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 you fool. (c/s)

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Seraya Benítez

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Message· · Sujet: you fool. (c/s) you fool. (c/s) EmptyLun 18 Fév 2019 - 12:12

@Seraya Benítez a écrit:
« Frrrcchhrrrfrchhr Beni… frrrrchhrrfrrchrr Benitez, tu reçois ? Frrrrchrr Benitez, tu rentres au poste. Reçu ? Frrrchrrrf » La neige tombe à gros flocons, très gros flocons et alors que les rues de Windmont se vident, Sera, elle, continue sa ronde dominicale comme si de rien était, ou presque, pas même gênée par la visibilité catastrophique et les bourrasques de vent qui tentent vainement de faire chavirer le véhicule tout-terrain du WBSO. Dans d’autres circonstances, on pourrait l’entendre pester jusqu’à l’autre bout de la ville, contre cette neige qu’elle affublerait de toutes ses plus belles tournures fleuries, en espagnol bien sûr, tant elle déteste cette froide et insipide poudreuse qui ne présente, à ses yeux, que des putains d’inconvénients. Elle a beau être née ici, Sera, au contraire de ses frères, ce climat-là n’a jamais été fait pour elle, le froid n’étant ni dans ses gènes, ni dans son sang, pas moins représenté par sa peau dorée et chaleureuse. Pourtant, ce jour-ci, alors que les galères s’enchaînent et que le temps empire, Sera reste silencieuse, pensive, les yeux perdus dans le vague comme s’ils cherchaient un point d’ancrage qu’ils ne trouvent plus. Les choses vont mieux à Windmont depuis le retour des enfants et la résolution de l’enquête. Le temps reprend son cours, les vies aussi, le tout se réinstallant bien confortablement dans cette routine casanière dont Sera savait se satisfaire, elle aussi, avant. Mais dorénavant, il y a un vide. Un étrange vide, agrémenté d’un petit monticule de regrets, de remords, de "mais merde qu’est-ce que tu fous Sera ?" qui virevoltent ici et là dans son crâne et qu’elle n’arrive pas à dompter. Un vide. Comme ce bureau, le sien, vide depuis quelques jours maintenant, moment que Sera avait espéré depuis son arrivée mais qu’à présent elle vivait avec un certain flottement, une certaine amertume. Mais merde, qu’est-ce que tu fous Sera ? C’est pas ce que tu voulais ? Plus voir sa tête de con et son petit sourire narquois en coin ?  Bien sûr que c’est ce que tu veux. Qu’il se barre, qu’il disparaisse et qu’enfin tout redevienne comme avant. Bien sûr. – Reçu. Juste un truc à vérifier et j’arrive. Et j’oublie tout. Et je passe à autre chose. Les pneus crissent, glissent ici et là jusqu’au parking complètement enneigé d’où il vivait. Elle sait qu’il est sensé partir aujourd’hui, difficile en effet d’ignorer les multiples fois où il aura craché sa joie de quitter ce trou paumé et de prendre ce putain d’avion, dimanche 10 février à 19h tapantes. Alors elle ne sait pas vraiment ce qu’elle fout là Sera, ni ce qu’elle cherche à se prouver mais lorsque ses yeux se posent sur la place de parking attitrée et qu’elle la trouve vide, un drôle de sentiment germe en elle. Même cette tempête n’aura pas freiné son impatience, quel con. Putain mais quel con imbu de sa petite personne insupportable. Elle soupire. Puis grommelle quelques paroles inaudibles avant de reprendre la route vers le poste, toujours dans un silence qui ne lui ressemble pas. «   Frrrchrrrfrr Ici la sureté du territoire, les accès principaux sont à présent fermés. L’autoroute aussi. Merci de vous assurer que personne n’emprunte ces accès par les routes secondaires. Terminé. » Putain mais quel con, il s’est donc vraiment barré ? Pendant une tempête ? Monsieur Je-Sais-Tout n’aurait donc pas tilté que ça lui pendait au nez, la fermeture des routes ? Putain mais quel con ! Et elle roule, roule jusqu’à finalement piler sur la neige fraîche, s’accordant une minute de réflexion qui ne l’aidera pas le moins du monde. – Fais chier ! qu’elle lâche d’un coup, en gueulant dans l’habitacle du tout-terrain telle le petite boule d’energie qui n’en peut plus d’emmagasiner. – Ici Benitez, je vais vérifier l’accès à l’autoroute. On… on m’a dit avoir vu des voitures partir dans cette direction. Terminé. « Ok Benitez, mais tu fais vite et tu rentres, ça s’empire vraiment là. Terminé. » Le demi-tour est approximatif et les pneus repartent dans l’autre sens. Visibilité nulle, bourrasques de plus en plus violentes, les kilomètres sont avalés à une vitesse assez peu prudente compte tenu de la situation extérieure. Et puis, enfin, au bout de quelques minutes, une voiture, en travers de la route et des traces de dérapages. L’automobiliste est dehors et si elle ne peut pas le reconnaître alors, elle espère, comme une adolescente fiévreuse. Sera active les gyrophares de sa voiture et la sirène, pour un seul coup. La voiture se stoppe à hauteur et elle descend, bientôt rassurée, gênée, perdue, fébrile, honteuse lorsqu’elle détaille les traits de l’accidenté. Le vent est tel que sa voix porte peu, son visage fouetté par les quelques mèches de ses cheveux d’ébène qui dépassent de son chignon bas. – Monte Ciminna, on peut pas rester là, il faut s’abriter. Maintenant! Et pour le coup, ce n’est là ni une demande, ni une proposition, c’est un ordre. Un ordre qu’ils auraient dû suivre tous les deux depuis un moment déjà, tant la tempête est devenue incontrôlable dorénavant.

