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 ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END)

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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Dim 10 Jan 2010 - 16:15


Victoria était quelqu’un de rationnel. Il lui arrivait d’être pénible mais son côté assez terre-à-terre la ramenait plutôt vite à la réalité, de façon plus ou moins foudroyante. Elle était donc décrite comme responsable, plutôt mature et assez droite, un peu comme sa mère, en somme. Il faut dire que depuis sept ans, et encore plus depuis le décès de son père, la jeune fille a forgé un caractère dur, dans le seul but d’éloigner toutes les mauvaises ondes qui pouvaient venir perturber le mur qu’elle s’était construite au fil des années. Enfin, tout ceci se retrouvait largement ébranlé par Neal. Victoria retouchait et renouait avec la fillette d’autrefois par la simple présence du jeune homme. C’était comme si elle possédait deux personnalités : celle qu’elle montrait aux autres, plutôt distante, curieuse, ironique et sarcastique, et celle qui se déclarait avec le jeune Rowlands, et seulement avec lui, beaucoup plus enfantin, inconscient et joueur. Mais ce n’était même pas choquant, aux yeux de la concernée, au contraire. Ce changement de comportement lui paraissait presque naturel. La personnalité qu’elle s’était construite au fur et à mesure ne pouvait fonctionner et avoir un impact certain sur le jeune homme. Elle n’a pas été faite pour résister aux affronts de celui qui la faisait, inconsciemment, chaviré depuis toute jeune. La jeune Blythe avait maudit ce comportement presque trop accessible, trop fragile dont elle avait pu faire preuve auparavant avec lui. Si elle s’était montrée un peu plus résistante, peut-être qu’elle aurait eut moins mal. Songeuse de mettre des si à toutes ses phrases, Victoria regardait d’un air absent son doigt faire des ronds sur le matelas. Mais si elle s’était montrée plus dure, est-ce qu’elle aurait comprit ce qu’il se passait ? Deux fois, Neal lui avait mit deux claques. Évidemment, c’était une façon de parler mais pour sûr qu’elle aurait préféré être vraiment giflée plutôt que d’avoir son pauvre être tout entier remis en question. C’était comme si, sans le savoir, il avait tout comprit depuis le début et qu’il voulait la mettre en garde. Contre quoi, elle l’ignorait toujours. Peut-être de l’extérieur. Faudrait qu’elle songe à lui en parler, à l’occasion. Il n’y avait qu’à voir la broutille de quiproquo qui s’était faite avec ceux qu’il considérait comme des meilleurs amis pour voir qu’effectivement, les mauvaises langues extérieures n’avaient pas finis de parler. Et, par conséquence, leur mettre des bâtons dans les roues. Cependant, Victoria ne le remarquait absolument pas, pour l’instant. De toute façon, elle était bien trop dans sa bulle pour remarquer quoique ce soit. Elle bailla légèrement tout en se frottant les yeux, un coup de fatigue reprenant le dessus. Si l’amour rendait aveugle, il rendait aussi très las. C’était épuisant d’éprouver des sentiments, mine de rien. Mais c’était le genre de fatigue qui pouvait être considéré comme bonne. Et puis Victoria laisserait facilement passer Neal avant sa jauge d’épuisement. La preuve, elle le laissait la réveiller, même si elle semble un peu bougonne. Il devrait s’y faire ; elle n’était pas forcément si facile que cela à vivre – sans pour autant être relativement insupportable. Et elle grinça un peu plus des dents, perturbée d’avoir été de nouveau brièvement réveillée alors qu’elle était en plein songe. La jeune fille se mit alors sur le dos, pour mettre son derrière hors de la portée des mains de son copain, qui avait dût se lever du lit, à en juger par le relèvement douillet du matelas. « Je vais sous la douche, mais n‘en profite pas pour te rincer l‘œil ! » Victoria roula des yeux pour elle-même. Comme si une telle idée saugrenue lui viendrait à l’idée. « Toute façon, t’ai déjà vu sous toutes les coutures. » chuchota-t-elle. Oui, elle se parlait à elle-même. Jouant l’endormie qui attendait tout simplement le baiser de son prince charmant, ça serait hors contexte de lui répondre. Elle se trahirait elle-même, ce qui reviendrait à démontrer une certaine stupidité, comme même, il fallait bien l’avouer. Alors non, Victoria Blythe, à la tentation d’aller admirer le corps si bien sculpté de ton copain sous l’eau, tu résisteras. Alors qu’elle entendait le bruit du liquide dans l’autre pièce, la jeune fille se mordilla fortement la lèvre avant de soupirer faiblement en se recroquevillant une nouvelle fois sur elle-même. Si Neal pensait l’avoir si facilement dans la poche, il sera déçu. Bon, d’accord, il fallait avouer que la capacité de résistance de sa petite-amie n’était pas très grande. Et le petit vicieux savait toujours comment s’y prendre pour la mettre dans tous ses états. C’était injuste. Fichue supériorité masculine. Enfin, ça, c’était ce qu’on leur faisait croire pour qu’ils se sentent un minimum important. Alors Victoria était prête à faire douter le jeune Rowlands sur sa virilité et sa théorie du sexe fort en restant cloîtrée dans les draps qui avaient été témoin de leurs premiers ébats amoureux. C’est qu’il s’y prenait remarquablement bien, il fallait avouer. Pas qu’elle en avait douté – elle avait bien compris qu’il avait bien eut le temps de s’expérimenter sur d’autres corps féminins. Un léger froncement de sourcils apparut à cette pensée. Imaginez Neal en train de tripoter une autre fille était passablement difficile à concevoir alors y penser maintenant, est-ce vraiment une bonne idée ? Elle se renfrogna ; même s’il lui avait sous entendu qu’il lui restait fidèle, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir un léger doute. Stupide doute, pourquoi est-ce qu’il irait voir ailleurs maintenant, alors qu’il avait réussi à se contenir pendant deux semaines ? C’était remarquablement idiot de penser cela. Mais c’était peut-être plus légitime que de penser à ses propres performances. La jeune Blythe eut un soupir agacé envers elle-même. Neal n’avait pas semblé insatisfait alors pourquoi, Diable, penser à ça aussi ? Elle aussi avait eut l’occasion de s’entrainer. Au début, c’était amusant. Mais après, c’était devenu un automatisme. Faire l’amour avec quelqu’un était, normalement et en bonne théorie, démontrer un attachement et des sentiments certains vers autrui en s’offrant corps et âme à cette personne. Et bien, nous ne pouvions pas dire qu’avec Jonny Lee, c’était le cas. Certes, par chance, c’était un ami. Un ami qui prenait un gentil plaisir de repousser les prétendants de Victoria pour mieux pouvoir profiter d’elle. Comme si cela la dérangeait. Au moins, elle savait que Jonny était plus respectable que les autres. Mais il n’était pas question de sentiments entre eux. De l’amitié et, à l’occasion, du sexe. Point. Et avec les inconnus, c’était pire. Être un pantin, la jeune blonde a eut du mal à l’accepter. Mais ses forces, qu’on croit toujours décuplé avec l’alcool, étaient anéanties et l’instinct masculin reprenait toujours le dessus, que ce soit moralement ou physiquement. Il fallait qu’elle reprenne la main, après deux à trois mois où elle se laissait tout simplement faire. Et c’était Neal qui s’y collait. Alors cela n’avait rien d’étonnant qu’elle doute un minimum, n’est-ce pas ? Mais avec le jeune Rowlands, il était clair que c’était radicalement différent de tout ce qu’elle avait pu vivre avant. Pour diverses raisons, elle n’avait jamais vu les rapports sexuels d’un très bon œil. Mais là, il était clair que ce n’était absolument pas pareil quand on sentait son cœur grossir sous l’effet d’une tendresse incroyable qu’on a envie de faire partager à l’autre. Avant, tout ce qu’elle avait pu connaitre était des rapports plutôt sauvages, purement charnels et sans but précis, à part de savoir qui se réveillerait seul en premier. Cependant, avec Neal, c’était tout le contraire. Tendre, doux – mais pas trop quand même – et affectueux, il lui avait montré une nouvelle facette des relations humaines qu’il pouvait y avoir. L’eau ne faisait plus de bruit et la jeune fille passait la main dans ses cheveux tout en tendant l’oreille, à la recherche d’un quelconque bruit qui trahirait le silence qui s’était installé. Victoria eut des traits de surprise alors qu’une masse s’installa au rebord du lit, juste près d’elle, sans qu’elle est rien vue venir. Elle se referma un peu plus, alors que ses doigts se crispaient sur le drap qui la recouvrait. Elle aurait pu dormir, effectivement. Mais pour sûr que Neal trouvera un truc pour encore la brusquer et la faire sortir de sa tranquillité. La preuve, rien que pour la titiller un peu plus, il laissa quelques gouttes sur le drap qui la recouvrait. Un peu plus et on pourrait croire qu’un chien revenant d’une journée de pluie s’était installé à ses côtés. « C‘est dommage que tu me fasses la tête… J‘ai toujours deux billets pour partir à Venise dès demain, mais pas de seconde partenaire que toi… Tu crois que Goldie aimerait partir ?! » Comment réagir ? Entendre Venise et Goldie dans une même phrase, comment devait-elle réagir ? Est-ce qu’on ne pouvait lui donner un petit coup de main ? Être surprise ou ronchonner encore plus ? Et pourquoi pas les deux en même temps ? A peine le temps de réfléchir plus que Victoria retira brutalement la partie du drap qui recouvrait son visage pour scruter le dorsal de son copain, les traits figés et ne sachant pas vraiment comme