea sur ce qu’elle pouvait bien penser pour le reste de la soirée.

Je préfère ne rien m’imaginer. Ou même ne rien dire. Je ne voudrais pas rendre ton programme ridicule face aux idées de génie qui pourraient me traverser l’esprit. dit-elle, sur un ton ironique et moqueur, tout en souriant d’un air amusé, l’air faussement hautain. Quand tu dis férocité légendaire, t’es limite effrayant, tu sais ?

Elle ne pouvait s'empêcher de vouloir tout prendre à la dérision. De toute façon, ce n'était pas vraiment le moment de parler de choses sérieuses, ni même d'aborder les points sensibles. De plus, Victoria avait autant d'ironie à revendre que Neal, planant tous les deux sur l'humour décalé. Un grand sourire prenait place sur ses lèvres avant d’ingurgiter une nouvelle bouchée. Décidément, ça faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas mangé un vrai repas cuisiné et préparé. D’habitude, c’était sa mère ou son père qui s’attelaient à la préparation du repas, voire les deux pour celui de Noël ou quand ils avaient la chance d’être tous les deux présents à la maison. Mais maintenant que son père était enterré six pieds sous terre, leur mère passait son temps dans les avions, conférences et autres devoirs que doit accomplir une présidente d’une société multinationale. Victoria soupira alors un instant de plaisir alors que tout le saumon avait été mangé, et la sauce particulièrement saucée. Elle secoue légèrement la tête avant de regarder Neal.

Par contre, tu ne dois absolument pas être ridicule derrière les fourneaux. Ca me change radicalement des pâtes et des repas rapides de la maison. Tu sais mettre les petits plats dans les grands, dis donc. Je vais finir par croire que la magie de Noël existe vraiment, finalement. finit-elle, en passant la main dans ses cheveux, l’air faussement embêté de devoir croire de nouveau à Noël, remettant la cause à Neal.



Dernière édition par Victoria Blythe le Lun 28 Déc 2009 - 15:24, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Dim 27 Déc 2009 - 23:33

    Cette soirée lui permettait de remettre les choses au clair et surtout de lui montrer à quel point, il pouvait être attentionné quand il le voulait. C’était un visage rare que le jeune homme ne montrait jamais. Tout simplement, il n’en avait jamais été certain. Il ne conçoit pas le monde comme toutes les femmes aimeraient sans doute qu’il le conçoit, mais il tâchait de faire des efforts pour les beaux yeux de sa belle. Elle pouvait donc aisément être surprise, il l’était tout autant. Et tout le bonheur que Victoria goûtait aujourd’hui, était surtout due à une réflexion de plus de trois jours. Il avait réfléchis un long moment à la façon dont elle serait agréablement surprise. Il savait qu’elle n’aimait pas spécialement les endroits très fréquentés, et pour être honnête, lui non plus. Alors le choix du lieu ne serait pas très compliqué, il voulait un endroit reculé. Un endroit où on pourrait le laisser seul avec elle. Même ici, on lui avait proposé d’avoir un serveur, qu’il avait tout simplement refusé - préférant lui-même faire son service. Cela ne l’embêtait nullement, et il se sentait plus à l’aise pour déconner avec sa seule présence. Aussi, il avait énormément bataillé pour trouver une robe qui lui plairait. Non pas qu’elle soit une femme difficile, mais Victoria a du goût - la preuve : elle a choisit Neal Rowlands parmi tant d’autres ! - alors il lui en fallait une à la hauteur de ses exigences.

        FLASH BACK | DECEMBRE 2009
        Quelques rayons lumineux s’infiltraient dans la douce chambre où je m’étais reposé cette nuit. A mon réveil, une douce main était appuyée contre mon torse dénudé. Un sourire vînt à mes lèvres, quand je croisais le regard de la propriétaire de cette main, glissant ma main dans sa chevelure blonde. Victoria avait pris l’habitude de dormir chez moi ses derniers jours, et je ne m’en plaignais pas. A cet instant, la jeune fille releva sa jambe pour la caler sur la mienne, se tournant vers moi, je l’attrapai machinalement par la taille pour la serrer contre moi davantage. Calant sa tête au creux de mon cou, mon regard était plus ou moins absent alors que je tentais de revenir à moi-même. Nous étions à deux jours de Noël - un jour tant attendu pour beaucoup d‘enfants américains. Je ne connaissais pas du tout les délices de fêter noël, pour être franc, je n‘aimais pas réellement cette fête, ne la passant jamais en famille. Hors noël est une fête avant tout familiale. Bien sur j‘avais toujours des tonnes de cadeaux, de l‘argent et sans oublier les remontrances de la belle mère pour valoir le droit d‘Andreï. Dans le fond, elle était jalouse que je puisse avoir pareil, si ce n‘est plus que son pauvre fils. Principalement, les cadeaux venaient de mon oncle, Adrian Rowlands. Mon père lui, estimait qu‘il nous en donnait assez durant l‘année pour ne pas devoir en acheter pour Noël. Et Andreï n‘en avait pas autant que moi, de ce fameux oncle - chose légitime, que je ne démordais pas pour le faire marronner davantage. J‘en garde de bons souvenirs, malgré ses hauts et ses bas.
        ‘‘ Juste pour information, Neal releva la tête vers Victoria qui venait de prendre la parole, tu comptes bientôt avoir finis de déjeuner ?! ’’
        Assis sur le canapé, j’avais fini par nous servir quelque chose à manger devant la télévision. A première vu, ce n’était pas au goût de Victoria Blythe, qui venait de finir son petit déjeuner. Telle une puce, elle était excitée à sortir hors de la maison pour une raison inconnue. Machinalement, je rebaissais à nouveau ma tête sur le bol de céréales posé sur la petite table, avant de le saisir afin de continuer de manger quelques pétales que le bol contenait. Victoria n’avait pas idée de la quantité que je devais avalé de bon matin pour être en forme toute une journée. Elle croit peut-être que la force de bouger, on l’a en claquant des doigts ? Et le petit déjeuner fais partie de l’une des étapes essentielle à la préparation d’une nouvelle journée. Du moins, voila ma conception de la vie ! C’était pourquoi je prenais aisément tout mon temps, ce qui avait tendance à la faire bouillonner davantage. Enfin, et d’une façon plus direct : j’aimais la taquiner ! Il semblerait qu’elle morde à l’hameçon comme personne ne pourrait mieux le faire. En coin, je tentais de cacher ce sourire victorieux, fixant le sport de combat qui venait de commencer à la télé.
        ‘‘ Neal ! Je t‘assure que c‘est pas marrant. Pour une fois qu‘il fait beau et qu‘on peut sortir, tu vas pas vouloir t‘enfermer ici quand même ?! S’impatientait-elle en agitant nerveusement ses mains en l’air. ’’
        ‘‘ Qu’il est chiant quand il s‘y met ! ’’ - bougonna-t-elle entre ses dents. Elle aurait presque envie de lui arracher des mains sa cuillère et de lui faire avaler le contenu du bol d’une seule traite. Mais Victoria se contenta de croiser les bras contre sa poitrine, inspirant profondément, au point que j’en détourna mal attentionné le regard vers elle. Elle pu y constater un fin sourire sur mes lèvres, laissant voir mes traits angélique qui la faisait tant craquer. Reportant mon regard vers la télé, je lui répondis enfin mais d’un air complètement désintéresser de la situation, tout en continuant à suivre le match de boxe à la télé.
        « On ne tire pas sur une fleur pour la faire pousser. On l'arrose et on la regarde grandir... Patiemment… »
        Victoria leva les yeux au ciel, alors que j’étais amusé par ma réplique. Hors contexte, elle ne m’aurait probablement pas fais rire, mais c’était différent aujourd’hui. Ah ouais, c’était comme ça qu’il voulait agir ?! D’un pas décidé, elle se leva aussitôt du siège, se faufilant entre la télévision et mon regard pour appuyer sur le bouton ‘off’ de la télé. Serrant les poings, je soupirais à mon tour fermement - reposant entièrement mon regard réprobateur sur elle.
        « Victoria Blythe, tu es une femme morte ! Avais-je crié dans toute la maison, alors qu’elle n’était même pas à un mètre de moi. »
        Aussitôt dis, je m’étais précipité sur elle et la tira dans mon envolé, me rasseyant sur le fauteuil. Resserrant l’étreinte, mes mains lui tenait fermement la taille pour pas qu’elle s’échappe tandis que l’autre commencer ses chatouilles. Un baiser voler au passage, et la jeune femme rigolait de plus belle, tout en essayant de se défendre du mieux qu’elle pouvait. Mais elle n’arrivait pas à s’échapper de son emprise, alors que finalement elle était à moitié assise sur le sol dans son débat. Je l’avais empoigné par la main, et elle ne pouvait pas m’échapper si facilement. Arborant une mine joyeuse, je savourai ma victoire, la regardant se débattre. Me baissant à son niveau, je m’asseyais sur elle en califourchon pour savourer davantage ma victoire. Mes jambes me permettait de maintenir l’assurance qu’elle ne puisse pas m’échapper alors que mes deux mains étaient déposés sur son ventre et continuait ses chatouilles. Elle avait voulu m’embêter, hors Victoria sait qu’on ne doit pas embêter Neal Rowlands devant un match de sport. Et elle le payait gentiment. Victoria attira mon visage contre le siens, m’obligeant à lui répondre à son doux baiser langoureux pour que je cesse mon jeu. Telle fût sa Victoria, je la dégagea de mon étreinte, en libérant ma jambe. Reposant son regard sur le miens, elle n’avait pas pour autant oublier l’extérieur.
        ‘‘ On peut sortir maintenant ? Dit-elle, en clignant des yeux, telle un ange alors que je levai mon regard vers le ciel, poussant un soupire. ’’
        Finalement, je me levai tout en la poussant délicatement vers la porte d‘entrée pour sortir. Elle avait gagné mais j‘avais au moins pu me venger, ne serais-ce qu‘un tout petit peu. Glissant ma main autour de la taille de la jeune femme, elle avait retrouvé réconfort contre mon torse alors qu‘on allait tout droit vers de nouvelles aventures…


    Il passait une très bonne soirée et ce qui le rendait plus joyeux, c‘était de savoir qu‘il ne pouvait pas être dérangé. Chez lui, il aurait certainement eu son cousin sur le dos ou une tierce personne. Alors qu‘ici, ils étaient en quelque sorte coupés du monde. Et il pouvait partagé un délicieux repas avec une charmante jeune femme, ce qui ne le laissait pas indifférent. Le jeune homme ne quittait pas son regard de celui de sa petite amie, savourant les sourires échangés ou ses paroles qui se voulaient à la fois amusés et protectrices. Elle regardait l‘assiette se présentant devant elle, alors que Neal lui servait un verre de vin. ‘‘ J’ai encore quelques petites faiblesses, certes. Mais personne n’est parfait. ’’ Certes, elle n’avait pas tord. Et Neal ne l’été pas non plus, cependant la réponse de la jeune femme le fit sourire davantage. Elle pouvait parfois avoir une réponse tout à fait plausible. Oui parfois… Mais ce qu’elle savait aussi bien que lui, c’était que ses petites faiblesses, Neal les connaissait par cœur. Tout comme probablement elle connaissait celles du jeune homme, à savoir entre autre de ne pas savoir se contenir quand on le cherche un peu trop. Après tout on ne change pas une équipe qui gagne, n’est-ce pas ? Bien sur qu’il était souvent imbus de sa personne, et souvent méchant. Bien sur qu’il perdait facilement patiente et employer sans réfléchir ses mains et sa force. Mais Neal a toujours réagit ainsi, depuis son plus jeune âge. Et bien même si quand on embêtait Victoria, il n’agissait pas à la minute qui suivait, il l’emmenait la jeune fille loin de cette violence. Mais finissait toujours par retrouver les coupables et les avaient avec diplomatie et dans une rapidité que souvent, ses ennemis craignaient. Il n’hésitait pas à les faire passer pour des moins que rien, inventant des rumeurs les plus folles, blessant souvent leur ego au passage, comme si ça n’avait aucune importance. Alors si on analysait cette technique, il était évident qu’on se méfiait de lui, car beaucoup connaissent son manège et toute l’énergie pour réaliser son travail.

      « Et malheureusement pour toi, je les connais… »

    Avoua t’il alors que sa voix était malicieuse et qu’il glissa son pied sous la table et vînt effleurer la jambe nue de la jeune femme. Neal savait mieux que quiconque de quoi la jeune femme n’arrivait pas à résister. Et il n’était pas la pour se plaindre. Victoria qui était en train de manger, releva aussitôt son regard sur celui de Neal, où un sourire provocateur apparu au coin de ses lèvres. Ils avaient passés pratiquement un mois à se chercher de la sorte, à se titiller toujours un peu plus sans oser faire le pas. Aucun d’eux ne parlait de cette fameuse nuit où ils avaient faillis aller trop loin. Enfin tout dépend du point de vu qu’on a, néanmoins. Mais ils avaient jusque la, continuer de vivre, sans se poser de questions, savourant l’instant présent. Dès le premier soir, ils avaient couchés dans le même lit, enlacés l’un sur l’autre. Et jamais, il n’aimait autant dormir que ses dernières semaines. Il lui arrivait si souvent de la regarder dormir, n’étant pas un très grand dormeur. Malgré tout, aujourd’hui, Neal ne craignait pas d’aller trop loin et qu’elle le prenne mal; ou qu’elle le renvois sèchement sur les roses. Il avait largement plus confiance en elle et en leur relation pour se poser ce genre de questions. Et Victoria était tout aussi différente envers sa personne qu’elle ne l’avait été ses derniers mois. Il ne l’avait d’ailleurs pas reconnu, tant le changement était flagrant. Il était vrai que Neal l’avait cherché, peut-être mérité même. Mais il avait voulu à l’époque, la protéger de son absence. Et lui faire croire qu’elle devait l’oublier parce qu’elle n’avait plus d’importance à ses yeux lui paraissait être le mieux adapté. Elle l’aurait détesté, et aurait pu peut-être tourner la page plus facilement. Néanmoins il avait espérer qu’elle le retiendrais plus brillamment qu’elle ne l’avait fais. Mais elle fût probablement trop anéantis pour réprimander son action. Et elle s’était si lâchement faire par le jeune homme, qui ne pensait pas moins ses paroles. Dans le Michigan, tout était différent, et il n’avait pas envie de tourner la page. Même si on lui demandait pas son avis, il avait besoin de dire haut et fort ce qu’il pensait, mais craignais bien trop la réaction de son père pour oser dire quoi que se soit. Surtout que si sa famille lui tournait le dos, il n’avait personne pour l’accueillir et le soutenir, pas l’âge pour conduire ou se débrouiller seul. Bien que solitaire et particulièrement volage, Neal se débrouillait - à douze ans - déjà tout seul. Loin de cette histoire qu’il n’aimait pas parler, il sorti de ses songes, quand Victoria reprit la parole. ‘‘ Je préfère ne rien m’imaginer. Ou même ne rien dire. Je ne voudrais pas rendre ton programme ridicule face aux idées de génie qui pourraient me traverser l’esprit. Quand tu dis férocité légendaire, t’es limite effrayant, tu sais ? ’’ Le jeune Rowlands se mit à rire face à la réplique de la jeune femme, tout en grognant à voix basse et accentuer ses dents pour en faire des forme de croc. C’était comme le soir d’halloween où il était arrivé vêtue en loup. Qu’est-ce qu’il aimait ses animaux, surtout pour les légendes que sa tribu raconte ! Il aurait sans doute aimer - dans une vie antérieur - en être un, c‘était évident à ses yeux. Et d’une certaine manière, il avait le caractère pour ! Sans dire qu’il soit spécialement méchant, Neal a toujours eu un caractère assez odieux envers les gens, envers ses propres amis même. Mais la raison pour laquelle, il préférait fuir, c’était parce qu’il avait peur d’être piégé dans une trop forte amitié. Aussi paradoxal que cela puisse être, il ne voulait pas être faible au point d’avoir des remords de faire une crasse à un de ses proches. La vie est de toute manière faite pour être vécue en solitaire. Neal sait bien que dans la vie, on est toujours seul et qu’on doit tout faire pour ne pas être pris au vif. Alors il était vrai que jusqu’ici, il avait tout fait pour éviter d’être attaché à un maximum de personne. Malgré tout, Victoria avait quand même été l’une des rares survivantes à oser continuer de se propager dans son cœur, pour envahir désormais ses pensées. Et puis il y en a d’autres, certainement peu nombreux mais que Neal vouera un parfait attachement. La jeune femme n’avait pas voulu commencer à manger. Il avait beau attendre son signal, elle hocha sa tête en sa direction et Neal comprit qu’il devait une nouvelle fois, se désigner. Sourire aux lèvres, la première bouchée finit, Victoria en fit de même. Avant que Neal ne prenne la parole, répondant à la phrase précédente de la jeune femme.

      « Tu ressentiras à peine la douleur, promis… En attendant, j’attends toujours une réponse à ma question… Avoua-t-il en relevant son regard vers elle. »

    Il arborait une mine souriante et à la fois rassurante, malgré ses propos. Il était évident qu’il ne lui ferait aucun mal, si ce n’est éventuellement lui déchiqueter la robe sauvagement. Mais cette ‘douleur’ ne sera que meilleur pour la suite, n’est-ce pas ? Enfin, heureusement que Victoria avait quand même beaucoup d’humour pour supporter un grand gaillard tel que lui, ils ne seraient pas aidés sinon ! ‘‘Par contre, tu ne dois absolument pas être ridicule derrière les fourneaux. Ca me change radicalement des pâtes et des repas rapides de la maison. Tu sais mettre les petits plats dans les grands, dis donc. Je vais finir par croire que la magie de Noël existe vraiment, finalement. ’’ Quelque part, Neal était rassuré qu’elle apprécie son repas. Il s’était après tout donné du mal même si c’était un dîner tout simple. Et puis c’est un habitué de la cuisine, ce n’est pas comme si, il n’en avait jamais fais de sa vie. Toutefois, il cuisinait toujours pour lui, à part Tabby qui avait eu le droit à certains de ses repas, personne d’autres ne lui connaissait un talent de cuisinier. Jusqu’à aujourd’hui.

      « Puisque c‘est demandé si gentiment, j‘accepte de te cuisiner un repas par semaine, dit-il avant de sourire davantage, ma gentillesse me perdra… »

    Le jeune homme ne pu s’empêcher de rire de plus belle à sa réplique, comme si il allait lui cuisiner un seul et unique repas par semaine. Il allait encore se faire avoir, il le sentait venir ! Et s’imaginait aux fourneaux ne l’alarmait pas plus que ça, chose qui avait tendance à lui faire prendre ses jambes autour de son cou pour vite s’enfuir. Mais non, il semblait aimé cuisiner, alors faire de bon petits plats - exceptionnellement, soulignons-le - à la jeune femme ne le dérangeait pas plus que ça. Et puis Neal était un genre de ses hommes à tout faire, bricoler et s’occuper de la maison entre autre. Il était évident que des talents se cacher en lui et la présence de Victoria semblait aimer les faire ressortir. Enfin pour le moment, il n’y pensait pas plus que ça. Se levant une énième fois, il servit à la jeune femme la fameuse assiette de la dinde rôtie avec les assortiments de légumes et se rassoit de nouveau, en esquissant un sourire à la jeune femme, qui n’avait pas déplacé son regard de Neal. Une vingtaine de minutes après, ils avaient finis leurs repas. Du moins l’entrée et le plat principal. Il manquait tout juste le gâteau pour combler les deux grands adolescents. Ce n’était pas le meilleur repas qu’il avait goûté, mais on pouvait dire qu’il s’en était plus ou moins bien sortis. Certainement que d’autres - comme Andreï - aurait fais bien pire. Il jeta un regard vers la fenêtre, où la nuit était apparue lentement et se leva pour finalement mettre un CD, déjà dans le poste. Plongeant sa main le long du mur, Neal éteignit toutes les éclairages, sauf la petite lampe dans un coin, leur laissant ainsi le seul filtre de cette lumière pour voir où ils devaient allés. Enfin, il reprit sa place initial tout en posant sa main sur celle de la jeune femme, posée sur la table. La caressant, l’autre lui était utile pour porter son verre à sa bouche, où il bu une gorgée de vin. Grimaçant légèrement, il cherchait à vouloir faire le grand, mais il n’était pas un amateur de vin. A vrai dire, il n’aimait pas le goût que ça avait, bien qu’il adorait l’odeur.

      « M‘offrirais-tu une danse en attendant le dessert ? »

    Neal s‘était levé rapidement et lui tendit une main rassurante pour la faire venir valser à ses côtés. Entre temps, une douce mélodie se faisait entendre dans la chambre d‘hôtel, I will be right here waiting for you de Bryan Adams. Les pieds joint, la main tendue vers elle; il n‘attendait plus qu‘elle - la regardant amusé et particulièrement impatient.
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Mar 29 Déc 2009 - 1:31


♦ FLASH BACK.
20TH DECEMBER 2009

Pleine après-midi d’hiver. Les vacances d’hiver venaient tout juste de commencer et Victoria semblait décider à ne pas être d'humeur à se reposer, au grand damne de son compagnon. La famille Rowlands avait prit l’habitude de voir la jeune fille venir sonner chez eux. D’ailleurs, ce fut sur Tabitha qu’elle tomba alors qu’elle toquait à la porte, par simple politesse. Cette dernière, si elle avait plutôt surprise au début de la relation de son cousin, avait lâché un doux sourire avant de s’effacer pour la laisser passer. « Je te montre pas le trajet, tu le connais. Par contre, je crois qu’il est en train de se reposer. » Victoria lui lança un léger sourire complice avant de s’élancer dans la cage d’escalier, gravissant les marches deux à deux, parcourant le couloir et d’ouvrir la porte dans un grand fracas. Effectivement, il était adorablement en train de dormir – enfin, de faire une sieste. Dimanche après-midi oblige. La jolie blonde l’observa un moment. Si elle ne se mordillait pas aussi fortement les lèvres, à coup sûr qu’elle l’attaquerait de baisers. Cependant, si ceci était une méthode douce, il semblait qu’elle allait rester dans sa boite à idée. Victoria attrapa à un cousin avant de le lui taper la tête avec. « Debout, Rowlands. Allez, plus vite que ça. » Elle eut un léger soupir mais le visage pas moins déterminé en voyant que la seule réaction qu’elle avait le droit était un grognement avant qu’il ne se retourne, lui tournant le dos. Ses poings firent se poster contre ses hanches, les yeux plissés. Il ne voulait donc pas se lever ? Pourtant, ce n’était pas le moment de dormir. Et Victoria n’hésitera pas à le ramener à l’ordre. Elle sauta sur le lit, à ses côtés, et s’agenouille derrière son dos, le buste relevé sur la bête qui semblait s’être rendormi à poings fermés. On aurait dit un grand enfant avec une carrure un peu trop robuste pour lui tellement qu’il semblait inoffensif. Elle eut un léger sourire attendrissant de le secouer fortement par le bras. « J’ai dit debout. C’est plus l’heure de dormir. T’as encore quelques heures à patienter avant le grand plongeon dans les bras de Morphée. Mais pour l’instant, j’aimerai que tu dépenses un peu toute cette bonne énergie récupérée. » Neal grogna une nouvelle fois, tout en essayant de se dégager du bras de ce parasite infernal qui perturbait hautement son sommeil. « Dégages, Vicky. » ronchonna-t-il, faisant alors subir les gros yeux chez Victoria. Il venait carrément de l’insulter ou elle rêvait. Légèrement choquée, Neal profita de son moment d’absence pour se retourner sur le ventre et s’accrocher fermement à ses coussins, l’air bien décidé à ne pas vouloir bouger. La jeune blonde eut une moue songeuse avant de sourire légèrement et de s’étaler de tout son long sur le jeune homme, en baillant légèrement. Ce dernier eut un soupir agacé tout en exprimant une légère lassitude en sentant une masse venir s’installer sur lui. Décidément, elle était réellement décidée à ne pas le laisser en paix. « T’es vraiment une chieuse, on te l’a déjà dit ? » Victoria sourit légèrement avant d’aller nicher sa bouche contre l’oreille du jeune homme. « Beaucoup de fois. Moi, j’appelle ça la persévérance. » chuchota-t-elle délicatement alors qu’une de ses mains se dirigeait innocentement sous le tee-shirt du jeune homme pour mieux aller caresser son dos. Elle se mordilla faiblement la lèvre avant de laisser de doux baisers sur sa nuque, le faisant légèrement soupirer. « Continue comme ça et je me rendors. » annonça-t-il, ses yeux se renfermant doucement. Puis, il lâcha un léger cri mélangeant surprise et douleur quand sa douce petite-amie lui planta furieusement les ongles dans la peau, signe de désaccord. « Bon sang, Vicky ! » Cette dernière sourit tendrement tout en caressant, de son autre main, la mâchoire de son copain. « Je veux bien être gentille mais si tu n’y mets pas un peu du tien, je risque de ne pas le rester très longtemps. » susurra-t-elle d’une voix mielleuse. De toute façon, il était en position inférieure, il n’avait donc aucun argument valable pour contrer cette idée. « D’accord, j’ai compris. Mais tu pourrais te pousser, quand même, s’il te plait ? » Victoria hésita un moment avant de se dégager en roulant sur le côté. Neal se massa légèrement le dos en grimaçant tout en se retournant mollement, le visage sévère, avant de se redresser et s’asseoir en bordure de lit. La jeune fille l’observa de nouveau de dos alors qu’il s’étirait avant qu’elle ne s’approche à quatre pattes par derrière, installant son menton sur l’épaule du jeune homme. « Excuse-moi. » lâcha-t-elle, la moue coupable au visage. Aucune réponse ne vint et Victoria se renfrogna un peu plus. « Je suis sûre que t’as rien, va. Je peux vérifier ? » Prenant son silence pour un oui, elle retroussa délicatement le haut du jeune homme. Il n’y avait aucune marque, juste encore quelques petites rougeurs. Elle avait tout de même sous estimer la petitesse de ses ongles. Contemplant toujours son dos, la jeune blonde ne lâcha pas le tissu, au contraire, elle obligea physiquement Neal à le retirer. Ne réagissant toujours pas, il se laissa faire. Elle se débarrassa du vêtement sur le lit avant de caresser doucement une de ses épaules, tout en embrassant l’autre. Elle sentit le jeune homme se détendre un peu sous ses douces caresses avant qu’il ne l’attrapa par la taille et la pose sur ses jambes. Victoria eut un léger sourire alors que Neal semblait plus intéressé à aller titiller, attirer et chercher les lèvres de la jeune fille tout en la rapprochant un peu plus contre lui et son torse chaud, qui fut prit d’assaut par les doigts fins de la blonde. Cette dernière se sentait doucement fiévreuse, alors qu’il caressait tendrement le morceau de chair que son haut à elle laissait apercevoir. Elle craqua la première et attrapa ses lèvres dans une chaleur nouvelle. Quand il remarqua qu’elle se montrait un peu entreprenante, Neal souriait légèrement en la repoussant gentiment. « T’avais pas prévu quelque chose ? » Victoria fronça des sourcils, comme si elle ne voyait pas de quoi il parlait, avant de s’exclamer légèrement tout en haussant les épaules. « Ca peut attendre. » dit-elle d'un ton rapide, avant de vouloir reprendre possession de ses lèvres. Le jeune Rowlands eut un léger rire avant de poser un chaste baiser sur les lèvres de sa copine et de la ôter de ses jambes, avant de s’allonger sur le lit pour récupérer son tee-shirt. « Pas de faux bond, jeune fille. J’ai été réveillé par une sauvage, j’aimerai bien savoir pourquoi. » Ce fut à la jeune fille en question de finir frustrée. A croire que ce jeu n’avait jamais réellement de fin. Au plus grand plaisir des deux concernés.