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Carth Ciminna

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Message· · Sujet: Re: you fool. (c/s) you fool. (c/s) EmptyLun 18 Fév 2019 - 12:58



I never dreamed that I'd lose somebody like you.

w/@seraya benítez

Eh bien voilà. Après s’être engueulé non-stop, sans trêve, avec la quasi-totalité de la ville de Windmont Bay, on dirait bien que ces cons ont fini par l’adopter. En quelque sorte. Au-delà de sa mauvaise humeur notoire, de ses airs hautains et sa solitude peu familière aux coutumes locales, c’est surtout son acharnement à mener l’enquête qui a trouvé grâce aux yeux des habitants. Plus les jours ont passé, et plus il est apparu évident que Carth ne lâcherait pas l’affaire jusqu’à ce que les gamins soient retrouvés. L’enquête résolue, les gosses de retour, Carth a donc été naturellement incorporé dans la liesse collective – et ce malgré ses protestations pour s’enfuir. Alors certes, le flic auquel il avait balancé une droite ne lui adresse toujours pas la parole, mais ses collègues semblent s’être adoucis. Pas lui. Aussi grumpy que d’habitude, fidèle à lui-même, il ne retourne pas sa veste ; ou alors, seulement pour la balancer sur ses épaules, attraper son gros sac trainant sur le sol poussiéreux et quitter la chambre d’hôtel qu’il a occupée pendant ces quelques mois. Des nuits courtes et des jours maigres. Sa peau était toujours aussi blafarde, ses cernes creusant de chaque côté de son nez, il aurait pu se fondre dans le décor enneigé s’il n’avait pas été aussi brun. Il sent son téléphone vibrer contre son torse, depuis la poche intérieure de sa veste. Les affaires reprennent, et c’est non sans une certaine hâte qu’il entend bien rejoindre l’aéroport pour retrouver ses équipes à Washington. Le seul être humain dans ce bled avec lequel il sera parvenu, selon lui, à tisser un lien, c’est Seraya Benítez. Dès le départ, il a senti une connexion naturelle entre lui et la fougue, la dévotion, le grand cœur de cette nana. La suite s’est révélée explosive et néanmoins révélatrice : elle était la seule à se montrer à la hauteur de la situation à ses yeux. La meilleure flic de cette ville – et elle aurait pu devenir la meilleure de bien d’autres villes. Les flics des mégalopoles voyaient tellement d’horreurs qu’ils finissaient blasés. Plus rien ne les touchait vraiment. Une femme comme Seraya, si elle aurait d’abord tout pris en pleine gueule, serait la garante d’un renouveau bénéfique. Quelqu’un qui puisse ramener un peu d’humanité dans cette horreur, quelqu’un qui puisse montrer au reste de la meute que oui, tout ça est choquant. Tout ça est terrible. Ça n’aurait pas été très protecteur envers elle que de lui proposer de le suivre à Washington, de soumettre sa candidature à la crim ou à la fédé. Il ne l’avait d’ailleurs pas fait. Pourtant, il était persuadé qu’elle en avait les moyens, qu’elle avait les épaules pour. Canon et résistante : de quoi fermer pas mal de grandes bouches, là-bas. Comme lui. Il se servait d’absolument de tout ce qu’il pouvait tirer en sa faveur pour assouvir son autorité, que ce soit sur ses contacts féminins ou masculins. L’autorité était quelque chose de très différent de la force, ou de la pression. Imposer son autorité, c’était se faire reconnaitre, et se faire respecter. Sans ça, vos relations se teintaient de la couleur de la rue. Un chaos sans nom. Il était extrêmement difficile de parvenir à ordonner les choses, à créer un cadre, avec des contacts qui grandissaient et s’épanouissaient dans les milieux parallèles, aux codes bien différents de ceux de la ville policée que la majeure partie d’entre nous connait. Seraya savait comment s’imposer. Elle l’avait appris naturellement depuis l’enfance, et ça se voyait. Son autorité naturelle brillait autour d’elle comme une armure. La laisser ici, selon lui – et il se serait bien gardé de le révéler à quiconque – c’était du gâchis. Elle est dans ses pensées tandis qu’il démarre sa voiture, insensible au froid mordant, à la tempête de neige qui s’intensifie. A cette heure, il n’imagine même pas ne pas pouvoir rejoindre son avion. Comme si un peu de glace allait pouvoir le stopper.

