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 N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE.

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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Dim 10 Jan 2010 - 12:45

    Une poêle à frire ? Mais elle était givrée ! Petit à petit Landon commençait à la connaitre, et tout ce qui en ressortait, était une fille complètement barge. On lui avait dit que les anglais étaient étranges, mais il ne pensait pas à ce point là. Ca le faisait rire, car il pensait que c’était uniquement pour plaisanter, mais tout de même, qu’elle prenne la mouche pour si peu ça ne le rassurait point. « Hey, euh elle t’a rien fait hein, vas pas lui casser la trombine alors qu’au départ tu l’as appelée fille de joie hein… » Un peu mitigé sur ce coup le jeune Newbury. Ce n’était pas comme s’il voulait attirer des ennuis à la pauvre Aurora qui n’avait rien demandé, et qui n’était même pas au courant de ce qui se tramait dans son dos. D’ailleurs, plus l’heure avançait, plus Landon se foutait dans un gros merdier, tout seul, comme un grand. Apparemment faire de l’exercice l’avait fatigué. Très même. Il ne savait que répondre à la grande question savante de Cappie, à part la vérité en fin de compte. Alors comme s’il ne s’adressait pas à elle, il répondit rapidement : « Elle s’appelle Cappie. » Voilà c’était dit, d’ailleurs comme nerveux, il tenta de s’occuper en attrapant une babiole sur le plan de travail de la cuisine, et en l’observant frénétiquement dans tous ses détails, comme s’il y avait quelque chose à en retirer. Pauvre Landon… Incapable de se contrôler, comme s’il n’avait jamais su le faire, alors qu’en réalité, ça aurait du être de la routine pour lui. Il regarda sa montre un instant, si ça continuait, il serait obligé de mentir sur ses obligations de fin de journée…

    Tous les deux faisaient un drôle de couple. Ils ne faisaient que se chamailler, il était impossible de déterminer qui était l’enfant dans l’histoire, car au final ils se rendaient tout coup pour coup, il n’y avait aucune demi-mesure, c’était la bonne vieille école du : ‘Si tu me frappes, je te le rends’. En revanche, Landon se délectait de chaque réaction de Cappie, car il pensait maitriser la situation haut la main, bien qu’un léger doute lui traverse encore l’esprit, selon ce qu’il répondait à chaque fois, mais il se voulait souriant et amusé, c’était un bon point pour la jeune Sheldon, car ça n’arrivait pas tous les jours. Continuant de la taquiner, il reprit : « Mais regardez-moi ça comme c’est mignon, la petite anglaise se vexe pour un oui ou pour un non ! T’étais pas obligée de me nourrir aussi… » Il continuait dans sa conviction, et pourtant, il soupira, avant d’ajouter : « Il est ou ton aspirateur multifonctions ? » Landon changeait subitement d’avis ? Oui, à condition qu’il y ait cet aspirateur, s’il n’y avait qu’un balai, elle se le farcirait. Gosse de riche. Eclatant de rires aux menaces de Cappie, il rétorqua tout de suite : « Ouh j’ai peur…Tant mieux au moins après je me baladerais à poil chez toi, et quand je sortirais, les gens t’accuseront d’avoir touché à Landon Newbury. » Tiens il avait décidé de jouer avec la provocation des menaces ? Prêt à lui révéler qu’il n’était qu’un adolescent ? Il jouait avec le feu. Et d’un grand sourire, après avoir caressé la joue de Cappie, il dit : « Tu étais jalouse de ma gouvernante, c’est chouette. »
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Dim 10 Jan 2010 - 18:35


