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 N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE.

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Message(#) Sujet: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Mar 15 Déc 2009 - 22:02



___LANDON AND CAPPIE_
THE BEAUTY AND THE BEAST.

1024 Apple Road - Cappie's house.
Il y avait des jours avec et des jours sans. Comme le disait si bien la tante de Cappie, les jours sans il fallait faire avec. A noter l'incroyable logique de cette petite phrase. Bien heureusement pour elle, cette journée serait plutôt agréable à première vue. Levée aux aurores, vêtue d'un simple pyjama et d'une robe de chambre, Cappie trainait dans sa maison - sono à fond et bol de café à la main. Le hit Thriller de Michael Jackson résonnait à la radio, de quoi commencer avec le sourire. C'est ainsi qu'elle se lança dans une danse follement endiablée, ne se souciant guère de ses fenêtres ou aucun rideaux ne trônaient. C'était là l'esprit Cappie Sheldon : passer pour une folle au pré des autres et ne même pas s'en rendre compte. C'est ce moment précis qu'elle choisit pour sortir de chez elle à la recherche de son journal. Certes, lire ce ramassis de faits divers était digne d'une petite vieille, mais Cappie en avait fait son habitude du matin.

♠ ♠ ♠
Ocean Grove. Debout sous le porche, elle observait attentivement chaque maisons, chaque petits piquets blancs, chaque détails présents dans cette rue. Voilà six mois qu'elle y avait fait son apparition. Comparé ce quartier à Londres était quasiment impossible. Oubliez la folle circulation, la course contre la montre pour arriver au travail. Ici régnez un certain calme, un côté paisible qui était fort plaisant et rassurant. Mais chaque paradis possédait sa boite de pandore contenant ses maux. Un jour s'ouvrirait-elle aux yeux de tous ? Inconsciemment, elle en était persuadée. La beauté d'un endroit cache forcément quelque chose. Le petit quoi était encore à définir.

♠ ♠ ♠
La voilà en train de fouler les dalles conduisant sur la rue, observant la pelouse ou se trouvait son journal, bien enroulé. Elle se pencha pour le saisir et lorsqu'elle se redressa une étrange silhouette se dessina devant elle. « Landon. » Landon Newbury, un adorable voisin qui se plaisait depuis pas mal de temps à la harceler. Le mot semblait pourtant si faible. « Peut-on savoir ce que tu fais là à cette heure-ci ? » Le questionna-t-elle sur un ton d'inspecteur de police en pleine scène de crime. La question sembla bien inutile. Cappie savait ce qu'il faisait dans le quartier. Tel un chien il lui tournait autour à croire qu'elle avait tout d'un os vivant. La situation ne lui plaisait pas et malgré les nombreuses tentatives pour repousser le jeune homme, elle devait effectivement se rendre à l'évidence : il était plus coriace et buté que tous les autres. En soi, dans certaines situations spécifiques, cela pouvait être une très grande qualité. En l'occurence, dans leur propre situation ça ne l'était pas. « Tu veux peut-être des muffins et un grande verre de lait avant d'aller en cours c'est ça ? » Sarcasme. Sarcasme. Ces mots ne serviraient à rien, elle en avait le pressentiment. L'envie de rentrer chez elle sans même écouter ce qu'il avait à lui dire lui traversa effectivement l'esprit. Mais prise d'un accés de politesse, elle rechigna à s'en aller, prête à écouter ses dires. Voir à subir encore une fois un assaut venant de sa part.


Dernière édition par Cappie Sheldon le Lun 18 Jan 2010 - 17:19, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Mar 15 Déc 2009 - 23:13

    Landon était loin d’imaginer qu’il était au final comme les autres. C’était quoi cette chose ? Non il ne pouvait pas se comporter comme X ou Y. C’était impossible. Et pourtant, il se sentait obligé de persister, toujours. Cette femme l’intriguait. Autrefois, il se serait juste contenté de reluquer son décolleté, ou de l’observer à la sortie de sa douche comme la première fois où il l’avait rencontrée, mais il ne pouvait s’en tenir à ça. Il voulait plus, toujours plus. Il ne se sentait pas comme d’habitude, comme s’il y avait plus que son envie de manipuler les gens, avec elle il était tout aussi borné, mais pas mesquin et machiavélique comme d’habitude. Il ne voulait pas mettre un nom sur cet état d’âme, il le refusait catégoriquement. Elle ne vivait pas loin d’ici, il était facile de s’y rendre, mais il y avait un tas de contraintes. Il était mineur, il mentait sur son âge, mais ses parents eux, ne pouvaient pas être au courant. On le pointerait du doigt, et on l’impliquerait elle, eux qui étaient si croyants, ça ne passerait jamais. Mais d’abord, pourquoi il pensait à tout ça ? Il avait simplement envie de coucher avec elle, comme beaucoup d’autres – bon ok elle avait un truc en plus – mais ça n’empêchait pas de fantasmer sur elle.

    Comme souvent, il avait décidé de s’éclipser de la maison, prétextant qu’il devait aller à la bibliothèque. Or aujourd’hui, il n’avait pas cours, et il n’allait jamais à la bibliothèque, il envoyait quelqu’un pour aller lui chercher des bouquins. Mais ses parents croyaient toujours à ses bobards les plus fous. Et pourtant ils continuaient de croire que leur fils était un saint, le descendant de Jésus. Ce qui était totalement faux. Ne pensant qu’à lui-même, il sortit de chez lui, mains dans les poches, sifflotant, puis s’arrêtant se disant que ça faisait trop suspect. Et il emprunta la rue Apple Road à la fin de la rue Lemon Street où il habitait.

    Il savait où aller, il était déjà venu un bon nombre de fois dans ce quartier, mais chaque fois qu’il venait, il cherchait à changer un truc sur lui. Une fois il avait mis une casquette, une fois une capuche, cette fois-ci il n’avait rien mis – quoiqu’un peu de gel. Arrivant près de cette maison qu’il connaissait que trop bien vue de l’extérieur, il constata que la belle jeune femme qui avait attiré son regard était dehors en train de ramasser son journal. Dommage que ce ne soit pas lui qui l’ait distribué, il serait allé directement lui donner en main propre. S’approchant d’elle lentement, elle le reconnut tout de suite et se mit à l’interroger. Tiens, elle avait quelque chose à redire de sa présence ? Il sourit à cette question et répondit aimablement :
    « Je passais dans le coin… » Il baissa la tête un instant fixant le sol, et il se plut à répondre à sa proposition : « Je savais que tu avais tout compris ! Et tu pourrais me montrer comment tu les fais…Comme ça j’en ferais à ma famille… » Il persistait dans son rentre-dedans. Il sortit sa langue légèrement dans le coin gauche de ses lèvres, ce qui lui donnait une certaine malice. « Et si tu me faisais visiter les lieux ? »

    Landon n’avait pas seulement cette idée en tête, bien au contraire, mais cacher son jeu faisait partie de sa personnalité, il fallait s’en méfier, sauf que là il ne lui ferait aucun mal, elle pouvait en être sure, ça faisait des années qu’il agissait ainsi, et il était toutefois plus tendre avec elle qu’avec n’importe qui d’autre. Il ne voulait pas la berner, juste la faire céder.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Mer 16 Déc 2009 - 13:00


