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 Try to separate the feeling from the truth.

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a man on fire × a violent desire

Beckett Schaeffer

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Message· · Sujet: Try to separate the feeling from the truth. Try to separate the feeling from the truth. EmptyVen 15 Fév - 15:32

@William Thorn & @Marley Denbrough
19 février 2019


You're pulled in many directions, it's never a gamble. Low risk low reward, love is all you need. But did you think that you could walk away so clean?

Beckett Schaeffer était trop lourd, trop large, trop maladroit, pour jouer aux acrobates et évoluer sur un fil tendu au-dessus du vide. Il avait avancé, un pas à la fois, sans prêter attention au gouffre béant qui s’ouvrait sous ses pieds et sa confiance aveugle n’empêchait hélas guère sa chute. Quelques jours plus tôt, encore, il vivait sur son petit nuage, avec des rêves plein la tête, des projets, des envies, mais tout s’était effrité à une vitesse telle qu’il avait encore aujourd’hui du mal à visualiser le mur qui lui arrivait en pleine face. Il y avait eu le blizzard, malgré l’adorable nom dont il l’avait affublé, qui avait mis entre parenthèse ses recherches et  qui avait paralysé toute la ville. Puis il y avait eu cette Saint-Valentin, oubliée puis gâchée par des confessions dont il se serait bien passé. Il cogitait, ressassait, doutait, sans jamais parvenir à accepter l’idée folle de Marley. Il voulait partir. Son petit ami – son tout premier ! – avait émis la possibilité de faire ses bagages et de retrouver ses parents à Seattle. Pris de court par cette révélation, et malgré tout l’amour qu’il lui portait, Beckett n’avait pas cherché à le retenir. Il l’avait encouragé dans sa démarche de chercher la meilleure manière d’être heureux, car c’était là tout le mal qu’il lui souhaitait : de retrouver goût à la vie et de mordre à pleines dents dans un bonheur sans faille et entouré par des gens qui l’aimaient. Apparemment, l’amour maladroit qu’il lui offrait n’était pas suffisant. Il comprenait. Ses proches prenaient progressivement leurs distances d’avec lui, cela n’était pas un hasard. Il ne devait pas être l’homme adorable et généreux qu’il prétendait être, ils devaient voir par-dessous sa carapace l’horrible individu qu’il pouvait parfois devenir. Celui qui restait tapi dans le noir, qu’il imaginait avoir domestiqué et relégué dans un coin lointain de sa cervelle et de son âme. Ce Mr Hyde qui ne tarderait pourtant pas à refaire surface, qu’il le veuille ou non.

Il faisait des pieds et des mains pour Charlotte, parce qu’il la sentait se distancer de lui – logique, puisqu’elle avait enfin rencontré un homme qui la rendait heureuse – et qu’il ne pouvait imaginer la voir un jour lui tourner le dos, que ce fût gratuitement ou au profit d’un autre. Il la conduisait le plus souvent possible et venait la récupérer au travail tous les soirs, pour ne pas qu’elle eut à marcher un seul mètre sans sa compagnie. Il gardait Harry plus souvent qu’auparavant pour lui montrer quel père responsable il était, et tous les efforts qu’il était prêt à fournir. Peut-être était-il un peu jaloux. Il avait pris son amie pour acquise, à cause de tous ces secrets qu’ils partageaient, à cause de Harry qui les liait à jamais ; il ne s’était pas un jour imaginé la voir proche d’un autre et encore moins le ressentir comme une menace. Et pourtant, une partie de lui rêvait de revenir à cette époque durant laquelle il était le seul homme de sa vie – après Harry, qui était le nourrisson de sa vie. Et pourtant, il s’en voulait à mort de ne pas accepter à cent pourcents son bonheur alors qu’elle était plus souriante et rayonnante que jamais. Et pourtant, il n’était pas au bout de ses surprises. Il était garé en face de la clinique, le bébé à l’arrière, le regard en quête de sa tête blonde préférée, quand son attention fut attirée par un visage aussi familier qu’empli de mauvais souvenirs. William Thorn. Incapable de détourner les yeux, il fixa le sale type, les poings serrés sur le volant, lorsque ce dernier attrapa une jeune femme par la taille pour l’embrasser du bout des lèvres. Répugnant, songea-t-il, peu objectif quand il s’agissait de ce sombre individu. Il n’eut guère le temps de réfléchir à une raison pour sa présence à Windmont Bay, encore moins en tenue d’infirmier alors qu’aux dernières nouvelles Monsieur était flic, car son cœur se retrouva dans sa gorge encore plus rapidement que s’il s’était trouvé au beau milieu de la descente d’une montagne russe. Non. C’était impossible. L’incrédulité se lisait encore sur son visage lorsque Charlotte grimpa côté passager et se mit à lui raconter des anecdotes croustillantes relatives à sa journée de travail. Il n’entendait rien d’autre que le bourdonnement de la colère – non, de la haine – qui brûlait derrière ses globes oculaires. Il déposa mère et enfant à leur domicile et prétexta avoir une course importante à faire avant de reprendre la route. Il faisait encore froid, une semaine après l’attaque de la tempête, mais son teint était rouge écarlate comme s’il était pris d’une bouffée de chaleur. Il abandonna la voiture à cheval sur le trottoir et la route qui menait à la clinique, pénétra à l’intérieur et rien ni personne ne put se mettre en travers de son chemin. Certains essayèrent de le saluer, il ne les entendit pas. Certains lui demandèrent s’il cherchait quelque chose, il ne répondit pas. Seules ses propres paroles parvinrent jusqu’à ses oreilles quand il attrapa Thorn par l’épaule pour l’obliger à se tourner vers lui. « Je t'interdis de la toucher ! » hurla-t-il tandis que son poing rencontrait avec violence et fracas la tempe droite de l’infirmier/policier. Il profita de l’effet de surprise pour l’attraper par le col et lui asséner un second crochet du droit. Il n’avait pas envie de blesser son adversaire. Il avait envie de lui ôter toute possibilité de blesser Charlotte, sa Charlotte. Il avait envie de le tuer.