Bon. Il avait peut-être bien raison, sa réaction était trop.. trop. Cependant c'était là tout à fait le genre de la jeune femme qui avait de légère tendance agressive si jamais on s'attaquait d'un peu trop près à elle. Normal, après tout, non ? « Mais je n'ai encore rien fait monsieur Newburry. » précisa-t-elle vu qu'il semblait légèrement troublé par l'attitude de la jeune anglaise qui elle, haussa les épaules comme s'il s'agissait d'une réflexion sans grande importance. Après tout, elle ne comptait pas passer à l'acte non plus. A moins que cette Aurora ne vienne à elle pou lui régler son compte, bien sûr. Finalement, elle eut sa réponse sur la jeune femme : elle. Cappie n'en crut pas ses oreilles et si elle n'était pas adossé contre son plan de travail, elle en serait littéralement tombé à la renverse. Lui même s'occupa d'une babiole plutôt que de la regarder. Et la jeune femme ne sut pas quoi dire, ni faire. Troublée d'un côté, flattée de l'autre, comment réagir sans.. sans montrer un quelconque signe qui laisserait Landon espérer ou déçu. Alors elle prit la parole, et plaisanta, comme pour se sortir de là sans chercher à comprendre : « Euh.. whoah.. j'me suis traitée de fille de joie moi même ! » Héhé, non ça ne faisait pas rire en fait et Cappie passa une main dans ses cheveux, espérant trouver un autre sujet de parole mais rien. Prise de curiosité, elle rajouta finalement, appréhendant la réponse : « Je sais pas si je dois être flattée ou.. gênée. Je.. pourquoi ? » Pourquoi ? Pourquoi s'intéresser à elle ainsi, pourquoi faire une telle description d'une jeune personne qu'il ne connaissait presque pas. Tant de questions sans réponses.

La petite anglaise ? Non mais il la cherchez littéralement ou quoi ? D'ailleurs, " la petite anglaise " lui envoya son poing sur son petit bras, pas bien fort, mais de quoi montrer que la petite anglaise pouvait devenir une grande anglaise et le matter en trois minutes.. ou pas hein, mais laissez la croire ce qu'elle voulait. « J'ai cru que tu étais un pauvre petit, alors je t'ai nourris. Eh puis, tu pouvais refuser j'te signale ! Je t'ai pas forcé à avaler mes muffins monsieur-je-sais-tout ! » Il n'empêche que par politesse, on ne refuse pas des muffins proposés si gentiment par Cappie Sheldon. « Mon aspirateur ? C'est à dire que.. je ne sais pas. » marmonna-t-elle en réfléchissant. Non, Cappie ne savait pas ou était son aspirateur et était même choquée qu'il le demande. En faite, il la prit au dépourvu, elle étant persuadé qu'il continuerait à l'envoyer paître. « Oh, arrête ça m'excite ! » lâcha-t-elle sur un ton sérieux.. l'espace de quelque secondes avant qu'elle n'éclate de rire, preuve qu'elle se foutait de lui. Il caressa sa joue, elle ne fit rien, ne le rejeta pas mais n'en rajouta pas une couche cependant. Elle ? Jalouse ? Non pas du.. sa gouvernante ? Attendez, stop. Il avait une gouvernante ? A SON ÂGE ? Bon, elle ne connaissait pas vraiment son âge mais.. « Tu as une gouvernante !? »
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Dim 10 Jan 2010 - 19:34

    Monsieur Newbury. Ca lui donnait de l’importance ça. Il s’en sentit plus que flatté d’ailleurs. Pour une fois elle ne le traitait pas comme un gosse, et c’était nouveau pour lui. En revanche l’autre partie de sa phrase le laissa songeur, du coup, il se sentit obligé de confirmer : « Mais elle non plus, façon elle ne te fera rien, vu que tu ne la rencontreras jamais. » En revanche, d’avoir avoué qu’il avait trouvé mieux laissa un blanc dans la cuisine. Lui tentait de ne pas perdre la face en s’occupant avec un objet, et elle tentait d’y répondre, sans toutefois y parvenir sans montrer aucun signe de chancèlement. D’ailleurs, ça ne laissait rien de bon pour la suite. Landon fixait avec insistance un point fixe dans le vide, cherchant rapidement une solution qui ne semblait pas venir, et elle lui posait des questions, et elle devait surement s’attendre à une réponse nette, précise, et claire. Ce qui ne viendrait probablement pas puisque Landon ne se comprenait pour une fois pas lui-même, et il n’avait pas beaucoup de temps. Ca y est il avait trouvé. Fermant les yeux un instant, un rictus se forma sur ses lèvres, et posant d’un coup sec l’objet sur le plan de travail, il rétorqua, en riant vraiment – ce qu’il jouait bien la comédie – de bon cœur, bien qu’en réalité il ne s’agisse que d’un leurre, pour une nouvelle fois se sortir de la panade : « Je t’ai eue. Encore une fois. Ce que tu peux être naïve. Il n’est pas près d’arriver le jour où je dirais ça d’une femme ! » Et voilà, encore une fois, en battant en retraite, le jeune Newbury pouvait souffler. Mais pour combien de temps encore ? Il avait pu sentir ses pulsations s’être accélérées durant ce court laps de temps, et il était sur qu’il peinerait à retrouver sa sérénité légendaire.