réagir. Puis, la jolie blonde sentit ses lèvres se pincer avant de froncer légèrement les sourcils. « C’est méchant, pervers, vicieux, injuste et déloyal de dire des choses comme ça, Neal Rowlands. » Comme pour appuyer ses paroles, son pied poussait le jeune homme sur le bas de son dos, qui étouffa un rire face à la réaction de sa copine. Cette dernière roula des yeux avant de tenter le coup ultime qui fit enfin lever ses fesses du matelas avant de lui faire face, le visage amusé. Victoria se mordilla la joue alors qu’elle dégageait un peu plus le drap dans lequel elle s’était enveloppée sur le côté et posait son regard émeraude sur celui de son copain. Infâme, c’était tout bonnement infâme de devoir résister à une pareille vision. A la limite du masochisme. Mais n’exagérons rien. La jolie Blythe était bien trop dépendante de son copain pour lui résister très longtemps – même si elle tentait de faire un gros travail sur elle-même pour arranger le tir. Et le voir avec une simple serviette aux hanches, le visage joueur et les cheveux raplatit sur son crâne, c’était un portrait qui ne lui facilitait pas vraiment la tâche. Elle déglutit légèrement tout en se redressant, se mettant à genoux devant lui, le buste, les fesses et les cuisses relevés, pour arriver à peu près à sa hauteur. Pour ne pas avoir l’air d’être trop idiote, elle croisa les bras, le visage trainant, comme si rien ne l’atteignait. Ce qui était purement faux. « Le jour où Goldie Stewart partira à Venise, ou n’importe où, d'ailleurs, avec toi, c’est uniquement quand je ne serai plus de ce monde. Et tu ne souhaiterais quand même pas ma mort, n’est-ce pas, mon beau ? » Son visage passa de la fermeté à l’enfantillage, une moue adorable et une voix mielleuse de surcroit, tout en glissant un de ses doigts sur l’épaule pour y caresser la peau encore un peu humide de son ongle. Victoria était dans une retenue sans égal, s’il savait. Oh oui, certainement qu’il pouvait le savoir. Techniquement, il avait dût apprendre à lire de nouveau en elle comme dans un livre. Enfin, pas tant que ça puisque les petites parties d’ombre de sa tendre moitié restait tranquillement planquées sous la couche de crâne, de cheveux et de peau, dans une petite boite fermée à clef. Mais Neal ne pouvait passer outre du regard appétissant que lui lançait la jolie blonde, à part s’il était vraiment aveugle. Mais rien que par sa manière de le caresser tendrement, délicatement, tout en gardant une certaine proximité entre eux et de se mordiller une énième fois la lèvre, le jeune Rowlands ne pourrait passer outre. De toute façon, est-ce que désirer son copain était obligé de rester sous seuil et demeurer secret à jamais ? Dans la théorie, non. C’était tout de même normal que le feu reste brûlant, que ce soit deux semaines ou dans un an. Mais en pratique, c’était déjà plus compliqué. Si elle avait suivi à la lettre cette phrase assez scolaire, certainement qu’elle n’aurait pas attendu si longtemps pour l’attirer dans ses filets et, au final, s’y faire piéger à son tour. Certainement qu’elle l’aurait rejoint sous cette fichue douche, où il n’en ressortait que plus agréable, attisant un peu plus les sens de Victoria, déjà bien en émoi, et les rendant complètement sans dessus dessous. Certainement qu’elle lui aurait déjà sauté dessus. Mais non. Non, elle ne se penchera pas pour embrasser ces lèvres qu’elle adorait tant – ce qui, étrangement, semblaient l’appeler. Elle eut un léger recul de la tête, ses deux émeraudes les regardant avant de secouer la tête et de les plonger dans la paire d’yeux marrons foncés qui la scrutait. Non, n’y songes même pas, Neal Rowlands, elle résistera. En tout cas, Victoria était convaincue qu’elle pouvait résister. Sinon, il n’en serait que trop ravi. Oui, mais à l’inverse ... Non. Pour couper son esprit de cette montée soudaine d’hormones perverses, la jolie blonde eut un voile interrogateur et songeur. « Mais t’es sérieux ? » Non, c'est toi qu'es complètement idiote, lui répondit une petite voix dans sa tête. Victoria eut un léger regard au ciel, comme pour inciter cette petite voix de se taire. C’est juste qu’elle avait le droit d’être surprise. Ou de prendre ses paroles que pour la taquinerie ... En espérant quand même que ça ne l’était pas. Mais un jour, si on lui avait dit Neal lui aurait fait une telle surprise ... Pour sûr que ce n’aurait pas été elle la plus choquée mais la plus ravie. Décidément, la jeune fille se trouvait un peu plus chanceuse à chaque fois, tant que les attentions de son copain étaient adorables. Bien loin des idées toutes faites que les autres avaient en tête, dont Rhys ou Hailey entre autre. Idiots. Ca serait eux qui tomberaient sur leur fessier si jamais ils venaient à apprendre tout ceci. Victoria baissa la tête dans un léger sourire ; non seulement elle était chanceuse, mais en plus, elle était heureuse, chose qui ne lui était pas arrivée depuis longtemps.

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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Dim 10 Jan 2010 - 21:14

    Vous est-il déjà arrivé de connaître une personne comme votre poche; de vous entendre avec elle comme jamais, vous ne vous entendrez avec vous-même - et qu‘à cause d‘une étape, toute votre vie bascule de l’autre côté ? Neal Rowlands n’est pas un homme à la rancœur instable ou bon perdant. Il n’est pas un homme qui regrette facilement et qui se stopperait un combat perdu d’avance. Non, il se bat jusqu’au bout, fière de ses convictions à en perdre la vie si il le fallait. Pourtant à se regarder, il était pathétique. Ignoble sentiment qu’était l’amour à ses yeux. Il n’aimait pas ça, il n’aimait pas se sentir impuissant et touchable. Il se sentait comme en danger, comme dans une peur nouvelle qu’était de perdre enfin ce bonheur. Oui, il était amoureux. Bien sur qu’il ne le regrettait pas, mais il n’avouait aucune fierté à avoir ce sentiment qu’autrefois il jugeait infantile. Comme ses espèces de filles qui le pourchassaient dans la rue - quand il n‘était qu‘au Michigan - parce que son corps musclé les faisait rêvée. Il se dégoûtait lui-même, il n‘était qu‘un produit commerciale de son père pour attirer ses futurs adeptes. Pour sur, il jubilait de voir les garçons le menaçant du regard, et il n‘était pas le dernier à provoquer et se battre. Il était connu à l‘époque pour être un homme à histoire, le moindre faux pas, regard noir lui était considéré comme une atteinte personnelle et il la réglait aussi vite que son ombre. Pourtant, il se sentait à cette époque, fort. Parce qu’il n’avait rien à perdre, qu’il n’avait peur de rien, de personne. Mais son cœur était seul et abandonné. Pour couronner le tout, il devait se coltiné une femme qu’il ne connaissait pas et dont il était censé aimer. Un mot qu’il n’a jamais connu. Un mot qu’il a toujours fuit avec légèreté. Un mot dont il a toujours su trouver la force de se moquer, de haïr. Il ne comprenait pas ses gens qui tombaient amoureux du premier venu, ou ayant un minimum d’attachement. Lui, il évitait tout ça. Dans le fond, il ne le méritait peut-être pas. ‘‘ C’est méchant, pervers, vicieux, injuste et déloyal de dire des choses comme ça, Neal Rowlands. ’’ Neal ne pouvait s’empêcher de sourire ironiquement, montrant alors un large sourire à son amie. Qu’il l’aimait dans des situations comme telles ! Autant de qualificatifs qui l’émouvaient étés bien trop pour lui. Ce fût la raison pour laquelle, son regard se doucissait, lui montrant celui du chat botté. Auquel, elle ne pourrait de toute manière jamais résister. Enfin apparemment. Pourtant son humeur était taquin et plutôt espiègle. Il n’était certainement pas sérieux, c’était évident. Goldie avait beau avoir une place importante dans sa vie, il n’empêchait pas que Victoria comblait l’espace entier de son cœur masculin et que pour rien au monde, il ne remettrait cet amour en cause. Alors oui, il aimait jouer des nerfs de la jeune femme et seulement pour la voir jalouse, il continuerait. Il s’était lui-même pris dans un jeu, sur lequel la marche arrière ne lui était plus possible. Surtout parce qu’il ne le voulait pas. Enfin, elle se rapprocha de lui, sans toutefois le toucher ou l’embrasser. Qu’importe Victoria Blythe, tu n’auras pas Neal Rowlands ! ‘‘ Le jour où Goldie Stewart partira à Venise, ou n’importe où, d'ailleurs, avec toi, c’est uniquement quand je ne serai plus de ce monde. Et tu ne souhaiterais quand même pas ma mort, n’est-ce pas, mon beau ? ’’ Déplaçant sa main sur le visage de la jeune femme, il frôla sa peau sans jamais la toucher directement, caressant alors l’ombre de ses traits, un sourire provoquant au coin des lèvres, alors qu’elle était à quatre pattes sur le lit, le fixant. Complètement relevé, Neal la regardait en coin, ne répondant nullement à sa question. Sa seule réponse - qui fût brève et rapide, était un vague haussement des épaules comme si cela n’avait pas d’importance pour lui, avant qu’il ne fasse un signe négatif de la tête. Ce qui pourrait contribuer à une moue fatiguée et lassée de la part de Victoria. Malgré ça, Neal ne répondit rien. Mais il savait qu’il ne supporterait pas sa mort, mais à quoi bon le signaler dans ce genre de guerre des sexes ? C’était un jeu dangereux peut-être, mais un jeu quand même. Et en tant que tricheur invétéré parce qu’il ne supportait pas perdre, il s’était habitué à jouer des sentiments. Face à la jeune femme, il ne l’avait jamais fais du moins, pourtant il devait avouer qu’il ne lui avait jamais témoigné une