Victoria Blythe était ce qu’on pouvait désigner une femme-enfant. Elle avait, de surcroit, la polyvalence de changer de caractère comme on change de chemise selon les circonstances. Evidemment, vous me répondrez qu’il en va de même pour tout le monde. Tout le monde ne peut rester soi-même en fonction des évènements. Seulement, non peu ravie d’être un brin lunatique à s’arracher les cheveux et à faire tourner son monde en bourrique, Victoria Blythe possédait aussi l’extrême faculté de changer d’humeur selon les personnes. Ainsi, ses frères pouvaient la voir comme une petite sœur très ironique, cassante, nonchalante et à la limite d’être une véritable petite peste. L’amour familial était ce qu’il y a de plus beau, aussi elle se montrait à la hauteur des exigences de sa très noble famille qui consumait un mythe assez soutenu à travers le monde entier, en particulier aux Etats-Unis et encore plus précisément, à Miami. Consumait et nourrissait ce portrait de l’entreprise familiale, qui se voulait convivial, exactement comme les réceptions que la Blythe Events Company pouvaient organiser. Il fallait avouer que, pour la cadette de cet empire, ce n’était pas forcément un rôle qu’elle se donnait de jouer. Elle aimait réellement sa famille. Les Blythe nichés au cœur du quartier d’Ocean Grove attiraient les regards les plus curieux – avant et maintenant encore. Tout le monde s’attendait peut-être à les voir froids, hautains, distants et supérieurs. De véritables personnes que tout le monde fuirait mais qui ne les empêcherait pas de casser du sucre sur le dos de la famille dans la presse, ne serait-ce que pour avoir quelques dollars en échange. Mais déjà, le fait d’habiter dans un quartier, en plein milieu de gens « ordinaires » et non dans un des palaces qu’ils pourraient s’offrir au large de la côte californienne était déjà un signe avant coureur de leur sympathie, non ? Alors certains furent vite descendus de leur nuage et ont dût revoir leurs préjugés. Certainement qu’ils étaient déçus. Ils avaient sûrement été beaucoup à être déçus. Mais n’était-il pas mieux d’avoir des voisins agréables plutôt que de penser à aller se faire de l’argent sur leur dos, crachant ainsi au monde entier que l’image de la compagnie était fausse et que les membres de la famille Blythe étaient arrogants et prétentieux. Mais c’était tellement, tellement loin de l’image qu’offrait Victoria et sa famille. Même si son grand-père, pilier et fondateur même de cette entreprise, était quelqu’un de sévère et de strict, il n’empêchait pas que sa propre mère avait réussi, et jeune, à imposer la marque familiale de la BEC. Ca avait été une victoire hautement félicitée. Et ce n’était même pas surprenant qu’à l’heure actuelle, ce soit sa propre génitrice qui est reprit les reines de l’entreprise. Ce discours pourrait se prolonger à l’infini cependant, ce n’était pas l’essentiel à retenir. Si l’amour familial était ce qu’il pouvait être le plus beau, alors l’amour en lui-même était quelque chose d’indescriptible. Ainsi, Victoria vouait une véritable passion à Neal Rowlands. Ce dernier pouvait avoir une vision largement plus positive vis-à-vis d’elle. Il faut dire que l’expression « Chassez le naturel, il revient au galop » était assez représentative de la demoiselle quand elle se trouvait dans une pièce où elle sentait le parfum de son copain voler à travers. Et pour cause, elle semblait tout droit retomber en enfance. Comme si la petite fille qui avait longtemps été emprisonné en elle revivait dès que ses doigts couraient tendrement sur la peau chaude du jeune homme, dès qu’il la prenait par la taille ou, tout simplement, quand il la regardait avec une tendresse presque irréelle. D’ailleurs, c’était certainement trop beau pour être vrai. Chaque instant passé avec lui, Victoria le savourait comme on savoure le plat le plus exquis. Et encore, la comparaison était faible. La jeune blonde avait bien en tête l’idée qu’on pouvait vouloir à ce qu’ils se séparent. Elle ignorait pourquoi mais elle s’en fichait. Elle n’y prenait jamais garde. Mais elle avait tout de même toujours peur. Même si sa confiance augmentait de nouveau de jour en jour, cela était indéniable et irréfutable, elle était effrayée. Effrayée de le perdre, de ne plus l’avoir à ses côtés quand elle ouvrait les yeux le matin ou quand elle frappait à sa porte. Effrayée quand il ne répondait pas à ses appels ni même à ses messages, écrits ou vocaux. Effrayée par l’ampleur de plus en plus grandissante de cette relation qu’elle avait, dans le fond, toujours voulue, toujours espérée, toujours imaginée. Effrayée de ne pas être à la hauteur de ses attentes, de ne pas le comprendre, de se sentir inutile et impuissante, de tout faire foirer. Effrayée par l’amour même qu’elle lui portait depuis tant d’années et la dépendance certaine qui en découlait. On pouvait dire qu’elle était hystérique. Une véritable accro à son copain. Qu’elle virait de bord comme la plupart de ces filles qu’elle pouvait croiser à la faculté. Qu’elle allait devenir complètement folle à force d’avoir une plus haute estime pour Neal que pour elle-même. Mais elle secourait fortement la tête dans une réflexion qui mériterait d’être réfléchie. « C’est lui que je veux. C’est lui que j’ai toujours voulu. S’il est revenu ici, ce n’était pas dût au hasard mais au destin. La question ne se pose pas. Je le veux lui et personne d’autre. » Prononcer ces simples mots à la frontière de ses dix-neuf ans seulement, n’était-ce pas un peu trop rapide ? Un peu trop insouciant ? Un peu trop simple ? Après tout, combien de filles de dix-huit ans n’avaient pas prononcé ces mots exacts dès qu’il y avait un garçon pour les attendre à la sortie des cours ? Ce qu’il vous frapperait certainement, ça serait l’expression que rejetait Victoria Blythe a prononcé ce discours si anodin. Son expression, ses traits, sa moue déterminée et vous oublierez de suite pourquoi vous avez douté de ce discours. Cette jeune femme avait toujours eut de l’ambition. Les idées claires. Ce ne serait pas étonnant qu’elle ait déjà planifié toute sa vie. Elle était ambitieuse comme jamais, persuadée qu’elle atteindrait tous ses objectifs en un claquement de doigts. Mais elle avait oublié les erreurs de parcours, les imprévus et les surprises. Et Neal Rowlands lui-même était sacrément perturbant dans ses projets d’avenir. Il y a encore un an, pour elle, tout était si clair, si lipide, si facile. Neal Rowlands ne faisait pas partit de son avenir. Elle faisait croire à tout le monde qu’elle était passée à autre chose. C’était long mais elle y était parvenue. A mentir aux autres. La blessure intérieure, elle, elle restait, coincée à jamais, tenant prisonnière une fillette qui avait besoin d’air pour respirer. Son air. Depuis quelques jours, cette même fillette retrouvait la vie. Le sourire. Et reprenait les membres du corps de la jeune femme à en devenir où elle logeait. Neal Rowlands était son oxygène. Elle avait besoin de lui pour vivre. Alors peut-être que vous prendrez Victoria Blythe pour une inconsciente, une fille qui ne comprend pas l’impact de ses mots et qui semble bien trop obnubilé par son copain pour avoir les esprits clairs. Mais cette expression sûre d’elle, déterminée et presque cassante vous ferra douter. Elle vous ferra douter car si vous ne pouvez pas comprendre ces mots, cet amour démesuré et absolu, c’est que vous avez manqué un chapitre. Ou que vous n'êtes pas apte à la comprendre. Vous aurez certainement envie d’en savoir plus. De savoir ce que ce visage à la fois fatigué mais envahit par le bonheur d’aimer et être aimer pouvait bien cacher. Malheureusement, un autre point différencie Victoria à toutes les autres ; elle n’est pas du genre à déballer toute son histoire d’une voix criarde et minaude. Non. Elle aura un sourire fin, presque rêveur et son regard émeraude brillera comme jamais. Mais vous ne serez rien car elle ne prononcera aucun mot. Parce que cette histoire, c’était celle de Victoria Blythe et Neal Rowlands et de personne d’autre.

« Et malheureusement pour toi, je les connais… » Le nez encore plongé dans le plat qu’elle savourait sans retenu, Victoria releva vivement la tête quand elle sentit quelque chose de chaud caresser sa jambe. Elle plissa les yeux quand elle remarqua la provocation hautement marqué sur le visage de son compagnon, avant de sourire légèrement. Elle sauta sur l’occasion pour se déchausser, ses doigts de pieds devenant de plus en plus meurtri par l’étroitesse de ces fichus talons, savourant pleinement la douceur de la moquette sous sa peau. Pourtant, ils avaient tout de même passé quelques stades du simple frôlement de jambes et autres jeux de pieds. Mais comme il venait si malicieusement de dire, il connaissait ses faiblesses. Et Victoria savait pertinemment qu’il n’ignorait absolument pas l’effet qu’il lui faisait. Après tout, ce n’était pas non plus pour rien qu’ils étaient ensemble. Un rien venant de sa part et elle sentait son cœur chaviré. La jeune fille savait aussi que cela était réciproque – ce qui était plutôt réconfortant à savoir. De toute façon, ils étaient faits pour se comprendre. Si la terre entière ne pouvait comprendre cette convoitise mutuelle, au moins, ils avaient la satisfaction d’avoir, à leur côté, une personne avec qui il n’avait même pas besoin de communiquer pour que le message passe. Et, franchement, c’était certainement le plus important. Quand Maât sortait avec Scott, elle ignorait tout bonnement pourquoi il s’absentait de plus en plus à la maison. Enfin, elle savait qu’il se rendait régulièrement chez lui mais elle trouvait qu’il y allait bien trop souvent, au point d’en dénigrer sa famille. Victoria avait toujours comme cela avec ses frères. Eux aussi avaient fini par tirer les voiles, l’un pour un simple road trip et l’autre pour ses études et, ensuite, son travail. Elle était assez possessive à leur égard. Et pourtant, la cadette reproduisait exactement le même protocole que son aîné. Elle passait énormément de temps chez les Rowlands, peut-être trop. Il était moins risqué que ce soit elle qui traine chez lui plutôt que l’inverse. Après tout, Victoria appréciait plus ou moins les membres qui habitaient sous le même toit de son copain – mis à part la fiancée de son cousin, qu’elle trouvait assez pénible avec ses regards appuyés et ses airs bougons. Mais pour rien au monde, elle n’en démordrait. La chambre de Neal était quasiment devenue son second refuge. Elle y passait le plus clair de son temps, quand elle n’était pas dans la sienne à quelques pas de la même rue ou à la faculté ou en ville. C’était d’ailleurs assez étrange. Lors de leur enfance, c’était d’avantage le garçon qui venait squatter ses lieux. Il avait toujours adoré la prendre par surprise, ne serait-ce que pour voir cette mine faussement refrognée ou inquiète quand il commençait à faire l’imbécile avec l’arbre. Alors cela ne l’étonna pas réellement quand il accentua ses propos de façon plus physique, plus tactile. Victoria y répondit par un simple mordillement de lèvre.

« Tu ressentiras à peine la douleur, promis… En attendant, j’attends toujours une réponse à ma question… » Son rire clair la fit sourire un peu plus. Victoria ne pouvait songer d’écouter les mauvaises langues en le voyant là, si serein, si éloigné de tout ça, l’air léger au visage. Sa bonne humeur était assez contaminatrice et voilà la jeune fille vite piquée. Elle s’était facilement prise au jeu et voilà plus de deux semaines que ce manège durait. Et ils n’étaient pas prêts de s’arrêter, apparemment. Mais la jeune fille avait besoin de ça pour avoir un semblant de répit. Pour garder la tête froide, pour lui montrer que la vie n’est pas qu’un gros gouffre perdu et obscure comme lui inspirent ses cauchemars. Fichus cauchemars. Ils semblaient s’intensifier avec le temps et pourtant, c’était toujours le même. Les seules fois où elle était un peu épargnée, c’était quand elle laissait les bras protecteurs de Neal s’enrouler autour d’elle pour mieux la rapprocher contre lui. D’ailleurs, ne pouvant plus se passer réellement de lui pour dormir, Victoria lui avait soudoyé un de ses tee-shirts, ne serait-ce que pour le plaisir de sentir son odeur dessus en guise de peluche, de porte bonheur. Enfin, quelque chose qui lui faisait penser à son petit-ami et l’apaisait, même quand il n’était pas là. C’était peut-être idiot, peut-être enfantin, peut-être stupide, peut-être niais mais Victoria en avait besoin. Et ce n’était pas le jeune homme qui semblait en être particulièrement dérangé. Il avait eut un sourire amusé, les bras croisés, l’air calme alors qu’il observait la jeune fille s’activer à chercher son bonheur dans la garde robe même du jeune homme. Et maintenant, la jeune blonde retombait quasiment en enfance en se trimbalant presque constamment avec ce même vêtement, qui parfumait agréablement sa chambre, son sac, sa voiture, tout. Et surtout, elle s’y blottissait de façon maternelle et amoureuse à chaque fois qu’elle s’endormait. C’était une façon comme une autre de sentir la présence de l’autre même durant son absence. Victoria eut un léger sourire ; effectivement, elle n’avait pas répondu à sa question et elle ne comptait pas y répondre. Dire ce qu’elle pouvait imaginer, certainement que c’était l’idée même de leur soirée. Et sûrement que Rhys prierait pour eux de façon assidue pour que son Seigneur les pardonne pour cet acte insensé. Elle eut un léger roulement d’yeux à cette pensée ; comme si Rhys Blythe allait prier pour eux. Et, surtout, comme si Rhys Blythe était un saint. Il n’était peut-être pas un assoiffé de chair – Dieu merci – mais il n’hésitait tout de même à déroger aux bonnes mœurs de son livre sacré pour simplement suivre son instinct masculin quand l’occasion se présentait. Enfin, de toute façon, Victoria était à mille lieux de penser à ce qu’on pouvait bien songer Rhys quand aux pensées de sa sœur. Et puis, elle était avec Neal, de toute façon, donc c’était déjà plus valorisant, glorieux et totalement normal. La jeune blonde se mordilla de nouveau sa lèvre avant de porter son verre à sa bouche pour cacher ce passage. Elle n’était pas forte amatrice de vins mais Maât n’hésitant pas à se servir un petit verre à l’occasion, elle avait déjà eut le plaisir de goûter.

Venant de toi, je suis sûre que la douleur sera douce.

Victoria eut un léger sourire taquin tout en reposant son verre sur la table. Etrangement, elle ne doutait pas en la capacité de destruction massive de Neal envers sa petite personne. Peut-être qu’il l’avait blessé par le passé, plus moralement que physiquement, mais cette époque semblait bien trop révolue pour qu’elle puisse songer à ce qu’il lui fasse du mal de nouveau. Il se montrait sous un caractère qu’elle ne soupçonnait pas vraiment depuis son retour et c’était très plaisant à vivre. Il était différent avec elle et elle aimait ça. Être l’exception qui confirme la règle, c’est un véritable avantage, dans le fond. Pouvoir être celle qui avait l’autorisation presque naturelle de le voir sourire, rire et préparer ce genre d’attention, elle jubilait silencieusement. Surtout parce que c’était ce qu’elle avait longuement attendu. Beaucoup trop longuement, d’ailleurs. Neal se retrouvait à être irréprochable depuis deux semaines et trois jours, après des mois et des années de reproches et de mépris formé par la blessure de la trahison qui lui étaient destinés. Et c’était peut-être ce changement de comportement vis-à-vis d’elle que certains pourront penser qu’elle n’est pas trop objective, que l’amour rend aveugle ou, encore, qu’elle ne voyait pas tout le mal que Neal pouvait faire. Cependant, elle en était plus consciente que personne. Dernièrement, au port. Mais si certains voyaient là une simple envie de se battre, la jeune fille voyait quelque chose de beaucoup moins simple. Et tout ceci, simplement parce qu’elle le connaissait. Avoir grandit avec lui laissait des marques, qui semblaient revenir un peu plus au fur et à mesure qu’ils étaient ensemble. Et ce n’était, ça non plus, pas pour la déplaire. « Puisque c‘est demandé si gentiment, j‘accepte de te cuisiner un repas par semaine. Ma gentillesse me perdra… » Ne pouvant se retenir, Victoria rejoignit le jeune homme dans son rire alors qu’il s’était levé pour aller chercher le plat suivant. Elle imaginait très bien Neal aux fourneaux et elle mit sa paume de main sur sa bouche l’empêcher de rigoler une nouvelle fois, créant ainsi de légers spasmes qui la faisait doucement gigoter sur sa chaise. Et puis, l’odeur de la dinde vient narguer son nez et elle se pinça les lèvres avant de relever son visage vers le jeune Rowlands.

Effectivement, la gentillesse et la générosité sont de véritables priorités pour toi, ça se voit. lança-t-elle, d’un ton sarcastique, tout en souriant d’un air narquois.

Quelques minutes après, Victoria posa avec délice ses couverts tout en soupirant faiblement d’aise, démontrant ainsi son appréciation face au repas offert. C’était largement mieux que les plats traiteurs dont elle avait le droit lors des réceptions de la haute société américaine. Au moins, chaque bouchée qu’elle avait avalée débordait non seulement de nourriture mais aussi d’attention et de tendresse. Et ça, c’était quelque chose qui avait fait un très bon voyage dans son tube digestif. Continuant à repenser à cette dinde avalée – Rhys semblait réellement déteindre sur elle – Neal s’était levé et une jolie mélodie, plutôt connue, enveloppa la pièce, en même temps que les lumières qui s’éteignaient. Victoria se redressa légèrement sur sa chaise, le regard qui regardait à droite et à gauche, comme si elle s’attendait à voir quelque chose ou quelqu’un apparaitre. Le Père Noël, peut-être ? Mais elle reporta son attention sur son compagnon quand il posa sa main sur la sienne. Elle eut un sourire amusé quand elle remarqua la légère grimace qu’il tira après avoir bu quelques gouttes de son verre. S’il se mettait à faire des choses qu’il n’aimait pas, Victoria finirait presque par culpabiliser. Mais elle n’eut pas le temps de réfléchir un peu plus sur les préférences de Neal que ce dernier se leva de nouveau pour lui tendre la main, le visage plutôt amusé. « M‘offrirais-tu une danse en attendant le dessert ? » La jeune fille glissa sa main dans la sienne et, sans prendre la peine de remettre ces fichues chaussures qui la faisaient plus souffrir qu’autre chose, elle se leva tout en se laissant guider par le jeune homme, qui la prit instinctivement par la taille. Victoria cala sa tête sur son épaule alors que ses bras entouraient son cou, tandis qu’il l’empoignait tendrement contre lui. La danse n’avait jamais été une des cordes parfaites à l’arc de la jeune blonde. Elle était même carrément lamentable dans ce domaine, à part si elle avait quelques grammes d’alcool dans le sang sur une piste déchainée. Mais sinon, elle n’avait pas hérité du gène de ses parents – qui étaient des danseurs hors pair. Au moins, le slow n’était pas trop compliqué, même si ses pieds nus avaient certainement peur de se voir ratatiner par les chaussures qui leur faisaient face. Victoria releva légèrement la tête pour atteindre l’oreille de Neal alors qu’une de ses mains retrouvait le trajet vers sa chevelure noir jais.

Merci, Neal. Pour tout. D’avoir été là. Et d’être revenu.

Elle se tut immédiatement, ne voulant pas en rajouter plus qu’il ne devait, tout en baissant légèrement la tête, ses yeux n’ayant pas croisés une seule fois ceux de Neal. Victoria l’embrassa tendrement juste en dessous de l’oreille avant de renforcer un peu plus leur étreinte. Oui, elle l’avait maudit. Oui, elle l’avait détesté d’être partit. Puis d’être revenu. Elle avait crié, pleuré, hurlé pour lui. Elle s’était détruite pour lui. Elle avait quasiment foutu son adolescence en l’air pour lui. Mais elle le remerciait. Elle le remerciait de l’avoir toujours faite sentir vivante même dans les instants les plus critiques. Elle le remerciait de l’avoir rendue plus forte mais plus fragile en même temps par son absence, et aussi par son retour. Elle le remerciait d’avoir été à ses côtés durant leur enfance. Et elle le remerciait plus que tout de l’aimer.

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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Jeu 31 Déc 2009 - 0:22

    Il fallait avouer que Neal prenait cette soirée très au sérieux. Jamais il n’aurait eu l’idée de tout ça pour une vague femme, une lointaine connaissance dont il se foutait éperdument. Il n’aurait pas puisé autant d’énergie à faire un repas alors qu’il aurait pu se facilité la vie en allant chercher une pizza au premier magasin. Et il aurait probablement finis sa soirée dans un cinéma ou dans un lieu où il aurait pu aisément tirer son coup, sans trouver aucun remord. Encore fallait-il que la fille soit à son goût. Particulièrement, c’était sa vie d’avant. Il saurait se retrouver dans sa propre définition, mais au jour d’aujourd’hui, tout lui paraissait différent. Déjà, il a toujours apprécié la jeune fille – il l’a toujours porté dans son cœur, en amitié au départ. Qui s’est transformé peu à peu en une attirance physique et intellectuelle. Dans le fond, elle était tout ce qu’il avait souhaité secrètement mais il ne voulait peut-être pas perdre cette si précieuse amitié et de prendre le risque de s’en faire une ennemie. Ou une de ses filles qui passent sans même lui apporter un seul regard. C’était ainsi qu’ils avaient longuement mûrit, qu’ils étaient devenus de grands enfants. Peut-être même que si Neal serait rester à Ocean Grove, ils seraient sortis ensemble – c’était du moins ce qui lui plaisait de croire. Il n’en était pas certain d’accord, mais après tout, quelle personne en aurait été choquée ?! N’étais-ce pas cette raison qui l’a fais partir de Ocean Grove ? Après tout, de génération en génération, les enfants suivent les traces de leurs parents. Suivent la tradition elle-même, comme Lincoln et Nuala. Et Neal est certainement l’un des premiers à ne pas se plier à cette règle d’or des Rowlands. L’un parmi tant d’autres - peut-être. On ne se vante évidemment pas de ceux qui ont résistés comme Neal, c’est ainsi qu’il ne sait pas si il est réellement le seul à réagir ainsi. Et si on ne cherche pas à le culpabiliser davantage ou si finalement, il y en a eu d’autres avant lui, ce qu’il espère au fond ! Il s’attendait néanmoins à ce qu’on ne le lâche pas si facilement, il s’attendait à voir son père débarquer l’une des première semaines où il était revenu à OG. Mais le néant. Pas même la présence de son frère s’était manifestée… Que cela ne tienne, ils ont qu’à rester dans le Michigan !