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William Thorn

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Message· · Sujet: Re: Try to separate the feeling from the truth. Try to separate the feeling from the truth. EmptyLun 18 Fév - 17:58

La journée touchait à sa fin et il en avait ras le cul.

Tous ces gens qui venaient… C’était tout simplement insupportable. Il ne comprenait pas l’humain et cette fragilité chronique dont ils faisaient preuve dès lors qu’un peu de froid arrivait. Ils étaient tous malades, tous gluants de morve, tous chiants. Et ça lui était insupportable. Il était même terrifié à l’idée de tomber malade. Parce que oui, quand William Thorn chopait, ne serait-ce, qu’un simple rhume, il était alors au bout de sa vie, à deux doigts de mourir. Il ne supportait pas l’idée d’être malade, encore moins de sentir sa gorge se serrer sous l’effet d’une violente contracture, de devoir se moucher OU PIRE, d’avoir de la fièvre ! Aussi, se contentait-il de les soigner avec toute l’armada du chirurgien. Gants en latex, la protection sur la bouche, la blouse aseptisée, objet des rires amusés de la part du personnel mais il s’en foutait. S’il avait pu, il aurait même mis une combinaison destinée à l’exploitation nucléaire. Surtout qu’il était coincé aux urgences, à s’occuper de cas de bronchite aigue, de grippe, de rhume violent. Bref, tout pour l’énerver et lui faire encore plus détester les gens. Mais heureusement pour lui, la journée touchait à sa fin et il ne sentait pas d’irritations à la gorge, au nez. Rien ! Et ça promettait de le rendre de meilleur humeur, surtout quand Charlotte engloba l’étendue de son champ de vision, déjà en partance pour rentrer chez elle et s’occuper de son fils. C’était l’une des contraintes de son histoire d’amour avec elle, il y avait le père d’Harry et il tenait toujours autant à l’amener, la ramener et au milieu de cela, William acceptait avec le sourire, dissimulant toutes les envies d’homicides qu’il pouvait ressentir à l’égard de cet homme. Déjà qu’il ne l’avait toujours pas rencontré, voilà qu’en plus, il tenait à se prendre pour Joe le taxi jusqu’à la fin de sa vie et d’empêcher l’infirmier de profiter d’un peu plus de temps  avec sa douce Cha. Il était chaud comme la braise pour la ramener chez elle, s’octroyer d’un peu plus de temps en sa compagnie. Mais non il fallait que Beebee le fasse ! Mais qu’il aille donc au diable ! Heureusement qu’ils bossaient ensemble, ça l’empêchait de trop se sentir frustré, de laisser l’amoureux moins transi et impatient. Il se disait que le jour où il rencontrerait, enfin, le père du fils de sa copine, il lui enfoncerait volontiers son pied, si profondément dans la bouche, qu’il en ressortait par le derrière. Mais avec Charlotte, la guimauve reprenait du poil de la bête. « Tu me diras quand Papa Bee te laissera le droit de sortir… sinon, je serais obligé de te kidnapper… » Il le disait avec tendresse tout en sachant que ces paroles avaient une drôle de signification. Pourtant, il ne pensait nullement à sa double vie, juste à l’actuel, de cet infirmier qui s’y prenait à quatre fois pour faire une perfusion quand la veine se révélait être trop petite. « A demain Mademoiselle Lancaster… » Lui susurra William avant de l’embrasser. Ah qu’il aimait ça. Il aurait pu passer ces journées entières à l’embrasser. Ça aurait pu être possible s’il n’y avait pas eu Harry et l’autre. L’autre dont William ignorait la tronche, juste qu’il s’appelait Beckett, qu’il lui était insignifiant et envahissant.

Et c’est ainsi qu’ils firent alors connaissance.

Enfin, connaissance… connaissance… Disons, des retrouvailles. William n’avait pas fait trois mètres après que Charlotte fut partie, allant vers les vestiaires qu’il entendit quelqu’un hurler comme un fou – sûrement un dégénéré enrhumé – qu’une main s’abattit sur son épaule, le forçant à se tourner. Et là… Il sentit une douleur violente naître sur sa tempe, ne lui laissant guère le temps de réagir qu’il s’en prit une autre, avec autant de force.

Heureusement, William était doté d’une qualité, une rare chose bénéfique chez un être aussi sombre : un solide sang-froid face au danger. « Con, ça fait mal !! » S’exclama-t-il sur un ton furieux. Alors certes, il était un grincheux, certes, il avait la réplique acerbe facile, certes, il ne se laissait pas démontrer, ni marcher dessus, mais il ne réagissait pas comme un fou furieux hurlant. Il analysait, déduisait et attaquait avec tromperie et fourberie. Le cadavre s’enterrait plus facilement quand le meurtre se faisait en silence, lui avait dit un jour, Dan Humphrey, serial killer ayant tué plus d’une vingtaine de victimes – et Gossip Girl à ses heures perdues. William se souvint de ses paroles dans ce laps de temps où il reprit ses esprits, ouvrit les yeux et asséna un coup de coude dans le visage du type, sans avoir eu le temps de voir la gueule de son assaillant. Il avait hurlé quoi déjà ? Les heures d’entrainement lui avaient forgé un mental d’acier, un self control et l’art de retourner sa victime, de la plaquer au sol, et de lui agripper le bras de façon à lui faire la fameuse clé de bras se traduisant par « tu bouges coco, et je te fais sauter l’os de ton bras ». Il eut même le réflexe d’aller chercher ses menottes imaginaires, ne rencontrant que le thermomètre utilisé pour une patiente. « Non mais ça va pas la tête !!!! » S’exclama-t-il en appuyant sur le coude comme s’il cherchait à le lui déboiter.