quelconque affection. Bien sur, il y avait des mots tendres, des gestes tout nouveaux pour eux. Mais Neal ne pouvait s’empêcher de lui cacher certaines choses. Comme le fait que Cudy soit sa fiancée. Même si il aurait voulu le lui dire, il n’avait pas suffisamment confiance en son couple pour supporter cette histoire. Dans le fond, il avait peut-être tord, oui c‘est vrai. Mais cette histoire avec sa fiancée ne lui paraissait à ses yeux que d‘une futilité à ne pas attacher plus d‘importance que ça en ai. Voila pourquoi, il ne lui avait rien dis et ne lui dirais pour le moment rien de plus. Dans le fond, il avait peut-être peur de son comportement; il ne savait pas vraiment pour être honnête. Mais ce qu’il ne doutait pas, c’était que le jour où Victoria l’apprendrait, elle risquait de lui en vouloir, de vouloir le lui faire payer. Peut-être méritait-il une paire de gifle, tout comme de belles paroles crues et ironiques de la part de son amante. Peut-être lui ferait-elle payer ce coup bas, avec lenteur et douloureusement - comme lui aimait s’y prendre avec ses ennemis. Pourtant, malgré tout ce secret qui n’en était pas véritablement un mais que Neal gardait bien au chaud jusqu’à l’arrivée de cette dernière dans sa vie, s’attendait au pire. Aller savoir ce qui le pousse à ne rien dévoiler… ‘‘ Mais t’es sérieux ? ’’ Victoria remettait en doute ses belles paroles ? Pour sur qu‘il ne lui aurait jamais dis un tel truc si c‘était faux. Il ne s‘amusait pas à ce petit jeu. Non, si il l‘invitait en vacances, c‘était vrai. Après, d‘accord cette annonce n‘avait pas été faite dans les règles. Une personne normale aurait su dire à sa petite amie, les choses concrètement. Et à vrai dire, il avait imaginé un tas de fois, lui dire. Comme quand ils auraient étés à table, la veille au soir. Ou au levé le matin même, dans les bras l‘un de l‘autre en lui murmurant simplement ‘Venise’. Mais il faut croire que Neal Rowlands n’est pas comme quelqu’un comme les autres, il ne fait rien dans les règles. Et obstiné, il fonce dans le tas, au risque de se gameller. C’est-ce qui lui vaut son charme… « Si, je suis sérieux ? » Commença-t-il, plus énigmatique que jamais, « un peu qu‘oui ! » Finit-il par avouer dans un rire que Victoria suivit, tant elle semblait gênée d’avoir posée une telle question idiote. A ses yeux, ça ne l’était pas forcément. Après tout, y insérer Goldie à l’intérieur n’avait pas été du goût de la jeune Blythe, qui lui avait sortis un tas d’adjectifs auparavant. Alors, peut-être était elle encore un peu sous le choc. « Bon j‘avoue, Venise fait un peu cliché… Mais c‘était plus pour marquer le coup ! » Non Neal n’aimait pas Venise. Il faut le savoir. Il n’ jamais été attiré par les voyages, ni même par les autres pays. Il était fier d’être né sur le ‘nouveau continent’ pour vouloir, ne serait-ce que partir en vacances, hors de son pays. Bien sur au fil du temps et partir avec Victoria pourrait être différent. Mais il ne trouve aucun besoin nécessaire à vouloir s’enfuir, partir vers l’inconnu comme certaines personnes. Et l’Italie était loin d’être un pays qu’il appréciait. Bien sur, il n’y était jamais allé mais ne voulait pas le visiter pour autant. Il avait peut-être une image préconçue, du style qu’ils sont de purs macho. Oui, les Italiens ont cette faculté à être gueulard, dragueur, et idiots. Mais Neal ne cherchait pas à les comprendre, il levait plutôt la tête vers le ciel, l’air désespéré de voir des gens si bêtes devant lui ! Alors aller en Italie avec Victoria avait été sûrement la dernière destination qu’il aurait envisagé, même si Venise est réputée pour être une ville de femme, une ville romantique. Il n’était pas romantique, il n’était pas une femme - mais soit ! Il irait pour elle… Si il avait voulu choisir Venise, c’était seulement pour marquer le coup de cette première nuit, de cette première fois. Et aussi parce qu’il ne connaissait pas ses goûts, alors il pensait que cette ville lui ferait plaisir - tout comme elle fait parti des villes romantiques. Et puis ils n’y resteront pas longtemps. Juste assez pour se donner un arrière goût et l’envie éventuelle de repartir. Même si dans le fond, il se maudissait d’avoir choisie l’Italie comme première destination. Rien que le fait d’entendre ses gens très expressifs, criant dans ses oreilles lui donnait un mal de crâne sans y être. Mais il tâchait de ne pas se montre bougon à l’idée de visiter une ville de virilité zéro et il s’attendait à mettre son orgueil de côté… « Enfin, si Venise ne te convient pas - ce qui me dérange pas, pensa-t-il - on pourrait choisir une autre destination… » Comme l‘Espagne, le Portugal, la France, le Canada, l‘Angleterre, l‘Australie, ou encore la Grèce. Oui vous l‘aurez compris, Neal ne manque pas d‘imagination pour partir en vacances. Même adorant l‘Amérique, il voulait que Victoria puisse partir ailleurs, visiter d‘autres lieux. Et avec lui. La France était considérée aussi comme un pays romantique - tel Paris. Et puis, il aimait énormément la Grèce pour avoir toujours été attiré par l‘antiquité, son histoire, les dieux et déesses etc... Enfin tout ses pays, il n‘y était jamais allé, alors pourquoi pas essayer ? Ils pourraient en faire un chaque année par exemple… Enfin il partait dans des pensées absurdes, aussi il se ressaisissait, l’air de rien tout en reportant son attention sur Victoria, qui l’avait écouté jusqu’ici. Non, elle semblait bien ravie d‘aller à Venise, il le lisait dans son regard, ce fût la raison pour laquelle il soupira lentement en baissant son regard. Et même si il resterait bien toute la journée à l‘hôtel avec Victoria, il n‘empêchait pas que l‘heure tournait et qu‘il ne devait pas tarder pour la ramener. Ce fût pourquoi, il passa sa main sur la joue de Victoria, caressant celle-ci sans retenue, avant de lui ajouter. « Tu devrais aller prendre ta douche… Et je te promets que tu me retrouveras ici quand tu auras finis. Et promis que je ne zieuterais pas… » Avoua-t-il, non gêné d‘avoir un jour voulu l‘observer sous une douche. Non ce n‘était pas lui… ! Finalement, il rigola avec Victoria à cette idée.
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Lun 11 Jan 2010 - 22:02


La mort était un sujet sinistre. Carrément morbide, à vrai dire. Un sujet sensible, bien trop sensible, qui avait une signification bien particulière pour Victoria : elle attaquait quand on s’y attend le moins. Elle s’en prenait toujours à ceux que vous affectionnez le plus, à ceux pour qui vous seriez prêt à donner votre vie contre la leur. Plus petite, la jeune fille jouait à ce jeu si populaire, les Sims. Et elle prenait un plaisir malsain a tué ses personnages en les enfermant entre quatre murs, rien que pour pouvoir rajouter une jolie pierre tombale dans le cimetière familiale. A treize ans, elle avait certainement les idées pas très claires car elle trouvait cela joli. Il faut dire qu’au début de ses sept premières années de solitude, la mort avait eut quelque chose d’attrayant et d’attirant pour elle. Dire que Victoria n’avait pas intenté à ses jours serait mentir. Plusieurs fois, beaucoup plus qu’on pourrait le croire, elle y avait songé. Mais rares étaient les fois où elle avait rejoint les gestes à la parole. Elle avait la frousse de la mort. Depuis toute petite, Neal ou Rhys s’amusaient toujours à l’effrayer avec ce genre d’histoires. Combien de fois elle a demandé à ses parents de bien vérifier qu’elle n’était pas planquée quelque part ? Enfin, tout ça, c’était quand elle était jeune. Maintenant, non pas qu’elle est prit des rides, mais disons qu’elle éprouvait une certaine amertume envers la mort. Elle pouvait résoudre des soucis mais aussi torturer un peu plus la pauvre vie des humains qu’elle ne voulait pas encore éliminer. A tout bien y compter, l’expression « le malheur des uns fait le bonheur des autres » avait certainement dût être créé pour elle. Et Dieu sait combien elle a réussi à achever la jeune Blythe en lui ôtant son père. Jusqu’à ce que le destin s’en mêle et la mette face à la réalité des choses. Comme si tout était prévu depuis le début. Comme si tout avait été orchestré depuis le 22 juin 2008. Comme une simple et mauvaise farce que les sbires, de celui qu’on appelait Dieu, avaient créé avec elle, Victoria Blythe, en pauvre victime. C’était tellement égoïste de penser comme ça. Il y avait pire dans le monde, bien sûr. La jolie blonde le savait et elle le clamait à ceux qui pourraient l’oublier. Mais, selon elle, il faut savoir être un minimum égoïste et ne voir que son propre malheur. Et son propre malheur, Victoria a dût y faire face le 4 septembre 2009. Terrible nouvelle pour l’être fort qu’elle voulait montrer. La culpabilité était un sentiment insupportable. Quand elle s’agrippe à vous, c’est difficile d’y échapper, de trouver une solution de secours express. Et, en général, vous avez le temps de couler au fond du gouffre avant de mettre la main sur une solution qui échappe totalement à votre consentement. Les seuls à pouvoir vous aider étaient, sans compter, les gens de votre entourage. Mais encore fallait-il se résoudre à leur annoncer ce que vous portez sur le cœur et les épaules. Et avouer une culpabilité, c’était se mettre à nu et se montrer inoffensif, ainsi que faible. Tellement faible que vous ne trouvez aucun autre recours que celle de demander, inconsciemment, l’aide des autres. A supposer que ces derniers acceptent de continuer à vous tenir la main. L’acceptation d’un crime caché était quelque chose d’autant plus difficile