Il démarre et quitte le village de Windmont sans un regard en arrière, sans un au revoir. A quoi bon ? Si rien ne s’est passé avant, pourquoi venir inutilement sanctifier le néant au moment du départ ? Il avait horreur de ces cérémonies hypocrites débiles. Seraya et lui s’étaient engueulés pendant toute leur collaboration. Pour lui, rien d’alarmant là-dedans : c’était plus ou moins sa façon de faire h24, et ce depuis l’armée. Pour elle, peut-être, plus compliqué… Il l’avait vue choquée plus d’une fois face à ses réactions, ses moqueries, son dédain. Cette fois au Davey’s, quand elle s’était levée pour partir, ulcérée après une vanne mal placée… Ce jour-là, il s’était persuadé qu’il l’avait retenue par instinct professionnel. Que c’était la nécessité de coopérer avec elle pour le bien de l’enquête qui l’avait poussé à se lever à son tour, lui courir après, se justifier, et même… s’excuser. Le soir venu, dans son salon, son verre de whisky dans la main, il n’en avait plus été aussi convaincu. Agacé, il accélère. La neige gêne sa visibilité et il aimerait autant ne pas avoir à prendre le prochain vol. Il n’a pas vu la plaque de verglas cachée en-dessous du monticule de neige qu’il traverse. La bagnole vrille de côté, il perd le contrôle de la trajectoire et son pied presse le frein pour accompagner le dérapage. Son visage est dur et concentré, mais à l’intérieur, son estomac fait un bond de joie. Depuis combien de temps n’avait-il pas joué en voiture ? Les dérapages, du temps de sa prime jeunesse, il en était un professionnel. Plus il avait monté les grades de l’armée, et plus ce genre de délire lui était devenu prohibé. Le major, personne ne veut le voir faire le con dans le désert d’Afghanistan dans une jeep noire entourée de gigantesques nuages de sable. Son sac s’écroule entre deux sièges et la voiture se stabilise sur le côté de la route qu’il est le seul à occuper. Quelques secondes s’écoulent pendant lesquelles le silence s’abat sur eux, lui et la caisse, comme pour lui signifier sa perplexité devant une telle stupidité. Il a un sourire en coin tandis qu’il coupe le moteur. Ses doigts attrapent une cigarette, qu’il coince entre ses dents et qu’une petite flamme vient embraser. La tempête semble s’être à nouveau intensifiée, on ne verra bientôt plus rien de la route. Il lui faudra peut-être dormir dans cette merde et repartir dès que tout ça sera calmé… Ayant déjà une idée de l’inertie technique qui règne dans ce bled, il est certain que l’aéroport ne sera pas fonctionnel avant au moins sept heures. Las, mais galvanisé par ce bref instant d’adrénaline, il ouvre la portière et sort pour constater l’état de la bagnole. Au loin, une sirène de police se met à hurler. De la neige plein les cheveux et les yeux plissés pour être certain de la reconnaitre, il détaille Seraya s’avançant vers lui non sans mal. — Qu’est-ce que tu fous là ? Il demande pour toute réponse, sans cesser de tirer sur sa clope. Il imagine que l’ordre de rester confiné chez soi n’a pas tardé à être communiqué à tout Windmont. Leur réflexe numéro un. — Il est là, mon abri, ajoute-t-il en désignant sa voiture d’un mouvement de la tête. — Tu es venue récupérer les brebis égarées ? Un sourire en coin vient éclairer sa mine terne. — Il n’y a personne ici. Il crache un nuage de fumée de cigarette tout en balisant le périmètre du regard. — Ne t’emmerde pas à aller plus loin, je suis certain que tout le monde est cloitré chez soi. Rentre à Windmont. Pas du genre à se montrer trop enhardis, dans le coin. Les gens ont écouté radios et télévision et se sont barricadés. Il lui parait radicalement absurde que Seraya se mette en danger inutilement. A cet instant, il a très envie de la voir remonter dans cette foutue bagnole clignotante et repartir se terrer au chaud. Pourquoi ? Simple… réflexe de militaire dévoué à la sauvegarde de la vie d’autrui, il suppose…