        FLASH BACK | DECEMBRE 2009
        Je n’aimais guère me rendre chez Victoria ses derniers temps, simplement parce que je ne trouvais pas encore la force de résister contre Rhys Blythe – me provoquant toujours davantage. Malgré les veines tentations de Victoria pour nous rassembler amicalement du moins, elle semblait avoir échouée. Parce que non seulement de mon côté, mais aussi celui de Rhys, c’était toujours la même histoire. Il suffisait que l’un de nous deux commence l’attaque, pour que le second renchérisse. Et malgré le temps qui s’écoulait, nous étions au même stade. Celui de deux gamins se disputant sur une même proie. De mon côté, je ne voulais qu’une chose : qu’il oublie le passé, qu’il se concentre sur le présent – par conséquent que je sois revenu pour le bien de sa sœur. De son côté, il voulait protéger la petite de la famille, en voulant l’éloigner du ‘loup rôdant’. Quitte à ce que je reparte, comme il me l’avait bien fait comprendre, mais je ne devais plus m’approcher d’elle, plus la faire souffrir. D’un côté, je pouvais parfaitement comprendre Rhys. Moi, qui considère Tabitha comme ma propre sœur – chose que je n’ai jamais eu, j’imagine mal supporter la présence d’un homme la faisant souffrir sans vouloir le défoncer. Je l’avais d’ailleurs défendue contre certains hommes plus d’une fois. Alors j’étais le mieux placé pour savoir combien c’est frustrant quand une des rares personnes qu’on aime, se fait lamentablement avoir sur toute la ligne. Et souffre. Dans ce cas précis, je pouvais tenter de le comprendre. Mais à la seule différence, c’est que je ne suis pas revenu pour la faire souffrir, je ne suis pas de retour pour l’abandonner une nouvelle fois. Bien sur, on ne sait jamais ce qui peut se passer, moi-même je n’en sais rien. Mais j’ai besoin d’essayer, j’ai envie d’y croire ! Ce fût pourquoi ce jour la, je ne lui avais pas montré mon désaccord. L’a t’il prit pour une de ses rares victoires ? Je ne le sais absolument pas, et je ne cherche pas à le faire. Ceci étant, cela ne veut absolument pas dire que j’ai abandonné ma proie si facilement. Seulement, j’évite d’imposer ma présence chez les Blythe, pensant qu’un jour ou l’autre, le ‘mal baisé’ aura calmé ses ardeurs. Le regard perdu vers l’étendu de l’océan, j’étais assis sur une branche de l’arbre qui nous appartenait depuis des années. Qu’on s’était – avec Victoria – approprié malgré lui et qui avait vécu notre histoire par notre biais de nos multiples et nombreuses discussions. Les jambes de chaque côté de la branche, ma main tenait fermement la branche au dessus de celle où j’étais assis. Sans connaître véritablement la réponse, j’avais eu besoin de m’isoler. J’avais beau faire d’énormes progrès concernant la vie à deux, ou encore la présence d’autrui autour de moi, je ne me sentais plus apte à accepter à la minute qui suit, la présence des habitants autour de la mienne. Autrefois, je les aurais envoyés balader, comme je savais si bien le faire, me faisant passer pour un méchant, pour une personne sans cœur. N’étais-ce pas ce que j’étais après tout ? Beaucoup vous le témoigneront ! Me laissant glisser le long de la branche, je descendis de l’arbre tout en me frottant pour retirer l’écorce de l’arbre sur mes vêtements, avant de récupérer ma voiture. La route n’aura pas duré très longtemps, que je me retrouvais devant chez Victoria. Hésitant un instant, je me faufilai finalement en toute discrétion dans son jardin puis grimpa à l’arbre qui me ferait arrivait directement dans la chambre de la jeune femme. Habituellement, on se séparait très peu mais j’étais persuadé de sa présence dans sa chambre ce soir. Une fois en haut de l’arbre, je tapai sur la vitre, un sourire sur mes lèvres.
        ‘‘ Neal, t’es complètement fou ! Dit-elle en premier lieu en se jetant à mes bras. ’’
        Soupirant tout en me fixant droit dans les yeux, Victoria n’avait jamais aimé que j’escalade pour différentes raisons. Déjà ses parents nous l’avaient interdit étant plus jeunes, parce que d’après eux, c’étaient dangereux. Heureusement que j’agissais en toute discrétion, mais c’étais sans compter sur la vieille femme habitant en face de chez eux, qui espionnait tout ses voisins sans exception en regardant par la fenêtre, et qui à chaque fois, avertissait les parents de mon amie. L’essentiel est que Victoria ne m’en tienne jamais rigueur, profitant bien souvent de ma présence. La seconde raison et sûrement plus plausible, était qu’elle avait peur qu’il m’arrive quelque chose, comme tomber de l’arbre ou quelque chose comme ça. Je le savais mais c’était plus fort que moi. J’avais besoin de savoir que quelqu’un s’inquiète pour avoir l’ombre de mon existence.
        ‘‘ Je pensais que tu avais compris que je n’aime pas quand tu escalades chez moi ! Poursuivit-elle comme si elle cherchait à me culpabiliser, il peut t’arriver n’importe quoi… Souffla t’elle dans un vague murmure. ’’
        En effet, elle n’avait pas tord. Je pouvais mourir à l’instant présent d’une crise cardiaque, comme d’une blessure à cause de la boxe ou de mes plans foireux – face à Esteban Carson par exemple. Je pouvais sortir de chez moi et me faire renverser par une voiture ou un scooter. Comme je pouvais avoir un accident de voiture ou encore être tué par un de mes ennemis. Le choix de ma possible mort restait vague et incertaine. Toutefois, j’avais confiance en mes possibilités de rester en vie, surtout ayant l’excuse de vouloir rester à côté de Victoria pour la protéger. Et puis, étant une femme, elle s’inquiète peut-être un peu trop. Toutefois, agréablement surpris, je prenais sa réflexion comme quelque chose de positif – sachant qu’au moins je manquerais à quelqu’un si je venais à partir de ce monde. C’était toujours favorisant.
        « Dit de suite que mes pauvres os ont pris de l’âge. Ironisais-je en la serrant contre moi. J’ai toujours escaladé, Vicky. C’est pas comme si c’était la première fois. »
        C’était une sorte d’excuse ? Peut-être à ma façon en effet. La regardant avec un sourire angélique au coin des lèvres, la jeune femme crispa ses yeux comme si elle cherchait à m’envoyer un sort, alors que je la tirais avec moi, sur son lit. La prenant dans mes bras, elle cala sa tête sur mon torse, alors que mon regard fixait le plafond de la chambre – d’un air songeur. Mes mains enveloppaient sa taille, l’aidant ainsi à se rassurer. J’étais toujours de ce monde et ne comptait malheureusement pas pour certains, d’en partir ! Elle se devait d’être rassurée ! Déplaçant ma main vers sa chevelure blonde, que je caressais d’un geste habile et tendre, je la sentais plus apaisée et plus calme. Fermant les yeux, un instant – je sentis que Victoria échappait peu à peu à mon étreinte, mais je ne cherchais pas à la récupérer plus que ça. Toutefois, j’entrouvris que très légèrement un œil pour voir ce qu’elle faisait, bien que je savais qu’elle n’avait pas quittée le lit. Sa main sur mon torse, elle s’était juste redressée, et se tenait penchée vers mon visage. Un sourire malicieux apparu sur mon visage, alors que je refermais par simple instinct mon œil, déposant ma main sur son dos que je finis par caresser d’une main douce, la passant au travers de son tee shirt.
        « Il faut que je te dise, Victoria Blythe, ma voix sèche et l’appellation de son nom entier la fît avoir un mauvais pressentiment, elle se retourna entièrement vers moi en posant un regard curieux mais inquiet sur le miens, je n’ai jamais été aussi heureux de ma vie qu’en ce moment. »
        Qu’en j’entend « en ce moment », c’était ses deux dernières semaines. Je me sentais quelque peu différent, pas forcément changé ou devenu la gentille brebis. Mais totalement apaisé et serein en sa présence, comme si je respirais la bonne humeur. Agréablement surprise, Vicky finissait par sourire face à ma phrase, rapprochant son visage du mien, tout en s’arrêtant à mon cou au passage, afin de l’embrasser lentement. Le rythme haletant, les yeux clos – mon cœur s’accéléra sans que j’en connaisse véritablement la raison. En faites, je ne voulais plus qu’elle s’arrête, tant cette sensation me procurait un bien fou. Aussi, je penchais mon visage vers l’arrière pour lui faciliter l’accès. Ma main continuant de caresser son dos, plus précipitamment alors que ses bécots s’amplifiaient. Quand elle s’arrêta, je rouvris les yeux - sentant son regard posé sur moi. Elle avança son visage, remontant le long de ma joue tout en continuant de me bécoter, pour finir son chemin à mon oreille pour me susurrer sa réponse.
        ‘‘ On est deux dans ce cas… Finit-elle par avouer, le cœur battant. ’’
        Cette phrase fût dite dans un simple murmure mais en ne m’ayant pas quitté du regard. Victoria continuant de me faire espérer, réemprunta le trajet jusqu’à mes lèvres cette fois-ci. Y volant un court baiser au passage, avant de se redresser entièrement. Elle finit par se redresser alors que je bougonnait un ou deux mots dans ma barbe.
        ‘‘ Aller ! Dit-elle en me donnant une tape sur ma joue, debout feignant ! ’’
        Croyait-elle qu’elle allait réussir à m’échapper ? Avant même qu’elle ne puisse me grimper dessus afin de se relever, je la pris par le ventre, tandis qu’elle s’apprêtait à se retourner et à marcher sur ses quatre pattes sur son lit. La roulant dans les draps, je manquai même de tomber du bord du lit si elle ne m’avait pas retenue de justesse. Victoria sur le dos, je m’étais redressé de façon à me retrouver sur elle, sans la toucher. Mes pieds prenant appuis sur le lit directement alors que mes deux mains étaient posées de chaque côté du visage de la jeune fille et se tenaient également grâce au lit. Me penchant, mon nez touchait le sien alors que ma bouche effleura ses lèvres, tendrement. Et j’y déposais un lent baiser, chose qui la faisait si souvent craquer.

    En effet, Neal n‘était pas un amateur de vin. D‘ailleurs, il s‘obligeait à en boire un verre ou deux, pour les bien fait. Car d‘après ce qu‘on dit, un verre de vin est bon pour la santé. Mais il devait se rendre à l‘idée, qu‘il trouvait le goût désagréable. Pourtant, ce n‘était certainement pas ça qui le stoppait. Tout comme il n‘était pas un amateur d‘alcool ni de tabac. Il avait évidemment eu sa période avec Esteban - quand ils étaient petits, il devait avoir une dizaine d‘années - où il avait fumé en cachette avec lui. A deux, ils s‘étaient tombés le paquet en l‘espace d‘une heure. Et avaient du même se cacher pour que personne ne puisse les voir, il n’y a pire que fumer dans une rue américaine ! A part cela, le jeune homme n’avait jamais fumé, pourtant attiré quand il se sentait mal. Quand à l’alcool, oui il en boit. Il lui faut bien des défauts non à ce jeune homme ? Malgré qu’il ne soit pas un alcoolique à en perdre la raison, il aime bien lors d’une soirée, boire un verre ou deux. Histoire de faire au moins quelque chose comme tout le monde, histoire de se détendre. ‘‘ Venant de toi, je suis sûre que la douleur sera douce. ’’ Douce et lente. Comme les baisers échangés ou encore l’évolution de son couple. Neal lui répondit d’un même sourire taquin. Jouant son jeu à la perfection même. Après tout c’était ce qu’elle voulait entendre. Et Victoria voulait apparemment qu’il l'avoue. ‘‘ Effectivement, la gentillesse et la générosité sont de véritables priorités pour toi, ça se voit. ’’ Parfaitement, c’était ainsi qu’il voyait les choses. Ce fût pourquoi le jeune homme paraissait fière. Du moins, il le laissait malgré lui entrevoir. Pourtant, Victoria était ironique et Neal s’en rendait compte. Voila pourquoi, il haussa les épaules en sa direction. Très certainement qu’il aurait été à ses côtés, il lui aurait filer un coup sur son bras pour lui montrer son désaccord. Si il aurait été gosse, il lui aurait tiré la langue. Pourtant, il rigolait avec elle à cet instant même. Il n’était pas spécialement susceptible - même si il s’amusait à l’être parfois. Et puis peut-être qu’elle n’avait pas tord, même si avec elle, il était tout à fait un être honorable et généreux. On ne pouvait pas en dire autant pour d’autres… Quand il se leva pour rejoindre la jeune femme et lui proposer une danse, il ne lui laissa pas le choix. La tirant à lui, il lui offrait l’un de ses plus grand sourires. Il n’avait même pas fait attention qu’elle avait retirée ses chaussures et pourtant, il ne lui écrasait même pas le pied. Peut-être par chance, il aurait été mal barré sinon… ‘‘ Merci, Neal. Pour tout. D’avoir été là. Et d’être revenu. ’’ Neal recula légèrement sa tête afin de pouvoir mieux l’observait, pendant que sa main, autrefois qui tenait la taille de la jeune femme grimpa jusque vers son visage. Mettant son doigt sur la bouche de sa petite amie, en guise d’une demande de silence, il restait cependant souriant. Ils continuaient de danser, tranquillement. On ne pouvait pas dire qu’il soit un très grand danseur, tout simplement parce qu’il n’aime pas véritablement danser. Cependant, il connaissait les bases, ayant un père assidu de ce côté. Il était vrai que Neal pouvait lui reprocher un tas de choses, comme de ne pas être souvent à la maison, de lui mener une vie dure et de paraître manipulateur et d’une arrogance infaillible même envers ses enfants – cependant il lui a énormément apprit de chose. La première lui venant à l’esprit – et sûrement la plus importante aux yeux du père - est la méfiance envers autrui. Toujours se méfier, quitte à rester seul dans son coin. Peu à peu, il apprend à faire la part des choses, à choisir ses meilleures connaissances, de façon à prendre les meilleurs. Et Victoria en fait partie. En faites, elle en a toujours fait partie, sans donner son opinion. Parfois, il arrive des choses ingérables et incontrôlables. Un simple regard, de vagues paroles suffisent à rassembler deux êtres opposés par leurs caractères – pourtant bien affirmés des deux côtés ! Le père Rowlands lui a également appris une politesse et ce côté gentleman restant ancré en lui. Comme tenir la porte aux dames, saluer poliment en serrant la main, porter des habits d’une classe supérieur. En soit, ne pas se prendre pour de la merde, et oui c’est une éducation strict tout ça. Mais également frapper les mecs, leurs cracher une haine démesurable ou encore se méfier de leurs braves intentions, font parti d’un gentleman ! Protecteur et envahissant tout en restant sur ses gardes. Tels ont étés les mots d’ordre que Neal a suivit à la lettre. Il ne se laissait pas vraiment approcher par les étrangers, et les rares y tentant malgré le regard réprobateur de ce dernier se faisaient envoyer sur les roses à la moindre parole déplacée. Il n’a jamais été un garçon facile à vivre, c’était évident. Il adore bouger et rire. Faire le pitre avec les personnes qu’ils côtoient et apprécient. Mais passé ce cap du duo, il se montre froid et hautain. Il est - et restera - toujours protecteur envers ses plus proches amis. Bien souvent, constitués de femmes d’ailleurs. Et les rares hommes survivants devront lui ressembler et ne pas s’apitoyer sur son sort. Mais si il avoue être une personne difficile à vivre, il n’en reste pas moins rempli d’attentions, comme faire le ménage ou encore ranger ses affaires. Étendre le linge, préparer à manger ou faire la vaisselle. Comme et surtout s’occuper du bricolage ou de la voiture. Bref, rare sont les trucs le dérangeant, tant qu’il ne fait pas toujours la même chose. Il était habitué depuis tout petit à être indépendant, il ne fallait pas croire que sa belle-mère lui faisait des cadeaux et son père étant bien trop souvent absent, Andrei et sa mère en auront bien profiter. Mais il ne disait rien, il ne parlait pas. Pas même à son père ou à Victoria quand il était encore à Ocean Grove. Après tout, il n’était pas le seul à vivre dans ce genre de situation, et il restait plus souvent hors de la maison qu’à l’intérieur, traînant chez les voisins et se faire détester. Traînant dans la rue ou sur un terrain de sport avec ses deux acolytes, Esteban et Duncan ! Continuant la danse, Neal la poussa lentement vers la chaise à la fin de la musique, tout en lui poussant cette dernière pour lui faciliter l’accès.

      « Ton dessert est servi… Dit-il en lui apportant la verrine de mousse de marrons, j‘espère qu‘elle est réussie… Ajouta-t-il, gêné. »

    Pour être honnête, il ne s’était jamais essayé un si grand repas. Quand il cuisinait, c’était souvent pour lui seul, et il n’était certainement pas autant intransigeant qu’aujourd’hui. Jusque la, elle semblait avoir apprécié, alors pourquoi cela changerait-il pour le dessert. Surtout qu’il est largement plus spécialisé dans les gâteaux et pâtisseries que le reste de la nourriture. Mais il n’avait jamais essayé de mousse de marron jusqu’ici et ne connaissait évidemment pas la qualité de la recette. S’asseyant à son tour, il attendit qu’elle commence à manger, alors qu’il venait de lui faire un signe. Aussi, sans attendre son verdict, il goutta à son tour. Au bout de quelques minutes, il prît son verre pour le remplir d’eau et buvait d’une traite. Tout en s’essuyant la bouche, il lui souriait, ne laissant passer aucune émotion qui aurait pu l‘aider à deviner ce qui se tramait dans la tête de son amoureux. Elle s’attendait probablement à quelque chose, ce fût pourquoi, elle restait silencieuse. Pourtant sereine, mais peut-être curieuse. D’une certaine manière, Neal attendait cette scène depuis maintenant trop longtemps. Il n’était pas de surcroît en ‘manque’ même n’ayant plus été dans un même lit qu’une autre femme que Victoria Blythe depuis plus de deux semaines. Même de n’avoir plus couchée avec une seule autre femme depuis ce fameux trente et un octobre. Il avait voulu l’attendre – qu’elle lui fasse signe dès qu’elle serait prête. Dès qu’ils seraient prêts. Plus d’une fois, Victoria avait faillie dépasser la limite ; plus d’une fois, il avait du se limiter à de simples baisers et caresses sans jamais devoir se laisser emporter par cette sensation si intense, qui le rendait à chaque fois fébrile. Bien sur, lui aussi a eu des moments de doute sur son éventuel don de lui résister. Et pourtant deux semaines après, ils en étaient au même point ! Celui d’une abstinence quasi parfaite afin d’attendre le moment adéquat. Un pari sans l’être, réussi. Peu auraient misés, et pourtant, voila le résultat. Et il se remerciait d’avoir réussi à résister, seulement pour savourer cet instant présent. A peine fût-il finis de manger son dessert, qu’il se leva d’un bond, sans rien avouer. Pourtant cet unique sourire sur ses lèvres laissait prévoir tant de chose. Et Victoria ne sera pas tant surprise de connaître ses pensées actuelles. Quoi qu’il en soit, Neal tira vers lui la jeune femme, tout en l’aidant à se lever de sa chaise. Il se tenait droit devant elle et tout en refermant l’étreinte de sa main autour de celle de la jeune femme, il l’embrassa tendrement en baissant vers elle, son visage. Il aurait pu lui offrir encore des tonnes de cadeaux, son imagination n’en manquer pas à l’appel – néanmoins, il voulait lui offrir le meilleur, celui qu’elle attendait depuis plus d’un mois – depuis ce fameux trente et un octobre. S’offrir à elle !

      « Sache, que tu es mon seul phare quand je me perd… Ma seule encre en pleine mer… Lui avait-il murmurer en effleurant son oreille. »

    Il était pour lui inconcevable de dire les choses telles qu‘il les pensait. Peut-être par faiblesse, ou de peur qu‘elle le délaisse à son tour. Il n‘avait jamais réussi à dire simplement ‘je t‘aime’ ou un mot y ressemblant. Il se l‘interdisait, par manque de confiance. Gardant chaudement ses mains dans celle de la jeune femme, il recula d‘un pas puis d‘un autre, tirant avec lui, Victoria. La jeune femme se pinça la lèvre tout en gardant ce sourire énigmatique sur ses lèvres. Dans un geste vif, elle descendit sa main le long du torse du jeune homme et au moment, où ils allaient s‘embrasser, elle le poussa sur le lit. Toujours ce jeu entre eux. S‘appuyant sur ses coudes, le jeune homme releva à peine son buste pour ne pas la perdre de vu, avant qu‘elle ne vienne le rejoindre, rampant le long de son corps, pour atteindre son visage. Prenant ce dernier dans ses paumes, ils s‘embrassèrent en premier lieu, lentement. Avant que cela ne devienne encore plus lent, plus profond et violent. Un baiser langoureux s‘ensuivit, alors qu‘il passa sa main dans la soigneuse chevelu de Victoria, alors que son autre main effleurait la taille de la jeune femme. Il fermait les yeux, se laissant aller dans ce simple baiser, qui pourtant enflammer lentement son corps. Roulant sur le lit, Victoria se retrouva à présent sur le dos, alors qu‘ils continuaient ce baiser ardent. Le jeune homme finit par lâcher prise sur ce baiser, tout en descendant vers son cou, pour y déposer des petits baisers, qu‘il ne comptait plus tant le nombre serait bien trop grand…
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Ven 1 Jan 2010 - 23:56