que le regard des autres peut changer subitement. Et cette peur d’être abandonné et/ou incompris résidait en chacun de nous. Une raison qui faisait que certains préféraient se taire, ronger dans leur solitude, se morfondre sur leur sort, attendant le Jugement Dernier avec impatience en se détruisant à petits feux. Si Victoria n’avait pas été voir Neal pour tenter de régler les choses, ce lundi 7 décembre, comment aurait-elle été retrouvé lors du 24 décembre ? La concernée ne préférait même pas imaginer. L’anniversaire de mort de son défunt père s’approchait à grand pas et lui gâchait moralement ses vacances, et son anniversaire par avance. Toute sa vie, elle aura ce poids sur la conscience. Mais la jeune blonde avait la chance incroyable d’avoir Neal à ses côtés. Neal, qui l’aidait, sans même s’en rendre compte, à surmonter une épreuve longue et pénible. Est-ce qu’un jour, elle lui confiera sa culpabilité ? La dure vérité de voir, malgré tous les schémas qu’elle avait pu se faire pour tenter de trouver une quelconque conscience, qu’elle était responsable de la mort de plusieurs personnes ? Celle de son père et de trois femmes innocentes, dont Deborah Penright. Tous morts par sa simple faute. Elle ignorait comment la tierce personne avait apprit pour ce fameux soir du 22 juin. La jeune Blythe ignorait d’ailleurs tout de ce qui s’était passé, ce soir-là. Mais voilà qu’elle avait perdu depuis un moment d’avoir la vérité. Cependant, il résidait toujours, quelque part en elle, l’envie de savoir, de combler ce trou noir qu’elle avait. C’était terrible de ne pas savoir ce que son propre corps a pu accomplir pendant quelques heures – même si elle n’ignorait pas ce qu’elle avait dût concrètement faire pendant la nuit. Après tout, quand on se réveille seule dans un lit totalement défait, quelques vêtements éparpillés par terre, ça ne laissait guère place à l’imagination. Mais plutôt à l’angoisse et la peur que quelqu’un l’apprenne. Mais Victoria ne souhaitait pas non plus faire de conclusions hâtives, d’autant plus qu’elle n’avait aucune preuve, aucune piste, et encore moins une aide quelconque, qui pouvait la mettre sur la voie. Cependant, pour l’instant, ce n’était pas vraiment sa préoccupation de rigueur. Cet incident a causé la mort de son père. Et rien que pour cela, elle ne voulait pas y penser, ou y penser le moins possible, tout du moins. Le couteau était déjà assez enfoncé, remuer la plaie ne servirait pas à grand-chose. Ni à la soulager. Et encore moins à faire revenir les morts dans le monde des vivants. De toute façon, la jeune fille admettait volontiers qu’elle n’en avait fait qu’à sa tête, durant quelques années. Rationnelle, oui, mais peut-être un peu trop inconsciente par moment. Elle ne pourra pas revenir en arrière, elle ne s’était pas découverte une capacité hors du commun de la sorte. Un jour ou l’autre, il faut bien se retrouver devant le fait accompli et en subir les conséquences, n’est-ce pas ? Et pourtant, Victoria ne pouvait trouver ce raisonnement injuste. C’était purement injuste car elle se jugeait comme victime de tous ses problèmes. Ce n’est, théoriquement, pas la victime qui doit en pâtir mais le coupable, non ? En tout cas, si elle s’amusait à prêcher le vrai du faux autour d’elle, pour un simple plaisir intérieur, il était clair qu’elle-même n’avait pas encore mis de point final à toutes ses phrases, qui restent alors en suspension. Mais là non plus, ce n’était pas le moment de penser à tout ceci. Elle était à l’aube de ses dix-neuf ans, à passer son premier Noël depuis sept ans avec Neal, qui lui offrait gentiment un détour par l’Italie, et pour le nouvel an, et pour son anniversaire. Alors pourquoi penser à des choses morbides et malheureuses alors que le visage du jeune Rowlands l’incitait plutôt à sourire, tout en lui faisant vivre une véritable bataille intérieure. « Si je suis sérieux ? Un peu qu‘oui ! » Victoria tordit ses lèvres dans une espèce de sourire s’approchant plus du rictus, désespérée par elle-même, avant de se mordiller la lèvre tout en riant légèrement, suivant le jeune homme. Elle avait peut-être eut un doute mais elle n’ignorait pas que ça partait d’une bonne intention. Et puis, en même temps, il avait fait preuve d’un manque de tact incroyable dans ses propos – et surtout pour sa façon d’annoncer une telle nouvelle. Mais au moins, tant qu’il ne lui fait pas un truc trop cérémonieux ou trop sentimental, pourquoi pas. « Bon j‘avoue, Venise fait un peu cliché… Mais c‘était plus pour marquer le coup ! » La jolie blonde ne pouvait contrer les propos de son amoureux. « Enfin, si Venise ne te convient pas, on pourrait choisir une autre destination… » Venise était la ville des amoureux par excellence. Enfin, si on oubliait la capitale de Lumière qu’était Paris. Autant d’endroit, malgré la richesse et les déplacements multiples de ses parents, qu’elle n’avait jamais visité et qu’elle n’avait, que pour seul moyen d’y rêvasser et de s’y faire une idée, internet – naturellement – mais aussi sa mère. Depuis assez jeune, mère et fille aiment se réunir entre filles, les albums photos alors tous ouverts, sa génitrice lui racontant toute sorte d’anecdotes sur beaucoup de photos qu’elles parcouraient. « C’est une façon de perpétuer les souvenirs » disait-elle à son époux ou à ses deux garçons quand ils demandaient pourquoi elles faisaient cela. Et puis, c’était une des rares activités où la complicité entre les deux femmes de la maison était de mise. Victoria a toujours adoré sa mère, mais a aussi toujours déploré qu’elle soit à un poste aussi important au sein de la Blythe Company. Alors elle profitait intensément de ce genre de moments, où elle en apprenait à chaque fois un peu plus sur ses parents. C’est aussi une façon pour Eleonor Blythe de faire profiter à son unique fille de tout ce qu’elle a vécu, de son expérience et de son savoir. Et peut-être aussi pour l’inciter à ce qu’elle profite pleinement de sa jeunesse. Après tout, on a qu’une seule vie, c’est bien connu. La jeune fille voyait alors ses parents, et sa mère particulièrement, sous un œil nouveau quand elle oubliait que ses propres parents avaient aussi eut une jeunesse, et une jeunesse plutôt heureuse. Alors leur fille adorée ne pourrait refuser une pareille occasion d’aller toucher du bout des doigts ce que ses parents ont connu. Même s’il lui a fallu attendre dix-huit ans et onze mois pour cela, il n’est jamais trop tard. Et puisque c’est avec Neal, l’attente en valait largement la peine. Victoria sourit doucement tout en glissant ses doigts froids à la nuque du jeune homme sous l’effet de quelques caresses. « Si Venise fait un peu clichée, autant aller voir pourquoi. Mais tu aurais pu prendre n’importe quelle destination, même en plein milieu du Sahara, que j’en aurais été aussi ravie. A partir du moment que tu promets que Stewart n’ira pas se plonger dans ta valise, je te suivrai n’importe où. » Bateau, ses paroles ? N’y croyez pas. La jeune fille n’était jamais très loin d’une petite phrase bien placée et bien crue dans un beau discours. Le romantisme pur, à trop forte dose avait tendance à lui donner la nausée. Alors, elle ne pouvait s’empêcher d’être un peu légère dans ses paroles, ne serait-ce que pour détendre l’atmosphère et lui faire rappeler qu’elle n’était pas une amoureuse transie et groupie au point de faire du chichis et dans la dentelle en plus. C’était tellement grossier de montrer ce sentiment de cette façon. Les choses ont changé, il était tant d’arriver à se placer à l’aube de la nouvelle décennie des années deux milles qui s’annonçait. Alors peut-être que Venise faisait clicher. Peut-être que les gondoles faisaient trop rêver au point d’en devenir pathétique. Mais qu’est-ce qu’elle s’en fichait. Royalement. Purement. Simplement. Il aurait pu l’amener n’importe où, elle n’aurait pas rechigné pour autant. Exactement comme elle venait de lui faire comprendre, tant qu’il était avec elle, la destination n’importe guère. Mais il n’empêche que le geste était plutôt adorable, voire même touchant. Mais ça, c’était quelque chose qu’elle s’interdisait de montrer, et encore plus de dire. La niaiserie à l’état brute, ce n’était pas pour elle. La jolie blonde risquerait de ne pas se sentir à l’aise avec ce genre de propos alors il valait mieux se retenir et laisser couler. « Tu devrais aller prendre ta douche… Et je te promets que tu me retrouveras ici quand tu auras finis. Et promis que je ne zieuterais pas… » Victoria laissa ses fesses retombées sur ses pieds, une moue qui se voulait triste et embêtée au visage, alors que Neal lui caressait tendrement la joue. Elle eut un bref sourire en déviant son regard vers le sol avant de prendre sa main dans la sienne et de la tirer vers elle, dans le seul but d’approcher le jeune homme du lit et, par conséquence, de sa frêle petite personne qui était dessus. « Tu sais que c’est terriblement indécent de se trimbaler de la sorte ? Si tu comptes t'habiller comme ça pendant une semaine, j'espère pour toi que t'as pas prévu trop de sorties. » Elle lui chuchotait ses douces paroles avec un désir non dissimulé, alors qu’un de ses ongles traçait une ligne droite et lente le long de son torse, en souriant légèrement. « « C’est encore mieux que toutes les boites de chocolat du monde. Mais à défaut de pouvoir te manger, je peux m’accorder quand même quelques délices, hum ? » Amusée par sa propre phrase, la jolie blonde attrapa les lèvres de Neal, tout en le rapprochant un peu plus d’elle, l’obligeant