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j'ai ajusté mes pansements
pour que mes saignements
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Seraya Benítez

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Message· · Sujet: Re: you fool. (c/s) you fool. (c/s) EmptyLun 18 Fév 2019 - 16:21

Certains diraient que c’est un truc de latinos, ça, se lancer sans prévenir dans une entreprise nébuleuse sur un coup de tête, sans logique évidente, sans une once de raison, sans rien qui ne puisse justifie l’action si ce n’est leur sang chaud et imprévisible, et ils ne pourraient pas avoir plus tort. Des clichés stupides, Sera en a bouffé pendant des années - et continuera certainement pendant encore bien longtemps -, sans arrêt réduite à ses origines comme pour nier ce qu’elle est réellement. Elle s’échauffe Sera, c’est vrai, mais quiconque la connait réellement sait que cet état de fait n’a rien d’imprévisible et que si son mantra personnel célèbre placidité et maitrise de soi, il n’en est clairement rien sans que cela ait quoique ce soit à voir avec son teint halé et ses cheveux d’ébène. Parfois elle vrille, refuse, s’insurge. Parfois elle réfute toute idée différente de la sienne, de sa propre conception de la réalité et voit son corps se mouvoir sans que ce dernier n’en ait demandé la permission à sa tête et elle agit, sans comprendre, sans réfléchir, sans même y penser, comme si, au fond, il s’agissait seulement là de la chose à faire. Personne n’y a jamais rien compris, pas même elle, incapable de faire sa propre auto-analyse, ou peut-être bien trop effrayée d’y découvrir la vérité. Comme aujourd’hui d’ailleurs, où son propre mensonge balancé à un supérieur crédule fait à présent figure d’excuse et de justification pour toutes les futures actions bientôt entreprises, pour toutes les conneries qu’elle déguisera en vérités et qui lui feront garder bonne figure face à un Carth qu’elle imagine d’ores et déjà infect. Et c’est un sans-faute ! Petite victoire risible qui ne lui retire pour autant aucune joie, ni même satisfaction, tant il était facile de lui prédire un air désobligeant dont l’impolitesse ne surprend plus personne. Pourtant, oh oui pourtant, même sa tête de con et son arrogance affligeante ne pourrait effacer cet étrange soulagement venu se blottir dans sa poitrine. Elle est rassurée Sera. Rassurée de l’avoir trouvé, d’une, rassurée de le retrouver en un seul morceau, de deux, rassurée de ne voir ni sang, ni blessure, ni dégâts autres que matériel, juste lui et son aura désarmante qui commence déjà un peu trop à lui faire effet. – Euh… mon job ? qu’elle lâche avec une sorte de dédain calqué sur celui qu’elle vient de se prendre en pleine poire, sans même arriver à un résultat convenable. A son grand désarroi. Puis il continue son manège, le tout à moitié mâché par le vent et la neige qui s’intensifient et que Carth semble bien déterminé à ignorer, lui qui a déjà un