C’est là qu’il vit le visage de l’assaillant, enfin la moitié de la face non écrasée au sol.

Oh.

Mon.

Dieu.


« Toi !!! » Rugit-il en faisant remonter le coude un peu plus haut, histoire de bien faire mal, quitte à péter le coude. Cependant, il s’arrêta bien vite, réalisant trop vite qui était réellement Beckett qu’il maintenait au sol. Doux Beckett qu’il avait coffré il y a quelques années. Charmant Beckett dont il avait fait croire qu’il le sauverait, se servant de lui et finalement le laissant dans sa merde. Adorable Beckett qui ne pouvait être que ce fameux Bee... Et il y eut un blanc, suffisant pour William pour relâcher sa prise, trop choqué par tout cet engrenage qui se mettait en place, laissant la place à l’ennemi pour réagir et riposter...

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Message· · Sujet: Re: Try to separate the feeling from the truth. Try to separate the feeling from the truth. EmptyLun 25 Fév - 16:16

Il était comme ça, Beckett, il frappait avant de prendre le pouls de la situation, d’analyser son entourage, de s’assurer que toutes les coordonnées s’alignaient en sa faveur. C’était ce trait de caractère qui lui avait valu nombre d’hématomes, de côtes fêlées, de cocards et de séjours derrière les barreaux de prisons miteuses. C’était ce trait de caractère qui l’avait propulsé au sol et qui le rendait temporairement impuissant. Sa rage était telle qu’il ne ressentait aucune douleur, seule la trace écarlate qui grandissait sur le carrelage attestait du choc que son nez de renard venait de recevoir ; ce n’était pas la souffrance qui l’empêchait de remuer sous la prise ancestrale de son opposant, mais de la pure physique et une pointe d’instinct de survie. « Lâche-moi, putain ! » hurla-t-il, occultant les regards effarés des patients et du personnel, trop choqués pour intervenir. Il était incapable de percevoir autre chose que la rage intense qu’il éprouvait à l’égard de l’homme qui le maintenait au sol. Durant les quelques secondes que durèrent son immobilisation, il se jura de ne plus laisser une seule chance à son agresseur – agressé ? – de le paralyser de la sorte, de le mettre hors d’état de nuire, pour lui durant cet instant mais surtout pour Charlotte pour le restant de son existence. Un flash, à peine le temps d’un éclair déchirant un ciel automnal, et Beckett retrouva l’usage de ses membres. Il donna un coup de pied puissant dans le genou du pseudo infirmier puis s’appuya sur le mur le plus proche pour se remettre debout. « Moi, ouais ! » Il ne put réprimer une pointe d’arrogance dans sa voix, trop content que son visage fût au moins autant un choc que le sien l’avait été pour lui. Thorn était l’acidité d’un citron sur la langue d’un nourrisson, le goût métallique dans la bouche après le tout premier coup de poing reçu, un mauvais souvenir qui ne rappelait rien d’autre que du dégoût.

Il se redressa de toute sa hauteur, seul avantage qu’il avait sur son rival qui perdait en centimètre ce qu’il gagnait en puissance de frappe, et plaqua tout son corps contre le sien pour l’empêcher de mouvoir ses jambes. Certes, William avait encore la pleine possession de ses bras, mais Bee savait endurer les coups, ce n’était pas un problème. Il ferma son poing autour de sa gorge et se mit à serrer, sans aucune retenue, sans qu’aucun signal d’alarme ne s’allume dans son cerveau pour lui indiquer d’arrêter avant de commettre l’irréparable. Le monde sembla reprendre vie autour de lui, autour d’eux, et il entendit des cris d’effroi, des appels qui lui ordonnaient de mettre fin à cette folie. Il ne pouvait pas. Il tenait entre ses doigts la revanche qu’il gardait en son sein depuis de longues années. Thorn, autrefois affublé d’un tout autre badge, avait profité de sa situation pour tenter de ruiner sa vie ; il avait été le premier à l’arrêter, à signer un dossier qui sonna la création de son casier judiciaire, il avait sali sa réputation déjà peu glorieuse et l’avait contraint à s’enfermer dans un engrenage duquel il n’était toujours pas parvenu à se défaire. Un flot d’injures et de mises en garde affluèrent dans son esprit, devant ses yeux injectés de sang, toutefois rien ne réussissait à franchir ses lèvres. La colère le rendait muet, seule comptait durant ces quelques secondes qui paraissaient une éternité l’emprise qu’il avait sur sa gorge, toute sa concentration était focalisée sur ses doigts qui n’avaient de cesse de serrer cette nuque dans l’attente d’entendre ce craquement libérateur qui sonnerait le trépas de cette sacrée épine qu’il trainait dans ses bottes depuis bien trop longtemps. Il sentit une pression dans son dos, puis ses vêtements être tirés vers l’arrière, des éclats de voix dans ses oreilles, mais rien n’y faisait, il ne lâchait pas. La respiration saccadée, il continuait de fixer le regard azur de William, guettant le voile qui tardait à venir les recouvrir. Il ne lâcherait pas. Il finirait en prison s’il le fallait, mais il devait l’éloigner de Charlotte. Sa Charlotte.