presque à se mettre à son tour à genoux sur le matelas. Baiser passionné et passionnant, qui réveilla tous les sens de la jeune Blythe instantanément, alors qu’elle resserrait encore plus leur étreinte. Mon Dieu, Victoria Blythe, tu n’es décidément qu’une faible. Capacité de résistance frôlant lamentablement le chiffre un sur une échelle de dix. Il y a encore du travail à faire. Mais ça aussi, elle s’en fichait. Neal la mettait en émotion et c’était inhumain de ne pas laisser ses pulsions être assouvies. Ses doigts parcouraient de nouveau chaque parcelle de peau qui se trouvait à sa portée, aussi chaude que la veille, alors qu’une de ses mains allait jouer avec les mèches mouillées qui retombaient lascivement sur son crâne, lui donnant un air encore plus innocent et angélique que la normalité pouvait le permettre. Le baiser devenait de plus en plus fiévreux et impatient, comme si Victoria cherchait à le brusquer et à le provoquer un peu. Mais ce fut quand il commença à passer sa main sous sa propre chemise qu’elle avait enfilé pour aller y caresser ce qui s’y cachait qu’elle décrocha ses lèvres des siennes, tout en posant un doigt sur celles du jeune homme en lui faisant reculer la tête. « Mais ça serait mauvais pour ma ligne d’en abuser de trop. » La jeune fille adressa un sourire tout mielleux à son copain avant de passer à ses côtés pour sauter hors du lit, se mettre sur ses pieds et se diriger vers la salle de bain. « Et t’as pas intérêt à venir gâcher mon intimité personnelle. » lança-t-elle, en renfermant la porte de la pièce d’eau. Comme toute personne censée, Victoria jeta un bref regard à son reflet dans le miroir, le visage brutalement fermé. Elle n’aimait pas son reflet, c’était plus fort qu’elle. Elle avait apprit à se détester, physiquement parlant au moins, au fil des années. Aussi, elle détourna rapidement son attention vers la douche en elle-même. Quelques minutes après, la jeune fille sortait en trainant des pieds, baillant légèrement comme si l’eau avait engourdi et bercé de nouveaux ses membres, et accoutrée d’un des peignoirs mis à disposition, pas décidée pour un sou de s'habiller. « Rappelle-moi juste pourquoi tu me presses. »

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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Mar 12 Jan 2010 - 21:54

    Quant à Neal, il n’avait pas peur de mourir. Il n’en a jamais eu peur pour être honnête. Et si il y avait plutôt quelque chose qui le ferait fuir, c’était la souffrance qu’elle pourrait provoquer. Mais la mort en elle-même n’est pas quelque chose qui le répugne ou qu’il effraie. Il sait que de toute manière, il devra mourir un jour, alors quitte à ce que cela soit à la place d’une personne qu’il aime, pourquoi pas ? Et ce n’est pas chevaleresque que de penser cela. C’est pourquoi les habitants voulant sa souffrance - et seulement le connaissant correctement - ne l’ont jamais attaqués directement. Comme Esteban Carson, par exemple. Notamment parce qu’il savait que Neal résisterait, et n’aurait pas peur de lui. C‘est pourquoi et en petit malin qu‘il était, Esteban préférait attaquer là où ça lui ferait mal : Victoria Blythe - protégée depuis toute petite de Neal. Et puis, à part peut-être Déborah Penright, mais sinon il n‘a jamais été toucher directement par la mort. On ne pouvait pas dire qu‘il soit assez proche de sa famille pour se permette de pleurer sur son sort ou de faire une dépression sous prétexte qu‘un membre de sa famille est décédé. Aussi dur à admettre que cela soit, Neal s‘en fichait complètement. Et il préférait continué d‘avancer… ‘‘ Si Venise fait un peu clichée, autant aller voir pourquoi. Mais tu aurais pu prendre n’importe quelle destination, même en plein milieu du Sahara, que j’en aurais été aussi ravie. A partir du moment que tu promets que Stewart n’ira pas se plonger dans ta valise, je te suivrai n’importe où. ’’ Neal lui jeta un regard amusé. Mais il s’était peut-être attendu à bien plus de foudre que ce qu’elle lui faisait subir actuellement. Comme par exemple un coup de poing sur son bras comme elle savait si bien lui donner, ou encore une mine boudeuse comme elle lui faisait si souvent. A la place, seulement une phrase bien cadrée montrant toujours plus sa jalousie maladive. A croire que si il n’aurait pas parler de Goldie et aurait parler d’une autre femme, Victoria ne l’aurait pas si sévèrement répondu… ‘‘ Tu sais que c’est terriblement indécent de se trimbaler de la sorte ? Si tu comptes t'habiller comme ça pendant une semaine, j'espère pour toi que t'as pas prévu trop de sorties. ’’ Sérieusement ? Oh ne croyez pas ça ! Neal était un homme assez enfantin par moment, il fallait le reconnaître. Après tout, il n’a pas encore vingt ans et possède une humour inégalable pour les conneries et feintes en tout genre. Quand il était gosse, il adorait faire des farces aux gens; pourtant lui qui était discret et solitaire. Parfois lors de ses investigations, Duncan Thomas et Esteban Carson étaient de la partie ! Parfois et pour espionner les habitants par exemple, c’était la seule présence de Victoria qui le poussait à continuer. Comme détourner le courrier, pisser dans le jardin des voisins ou encore draguer les mamies sous prétexte d’avoir des gâteaux. Mais en contrepartie Neal leur rendait service, comme réparer le vélo d‘un de leurs petits enfants, ou encore allé chercher le pain ou faire deux ou trois courses. Neal avait toujours cette délicatesse de rattraper ses conneries de cette sorte, ce qui le faisait volontiers passer pour un garçon parfaitement adorable, voir angélique. Il a comprit très tôt, qu’il n’y avait jamais rien sans rien ! Si seulement ses gens le connaissaient… A l‘école par exemple, c‘était un vrai bagarreur, une teigne que les professeurs n‘aimaient pas véritablement - malgré ses résultats corrects. Et dans n‘importe quel endroit, le jeune homme aimait se faire reconnaître. Comme dans une église où il s‘amusait à courir entre les bancs, passant en dessous les barrières pour aller toucher les statues. Où essayer de grimper sur l‘enceinte afin de voir de plus prêt les peintures. Ou encore se moquant des gens qui venaient prier en leur tirant la langue ou en leur faisant une grimace. Bousculer, voir même tabasser le premier gamin ayant une moue supérieur à la scène, sous prétexte que Neal n’avait rien à faire dans un endroit aussi noble qu’était une église. Et enfin ce qu’il aimait par-dessus tout, s’enfermer dans le confessionnal, et attendre que le prêtre vienne, afin de trouver le ‘pardon’. Mais Neal a toujours eu une imagination débordante et raconter des histoires sur grenues en pleurant, lui était d’une facilité déconcertante. Ses parents auraient pu avoir les flics sur le dos à chaque fois, si seulement le prêtre ne l’avait pas découvert. Au final, il s’en sortait avec un avertissement - un de plus s’affichant sur sa longue liste. Mais cela semblait bien l’amuser, au point que le jeune homme préférait continuer… Alors, bien sur qu’il restait enfant, mais il ne semblait pas vouloir changer. C’était aussi simple à comprendre. ‘‘ C’est encore mieux que toutes les boites de chocolat du monde. Mais à défaut de pouvoir te manger, je peux m’accorder quand même quelques délices, hum ? ’’ La jeune femme avait rapprocher Neal d’elle, et lui murmurer de jolies phrases auquel le jeune homme répondait par un simple regard langoureux. Très certainement qu’elle avait passée une nuît aussi folle qu’il en avait ressenti. Pourtant, il n’en avait pas encore été très certain, parce qu’en général, ce genre de nuît en était une de plus parmi tant d’autres. Peut-être même que Jhordan l’avait aidé, car elle était très demandeuse et surtout, elle avait un certain goût. Oui cette femme était passée fréquemment dans le lit de Neal, parfois plusieurs soirs d’affilés. Ce qu’il éprouvait ? De la simple satisfaction. Elle était à ses yeux, un jouet sur qui il se reposait. Pour être honnête, il ne lui parlait jamais et en dehors du contexte de la chambre, il l’ignorait complètement. Combien de fois l’avait-il croisé dans la rue sans même lui adresser un quelconque signe ? Ils ne parlaient jamais, à part pour se donner un prochain rendez-vous. C’était les tristes joies d’une habitude, pour sur qu’il aurait aimé être différent. Mais finalement, cela ne le dérangeait pas. Il était un homme qui plaisait, anciennement mannequin et il prenait son corps très au sérieux. Pas d’alcool, pas de tabac, pas de produits illicites. Mais beaucoup de sport, et encore du sport. Dormir aussi pas mal et manger à sa faim. Voila comme il voyait les choses. Aussi simplement que cela ! Peut-être que son courage, son humour, sa solitude et son arrogance plaisait aussi beaucoup. Qu‘importe, il aimait plaire, et il plaisait. Où était le mal ?! « Qu’est-ce que je te prépare ? Dois-je réellement te répondre ? » Avoua t‘il sans mal en ricanant un fort rire, qui aurait tendance à faire fuir les oiseaux. Heureusement pour lui, Victoria n‘en était pas un. Elle voulait réellement qu’il lui dise qu’il n’avait pas prévu de sortir ? Visiter Venise… & puis quoi encore ! Oui, bon il n’avait rien prévu de spécial et si elle avait envie de visiter cette chère ‘ville’, pourquoi pas… Mais seulement, si elle le lui demandait ! Sa paume caressant la joue de la jeune femme, qui fermait les yeux par la simple pression des caresses. Sa bouche légèrement rosées, où Neal y déposa un tendre baiser alors qu‘il avait lui-même susurrer sa dernière phrase. Victoria sentait très