♦ FLASH BACK.
21TH DECEMBER 2009

Victoria ouvrit un œil, mollement, puis le deuxième, pour mieux constater qu’il n’y avait personne à côté d’elle. Elle se redressa légèrement mais fut tout de suite rassurée en entendant le bruit de la douche. La jeune fille s’abandonna en nichant sa tête dans les oreillers, ses bras enroulant ceux qui se trouvaient sous son visage. Un léger soupir d’aise traversa ses lèvres alors qu’elle refermait les paupières rapidement, profitant encore de quelques moments de répit. Et du répit, elle n’avait jamais semblé autant en prendre que dans les draps chauds de son copain. Non, ils n’avaient toujours rien fait mais ça ne les empêchait pas de dormir ensemble. Victoria se laissa bercer par le bruit de l’eau, qui provenait de la pièce d’à côté, avant de somnoler furieusement, prête à replonger pour grappiller cinq minutes de plus. Même pas trois minutes à peine, Neal déboulait dans sa propre chambre, serviette autour du cou et jean en guise de bas. Il se dirigea vers son lit, où il prit place à côté de celle qui, à son tour, ne semblait pas vouloir en sortir. Les genoux relevés, les bras posés sur ces derniers et les mains reliées, le jeune homme observait la jeune Blythe, qui semblait s’enfoncer une nouvelle fois dans son sommeil. Il passa sa main dans les cheveux blonds avant de parcourir dos puis d’agripper sa taille tout en se penchant doucement à son oreille. « Il serait peut-être temps de se lever, boucle d’or. » dit-il d’un ton doux, une note amusée au timbre – pas rare qu’il employait ce surnom, quand ils étaient plus jeunes. Victoria grimaça légèrement dans son oreiller avant de tourner la tête qui était hors de portée de Neal. Ce dernier la lâcha donc pour mieux s’extraire du lit et aller ouvrir d’un coup sec les rideaux qui empêchaient alors toute lumière de pénétrer dans la pièce. La jeune fille lâcha un juron avant d’empoigner un autre oreiller et de le planquer sur sa tête pour tenter d’empêcher tout contact avec la luminosité déjà bien prononcée pour l’heure. Neal lâcha un léger rire avant de reprendre la direction de la salle de bain. « Victoria Blythe, si tu n’es pas sur tes deux pieds quand je reviens, tu vas le regretter. » lança-t-il avant de refermer la porte. La concernée ronchonna tout en se retournant mollement, abandonnant sa nouvelle protection solaire sur le côté. Ses yeux verts furent éblouis et elle les plissa rapidement, ne serait-ce que le temps de s’habituer. Elle remonta un peu le drap sur elle, jusqu’à la bouche, à vrai dire, avant de bailler à s’en arracher la mâchoire tout en s’étendant comme un chat. Décidément, Victoria n’aurait jamais pensé rechigner de devoir se lever. Il y a un début à tout, comme on dit. La demoiselle se redressa lentement à l’aide de ses poings sur le matelas contre les oreillers avant de parcourir la pièce du regard. Elle bailla une nouvelle fois avant de ramper vers le sol au prix d’un immense effort. Elle passa la main dans ses cheveux tandis que l’autre se posait sur sa hanche, l’air de ne pas savoir quoi faire. Qu’elle soit sur ses deux pieds, c’était bien beau, mais si c’est pour rester comme une pauvre idiote debout, elle préférait faire la pauvre idiote couchée. Alors qu’elle lâchait un soupir, son regard tomba sur le bureau du jeune Rowlands. Victoria s’y approcha et prit place sur la chaise qu’il y avait. Les bras croisés, elle regarda s’il n’y avait pas quelque chose d’intéressant avant d’ouvrir un petit tiroir et voir crayon plus gomme trainassés, pauvres solitaires, dedans. Elle n’avait jamais su dessiner, c’était un fait. Et pourtant, elle prit les deux objets, s’amusant ensuite à faire tourner le crayon entre ses doigts, comme lui avait apprit Rhys – un truc assez inutile mais que la plupart des gens connaissaient et faisaient. Continuant ses recherches, la jeune fille mit la main sur des feuilles blanches encore vierges de toute trace externe. Faisant alors tapoter le bout du crayon sur la table, l’air songeur, elle entreprit un portrait de Santa Claus. Sa tête tenue par sa main qui était libre, Victoria ne fit pas gaffe à la porte qui s’ouvrait de nouveau ni même de Neal qui s’approcha par derrière et posa ses mains sur les coins de la chaise, regardant par-dessus son épaule. « Qu’est-ce que tu fais ? » La jeune fille eut un mouvement de sursaut avant de se retourner brusquement et de façon vive tout en levant les yeux. « Rien. Je... Je dessinais. » dit-elle, en mettant sa main en plein milieu de la feuille. « Enfin, j’essaie. » rajouta-t-elle surtout pour elle en se retournant vers le plan de travail. Le jeune Rowlands voulut alors attraper la feuille mais, ayant prévu le coup, la jeune Blythe posa brutalement sa deuxième main dessus avant de taper celle du jeune homme. « Même pas en rêve. » lança-t-elle d’une voix mauvaise, tout en prenant la feuille contre elle. « Oh, allez, Vicky, de quoi t’as peur ? C’est qu’un dessin. » lui demanda angéliquement Neal alors que Victoria s’extrayait de la chaise, la feuille contre elle et en reculant. « Justement, c’est qu’un dessin. Donc, ça a pas d’importance. Donc tu peux ne pas être obligé de le voir. Tu sais, avec le temps, mon coup de crayon est devenu plus nul que nul. » tenta-t-elle de justifier d’une voix rapide alors que Neal la regardait un peu de façon carnassière à son goût en s’approchant au fur et à mesure. Elle fronça légèrement des yeux alors qu’il ne semblait pas vouloir lâcher le morceau. Mais pourquoi Diable il ne voulait pas lâcher le morceau ? « T’as peur que je me moque, c’est ça ? » en déduit le jeune Rowlands. Victoria ne répondit pas mais son expression affichait clairement que, oui, elle avait peur qu’il se moque de sa version de Santa Claus. Tout le monde n’était pas né avec un crayon à la main. Mais quand même. Le visage soucieux, la jeune fille continua de reculer mais fut bien vite bloquée par le monstrueux, le traitre, l’immonde mur qui l’empêchait d’aller plus loin. Neal eut un sourire de victoire tout en s’approchant tranquillement d’elle. Cette dernière lâcha un léger sifflement de frustration alors qu’il lui bloquait le passage vers la porte la plus proche en posant sa main contre le mur, tandis que l’autre s’activait déjà à extraire le morceau de feuille de l’emprise de la jeune fille. « Pourquoi tu ne veux jamais coopérer, dis ? Il parait que, dans un couple, il faut tout se dire, tout partager et quasiment rien se cacher. Si tu ne me montres pas un simple dessin, ça va remettre ce jugement en question. » dit-il, subtilement, l’air sérieux mais le regard amusé et taquin. Apparemment, Neal semblait plutôt apprécier de devoir embêter et chercher sa copine dès le lever du lit. Au moins, ça avait le mérite d’être un bon réveil. Victoria secoua alors la tête négativement, resserrant un peu plus l’étreinte alors qu’elle sentait les doigts du jeune homme s’activer. Ce dernier eut un léger soupir avant de sourire encore plus. « Tu ne me laisses pas le choix, ma belle. » Cette dernière fronça une nouvelle fois des sourcils, inquiète, alors qu’il se penchait vers elle pour attraper ses lèvres. Oh l’idiot, l’abruti, le goujat, le traite, le salaud, il avait osé. Et le pire était que Victoria, malgré sa persistance à vouloir garder le contrôle sur elle-même, et surtout sur ses bras, se comportait comme la première des cruches, des empotées et des godiches. Et en bonne cruche, empotée et godiche qui se respecte, une de ses mains lâcha pitoyablement ce qu’elle tenait prisonnière contre elle pour aller la nicher sur la nuque de Neal, qui l’embrassait toujours mais qui n’en oubliait pas mois son objectif premier. Quelques secondes après, il se retira, brandissant fièrement la feuille entre ses doigts, provoquant l’interrogation puis la frustration de la jeune Blythe. Pour mieux pouvoir l’embêter, il prit ses jambes à son cou et courut hors de la pièce. « NEAL ROWLANDS, T’ES MORT ! » hurla Victoria en le poursuivant. Quelques minutes après, ils étaient dans le jardin arrière des Rowlands, la jeune blonde hurlant toujours des menaces de mort au jeune homme, qui eurent plus l’effet de faire rire le concerné plutôt qu’autre chose. Enfin, signe d’un certain épuisement, Neal s’abandonna dans la pelouse en passant la main dans ses cheveux mouillés alors que Victoria arrivait à sa hauteur et lui chiper la feuille des mains. « Emmerdeur. » lança-t-elle, en commençant à rebrousser chemin. Mais c’était sans compter sur la ténacité de Neal et ses facultés de persuasion qui l’amenèrent à la prendre par la taille pour l’asseoir sur ses jambes. « Gamine. » répliqua-t-il, avant que Victoria lui tire la langue avant de fixer droit devant eux – où se dressait la maison – l’air bougonnant. « Bon allez, Vicky. Montre-moi ça, qu’on en parle plus. S’il te plait. » Neal caressa tendrement son bras à l’aide de son doigt, avec une voix qui se voulait suppliante. La jeune blonde soupira lourdement avant de commencer à baisser les armes. « Tu promets de pas te moquer ? » demanda-t-elle, bien qu’elle savait que ce n’était pas très utile. « Promis. » répond Neal d’une voix bien trop solennel pour être prise au sérieux. La jeune fille lui tendit alors la feuille, sans la regarder, avant d’entendre un rire juste derrière elle, la secouant légèrement au passage par les jambes du jeune homme. « Excuse-moi, Vicky, mais... C’est censé représenter qui ? » se moqua Neal, ce qui la fit se retourner. « Santa Claus. » maugréa-t-elle, provoquant ainsi un rire grandissant chez le jeune homme et Victoria se releva, furieuse et piquée dans son propre amour. Il se stoppa avec difficulté, sa main devant la bouche. « Oh, t’es pas drôle. Je trouve que c’est une jolie représentation. Au moins, ça a le mérite d’être ... Personnalisée. » dit-il, avant de rire de plus belle. « Et ben, gardes-le en souvenir, s’il te plait autant. » lâcha-t-elle, avant de tourner les talons. La jeune fille, le pas raide, allait pour se diriger vers la maison, avant de se retourner une dernière fois. « Et ne m’appelle plus boucle d’or. » siffla-t-elle, en pointant son doigt. Enfin, Victoria prit les voiles, laissant un Neal totalement hilare dans le jardin. Mon Dieu, qu’est-ce qu’elle pouvait être susceptible avec le temps. Une véritable teigne. A croire qu’il déteignait sur elle. Il reposa son regard sur le dessin et étouffa un nouveau rire. C’était peut-être vexant mais mieux vaut en rire qu’en pleurer, non ?

Tomber amoureuse de son meilleur ami, n’est-ce pas légèrement trop facile ? S’emmouracher d’une personne qui vous est proche de vous n’était pas une simple solution de facilité ? « Rien n’est facile à partir du moment que vous le pensez. » dirait Victoria. N’avez-vous pas, ne serait-ce qu’une unique fois dans votre vie, fait preuve d’un peu de complexité ? De vouloir faire en sorte que les choses soient dures, difficiles et qui semblent pratiquement impossible à trouver la solution adéquate ? Et bien, la relation de Neal Rowlands et Victoria Blythe était un peu de ce genre. Chacun connaissait la solution à apporter au problème pour que leur manège cesse. Mais leur manque flagrant de vouloir faire simple avait certainement rendu leur relation plus importante, plus essentielle, plus épaisse. Alors oui, peut-être que tomber amoureuse de son meilleur ami était peut-être un choix quelconque de facilité. Mais un choix de facilité n’est jamais sans difficulté en conséquence. Victoria Blythe est tombée sous le charme indéniable du jeune Rowlands. Peut-être même qu’elle avait grandit et vécu avec sans pouvoir s’en rendre compte tellement que cela ne la choquait pas, ne la foudroyait pas. Mais Neal Rowlands était un personnage que rares arrivaient à suivre ou à comprendre, mais que tout le monde prenait plaisir à critiquer. A bien reconsidérer les choses, il était clair qu’être éprise de Neal n’était pas si facile que cela. D’une part par son caractère à la fois sauvage et taciturne. Et d’autre part vis-à-vis de son comportement envers elle. Sans prétention, Victoria n’ignorait pas qu’elle avait un taux d’attention de la part du jeune homme supérieur à ce qu’il pouvait donner à tous les habitants du quartier réunis. Sinon, elle le connaissait tout de même assez pour savoir qu’il ne prendrait pas autant de soin à vouloir la blesser, sans peut-être le vouloir. Mais cette époque semblait inexistante ou déjà très lointaine dans l’esprit de Victoria Blythe. Vous pouvez vous alarmer. Certainement que vous essayerez de remettre cette jeune blonde droit dans le chemin. Vous la traiterez peut-être d’inconsciente. Inconsciente d’être amoureuse de Neal Rowlands. Inconsciente de le voir en être absolu et parfait. Inconsciente qu’elle puisse lui vouer un amour sans limite. Peut-être vous serez paniqué de voir cette lueur délicate dans ses yeux fatigués. Mais rien ne semblait pouvoir lui enlever cette légèreté qu’il lui manquait tant. Vous auriez beau lui faire un monologue de plusieurs heures d’affilées sur les méfaits, actes négatifs et défauts de Neal Rowlands que cela ne changera absolument rien chez la jeune fille. Parce que, contrairement à vous, elle a cet espoir. Un espoir que vous n’êtes pas apte à comprendre, et encore moins à sentir. Elle avait foi, réellement foi en cette nouvelle relation. Bien sûr, il y avait encore quelques petites bavures. Bien sûr, il y avait encore des sujets tabous que ni l’un ni l’autre ne souhaitait pour l’instant abordés. Mais Victoria Blythe était confiante. C’était peut-être dur à comprendre ou à croire quand on pouvait connaitre la réputation que pouvait avoir son petit-copain auprès de la gente féminine. Si vous suggérez cela, elle haussera faiblement des épaules, le regard vague et la bouche clôturée. Au moins, elle peut se vanter d’avoir bon goût. Mais Victoria Blythe restait persuadée qu’il méritait de nouveau sa confiance. A quelques pas hésitants près, elle était prête à la lui redonner. Elle était sûre d’avoir enfin trouvé l’objet de son futur, sa perle rare, celui qui sera là durant les années à venir comme quand il était là. Elle pourrait refaire le monde à ses côtés, tant qu’il ne la quitterait pas. Pour l’instant, c’était sa seule espérance : qu’il ne la laisse pas. « Neal Rowlands est le pire des salauds » lui avait dit Hailey Caldwell, le mois dernier. Dire que Victoria Blythe ne l’avait pas pensé, ces dernières années et surtout ces derniers mois, relèverait du mensonge. Mais tout était effacé. Tout était balayé d’un revers de la main. Une longue période ignorée comme s’il ne s’était presque rien passé. Tout simplement parce qu’elle avait enfin ce qu’elle voulait. Aussi, vous pourrez certainement lui dire que Neal Rowlands n’est pas un type bien. Vous pouvez lui dire qu’elle n’était qu’une tête de mule à rester sur ses positions. Qu’elle était partisante de la facilité. Mais elle s’en fichera. Victoria Blythe ne laissera personne contrer ce qu’elle avait toujours voulu et qu’elle vivait en ce moment. Personne.

« Ton dessert est servi… J’espère qu‘elle est réussie… » Victoria s’était nichée en silence dans les bras du jeune homme avant que celui-ci décrète que l’heure du dessert avait sonné. Elle se laissa donc naturellement guider, avec le sentiment d’être de plus en plus un pantin entre les mains de son marionnettiste. Elle eut un léger sourire amusée à sa phrase avant de prendre un air sérieux et faussement critique en penchant son nez vers la mousse. Si Neal semblait ne pas être très sûr de lui pour la touche finale, cela ne semblait pas déranger sa copine, au contraire. Il lui fit signe de commencer et elle engouffra une première bouchée rapidement pour éviter de lui faire dire une bêtise comme elle pourrait en avoir la spécialité. La mousse de marron, dieu qu’elle aimait ça. Son père lui en faisait, quand il en avait la possibilité, et il n’était pas rare que la fille trépigne pour l’aider – et ne pas laisser de la délicieuse texture dans le fond d’un récipient, d’un moule ou sur une cuillère. Victoria eut un regard absent pendant un moment, le dessert ayant un doux goût de nostalgie. Mais elle reprit ses esprits nets en secouant brièvement la tête et en finissant en moins de deux la verrine. Son visage satisfait montrait clairement à l’apprenti cuisinier qu’il s’en était vraiment bien sortit, alors que ce dernier semblait ne pas vouloir quitter l’expression mystérieuse et énigmatique qu’il y avait sur son visage. Il restait silencieux et pourtant, Victoria savait qu’il n’ignorait pas la curiosité que ses traits formaient. Alors elle finit cul sec son vin – hautement déconseillé – en même temps que Neal se leva une énième fois de sa chaise, contournant ainsi la table pour lui attraper la main. Elle suivit son geste avant qu’il ne rejoigne ses lèvres de façon rapide mais tendre puis se diriger vers son oreille.

« Sache, que tu es mon seul phare quand je me perd… Ma seule encre en pleine mer… » Victoria eut un léger sourire, comprenant mieux que quiconque l’impact que cette phrase devrait avoir sur sa personne. Sur ce point là, ils se ressemblaient assez. Chacun n’était pas du genre à passer son temps à se glisser des mots doux à l’oreille. Neal était peut-être plus câlin de ce côté-là, tout de même. C’était souvent lui qui lui disait des phrases qui avaient le don de l’embraser, voire de la mettre mal à l’aise. Aussi, ne trouvant rien à redire de plus exceptionnel, elle se contenta de garder ses lèvres closes. Gâcher un tel moment par une phrase mal placée et bourrée d’ironie n’aurait pas été des plus intelligents. Et Victoria savait quand il fallait retourner sept fois sa langue dans sa bouche par moment. Et la soirée présente faisait partit de ces moments-là. Devinant clairement ses intentions, la jeune blonde se laissa guider vers le lieu central de la pièce, alors que Neal lui lançait un regard qui en disait long sur la suite des évènements. Arrivés en bordure de lit, alors que le jeune homme voulait reprendre possession de ses lèvres, elle recula légèrement la tête tout en laissant naviguer sa main sur son torse et de le pousser clairement vers les draps. Un sourire amusé s’installa sur ses lèvres, en le regardant un bref instant, comme si elle voulait le faire un peu attendre. Mais elle-même ne put faire durer cette proximité, bien trop grande à son goût, très longtemps. Aussi, Victoria se dirigea lentement vers le visage du jeune homme, en rampant délicatement sur chaque muscle de sa personne, après avoir relevé son jupon à mi cuisses. A califourchon sur lui, la jeune blonde le prit par sa chemise pour l’inciter à relever son buste contre elle. Elle empoigna tendrement la mâchoire du jeune homme alors que ses lèvres retrouvèrent très naturellement le chemin qu’elles désiraient. C’était un baiser plutôt lent, subtil mais terriblement frustrant. La jeune Blythe avait fait glisser une de ses mains à la nuque du jeune homme pour accentuer un peu le rythme en le pressant toujours plus contre elle. Neal se mit à jouer avec ses mèches blondes tout en caressant soigneusement sa taille alors que leur ardeur se faisait un peu plus ressentir par la prise d’une certaine violence dans le baiser qu’ils se livraient. Une légère pression du jeune homme fit comprendre à sa copine qu’elle devait se dégager de lui pour lui laisser prendre les initiatives, chose qu’elle fit s’en même y penser, bien trop occupée à garder leurs lèvres liées. Victoria n’avait toujours pas bougé ses bras autour de son cou, le maintenant toujours au plus près de sa frêle personne. Instinctivement, ses jambes se mêlèrent à celles du jeune Rowlands, qui venait de quitter sa bouche pour se nicher dans son cou, la laissant haletante. Ses lèvres avaient virées dans un léger rouge pâle sous la pression du baiser et laissaient s’échapper quelques soupirs de plaisir qu’elle tentait, parfois, vainement de retenir en se mordillant furieusement la lèvre, tout en lui offrant un peu plus son cou sans l’ombre d’une contrainte. Il l’enflammait. Littéralement. Le bas de son ventre lui picotait furieusement et pourtant, elle trouvait la torture douce et particulièrement savoureuse. Peut-être qu’elle s’emballait vite. Victoria n’était pas sous effet d’un alcool ou d’une substance illicite. Elle était juste amoureuse. Neal Rowlands était à lui seul une drogue qu’il lui sera difficile d’échapper après cette nuit, se plaisait-elle à croire. Un de ses pieds nu remonta lentement le bas de pantalon du jeune homme pour aller caresser de façon agile et douce son mollet, son tibias et sa cheville, après en avoir profiter pour libérer les pieds de son compagnon de leur cage en cuir. Les yeux fermés, la jeune fille tenta de regrouper un minimum d’esprit clair et une respiration presque normale avant de sourire légèrement.

Neal ? chuchota-t-elle. l’interpellé leva la tête, l’air soucieux et inquiet. J’étais pas censée avoir un lit en guise de cadeau ?

Victoria avait ouvert les paupières et baissé légèrement la tête pour croiser le regard de Neal, qui se détendit aussitôt à l’écoute de sa question ainsi que devant le sourire amusé de sa douce prisonnière. Cette dernière profita de ce léger laps de temps pour se mettre sur ses coudes et rapprocher leurs visages, en titillant la bouche du jeune homme tout en laissant leurs nez se caresser tendrement. Elle l’embrassa furtivement sur le coin des lèvres avant de s’extraire de son emprise en ramenant ses jambes vers elle et en reculant vers le centre du lit. La jeune fille souriait toujours, ses doigts s’agrippant à la chemise de son petit-ami pour le faire venir avec elle. Faisant dos aux coussins, elle se mit à genoux sur les draps alors que Neal s’était rapproché de nouveau d’elle, lui faisant face. Victoria avait reprit un air sérieux, son doigt parcourant avec avidité la mâchoire carrée du jeune Rowlands, leurs regards plongés l’un dans l’autre et leurs souffles se mélangeant agréablement.

Je serai toujours là pour toi. Qu’importe les autres... elle se mordilla légèrement la lèvre avant de presser un peu plus son front contre le sien. Tu es le seul qui a toujours compté.

Sa voix s’était finit dans un faible chuchotement, les yeux mi-clos, sûre de ses paroles. Il faut dire que si sa vie entière devait ressembler aux deux dernières semaines qu’elle venait de vivre, oui, elle pouvait amplement dire qu’il était la personne la plus importante pour elle. Il avait toujours été ce manque en elle, la pièce manquante de son adolescence pour qu’elle puisse totalement vivre. Oui, c’était sûrement angélique, paradisiaque ou encore romantique de penser cela mais ce n’était pas forcément une façon de penser, mais une simple réalité. Victoria lui embrassa la joue avant de rejoindre ses lèvres, alors que ses doigts partaient entreprendre de douces caresses sur son torse par-dessus la chemise, qu’elle déboutonnait au fur et à mesure et sans se presser. Enfin, la jeune Blythe glissa vers son cou avant de s’attaquer à un morceau de peau, qu’elle embrassa et mordilla tendrement pendant un long moment, tout en faisant remonter ses doigts sur les bras du jeune homme, après l’avoir débarrassé de son vêtement. Un fin sourire apparut de nouveau sur ses lèvres tandis qu’un de ses doigts touchait délicatement la couleur violette qui était apparue. Un simple suçon comme on n’en faisait plus.

Maintenant, tu m’appartiens. dit-elle, d’une voix taquine.

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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Sam 2 Jan 2010 - 14:39

    Le jeune homme changeait peu à peu de caractère. Même la vision de sa vie. Si il n’aurait jamais pensé autrefois, tomber amoureux d’une femme; il avait lamentablement échoué. Bien sur, sa vie de couple ne se résumait pas qu’à boire et coucher avec elle. Elle ne se résumait pas non plus à braver les obstacles et le danger, seulement pour avoir la sensation d’être irréel ou intouchable. Pourtant, il fût un temps où la provocation et le mépris faisaient parti de son quotidien. Si il pouvait rester froid et odieux envers les autres, il ne pouvait s’empêcher d’être doux et attentionné envers Victoria. Probablement, beaucoup seraient jaloux, et ne disent que du mal de ce couple sans les connaître véritablement. C’est toujours plus facile de rabaisser quand on ne connaît pas, ceci étant Neal ne laissait pas de place pour ce genre de discours et n’avait jamais été témoin d’une personne osant qualifier son couple comme être hypocrite ou simplement de ne pas aller ensemble. Il faut dire qu’avec sa réputation, il est éventuellement pensable qu’on ose pas, et c’est tout à fait honorable et intelligent de la part des autres habitants. Parce que si il essayait de calmer ses ardeurs masculines - souvent difficilement gérable avouons-le - il n’empêchait pas qu’il soit toujours sur ses gardes et plutôt méprisable à souhait. Victoria tenterait de le calmer, comme à chaque fois. Mais il doutait qu’elle y parvienne, si on l’énervait vraiment. D’un côté, c’est ce qu’il espérait, car si elle arrivait à chaque fois à ‘‘l’endormir’’ sous prétexte qu’il devait se montrer plus fort face aux autres, cela le dérangeait fortement. Ainsi, il ne pourrait pas la protéger comme il le souhaitait et cela lui paraissait être une faiblesse. Autant pour elle, que pour lui. Neal avait toujours vu les bagarres comme une résolution d’un problème. On le cherche, on le trouve. Et ce n’était guère plus difficile à comprendre que cela. Sous ses apparences d’un enfant calme, souriant, posé. Limite d’un visage angélique, il était une teigne. Un de ses rares enfants qu’on aime éviter dans les moments de doutes et de représailles. Pas tant il fait peur sur le moment venu, car il agit bien souvent sans réfléchir, impulsivement. Mais parfois, il lui arrive de ne rien dire, et de ne rien faire qui le mettrait en danger. Seulement, quand la vengeance retentit c’est souvent pire qu’un coup de boule, ou qu’une vulgaire bagarre. L’obstination et être rancunier ne sont pas deux bonnes choses, sauf pour Neal - qui lui permet de prendre sa revanche, de faire payer à la personne ce qu’elle lui doit. Et d’une manière comme d’une autre - avec ou sans le temps, il le prends !

    Il était évident qu’elle aimait le taquiner, autant que lui prenait plaisir à le faire. Il n’y avait aucune force physique - ou presque, dans ses moments la. Bien souvent, c’était seulement par la force des obstacles étant dans la même pièce qu’eux. Comme un meuble, ou un mur s’opposant au désir de l’un des deux grands adolescents, privilégiant la victoire de l’autre. Neal n’avait jamais su réellement ce que signifiait être adulte. A vrai dire, il avait du mal à y penser, pour la bonne raison qu’il ne l’était pas, mentalement. Il avait beau imposer sa force, son intelligence et sa supériorité flagrante - il n’en restait pas moins un éternel gamin qui ne voulait pas grandir. Bouder ou tirer la langue à sa petite amie le satisfaisait peut-être déjà beaucoup. Tout comme, il adorait faire des paris avec certains de ses collègues, comme de combattre d’autres à la boxe ou dans n’importe quelle activité physique. Il a beau avoir un physique d’adulte, il tente de garder une éternelle enfance. Il ne voulait finalement pas grandir, cela ne l’intéressait pas. Il avait toujours vu le monde des adultes comme une chose responsable et où on était contraint d’être agréable et approchable. Hors il n’a jamais été comme ça. Et cela ne lui convenait pas. Non, il rêvait de vivre pleinement ses passions, avec pour seule amie; sa compagne. Dans le fond, il avait peut-être peur de l’inconnue, de devoir faire des choix, d’être forcé de choisir entre une vie saine et profitable, & ses passions qui étaient tout à ses yeux, qui ne sont autre que la vitesse et le dessin. Dans une autre vie, chez une famille moins riche, il n’aurait probablement pas pu vivre de ses dessins, tant cela ne lui aurait jamais rapporté suffisamment d’argent pour vivre sa vie. Mais il aurait sans doute aimer l’attention et l’amour qu’on lui aurait apporté. Car sa relation avec sa famille actuelle était tendue, malsaine. Elle n’était que par intérêt, profit. Et il imaginait être, un père différent du sien; il imaginait devoir confier à son propre fils ce qu’il a apprit lui-même étant gosse. N’en retenir que les avantages tout en voulant préserver ses enfants d’un monde méchant et absurde. Dans le fond, il aimait son père, mais il est trop fière pour l’avouer, et il lui en sera toute sa vie, reconnaissant. Reconnaissant de lui avoir inculquer des valeurs sure et détachée. De lui éviter de pleurer à la première baffe qu’il prend, de lui éviter de sombrer dès la première chute. De lui avoir appris le respect des autres, la délicatesse de faire du mal quand on le cherche, l’obstination de ne jamais lâcher sa proie. Et surtout de lui avoir donné l’espoir de conquérir Victoria Blythe. Inconsciemment bien évidemment; car le fait de repousser cette amitié, a donné la force à Neal de la reconstruire en cachette. Peut-être que sans son père, sans cette faculté à devoir fuir chez lui, de devenir indépendant - il ne se serait jamais attaché à la jeune fille. Et pour tout ça, il avait imaginé être proche de ses enfants, d’être différent quand à l’approche de ses mots utilisés. De se méfier peut-être des étrangers, mais pas de s’isoler comme on lui avait appris. Parce que dans le fond, il en est conscient - et en souffre plus qu’il ne le montre. Seulement à force d’apprentissage, à force de coups bas - Neal ne peut finalement pas changer - plus, du moins. Très imaginatif, il s’était toujours imaginé - plus grand - avec Victoria dans une maison de campagne et lui en avait fais part à l’époque. Ils s’étaient finalement évadés une petite heure, s’inventant mille et une histoires sur l’éventuel futur que Neal lui avait inconsciemment proposé, parce qu’elle était sa confidente. Cela n’avait pas effrayé la jeune petite fille à l’époque, cela au contraire a probablement été plus que positif, et elle avait continué la suite de l’histoire, Neal se laissant bercer par sa voluptueuse voix. A penser que Neal serait un jour père pourrait en effrayer plus d’un, soyons honnête. Et pourtant derrière cette carapace quasi épaisse, tant elle prend toute la place autour de son cœur, Neal pourrait se révéler être l’un des plus doux et attentionné qui puisse exister. Il adorait, étant petit venir chez la famille Blythe, tant il avait toujours prit monsieur Blythe comme un exemple sacré. Il ne restait pas énormément avec lui, profitant plutôt de son amie, cependant il était en admiration devant la complicité que Victoria possédait avec son propre père. Il n’en était pas véritablement jaloux, ou il ne le remarquait pas - mais il aurait tant espérer avoir la même avec le sien. Alors finalement, il s’était décidé naturellement à avoir une complicité exemplaire avec ses propres enfants - si un jour il viendrait à en avoir.