Son arrogance et son rentre-dedans l'exaspérait. Ne pouvait-il décemment pas se contenter d'un vent ? Aller chercher une jeune fille de son âge - car bien qu'elle ne soit pas sûre, elle le voyait bien jeune ? Les réponses étaient bien évidentes. En y réfléchissant, Cappie elle-même avait toujours eut un faible pour les hommes plus jeunes qu'elle, aussi Landon avait-elle le droit de préférer les femmes plus vieilles. Mais encore une fois, son âge était un gros point d'interrogation pour la jeune femme. « Tu passes souvent dans le coin, trop à mon goût. » Elle avait le mérite d'être claire. Ses divers allusions et sous-entendus ne lui plaisaient pas. En réalité, Cappie se souciait avant tout du 'qu'en penseront les voisins ?'. Les apparences comptaient énormément dans le coin. Inutile de vous dire qu'à ce moment là, Cappie en tenue de nuit et Landon non loin d'elle pouvait attirer une certaine attention sur eux. Une attention non souhaité par la jeune femme qui n'avait aucune envie d'être pointé du doigt pour le moment. « Mon Dieu, tu me tapes sur les nerfs Newbury ! » Vrai. Son attitude, notamment le fait qu'il l'allume de cette manière en sortait sa petite langue qui vint toucher ses lèvres, vint arracher à Cappie un soupir d'exaspération. Il continuait. Une visite des lieux ? Bien. Elle pointa du doigt différente direction tout en argumentant à voix haute : « Parfait. Alors là c'est ma maison, la mon jardin, ma pelouse. La c'est la rue et ça tu vois c'est un trottoir et si tu continues tout droit tu tomberas sur ta maison. Merveilleux n'est-ce pas ? » Non, elle ne pouvait pas s'empêcher d'adopter cette attitude froide et détachée. Il s'agissait là de cette manière d'être en compagnie d'autrui.

ourtant dans les secondes qui suivirent elle se ravisa à nouveau. Il était peut-être qu'ils aient une discussion sérieuse. Continuer ainsi ne les mènerait nulle part car 1) Cappie ne cèderait pas.. certitude, presque. 2) Landon continuerait longtemps dans cette voie et qui avait de quoi il était capable pour obtenir ce qu'il souhaitait ? Prendre ce risque aurait été bien stupide de sa part. Aussi poursuivit-elle rapidement : « Viens, il faut qu'on parle. Et qu'on parle uniquement, ne te fait pas d'illusions. » Se sentit-elle obligé de préciser.
C'est ainsi qu'elle se dirigea, suivie de Landon, vers sa porte d'entrée où elle venait d'inviter son nouvel hôte. Intérieurement, Cappie se demandait s'il s'agissait d'une bonne idée. Vu la fourberie et la malice dont faisait preuve Landon, jamais elle ne serait rassurée d'être en sa compagnie.. dans sa maison.. seule avec lui.. et Rufus, le poisson rouge. Arrivée devant le salon, elle hocha la tête, lui faisant signe pour qu'il s'assoit et se dirigea tranquillement vers la cuisine d'où elle revint environ cinq minutes plus tard accompagné de muffins à la myrtille/banane, de café et de lait. Les bonnes manières étaient de mise, même en compagnie d'un sale gosse arrogant. En espérant qu'il se focalise sur les muffins et non sur elle. « Bon, tu me tapes sur les nerfs. Je te vois partout. T'as vraiment un problème toi ! » commença-t-elle en perdant son calme et en levant les mains au ciel. Rare étaient ces fois ou Cappie ne faisait pas preuve de sang froid. Il pouvait désormais se vanter d'y arriver et de posséder un certain contrôle sur elle. « Tu ne peux pas aller emmerder quelqu'un d'autre ? Des filles ça ne manque pas dans le coin ! Vraiment pas ! » et elle saisit rageusement un muffin qu'elle trifouilla pendant quelques instants avant de mordre dedans, affamée car elle n'avait encore rien avalé ce matin hormis un bon café noir et corsé.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Mer 16 Déc 2009 - 13:47

    Landon avait toujours eu un temps d’avance sur les jeunes de son âge. Il appréciait la compagnie des adultes, et se plaisait à leur apprendre des choses. Les conversations matures ça l’avait toujours passionné. Ses parents avaient pourtant toujours refusé que ce garçon prenne de l’avance au niveau scolaire, et il en était reconnaissant puisque finalement il n’avait jamais été considéré comme une tête d’ampoule. Aussi, il avait cette faculté à diriger tout son petit monde, quelque part il effrayait ses semblables. Il fallait toujours son avis. Comme le roi lors de la monarchie absolue. Il pouvait en exaspérer beaucoup, il se considérait au dessus de tout et adulte par-dessus le marché. L’avance il ne l’avait pas uniquement dans le milieu scolaire. Il était attiré par les femmes plus vieilles que lui, et par son élocution et aussi son physique bien développé, on ne se demandait pas souvent s’il était majeur ou pas. Après tout, 17 ou 18 ans, à un près c’était pareil. « On habite dans le même quartier baby faudra t’y faire ! » Il est vrai qu’il pouvait paraitre collant, il n’avait rien de tout ça habituellement, il se contentait juste de faire chier son monde, mais là il avait fait en sorte d’être chiant au possible tentant de dissimuler ce qu’au fond il ne parvenait pas à comprendre. Il avait pourtant l’air naturel, et son sourire ne s’effaçait pas de sa bouille de bébé : « Tu sais, ça pourrait s’arrêter si tu le souhaitais, mais c’est toi qui résiste inutilement… » Il haussa les épaules à sa présentation des lieux, et se mit à arquer un sourcil : « Je parlais de l’intérieur. T’es de mauvaise foi. Tous les jardins sont les mêmes depuis que je suis né… » Il fixa un instant le journal qu’elle tenait dans sa main, et il finit par reprendre : « Et mon prénom c’est Landon, pas Newbury. » Il avait horreur qu’on l’appelle par son nom car ça le cantonnait à une image de lycéen qu’il n’aimait pas, car on cherchait à montrer sa jeunesse, alors qu’il était tout à fait mature d’esprit.

    Calme, et un tantinet allumeur, son sourire ne se fit que plus grand lorsqu’elle prit l’initiative de l’inviter chez lui. Enfin. C’était pas trop tôt. Ravi. Il l’était, petit à petit la jeune Sheldon s’ouvrait peu à peu à lui, et il était fier de voir que son petit jeu faisait son effet. En revanche, il se demandait bien ce dont elle voulait lui parler, après tout elle lui faisait des représailles très – peut-être trop – souvent concernant son attitude, et ce n’était pas ça qui allait le faire s’arrêter.
    « Mais je m’en fais aucune, je préfère le réalisme aux rêves. » Mais oui Landon… N’était-il déjà pas en train d’imaginer la suite ? Il l’imaginait déjà depuis quelques temps. Et il s’en réjouissait d’avance.