abri et franchement pas du tout besoin d’aide. Réponse lui valant au passage un premier jeté d’orbites vers le ciel menaçant de la journée, – certainement pas le dernier. – Ah non je confirme, y’a que des cons ici, des cons qui prennent leur petite caisse en plein blizzard et qui se barrent sur des routes fermées parce qu’ils n’ont qu’une envie : se barrer du trou du cul du monde. Et on voit comme ça leur réussit ! Il fait froid dehors, très froid, de plus en plus froid, mais Sera, elle, a le sang qui bout et la colère qui lui monte à la tête. Parce qu’elle se sent conne, mais tellement conne bordel, d’être venue jusqu’ici, à la recherche d’on ne sait quoi et, à nouveau, comme toujours, de se faire renvoyer bouler comme l’idiote qu’elle semble être à ses yeux. Elle aimerait alors tant l’écouter, elle aimerait alors tant être capable de le laisser là, à se geler les couilles dans sa caisse pourrie, histoire qu’il finisse par regretter de l’avoir envoyée paître mais Sera n’est pas dupe, ou tout du moins, elle croit ne pas l’être en se persuadant que quoiqu’elle fasse, de toute façon, il ne regretterait jamais rien, et surtout pas qu’elle soit rentrée à Windmont… - J’ai un scoop pour toi Ciminna : c’est trop tard pour rentrer à Windmont, putain mais dans quel monde tu vis ? T’écoutes pas la radio ? C’est pas une petite tempête de merde ! Et ça bout encore plus au fond de ses entrailles, tant il la révulse avec ses grands airs, tant il la martèle avec ses propos paternalistes, tant il perce son âme avec son regard vert d’eau. Jusqu’à ce qu’elle vrille, le cœur battant à cent à l’heure et le visage affublé de ce regard noir que même ses frères craignent et fuient. Ses bottes en cuir montées fendent alors la neige encore fraîche et bientôt, arrivant à la hauteur du flic providentiel, ses doigts rougis par le froid attrapent sans ménagement cette clope qui la nargue depuis de trop longues minutes avant de la jeter au sol. Ses iris fiévreuses croisent celles de Carth, furtivement, avant qu’elle n’avance vers la voiture de ce dernier, en ouvre la portière arrière pour récupérer un sac qu’elle agrippe avec hargne avant de le balancer à l’arrière de son propre véhicule, sans le moindre soin. Vient finalement le dernier paquet, le plus récalcitrant par ailleurs, celui qu’elle aurait bien aimé malmener (presque) autant que le malheureux sac précédent mais face auquel elle préfère ne pas encore plus se ridiculiser, consciente de son infériorité physique ô combien frustrante. Elle préférera donc les mots, quand bien même ces derniers ne lui ont quasiment jamais réussi face à Carth Ciminna… - Soit tu montes maintenant, soit je te laisse ici dans ton palais des glaces à te geler les couilles. Dernière chance Ciminna. Un choix simple en somme. Très simple. Et pas du tout à envisager comme bien plus lourd de sens qu’il n’y parait. Non non, pas du tout.

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