        FLASH BACK | mars 1999
        Nous étions vendredi soir. Ce qui implique un programme chargé et où on ne doit rien oublié. Depuis le début d’année, j’avais pris de bonnes résolutions, mais Victoria n’en pensait pas moins et me le répéter souvent ‘ Je dois travailler aussi… ’ Qu’est-ce qu’elle pouvait m’énerver à toujours vouloir bosser. Elle en aurait le temps quand elle sera grande non ? Ou en semaine, si elle le souhaitait. Moi, je ne travaillais jamais le week-end. Oh, que ça, jamais. C’était peut-être la raison pour laquelle, j’étais inférieur à elle, disons je tournais autour des quatorze. Et cela me suffisait amplement, ce qui souvent me permettait de pouvoir bavarder en cours, ou d’avoir au moins l’excuse de mes résultats. En sortant de l’école, j’avais attendu Victoria et nous avons finalement discutés de ce que nous ferions. Quand en prenant place dans le bus jaune, j’eu une idée.
        « Vicky, tu veux pas qu’on se fasse un ciné ce soir ? Dis-je enthousiaste seulement à cette idée, Oh, aller dis oui… L‘implorais-je de mon regard. »
        Bien sur qu’elle ne s’y opposera pas vraiment, dans la mesure que de toute manière, on devait passer la soirée ensemble. Qu’on aille dans le parc ou au cinéma, ça m’étais bien égal. Mais je dois avouer que j’ai un grand penchant pour le cinéma, peut-être même que plus tard, je travaillerais dedans et que j’aurai une salle qu’à moi, où je pourrais regardé n’importe quel film, n’importe quand. Assis sur le siège, je fixais mes pieds, m’étant absenté durant quelques minutes, rêvassant sur mes éventuels futurs métiers. Bien sur, mon père avait déjà tout prévu, il m’en parlait déjà. Il voulait que je devienne l‘héritier de sa société - déjà populaire à l‘époque. Il m’a même dit que j’en avais la carrure et que je suis certainement le seul - même étant le second - à avoir les idées assez droite pour réussir, avec en prime l’obstination et la fierté. Il faut dire que je ressemble beaucoup à lui sur ces points, plus qu’Andreï. Je ne dirais pas que c’est mieux, ou plus mauvais, on ne devient pas parfait du jour au lendemain. Je crois qu’on né parfait. A cette idée, j’eus un rire froid. C’était absolument pathétique de s’imaginer Andreï dans le bureau de papa, avachi sur le siège en cuire, les pieds sur la table en train de donner des ordres aux employés. Non, il faut quelqu’un sur le terrain, courageux, et modeste. Je n’ai que neuf ans, Victoria huit, et j’ai l’impression que tout est planifié pour nous rendre la vie heureuse et facile. A part bien sur, mes parents. Je ne m’imagine pas vivre comme mon père, même si son travail de directeur lui rapporte assez d’argent pour vivre aisément notre vie. Je ne m’imagine pas être trompé par une femme que je n’aime pas, et tromper celle-ci avec d’autres femmes. D’ailleurs en parlant de ça, j’ai surpris mon père la semaine dernière, dans son lit avec une rousse, me semble t‘il. J’ai aussitôt refermé la porte, et il a eu beau me dire que c’était ma ‘mère’, je sais qu’elle n’est pas rousse. Il a prétexté que c’était soit j’avais mal vu à cause de la pièce sombre, soit elle a mit une perruque, m‘a-t-il confirmé sur le ton de la plaisanterie. Et il croyait que j’allais avalé ça. Une snobinarde mettre une perruque rouquine pour satisfaire les besoins physique d’un homme. Peut-être ses fantasmes, qui sait… J’avais neuf ans mais quand même, pas neuneu à ce point ! C’était limite si ça n’était pas triste qu’on puisse me juger de la sorte. Qu’importe, je suis Neal Rowlands, décidé à faire ce que j’ai envie de vivre ! Et là, j’avais envie de retrouver ma charmante amie au cinéma. Aussi, ce fût pourquoi je retourna mon visage vers elle, en lui implorant des yeux d’accepter. La jeune fille leva les yeux au ciel - pourtant enchantée par cette idée, dans le fond j’en suis persuadé !
        ‘‘ Bon d’accord, Neal Rowlands… Me dit-elle pour commencer, mais je choisis le film et UN film, pas deux ! Précisa-t-elle, fière d’elle. ’’
        M’enfonçant dans le siège, je venais de soupirer fortement en tournant la tête de l’autre côté. Aller au cinéma pour voir des films à l’eau de rose, non merci ! Surtout qu’elle était bien trop contente d’aller au cinéma pour ne rien me préparer… Ah non, je ne pouvais pas laisser faire ça, pourtant j’avais la terrible envie de lui demander d’aller voir Unbreakable. Enfin le bus s’arrêta pour laisser descendre des personnes, l’arrêt où Victoria descendait. Elle posa sa main sur ma cuisse comme pour m’appeler. Malgré moi, je détournais mon visage mais je la regardais de haut, ce qui la fît sourire, se penchant vers moi, elle me chuchota :
        ‘‘ Neal, une dernière chose, tu es absolument craquant quand tu me boudes… M’avoua t’elle sans scrupule de me laisser l’air bougon. ’’
        Et elle se leva pour passer entre le siège avant et mes jambes, me bousculant sur son passage alors que je lui laissais nullement la facilité de passer, ce qui ne semblait pas lui poser problème ! Et sans se retourner, elle descendit du bus pour rejoindre Maât qui l’attendait à l’arrêt, me faisant un petit signe de loin. Que je répondis par un sourire pourtant angélique, et j’en profita pour faire une grimace à Vicky qui rigolait, tout en reprenant sa route avec son frère.
        (…)
        ‘‘ Papa, je dois aller avec Neal au ciné ce soir, ça te dérange pas ? Demanda Victoria; assise sur les genoux de son père. ’’
        ‘‘ Non ma chérie. Tant que tu restes prudente et avec lui… Répondit son père en lui caressant ses cheveux blonds, il savait que de toute manière je la protégerais bien plus que je ne me protègerais. ’’
        ‘‘ Comme c’est mignon, tu as vu Maât, elle va au cinéma avec son amoureux… Ironisa Rhys en rigolant tout en lassant une cacahuète en l’air et la rattrapant avant qu’elle ne touche le sol. ’’
        ‘‘ Et tu te crois marrant peut-être ?! Répondit-elle du tac o tac, en gardant une expression sérieuse. ’’
        Finalement, la jeune fille se prépara et attendit dans le salon, sagement. Quand la sonnerie retentit et que sa mère me découvrit derrière la porte, la jeune Victoria était déjà à mes côtés. Mon père emmenait toute sa famille au cinéma, surtout Andreï, qui devait retrouver des copains. Et j’ai même fait les recommandations à ce dernier concernant Victoria et ne laissa pas celle-ci à côté de mon blaireau de frère. Non, je préférais m’asseoir au milieu des deux dans la voiture, donnant des coups de coude à ce dernier, volontairement. Quand nous fussent arrivés au cinéma, mes parents allèrent d’un côté, Andreï de l’autre pendant qu’avec Victoria, je me disputais quel film on allait voir.
        « Aller sois sympa… Joignant mes deux mains entre elles, je me penchais vers elle, unbreakable chuchotais-je avec un air angélique, battant des cils comme les filles le faisait face à leurs ‘amoureux’, me foutant d’elles au passage. »
        ‘‘ Jeune homme, j’avais dis quoi ?! Répliqua la jeune fille en me fixant d’un regard noir. ’’
        « Que tu viendrais avec moi au cinéma ce soir, content de moi, j‘arborais une mine souriante. »
        ‘‘ Et… Insista t’elle. ’’
        Levant les yeux au ciel, je fis mine de réfléchir avant de poser ma main sur ma lèvre inférieur, comme si j’étais en plein cours de mathématiques, et qu‘on me posait un problème. Enfin, je finissais par hausser les épaules, comme si je ne semblais pas comprendre où elle voulait en venir. Pourquoi ma mine angélique ce soir ne marchait pas ? J’y mettais pourtant du mien…
        ‘‘ Et bien, je vais te rafraîchir la mémoire… Continua-t-elle, un sourire vainqueur sur les lèvres, high school musical, ajouta-t-elle en posant son doigt sur le document du cinéma, où Zac et Vanessa apparaissaient. ’’
        « Et voila qu’est-ce que je disais ! » pensais-je. Fulminant au fond de moi, j’enchaînais le pas, même si elle partait vers la caisse pour prendre les billets.
        « Victoria, je ne peux pas te laisser acheter ses billets, je me penchais vers elle, c‘est la honte des films américains ce truc… Chuchotais-je près de son oreille. »
        ‘‘ Tu as intérêt d‘être un amour pendant le film… Deux billets pour unbreakable… ’’
        « Merci. Serrant le poing comme pour me féliciter, je lui envoyais un baiser avec ma paume, ironisant toujours les gestes féminines. »
        ‘‘ Et seulement parce que je suis gentille et adorable… Précisa-t-elle en me tirant la langue. ’’
        J’avais quasi envie de rire mais je m’y abstenais au cas où, elle changerait d’avis. Achetant les deux billets, nous prenions finalement place dans la salle. Quand il commença, la salle se tût pour écouter le film. Quelques instants après - arrivé à un peu moins de la moitié du film, j’étirai mes deux bras, en faisant mine de bailler. Victoria, qui était assise sur ma droite ne détourna pour autant pas le regard, quand dans ce même geste d’étirement, je passa mon bras droit derrière elle, le posant sur le dossier du siège, tout en l’enveloppant, comme les couples s‘amusaient à le faire.

    Il se sentait parfaitement dans son élément, bien qu’il paraissait un peu moins sur de lui qu’habituellement. Si parfois, il était assez odieux et hautain dans ses moments, face à Victoria; il semblait vouloir dépasser ses limites. Il voulait lui procurer plus de bien qu’il n’en avait jamais procuré aux autres jeunes femmes. Il voulait qu’elle se souvienne de ce premier noël, de cette première fois ensemble. C’est pourquoi, il était tenté de vouloir prendre le dessus mais la laissait par moment l’avoir aussi, pour ne pas qu’elle se frustre. Il resserrait l’étreinte, ne lâchant pas sa bouche et ne stoppa encore moins le baiser. La jeune femme enleva d‘un geste précis les chaussures du jeune homme avec son pied. Il lui facilita la tâche en restant immobile et en l‘aidant du mieux qu'il pouvait. ‘‘ Neal ? ’’ Relevant sa tête vers elle, son regard était anxieux mais à la fois curieux. Qu’avait-elle ? Très vite, son côté protecteur fît surface, arrêtant ainsi toute respiration pour l’écouter. ‘‘ J’étais pas censée avoir un lit en guise de cadeau ? ’’ Le jeune homme leva les yeux au ciel tout en laissant tomber sa tête, d’une manière lasse et soulagé, sur le matelas. Car il avait toujours peur qu’il lui arrive quelque chose, qu’il lui fasse du mal - même inconsciemment. Il avait un passé houleux et méprisable, il le savait. Mais il ne supporterait pas de la perdre, pour ce dernier. Et si elle lui demandait de se calmer, de faire des efforts, il accepterait très certainement sans rechigner et sans une once d’hésitation. Pourtant, elle ne lui en avait jamais parlé, elle le prenait comme il était ! Une excuse de plus pour savoir qu’elle était celle qui l’avait toujours cherché. Elle le connaissait aussi plus que les autres, et le comprenait mieux que quiconque. Neal ne savait pas dans quoi il s’était lancé mais il adorait rester avec elle et devoir la protéger & la taquiner mieux que quiconque saurait le faire. Elle était la seule en qui il avait confiance. Elle a toujours été la seule d'ailleurs. Alors d’où lui venait cette peur de se confier ? Il avait fais énormément de conneries plus jeune, et savait qu’un jour ou l’autre, elle viendrait à l’apprendre. N"anmoins, il ne l’espérait pas, c’est pourquoi il ne se confiait jamais. Maintenant qu’elle était sa petite amie, c’était encore pire. Et s’imaginait Victoria Blythe en éventuelle femme le faisait frémir, tant elle connaissait ses passions, son caractère, son enfance par cœur. Il avait forcément peur que ça se retourne un jour contre lui, il avait beau avoir confiance, une méfiance envers autrui était quasi présente dans son esprit. Peur qu’elle le rejette pour un autre, peur qu’elle s’isole de lui, peur qu’elle lui cache des choses importantes. Pourtant lui-même lui cachait la présence d’une fiancée, lui cachait la présence d’une obligation de se marier avec elle. Il avait rejeté la faute sur ses parents mais il était perdu. N’était-ce pas ce qu’il voulait ? Est-ce qu’il avait été charmé par Cudy ? N’y avait-il pas dans le fond, un minime sentiment de culpabilité de l’avoir abandonnée, comme il l’avait déjà fais avec les habitants d’Ocean Grove ? Neal était-il une personne de confiance ? Pourtant, croyez le ou non, il a toujours espéré gagner la faveur de Victoria. Il a toujours été attiré par cette jolie blonde, tant la complicité était au maximum. Ce n’était pas une amourette, quelque chose de physique, où il partirait quand il aura tirer son coup. Sinon il aurait chercher à le faire bien plus tôt. Au contraire, devoir la maintenir loin de lui avait été sûrement l’un des pires choix qu’il avait du faire. Car il savait qu’elle pourrait aller voir ailleurs, si il attendait trop. Cependant, c’était une façon comme d’une autre de tester son couple, de la tester elle aussi. Lui également. Et il était fier d’y être parvenue, aujourd’hui, c’est l’accomplissement de deux semaines d’attente et de repoussement. Son futur avec Victoria Blythe était parsemé d’embûches, il le savait, le sentait. Il savait qu’il devra faire des efforts, comme ne pas se démonter aux premiers obstacles. Mais il l’aimait, elle semblait aussi l’aimer. Alors il n’y avait plus de problème apparent. Et affronterait chaque obstacles, main dans la main - quitte à en perdre la vie, si ce choix était à faire. Neal Rowlands se battrait jusqu’au bout, pour elle !

      « Je ne vois absolument pas de quoi tu parles… Soupirant tout en plongeant son regard dans le sien, il s‘était complètement redressé, ne me dis pas que c‘est ça que tu imaginais pour ton cadeau de noël - un lit ? Dit-il, un sourire amusé sur ses lèvres. »

    Il tentait vainement de ne pas rire, tant il était amusé par le simple fait qu‘elle puisse le croire. Pourquoi voudrait-il lui offrir un lit, alors que le sien est suffisamment grand pour accueillir deux personnes et y être à l‘aise. Pourquoi voudrait-il se séparer de sa douce alors qu‘il aimait tant s‘endormir dans ses bras, collé à elle. Il aimait aussi la regarder dormir et la voir en sécurité dans son propre lit l‘apaiser. Alors l‘histoire du lit n‘avait été qu‘une feinte supplémentaire afin d‘obtenir plus d‘information sur son éventuel cadeau - chose où elle ne s‘était pas laissé piéger. Et puis Neal aimait trop le contact de sa peau pour vouloir une seule minute s‘en dégager. Ceci étant, Victoria savait qu‘il rigoler. Elle le connaissait suffisamment pour percevoir ses délicieuses idées pour obtenir ce qu‘il voulait : elle. Et rien que le fait de la savoir sur un autre lit - même seul, le fit ce soir se rapprocher simplement du corps de sa jeune amie. Ressortant peu à peu de cette idée affreuse, Victoria l’embrassait tendrement mais trop rapidement avant de ramper sur le lit, le tirant dans cet élan par sa chemise où elle n’y trouva aucune opposition. Enfin, si ils ne s’embrassaient plus, Neal ne quittait plus son regard de celui de la jeune femme, tout en allant la rejoindre alors que la main de Victoria le touchait avidement. ‘‘ Je serai toujours là pour toi. Qu’importe les autres... Tu es le seul qui a toujours compté. ’’ Ses yeux brillaient, tant elle ne pouvait pas savoir à quel point elle le rendait heureux. Il n’avait pas pour habitude qu’on prenne sa défense ni même qu’on lui dise ce genre de phrase, qui le touchait cependant en plein cœur. Il finit par sourire, peut-être tentait-il de cacher une certaine peine au fond de lui. Peine d’entendre ce genre de chose à seulement dix neuf ans. La seule preuve d’amour de sa famille est sa dégringolade dans les escaliers à huit mois parce que Andreï avait tenter de tuer son petit frère, par jalousie. Surtout que ce dernier s’en ventait à chaque fois qu’il rencontrait des gens susceptible de devenir proche du jeune homme. Son ego en prenait à chaque fois un coup et sa haine n’en ressortait que plus grande. Quand à ses parents, il ne connaît pas sa mère, l’ayant abandonné; pendant que son père, lui promettait un mariage forcé. Alors question amour, il en avait forcément manqué et ne savait finalement pas ce que c’était réellement. Victoria lui en avait toujours donné depuis petit et lui en donnait encore aujourd’hui. Il resserra tendrement sa main autour du visage de la jeune femme, effleurant sa joue d’un baiser avide de tendresse. Même si il n’avait jamais apprit à en donner. Encore moins à en recevoir. ‘‘ Maintenant, tu m’appartiens. ’’ Neal lui offrait l’un de ses regards intense et à la fois nerveux. Malheureusement pour Victoria, il n’appartenait à personne, sauf à lui-même. Cependant, il aimait - peut-être comme elle - qu’on lui appartienne. C’était alors dans un sourire narquois, et puissant qu’il glissa ses lèvres le long du bras de la jeune femme, se recroquevillant sur lui-même tout simplement parce qu’elle entreprenait ses caresses sur son torse. Ses caresses avaient tendance à endormir sa méchanceté, à l’apaiser malgré lui. En position de boule, le jeune homme lui offrait la possibilité de lui appartenir une seule et unique fois, chose qu’il n’avait jamais permis à une seule femme jusqu’aujourd’hui. Pourtant, elle le savait, Neal est bien trop volage pour se faire à l’idée d’être soumis ou avoir une simple image d’appartenir à quelqu‘un. Malgré tout, il aimait cette sensation que Victoria veuille en être l’auteur des faits. Très certainement, qu’un jour, il se soumettrait à l’idée de se donner corps et âme pour une seule passion, à une seule femme, pour une seule nuit. Mais ce n’était certainement pas ce soir. Non, aujourd’hui il lui faisait autant de bien qu’elle, lui en procurait également mais l’échange s’arrêtait vainement à cette image. Suçon ou pas. D’ailleurs sa peau lui avait tiré quand elle le pressait de cette sorte, mais il n’avait pourtant pas détourner sa tête ni s’était retirer de cette emprise. La douleur lui était particulièrement proche et vivable pour supporter la pression des dents de la jeune Blythe. Ce n’était qu’un baiser douloureux, accompagné d’une sensation physique proche de l’épanouissement. Seulement parce que c’était Victoria qui la lui procurait. Pourtant, il n’avait rarement été pris à ce piège, rarement on le lui en avait fais. Mais la jeune femme tentait toujours de dépasser ses limites, bravant le danger parce qu’elle connaissait trop bien Neal pour douter de lui. Très certainement qu’il aurait émis un quelconque repoussement si cela aurait été une autre femme, comme peut-être pas. Mais avec Victoria, il voyait les choses différemment, n’ayant absolument pas de crainte sur ses éventuelles douleurs. Une marque violette ressortait sur son cou parfaitement mâte, une chose qu’il n’aimait pas. Il aurait eu l’impression qu’on ne voyait que ça. Alors, il n’y pensait plus; se laissant divinement porté par le flot de sensation qu’il voulait procurer à sa belle compagne. Ce fût pourquoi, il s’agrippa à sa taille, la faisant tournoyer sur eux même. Se retrouvant en dessous du corps de la jeune Blythe, Neal passa une de ses mains sur le dos de la jeune femme, avant de détacher la fermeture éclair de la robe de Victoria, où ses bretelles étaient devenues lâches et où le haut de sa robe jaune s‘enleva d‘elle-même. Neal qui se trouvait sur son dos, en profitant pour ramper le long d’elle, la tenant par la taille pour l’éviter de trop forcer et déposa des chauds baisers sur son ventre en inspirant profondément comme pour lui lâcher de l’air chaud. Fermant ses yeux noirs, Neal effleura le long de son ventre, laissant Victoria sur sa réserve tant la douceur lui procurait quelques chatouillements, tandis qu’elle se laissait parfaitement faire en fermant elle-même ses yeux verts. Alors que sa bouche remontait un peu plus haut, laissant sa main effleurait le dessus de son soutiens gorge, il sentait le cœur de celle-ci battre plus rapidement qu‘autrefois; le sien avec. Enfin, Neal glissa sa main lentement autour de la taille de la jeune femme, alors qu’à son tour, son pied habile, lui permettait de faire glisser la robe délicatement sur le corps de la jeune Blythe. D’une étreinte prisonnière, il se retourna; repassant à nouveau sur elle, s’allongeant de tout son long sur le corps quasi dénudée de la jeune Blythe. Ses baisers chaud et ardent brûlaient avec envie et passion, ne se dégageant plus de la bouche de celle-ci.

      « Tu es en train d‘avoir ce que tu voulais, Vicky, dit-il avant d‘embrasser plus intensément le long de sa joue, et tu es - et seras - la seule à pouvoir en profiter… Ajouta-t-il en chuchotant à son oreille. »

    Profiter de quoi ? De son corps; de lui. De tout ce qu’elle voulait et lui avait reproché en début de mois de ne pas avoir. Si ce souvenir semblait lui avoir fait plus de mal qu’autre chose, il n’en restait pas moins convaincu, que c’était grâce à cette conversation qu’ils étaient aujourd’hui ensemble. Pourtant, il avait peur qu’une fois qu’elle aurait ce qu’elle désirait, qu’elle s’enfuie. Comme il avait su le faire avec ses anciennes conquêtes. Ça n’avait jamais été douloureux à ses yeux parce qu’il connaissait ses limites. Celle de ne jamais tomber sous le charme d’une femme. Il se l’interdisait par peur de souffrir. Et il laissait aujourd’hui, le choix à Victoria d’avoir la possibilité de ruiner son cœur instable. Dans le fond, il ne serait pas étonné qu’elle ne l’aime finalement pas, et qu’elle se permette de le jeter, comme un déchet. Comme il l’a toujours fais avec les femmes, ce serait comme un revers de médaille non ? Bien sur que si, et il en était conscient. Mais vouloir repousser l’ultime amour de sa vie le mettait tout autant en danger. Et puis, il n’avait plus envie de la repousser, plus envie d’attendre. Plus la force… Son expression montrait clairement qu’il était fière, sa voix était d’une douceur infinie, cependant basse. Il lui avait parlé avec sûreté, avec passion, avec envie. Et il avait pesé ses mots. Ce n’était pas simplement des mots formant une phrase; mais bien une sorte de promesse. Inconsciemment, c‘était une façon de lui dire qu‘il resterait fidèle, coûte que coûte. Et qu‘au fond, il l‘a toujours été avec elle. D‘une certaine manière, il n‘a jamais trompé une de ses éventuelles petites copines, et seulement d‘une certaine manière. De l‘autre, beaucoup pensent qu‘il les trompait. Tout simplement, parce qu’il ne sortait pas officiellement avec elles, donc à ses yeux il pouvait aller voir ailleurs. Il n’avait aucune attache, voila ! Mais ce n’était sans doute pas au goût de certaines femmes. Finalement, il n’a jamais eu de réelles petites copines… Ou quasi inexistante, car il couchait avec une fille qu’il avait rencontré en boite de nuit, et seulement durant une seule nuit. Parfois, il lui arrivait d’avoir cette même femme plusieurs fois et de couchait avec elle - comme Jhordan Kennedy pour n‘en citer qu‘une. Mais soyons honnête, combien en a-t-il réellement aimé ? Aucune bien évidemment. Pas au sens propre du moins. Pour sur, il s’attachait à chacune d’elles, au fil du temps il avait finis par les apprécier. Mais comme éventuellement des amies, des copines. Pas comme une petite amie. Inconsciemment peut-être, gardait-il cette place pour mademoiselle Blythe, la reine de la curiosité. Reine de son royaume où il régnait - son unique reine.