    Quand Cappie ne savait pas vraiment comment réagir parce que Landon parvenait à la vexer, elle le frappait. Ce grand gaillard d’un mètre quatre-vingt dix ne s’en voyait pas blessé, bien au contraire, ce n’était pas comme si c’était méchant. Il en riait toujours d’ailleurs, cette fois-ci, il se laissa juste aller à un sourire. « Pauvre Cappie… » Et encore, il ajouta : « Petit et pauvre ? Tu m’as regardé ? J’ai pas l’air de manquer de quelque chose ! Mais tes muffins sont bons j’y peux rien et tu me les as proposés, donc je ne refuse pas. Et puis si t’es pas contente c’est pareil. C’est chez toi. » Mais adorable comme il le faisait avec ses parents, il était prêt à lui faire le ménage, du moment qu’elle s’arrêtait de piailler même si c’était pour rigoler. Mais elle ne semblait même plus vouloir qu’il le fasse. Il soupira : « Tu sais jamais ce que tu veux en fin de compte, je comprends pourquoi t’as mis tant de temps à te décider pour le canapé…Ca venait pas de moi en fait. » Le jeune Newbury aurait-il remis en cause en l’espace de très peu de temps son sex appeal ? Non. Entre ce qu’il disait et ce qu’il faisait, il y avait un monde. En revanche il fut vexé de son éclat de rire, et leva les yeux au ciel en grommelant un truc incompréhensible. Tiens, elle avait réussi à le toucher. Les hommes sont facilement irrités quand on s’attaque à leur physique. En revanche, il se retourna vivement vers elle après lui avoir tourné le dos pendant quelques secondes : « Et alors ?! Elle fait tout dans la maison, le ménage, la bouffe, et tout le reste, sauf quand on lui dit de prendre congé. Elle l’a toujours fait depuis que je suis tout petit, je vois pas en quoi c’est si original d’en avoir une. Toutes les bonnes familles en ont une ! » Landon s’énervait légèrement, tiens, ce n’était pas tous les jours, Cappie pouvait en profiter.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Lun 11 Jan 2010 - 13:54


Un bon point : elle ne rencontrera jamais Aurora. Peut-être était-ce mieux ainsi. Ne savait-on jamais sur qui on pouvait tomber, hein.. Naïve ? Cappie n'en crut pas ses oreilles mais finit par jouer le côté "je m'en fous", haussant bien les épaules pour lui faire comprendre que ça ne lui faisait rien, ou pas. En effet, l'espace d'un instant elle l'avait presque trouvé plus sympathique et gentleman qu'il n'y paraissait, plus mature aussi et il avait brisé ce sentiment en moins de deux. Au final, il ne faisait pas jeune, il était jeune et ceci se ressentirait toujours dans sa manière d'agir. Certes, la jeune anglaise aussi avait des réactions enfantines, cependant cela se voyait tout de même qu'elle avait 25 révolu depuis un moment.. Le jeune homme arrogant cachait également un être visiblement joueur avec les femmes : il ne dirait jamais ça d'une femme ? Ah. En voilà encore un prêt à toutes les conquérir sans espérer une suite, encore.. Mais là, une nouvelle fois, Cappie haussa les épaules et lui lança sur un ton totalement désinvolte : « Effectivement, je suis bien naïve. » Naïve, surtout, d'avoir eut confiance en lui l'espace d'un petit instant, d'avoir cru qu'il pouvait faire des compliments. Non, elle n'était pas déçue, juste un peu sceptique sur sa manière d'agir avec elle, étrange, très étrange !