    Rentrant dans la maison, il constata qu’elle ne s’avérait pas différente de la sienne, quoique plus petite. Celle des Newbury était une maison assez spacieuse, et la chambre du plus jeune de la famille s’avérait être la mieux exposée et agencée. Mettant les pieds dans le salon, il observa tour à tour chaque coin de la pièce alors qu’elle lui faisait signe de s’asseoir. Elle s’échappa dans la cuisine pour revenir avec des muffins et du lait. Il ne se retint pas d’éclater de rire, et il se justifia :
    « Je pensais pas que tu étais si vieux jeu, on dirait une mère de cinq enfants ! C’est vraiment toi qui les fais ? J’espère que tu te vexeras pas si je te dis la vérité après les avoir mangés. » Mais très vite l’amusement de Landon s’évapora, il fut plus stoïque qu’autre chose ensuite alors qu’il tenait un muffin dans la main. Mais sérieusement, et après avoir dégusté une bouchée, presque indifférent, il répondit : « Je crois que tu ferais mieux d’aller consulter…L’hystérie et la paranoïa sont vraiment des problèmes. Ton muffin est très bon par contre ! » On voyait là tout de même les manières de l’enfant qui persistait. Il ne s’était pas empêché de s’attaquer au muffin, il n’avait pas pu résister, tout simplement parce qu’il en raffolait depuis tout petit, et habituellement, il n’hésitait pas à piquer celui de son frère dans son assiette. Mais comme elle aurait pu s’en douter, après avoir dévoré son muffin, il se leva pour s’approcher d’elle, de plus en plus, dangereusement, et s’arrêtant à quelques centimètres de son visage, il rétorqua fièrement : « Non. » Cette malice qui l’habitait se traduit par ce sourire, mais il s’éloigna légèrement d’elle, avant d’ajouter : « Au fait, très jolie tenue. »
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Mer 16 Déc 2009 - 17:46


Il faudra s'y faire. Effectivement, là était la solution - ou le problème. S'y faire. Des paroles bien faciles à prononcer mais bien difficile à réaliser. Si Landon n'était pas aussi pressant envers elle, avec un peu de chance aurait-elle réussit à s'y faire sans problème. Voir sa silhouette se dessiner chaque temps sous sa fenêtre était autre chose. Mais contrairement à ses paroles, Cappie ne résistait pas. Elle se refusait tout simplement à répondre aux avances d'un type plus jeune qu'elle dont elle ignorait absolument tout hormis son patronyme et son adresse. Était-ce là un problème ?
Il s'emballa tel un enfant lorsqu'elle l'appela Newbury. Et Cappie sourie, elle, à la manière d'une enfant. Malgrés l'attitude mature qu'il laissait transparaître, il gardait toujours cette pointe de réplique qui faisait de lui quelqu'un de jeune. Ce qui n'est pas forcément mauvais, il faut vivre avec son temps mais qui pour Cappie, prouvait qu'il ne pouvait rien se passer entre eux malgrés ses attaques successives.

Installait dans son canapé, fixant attentivement Landon, Cappie l'écouta déblatérer ses paroles sans pour autant scier. Il cherchait l'affront ? Il la provoquait. C'était mal la connaître que de croire qu'elle se laisserait gentiment faire. « Et qui te dit que je n'ai pas d'enfants ? » Bonne question. Après tout il ne connaissait guère sa vie. Bien que - vu son physique, il était fort probable qu'elle ait eu des enfants, ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, disait le dicton. « Ce sont juste des bonnes manières. On acquiert ça avec les années.. » Sous entendues qu'il ne les avait pas. Et elle sourie, grandement même, satisfaite de rentrer dans ce petit jeu sans pour autant lui laisser entendre qu'il ne se passerait quoi que ce soit entre eux. « Consulter ? Je pense que tu devrais prendre une séance toi aussi. L'obession est également un problème. » lui rétorqua-t-elle du tac au tac, cherchant à lui clouer le bec, ce qui était peine perdue. Qu'importe, satisfaction personnelle. Elle se contenta d'hausser les épaules lorsqu'il lui avoua que son muffin était bon. Honnêtement, elle le savait d'avance. Sa cuisine entière était à goûter au moins une fois dans sa vie. Egocentrisme ? Non, réalisme.
Et finalement il se leva, Cappie avant le nez dans sa tasse. Le voilà quelques centimètres d'elle. Instinctivement, elle eut un léger mouvement de recul. La proximité de leur deux êtres ne lui plaisait pas, même pas du tout. La connaissant, un non était un non, cependant dans de telles situations il est fort difficile de prévoir une quelconque réaction venant de sa part. Soyons réalistes, Landon possédez un certain charme. De là à oser un rapprochement.. Sa bouche s'ouvrit, se referma net. Jolie tenue, jolie tenue.. La pauvre en avait presque oublié son pyjama et l'atroce image qu'elle devait renvoyer sans maquillage et tenue correcte. Zut. « Merci. » se contenta-t-elle de répondre de manière superficielle.
Il est si facile de berner quelqu'un lorsqu'on est une femme. Encore plus quand l'homme en face est vivement intéressé par vous. Cappie changea subitement de comportement. Un sourire, presque malsain, prit place sur son doux visage d'ange - ou démon. Le mouvement de recul qu'elle avait eut il y a un instant se transforma en mouvement d'avant. Les centimètres n'étaient plus, il s'agissait de millimètres. De si petits millimètres.. qui furent interrompus lorsqu'elle le repoussa en arrière tout en ajoutant : « Rêve. » Un mot. Un seul. Aurevoir espoir. Puis elle prit la peine de se lever, déposant tasse et reste de muffin sur la table. « Je vais me changer, dans cette tenue avec toi je ne suis pas à l'aise. Ensuite j'aurai peut-être un marché à te proposer. » Et avec Cappie Sheldon, ce n'était rien qui vaille. Direction sa chambre.

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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Mer 16 Déc 2009 - 18:57

    A y repenser, à vouloir jouer l’adulte, Landon n’avait tout simplement aucune expérience antérieure à ses petites combines. Son père ne lui avait jamais rien appris, croyant que son fils savait déjà tout. Il était donc incapable d’être romantique comme son père, d’ailleurs son père pouvait regarder un film romantique à la télé en compagnie de sa femme, leur fils non. Il changeait systématiquement de chaine, il trouvait ça niais. Et l’attention spéciale qu’il portait à Cappie, n’avait pour lui rien à voir avec ces conneries.
    Et finalement pour l’instant il ne démontrait rien de plus qu’un intérêt physique, après tout pourquoi révéler la suite alors qu’il n’en n’était pas sur lui-même ? Pour l’instant ce n’était qu’un jeu, et il se disait qu’au fond tout disparaitrait une fois qu’il aurait obtenu ce qu’il voulait, mais si cela s’avérait véridique, pas si sur. Il n’était au fond qu’un enfant capricieux, qui joue avec un jouet avant de le jeter, mais par le passé il avait eu des jouets dont il ne s’était jamais lassé, et ça fonctionnait peut-être de la même façon avec Cappie, qui elle n’était pas un jouet, mais bien une femme, ce que Landon avait tendance à oublier, que les femmes n’étaient pas des objets animés avec lesquelles on faisait tout ce que l’on souhaitait.