      « Je te le promets… Termina-t‘il de dire, en pressant Victoria contre lui. »

    Il était convaincu de ce qu‘il disait mais c‘était peut-être trop demander de le croire. Pourtant, il ne voulait pas qu‘elle en doute, il ne le supportait pas. Il connaissait lui-même sa réputation, et tout ce qu‘on peut penser d‘un homme comme lui. N‘oublions pas que c‘est un homme et qu‘il connaît ses propres besoins mieux que quiconque, ses désirs, ses faiblesses, ses fantasmes. Mais au jour d‘aujourd‘hui, c‘était différent. Il touchait au bonheur, il touchait à ce qu‘il avait toujours espérer et voulu. Alors il serait probablement con de tout rompre, de tout casser seulement pour une envie stupide que de toute manière, il trouvera chez Victoria. Et malgré toutes ses conneries, il avait besoin de lui promettre de ne jamais croire aux autres. De ne jamais se laissé manipuler par quiconque. Elle vaut mieux que tout ça, elle vaut mieux que ses langues bien pendues et ce désir de le voir à nouveau malheureux. Même si il faisait souffrir les autres, même si on le traitait d‘incapable de ne pas s‘apercevoir de la chance qu‘il pouvait avoir. Il en avait conscience ! Et les dernières phrases de Victoria arrivaient à l‘apaiser encore un peu plus. Son pied glissa le long de la jambe droite tout en remontant sur son intérieur de cuisse, où il prenait plaisir à effleurer avec lenteur, comme si il cherchait à lui procurer plus de bien qu‘elle ne le faisait pour lui. Son pied redescendit de la même manière sur son autre jambe alors que sa main gauche avait pris otage les deux bras de Victoria. Réunissant ses deux mains, l‘une sur l‘autre au dessus de la tête de sa petite amie, appuyées sur le lit, sa main libre caressait elle-même le visage de la jeune femme, avant de chercher à prendre plaisir à aller titiller les muscles en dessous de son cou, juste au dessus de sa poitrine. Y déposant des baisers, il se redressa légèrement, lâchant l‘étreinte de ses mains pour placer les deux siennes sur sa taille en s‘agrippant à elle. La jeune femme avait retrouvée intentionnellement le torse du jeune homme, qu‘elle caressait désormais plus profondément, comme si ses dernières minutes lui avait permise de radoucir ses caresses se voulant plus intenses. Se perdant entre ses caresses et la constatation du corps de Victoria, Neal s’étira afin de remonter jusqu’au visage de sa douce pour déposer un baiser langoureux alors que l’un des deux bras de celle-ci s’agrippa autour de son cou, l’obligeant à ne plus lâcher sa bouche, et l’autre entreprenait des caresses plus lente sur son torse. Neal en fermant les yeux, tant la douceur du baiser semblait vouloir le rendre avide.
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Dim 3 Jan 2010 - 17:47


♦ FLASH BACK.
28TH NOVEMBER 2009

Victoria regardait le plafond. Elle ignorait depuis combien de temps. Dix minutes, une heure, toute la nuit, elle avait perdu la notion du temps. Ce ne fut que quand elle crut apercevoir quelques brides de luminosité s’engouffrer avec peine à travers les rideaux de la pièce qu’elle comprit que le jour se levait. Son regard terne resta cependant collé au plafond d’une blancheur immaculée mais assombri par la noirceur de la pièce. Elle était fatiguée, s’opposant tout simplement à l’idée de fermer les paupières. Ses cauchemars risqueraient de la reprendre et ce n’était pas forcément le moment propice pour. Alors elle avait maintenu ses yeux et son cerveau éveillés toute la nuit. Ou, du moins ce qu’il pouvait en rester. Victoria ignorait tout bonnement comment elle en était arrivée à réagir comme cela. Elle qui n’avait jamais apprécié ce genre de filles comme Goldie Stewart, la voilà devenue comme ces dernières. Aussi insignifiante qu’un vulgaire objet qu’on sortait que quand un effet pressant se faisait sentir. Seulement, elle croyait encore à son sentiment de supériorité. Après tout, c’était elle qui attisait l’esprit masculin, non le contraire. Par sa simple moue torturée, lasse, ennuyée et terriblement fragile, surmontée de quelques verres, et ils défilaient sans plus attendre. Par bonheur, la jeune Américaine n’était pas encore rendue à produire le même rituel tous les soirs. Certainement que ses frères se posèrent mille et une questions. Mais elle laissait les hommes la défleurir, la toucher, la caresser tout en ayant l’esprit ailleurs. Son corps était avec eux, dans l’action brûlante et aux respirations saccadées. Mais elle avait toujours et encore ce même visage qui hantait son esprit. Et à chaque fois, elle se mordillait la lèvre jusqu’à se la faire saigner pour ne pas se mettre à pleurer, ses amants d’un soir prenant cela comme un geste positif qui les influençait à continuer toujours plus. Et à chaque fois, quand ils se détachaient d’elle pour s’endormir, elle roulait sur le côté, le plus loin possible de ce corps qui venait d’assouvir son envie en elle, reprochant ses jambes contre sa poitrine et se mettant en boule, le cœur meurtri et l’esprit sale. Victoria était d’une passivité à couper le souffle. Ne daignant à peine à manger et luttant péniblement à dormir, elle avait l’impression que son âme, son esprit ou tout subconscient existant et censé avait disparu de son être. Une coque vide. Voilà ce qu’elle était. Une coque vide consumé au fil du temps par l’abandon, la tristesse, la mélancolie et le début d’une dépression. Faible, finalement, elle l’était. Victoria ne s’était jamais montrée faible. Et à force de se croire forte, on en oublierait presque les moments de doutes, les moments incertains, les instants de panique et de peur. Le retour à la réalité était brutal et elle se maudissait pour cela. Elle était blessée en plein cœur, ses paumes de main appuyant fermement contre ses yeux pour ne pas laisser échapper de larmes. Mais pourquoi ne partait-elle donc pas de cet endroit, de cette pièce qu’elle se mettait à détester ? Elle n’en avait pas la force. Pas le courage. Ce fichu courage qu’elle pensait avoir n’était, finalement, que du vent, qu’une imposture, qu’une illusion. Victoria se sentait mal. Et en plus de se sentir mal, elle se sentait misérable et détruite. Et toutes les nuits, elle repensait à la même chose. Elle ne sentait que ses baisers, ses caresses, sa voix tendre contre elle. Rien que d’y repenser, elle en frémissait. Mais pourquoi continuer à y penser ? Pourquoi ne pas tout simplement tourner la page ? L’étudiante n’avait plus rien à gagner, dans cette histoire, mais tout à perdre. Déjà, elle avait perdu le peu d’espoir d’un amour partagé. Elle avait, dans la foulée, perdu sa vision des choses, perdu sa dignité, perdu sa fierté. Et maintenant, qu’avait-elle encore à perdre ? La vie, peut-être ? Son futur, son avenir en mettant ses études en péril ? « Papa serait si fier de nous. » avait dit Rhys, lors du coming-out de leur frère aîné. Victoria se sentait soudainement honteuse et gênée, ses yeux regardant à travers ses mains le plafond. Il l’observait sûrement, de là où il était. Il devait être furieux, en colère sur le comportement de sa progéniture. Son unique fille, sa petite princesse qui virait totalement nymphomane. Elle se recroquevillait alors sur elle-même, tentant une solution d’apaisement. Mais rien, absolument rien ne semblait pour stopper le déluge de larmes silencieuses qui roulaient le long de ses joues. Et après une énième nuit de torture de nerf, Victoria se retrouvait sur le dos, les mains jointes sur le drap qui la recouvrait, le regard levé pour contempler le plafond qui n’avait aucun intérêt. Un léger soupir sortit de ses lèvres avant de tourner légèrement sa tête sur le côté, d’attraper un cousin et de frapper le visage qui dormait encore à ses côtés. « Jo’, lèves toi. » La masse corporelle à ses côtés bougea un moment et elle crut entendre un léger ronchonnement. Elle sortit du lit en empoignant le drap autour de sa poitrine et en le tirant vers elle pour la recouvrir alors qu’elle sortait du lit pour aller ouvrir les rideaux. Jonny Lee, le jeune homme en question, se cambra un moment et l’Américaine retient une grimace en le regardant avant de détourner rapidement ses yeux de cette vision qu’elle avait pourtant vue et revue. « Bon sang, Vicky, pourquoi tu gâches toujours nos nuits endiablées par des réveils brutaux ? » se plaignait-il en se redressant tout en massant sa nuque. La concernée attrapa le caleçon de son amant d’un soir – voire même de plusieurs – pour le lui jeter à la figure. « Epargnes moi cette vision d’horreur, s’il te plait. Et pas de belles phrases sentimentales, ce n’est pas le moment. » Jonny Lee sentit ses traits se tirer ; décidément, il n’acceptait jamais la façon dont la jeune fille lui parlait. Mais c’était le prix à payer, parfois, quand il se laissait charmer une énième fois par ce joli minois blond qui n’hésite pas à faire du grain à un ami. Victoria récupéra alors ses affaires éparpillée un peu à droite et à gauche de la chambre avant de se diriger vers la salle de bain pour y ressortir, quelques brèves minutes après, les habits sur elle et jetant le drap en boule sur le lit. Le jeune homme l’observa alors qu’elle le regardait comme si elle attendait quelque chose. « Qu’est-ce qu’il y a ? » Elle plissa légèrement le front avant de secouer la tête. « Rien. J’aimerai juste que tu enfiles tes fringues. Et que tu me raccompagnes chez moi. Et vite. » Les bras croisés, elle s’impatientait. Victoria n’ignorait pas où elle était ; les murs de l’hôtel de Miami avaient dût voir bien des choses des nuits qu’elle avait pu vivre. « Pas de presse, princesse. Je suis sûre que tu rinces bien l’œil, en attendant. » Elle lui lança un regard foudroyant, autant par la lenteur du jeune homme de se lever pour récupérer ses habits que par ce surnom débile qu’il pouvait lui délivrer et son vantardise assez développé. « Je t’ai déjà dit de ne plus m’appeler comme ça. Et magnes-toi le cul. » grinça-t-elle, entre ses dents, tout en le suivant du regard avant de mettre la main sur ses effets personnels – portable et clés en l’occurrence. A peine la jeune blonde passa devant lui que Jonny Lee eut un sourire narquois avant de l’attraper par le bras et de lui poser un chaste baiser sur les lèvres. « Je sais mais j’adore te voir énerver. Princesse. » dit-il, multipliant la colère de Victoria, qui le repoussa violemment en le tapant sur le torse avant de prendre la direction de la sortie. « Ta gueule, Jo’. T’es vraiment gonflant, à force. »

La conception de son futur, Victoria Blythe pensait l’avoir toute tracée. Dans son monde parfait, il y a quelques années de cela, son avenir était clair et précis. Elle savait que Rhys deviendrait un boxer remarquable – il avait déjà tous les talents pour et laisser bon nombre de professionnels sans voix face à la puissance et la rigueur de ce petit prodige. Elle savait que Maât pourrait reprendre le cabinet d’avocat de leur père sans problème. L’aîné avait la carrure et le tempérament nécessaire pour être avocat et ses études semblaient être d’une facilité déconcertante quand on le voyait. Ses parents s’aimeront toujours, comme au premier jour, réussissant à merveille à jongler entre travail et vie de famille. Quant à elle, la petite dernière, elle se voyait toujours avec Neal et Lullaby, ses amis de toujours, et gravissant les échelons universitaires avec brio pour pouvoir faire ce qu’elle désirait par la suite. Mais, au jour d’aujourd’hui, Victoria a bien eut le temps de reposer les pieds sur terre. Rhys s’était violemment fait attaquer après un de ses succès, Maât a coupé court à ses études new-yorkaises de droit sans raison apparente pour le monde extérieur, son père était décédé, sa mère travaillant pour oublier et Lullaby ayant disparu de la circulation. Rien n’était aussi beau et parfait qu’elle l’avait imaginé. Quant à Neal, il avait tout chamboulé. Si lui était apparu compliqué du jour au lendemain – à partir de ce 12 janvier 2008, à vrai dire – elle était sûre et certaine d’une chose : elle ne concevait plus son avenir sans lui. Que ce soit dans quelques heures, dans trois semaines ou dans les dix prochaines années, elle ne voulait plus être séparée de lui. Elle avait bien trop souffert à son départ, elle avait encore souffert à son retour, retournant un peu plus le couteau dans la plaie quand il a voulu prendre ses distances. Finalement, la jeune fille remercierait presque toutes les informations qu’elle avait eut sans aller vraiment les chercher et qui avaient causé cette dispute. Si Victoria n’avait pas prit l’initiative de presque forcer le jeune Rowlands à briser sa promesse, certainement que ce dernier se serait tenu loin d’elle encore un moment. Et dans quel état aurait-elle été pour Noël, le premier sans son père de surcroît ? A y repenser, c’était douloureux. Les fêtes de fin d’année étaient toujours un symbole fort dans la famille Blythe – surtout quand on sait à quel point certains de ses membres sont croyants et souhaitent fêter le plus dignement que possible la naissance du petit Jésus. Mais c’était aussi les instants de complicité familiale, où tout le monde se réunissait, chahutait, s’amusait avec les siens, avec l’odeur de la traditionnelle dinde sillonnant chaque pièce de la maison, de la cave au grenier en passant par les trois étages du milieu. Si son père avait été en vie, certainement qu’elle fêterait cet évènement avec lui et toute la famille – grands-parents, oncles, tantes, cousins et cousines. Si son père avait été en vie, la jeune fille aurait timidement mais sûrement invité Neal à se joindre à eux. Et il n’aurait pas pu refuser, même si cela impliquait de supporter Rhys. Les parents de Victoria n’ont jamais eut de pensées négatives envers le petit Rowlands. Evidemment, cela ne les empêchait pas de s’inquiéter de temps à autre mais ils accordaient certainement plus de liberté à Neal envers leur petite dernière que n’importe qui d’autre. Il fallait avouer que les parents de la jeune fille étaient des adultes plutôt compréhensifs et exposaient une certaine confiance en chacun de leur enfant. Et si Victoria appréciait Neal, ce n’était pas pour rien. Et puis, les parents Blythe connaissaient le garçon depuis qu’il est jeune donc ça facilitait assez la confiance qui s’était peu à peu instaurée. Aussi, elle était absolument persuadée qu’hormis Rhys, Neal aurait été le bienvenu pour fêter le réveillon avec eux. Certainement que la façon qu’elle aurait de lui tenir fermement la main aurait suscité des regards moqueurs de la part de ses cousins et amusés de la part des plus grands. Oui, le portrait que pouvait avoir Victoria dans sa tête face à cette possibilité l’enchantait et la séduisait fortement. Malheureusement, son père était enterré six pieds sous terre et leur mère aura sûrement envoyé un simple message vocal, le lendemain, pour souhaiter un joyeux noël à ses enfants. Toute la magie de Noël s’était envolée en même temps que le maitre de la famille. Chacun s’était isolé, tentant solitairement de se refaire une vie avec les simples armes que Dieu lui avait disposé. Malheureusement pour la jeune fille, les siennes se trouvaient être en forme de pilules ou de poudre. Déplorable, pitoyable, pathétique, affligeant mais elle n’avait eut aucune autre aide de la part d’autrui. Et puis, de toute façon, elle s’était trouvée bien assez forte pour affronter ses problèmes toute seule. Foutaises, mensonges et balivernes. Cet accident puis ce coma n’étaient pas arrivés par hasard. C’était comme une grande claque face au monde entier pour clamer qu’elle avait besoin d’aide, qu’elle ne pourra pas s’en sortir toute seule, qu’il lui fallait du soutien, une présence, du réconfort. Victoria sentait que l’absence de son père pesait sur ses épaules. Encore aujourd’hui, il lui arrivait de se rendre dans son bureau personnel, au premier étage, ne serait-ce que pour sentir sa présence à ses côtés. Elle pouvait passer des heures, silencieusement, dans cette pièce, enfermée, à tourner d’un air absent sur la chaise de son père comme elle avait toujours aimé le faire. « Si seulement il était là » se répétait-elle sans cesse, en boucle, l’air las et douloureux au visage. S’il était là, certainement qu’il saurait la guider, la diriger et la conseiller. Il était le seul qu’elle écoutait sans se poser de questions. Le seul qui arrivait à avoir une autorité naturelle sur elle. Ils avaient ce lien, cette complicité qu’on ne trouve nulle part ailleurs et qui faisait envie. Victoria savait que son père ne la forçait jamais à rien. Il respectait chaque idée que ses enfants pouvaient avoir, en les mettant en garde, en les prévenant ou en les encourageant, mais jamais il n’imposait sa propre règle de conduite. Les parents Blythe n’ont jamais voulu construire l’avenir de leur fratrie à la place de ces derniers. Et puis, si cette idée venait à leur esprit, nul doute que leurs enfants auraient assez de caractère pour les rappeler, involontairement, à l’ordre. Enfin, si son père était là, sa fille aurait eut moins de culpabilité à l’esprit qu’elle pouvait en avoir en ce moment même. Mais il n’était plus là, partit à tout jamais. Victoria ne savait pas si elle devait considérer cette soirée comme une chance ou pas. Après tout, rien n’était prémédité. Et lors de son premier Noël sans son père, ni sa mère d’ailleurs, il fallait qu’elle passe cette soirée en compagnie de Neal, après sept Noëls de séparation. Chance ou ironie du sort ? Victoria l’ignorait. Et, à vrai dire, elle ne voulait même pas connaitre la réponse. Elle évitait de penser à son géniteur. Et Neal s’y prenait remarquablement bien pour lui changer les idées.

« Je ne vois absolument pas de quoi tu parles… Ne me dis pas que c‘est ça que tu imaginais pour ton cadeau de noël - un lit ? » Si le moment n’était pas propice pour ce genre de discussion, Victoria se mordilla légèrement la lèvre inférieure pour ne pas lâcher un rire et une parole cocasse. La situation dans laquelle il lui avait annoncé son idée de cadeau avait été bien trop peu sérieuse pour qu’elle y croie. La jeune fille n’ignorait absolument pas les moments où il était sérieux et encore moins ceux où il ne l’était pas. Et vu que Neal Rowlands – croyez-le ou non – restait un éternel gamin, il n’était pas si difficile que cela de savoir chaque portée que ses paroles pouvaient avoir. Et, pour l’instant, c’était ce qu’elle avait besoin. Elle avait besoin de renouer avec le garçon qu’elle avait connu et qu’elle avait adoré. Pour rien au monde Victoria ne lui demandera de changer. Evidemment, elle n’ignorait pas que Neal n’était était plutôt mal vu par la moitié des habitants d’Ocean Grove. Elle n’ignorait encore moins que son frère en faisait partit. Mais aucune de ces personnes qui pouvaient lui casser du sucre dans le dos n’avaient eut le courage de l’affronter en face – et pour ceux qui l’avaient fait, comme Rhys par exemple, ils s’en étaient sortit avec pas mal de séquelles. Mais personne ne le connaissait comme elle, elle pouvait le connaitre. Comment pouvait-elle lui demander de changer alors qu’il était véritablement adorable avec elle ? Peut-être que cela était égoïste mais la jeune fille ne comptait pas mouler ou dompter le fauve pour qu’il soit plus chaleureux envers les autres. De toute façon, les autres ne méritaient pas qu’il se montre agréable envers eux. Pas après tant de coups bas, de mauvaises foies et langues envers lui. Alors, éventuellement, Victoria se permet parfois de tenter de le calmer quand elle le sentait un peu trop fébrile, un peu trop énervé. C’était, en quelque sorte, son rôle. Mais c’était le strict minimum qu’elle pouvait faire. Les gens du quartier, la jeune blonde les connaissait chacun, plus ou moins personnellement. Et elle était très bien placée pour savoir qu’ils cachaient tous quelque chose – qu’elle savait ou non – et qu’elle n’hésiterait pas à découvrir ou à balancer si l’envie lui prend. L’étudiante n’avait peut-être pas la force corporelle de Neal. Mais, contrairement à lui, elle était loin d’avoir recourt à la violence physique pour avoir ce qu’elle voulait. Ayant eut un père avocat et deux grands frères, ça forge assez pour avoir des paroles censées, claires, diplomates mais aussi cassantes, ironiques, mielleuses et menaçantes. Ce bout de femme ne fait peut-être pas peur à premier vu et c’était là toute sa force à elle : on ne se méfiait pas assez. On la prenait pour plus bête qu’elle était, plus idiote et moins maligne qu’eux. Peut-être qu’on la prenait à l’image de sa couleur de cheveux. Mais quelle bande d’imbéciles aveugles. C’étaient eux, les pantins. C’étaient qui se faisaient avoir sur toute la ligne. Ne dit-on pas « l’arroseur arrosé » ? Jolie expression dont Victoria s’active un peu plus à chaque jour à la mettre à l’ordre du jour. C’était terriblement plaisant de laisser croire à ses marionnettes qu’ils étaient les marionnettistes. Victoria avait peut-être que dix-huit ans, bientôt dix-neuf, mais elle en avait assez connu pour ne plus avoir peur de grand-chose. La seule peur qui pouvait encore résider en elle, parce que c’était la première fois qu’elle connaissait ceci, c’était les sentiments et, plus précisément, aimer. C’était une étrange sensation mais qui fournissait un bien fou. Cela n’avait rien de surprenant que son cœur battait comme un fou dans sa cage thoracique quand Neal lui libéra la taille d’un geste soigné et soigneux, le fin tissu glissant sans peine le long de ses bras pour finir sa course sur sa taille, alors que le jeune homme entreprit d’aller titiller son ventre, zone assez sensible pour la frêle chatouilleuse qu’elle pouvait être. Alors elle se cambra légèrement alors qu’elle sentait le souffle chaud de petit-ami sur sa peau, coupé par moment par de chastes baisers qui la faisait frémir agréablement. Ses doigts jouaient avec ses cheveux tandis qu’elle avait fermé les yeux pour mieux profiter. Victoria sentit qu’il remontait progressivement ses lèvres vers son visage, une de ses mains frôlant de façon subtile sa poitrine encore couverte avant qu’elle ne se dirige vers sa taille pour dégager complètement sa robe, devenue plutôt incommodante pour l’occasion. Neal la retourna doucement sur le côté, passant de nouveau en position dominante, l’embrassant de façon ardente avant d’éloigner un peu son visage pour lui embrasser la joue.

« Tu es en train d‘avoir ce que tu voulais, Vicky, et tu es - et seras - la seule à pouvoir en profiter… » Victoria eut un léger sourire alors que sa tête était nichée au creux de son cou quand il lui prononça ses paroles. Effectivement, elle avait à bout de doigt ce qu’elle voulait. Ses doigts caressaient amoureusement les courbes parfaites du jeune Rowlands, ses bras, son épaule, son torse, son visage, sa mâchoire, son cou, son nez, ses lèvres alors que son regard en disait long sur ce qu’elle pouvait ressentir. Joie, frénésie, bonheur, émerveillement. Il réussissait à la faire vibrer par de simples mots comme personne. Elle lui était totalement dévouée et cela ne la choquait même pas. C’était naturel. Ils se connaissaient depuis si longtemps que c’était presque une passade normale. « Je te le promets… » La jeune fille lui caressa tendrement les lèvres de son doigt, lui faisant comprendre qu’il était inutile d’en rajouter plus. Il avait son avenir entre ses mains mais certainement ne s’en rendait-il pas compte. Il semblait plutôt incertain vis-à-vis de lui-même, autant qu’elle pouvait l’être. Mais elle était prête à lui donner cette confiance-là si c’était ce qu’il lui manquait. Elle ignorait les doutes qu’il pouvait avoir à son égard mais elle sentait qu’il tenait autant à elle que l’inverse. Victoria se montrera d’une grande patience pour que Neal ne soit plus à s’inquiéter. Elle ne voulait pas le savoir soucieux à propos d’eux deux. C’était une mauvaise chose, une mauvaise onde dans un couple. Elle attendra le temps qu’il faudra mais elle ne doutait pas de lui. Elle voyait ces paroles comme une sorte de promesse de fidélité qu’il tenait, d’ores et déjà, à lui faire croire. Si certaines filles en auraient été ravies – elle l’était aussi, dans le fond – Victoria n’avait pas besoin de cela pour le savoir. Depuis toute petite, déjà, elle lui vouait une grande confiance. Bien sûr, à l’heure actuelle, il fallait leur laisser du temps pour se bâtir une confiance à rude épreuve. Mais c’était sur la bonne voie. L’un et l’autre semblait vouloir mettre la main à la besogne, parce que l’un comme l’autre ne voulait pas se perdre une nouvelle fois. Cette fois-ci, ils étaient ensembles, pour le meilleur et pour le pire. Et plus personne ne sera apte à les séparer. Victoria s’en faisait la promesse silencieuse.