Pauvre Cappie ? Oh, il la plaignait ? Pris d'un accès de gentillesse le grand Newburry ? Même pas, pris d'un accès de rire plutôt, le bougre. « Oui ben ça va hein ! Espèce de grande perche ! » Véridique. Cappie se sentait comme une petite souris à côté de lui avec son pauvre petit mètre 68, de quoi vous déstabiliser ou vous faire réfléchir à deux fois avant de le toucher.. Mais l'anglaise ne se gêna pas une nouvelle et le frappa, encore, pour plaisanter, mais tout en essayant d'y aller plus fort pour qu'il réagisse.. Satisfaction personnelle ! « Je suis pas contente ! Tu m'énerves ! » Et frustrée d'être toujours trop petite, la brune grimpa sur son plan de travail, littéralement et se releva, fièrement, maintenant elle était immense et lui ressemblait à un petit asticot. D'ailleurs, pour être certaine d'avoir l'ascendant sur lui, jolie Cappie se saisit d'une louche, instrument de défense au coup ou et la pointa sur lui. « Ca fait moins le malin, hein ! » Rira bien qui rira le dernier. « Et je sais parfaitement ce que je veux, emmerdeur ! » Oh, oh, Cappie commençait elle à prendre de la voix ? Apparemment ! Debout là-haut, elle se sentait presque pousser des ailes la petite. Presque hein.. Parce que manque de pot elle faillait s'étaler au sol à cause de la marre dégoulinante de lait. Douée comme elle l'était, elle sut se rattraper, si ce n'était pas la classe ça ? D'ailleurs, lui c'était mis à bouder entre temps. Le pauvre, il était touché ? « Tous les riches en ont une, nuance.! » Rectifia-t-elle sur un ton provocateur, cherchant à pousser l'agacement de Landon encore un peu plus loin.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Lun 11 Jan 2010 - 15:08

    Ca sonnait faux à ses oreilles. Pour une fois le gamin se sentait différent. D’habitude même un mensonge sonnait juste à ses oreilles fourbes, mais là c’était différent. Chaque fois qu’il trouvait une excuse, il semblait ne plus être convaincu, pire il en devenait malade car dire des choses telles à Cappie ça le touchait. Retour à l’envoyeur. C’était dingue le pouvoir qu’elle avait sur lui, et bien sur, elle ne s’en rendait même pas compte. Ou presque. Sa phrase fit mouche dans les oreilles du garçon qui en resta sans voix. Bien naïve de ? Pourquoi dire ça, alors qu’il plaisantait ? Landon avait maintenant du mal à tout concilier, comme s’il perdait le nord, prétextant que la boussole ne marchait pas, alors qu’en réalité elle fonctionnait très bien. Il se passa une main sur le visage ne sachant quoi répondre, cherchant ce qui pouvait bien marcher, plutôt que de la fermer, et donc par conséquent, lui donner raison. Mais il ne trouvait rien à dire. Elle avait gagné la bataille sur ce point, bien que ça soit une victoire assez amère, car malgré elle, il avait dit des choses qu’il ne pensait pas, mais il les avait dites pour se défendre. Il soupira. Il n’ajouta rien. Il en avait assez de se battre contre lui-même en fin de compte. Il continuait dans sa façon très étrange de se comporter, ça se voyait qu’il n’était pas à l’aise du tout, et pourtant il parvenait à rester un temps soit peu lui-même.

    Pour Landon sa taille avait toujours été un avantage. Et notamment dans la persécution. Il n’avait jamais été petit pour son âge, et il mangeait de la soupe sur la tête des hommes de sa famille, et il en était fier, ça accentuait sa supériorité. Donc cette petite attaque sur sa taille le fit doucement rire, et il haussa les épaules : « T’es jalouse encore une fois, si t’avais mangé de la soupe quand tu étais petite tu serais plus grande… » Histoire de se foutre d’elle encore un peu, il s’exprimait comme à une gamine. Puis elle continuait à le frapper, signe qu’il ne pouvait pas la considérer comme une adulte, une adulte aurait été bien plus attentionnée – dixit Landon. « Continues de me frapper, ça m’excite. » Pas faux. Non, encore une plaisanterie à prendre au 50ème degré. Mais la suite s’avéra loufoque. Elle était vraiment dingue cette fille et il était dingue d’une fille dingue. Inquiétant tout ça. Elle était montée sur son plan de travail pour tenter de faire face à Landon par la taille. Bon d’accord, là elle était tout de suite plus grande, mais ça n’impressionnait pas et même encore moins le petit Landon. Il éclata de rire ensuite parce qu’elle manqua de se fracasser au sol, et il rétorqua : « Oh oui j’ai peur, t’es trop impressionnante là, descends tu vas te faire mal… » Puis marquant une courte pause, il reprit : « Bah si tu sais ce que tu veux, dis moi ce que tu veux… » Ca y est il avait arrêté de bouder. Oui il était riche, et il en était fier, il n’aurait pas pu être ce qu’il était si ses parents n’avaient pas été riches. « Oui ce qui n’est pas ton cas, mais bref. » Et il la fixa étrangement dans les yeux, comme s’il avait une idée derrière et justement il en avait une. S’approchant du plan de travail, il saisit les jambes de la jeune femme, et d’un coup sec, il les ramena vers lui, ce qui amena la jeune femme à tomber dans ses bras, la tenant d’un bras. Ca faisait un moment qu’il en avait envie, et qu’il se retenait de le faire. De sa main libre, il effleura le visage de la jeune femme, rabattant une mèche de cheveux de cette dernière derrière son oreille, et il l’embrassa une nouvelle fois, sans retenue.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Mar 12 Jan 2010 - 12:46