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William Thorn

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Message· · Sujet: Re: Try to separate the feeling from the truth. Try to separate the feeling from the truth. EmptyJeu 28 Mar - 17:03

Il était tellement choqué de cette découverte qu'il en avait, momentanément, relâché sa prise sur Beckett. Ou Bee pour les intimes. Son cerveau bourdonnait à toute vitesse et il était incapable d'aligner une pensée cohérente, d'autant plus qu'il devait se défendre contre son agresseur, survolté et bien décidé à lui faire la peau. L'inertie de William permit à son assaillant de pouvoir riposter l'envoyant au sol. "Mais lâche-moi, crétin!!" Beugla l'infirmier tout en se déménant pour se défaire de l'emprise. écoulement du temps ou non, Beckett avait, visiblement, pris du poids ou alors il s'était sérieusement mis à la musculation, ou alors William avait perdu de sa force en ne bossant plus pour la police. Qui sait ? Mais dans tous les cas, il n'arrivait pas à se débarrasser de l'autre qui semblait être habité par une folie meurtrière. Ouais, c'était le bon mot pour définir l'emprise des mains venue se nicher sur son cou, et il serrait si fort. William essaya de les lui enlever mais rien à faire, Beckett appuyait sur un damné. Et petit à petit, l'infirmier sentait ses poumons se vider de tout oxygène, le laissant doucement suffoquer. Si ça continuait, il allait mourir étranglé et ça non, il refusait. Il n'avait pas parcouru ce chemin pour en finir là. Ses mains se mirent à tatônner autour de lui, effleurant le sol à la recherche de n'importe quoi pour pouvoir repousser son assaillant. L'idéal était de tomber sur un objet contondant, ou d'une masse. C'était le mieux mais ses mains ne rencontrèrent que du vide et même s'il se démenait comme un beau diable, même si ses pieds battaient dans le vide, William sentait sa conscience défaillir petit à petit. Pourtant, il garda en tête qu'il n'était pas l'heure de crever ici, comme un clochard, sur ce sol astiqué à la javel. Oh non, pas maintenant. Pas aujourd'hui, qu'il y avait Charlotte et que pour une fois, il se sentait heureux ! Penser à elle lui donna un semblant d'énergie, un regain suffisant pour agripper un objet - non identifiable - qu'il saisit avec le peu de lucidité qui lui restait. Des étoiles apparaissaient déjà dans son champ de vision et il suffoquait comme jamais. Il rassembla ses dernières forces pour lui abattre sur sa tête afin de l'assommer.

Est-ce que sa démarche fonctionna ou non ? William ne le sut, juste qu'il sentit un poids s'enlever et les mains étrangleuses s'ôter de son cou, lui permettant d'inhaler de grandes goulées d'air frais, de redonner à ses poumons et le cerveau, l'oxygène qui lui manquait, pour pouvoir reprendre contenance et analyser la situation, retrouver Beckett et pouvoir le tuer. Oui, il n'avait plus que cela en tête, aveuglé par l'orgeuil et son égo atteint dans leur dignité, le cou encore bien douloureux de l'emprise. Il désirait le faire souffrir comme jamais. Il le vit, Marley le retenant et l'empêchant de faire quoi que ce soit d'autre. Parfait, il avait le champ libre pour se venger, aveuglé par une monstrueuse colère. "Je vais te tuer !!!" Hurla-t-il avec une rage dépassant l'entendement. Il se rua vers son agresseur mais des mains se refermèrent autour de lui, afin de l'immobiliser et l'empêcher d'anéantir Beckett. Il eut beau gesticuler, le gars de la sécurité le maintenant contre lui. Et même en pestant, en exigeant d'être libéré, William ne put bouger d'un iota. C'était terriblement frustrant de ne pouvoir lui mettre son compte ou même de pouvoir lui parler. Après tout, ils avaient un passif ensemble et il se souvenait que trop bien de leur rencontre, de comment il avait su le berner et lui faire croire qu'il l'aiderait à sortir de cette garde à vue et de tous ces chefs d'accusation contre lui. Finalement, il ne l’avait pas aidé, au contraire, William avait laminé Beckett. Et il pouvait comprendre que le voir ne lui faisait pas plaisir.

La réciproque avait le mérite d’être vraie. Et il était hors de lui. « Lâchez-moi, j’vous dis !!! » Mais la prise était là. « J’vous promets que je resterais docile ! Vous voyez pas qu’il a perdu la boule ?! » Vaine tentative qui se solda par un échec cuisant. Sa dignité offensée, William fusilla Beckett du regard. « Faut croire que t’as toujours autant le seum, hein sale catin va !!! » Qu’il ragea de façon fort puéril mais tellement égal à lui-même. S’il y avait quelque chose dont William était spécialiste, c’était bien de taper là ou ça pouvait faire mal. Mais le problème restait entier : il y avait Charlotte dans cette équation, et pour ça, William n’était pas prêt à fuir. Oh non, il allait l’écorcher vif s’il le fallait.

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Marley Denbrough

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Message· · Sujet: Re: Try to separate the feeling from the truth. Try to separate the feeling from the truth. EmptyVen 29 Mar - 22:19