    Elle restait froide et distante, réaction typique d’une femme qui fait mine de ne pas tomber sous le charme. Il avait l’habitude. Comme avec cette femme mariée qui faisait toujours mine de pas être intéressée, et finalement il avait eu ce qu’il voulait. Le problème avait été le mari qui était rentré plus tôt. Le jeune garçon avait donc du s’échapper en caleçon en longeant la gouttière se rhabillant en chemin. Si Cappie avait un enfant, il mangeait son poisson rouge. C’était tout simplement impossible, la maison n’avait rien d’aménagée pour un gamin, et elle ne l’aurait pas laissé seul une seconde dans la maison, même pour aller chercher le journal. Il rétorqua tout de suite :
    « On sait tout dans le quartier. Et je mange ton poisson rouge si tu as un enfant. » Et les bonnes manières fusaient. Oh Landon en avait une ribambelle de bonnes manières, qu’il sortait aux grandes occasions, et il ne put s’empêcher une nouvelle fois de lui couper le sifflet : « Chez nous, les bonnes manières sont bien plus glorieuses qu’un verre de lait et quelques muffins. Mais bon peut être que tu ne connais pas cette vie là. Normal tu vis pas à Lemon Street. » Excès de confiance, et égocentrisme. Il voulait toujours redorer le blason de sa famille, quoiqu’entachée par son crétin de frère, qu’il reniait au possible. Landon avait-il réponse à tout ? Il ne s’arrêtait jamais de contredire, ça pouvait paraitre agaçant, mais selon les personnes, il le faisait avec tact. Or, là, il ne se privait pas d’y aller franc-jeu, et la dernière pique de Cappie le fit tellement rire, qu’il en sourit : « Dans mon cas, il s’agit d’ambition. Non d’obsession. Mais si tu veux, mon frère en connait un tout à fait charmant. Et puis t’en fais pas ça se saura pas, ça restera entre nous. » Malicieux comme jamais, il continuait à l’ennuyer, finalement il ne l’allumait pas tant que ça… Patience…Chaque chose en son temps.

    Le physique imposant de l’étudiant ne semblait guère impressionner la jeune organisatrice de mariages, qui ne se laissait pas démonter, et qui abusait de son charme. Malheureusement, il en fallait plus pour berner Landon qui se contenta de sourire irrémédiablement à ce petit jeu. Rêve, disait-elle. Oh il n’avait pas besoin de ça, Cappie, vraiment pas. Un marché à lui proposer ? Tiens donc ? Et c’était encore une entourloupe ? Il connaissait que trop bien les paroles des femmes. Tandis qu’elle montait, il s’approcha du poisson rouge, qui était dans son bocal tranquille, et lui fit la conversation :
    « Tu te fais pas chier toi ici ? A ta place je sauterais sur ta maitresse. » Et alors que Cappie était montée en haut se changer, Landon sourit étonnamment. Qu’avait-il en tête ? Il monta les escaliers lentement sans faire de bruit, et il poussa la porte de ce qui s’avérait être la chambre de la jeune Sheldon. « Et ton marché c’est quoi ? Je ne m’étais pas trompé la dernière fois…t’as vraiment une jolie poitrine… »
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Mer 16 Déc 2009 - 21:23


Et pourquoi ne devait-elle n'avoir aucun enfant ? Hein ? La maison pouvait bien être vide. La boite aux lettres pouvait bien abriter un seul prénom/nom. La chambre en plus pouvait bien servir de chambre d'ami. Qui savait honnêtement si Cappie Sheldon n'avait pas un enfant, quelque part à Londres, perdu dans une famille d'accueil ou en compagnie de son ex ? Bien. Ce n'était pas vrai et alors ? Elle avait le sentiment suivant : si elle lui faisait croire qu'elle en avait un, peut-être finirait-elle par fuir ? Ou pas. Il ne devait pas être dupe. Le mensonge n'était en plus, guère son fort. Cappie avait un don pour l'extrême franchise et non le contraire. Le 'on sait tout dans le quartier' n'avait absolument rien à faire ici. Chacun possédait son petit jardin secret, ce coin de sa vie qu'il était bon de ne pas divulguer.. Mais Cap' le laissa ainsi, dans le flou, ne prenant même pas la peine de répondre, haussant les épaules à souhait.
Son arrogance l'agaçait, vous n'imaginez pas à quel point. Lemon Street avait plus de prestance qu'Apple Road, tout le savait. De là à lui cracher à sa philosophie de petit bourge au visage, non. Mais là encore, Cappie ne répondit pas. Allez savoir pourquoi, elle sentait toujours ce besoin de ne rien dire, laissant croire à autrui qu'il avait entièrement raison. Là était seulement une attitude pour avoir la paix. Soyez d'accord avec tout le monde et tout ira bien, c'était son petit secret.
Et il ne put s'empêcher de continuer. Le con. Un vrai de vrai. Un soupir s'échappa des lèvres de la jeune femme. Ce type avait absolument réponse à tout, une vraie usine prête à clouer le bec en deux minutes. Un point de sa personnalité bien agaçant pour la jeune anglaise qui voyait en cela un tue l'envie monstre. Envie ? Vous n'avais rien entendu.

Elle avait donc pris ce chemin vers sa chambre. Laissez Landon seul dans sa maison ? Quelle idée folle ! Pourtant elle ne retourna pas dans son salon et entra directement dans sa chambre. Grande, extrêmement bien éclairée, de couleur sobre, tout ceci grâce à une excellente décoratrice d'intérieur rencontré à l'un des mariages organisés par madame. Elle finit par ouvrir les portes de son armoire, contenant fringue en pagaille. Et bien entendu lorsqu'elle commença à se déshabiller, le jeune Newbury fit irruption dans la pièce. Cappie vira au rouge pivoine d'un coup, gênée par la situation, elle attrapa un tee-shirt qu'elle colla sur elle, prête à exploser. « Non mais.. » commença-t-elle, totalement choquée par la situation. « SORS IMMEDIATEMENT DE CETTE CHAMBRE ! SORS ! » Oh, jolie Cappie avait laissé place à un monstre de foire prêt à sortir ses griffes. Landon finirait par le regretter si l'idée de rester là lui venait à l'esprit. « Tu n'es qu'un gamin mal élevé et arrogant, espèce de petit con ! » s'énerva-t-elle rageusement. C'est ainsi qu'elle saisit un pantalon et qu'elle se dirigea vers la salle de bain voisine où elle se changea tranquillement, prenant soin de verrouiller la porte. Deux minutes plus tard, elle fut à nouveau dehors et la tête de Landon était toujours là.. Cappie marcha d'un pas vif vers lui, saisissant son avant bras, le repoussant violemment en dehors de sa chambre et claqua la porte derrière elle. Où était donc passé la gentille jeune femme polie et serviable à souhait ? « Tu crois sincèrement obtenir ce que tu veux ainsi ? Tu as encore tout à apprendre mon pauvre Landon. » lui cracha-t-elle au visage, toujours aussi énervée de son attitude. Et pourtant.. avec un peu plus de classe et de sympathie, on obtient presque tout. Sa technique n'était pas au point, pas avec elle. Puisse-t-il la menacer, faire d'elle son martyr, elle tiendrait bon ses avances s'il persistait dans cette voie. « Et oublie, va t'étouffer avec un muffin, il n'y a plus de marché. » RIP le marché.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Mer 16 Déc 2009 - 22:43

    Landon ne s’en lassait jamais. Ennuyer et emmerder les gens, c’était son fort. Mais là où il excellait, c’était dans sa capacité à les faire craquer. Et c’était ce qu’il désirait réussir avec Cappie. Mettant de côté tout ce qui le tracassait, il jouait avec ses faiblesses et aussi ses forces. Quant à Cappie, elle cherchait à l’emporter, c’était peine perdue. C’était tout simple, Landon avait l’habitude de ce genre de confrontations, et il ne se laisserait pas avoir, tout ça parce qu’elle l’intéressait plus que les autres. Alors il avait décidé de pousser le bouchon un peu plus loin, sous les conseils de Rufus le poisson. Lui aussi voulait manger du ChocoSuiss’. Monter dans sa chambre c’était quelque chose de très mal élevé, pire c’était porter atteinte à la vie privée, et aussi être pris pour un voyeur. Mais il s’en foutait royalement. En rentrant dans cette chambre, il avait pris tous les risques au possible, il s’était laissé aller à un jeu dangereux, mais il aimait le danger, les risques, et finissait toujours par s’en sortir. C’était ça la vie de Landon. L’intelligence et la ruse le sortaient de toutes les situations délicates.