certainement ses membres se raidirent, tant Neal ne la laisserait pas s‘enfuir. ‘‘ Mais ça serait trop mauvais pour ma ligne d’en abuser de trop. ’’ Victoria repoussa le jeune homme sans qu‘elle n‘eut de remord, alors qu‘il lui jeta un regard tandis qu‘elle se dirigeait vers la salle de bain où elle claqua la porte. Avant cela, elle se retourna vers Neal une dernière fois pour lui ajouter, non sans mal. ‘‘ Et t’as pas intérêt à venir gâcher mon intimité personnelle. ’’ Neal laissa un sourire s‘échapper de ses lèvres en haussant les sourcils. La tentation était énorme, tant parce qu‘elle le lui avait interdit. Finalement, il se laissa tomber dos sur le lit, les mains jointes en fixant le bois de la charpente. Avant d‘entendre l‘eau couler, le jeune homme s‘était finalement relevé et s‘activait afin de tout remettre en ordre, comme ramasser tout ce qui traînait sur la table, et sur la commode lui servant de buffet. Ainsi que quelques affaires traînant sur le lit, au moment où Victoria sortait de la salle de bain. Il releva son regard vers elle tout en gardant le tee shirt dans la main. La jeune femme se présentait devant lui, avec un peignoir et ne semblait pas décider de s‘habiller. C‘est dommage, car lui non plus. Finalement, Victoria n‘était pas décidé à mettre du siens, puisqu‘elle venait tout juste de bailler, alors que Neal haussa les sourcils, en restant droit à un mètre d‘elle. Pourquoi traînait-elle des pieds déjà ? Ah, parce qu’elle était fatiguée… ! ‘‘ Rappelle-moi juste pourquoi tu me presses, déjà ? ’’ Neal aurait presque voulu la prendre dans les bras, tant elle faisait sa chichiteuse pour se préparer. N’était-elle pas contente de rejoindre ses chers frères ? Apparemment non, pourtant elle devra s’habituer à se lever si tôt en sa présence. Il ne compte pas se réveiller à onze heures du matin sous prétexte de laisser dormir mademoiselle ! Mais il était vrai qu’à l’annonce de se séparer d’elle, il n’était pas très chaud de sortir de cette chambre d’hôtel non plus. « On peut très bien s‘enterrer sous les draps et envoyé balader le monde extérieur… » Dit-il en balançant son tee shirt à travers la pièce, où ce dernier atterrit sur le piano. Neal n‘était pas un brin ironique dans ses paroles. Il était parfaitement sérieux et il savait ce qu‘il disait. Néanmoins, cela ne lui était pas possible, ni pour elle, ni pour lui. Et il savait ce que Maât et Rhys représentaient pour Victoria. Ainsi que sa maman. C’était le compromis. Le vingt quatre au soir, ils dînaient ensemble, passaient la nuit ensemble. Et le vingt cinq au midi, place à la famille respective. Pour mieux se retrouver le soir… De son côté, non pas qu‘il aurait un remord à envoyé balader Lincoln ou sa ‘cocotte’ de petite copine, mais il pensait à Tabitha. Il lui avait promis de passer la voir avant qu‘ils partent et elle se faisait une joie de prendre le dernier repas de l‘année avec son cousin. Il ne pouvait, et ne voulait donc pas la décevoir. Il se rapprocha de son amante - qui se tenait droite à côté du lit - avant de la saisir par la taille et de la rapprocher vers lui. Baissant sa tête juste au niveau de la bouche de la jeune femme, il embrassa le coin de ses lèvres, effleurant son peignoir avec son corps avant de l‘embrasser, cette fois-ci franco. Pendant que Victoria glissa sa main dans sa nuque, prolongeant avidement le baiser en fermant les yeux. Malgré la proposition de Neal, elle connaissait la réponse et savait qu‘ils ne pourront pas rester indéfiniment ensemble aujourd‘hui. Ils auront dix jours pour être inséparable. Mais ils semblaient vouloir profiter de chaque minutes, et en sachant qu‘ils leurs restaient encore une demi heure, pourquoi ne pas en profiter ?! Le jeune homme glissa sa main le long du corps de Victoria pour atteindre sa taille et la fit reculer de quelques pas pour finalement la faire tomber sur le lit. Allongée, elle fixait le regard du jeune homme, tandis qu‘à son tour il se laissa tomber comme une grosse masse, tout en embrassant le long du cou de sa jeune amie. L‘une de ses mains vînt saisir l‘une de la jeune femme qu‘il tenait fermement, pendant que l‘autre s‘était diriger instinctivement autour de sa taille. Enfin la main libre de Victoria avait retrouvée refuge en maintenant la nuque de son homme, se laissant guider par les tendres baisers de ce dernier. Aucun d‘eux ne parlaient, seulement les gestes et le silence avaient envahis le lieu, sans peine. Neal fit glisser son pied le long de la jambe dénudée de la jeune femme, caressant l‘intérieur, alors que sa bouche trouva refuge près de celle du jeune homme.
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Sam 16 Jan 2010 - 23:00


« Qu’est-ce que je te prépare ? Dois-je réellement te répondre ? » En tout cas, pour Victoria, la réponse était déjà toute trouvée. Elle ne le quittera pas d’une semelle. Et pour peu qu’ils profitent du soleil ambiant de Venise à cette période, ça relèverait presque du miracle. Evidemment, dire qu’elle ne s’accorderait pas quelques sorties seraient mentir – elle pourra ainsi acheter des babioles pour son entourage, comme elle aimait bien le faire quand elle partait en vacances. Elle arqua un sourcil, surprise, alors qu’il s’était remit à rigoler, trouvant apparemment l’idée stupide. L’idée, quelle idée ? Celle d’organiser quelque chose sur place. S’il n’avait rien prévu, c’était encore mieux. Il allait avoir une semaine toute pleine pour en avoir marre de sa copine. Rien qu’à cette pensée, la demoiselle eut un rictus amusé envers elle-même. Elle, chieuse ? Jamais, voyons. Elle aimait juste chipoter un peu pour rien, ne serait-ce que pour s’amuser d’un détail inutile et sans importance. Mais il semblerait que c’était Neal qui allait devoir supporter les frais. Comme si cela le dérangeait. De toute façon, il avait mieux de l’accepter. Il avait eut l’habitude quand ils étaient mômes, il avait juste à reprendre la main quelques années après. Victoria renferma un peu plus la ceinture autour de sa taille avant de secouer légèrement ses cheveux mouillés avec ses mains. Quand ses yeux se levèrent sur la pièce, le jeune homme s’activait de façon rapide mais précise à remettre un peu d’ordre dans la pièce – ce n’était pas comme s’ils avaient créé un capharnaüm incroyable. Elle roula des yeux ; c’était plus fort que lui, il fallait croire. Par bonheur, il arrêta son activité alors qu’elle s’approchait un peu plus vers le lit, le regard devenu las mais brillant. « On peut très bien s‘enterrer sous les draps et envoyer balader le monde extérieur… » Victoria se retourna et fut presque étonnée de voir Neal finalement pas plus décidé qu’elle à partir d’ici à la vue de cette démarche quasiment féline vers elle, qui ne bougeait pas d’un centimètre. La proposition était terriblement alléchante, il n’y avait pas à dire. D’ailleurs, un coup de folie et elle aurait largement pu accepter, envoyant alors balader le monde extérieur comme le disait si bien son petit-ami. Rhys, Maât, c’était comme s’ils importaient peu face à Neal. Ce qui, en soit, n’était pas totalement faux. La jeune fille avait juste l’impression de ne vivre que et à travers le jeune Rowlands. Bien sûr, ses frères restaient ses frères, elle ne pouvait que les aimer. Ils partageaient le même sang, ils se ressemblaient tous les trois à leur manière. Mais peut-être qu’ils ne lui en voudront pas d’avoir esquivé Noël. De toute manière, les trois enfants Blythe ne s’étaient même pas concertés pour un quelconque repas de Noël. A croire que la disparition de leur père se montrait comme être encore bien ancrée dans leur esprit. Mais comment oublier un évènement aussi tragique que brutal, qui chamboule totalement votre vie ? Vous avez l’impression d’avoir vos bases et vos repères bien ancrés, qui sont solides comme du roc. Et pourtant, l’homme n’était pas invincible. Son père avait beau être son propre héros à elle, il n’en restait pas moins un homme qui se devait de finir sa vie un jour ou l’autre. D’une manière naturelle ou non. On disait souvent que les meilleurs partent toujours en premier. Cela expliquait plutôt bien le fait qu’elle était encore là, elle, et que l’être suprême est capturé son père plutôt qu’elle-même. Victoria avait toujours essayé de nourrir une image sans reproche envers ses parents. Après tout, elle a toujours bien travaillé, elle souriait quand il le fallait, elle se montrait polie et aimable à l’occasion. La gosse était peut-être dynamique et épuisante mais elle n’en restait pas moins agréable. Le genre de môme qu’on aimerait tous avoir. Mais l’adolescente qui a suivit s’est construite une nouvelle image. Et il était clair comme de l’eau qu’elle ne cherchait plus à se faire aimer, à se faire bien voir et à être appréciée. La jolie blonde démontrait tout de même un grand manque de confiance en elle, malgré ce qu’elle semblait projeter aux autres. Elle n’a jamais été forcément cette fille toujours prête à sortir des répliques piquantes quand on venait l’emmerder un peu trop, qui semblait être intouchable et qui savait toujours vous rembarrez, à n’importe quel moment. Le statut d’exclue officielle des cours de récréation lui était venu naturellement, sans qu’elle n’y fasse grand-chose. L’adorable Victoria s’était transformée en misérable Blythe. Des faiblesses, elle en avait. Certainement plus qu’on pouvait le croire. Mais elle avait apprit à les garder pour elle, tentant au mieux de ne jamais laisser rien paraitre. Déjà que le départ de Neal avait été source d’un bon nombre de répliques et autres