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 Un poids bien lourd sur les épaules. Plaignons-nous [PV]

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Message(#) Sujet: Un poids bien lourd sur les épaules. Plaignons-nous [PV] Lun 27 Avr 2009 - 17:05

T. Walden

Le Starbucks était l’endroit idéal pour les lève-tôt, c’était un fait. A 08h00, quand ils ouvraient ses portes, Sheherazade était de ceux qui s’y pressaient parfois pour un café et un muffin. Les yeux bouffis, pas tout à fait réveillée, l’ambiance chaleureuse et l’odeur du café lui gonflaient suffisamment le cœur pour qu’elle aille en cours de bonne humeur. Ca, c'était en Angleterre. Mais elle n'avait pas encore eu l'occasion d'expérimenter le Starbucks américain et il était clair que la qualité de son accueil compterait à gros coefficient dans la note qu'accorderait Sheh au pays. Oui, le Starbucks était un endroit idéalisé au possible, censé être parfait, le matin, quand il n’y avait pas encore trop de monde, quand les quelques matinaux n’avaient pas le cœur à parler et que le silence permettait à chacun de se préparer pour la journée qui s’annonçait. Sheh aimait le Starbucks et les matins silencieux. Mais elle savait que le café changeait du tout au tout dans la journée, devenant un endroit fréquenté et bruyant; quoique même là, l’appel de leurs délicieux muffins était trop tentant pour qu’elle y résiste. Ce qui expliquait pourquoi en ce jeudi, aux alentours 13h, profitant du trou qu’elle avait avant son prochain cours de macroéconomie, elle était en train de se rendre à grands pas jusqu'au centre commercial. Il lui faudrait du courage avant de se replonger dans les théories de son professeur adoré et elle avait décidé de se rendre au Starbucks, lieu le plus revigorant parmi tous, pour s’y préparer. Elle venait de quitter le campus et rejoignait à pied le centre-ville proche. Son sac était bien lourd, étant donné qu’il contenait les photocopies des cours de droits fiscaux depuis le début de l’année, qu’un camarade avait eu la prévenance de lui passer. Bien lourd était son sac, oui. Résultat, on entendrait presque les coutures de son Eastpak grincer, sur les épaules voûtées de la jeune fille.
Sheh’ avait effectivement raté le premier semestre. Elle l’avait du moins passé ailleurs et pour se mettre au goût du jour et afin de palier à d’éventuelles différences de notation et d’exigences, elle avait réclamé les cours d’une fille dont le nom lui échappait déjà. Quoiqu’il en soit, pour les deux prochaines semaines, elle aurait de la lecture. Elle s’inquiétait un peu : le droit et elle s’entendaient plutôt mal, au profit des autres matières. C’était l’une des matières où elle devait fournir un travail et un effort supplémentaires.
Elle passa le seuil du Starbucks et prit place dans la queue. Le café, qui semblait si spacieux en début de journée, semblait trop petit pour la foule qui s’y était assemblée mais cela ne dérangeait pas spécialement Sheh pour le moment. Elle savait très bien étudier dans le bruit. Bref, dix minutes plus tard, la voilà en train de commander.
-Un Café, s’il vous plait . Avec un cookie, merci.
-Quel café ? On en a plusieurs sortes, vous savez
-Oui je sais. Celui que vous voudrez… Quoique non, je vais prendre un jus d’orange, excusez-moi.
Sheh’ ne pinaillait pas, c’est juste qu’il faisait trop chaud au dehors pour un café. Elle avait encore du mal à s’adapter au climat de Miami, qui la changeait de la bruine anglaise. Elle paya et se mit à la recherche d’une place, sa commande en main, dans un équilibre bien précaire. A deux reprises, le gobelet de jus d’orange pressée aurait pu lui échapper des mains et éclabousser d’autres clients. Mais Sheh’, suffisamment prudente, évita les gamins surexcités et les adultes brutaux pour se faufiler à une place près de la fenêtre. Un peu plus à l’abri du bruit et des gestes inconsidérés, elle s’installa confortablement, commençant à sortir ses cours. Elle se permit de soupirer sous le poids des photocopies. « Pas besoin de stresser, t’es censée être à jour ». Non, Sheh’ n’aimait décidemment pas le droit. Elle avait précisément voulu échapper à ce genre de disciplines en étudiant le commerce. Raté.
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Message(#) Sujet: Re: Un poids bien lourd sur les épaules. Plaignons-nous [PV] Lun 27 Avr 2009 - 22:44