    Une fois dans la chambre, il avait pris son temps pour observer chacune des courbes de la jeune fille, et il ne savait pas ce qui lui avait pris, il avait brisé ce silence dans lequel il se complaisait en refaisant un compliment sur son physique. Il aurait pu le garder pour lui. Première erreur. Mais plutôt que de s’attarder sur son erreur, il se délecta de la réaction de la jeune femme, qui tempêta, qui se sentait honteuse, et qui n’avait qu’une envie, qu’il quitte cette maison tout de suite. Mais il continuait de sourire. Il se plut même à reprendre :
    « Ce n’est qu’une poitrine, tu vas pas en mourir, c’est pas la première fois Cappie ! » Et elle s’enferma dans la salle de bains. Tandis qu’elle s’y trouvait, il en profita pour observer la chambre, mais il n’observait pas qu’avec les yeux, il touchait les murs, les meubles, juste pour constater l’état, pour en apprendre un peu plus sur elle. Mais il ne fouillait pas. Non, or de question. Il réfléchit un moment, sortir de la chambre, un peu de respect tout de même, ce n’était pas une si mauvaise idée. Dans l’entrebâillement de la porte, adossé au montant de la porte, il attendit qu’elle sorte. Alors qu’elle le bousculait, il ne cessait de rire, et il dit : « Tu sais quoi, j’adore tes réactions. » Continuant dans cette attitude profondément mesquine, il dénigra : « Mais…tu ne sais rien de moi, alors arrêtes de faire des conclusions hâtives. J’obtiens toujours ce que je veux.» Un sourire en coin arbora ensuite le visage du grand jeune homme, qui changea totalement de comportement : « Pas de marché ? Alors maintenant c’est moi qui définis les règles. » Attrapant Cappie par le bras, il l’a plaqua contre la porte qu’elle avait claquée un peu plus tôt, et s’approchant d’elle, il dit de plus en plus bas, pour ne finir que sur un murmure : « Le petit con arrogant, gamin, pauvre et mal élevé, peut aussi jouer dans la cour des grands. » Et alors qu’il venait d’achever sa phrase, il l’embrassa. Landon avait changé de tactique, mais pas sur que tout ça porte ses fruits. Il avait pris les choses en main, plutôt que de faire le gamin.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Jeu 17 Déc 2009 - 14:31


Oh, qu'il se la ferme. Certes ce n'était pas la première fois (monsieur Landon avait eu l'extrême intelligence de l'observer sortant de sa douche) mais comprenait que pour elle, c'était gênant de se faire regarder ainsi. Surtout par un type dont elle ignorait tout et qui se permettait de faire d'elle un vulgaire jouet à emboîter. Le pire ? Elle ne pouvait avoir l'ascendant sur lui, à aucun moment. Ca c'était dur.. Et sa mesquinerie continua. Chaque mot sortant de sa bouche méritait des baffes. Ce gamin avait-il eu une éducation ? Un démon dans un corps d'ange. Son discours en était affligeant. Le petit chéri avait toujours ce qu'il souhaitait ? Whoah. La vraie vie il ne devait pas la connaître, du moins pas comme elle. Voilà bien longtemps que Cappie n'avait plus ce qu'elle voulait, demander son mari. MARI ! Tiens, une information intéressante aux yeux de la jeune femme. Cependant tout s'enchaîna si rapidement.. la voilà saisit par le bras et plaqué contre la porte. Quelques murmures et il l'embrassa. Comment réagir ? Eh bien, la jeune femme ne le fit pas. Étrangement elle le laissa faire jusqu'au bout. Voyez le sourire en coin qu'il arborait fièrement. Cappie osa le même. « Je serais ravie de ne pas t'offrir ce que tu veux, si tu savais Landon.. » lui lança-t-elle sur un ton suave, référence à ses paroles précédentes, se refusant à être un énième trophée sur une armoire déjà bien remplie à son goût. Et surtout, surtout.. Parce qu'une certaine passion animait la brune, celle de lui en faire voir de toutes les couleurs.

D'un geste de la main, elle le repoussa doucement en arrière et afficha désormais une mine malicieuse. Qu'allait-elle encore pouvoir faire ? Dire ? « Au fait, je suis mariée. » L'information atterrie ainsi, lança par une Cappie voulait jouer sa maligne, espérant qu'il se décide à cesser son rentre-dedans, malgré sa frimousse attirante. Lui qui lui lançait qu'elle ne connaissait rien de lui, en savait-l plus sur elle au final ? Bien sûr, elle omit un détail, celui de l'instance de divorce. Mais cette information resterait cachée pour le moment. Landon en serait trop heureux.. ou s'en foutrait pas mal, difficile à dire vu les réactions qu'il avait.

Cappie prit finalement la direction de son salon, laissant en plan Landon dans le couloirs donnant sur plusieurs pièces dont sa chambre. Une fois là-bas, elle décida de ranger ses muffins et autres conneries étant donné qu'il n'en avait strictement rien à faire. Les idées de Landon étaient un véritable point d'interrogation pour la jeune femme. Premièrement, à part l'avoir observé sous sa douche, rien ne les avaient liés auparavant : aucune rencontre inattendue, aucune amitié, juste de simples voisins et encore. Alors pourquoi elle ? Attirance physique, bien. Mais des jolies à Ocean Grove c'était comme des piquets blancs devant les maisons : tout à fait normal.
En repensant à sa réaction, Cappie se stoppa un moment dans sa cuisine. Pourquoi le laisser faire si elle n'était guère intéressé par lui ? Lui laisser un infime espoir ? Non. Un flou se dresser devant elle. « Landon viens faire la vaisselle. » hurla-t-elle une fois revenue à la réalité. Plaisanterie ? Non, réalité. Il pouvait bien lui rendre service après avoir avalé ses muffins. Voilà un retournement de situation des plus cocasses.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Jeu 17 Déc 2009 - 16:43

    La peur de se faire rejeter, il ne connaissait pas. Ca lui était arrivé très peu de fois qu’on lui dise non. Et il ne le supporterait pas si malgré des tentatives des plus poussées, on le rejetait. Dans ce cas précis, il n’envisageait pas cette possibilité, elle ne pouvait pas lui résister. Pourquoi ? Il n’en avait aucune idée, mais elle n’avait jamais été catégorique avec le garçon au visage angélique. Elle lui disait non, mais pas avec les tripes, sans conviction. Il ne s’arrêterait donc pas, elle pouvait en être sure. Quand bien même elle essaierait d’être catégorique, il ne s’arrêterait pas, c’était donc peine perdue pour la jeune femme. Mais peut être qu’en fait elle ne cherchait pas vraiment à se défaire de ce jeune garçon qui ne devait pas l’agacer tant que ça.