Lorsque son réveil l’avait sorti d’un sommeil particulièrement profond, pour une rare fois, aux alentours de cinq heures du matin, la même image depuis plusieurs jours lui avait traversé – à nouveau – l’esprit dès l’instant où ses yeux s’étaient ouverts sur sa vaste et silencieuse chambre : encore une journée merdique. L’envie n’était plus présente, la motivation dont il faisait habituellement preuve l’avait quitté, et s’il restait toutefois convaincu par sa vocation professionnelle, cela ne l’empêchait pas de se poser de nombreuses questions quant à son avenir dans un endroit tel que Windmont Bay. Malgré de belles rencontres, malgré certains liens positifs du passé renoués, malgré cet amour improbable retrouvé, rien n’était jamais suffisant ou à la hauteur des espérances de Marley. Ce n’était guère étonnant de sa part, défaitiste, brisé et déçu de manière générale, la vie se résumait – selon lui – à une gigantesque désillusion que rien ni personne ne pouvait satisfaire. Fort heureusement son entourage était constitué de personnes bienveillantes et soucieuses de son bien-être, il ne restait jamais bien longtemps confiné dans sa dépression chronique, ses proches faisaient des pieds et des mains pour le sortir de sa solitude volontaire et se démenaient avec énergie pour lui redonner goût à la vie. Ces derniers mois s’étaient avérés forts en émotion pour le jeune infirmier, son quotidien avait connu quelques travers mais aussi des bons moments, seulement il n’était pas homme à retenir l’agréable, il se focalisait davantage sur le négatif, bien plus poignant et marquant. Son moral, à l’instar du mouvement d’un yoyo, évoluait tantôt vers le haut tantôt vers le bas, et ainsi de suite, le geste se répétait inlassablement, seule la période variait, il ne savait jamais vraiment combien de temps cette sensation de bonheur allait durer et à quel moment ce droit à l’épanouissement allait lui être retiré. Ainsi sur ces bases fragiles fut construite sa relation avec Beckett ; condamné à une joie éphémère, le couple s’était désormais fait une raison, du moins, du côté du trentenaire qui observait leur histoire d’un œil réaliste et concret. Depuis cette Saint Valentin plus ou moins ratée, les deux hommes se déplaçaient sur un fil tendu à l’extrême qui promettait de rompre à tout moment. Les tensions étaient nombreuses, la susceptibilité de chacun les contraignait parfois à avoir des paroles malheureuses, et même si les torts étaient bien souvent partagés, leur bonne volonté était mise à mal par un palmarès de disputes impressionnant. Prendre ses distances tant physiquement que moralement était depuis peu devenu son nouveau credo, Beckett ne semblait pas comprendre cette attitude et ne l’acceptait probablement pas non plus, même s’il ne le déclarait pas haut et fort. Les rôles s’étaient inversés, leur implication dans ce jeu du chat et de la souris n’était plus la même, Marley s’isolait intentionnellement tandis que le blondinet réclamait toujours plus sa présence, de manière plus poussée. Dorénavant il n’était plus celui qui courait après l’autre pour se faire entendre, se faire remarquer, se faire aimer tout simplement, il était devenu celui qui maîtrisait la situation, celui qui tenait les rênes de leur romance, le sentiment était étrange et inhabituel pour lui qui n’avait appris qu’à subir ses relations. Finalement, il n’était pas certain de vouloir de cette responsabilité qu’il se savait incapable de gérer.

Sa journée touchait pratiquement à sa fin, il se dirigeait d’ailleurs vers les vestiaires lorsque l’altercation entre Beckett et son collègue débuta. Des cris de surprise puis d’effroi résonnèrent dans tout l’étage, manifestement une bagarre avait éclaté dans un couloir voisin et les deux protagonistes avaient de toute évidence dépassé le stade de la querelle de cour de récréation. Alerté par une aide soignante qui l’agrippa et l’entraîna sans plus d’explications qu’une multitude de paroles sans queue ni tête, il fut contraint de la suivre sur les lieux de l’échange. Des coups avaient visiblement déjà été échangés, plaçant le grand échalas dans une position de force et ce malgré les bras imposants que possédait la victime. « Beckett ?! » s’enquit-il en reconnaissant alors cette barbe rousse épaisse tant caractéristique. Sa collègue hocha vivement la tête, l’air de dire « bah oui, c’est ce que je disais » tandis qu’elle effectuait un pas en arrière, ne souhaitant pas prendre part à cette discussion musclée. « Qu’est-ce qui te prend, bon sang ? » Son compagnon lui avait récemment conté ses épisodes colériques et violents mais il ne le pensait pas capable d’une telle folie, en public, au vu et au su de tous. William n’était peut-être pas l’infirmier le plus sérieux, le plus professionnel ou encore le plus performant, mais rien ne justifiait un tel déchaînement contre sa personne. Son physique frêle lui donnait une allure de microbe face à ces deux blocs de glace prêts à en découvre et ni l’un ni l’autre ne semblait disposé à vouloir l’écouter. Seuls les murs tenaient compte de ses paroles qui disparaissaient sous les aboiements des occupants de l’immeuble et des gémissements de douleur de Thorn dont le visage avait changé de teinte. « Mais lâche-le putain ! » gueula-t-il à nouveau pour tenter de se faire entendre tout en tirant inutilement sur le bras de son petit ami dont la force lui semblait étrangère. Où diable était passé cet être doux, tolérant et aimant, celui que tous et toutes s’arrachaient ? Ce n’était pas son homme qui lui faisait face, non, ce monstre avide de sang ne ressemblait en aucun cas à son Beckett. « Tu vas le tuer merde ! » Sa voix était tremblante, l’inquiétude se lisait sur son visage qui se décomposait un peu plus à chaque seconde qui s’égrenait. Par un miracle insoupçonné et insoupçonnable, il parvint à le faire partiellement lâcher prise, son bras droit sur lequel il tira de toutes ses forces, si bien que le coude de ce dernier termina sa course en plein dans son nez. Le coup le déstabilisa sur un court moment, toutefois suffisant pour laisser une chance à William de reprendre le dessus sur son assaillant. Il ne fut pas spectateur de ce subit changement, bien trop occupé à se pincer le nez dans une grimace de douleur. Lorsqu’il releva enfin le regard vers eux, la sécurité s’était chargée d’éloigner son collègue et, au lieu d’arrêter ici les dégâts, son instinct l’obligea à faire un pas en avant pour assener un coup de poing rageur dans la joue gauche de Beckett, réaction sans doute poussée par une certaine forme de fierté, mêlée à la colère de l’avoir ainsi vu s’acharner sur l’un de ses amis. Il n’était lui-même pas un exemple de sagesse, il levait très facilement le poing, seule manière pour lui d’exprimer son mécontentement, seulement le désir d’entraîner la mort lui était inconnu et il ne pouvait décemment pas cautionner un tel comportement. Devait-il craindre pour sa propre vie ? Il n’avait pas directement assisté au coup infligé par le compagnon de Charlotte, raison pour laquelle il fut surpris de voir la carcasse du grand blond s’effondrer lentement au sol. Il se savait personnellement hargneux mais il ne pensait pas être en mesure de désarçonner quelqu’un de la sorte en un seul round. « Babe ? » murmura-t-il d’une voix subitement plus douce, agitée par la crainte. Il s’empressa aussitôt de s’agenouiller au sol pour lui redresser la tête, difficilement car son corps tout entier semblait peser excessivement lourd à cette seconde. La respiration saccadée, ses yeux – d’un bleu translucide – examinèrent chaque badauds attroupés autour d’eux, s’attardant un peu plus longtemps sur la silhouette épaisse et intenable de William dont l’insulte envers Beckett resta en travers de la gorge du jeune Denbrough. Même s’il s’adonnait à la prostitution, probablement depuis des années, cette information lui étant inconnue, personne n’était autorisé à le traiter de catin, encore moins en sa présence. Il se donnait le droit de le faire lui et lui seul, l’entendre de la bouche d’une autre personne lui faisait horriblement mal.