Il était environ une heure de l'après midi quand Timothy Walden daigna se réveiller. Et oui, après une soirée bien arosée, il est très dur de se lever pour aller travailler et apparement, Trinity n'avait pas voulu venir se mettre entre le sommeil du jeune homme. C'est une fille adorable mais, en ce qui concerne l'heure de réveil de son cher ami, elle ne dit rien. Il faut dire qu'une fois, gentillement, elle lui avait ouvert les volets histoire qu'il se réveille tranquillement avec le soleil sur son visage. La pauvre, elle avait assisté un spectacle magnifique de Tim en colère, les yeux encore clos par la fatigue. Enfin, depuis ce jour là, elle ne se mêle plus du réveil de monsieur.
Il passa sa journée à lire des bouquins, renfermé dans sa chambre, dans l'ombre. C'était quelque chose de très fréquent. Pour réviser, il pense que c'est la meilleure solution; être seule dans une pièce noire avec pour seule lumière, une lampe de bureau en promotion de Casino ou ce genre de grande surface. Généralement, ce ne sont pas des lampes qui durent très longtemps mais bon, d'après lui, c'était la clé pour un examen réussi. Il s'inquiétait un peu pour ce trimestre. Chaque année les choses sont un peu plus difficiles et là, les choses deviennent vraiment très dur. A la fin de l'année, il souhaite intégrer une grande école en Argentine mais pour ça, il faut les meilleurs résultats et pour le moment, il ne les a pas. Timothy, ne doute quasiment jamais de ses capacitées à réussir. Depuis tout petit il s'en sort vraiment très bien à l'école mais dans sa vie, on a toujours des périodes difficiles et là, c'est difficile pour Tim.
Les yeux gonflés par la fatigue, le visage pâle et les cheveux ébouriffés, il sortit de sa chambre comme un fou, dévalent les escaliers à une vitesse folle, il s'arreta devant Trinity pour la saluer et déposer un baiser sur sa joue avant de remonter à l'étage, de rentrer dans son bain chaud et de fermer les yeux pour s'endormir quelque secondes. Là, il repenssa à sa journée, ses problèmes, les examens qui approchaient chaque minute un peu plus, les obligations, Trinity, sa mère, à tout, tout simplement.
Voulant profiter un peu du soleil de la journée, il sortit de la maison, cette fois, beau comme un coeur. Ses cheveux étaient propres et coiffés, son visage était cline et ses yeux légèrement moins gonflés mais toujours un peu quand même. Sur son épaule, son sac bleu marine remplit avec ses cahiers de cour. Malgré le fait que l'on travaille mieux seul et dans la pénombre, un café dans la lumière c'est bien aussi. Le Starbucks. Un endroit qu'il fréquentait très souvent ces derniers temps. Le soir, il y allait seul, se retrouvant face à une tasse de café noir avec son esprit. Il passa la porte du petit café, un sourire aux lèvres et se dirigea au bar.
    - Bonjours Bari, pareil que d'habitude, un capuccino s'il te plait.
    - Salut. Pas de problèmes Tim ! Je t'apporte ça.

Timothy s'installait sur son siège avant d'appercevoir une silhouette familière au fond du café. Sheherazade Ramdani, une bonne amie qu'il avait rencontré en cour. Depuis, les deux jeunes gens avaient révisé quelque fois ensemble. Il se faufila à travers la foule pour atterir à la table de son amie. Avec un grand sourire aux lèvres, il déposa ses fesses sur le siège en face de la demoiselle
    - Hei, She ! Comment vas-tu ?
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Message(#) Sujet: Re: Un poids bien lourd sur les épaules. Plaignons-nous [PV] Mar 28 Avr 2009 - 20:57