La jeune fille eut une légère grimace tout en se mordillant les lèvres alors que le pied de Neal empruntait un trajet qui devenait de plus en plus sensible. Mais elle n’eut pas le temps d’y penser plus qu’une des mains du jeune homme avait attrapé ses poignets joints au dessus de sa tête, comme pour la tenir prisonnière et entièrement offerte à lui sans qu’elle puisse y faire quoique ce soit. Victoria lâcha un léger soupir d’aise alors qu’il lui caressait le visage avant d’embrasser avec retenu l’os en dessous de son cou. Quand il lui lâcha enfin les mains, la jeune fille ne put s’empêcher de ne pas retrouver le trajet familier du torse de Neal, endroit particulièrement appréciateur, autant par le visuel que par le toucher. Il avait la peau chaude, un sacré contraste avec ses doigts glacés à elle. Une chaleur qui la remplissait un peu plus que le temps passait et qu’il s’activait à l’émouvoir un peu plus. Ses doigts allaient courir sur l’épaule de Neal avant d’y déposer un rapide baiser tandis qu’il relevait sa tête pour lui attraper les lèvres et l’emmener dans un énième voyage de chaleur et de tendresse. Non, elle ne s’en lassait pas. Victoria ne pourrait jamais se lasser de ces mains puissantes qui faisaient preuve d’une véritable dextérité dans ses gestes. Elle ne pourrait jamais se lasser des baisers avides, doux, sauvages ou violents qu’il pouvait lui fournir, avec un goût tendre derrière. Elle ne pourrait jamais se lasser du contraste chaud/froid de leurs corps, qui semblaient pourtant si bien se trouver. Il fallait dire que, durant les deux dernières semaines, l’un après l’autre, ils avaient repoussé l’échéance de l’acte. Ils en avaient pas parlé mais c’était comme si, d’un accord commun et silencieux, ils avaient convenu d’attendre le moment idéal pour. Et pourtant, ce n’était ni l’envie ni les occasions qui leur avaient manqué. Mais là, il était clair que l’attente se faisait sentir. Le plaisir et le désir étaient décuplés, rendant la jeune fille encore plus impatiente dans ses gestes, qui n’en manquaient pas moins d’être délicats, précis et bien placés. Victoria passa un de ses bras autour de la nuque de Neal, le ramenant toujours un peu plus contre elle, ses doigts sillonnant doucement le haut de son dos dans des formes géométriques plus ou moins inventées. Elle l’embrassait comme si sa vie dépendait de ce simple geste. Un sentiment assez révélateur sur la place qu’occupait le jeune homme dans l’esprit de la jeune fille. Le jeune Rowlands était le seul à pouvoir lui redonner un semblant de normalité, un certain apaisement moral. Il était le seul qui pourra lui redonner le goût à la vie, même s’il peut aisément ignorer quelques brides d’histoire de sa copine. Il était son nouveau souffle, un souffle qu’elle recherchait désespérément et qu’elle semblait avoir enfin trouvé. Et qu’elle n’était pas prête de lâcher, d’abandonner et encore moins de prêter. Ça serait contre nature et illogique. Quand Victoria s’attachait à quelqu’un, elle pouvait se montrer véritablement possessive. Et que Dieu soit témoin de son amour démesuré pour Neal en guise de pardon avancé sur ces futures crises. Fiévreuse, la jeune blonde glissa sa main le long du torse de son amant avant de s’arrêter à la lisière de sa ceinture pour l’y caresser doucement et de façon provocante. Enfin, provocation qui n’a duré que quelques instants puisque, quelques petites minutes après, le pantalon de Neal finit lui aussi au pied du lit. Dans un ultime effort, Victoria le poussa à son tour sur le côté pour pouvoir prendre un peu les commandes, ses lèvres allant se nicher automatiquement dans le cou du jeune homme avant de descendre embrasser avidement chaque courbe de son torse qui la faisait chavirer à chaque fois. Son pied droit caressa tendrement son mollet alors que sa bouche, après avoir parsemé torse et ventre de doux baisers, remonta jusqu’à son oreille. Elle lui mordilla gentiment le lobe avant de sourire légèrement.

Joyeux Noël, Neal.

Victoria l’embrassa en dessous de l’oreille avant de lui adresser un sourire taquin et un regard dévorant tout en allant mordiller une de ses lèvres. Elle passa une main dans sa chevelure blonde, l’autre s’occupant à redresser le jeune homme. En position assise tous les deux, elle enroula ses jambes autour de son bassin tandis qu’elle libéra se masse blonde de ses pinces et barrettes plutôt gênantes, elles aussi. Enfin, ses lèvres rejoignirent celles de Neal dans un baiser charnel alors que ses doigts s’amusaient avec ses mèches de cheveux bruns corbeaux qu’elle aimait tant.

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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Dim 3 Jan 2010 - 21:31

    Il semblait évident aux yeux de tous que Neal tentait de garder chaque images dans sa tête. Il prenait le temps d’analyser les gestes de Victoria sans pour autant la faire patienter. Haletant, le jeune homme tentait de reprendre son souffle entre les caresses prolongées de la jeune femme et ses baisers ardents sur les lèvres de Victoria. Quoi qu’elle faisait, le jeune homme répondait à ses attentes. Et il soupira fortement quand elle lui mordilla la lèvre, ce qui avait eu pour effet de le surprendre. L’enlaçant par la taille, ses mains la tenait fermement alors que sa bouche glissa le long de son menton pour arriver au creux de son cou, qu’il parsemait de doux baisers. Neal commençait à ne plus savoir où donnait de la tête, alors que Victoria se laissa glisser le long du corps du jeune Rowlands, prêtant attention à embrasser la moindre chaire qui était à sa portée et qui se trouvait être - actuellement le corps du jeune homme. Les mains de ce dernier lui permettait de prendre appui sur le lit afin de faciliter le passage à Victoria, en se cambrant davantage et seulement l’effleurement de leurs deux corps le laissait dans un tel état. Se positionnant en forme de boule, sa tête appuyée contre l’oreiller sur le ventre alors qu’il était sur la jeune femme. La cuisse de Victoria effleura sa jambe, tendrement. Alors que son cœur battait la chamade, d’une façon telle qu’il déplaça sa main contre ce dernier, par simple peur qu’il puisse en sortir. Victoria qui jusque la, s’était laisser bercer par les doux baisers de son jules, sortait de ses gongs. Elle attirait le jeune homme dans une guerre entre leurs deux corps endiablés. Embrassant les moindres recoins de son torse, ses mains enveloppaient à son tour la taille du jeune homme, provoquant l’effleurement de sa bouche sur le corps de son amant de telle façon que Neal se laissait entièrement faire, tout en tentant de retenir ses gémissements, se mordant l’intérieur de sa joue. Caressant l’intérieur des jambes avec des va et viens incessant, la jeune femme remonta le long du lit, rampant sous le corps du jeune homme avant d’atteindre la bouche de ce dernier. Sans plus attendre, il l’embrassa fougueusement, caressant à son tour l’attentionné visage de la jeune femme qu’il tenait entre ses paumes. Neal releva sa tête, l’observant un instant, alors que la jeune femme commençait à rouvrir ses yeux sous une passion nouvelle. Elle s’était laissée emporter par le flux désireux de voir son corps mêlait à celui de Neal, désormais, c’était à lui d’en faire autant. Il la regardait d’un air taquin, alors que ses mains glissa le long du corps de Victoria, provoquant à cette dernière de lent soupires tant elle en appréciait ses caresses. Sa bouche descendit tout le long du cou de la jeune femme, où il déplaça sa bouche jusque vers ses épaules qu’il embrassa chaudement, avant d’effleurer le tissu qu’était son soutient gorge des bouts de ses doigts chaud. Sa bouche suivait alors ses mains, prenant la sensation exquise d’être lent de façon à pouvoir la faire languir davantage. Il avait réussi à s’asseoir en tailleurs sur le ventre de sa jeune amie, mais se penchait avidement contre le corps de celle-ci pour lui parsemait de milles baisers avant que son doigt ne vînt s’amusait avec la bretelle du tissu et d’une main prisonnière, il fît glisser la bretelle gauche, puis la droite d’une façon amusée. Lui enlevant délicatement le soutient gorge, le jeune homme n’avait pas arrêté sa ronde pour autant et continuait ses nombreux baisers sous les gémissements saccadés de sa jeune amie, qui gardait ses yeux clos sous ce contact brûlant. Victoria lui saisit l’une de ses deux mains qu’elle serra fortement sous l’effet que la bouche de Neal faisait sur sa peau. Ce plaisir, cette envie. Neal avait l’art de savoir si prendre comme jamais il n’avait réussi. Peut-être que la passion et la convoitise y était pour quelque chose.

    Leurs corps dansaient avec frénésie sur le lit, et aucun d’eux ne semblaient répondre de leurs actes, tant ils étaient remplis de tendresse et d’amour. Mais le jeune homme était d’un calme apparent et reprît sa place d’autrefois, complètement allongé sur elle, alors qu’il embrassait désormais le ventre de Victoria. La jeune femme avait gardé les mains contre son propre visage, l’une d’elles touchait sa bouche entrouverte par le délice qu’elle était en train de vivre. L’autre cherchait appui autre part puisqu’elle avait perdu son propre refuge : le torse du jeune homme. Alors que sa main glissa sur le tissu qui lui servait de sous vêtement, Neal longeait désormais le côté de la jeune femme, passant ainsi du ventre jusque vers sa cuisse lentement. Il prenait son temps, ce qui poussait Victoria à attendre. Mais l’attente ne valait-elle pas la chandelle ? Elle tentait de reprendre son souffle, de récupérer lentement alors que les multiples baisers de Neal lui provoquer des spasmes toujours plus nombreux. Finalement sa main libre se cala sur son ventre, inconsciemment. Si autrefois, c’était le pied de Neal qui avait suivi le trajet sensible de l’intérieur de sa jambe à sa cuisse pour refaire le même scénario sur l‘autre jambe, désormais sa bouche le reproduisait. Calant ses deux mains sur le dessus de la jambe, Neal entrouvrit l’espace nécessaire afin d’y introduire son visage. Sans aucune protestation de cette dernière, il finissait par sourire. Victoria serrait ses dents ainsi que sa mâchoire pour éviter n’importe quel son de sortir de sa bouche. La main sur son ventre se crispait davantage sous la pression des chatouillement de Neal - qui ne le faisait certainement pas exprès, alors que le corps tout entier de la jeune femme se crispa à son tour, se mordillant furieusement la lèvre. La température de la pièce était bien trop chaude pour qu’elle puisse y être à son aise, elle aurait tant voulu avoir une source de fraîcheur. Mais elle semblait bien loin de réfléchir à l’heure actuel, non tout s’embrumait par la délicatesse de son amant. Tournant la tête de l’autre côté, Neal entamait l’autre jambe de haut en bas cette fois-ci. Y laissant des baisers, des caresses, aimant rendre Victoria folle de lui. Sa bouche se posait sur chaque parcelle de chaire lui étant disponible et ses yeux étaient complètement fermés. Sa main glissa volontairement sur la cheville de la jeune fille où il prit plaisir à dessiner des ronds avant de se relever et de se mettre à quatre pattes sur le lit. Le jeune homme entama le trajet pour remonter jusqu’au visage de sa promise, un sourire carnassier sur ses lèvres alors qu’il délaissa un voir deux baisers par ci, par la sur le corps étendu à ses côtés. S’arrêtant au bas ventre de Victoria, il la fixa quelques secondes, la trouvant parfaitement à son goût. Il l’aimait tant physiquement que mentalement. Il était vrai qu’elle a toujours su lui plaire intérieurement, sans qu’il ne se pose de questions sur son physique. Et il se rendait compte aujourd’hui, à quel point il pouvait l’aimer tout autant par son physique. Un regard complice, une moue insatisfaite parcourue un instant son visage mâte avant qu’il ne jette ce dernier au creux du bas ventre de la jeune femme et l’y embrassa à son tour. Ses paumes de mains, totalement sur le corps dénudée de la jeune femme remontèrent en même temps que son visage sur le haut de tout son corps. Si sa bouche l’embrassait avidement, ses mains elles parcourent tout son corps sans y trouver aucune gêne, aucune limite, aucune barrière. Au passage il récupéra la main de Victoria - autrefois posée sur le ventre - et la serra contre la sienne d’une manière tendre. Il ne lui fallu que quelques secondes pour retrouver la bouche de son amante qu’il embrassa avec tiédeur, dans un rythme soutenu, effleurant le bout de son nez. C’était un baiser torride et impulsif. Un baiser recherchant une tendresse comme une brutalité exquise. Lui tenant la main, Victoria poussa le jeune homme sur le côté, le faisant perdre l’équilibre et en roulant dans les draps, Victoria se retrouva assise en tailleur sur Neal - reprenant alors l’avantage. Ce qui ne déplaisait finalement pas au jeune homme, qui de sa paume brûlante vînt caresser la joue de la jeune femme avant de la tirer à lui et de lui extirper un nouveau baiser. Ses bras entourèrent son visage d’un signe protecteur alors qu’il glissa ses deux mains sur son dos, jouant à caresser ce dernier. Finalement, elle s’allongea à son tour de tout son long sur son amant avant de glisser sa bouche avide de baiser sur le cou de son prisonnier, d’embrasser également la partie où elle avait pratiquer son suçon quelques minutes avant et de descendre le long de son torse, parcourant ainsi la silhouette taillée de son homme. Machinalement, la main de Neal vînt caresser la chevelure blonde de la jeune femme alors que l’autre se perdait dans les draps du lit, non sans trouver réellement une occupation. Ses doigts se crispèrent légèrement sous les baisers de son amie, qui descendit toujours plus bas. S’abandonnant entièrement aux délices, il ferma ses yeux inconsciemment, ouvrant à peine sa bouche par le plaisir que Victoria lui procurait. Bon sang, qu’il aimait ça à chaque fois. Les mains froides de Victoria sur son corps chaud lui procurait un plaisir démesurée, une attirance sans faille et une besoin avide. Néanmoins sous la pression de cette différence de température, Neal se cambra davantage, relevant la tête bien haute alors que sa respiration devenait de plus en plus soutenue. Aussi, ce fût la raison pour laquelle, il cherchait à être silencieux, sans y parvenir toutefois. Le premier bouton, le second puis la fermeture éclaire de son pantalon enlevé, et la jeune femme se débarrassa du tissu sans trop de peine. Le cœur de Neal se mît alors à battre plus précipitamment. Et sous les baisers de Victoria, il ne pouvait que profiter davantage. Enfin, et comme pour le faire languir toujours un peu plus, Victoria remonta son visage le long du torse du jeune homme, y déposant tout autant de baisers qu’en descendant, alors que son pied vînt frôler la jambe du jeune homme. Puis sa cheville d’une manière sensuelle - comme les femmes savaient si bien le faire. Il ne réagissait plus, ne bougeait plus. Au vol, elle lui attrapa sa main qu’elle saisit comme pour la bloquer. Assise sur ses deux jambes, la tigresse semblait être apparue dans le corps de Victoria, qui par la même occasion, piégea la seconde main de son amoureux pour les joindre entre elles. Il ne cherchait ni à se défendre ni à reprendre l’apparence de l’homme fort et se laissa offrir à son tour tout entier et sans aucune défense. Autrefois, il se serait débattu, ou encore sa voix aurait trahis une certaine haine; qu’aujourd’hui, il paraissait en être amusé. Il avait une confiance presque aveugle en la jeune femme et savait qu’elle ne martyriserait pas son corps pour autant. Tout ce qu’elle lui ferait comme mal était de l’embrasser, de le faire languir, de le caresser. La main de la jeune femme tenait fermement la jointure des deux de Neal, alors que sa main libre vînt s’abriter sur la joue creuse de son amant avant de descendre toujours plus bas tout en prenant le chemin de ses douces lèvres posaient sur les siennes. Neal y répondit sous un côté indomptable qui poussa Victoria à lui mordre sa lèvre. Ses yeux voulaient taquiner ceux du jeune homme, mais ces derniers étaient clos. Se relevant, elle ne le libéra pourtant pas. S’amusant à faire glisser sa main fraîchement sur son corps, qui procura des frissons pour Neal, ne s’étant pas habitué encore à ce froid. A l’aide de ses pieds, elle écarta l’ouverture des jambes du jeune homme avec un sourire à la limite du malsain, ses yeux brûlaient d’envies, d’espoirs, de croyance. Se jetant de tout son corps sur celui étendue sous elle, la jeune Blythe colla aussitôt sa bouche contre celle de Neal alors que sa main lâcha enfin celle du jeune homme après les avoirs avidement embrassées et pincées. Aussitôt l’une des deux mains du jeune homme se cala dans le dos de Victoria, où il entamait enfin des montées et descentes sans pause. Effleurant sa douce et froide peau, Victoria leva l’une de ses deux mains en l’air que Neal attrapa au vol et qu’ils déposèrent au dessus de leurs têtes communes. Sa bouche n’avait pas quitté celle du jeune homme, mais sa main libre prenait appui sur le torse de son amant, la cala entre son propre corps et le torse brûlant. Sentir la peau de Victoria à même de la sienne lui procurait un épanouissement avide. Tout en dirigeant sa bouche sur le lobe du jeune homme tout en l‘embrassant, elle prit enfin la parole. ‘‘ Joyeux Noël, Neal ’’ Entre ses douces caresses et des regards taquins, la jeune femme trouva l’oreille de son amant à son goût et y délaissa un vague baiser avant de se relever sans hésitation. Neal rouvrit alors les yeux, souriant à la phrase de la jeune femme en rétorquant un truc du genre, tout en la fixant des yeux. « Joyeux noël à toi aussi, Victoria » Très certainement que l’appellation des prénoms étaient à leurs yeux importantes. Ils ne le souhaitent pas à n’importe qui, ils se le souhaitent seulement à eux. Enfin si il était délicieusement couché sur le lit, en train de l’observer, Victoria le tira à elle, relevant alors son petit ami d’un air malicieux. Retrouvant sans difficulté les lèvres de son compagnon, Victoria s’amusait à touchait les cheveux du jeune homme tout en enroulant ses jambes autour du bassin du jeune homme. Neal rapprocha le corps de la jeune femme au sien, s’y collant alors.

    (…)

    Le matin même, le réveil ne fût pas terriblement difficile pour Neal. Quoi qu‘encore légèrement fatigué, le jeune homme avait finis par ouvrir un œil avant de s‘étirer tranquillement. Jetant un coup d‘œil à côté de lui, Victoria dormait encore à poing fermé, le jeune homme finit alors par sourire tout en se retrouvant assis sur le lit - adossé sur la barre. Baillant une nouvelle fois, il regardait dans le vide, sans attacher d‘importance à ce qui était autour de lui. Il fût brusquement sorti de ses songes en voyant la tête de Victoria tournait de l‘autre côté. Un sourire apparu sur ses lèvres alors qu‘il se pencha vers elle, en embrassant sa joue d‘une lenteur exquise. Ce qui fit grogner la jeune femme qui ne semblait pas vouloir ouvrir les yeux. S‘allongeant à nouveau dans les draps, il attrapa le bras de sa petite amie pour la faire totalement basculer de son côté. Glissant sa main sous le drap, il avait l’impression de ne pas l’avoir caresser depuis longtemps et se plaisait à bousculer son sommeil de cette manière. Mais Victoria ne bougeait pas plus qu’autrefois, tout juste si elle soupirait. Relevant son menton, il finit par lui laisser un baiser sur le coin de ses lèvres alors qu’elle déplaça tout juste sa main sur son torse comme si elle cherchait à lui répondre sans pour autant se réveiller totalement. « C‘est l‘heure ma chérie… » Dit-il, amusé qu’elle ne veuille pas l’entendre. Collant son corps à celui de la jeune femme, il la tira à lui, tout en embrassant son cou qui s‘offrait involontairement devant ses yeux. Alors qu‘elle déposa ses deux mains contre le torse du jeune homme, comme pour chercher à le repousser. Mais rien ne vient. Enfin, elle ouvrit malgré elle, un œil, puis le deuxième; souriant enfin. Elle ne pu s‘empêcher de bailler à son tour, avant de jeter un simple regard autour d‘elle en se retournant sur son dos. Posant ses coudes contre le lit, elle se redressa légèrement, plongée dans une obscurité mal répartie alors que les draps cachaient son corps totalement dénudée. Neal se redressa à son tour et attrapa d‘une façon posée, son caleçon qui traînait au pied de sa tête sur le sol alors qu‘il le remit. Avant de jeter un coup d’œil à l’heure, comme impatient de prendre son petit déjeuner. Laissant sa tête tomber sur le lit, Victoria en profita pour se caler contre lui, passant sa main autour de la taille de son amant, alors que Neal nicha la sienne autour du cou de Mademoiselle Blythe, un sourire nonchalant au coin de ses lèvres. Embrassant son torse, Victoria paraissait encore sur un petit nuage, un regard pensive alors qu’il fixait sans but précis la porte de la salle de bain. Ils avaient encore un peu de temps devant eux, c’était pourquoi Neal l’avait réveillée, justement pour qu’ils puissent profiter l’un de l’autre avant d’être séparés pendant quelques heures. Peut-être quelques minutes après leur petit câlin, ils attendirent un bruit sourd venant de la porte. Se dégageant de l‘étreinte de son amante, il lui lâcha avec rancœur sa main avant de lui voler un baiser, chose qui amusa la jeune Blythe. Et accompagnant son geste à la parole, il ajouta en direction de Victoria, s‘assurant qu‘elle ne se rendorme pas pour quelques secondes d‘absence. « C‘est sûrement notre petit déjeuner, mais ne te rendors pas. » Quand il ouvrit la porte, il pu aisément apercevoir un gars travaillant dans l‘établissement. Prenant le plateau entre ses mains, Neal avait demandé qu’on vienne lui servir le petit déjeuner en chambre plutôt que de descendre au buffet. Il connaissait suffisamment sa petite amie pour savoir que c’était sûrement ce qu’elle préfèrerait. Aussi, il se dirigea - plateau en main - vers le lit, pour la rejoindre. Déposant celui-ci sur les draps, deux bols contenaient du chocolat chaud et une panière était remplis de croissant, pain au chocolat, pain au raisins etc… Victoria se releva elle aussi, avec un air appétissant dans son regard en profitant du fait que Neal lui tenait sa tasse pour glisser sa main le long du torse du jeune homme, qui leva les yeux au ciel, pressé de déjeuner plus qu’autre chose. Pour lui, c‘était un moment très important, où le bougre se goinfrait comme pas possible ! Et Victoria adorait le faire languir…
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Mer 6 Jan 2010 - 18:55