Riche, pas riche, gouvernante, pas gouvernante. Ou était l'intérêt ? Surtout de faire une différence entre les gens jugés avec des revenus moyens et ceux avec des revenus conséquents. Cappie n'avait jamais compris cette manie de toujours mettre les aisés en haut de la hiérarchie. Il pouvait se payer une gouvernante depuis toujours ? Parfait. Si certains voyaient ça comme un avantage conséquent, la jeune anglaise voyait plutôt ceci comme un moyen de fuir les tâches barbantes du quotidien auquel toutes personnes normales se devaient de participer. Pour sûr, c'était là d'une facilité déconcertante de faire appel à une personne extèrieur pour faire le ménage et à manger alors que bon, un balais, un aspirateur, un attrape poussière et un jour dans la semaine suffisait amplement à passer un petit coup de propre dans une maison sans payer en cent et en milles une gentille madame. Quant à la bouffe, un livre de cuisine et quelques ingrédients et le tour était joué, non ? Peut être était-ce là, la philosophie d'une jeune femme éduquée dans une famille plutôt moyenne, qui avait ses propres principes bien ancrés. La vie américaine ne ressemblait pas trop à la vie anglaise : pas de thé, déjà, puis Landon, auparavant,fut presque dérouté de voir Cappie lui servir quelques muffins et compagnie. Soit disait, ça faisait vieille fille alors que, chez elle, c'était tout à fait normal.. Devait-elle se poser des questions et changer ceci ? Plus tard.

Manger de la soupe quand elle était petite ? Il osait s'aventurer sur ce terrain là ? Le vilain garçon. Cappie s'en offusqua, ou fit mine de s'offusquer en croisant les bras telle une enfant boudeuse, levant la tête bien haute un air dédaigneux collé sur le visage. « Monsieur Newburry, je vous emmerde, grandement. » Oui, le vouvoiement, juste pour s'amuser un peu. Et Cap' abandonné rapidement sa mine boudeuse, faisant quelques pas sur son plan de travail. Finalement, de là haut, elle se sentait vraiment bien. Mais elle s'arrêta subitement : ça l'exciteait de se faire frapper ? Oh, s'il savait à quel point ça lui faisait plaisir de savoir cela. « Je suis pas là pour t'exciter ! » Et pourquoi continuer à faire quelque chose qui lui plaisait, hein ? Non, Cappie en resterait là pour cette fois, elle sentait qu'il n'attendait que ça et ne souhaitait pas s'aventurer sur ce terrain sinueux. « Déjà je descends et j'me fais mal si je veux ! Brrrh ! Et je veux être grande, voilà ce que je veux. » En gros ? En gros elle se foutait bien de lui à cet instant présent, autant bien en profiter non ? Et il en revint au sujet des riches.. « Oh, le sale gosse de riche a parlé. » Toc. Mais son regard dans le sien ne disait rien qui vaille. Et la petite Cappie se retrouva dans ses bras après qu'il ait tiré sur ses jambes. Il recommençait.. sa main effleurait son visage, il l'embrassa.. Mais cette fois, cette fois elle le repoussa doucement.. « Pourquoi tu continues à faire ça ? » On ne rigolait plus, elle souhaitait une réponse, une vraie, pourquoi ?
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Mar 12 Jan 2010 - 16:04

    Landon se rendait bien compte qu’il y avait un monde entre la vie en Angleterre et la vie aux Etats Unis. Cappie et lui parlaient la même langue, mais on ne pouvait pas dire qu’ils avaient les mêmes habitudes. Landon s’attachait grandement aux apparences, c’est pour ça qu’il connaissait bien plus de monde qui venait de Lemon Street que d’Apple Road. D’ailleurs il fallait toujours être bien vu ici, voilà pourquoi il se comportait en petit homme parfait dès qu’il voulait que ce soit le cas. Ses parents étaient les premiers dupes. Quant à son attitude avec Cappie, elle était loin d’être la même qu’avec les autres, il n’était pas le petit roi, là il essayait de se dépêtrer de situations difficiles et cocasses pour lui qui avait l’habitude de tout maitriser. Ce qui plaisait en Cappie à Landon c’était peut être cette différence en réalité. La vie anglaise pouvait peut être le passionner en fait. Non son truc c’était vraiment pas la vie des autres, mais la sienne. Quoiqu’il ne soit pas vraiment fixé sur sa propre vie. Non, ce qui l’intéressait en elle, c’était autre chose, c’était inexplicable, il éprouvait un besoin indéterminé d’être avec elle, de la taquiner, mais pire encore, d’aller jusqu’au contact physique qui lui procurait une sensation jamais ressentie auparavant. Le cadet Newbury ne semblait toujours pas changer d’avis, mais petit à petit son désir de tout contrôler s’estompait, et il finirait par révéler inconsciemment ce qu’il ressent, Cappie devrait s’en apercevoir tôt ou tard.