Se décourager avant même d'avoir commencé, ce n'était généralement pas la spécialité de Sheh', d'autant plus que dans ce cas précis, c'était totalement irrationnel. Elle avait commencé à boire son café, entamé son cookie, les yeux fixés sur cette pile de feuilles blanches face à elle. Pensive, elle les observait comme si elle allait intégrer tout leur contenu par télépathie. Il lui fallait se motiver pour commencer à étudier, et là, elle avait du mal. Elle aimait étudier, c'était un fait. Elle avait toujours trouvé une utilité dans ce qu'elle apprenait, même dans les matières scientifiques, mais jamais dans cette discipline-là. Il était évident qu'elle en aurait besoin, pourtant, quand elle prendrait ses fonctions de consultante ou de commerciale, dans une multinationale anglaise ou américaine dans deux ou trois ans. Mais elle, c'était les chiffres et la raison qui l'intéressaient et le Droit -même fiscal, restait une discipline littéraire et rébarbative, soporifique et prévisible au possible. Ne pas aimer cette matière était donc un de ces caprice non rationnels que s'accordait Sheherazade, parfois; Et, un peu suffisante, elle disait que vu la qualité de ses notes et de son profil scolaire, elle pouvait largement se le permettre.
Elle était donc quelque peu maussade, devant ce simple travail de lecture qui lui semblait déjà insurmontable. C'était stupide, et Sheh' faisait rarement des choses stupides. Ca l'était, oui, puisqu'elle doutait qu'il y ait quelque chose de nouveau dans cette paperasse, qu'elle avait étudiée à Cambridge et dont le niveau était nettement supérieure à cette université américaine, même pas répertoriée en Ivy League. Voilà donc en quoi le comportement de Sheherazade était très puéril en cet instant et qu'elle se réprimandait intérieurement sans grande véhémence. Un observateur extérieur, doté d'un tant soit peu d'intelligence, aurait remarqué son air abattu et aurait vaguement compati au malheur qui devait toucher la jeune fille. Après maints soupirs, l'on vit finalement Sheh se pencher sur la table et entamer la lecture de la première feuille. Un sourire se dessina sur ses lèvres : tiens ! c'était sur le taux d'imposition des entreprises européennes, un sujet qu'elle avait déjà largement traité ! Quelqu'un d'un peu plus futé qu'elle en cet instant n'aurait pas trouvé ça extraordinaire, mais tout allait pour plaire à Sheh, du coup. Les couleurs étaient plus éclatantes, l'odeur du café plus agréable, la chaleur moins étouffante. La vie était belle, en somme. Du coup, Sheh habituellement observatrice ne remarqua pas l'entrée dans la café de Mister Walden. Evidemment, elle n'était pas dans son état normal.
Timothy était un camarade de classe, assez agréable et qui l'était presque suffisamment pour qu'elle révise son avis sur les juristes et les avocats en puissance. Sheherazade n'avait pas de vrai problème avec la profession, mais simplement avec les études. Pourquoi étaient-elles si longues pour quelque chose d'aussi plat et rebattu ? Et justement, le voilà qu'il s'asseyait devant elle quand elle finissait justement la lecture de la première feuille.
L'air surpris, et ses épaules soudainement moins voûtées, Sheherazade le reçut avec un sourire resplendissant. De la compagnie ! La sienne, qui plus est ! Elle aimait bien travailler avec lui. Elle le trouvait aussi ambitieux qu'elle, et peut-être aussi brillant. Peut-être. Et puis sa compagnie était bien plus reposante que celle d'un Clayton Strummer ou d'une Landon Newburry et Timothy était loin d'être aussi pénible que la matière qu'il avait choisie d'étudier. Bah, les erreurs étaient humaines... "Erratum humanum est", les littéraires aimaient bien le latin Hin.
Mine splendide, donc, pour Sheh', en pleine opposition avec son air fermé et déprimé de l'instant d'avant. Et puis, quand bien même n'avait-elle pas été quelque peu démotivé par les révisions, la présence de Mister Walden lui faisait autant plaisir que l'enthousiasme de ses salutations.
-Soudainement mieux Huhu, lui répondit-elle avec bonne humeur.
La raison du léger rire qui suivit sa réponse aurait sans doute pu rester à sa discrétion. Mais ne trouvant pas ça très poli, elle désigna d'un doigt explicite et plus éloquent que toutes les lamentations du monde les cours soignés qu'on lui avait passés. L'écriture était si serrée, foncée et régulière qu'on aurait pu croire à des caractères cunéïformes. Bref, décourageante. D'un autre côté, le moindre petit détail suffisait pour que Sheh' en fasse des montagnes, dès lors qu'elle était décidée à bouder quelque chose.
-Tu n'as pas cours ?
De toute évidence, non. C'était de la politesse, une façon d'engager la conversation. Et le ton désabusé, loin d'être étonné, de Sheherazade le faisait clairement comprendre. Pas qu'elle trouvât la conversation de Timothy ennuyante. Mais elle n'aimait pas, ces conventions coutumières.
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