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Beckett Schaeffer

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Message· · Sujet: Re: Try to separate the feeling from the truth. Try to separate the feeling from the truth. EmptyVen 5 Avr - 9:51

Il avait le dessus, il tenait littéralement le souffle de vie de William entre ses doigts, il gagnait, il s’apprêtait enfin à débarrasser la Terre d’un parasite qui pompait leur précieux oxygène depuis trop longtemps. Faisant enfin honneur à son prénom, il engageait l’ancien flic dans sa fin de partie, il ne lui restait plus que quelques secondes d’effort. Quelques secondes de trop. L’Humanité n’était pas encore prête à s’ôter du pied l’épine Thorn. Ce ne fut pas la pression de doigts enfoncés dans sa chair qui le fit lâcher prise, mais la voix familière de l’être aimé qui installa une hésitation dans son esprit. Grossière erreur. La rage avait pris possession de tout son corps, tant et si bien qu’il ne réalisa pas dans l’immédiat qu’il avait pris un violent coup sur la tête. Étourdi par le récipient métallique que William avait fracassé sur son crâne, il ne sentit pas non plus l’objet contondant qui s’enfonça juste au-dessus de sa nuque. Cependant, et il s’en serait bien passé, il ne put éviter le poing et l’image d’un Marley rouge de colère. Sa lèvre supérieure se souleva en une grimace tandis qu’il perdait peu à peu toute sensation dans ses membres, et que ses jambes se dérobaient sous lui. Il essaya vainement de se retenir à quelque chose, déjà son mètre quatre-vingt-cinq s’écrasait lourdement sur le sol carrelé de la clinique. Il entendit un léger tintement puis la voix, douce, chaleureuse, une caresse réconfortante qui le guida dans un sommeil profond, pour le moins malvenu étant donné la situation. Il aurait dû rester sur ses deux pieds, se débarrasser des empêcheurs de tourner en rond – sécurité, membre de l’équipe médicale – pour terminer ce qu’il avait si bien commencé. Mais non, son organisme en avait décidé autrement et il ne put à aucun moment combattre l’inconscience qui s’abattit sur lui.

Il rouvrit les yeux et prit une profonde inspiration, comme s’il avait été en train de se noyer et retrouvait enfin le chemin de l’air libre. Sa bouche était pâteuse, son sang battait à ses tempes, et la lumière du jour l’aveugla plusieurs secondes. « Char… » Une quinte de toux l’empêcha de terminer le prénom. Il tenta donc un second. « Marley… » Un murmure à peine audible s’échappa d’entre ses lèvres mais cela fut suffisant pour mettre en route son sens de l’ouïe. Une voix lui indiqua de ne pas trop bouger, que quelqu’un allait venir l’ausculter. Il sentit une larme rouler sur sa joue et essaya de l’effacer d’un revers de la main, sauf que cette dernière ne parvint jamais jusque-là. Un grognement féroce suivit cette réalisation tandis qu’il tirait comme un beau diable sur les liens qui retenaient ses poignets. « Qu’est-ce… bordel… » Des violents souvenirs d’arrestations et de gardes-à-vue remontèrent dans son esprit déjà embrouillé et il se mit à hurler, hurlement qui se transforma en supplications pour le détacher et le laisser partir. Chose qui lui aurait été impossible, car si ses bras étaient menottés, ses jambes étaient encore paralysées par la substance chimique qui lui avait été injectée malgré lui. « Monsieur… Schaeffer, c’est ça ? » Le médecin arriva dix minutes plus tard, et Beckett avait eu le temps de s’adapter à sa condition d’individu dangereux, il ne rechignait plus et attendait simplement d’en avoir fini. « Vous avez reçu un violent coup sur la tête ainsi qu’une injection de calmant, lors de votre bagarre avec Monsieur Thorn, cela explique la belle migraine que vous devez subir actuellement. » Quel doux euphémisme, merci Docteur, songea-t-il en tournant la tête vers lui. Il n’écouta plus que d’une oreille distraite le récit du professionnel car une silhouette floue venait de capter toute son attention. Il étira les doigts de sa main droite dans sa direction, pour l’appeler à lui de l’unique façon dont il était présentement capable, et se concentra afin de pouvoir enfin discerner les traits de ce visage qu’il affectionnait tant. Il cligna des paupières et la dernière image qu’il avait de son altercation avec William lui revint en mémoire. Sa main retomba sur le matelas tandis qu’un long soupir accueillit la remarque du médecin : « Il est plus sage de vous garder en observation, pour l’instant, mais les examens ont montré que vous n’avez rien eu de sérieux. Je vais indiquer à la police qu’ils peuvent vous interroger dès que vous vous sentirez prêt. » Beckett se racla la gorge et secoua la tête. « Frobisher. Que quelqu’un appelle Eckart Frobisher, il n’y a qu’à lui que je parlerai. » Son cousin l'avait plus d'une fois tiré de mauvais pas, il ne lui avait presque pas demandé d'aide depuis son emménagement à Windmont Bay, il lui devait bien ça. Le docteur haussa les épaules, estimant probablement que cela ne le regardait pas et qu’il ne ferait pas le messager pour son patient fou furieux, puis tourna les talons pour le laisser seul dans la pièce. Seul avec deux de ses plus grands démons : un flic en uniforme, et Marley Denbrough.