    Son baiser avait été des plus doux. Aucun engagement réel, aucune passion, et c’était en ça que Landon pouvait jouer. Il n’avait rien du gros porc qui se jetait sur sa proie, juste pour passer du bon temps rapidement. Il jouait sur le côté pseudo-romantique des choses, bien qu’il l’ait violemment plaquée contre la porte juste avant. Un contraste net, et utile selon lui. Et elle ne s’était même pas dégagée. Première satisfaction. Deuxième et surement pas la dernière, elle avouait qu’elle aimerait bien ne pas satisfaire ses désirs. Et la fin de sa phrase le laissait dubitatif. S’il savait quoi ? Qu’elle était en réalité un homme ? Blague à part, non, il ne comprenait définitivement pas où elle venait en venir, mais qu’importe, il avait déjà fait un premier pas vers son objectif. Il eut un haussement d’épaules, et répondit : « De toute manière t’as pas le choix. »

    Ca c’était fait. Mais Cappie avait finalement plus d’une carte à jouer. Elle était mariée selon ses dires. Landon ne vacilla pas, bien au contraire, son sourire une nouvelle fois, se fit de plus en plus large. « Mariée ? » répéta-t-il. Et tournant la tête de droite à gauche, il ajouta : « Pas de mari ici. Oh et la dernière fois non plus. Il aurait bien montré le bout de son nez s’il avait vu sa femme sortir en serviette, courant après un voyeur… » Pause. « Désolé, mais ça ne marche pas avec moi. » Alors qu’il allait tout simplement continuer ce qu’il avait commencé, elle se dirigea vers le salon comme si de rien n’était, le laissant là, pantois. Mais il en rit. Et une nouvelle fois, elle le laissait seul. N’avait-elle pas peur qu’il mette tout sans dessus dessous ? Ou bien qu’il décide de dérober quelque chose ? Pire qu’il s’installe dans sa chambre en attendant qu’elle revienne ? Toutes ces idées, ne traversaient pourtant pas la tête du jeune Newbury, qui se décida à descendre les escaliers quand elle l’appela pour faire la vaisselle. Il n’y avait pas marqué agent d’entretien sur son visage, mais pourtant il entra dans la cuisine, comptant faire la vaisselle, gentiment comme elle le lui avait demandé. Mais au lieu de la faire tout seul, il se mit derrière elle, et l’avança vers l’évier, où il ouvrit le robinet d’eau, et collé contre elle, il commença à saisir la vaisselle, en la rinçant, avant de la nettoyer avec une éponge en frottant énergiquement et de la rincer une nouvelle fois, avant de poser le tout à sécher. Une fois finie, il retourna instantanément Cappie vers lui, et s’approchant une nouvelle fois d’elle, il lui dit : « J’espère que tu sauras la faire toi-même à présent… » Il persistait dans la provocation physique, il savait très bien qu’il n’aurait pas tout de suite ce qu’il voulait, et faisait preuve de patience. Entre l’évier et Landon, la pauvre Cappie était abandonnée à son triste sort, à moins qu’elle trouve une nouvelle fois de quoi retarder l’échéance.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Ven 18 Déc 2009 - 16:13


Pas de mari, pas de mari. Elle finirait par devenir folle et engagerais un homme inconnu pour jouer ce rôle, histoire qu'il laisse tomber. Vous savez quoi ? Il ne laisserait jamais tomber. Jamais. Il était peut-être d'abandonner la partie en sa faveur ? Trop facile. Bien trop facile? Cappie n'avait pu se résoudre à laisser les autres gagner. Là d'ailleurs était la base même de son travail : être un requin tueur prêt à tout pour les meilleurs contrats. En l'occurrence, dans cette situation, Cappie était prête à tout pour ne pas avoir une aventure avec un jeune homme dont elle ignorait quasiment tout (et imaginer l'image qu'elle pourrait donner si cette histoire ce savait).
Mais voilà, lui ne l'entendait pas de la sorte. Pressant et arrogant, il continuait dans son idée. C'est ainsi que lorsqu'il arriva dans la cuisine pour soit disant faire la vaisselle (seule tactique qu'elle ait trouvé pour qu'il la laisse un instant), il entreprit de lui montrer cela d'une manière quelque peu.. suspecte. Et Cappie subit cette situation, ne sachant guère comment se sortir de là. Subir n'est peut être pas le mot, jolie Cappie n'était pas forcément insensible à son cher voisin.. Là était bien tout le problème. En temps normal elle lui aurait fiché un coup de pied dans le derrière et dehors, avec toute la fermeté et l'agressivité dont elle pouvait faire preuve. Pas aujourd'hui. Une fois finis, il la retourna vers lui. Un sandwich merveilleux se profilait : Landon - Cappie - l'évier, et maintenant ?

« Je ne peux pas.. » finit-elle par lâcher à son encontre tout en restant en place. Autant être clair et ne plus chercher de subterfuge. Elle posa son regard dans ce lui de Landon comme par traduire les raisons de son refus. Pourquoi ne pouvait-il pas comprendre ? Essayer même. « Arrête d'insister je ne pourrais jamais ! » Son ton se voulait ferme mais très peu engagé. En cherchant à comprendre cette phrase, l'on constatait avec amertume que le verbe pouvoir s'y était introduit. Et le verbe vouloir ? Aucune allusion, pourtant il y bavait une bien grande différence entre les deux, aussi pouvait-on se dire que Cappie ne pouvait pas, simplement, mais qu'elle voulait ? Question bien cocasse.
L'attention porté par Landon attirait Cappie. En enfin, même son mari ne s'était jamais réellement intéressé à sa femme. Un simple bonjour le matin et le voilà déjà partir pour le travail. Le soir, il rentrait tard. Quelle vie de couple affolante et excitante à souhait. D'ailleurs beaucoup de ses amis se demandaient comment la brune faisait pour ne pas chercher un amant ailleurs. Question de principe, c'était non. Quant à lui, il ne s'était guère gêné pour se trouver une maîtresse (..)
Comme pour la sauver, le téléphone retentit. Situé non loin d'elle dans la cuisine, elle n'eut même pas à bouger et le saisit. Ce fut un avocat au bout du fil. Un avocat lui avouant que les papiers du divorce étaient prêt, qu'il fallait simplement passer les signer. Mais Cappie ne décocha pas un mot, reposa son téléphone sans prendre la peine de raccrocher et se rapprocha dangereusement de Landon, comme obsédée, au point de poser ses lèvres sur les siennes tout en le repoussant à son tour contre une armoire. Non. Non non non non non. La scène dura quelques secondes et elle fit un énorme bon en arrière, levant les mains en l'air. « Il ne s'est rien passé. Non. C'est hors de question. T'as compris ! » Eh Cappie, relax.

Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Ven 18 Déc 2009 - 21:13

    Qu’est ce qu’elle ne pouvait pas ? Faire la vaisselle ? Bien évidemment que non. Il s’agissait simplement de se laisser aller avec un voisin plus jeune qu’elle dont elle ignorait l’âge, et de prendre du bon temps avec lui, évitant donc le risque de se faire mal voir. Car qu’il le veuille ou non, Landon restait mineur, et tout le monde dans le quartier le savait. Il n’y avait qu’elle qui l’ignorait. Et connaissant la réputation des Newbury, si tout ceci venait à se savoir, elle pouvait être sure de subir une plainte déposée par les parents du jeune homme pour abus sexuel ou autres, alors que Landon était le seul responsable. Mais connaissant le bougre, il était capable de mentir pour qu’on le laisse tranquille, pour se protéger. En fait, il s’avérait être très très égoïste, et on ne pouvait le changer, son bonheur passait avant celui des autres, et sa réputation également.

    Elle refusait catégoriquement toutes ses propositions, elle se refusait à céder, à lui, et son physique attrayant surtout. Elle semblait vouloir garder une barrière infranchissable entre eux, mais elle était pour l’instant bien loin de ressembler au rideau de fer, ou à la Grande Muraille de Chine. Et puis elle ne cessait de répéter qu’elle ne pouvait pas, et la question qui venait à l’esprit de Landon n’était pas pourquoi, mais alors était-il possible qu’elle le voulait, mais que par soucis d’éthique, elle ne puisse pas faire le pas. Car en fait c’était ça, il n’y avait qu’un maigre pas qui les séparait. Le jeune Newbury ne s’empêchait pas de le franchir à chaque fois, mais elle était plus réservée. Le ton qu’elle employait lui importait peu, qu’est ce qu’il en avait à faire ? Braver les interdits, il n’y avait que ça de vrai, et d’intéressant.
    « Et pourquoi tu ne pourrais pas ? T’as peur Cappie ? » Peur des gens ? Oui c’était ça pour lui. Elle avait peur de la réaction du quartier. Lui s’en délectait d’avance, il avait déjà l’ascendant, au cas où ses pseudo sentiments, qu’il refusait d’admettre se volatiliseraient en un instant.

    Parlons justement de ça, il n’était pas normal ces derniers temps. Depuis que son regard avait croisé celui de Cappie, un truc s’était passé. Ses réactions le faisaient rire, il avait envie de la toucher constamment, de la taquiner, de plonger son regard dans le sien, mais entre ce dont il avait envie, et ce qu’il faisait, il y avait un monde, car il se faisait passer pour le garçon qui voulait seulement coucher avec elle. C’était bien moins niais que de dire qu’il était amoureux, surtout que ça ne pouvait pas être le cas pour lui, il ne la connaissait pas. Mais il semblait ignorer ce que le coup de foudre est.

    Enième retournement de situation. Cette fois-ci un coup de téléphone changea la donne totalement. Qui était pendu au bout du fil, pourquoi ? Son mari ? Celui qu’elle avait inventé ? Ou bien sa mère ou autres ? Mais contre toute attente, au lieu de faire la conversation comme si Landon n’était pas là, la jeune femme se jeta sur le petit bout d’homme, et l’embrassa avec fougue et violence, puisqu’il se retrouva en un instant contre un placard. D’ailleurs s’il n’avait pas été musclé, il se serait fait mal, il pouvait en être certain. Mais ce moment intense ne dura que quelques maigres secondes malgré lui. Pourtant, alors qu’elle continuait de lui dire qu’il devait oublier ce qu’il avait dans la tête. Mais elle venait d’achever de lui maintenir cette idée en tête en s’abandonnant à lui pendant quelques secondes. Ca le faisait rire, alors il s’approcha d’elle et il dit :
    « Je peux plus maintenant…Fallait pas me tenter… » Et en s’approchant toujours plus d’elle, il attrapa le téléphone qu’il raccrocha sur son présentoir, et se mordillant la lèvre tel un enfant pas sage, il attrapa la taille de la demoiselle Sheldon, qu’il assit subitement sur le rebord du plan de travail, et avant de faire quoique ce soit, il dit : « Je veux que tu recommences… Encore… » Et il l’embrassa cette fois-ci sans retenue, alors que la fenêtre de la cuisine donnait en plein sur Apple Road. Le danger attire…
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Sam 19 Déc 2009 - 16:03


T'as peur Cappie. Oui, entièrement. Totalement. Comment ne pas avoir peur des répercutions qu'une attitude comme la sienne pouvait entraîner ? Lui s'en foutait de A à Z, du moment qu'il obtienne ce qu'il veut. Quel égoïste tout de même, voir inconscient ! La situation commençait à devenir un peu difficile à gérer pour la jeune femme. Autant elle faisait preuve de retenue, autant il la poussait à bout. Bien que sa retenue se soit évaporé l'espace de quelques secondes.
Cappie se sentait mal d'avoir réagis. Pourtant la suite des évènements continua dans ce sens. Elle se retrouva subitement sur son propre plan de travail, embrassé avec fougue par le jeune Newbury, qui était persuadé de posséder désormais une ouverture avec elle. Et la jeune femme se laissa faire comme une enfant docile. Son esprit lui disait de le repousser fermement, d'abandonner la partie maintenant et de le foutre à la porte. Mais aucune de ses pensées n'arrivait à dicter sa conduite. Et pourtant.. « Non. » lui lança-t-elle sur un ton plus ferme que les autres. Non, elle ne recommencerait pas, malgré son insistance à passer à l'acte, sa décision était prise. « T'es trop jeune. » Enfin la raison fut pointée. Sa jeunesse, bien que son âge soit un point d'interrogation, elle le savait étonnamment jeune.

Et cappie le repoussa une énième fois en arrière tout en restant planté sur son plan de travail, telle une parfaite petite idiote. Elle baissa la tête, soupira et finit par ouvrir la bouche à nouveau : « Tu veux juste un amusement, ensuite tu passeras à la voisine d'à côté. Honnêtement, ce n'est pas ça qui me dérange mais le reste. » Coucher pour coucher, c'était le truc du monde entier. Beaucoup de personnes pratiquaient cela : avec leurs voisines, voisins, facteurs, collègues.. Mais là encore, l'âge avait son intérêt, le secret également. La jeune brune n'était pas sûr d'elle, après tout, elle ne le connaissait pas, comment avoir confiance en lui ?

De ce fait, Cappie décida de rester sur ses premières convictions. Alors certes, il allait continuer à la harceler jusqu'à obtenir gain de cause, voir plus, mais qu'importe. Elle préférait des rumeurs à des vérités. « C'est pas possible. C'est non. Même si t'es mignon.. » se sentie-elle obligé de préciser, cherchant à apaiser l'atmosphère, se demandant qu'allait être sa réaction. Elle ne redoutait qu'une chose : qu'il insiste car viendrait ce moment fatidique ou elle ne sentirait plus capable de lutter et lui offrirait sur un plateau ses envies. Solution de facilité. Cappie marchait ainsi dans sa vie privée, il en était totalement le contraire dans sa vie professionnelle, évidemment. Jamais elle n'avait connu un jeune homme aussi insistant auprès d'elle.. alors qu'en y regardant de plus près, il l'avait vu une fois et sous sa douche et était devenu un véritable pot de colle ensuite. En connaissez-vous beaucoup des hommes aussi borné que lui après la simple vue d'une jeune femme sortant de sa douche ? Personnellement non. Alors oui, il sortait du lot, beaucoup même.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Dim 20 Déc 2009 - 19:02