remarques malsaines et méchantes à son égard, elle ne voulait pas qu’on en apprenne plus sur elle, au risque de littéralement la décimer. Alors une nouvelle personne – ou presque – était apparue. Victoria aurait pu croire que cette image resterait jusqu’à la fin de ses jours. Mais non. Tout cela parce que Rowlands avait décidé de pointer de nouveau le bout de son nez à Ocean Grove, après sept longues années d’absence. Son cadeau d’accueil ? Des paroles froides et une gifle. Juste de quoi ne plus entendre parler de lui pendant deux mois durant. Et rebelote quelques temps après. Puis une nouvelle fois encore. Des retrouvailles non sans perturbations mais qui se finissaient toujours par la fuite du jeune homme et un mutisme durant des mois. Oui, Victoria avait fait preuve d’un sacré courage, et aussi un peu de culot, quand même, provoqué par la fatigue accumulée. Cela n’avait donc absolument rien d’étonnant de voir qu’elle ne souhaitait pas quitter cette chambre aussi vite, et encore moins s’échapper de la présence de Neal, qui avait eut la délicatesse de lui rappeler qu’il sera toujours là quand elle sortira. Comme s’il pouvait comprendre sans qu’elle le dise l’angoisse qu’elle pouvait avoir de ne plus le voir dans son champ de vision. Angoisse permanente, qui ne la quittait jamais et qui revenait toujours dès qu’elle ne le sentait plus à ses côtés. C’était idiot. Elle le savait. Mais c’était plus fort qu’elle. Elle ne voulait pas qu’il s’échappe une énième fois de plus. Pour sûr qu’elle se battrait pour qu’il reste avec elle. Les erreurs du passé étaient faites pour ne plus les refaire et en tirer des conclusions sur la réalité des choses. Et Victoria avait bien comprit que, sa réalité, c’était lui. Si elle n’aurait pas eut l’initiative d’aller le voir, il y a deux semaines, serait-ils ensemble maintenant ? Aurait-il, lui, prit toutes les forces nécessaires pour mettre les choses à plat ? Quoiqu’il en soit, il était clair qu’elle n’attendrait plus avant d’agir. Elle avait sûrement eut peur de Neal, de cette personne qu’elle ne semblait ne plus reconnaitre, et de ses réactions. Mais il a fallu attendre qu’elle se réveille pour de bon, qu’elle ouvre les yeux et qu’elle stimule toutes ses mauvaises ondes du bon côté pour lui donner le courage nécessaire d’aller frapper à sa porte. La jeune Blythe trouvait qu’elle avait donc le droit légitime d’envoyer valser le monde extérieur pour consacrer ses beaux yeux émeraude à la seule attention du jeune Rowlands. Elle observait toujours ce dernier, qui passa sa main à sa taille pour l’attirer contre lui, s’amusant patiemment à lui caresser le visage de son souffle chaud et rassurant. Victoria réclamait silencieusement ses lèvres contre les siennes mais Neal semblait vouloir la faire attendre un peu, en les frôlant tout simplement. Il se rapprocha et elle glissa ses doigts sur son torse alors que la main puissante du jeune homme se renfermait un peu plus sur sa silhouette. Enfin, il répondit enfin à son attente en plongeant ses lèvres sur les siennes, alors que la jeune fille appuyait un peu plus son action en passant des doigts fermes à la nuque de son partenaire. Optant pour les gestes quasiment similaires à la soirée précédente, Neal la fit doucement basculer vers l’arrière, sur le matelas qui l’accueillait gentiment. Seulement, Victoria était parfaitement réveillée et ne songea pas une seule seconde au fait qu’il était peut-être un peu trop tôt. Non, son cerveau était en stand by et sa respiration variait au grès des multiples baisers que le jeune homme s’activait à lui laisser dans le cou alors qu’il s’était installé au-dessus d’elle. « Neal... » Sa voix se voulait ferme. Mais ce fut presque un appel non entendu, sans réponse et murmurer dans un souffle qui apparut. Ce qui n’eut aucun effet puisque Neal l’embrassa de nouveau, dans le but de la faire taire, certainement. Victoria plissa ses traits frontaux avant de se détendre légèrement. Les doigts du jeune homme qui était à sa taille caressèrent délicatement la douce soie du tissu avant d’atteindre la cuisse de la jeune fille, qui resserra instinctivement leur étreinte. Dans de douces caresses, il entreprit de dénuder tranquillement ce qui recouvrait la cuisse, le tissu partant sur le côté, se longer sur le matelas qui les accueillait. Il s’engageait vers une partie quelque peu sensible, provoquant un brusque resserrement des doigts de la jeune fille autour de ceux de la main de Neal, qu’il avait lié. Alors qu’il poursuivait le dessin de quelques ronds sur sa peau, la rendant alors toute en émoie, sa bouche quitta les lèvres de sa petite-amie pour aller se loger de nouveau dans son cou avant de se diriger vers la clavicule, où il commença à soigneusement retirer le vêtement de la jeune fille qui trainait sur ses épaules. Cette dernière laissa sa tête retombée sur le côté dans un soupir d’aise, apparemment décidée à laisser le total contrôle aux mains de Neal. Enfin, pas trop, tout de même. Victoria avait l’impression d’être une poupée qui se laissait diriger par son marionnettiste. Et, pour une fois, vu les circonstances, elle ne s’en plaignait pas. Ses paupières baissées, elle caressait doucement les cheveux de Neal, qui remplissait un peu plus le haut de sa poitrine de baisers. Il était le seul à pouvoir la rendre un minimum désirable vis-à-vis d’elle-même. Cette estime qu’elle attendait tant, c’était lui qui la lui fournissait. Et ça ne rendait que les choses un peu plus plaisantes. La jolie blonde ouvrit alors les paupières tout en redressant sa tête, se mordillant légèrement la lèvre inférieure, alors qu’il abandonnait sa cuisse pour aller titiller un peu la ceinture de son peignoir. Elle grimaça faiblement, l’air furieux qui réussit autant à la prendre au dépourvu. Alors que Neal avait relevé sa bouche vers sa mâchoire, Victoria tenta de secouer la tête pour le repousser sans grand enthousiasme. Et sans grand succès non plus. « Neal, stop. Tu as dit que... » Elle fut interrompue par un doigt qui referma ses lèvres alors que son copain lui adressait un sourire amusé. Amusé par quoi ? Certainement par le fait que la jeune fille semblait absolument ne pas vouloir à ce qu’il s’arrêtait réellement. Dans le fond, elle pourrait passer sa vie comme ça. Mais dans la forme, elle tentait de faire bonne figure et de raisonner un peu le jeune homme, qui semblait en profiter plutôt qu’autre chose. Assez paradoxale quand on pense que c’était elle qui se retenait sérieusement pour ne pas lui sauter dessus, il y a quelques minutes de cela. Neal profita de son relâchement pour reprendre les devants en enroulant une fois de plus sa jambe avec celle de sa partenaire et commencer à détacher la ceinture d’un geste qui se voulait langoureux mais habile et précis. Dieu qu’elle le maudissait quand il agissait comme cela. Victoria avait énormément de mal à rester de marbre. Et pourtant, elle ne voulait pas lui donner satisfaction. Elle ne voulait pas qu’il obtienne ce qu’il voulait tellement qu’elle voulait l’embêter toujours un peu plus. Mais à force de vouloir l’embêter lui, ça finit par l’embêter elle. Mais qu’importe. Les retrouvailles n’en seront que meilleur. Alors que Neal descendait le long de son cou, de sa poitrine et de son abdomen pour atteindre son bas ventre, le peignoir ouvert à présent, Victoria serra de nouveau ses lèvres entre elle pour ne pas laisser sortir la passion accrue qui déferlait dans ses veines. Garder son sang froid, garder son sang froid, garder son sang froid... Mais comment garder son sang froid alors que votre copain vous procurait mille et une sensations aussi délicates qu’irréelles ? Son cœur s’emballait, en même temps que ses membres et ses doigts qui se crispaient sur le drap ou la soie qui se trouvait sous elle alors qu’il embrassait tendrement et chaudement le contour de son nombril. Elle attendit le plus patiemment possible qu’il remonte, ses lèvres aillant prit une couleur plus foncée causée par le mordillement intensif qu’elle s’était livrée. Neal reprit ses lèvres dans un baiser sauvage, qui ne manquait pas de piquants, tout en laissant ses mains trainées un peu partout sur la peau de son amante. Cette dernière tenta de reprendre le contrôle sur elle-même pour le repousser de façon plus énergique hors du lit. Acte cruel, autant pour lui que pour elle, mais qui eut l’effet de la faire sourire de façon assez narquoise, l’air fière d’elle. Le jeune Rowlands fronça d’abord les sourcils, cherchant certainement ce qui n’allait pas, alors que sa copine se relevait du matelas tout en recouvrant son corps dans sa protection de soie. Cette dernière se mordilla brièvement la lèvre avant de s’approcher de lui. « Même si la proposition est alléchante, ça serait vraiment ignoble de planter nos familles respectives. » Ironie du sort, ce qui était plutôt ignoble, c’était la façon dont elle avait arrêté leur début de débat bien prometteur. Elle s’amusa à tracer les tablettes de son copain tout en souriant un peu plus. « Mais promis, tu auras une longue semaine pour pouvoir abuser de moi. » Victoria l’embrassa furtivement au coin des lèvres avant de s’écarter, d’attraper des vêtements et d’aller s’habiller. Enfin, quelques minutes après, elle ressortait avec des vêtements extérieurs convenables. Effectivement, il était quand même temps de débarrasser le plancher. Et plus ils feront trainer les choses, et plus cela sera difficile. Alors autant prendre les choses en main. Plus vite ils se quitteront et plus vite ils se retrouveront.