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Message· · Sujet: Re: Try to separate the feeling from the truth. Try to separate the feeling from the truth. EmptyLun 22 Avr - 7:45

Il était hors de lui, prêt à tuer, prêt à faire mal et à agir de façon inconsidérée. Il était aveuglé par la rage, dompté par toutes ces émotions mauvaises qu’il essayait de canaliser. Il avait du mal, c’était terriblement difficile de se rendre compte que tout son univers s’effondrait. Et à cause de quoi ? Ou plutôt, à cause de qui ? Ce mec-là ? Ce mec qu’il avait coffré, il y avait des années, qu’il avait induit en erreur de façon volontaire, dans le seul but de faire avancer son enquête. Même à cette époque-là, William était déjà pourri de l’intérieur au point d’écraser les autres. Déjà, à leur première rencontre, il avait si peu de considération pour l’espèce humaine. Et aujourd’hui, la roue tournait, il en payait les conséquences en se faisant molester devant tout le monde, dans cet hôpital, en ce jour où il se disait que finalement, être quelqu’un de bien, ce n’était pas si compliqué.
Et là, tout s’effondrait, les efforts qu’il faisait s’était réduit à néant, ça et la volonté de bien faire pour Charlotte, pour ce petit bout de femme qui, finalement, avait réussi à atteindre des espaces insoupçonnés de son cœur qu’il ignorait encore, à ce jour. Oui, tout était pour elle. C’était d’une telle évidence, William était tombé amoureux d’elle, comme on tombe en amour pour la pizza ou la dernière saison de Games of Throne. Mais là, il était en train de tout perdre, de laisser ses démons revenir à la charge. Hargneux, vindicatif, hystérique, il paraissait avoir besoin d’un bon calmant, alors qu’il fixait le corps inanimé de Beckett au sol, alors que Marley s’était agenouillé, lui relevant la tête. Il était hors de lui et les mots sortirent avec une violence qui cessa aussitôt quand le regard de Thorn croisa celui de Marley. Quelque chose se brisa en lui, faisant retomber l’authentique colère aussi rapidement qu’elle était arrivée, le calmant d’emblée. Son collègue le sentit et le relâcha doucement. « T’es calmé, Thorn ? » Il sentit même une main se poser sur son épaule, forte et protectrice. Des patients qui agressaient du personnel médical, il y en avait tous les jours. Et la situation paraissait croire qu’en dehors de Marley, Beckett et William, il s’agissait d’un pétage de plombs causé par un patient colérique. Chose anodine qui ne l’était pas pour les deux protagonistes.
Oh non, loin de là.

« Tu veux qu’on t’examine ? » Insista son collègue, à laquel William répondit par un mouvement d’épaules agacé, enlevant la main de son collègue. « Mais lâche-moi toi ! Et non, je vais bien, j’ai juste été agressé par un fou furieux mais oui, je vais bien !! » Son regard acier engloba la pièce circulaire avant de revenir vers Beckett, et Marley. Putain, là, ça le faisait vraiment chier. Il aimait bien Marley, il s’était pris d’affection pour ce garçon toujours disponible et prêt à l’aider. Marley et son regard équivoque qui le glaçait. « On en restera pas là. » Ragea-t-il avant de tourner les talons, toujours autant hors de lui. Il aurait pu aller vers Bee, lui décocher un coup de pied dans le crâne, lui causer une fracture, tout faire puisqu’il était inconscient mais la seule pensée de Charlotte lui permit de ne pas agir de façon irraisonnée. Après tout, ça ne l’aiderait pas. Et puis, il y avait tout ce monde d’ailleurs.
C’était juste insupportable.
Et il était hors de lui.
Sa colère aveuglante le guida vers un dortoir qui fut vide – de toute façon, il aurait dégagé les occupants à coup de pieds au cul – et se barricada à l’intérieur. Il resta immobile un instant, sa main sur la serrure, haletant. Puis, son souffle s’atténua. Et tout à coup, son poing s’écrasa contre le bois de la porte, ayant pour seul effet d’une intense douleur qui fut fulgurante, intense mais redescendit sa rage d’un cran.
Il avait merdé. Il avait merdé comme jamais, réalisant l’ampleur de la situation. Beckett était le meilleur ami de Charlotte, ce protection qui lui avait apporté le réconfort, le sourire après le traumatisme subi par son père, cette histoire que ce petit bout de femme lui avait compté, les yeux brillants de larmes. Il était ce mec qu’il ne pouvait s’empêcher de jalouser de par ce rôle qu’il détenait dans la vie de cette femme qui lui dévorait le corps et l’esprit.
Son poing s’écrasa encore sur la porte.
Il se moquait bien si quelqu’un entendait le bruit, il avait juste besoin d’avoir mal, de ressentir cette souffrance qu’il n’arrivait pas à comprendre, à lui donner un nom et un visage.
Son poing s’abattit encore, et il sentit un liquide chaud et poisseux couler le long de ses doigts.
Bon sang, qu’avait-il fait ?