Dormir à poings fermés, comme un enfant, la respiration silencieuse et les traits apaisés. Voilà longtemps que Victoria ne s’était pas aussi bien reposée. Enfin, peut-être plus que quand elle se logeait dans la couette de son copain. A la différence près que ce dernier ne semblait pas vouloir profiter de ce 25 décembre à dormir. La jeune fille était plongée dans un long et dur sommeil quand quelque chose de chaud vint se poser sur sa joue. Elle eut un léger grognement, ses traits de plissant faiblement avant de tourner un peu plus sur le côté, pour tenter d’éloigner l’intrus. Mais il ne semblait pas vouloir abandonner prise aussi vite car ce fut son bras qu’il toucha pour mieux la retourner et la rapprocher de lui, avant que ses doigts n’aillent courir sur son ventre. Victoria n’en demandait pas plus, gardant les yeux fermés, prête à retomber dans les bras de Morphée par cette simple et douce caresse qui fut rapidement – bien trop à son goût – interrompu par un baiser en bordure de lèvres. Tentant un geste pour faire comprendre au jeune homme qu’il pouvait bien continuer si le cœur le lui disait, ses doigts sentirent les bordures et les traits bien formés d’un torse qu’elle commençait à bien connaitre. « C‘est l‘heure ma chérie… » Une grimace apparut faiblement sur le visage fermé de Victoria alors que Neal l’avait encore plus rapproché d’elle en la tenant par la taille avant de fondre sur son cou. Son premier réflexe fut celui de vouloir échapper à ses griffes, de s’éloigner, de dormir. Mais elle s’abandonna bien vite à ce tendre réveil et daigna enfin à ouvrir les yeux. Laissant un vague sourire s’installer sur ses lèvres, la jeune fille plissa rapidement les yeux, éblouie par la certaine luminosité de la pièce, avant de bailler sans retenu en se relevant sur ses coudes. Son visage était encore marqué par la fatigue, signalant qu’elle aurait encore bien aimé grappiller quelques minutes supplémentaires de sommeil. Finalement, sa relation avec Neal avait un côté négatif : elle devenait une véritable marmotte à ses côtés. Il faut dire que, à défaut de ne pas pouvoir dormir tranquillement sur ses deux oreilles chez elle, toute seule, il fallait bien trouver un endroit pour compenser un peu ce manque de sommeil plutôt visible par les légers cernes qu’elle pouvait avoir sous les yeux. Victoria passa sa main sur son front avant de la descendre sur sa bouche, où un nouveau bâillement s’y extirpa. C’est le regard vide qu’elle regarda Neal se rhabiller un minimum et se reloger contre le matelas, où elle prit place sur son épaule, une de ses jambes allant gentiment se loger entre celles du jeune homme. Elle avait un regard absent sur son doigt qui entreprenait des figures à même la peau chaude qui se trouvait dessous. Effectivement, elle était dans ses songes. A vrai dire, la jeune Blythe se sentirait presque d’aplomb pour se refaire une vie au sein du quartier, et de la société en générale. Et maintenant, elle était certainement qu’elle ne lâcherait plus Neal. Non pas qu’elle en ait douté auparavant mais, le cœur gros, elle en était sûre et certaine. Victoria n’avait jamais connu ce genre de choses, aussi prenait-elle peut-être un peu trop de risques et d’espérances pour se dire ceci. Mais le rapport qu’ils avaient eut cette nuit passée n’était, à ses yeux, que l’accomplissement de leur lien, leur complicité essentielle, rassurante et unique qu’ils entretenaient depuis tout gosse. Finalement, les moqueries qu’avaient pu avoir Rhys vis-à-vis de l’attachement de sa sœur envers Neal n’étaient, dans le fond, pas si fausses que cela. Mais à dix ans, franchement, comme pouvez-vous prévoir que votre meilleur ami vous abandonnera, que les autres profiteront de cette absence pour lui en faire voir de toutes les couleurs et, qu’au final, vous finiriez par tomber dans ses bras et lui faire l’amour lors du premier Noël après le décès de votre père qui a eut lieu il y a onze mois, sept ans après ? Non, à dix ans, la seule chose qui nous préoccupe l’esprit, c’est de savoir si les couettes sont bien faites ou si on n’a pas oublié notre cahier d’histoire à la maison. C’était beaucoup plus simple et largement moins contraignant. Mais Victoria ne semblait pas le moins du monde regretter cette enfance passée, pour une fois. Elle qui avait un certain don de ruminer un peu plus contre son présent, rêvassant sur son enfance qu’elle considère comme « parfait » et en voulant reculer le temps qui la poussait un peu plus à faire face à son avenir. Elle qui avait souhaité devenir une adulte le plus rapidement possible, la voilà qui trouvait cette idée bien saugrenue. Pourquoi voulait-elle devenir une adulte ? Ce n’était que source de problèmes, de responsabilités et d’une certaine liberté supprimée. Non, finalement, elle ne voulait plus grandir. Victoria aurait aimé rester figer à ses dix-huit ans, là, maintenant, tout de suite, alors que la main chaude de son petit-ami lui caressait tendrement la bordure de son cou. Même si elle avait connu une des pires années de sa vie, il était clair qu’elle allait certainement très bien se finir, elle n’avait pas trop de doute dessus. Mais la vie n’était pas éternelle. Tout comme la tranquillité dont faisait preuve les deux amants. En effet, la jeune blonde sortit de ses pensées à l’entente d’un bruit vers la porte, endroit où elle tourna automatiquement les yeux. Encore un peu dans les vapes, elle plissa son front, l’air soucieux, avant que Neal ne lui prive de la chaleur ambulante de son corps pour sauter sur ses pieds. Si elle avait eut le réflexe, certainement qu’elle se serait agrippé à lui pour le supplier de pas aller répondre. Mais la jeune fille n’eut pas le temps de réfléchir, son cerveau encore un peu sous les brumes, que le jeune Rowlands l’embrassa furtivement avant de lui échapper des mains et se diriger à grands pas vers la porte. Victoria se laissa aller contre le matelas, nichant sa tête sur les oreillers tout en remontant un peu plus le drap sur elle, jusqu’au menton, prête à refermer les paupières. « C‘est sûrement notre petit déjeuner, mais ne te rendors pas. » La jeune blonde ouvrit un œil avant de soupirer légèrement d’ennui, son regard allant se perdre dans la contemplation de la fenêtre. Elle actionna sa bouche en largeur avant de s’extraire du lit à son tour, enroulant le drap autour d’elle, pour mieux se diriger vers la fenêtre, où elle tira sur les rideaux d’un coup sec, laissant ainsi la possibilité de la lumière à s’infiltrer dans la chambre. Victoria eut de nouveau une grimace, observant le paysage. Combien d’enfants venaient de se lever pour se précipiter au pied de leur sapin pour y déballer les cadeaux qu’ils avaient demandé ? Certainement beaucoup. Etant en hauteur et le balcon étant assez large – mais le temps trop frais pour qu’elle s’y risque d’y passer le pas – elle devinait cependant la frénésie qu’il pouvait y avoir dans les rues de la ville. La jeune Blythe passa la main dans ses cheveux plutôt défaits avant de tourner les talons et de revenir sur le lit, où Neal venait toujours de poser le fameux plateau à repas. Elle passa d’un visage intéressé par la nourriture à une moue qui se voulait taquine alors qu’il lui tenait sa tasse. Victoria avait bien compris que le petit-déjeuner et Neal Rowlands, c’était une énorme histoire d’amour dont il ne pourrait se passer. Il n’y avait qu’à voir son roulement d’yeux alors qu’elle avait reprit ses caresses sur son torse pour le comprendre. Une main sur son abdomen et l’autre sur son dos, ses lèvres papillonnèrent l’épaule du jeune homme de baisers, avant de poser sa tête dessus tout en mettant la main sur la corbeille de fruits et, plus précisément, sur les raisins. Les violettes, bien dures, bien croquantes, comme elle aimait. Et pour son estomac qui n’en réclamait pas autant que ce qu’il pouvait y avoir sur ce plateau, cela allait certainement très vite lui suffire. De toute façon, Neal avait ce point commun avec Rhys : de vrais bouffeurs, à n’importe quel moment de la journée. A chaque fois, quand Victoria abordait le sujet avec son frère, elle avait le droit à un « Je suis un mec, Vicky, j’ai besoin de forces » ou bien « J’ai besoin de prendre des forces car je reste pas toute la journée assis sur un banc universitaire, moi » ou encore « Occupes-toi de tes fesses, Vicky » ou tout autre dérivation. A coup sûr, elle aurait le droit à une réponse similaire avec Neal. Mais la nourriture et le fort appétit de son copain étaient les derniers sujets qu’elle souhaitait aborder. Enfourchant un fruit, puis un deuxième dans sa bouche, elle attrapa sa tasse que lui tendait toujours le jeune homme avant de tremper ses lèvres dans le chocolat bien chaud – même si elle avait prit goût à une autre forme de source de chaleur. Quelques gorgées après et Victoria quitta à son tour le lit pour récupérer son boxer et la chemise de Neal – au moins, elle était sûre de rentrer dedans. En plus milieu de la pièce, elle semblait accorder une attention particulière à insérer chaque bouton dans le trou qui lui était consacré, le visage concentré, comme si c’était l’action la plus périlleuse qu’elle eut à faire depuis son réveil. Tentant d’admirer le résultat, elle se regarda tout en ouvrant les bras ; à pic. Un peu trop large et un peu trop grand mais elle s’en fichait. Elle resserra le col autour d’elle, essayant même de l’amener vers son nez pour toujours sentir le parfum de son copain au plus près d’elle. Enfin, Victoria finit par se mettre debout sur le lit, sautillant à moitié, ce qui lui valut quelques foudres de regard de la part du jeune homme, qui n’aimait visiblement pas voir sa nourriture être au bord de finir par terre. Victoria ne se soucie pas de la moue mécontente qui figurait sur le visage de Neal, elle était bien occupée à tournoyer sur elle-même sur le matelas. A coup sûr, il allait la tuer. Ecartant les bras, la jeune fille baissa enfin les yeux sur lui, alors qu’il embarquait un morceau de croissant dans sa bouche. « Je suis sûre qu’elle me va mieux qu’à toi. » Son ton fier et chantant, elle narguait gentiment le jeune Rowlands avec une moue taquine et gamine sur le visage. Ce dernier, légèrement las ou agacé, elle l’ignorait, glissa une de ses mains autour de la cuisse de la jeune blonde pour y faire pression, ce qui la fit doucement basculer à genoux sur la propre cuisse du jeune homme. Surpris, Neal eut une légère grimace alors que sa petite-amie se mordillait la lèvre, l’air désolé mais le regard brillant d’un amusement sans égal. Il glissa un bras autour de sa taille tandis que, de l’autre côté, se main rapprocha le croissant à ses lèvres pour le finir. Victoria dériva sa trajectoire pour porter la délicieuse viennoiserie dans sa propre bouche. Alors qu’elle mâchait et avalait le morceau avec un délice non dissimulé, Neal la regarda sévèrement, son visage tendu par des traits qui commençaient sérieusement à perdre patience. Ou à moins que ce soit une feinte. En tout cas, la jeune Bythe eut un léger recul face à ce visage qui se présentait à elle. « Quoi ? » Les yeux un peu écarquillés, elle semblait interrogative avant d’avoir une moue renfrognée enfantine. « C’est qu’un croissant, Neal. Pas la peine de me regarder comme ça. » Elle lui tira la langue, accentuant un peu plus le fait qu’elle prenait toute cette mascarade à la légère. Ce qui n’était pas le cas de son copain, qu’il lâcha son emprise autour de sa taille pour lui montrer qu’il n’approuvait guère ni son comportement ni ses paroles. Qu’à cela ne tienne. Victoria eut un léger soupir avant de l’embrasser au coin d’elle, en guise de pardon. Aucune réaction, le jeune homme s’était totalement désintéressé d’elle. Elle se détacha alors de lui, l’air tendu à son tour, espérant qu’il change rapidement d’avis. « Puisque tu ne résignes pas ton petit-déjeuner, je ne vois pas pourquoi je résignerai ma grasse matinée. » Joignant le geste à la parole, elle attrapa le drap et le recouvrit sur elle jusqu’à sa tête, la cachant entièrement, alors qu’elle s’était allongée de l’autre côté du lit, lui tournant magistralement le dos. Recroquevillée sur elle-même, Victoria perpétuait ce jeu qu’ils s’abonnaient à faire entre eux, se chamailler mutuellement pour mieux se retrouver. C’était un jeu dangereux car l’un peut être sérieux, ce que l’autre ne voit pas. Mais pour l’instant, ils n’y avaient pas de réels sérieux entre eux, juste de l’amusement et de la taquinerie qui les rapprochaient toujours un peu plus, sans vraiment qu’ils y fassent attention. Victoria avait besoin de se sentir en confiance pleine et certaine avec lui pour pouvoir aborder les sujets les plus piquants. Il était clair que ce début de relation, aussi intense soit-elle, ne les guidait pas forcément vers un avenir commun. Leur couple avait deux semaines à peine, il était encore bien trop tôt pour se prononcer quant à leur avenir. Mais la jeune femme nourrissait une ambition sûre envers son futur avec Neal. Le chemin pouvait être long, s’étendre dans le temps, avoir des embûches qu’elle ne supporterait pas mais elle gardait cet espoir d’être encore avec lui dans les prochaines années. « L’avenir nous le dira » pouvait-on dire. Seulement, son avenir, elle ne le voyait qu’à travers Neal et uniquement par lui. Mais pour l’instant, même s’ils ont déjà abordé ce sujet-là quand ils étaient plus jeunes, laissant vaguer leur imagination quand ils se retrouvaient à la plage, Victoria ne se sentait pas d’aplomb à parler de ce genre de choses. Les temps étaient durs et les sujets qui fâchent n’avaient pas encore été abordé. Mis à part l’affaire Esteban Carson. Il fallait que la jeune blonde retrouve une certaine force, autant moral que physique, pour pouvoir affronter et mettre avec Neal tout ce dont elle aurait aimé parler. Peut-être finira-t-elle par lui raconter les sept années sans lui. Elle n’avait pas grand-chose à y cacher, mais tout à extraire. Cependant, il fallait qu’elle puisse en parler sans en pleurer, sans en flancher et, surtout, sans faire culpabiliser Neal. Si Victoria aurait eut cet objectif il y a quelques mois, ce n’était plus le cas aujourd’hui. Elle tenait donc, inconsciemment sûrement, à lui démontrer toute l’affection, la tendresse et l’amour qu’elle lui portait pour qu’il ne doute jamais et aucunement sur ses futures paroles. La jeune blonde n’apprécierait pas de le voir s’excuser. Même s’il était clair qu’elle mourrait d’envie de savoir pourquoi il était si soudainement et si rapidement partit. Mais par respect pour le jeune homme, et aussi pour son moral personnel, Victoria se gardait bien de lui poser la question. Leurs instants partagés étaient donc doux, intenses, enfantins et purement passionnels. Et, à cet instant précis, nous avions la confirmation claire et nette que ce n’était qu’un cercle vicieux qui n’avait jamais de fin et où les règles et les limites étaient encore un peu floues. Emmitouflée dans son drap, Victoria esquissait un doux sourire pour elle-même, avant de fermer les yeux, sérieusement décidée elle aussi à replonger dans son activité phare du moment.
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Sam 9 Jan 2010 - 16:01

    Ils étaient assis sur le lit, et Victoria l‘empêchait gentiment de déjeuner pendant que mademoiselle caressait le bide de Neal, qui criait ‘famine’, précisons le ! Alors qu‘il avait tenté de s‘échapper de son emprise, la belle s‘avança vers lui, en récupérant sa tasse qu‘elle reposa sur le plateau. Elle pu aisément boire une gorgée par ci, par la de chocolat, que Neal dégustait surtout les pains. « Mon amour, tu pourrais me laissé manger, s‘il te plait ? » Neal tenait d’une main une brioche, de l’autre son chocolat chaud. Victoria avait posé sur la table de chevet sa tasse vide. Mangeant à son tour quelques petits pain au chocolat, le jeune homme ne semblait plus vouloir s’arrêter, et s’empiffrait comme si il n’avait pas mangé depuis une semaine. Mais Victoria semblait vouloir être d’humeur taquine puisqu’elle empêchait Neal de déguster avec plaisir, par exemple en s’asseyant sur les jambes de ce dernier, alors que ses mains entouraient la taille du jeune homme. Continuant de manger au dessus de la tête de Vicky, il finit tout de même par boire son chocolat, alors qu’elle resserra tout d’un coup l’étreinte en sentant qu’il essayait de se retirer de son emprise. Elle releva cependant le regard vers lui et pouvait constater un regard détaché, presque ironique. Le surnom que Neal avait employé ne lui permettait que de gagner du temps. Chose qui ne passa pas à la trappe pour la jeune femme. ‘‘ Ce n‘est pas ce que tu disais cette nuît… ’’ Répondit-elle, amusée, alors que sa tête s’appuyée contre le torse du jeune homme, empêchant le moindre mouvement de ce dernier. Néanmoins, elle lui prit la tasse vide pour la poser à côté de la sienne. Les moindres secondes où Victoria s‘était désintéressé de lui, ont permis au jeune homme de vouloir prendre une nouvelle brioche dans la panière. Quand cette dernière fût également déplacée. Pour joindre le geste à la parole, Victoria ajouta, incrédule. ‘‘ Je ne voudrais pas que tu prennes du bide, chéri… ’’ Ajouta-t-elle, fière d’elle, tout en caressant son propre ventre comme pour lui montrer de quoi elle parlait. Neal ne pu s’empêcher de faire les gros yeux en levant les yeux au ciel, tout en respirant fortement, comme pour montrer son désaccord. Pourtant, elle se jeta à nouveau dans ses bras, alors que la panière n’était pas à disposition du jeune homme. La fixant d’un air malheureux, il avait tout de même prit Victoria dans les bras, en grommelant dans sa barbe. Il lui semblait pourtant que la panière l‘appelait, elle lui faisait des signaux tellement énorme qu’il était triste de ne pas assouvir ses propres désirs. Quand Victoria se releva pour saisir un croissant en fixant le regard de son amant avant de croquer volontiers dedans, Neal ne pu s‘empêcher de rétorquer, en brandissant la main vers elle. « Victoria Blythe, rendez-moi ça de suite ! » Dit-il en haussant d‘un seul coup le ton comme si ce que faisait Victoria était méchant. Si la jeune femme arborait une mine satisfaite et joviale, Neal lui venait de se lever précipitamment, assis à cheval sur la jeune femme qu‘il venait de coucher. D‘un regard taquin, d‘une main joueuse, il se pencha sur Victoria qui rigolait de plus belle tout en essayant de manger son croissant avant de se le faire prendre. Cela n’empêcha certainement pas au jeune homme de croquer en pleins dedans, alors que Vicky finissait le dernier morceau restant. Très certainement qu’ils s’amusaient, pourtant Neal était en situation favorable pour récupérer l’un des contenu de la panière et le manger en paix. Mais il venait de déposer ses bras sur chaque côté du lit où était posé la tête de la jeune femme. A quelques millimètres de sa bouche, il la fixait, amusé. ‘‘ Je suis certaine que tu ne pourras jamais me résister longtemps… ’’ Murmura t’elle sans quitter le regard de son homme. Dans moins de quatre heures, ils seront séparés, et elle sera en train de fêter noël avec ses frères et sa mère. Lui, sera avec Tabby et sûrement le reste de la famille. « Tu veux parier ? » Avoua t’il sans aucun scrupule, un sourire charmant au coin de ses lèvres, par pur provocation. « Un hot dog ? » Souffla-t-il, l’air de rien. Alors que Victoria soupirer d‘exaspération. ‘‘ Ma parole, tu ne penses qu‘à bouf… ! ’’ ‘bouffer’ était le mot qu’elle allait dire si Neal ne s’était pas rué sur elle, en l’embrassant langoureusement, alors qu’elle baissa à son tour toutes les armes, passant sa main derrière la nuque du jeune Rowlands. Un baiser qui se voulait tendre et charmant. Un instant même et il aurait presque oublier de continuer son déjeuner. Malgré tout, il glissa sa main le long du corps de la jeune demoiselle, la caressant par-dessus le drap avant de descendre jusqu’à son cou pour l’y embrasser furtivement. Quand il releva la tête, il agrippa dans une poigne, la corbeille de fruit et y prît une grappe de raisins. Lançant le fruit dans les airs, il la rattrapa de justesse, la bouche ouverte avant d’avaler le raisin en croquant de plein cœur à l’intérieur. Il répéta plusieurs fois ce schéma, alors que Victoria le regardait faire, d’un œil admirateur. Certainement que l’un de ses frères lui avaient montrer comment faire, pourtant la jeune femme glissa le fruit dans sa bouche sans pour autant essayer. Avait-elle au moins essayer une fois dans sa vie ? Neal ne se résoudrait jamais à avoir loupé sept longues années. Quand il tourna la tête vers elle, il l’aperçut avec sa chemise, convenablement attachée. Il soupira, esquissant un gentil sourire tout en continuant de s’empiffrer de clémentine cette fois-ci, ayant terminé sa grappe de raisins. ‘‘ Je suis sûre qu’elle me va mieux qu’à toi. ’’ Cela ne fait pas l‘ombre d‘un doute. Victoria attachait beaucoup d‘importance à ce genre de chose. Piquer l‘un des objets du jeune homme tout comme l‘un de ses vêtements, elle adorait ça. Et cela avait au moins le don de le faire rire, prenant ça comme quelque chose de bien. ‘‘ Quoi ? ’’ Comment ça ‘quoi’ ? La jeune femme s’était retrouvée debout sur le lit en train de sauter dans tous les sens, procurant ainsi un léger découragement à Neal pour finir de déjeuner - chose qui semblait agacer le jeune Rowlands, et elle osait lui demander ce qu‘il y avait ?! C‘était fort quand même ! Surtout qu‘elle venait à l‘instant même de tomber sur sa propre cuisse, alors qu‘il tentait juste de la stopper dans ses sauts, pensant qu‘elle pourrait s‘amuser à sautiller sur sa propre table quand elle sera arrivée chez elle… ‘‘ C’est qu’un croissant, Neal. Pas la peine de me regarder comme ça. ’’ Dans le fond, il en était amusé, même si il ne le montrait pas. Et en acteur, il connaissait et prenait très à cœur ce métier. Elle ne doutait pas une seule seconde que Neal n‘était pas tellement sérieux, tant il reprendrait son envie de la taquiner une fois son déjeuner finis. En attendant, il n‘en restait pas moins perplexe de son attitude de gamine. Après tout, il l‘aimait aussi pour ça, même si parfois, elle pouvait l‘énerver ! Se penchant vers lui, Victoria l‘embrassa sur le coin de la lèvre, alors qu‘il ne faisait plus attention à elle. Ah c‘est comme ça ?! ‘‘ Puisque tu ne résignes pas ton petit-déjeuner, je ne vois pas pourquoi je résignerai ma grasse matinée ’’ Victoria se laissa tomber le plus loin possible de lui, se recouvrant tout entièrement et ne fît plus aucun bruit. Neal - et avouons-le - avait enfin la paix, si bien qu’il se frotta les mains en bavant devant la panière de viennoiseries. Il ne comptait même plus le nombre de croissants, de pains au chocolats ou au raisons, de brioche qu’il mangeait… Juste pour son plaisir personnel ! Il fallait admettre que Victoria et Neal s‘étaient parfaitement trouvés ! Ils étaient à la fois si différents, mais si semblables. Bien sur, ils n‘ont pas la même réputation, le même caractère - mais ils aiment tout deux se taquiner et jouer l‘un de l‘autre. Ils aiment cette complicité qui les a toujours liés l‘un à l‘autre. Et il n‘était pas rare qu‘ils abandonnent toute activité, juste pour le plaisir de se retrouver. Les anciens meilleurs amis de Neal - comme Esteban, Duncan ou encore Dakota - étaient jaloux de cette complicité et ne comprenaient pas comment Neal - cet être odieux et provocant - puisse se laisser ‘berner’ comme ils le disent par une fille comme Victoria. Mais selon le jeune homme cela n’avait aucun rapport, c’était pour lui naturel qu’il aille à la rencontre de la jeune fille. La soutenir, ou encore simplement se parler. C’était on peut le dire, les bonnes années ! Celles où on ne se prenait pas la tête, celles qu’on aimait partager avec une unique personne sans se soucier si nos actes seront reprochés. Celles où on pouvait faire de multiples conneries et où on a l’excuse d’être gosses ! Celles, tout simplement où on ne doit pas se prendre pour un adulte et où les responsabilités sont si futiles… Sortant de ses pensées, il avala son dernier morceau de brioche avant de se retourner vers Victoria, sourire aux lèvres. Tapant sur la fesse gauche de son amante, qui grommelait… Qu’elle grincheuse ! « Je vais sous la douche, mais n‘en profite pas pour te rincer l‘œil ! » Avoua-t-il dans un rire machiavélique, malgré qu’elle lui boudait. Le jeune homme s’était finalement levé pour rejoindre la salle de bain, alors qu’il avait prit de nouveaux vêtements. Lors de sa douche, aucun bruît ne se faisait entendre, hors mi l’eau qui coulait par son biais. Pas la moindre vu de Victoria dans les parages, ce qui ne l’affolait pas tant que ça; elle avait du se rendormir. Qui plus est, aussi bien l’un que l’autre est fort concernant les bouderies ! Neal venait de sortir de la salle de bain, la serviette autour de sa taille alors qu’il s’était essuyé les cheveux. Encore humide, il se laissa s’asseoir sur le lit, à quelques centimètres de Victoria, dos à cette dernière, avant de secouer sa tête de tous les côtés et ainsi arroser la jeune femme qui se reposait. Sans même se retourner, il arborait une mine apaisée et souriante, sachant très bien qu’il l’avait mouillée, à entendre le soupirement lasse de la jeune femme juste après qu’il est finit. Le jeune homme ne bougeait pas plus que sa petite copine, à quelques millimètres l’un de l’autre. Il aimait se sentir dans un moment de doute comme celui-ci, cherchant toujours à se faire pardonner. Et sans vouloir le faire paraître hautain, il y arrivait à chaque fois. Très certainement qu’il connaissait les limites à ne pas dépasser. Bien sur, parfois il lui arrivait de la faire narguer avec d’autres femmes, comme cette charmante Goldie Stewart. A peu de chose prêt, il savait que toutes les deux ne pouvaient pas se voir, et cela l’amusait souvent. Elles n’ont de toute manière jamais pu s’entendre et pas même la présence de Neal n’a réussi à détendre l’atmosphère. Pourtant, d’une manière comme d’une autre, il appréciait énormément Goldie, elle était devenue une personne importante à ses yeux, ses dernières années. Neal avait eu beau lui demander de s’occuper de Victoria, de la défendre et de la protéger, loin de lui. Rien n’avait su faire, et quand il lui parlait alors qu‘il était dans le Michigan, il lui demandait à chaque fois des nouvelles de sa confidente, comme si il aurait pu faire quelque chose pour elle. Goldie lui répondait sans toutefois comprendre comment il pouvait être attiré par Victoria. Peut-être même que dans le fond, cette haine était la cause d’une jalousie extrême. Il n’y avait aucun sous entendu entre eux, jamais Goldie ne l’avait draguer ou réciproquement. Du moins, pas à ce que Neal puisse remarquer - et pourtant pour ce genre de chose, il était très fort ! Peut-être que dans le fond, il ne la voyait pas comme une potentielle proie à avoir dans son lit, d’où ses années de cécité. Ils étaient juste amis, fidèle à ce duo démoniaque, qu’ils aimaient beaucoup. Une proie toujours fidèle, tenace. Depuis le retour de Neal, c’était à Hailey d’en payer les conséquences. Tout ça, à cause d’un malentendu, qui lui coûtera cher ! Neal, se l’était promis, Goldie aussi. Mais même si, elle était une personne importante à ses yeux, peut-être qu’il pourrait même la qualifier de meilleure amie, leurs caractères et délires étaient si semblables qu’après tout, pourquoi pas - et pourtant, jamais elle ne pourra devancer Victoria. Sans l’ombre d’un doute, il aimait Victoria plus que n’importe qui d’autres, mais il aimait faire travailler la jalousie de son amante, pour son plaisir personnelle. Pour faire travailler son ego et sa fierté, aussi. Relevant la tête, fixant toujours le mur, dos à Victoria, il osa enfin parler, d‘une manière suffisamment détachée pour la mettre en folie, juste pour le plaisir de devoir se racheter une conduite ! « C‘est dommage que tu me fasses la tête… » Commença t’il par dire en la sachant allongée sur le lit sans bouger, « j‘ai toujours deux billets pour partir à Venise dès demain, mais pas de seconde partenaire que toi… Tu crois que Goldie aimerait partir ?! » Dit-il en retournant son visage mielleux vers sa petite copine, aimant toujours la taquiner un peu plus. Il s‘attendait à vivre les foudres de son interlocutrice, restant silencieuse pour le moment…
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‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END)

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