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Message(#) Sujet: Re: ‘‘ Celui qui n'a pas Noël dans le coeur ne… ’’ (hot & END) Dim 17 Jan 2010 - 16:40

    Il avait beau vouloir ranger tout ce qui traînait sur sa vision, il n’en restait pas moins un garçon qui se foutait de savoir si la pièce était rangée ou non. Il n’était pas spécialement nerveux ou pris d’un doute. Il voulait gagner du temps, tout simplement. Et il reviendra récupérer toutes ses affaires sur le chemin du retour, juste après avoir raccompagné Victoria chez elle. Mais au lieu de ne rien faire, il s’était hissé sur la moquette et il rangeait. Victoria aurait pu en rire, le connaissant; ce n’était pas réellement une tâche que le jeune aimait. C’était évident. Même si, en grandissant, il avait appris à le faire. Il avait été forcé sans s’en rendre véritablement compte. En se retournant, il vit la jeune femme, debout face à lui. Un sourire s’échappa de ses lèvres avant d’avancer de quelques pas, qui le fît assez tôt se retrouver près d‘elle. A vrai dire, il était difficile pour lui de savoir à quoi il pensait exactement, tant tout s‘embrouillait dans sa tête. Cette relation était encore toute nouvelle pour lui, il n‘a jamais été comme ça envers les autres femmes. Et il se demandait si dans le fond, c‘était réellement lui. Il était réputé pour jouer avec les femmes, comme certaines y trouvaient leurs comptes, il fallait l‘avouer. Mais il agissait souvent sur un coup de tête, par simple ego ou dans une fierté instable. Et si, un jour il finissait par la trompée, que ferait-elle ? Il ne savait pas très bien où cette histoire les mènerait, si même si il résistera longtemps. Une chose était sur, il ne voulait pas la faire souffrir. Mais on connaît assez Neal pour savoir qu‘il ne souffrirait pas non plus. Il était donc évident que si il avait un besoin soudain d‘aller voir ailleurs, il irait sans gêne. Oui mais voila, pour l‘instant, cela le tracassait plus qu‘autre chose… Plus que cela ne l‘avait tracassé pour toutes ses anciennes conquêtes d‘un soir. Tout le monde pourrait penser qu‘il ne méritait pas Victoria, ou que de toute manière un jour ou l‘autre, sa vraie nature ressortira… A condition de bien connaître sa réelle nature ! ‘‘ Neal... ’’ Le jeune homme embrassa aussitôt la peau de Victoria, en l‘occurrence sur son ventre puisque son visage était proche de son nombril, ce qui eu l‘effet de faire taire la jeune Blythe. Que faisait-il ? Il s‘était tenu debout à ses côtés pendant quelques secondes, et le voila maintenant, couché sur elle; à la convoitée comme si il était censé la draguée. C‘était toujours ainsi qu‘il voyait les choses. Et c‘était peut-être à cause de ça que Victoria était toujours en émois. Neal savait si bien s’y prendre, que rare n‘ont étés les filles sachant lui résister fort longtemps. Même, certains hommes étaient attirés par lui, chose bizarre quand on le connaît… Souriant, il embrassa une nouvelle fois Victoria, avant qu‘elle ne resserre l‘étreinte de sa main posée dans celle du jeune homme. Il savait où la titiller, il y jouait énormément. Ils se ressemblaient dans le fond énormément, ils aimaient se taquiner, se toucher, sentir la présence de l’autre - et les mots étaient rarement de la partie. Son autre main s‘engagea sur le corps de la jeune femme, qu‘il venait de dénudée par la simple pression de ses doigts fins, et celle de la jeune femme qui était libre, se posa sur son torse. Retraçant avidement le contour de ses muscles, Neal replongea dans un baiser intense et passionné. Si Victoria n‘arrivait pas à le stopper, Neal non plus. Il n‘avait rarement connu un sentiment aussi fort pour une femme, même envers sa propre famille. Il aimait l‘embrasser ou l‘entendre murmurer son prénom. Ce n‘était pas un fantasme, mais ça le poussait à continuer. Et Neal ne manquait aucunement ce genre de situation. Elle devrait le savoir, maintenant qu‘ils avaient passés le cap, elle devait répondre à ses attentes masculines ! ‘‘ Neal, stop. Tu as dit que... ’’ Que quoi ? Victoria devait tout oublier, il n’avait rien dis et ne dirais rien. Tout ce qui comptait à l’heure actuel à ses yeux, était elle. Alors Victoria ne devait rien gâcher. Malheureusement, c’était peut-être dur à comprendre pour la jeune femme. C’est ça quand on a une conscience. Neal lui n’en a pas, ou elle semble éteinte quand le corps de son amoureuse était à sa portée. Il la sentait crispée, plus que cette nuit, et pourtant il continuait. Embrassant la cuisse de la jeune femme, tout en l’effleurant de ses doigts, il l’avait lâchement abandonnée de l’autre côté du lit. Méticuleux et sans vouloir entendre les appels de Victoria, Neal embrassait chaque partie de son corps, dans une frénésie nouvelle. Les baisers étaient passionnés et les caresses langoureuses. Il aimait sentir un corps féminin sous le sien, vivant à ses murmures et caresses au quotidien. Il était peut-être un don Juan, à sa façon. C‘était l‘une de ses passions, l‘un de ses savoirs faire, dût peut-être à ses origines. A quatre pattes sur le lit, il commençait à remonter le long de la jeune femme, pour finalement atteindre sa poitrine, qu‘il embrassa lentement, tout en y dessinant des traits sur celle-ci de ses doigts qui effleurait sa peau froide. Les mains de Neal étaient extrêmement chaudes, comme à son habitude, et Victoria laissait ainsi sa tête retombée complètement en arrière. Comme si elle cherchait à prendre tout le bien que lui fournissait les multiples caresses de son don Juan. Avant de continuer ses nombreux baisers dans son cou pour arriver sur le coin des lèvres de Victoria. Passant sa jambe droite tout autour du corps allongé, il attrapa dans une douceur le visage de la jeune femme entre ses deux mains, avant de plaquer sa bouche sur la sienne, mordillant ses lèvres sèchement sans toutefois lui faire mal. Il avait laissé son nez touchait celui de la jeune Blythe, alors qu’il la fixait de ses yeux sombres. Victoria fermait alors les yeux, abandonnant ses mains sur le dos du jeune homme, l’effleurant du bout des doigts. Les mains baladeuses de Rowlands se promenaient elle-même sur le corps de Victoria, où il dessinait en même temps que l‘effleurement se faisait. Retraçant en sens inverse, le même chemin qu’autrefois. Chatouilleuse, il s’arrêta un instant vers le bas ventre de Victoria, où il s’amusait à la titiller, alors qu’un sourire se présenta sur ses lèvres. Quand il termina le baiser, il se sentit poussé à quelques centimètres d‘où il était. ‘‘ Même si la proposition est alléchante, ça serait vraiment ignoble de planter nos familles respectives. ’’ C‘était ignoble oui ! Il n‘aimait pas ça, qu‘on le laisse sur sa faim. Victoria recouvra son corps du tissu, sous les traits impassible de Neal, qui venait de croiser ses bras, soucieux. S‘était-il mal pris ? Avait-elle pris mal quelque chose ? Rien de toute cela, simplement Victoria qui voulait s‘amuser. Soit… Elle le payera ce soir ! Pensait-il, tout à coup radieusement. ‘‘ Mais promis, tu auras une longue semaine pour pouvoir abuser de moi. ’’ Passant ses mains sur le ventre de son homme, il se recula sans pour autant réellement arriver à s’échapper de son emprise. Parce qu’il ne le voulait tout simplement pas. Assis sur le lit, torse nu, ses mains retombant avec lassitude sur ses jambes, le regard complètement perdu. Victoria s’était alors levée pour allé s’habiller. Neal n’était pas tant choqué, ou déçu, quoi que peut-être. Mais ce qui était sur, c’est qu’il ne s’y était pas attendu. « Est-ce que tu as au moins, la moindre idée de savoir ce que signifie ton geste ? » Osa-t-il seulement dire, alors qu‘elle était dans la salle de bain. Le regard perdu dans la salle, ses pensées heurtaient son esprit. Quand il croisa son regard, Neal se releva encore tout remué d’être rester sur une fin si peu prometteuse, et sans même calculer la présence de sa jeune amante, il se revêtit de son tee shirt, ramassant au passage quelques affaires et les déposa sur la table. Prenant sa sacoche et les clés de sa voiture, il retourna son visage vers celui de la jeune femme, en souriant péniblement. C’était plus fort que lui, même si il savait qu‘il aurait du réagir de la sorte. Poussant Victoria hors de la chambre qu‘il referma avec précaution, avant de se diriger devant l‘ascenseur. Le jeune homme appuya sur le bouton et attendit patiemment et silencieusement l‘engin, tout en jetant des coups d‘œil vers Victoria. Quand la porte s‘ouvrit, il suivit le pas de sa douce amie et pénétra dans la machine avant que celui-ci ne descende jusqu‘au rez-de-chaussée. Tout en saluant de loin les hommes de l’hôtel, il sortie avec Victoria de la bâtisse avant de rejoindre sa bagnole. Le trajet fût quelque peu pénible, tant par ce côté électrique et silencieux de la chose. Mais ils pourraient en parler aisément ce soir, c’était du moins ce qui ne tracassait pas énormément Neal. Roulant à allure pas forcément très recommandée, ils se retrouvèrent assez tôt devant chez Victoria - 1666 apple road. « Bonne journée Vicky. On se voit ce soir… » Dit-il en embrassant son front, devant chez elle, avant qu‘elle n‘ouvre la porte, tout en se retournant et en tendant son bras comme pour le rattraper. Mais Neal se recula à temps, avant de descendre les quelques marches et de lui lancer un simple clin d‘œil avant de rejoindre sa voiture. Oh, le bougre ! Et le baiser alors, maugréa t‘elle, rageuse. Il aurait au moins pu lui en faire un… Mais quand Victoria tenta de mieux regarder Neal au loin, elle n‘aperçut qu‘un sourire radieux au coin de ses lèvres, alors qu‘elle referma la porte tout en se dirigeant à sa fenêtre avant de relever le rideau pour le voir partir. Neal détourna aussitôt la tête et en première, il démarra au quart de tour, direction l‘hôtel pour récupérer ses dernières affaires, payer le reste de la somme qu‘il devait et de rentrer chez lui, où Tabitha l‘attendait…
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