    Trop jeune. Cette phrase commençait à l’énerver sérieusement. C’était toujours pareil. Il était trop jeune pour boire, il était trop jeune pour elle, il était trop jeune pour aller aux casinos il était trop jeune pour tout. Ne pouvait-on pas le laisser tranquille avec son âge ? Il était plus mature que certains vieux croutons ne seraient jamais. Alors pourquoi diable accordait-on de l’importance à son âge ? La loi. Mais Landon avait toujours été certain de faire plus que son âge, d’une part par sa grande taille, d’autre part par sa qualité d’esprit. Il était convaincu que partout où il allait il mentait aisément sur son âge et d’ailleurs il n’avait jamais eu de problèmes, on l’avait toujours laissé tranquille, alors pourquoi en faisait-elle un foin ? Le problème de Landon c’était qu’elle devait s’attacher à la majorité aux Etats-Unis qui était de 21 ans, et non pas de 18 ans, donc qu’il change son âge d’un an ou pas, ça reviendrait au même. Mais d’un calme olympien ne montrant sous aucun prétexte qu’il était contrarié, il lui répondit tout de suite : « Ah bon j’ai quel âge selon toi? » La question fatidique. Et étant très bon menteur, il pouvait se faire le plaisir de la contredire quoiqu’elle dise. A moins qu’elle sache qu’il allait au lycée et pas encore à l’université. A ce compte là il inventerait un redoublement pour dyslexie.

    *La prochaine fois je ne me contente pas de t’embrasser, on verra si tu résisteras.* pensa-t-il. Il en avait marre qu’elle se laisse faire pour encore faire marche arrière. Que cherchait-elle ? Une preuve qui démontrait qu’il n’était pas seulement intéressé par une nuit, mais par éventuellement plusieurs ? Les femmes s’avéraient bien plus compliquées que ce qu’il n’y paraissait pour lui. « Et qu’est ce que tu en sais ? Ta voisine n’a rien d’intéressant. Et je ne vois décidément pas ce qui te bloque…Surtout qu’en fait t’es même pas bloquée. Tu craques et tu freines. » Agacé Landon ? C’était peu dire, et sa réaction restait assez soft contrairement à son bouillonnement intérieur. Il regarda attentivement toutes les parties de la cuisine, s’incitant lui-même à se calmer. Mignon ?! Aie. Mauvais choix de mot. Il tempêta : « MIGNON ? T’en as d’autres des comme ça ? C’est comme ça que tu parles à tes amants ou maris ou j’en sais trop rien. Faut que je te le répète ? Je suis pas un gamin, et je sais pas où tu vas chercher ça ! » Quel comédien, il faisait le vexé alors qu’intérieurement il était fier de ce qu’elle venait d’avancer, même si pour ainsi dire ce terme ne lui plaisait pas plus que ça. Il marcha dans la cuisine comme s’il était totalement énervé, et soupirant, il prononça ces mots : « Très bien. » Ni une ni deux, il enleva d’une main son t-shirt, se retrouvant ainsi torse nu, et il s’avança vif comme l’éclair vers Cappie, saisissant ses mains pour l’empêcher de le repousser, et il l’embrassa rageusement, langoureusement, poussant le vice plus loin, en lâchant une de ses mains pour remonter la cuisse de la jeune anglaise de la sienne. Si elle tentait de le repousser une énième fois, il continuerait, il était déterminé à le faire, et peu importait si ça ne convenait pas à mademoiselle Sheldon.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Dim 20 Déc 2009 - 21:46


Quel âge avait-il ? Entre dix-huit et vingt ans à première vue, or aux Etats-Unis la majorité était de vingt-et-un ans, au contraire de l'Angleterre natale de la demoiselle. Voilà pourquoi elle se méfiait depuis son arrivée. Après tout comment faire la différence entre ces deux âges si rapprocher ? Autant certains paraissaient vraiment jeune et était âgé, autant d'autres paraissaient âgés et était en réalité bien jeune. Chez Landon, le problème était ses réactions et sa manière d'être. Passé un certain âge, une maturité pouvait s'acquérir, chez lui, honnêtement, la question pouvait se poser. Il était pressant, obsédé et tout devait aller dans son sens. Il avait réponse à tout comme un ado de 15 ans qui se devait d'avoir toujours raison. Alors sincèrement, Cappie avait le droit d'être réticente à l'idée de braver la loi. Il pouvait bien s'en foutre, il ne paierait pas, il serait la pauvre victime. Quant à elle, un aller simple pour la prison serait à gagner. Au final pourquoi était-il si égoïste ?

Il avait entièrement raison sur le point suivant. Elle se bloquait subitement puis cédait, puis continuer dans cette voie, autant dire qu'il était fort difficile de suivre la jeune demoiselle. C'est là toute la complexité d'une femme : ne pas savoir ce qu'elle veut. Sa réaction suivante fut quant à elle, d'une gaminerie profonde. Monsieur avait pris la mouche pour un simple mot selon lui mal choisit pour le qualifier. Encore une réaction qui poussait Cappie à croire qu'il était bien trop jeune pour elle. Il se rabaissait lui-même à réagir ainsi, le jeune homme mature n'était en réalité qu'une simple façade et la jeune femme s'en amusa pleinement, sachant pertinemment qu'elle allait encore plus l'énervé avec sa réaction. Amant ? Mari ? Se rendait-il seulement compte qu'il n'était QUE son voisin et rien d'autre. « Tes réactions en disent long sur ton âge tu sais. » se contenta-t-elle de lui dire en haussant les épaules.

Pourtant c'était trop tard. Cappie se retrouva totalement sous son emprise, poignet maintenant et il l'embrasse de force, se sentant l'âme d'un tortionnaire surement. Plus de chemise, rien. Sa main remontait déjà le long de la jambe de la jeune femme. Était-ce un homme ou un animal ? Les questions se succédaient dans la tête de la jeune femme qui ne savait que faire désormais. Beaucoup aurait réagit de la manière suivante : repoussé la personne, le baffer et aurevoir, bye, ciao. Quitte à appeler n'importe qui dans le voisinage pour le faire décamper. Pas Cappie Sheldon. L'une de ses mains étant libre, elle saisit le jeune Newbury au niveau de son pantalon et commença à le tirer. Non pas vers elle, mais vers une autre pièce car oui, elle s'était dégagée de là. Un sourire malicieux se trouvait sur son visage et plus elle reculait, plus elle tirait avec une certaine force sur son jean pour qu'il la suive bien sagement. Une fois dans le salon, Cappie le lâcha, repoussant son prétendant sur le canapé. Landon n'eut guère le choix et dû s'y installer de force avant que mademoiselle Sheldon ne finisse pas s'asseoir sur lui, littéralement. Quel changement de comportement soudain. Cappie Sheldon ou êtes-vous ? Bref. Installée sur lui, elle se contenta de poser ses mains sur son ventre tout en se rapprochant dangereusement de lui avant de souffler : « Tu pourrais avoir tellement si t'avais plus de délicatesse.. » pause. « Amateur. » Poussant ainsi sa provocation plus loin. Cappie ne bougea pas, ne l'embrassa pas, ne fit rien en réalité et se contenta d'observer le jeune homme, attendant une quelconque réaction.
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