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Marley Denbrough

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Message· · Sujet: Re: Try to separate the feeling from the truth. Try to separate the feeling from the truth. EmptyHier à 10:27

Impuissant, les épaules affaissés, et le corps tassé sur lui-même en une espèce de recroquevillement fœtal, Marley fixait de ses grands yeux d’un bleu électrique la longue silhouette de son petit ami étendue lâchement au sol, comme sans vie. La panique et l’incompréhension se mêlaient à l’expression engourdie de son visage tandis que ses mains effectuaient de longues et douces caresses sur le front et dans la chevelure blonde de Beckett, sans doute dans l’espoir vain de le maintenir éveillé. Les yeux du jeune escort se fermèrent irrémédiablement, ce qui provoqua un hoquet nerveux de la part de l’infirmier dont l’étreinte se fit instinctivement plus ferme comme s’il cherchait d’une certaine manière à le protéger dans ses bras pourtant bien trop frêles pour soutenir longuement une telle carcasse. A cette seconde, il ne pensait plus comme un professionnel de santé et réfléchissait davantage comme le mauvais compagnon qu’il avait toujours été pour le jeune père de famille, son bon sens l’avait quitté et il ne se sentait pas capable de gérer seul la situation, à commencer par les soins qu’il devait recevoir, notamment à cause de ce coup porté à la tête. Ce ne fut qu’au moment où un collègue l’éloigna en arrière en le saisissant gentiment par les épaules qu’il consentit à quitter ce moment léthargique dont il était jusqu’alors victime. Il n’avait pas envie de le lâcher, ses mains s’accrochèrent d’ailleurs vigoureusement au vêtement supérieur de celui qui deviendrait très prochainement un patient de la clinique, mais il fut contraint d’abandonner car il n’avait plus la force de se battre, littéralement, lever le poing lui semblait désormais impossible alors qu’il venait de le faire cinq petites minutes plus tôt. Une fois debout, il adressa un regard circulaire aux environs mais il ne parvint pas à retrouver William qui, clairement, ne s’était pas éternisé sur les lieux. « On en restera pas là. » Les derniers mots prononcés par Thorn lui revenaient alors en mémoire. Il comprenait sa colère immense, se faire agresser ne représentait jamais une partie de plaisir, mais pourquoi insister de la sorte ? Il était surpris de découvrir que son collègue possédait une fierté plus imposante encore que la largeur de ses deux bras réunis. Il ignorait tout de la nature de ce départ de feu entre les deux hommes mais la victoire revenait incontestablement à l’ancien policier, le corps inerte de Beckett en était une belle preuve. Plus les secondes s’égrenaient et plus il se disait qu’il n’avait pas totalement tort, ils n’en resteraient assurément pas là. Des comptes devaient être rendus, y compris entre lui et William.

L’individu avait été placé, ou plutôt isolé, dans une chambre, seul. Afin de pouvoir l’approcher, il avait dû se ressaisir et endosser à nouveau sa blouse d’infirmier même si cela lui coûtait énormément. La présence des forces de l’ordre dans la pièce n’avait rien de rassurant et même s’il avait pu lui-même lire les résultats de son petit ami, il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter, c’était plus fort que lui. Les hurlements de Beckett ne l’aidèrent aucunement à se calmer, tirant sur la manche de sa tenue médicale, il essuya machinalement le début de larmes qui perlaient au coin de ses yeux. Le souvenir d’arrestations musclées sur son ancien lieu de travail, à Seattle, lui revenaient sans qu’il ne put le contrôler. Des soins devaient être apportés à tous les patients, y compris les pires criminelles, mais cela n’évitait pas pour autant l’emprisonnement par la suite. Il craignait de voir Beckett se faire arrêter une fois remis sur pied et cette l’idée l’effrayait grandement. Pourtant les charges contre lui n’étaient pas si élevées, ou peut-être que si, elles l’étaient, et qu’ils avaient du souci à se faire. Cela faisait désormais de nombreux mois qu’il s’était naïvement entiché de ce grand blond, aujourd’hui son attachement pour lui avait dépassé les limites qu’il s’était pourtant fixé dès le départ. Beckett Schaeffer faisait la pluie et le beau temps dans sa vie misérable, il entravait ses membres et rendait impossible son libre arbitre. En restant à ses côtés, il avait pleinement conscience de courir à sa perte, les désillusions avaient jusque là étaient multiples, de ce fait il ne se montrait plus très regardant sur le sujet. Le grand barbu l’avait plus d’une fois confronté à des précipices synonymes d’une chute mortelle assurée. Une partie de ses angoisses disparut dès l’instant où on autorisa sa sortie et que les charges contre lui furent abandonnées, probablement grâce au Chief Deputy – et cousin de Bee – qui s’entretint un temps certain avec les autorités et le personnel de la clinique. Maintenant qu’ils avaient la possibilité de n’être qu’à deux, les mots lui manquaient, raison pour laquelle le trajet du retour s’effectua dans un silence presque complet, seulement rompu par les vrombissements de la voiture. L’héberger chez lui le temps qu’il récupère lui semblait être une bonne idée aux premiers abords mais il ne tarderait pas à découvrir son erreur. Il prit le parti de l’installer sur le canapé, après de nombreuses heures passées dans un lit d’hôpital, il ne désirait probablement pas côtoyer le silence d’une chambre de sitôt. « Tiens, bois ça, » dit-il en lui tendant un grand verre d’eau. Beckett paraissait groggy même s’il avait totalement retrouvé ses esprits, mais était-il seulement en mesure d’assumer la discussion qu’ils s’apprêtaient à avoir ? « Pourquoi tu as fait ça ? » Se pouvait-il qu’il n’appréciait pas le rapprochement évident entre Marley et William ? Ce n’était pas vraiment envisageable, il n’existait aucune forme de rivalité aux yeux de son petit ami dépourvu de jalousie, même infime. « Pourquoi tu te sens toujours obligé de devoir briser tout ce que tu touches ? Qui se ramène dans une clinique et étrangle les gens, tu peux me le dire ? Qui fait ça, Beckett ? » Le ton employé était un peu sec mais au vu de la gravité de la situation, il n’était plus l’heure de prendre des pincettes, fatigué ou non, il devait répondre de ses agissements puérils. « Est-ce qu’il t’arrive parfois de réfléchir avant d’agir ? Ou bien c’est trop te demander ça aussi ? » Incapable de tenir en place, il fulminait de l’intérieur et tournait en rond tel un lion en cage sur deux pauvres mètres de distance.

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