    Elle l’emmerdait ? Première nouvelle. Lui avait l’air de vraiment s’amuser pourtant. D’ailleurs ça l’amusait qu’elle cherche à faire des convenances en le vouvoyant, ça flattait encore une fois l’égo surdimensionné du jeune Newbury. « Vraiment ? Comme c’est dommage ! » Et encore son ironie faisait effet d’enfantillages, il ne savait que réagir comme ça avec elle, il n’avait aucune autre solution. Pourtant, il semblait toujours à l’aise, et ne s’était pas encore trop trahi – ou il le dissimulait habilement derrière ses taquineries. Si elle n’était pas là pour l’exciter ? Eh bien à vrai dire c’était un gros mensonge, puisque rien que sa présence achevait de le faire, et c’est pour cela que Landon s’amusa une nouvelle fois de la situation en répondant d’un ton plein de sous-entendus : « Ah bon ? Pourtant tout à l’heure, tu l’as bien fait…Et la fois où t’es sortie de la douche aussi… » Obscène. Ce garçon était tout simplement obscène et ne jurait que par le culte du corps. Vraiment ? Qu’en était-il de ses sentiments envers elle ? C’était trop nouveau pour pouvoir en parler en connaissance de cause. La suite s’avéra sans grand intérêt pour le jeune américain qui ne répliqua même plus tant ça lui semblait futile. En revanche son attirance pour elle ne baissait pas d’intensité, et il le traduit par sa pulsion soudaine qui avait besoin d’être assouvie. Malheureusement pour lui, elle n’était pas du même avis, et le repoussa, sans qu’il ne comprenne pourquoi, et elle lui posa une question plus que sensée. Le problème étant que dans l’état actuel des choses, il était tout simplement incapable d’y répondre. Pourtant qu’elle le repousse ne semblait pas l’offenser, il répondit, avant d’essayer de nouveau de l’embrasser une pointe de désinvolture dans ses propos : « J’en sais rien, parce que j’en ai envie. » Oui c’était tout ce qu’il trouva à répondre. L’envie. Et rien d’autre Landon, t’en es persuadé ? A ce rythme, il allait finir à la porte plus vite que prévu, ça devenait légèrement embarrassant pour l’anglaise, qui certes avait craqué un peu plus tôt, mais qui n’avait rien demandé de plus…
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Mer 13 Jan 2010 - 15:10


La situation n'était plus sous contrôle. Cappie se sentait défaillante et il n'y avait rien de pire pour elle. La fois ou il l'avait découverte, sortant de sa douche, fut le début d'une histoire compliquée et semée d'embûches qui conduisit Landon dans la cuisine de Cap', là, aujourd'hui, à plaisanter avec elle et surtout à céder à ses pulsions. C'était bien ça le problème : pourquoi ne pouvait-il pas se contrôler ? En effet, elle a cédé, une fois et n'avait rien demandé de plus, lui non plus d'ailleurs alors pourquoi insister, pourquoi rester là avec elle après avoir obtenu gain de cause ? La question cruciale qui trônait dans la tête de l'anglaise. Embarrassée, gênée, les mots étaient encore trop faible pour expliquer ce que la jeune femme pouvait ressentir à l'instant même. D'ailleurs elle ne comptait même plus le nombre de fois ou, subitement, il s'était jeté sur elle pour l'embrasser sans retenu. « Tu as envie ? » s'offusqua-t-elle soudainement, sentant que le ton de sa voix était remplis de désinvolte, de ce je m'en foutisme à l'état pur, brut, natif. D'un revers de la main, elle le poussa définitivement en arrière, bouche entr'ouverte, yeux rivés dans le monde, réfléchissant à ces paroles surprenantes et difficile à comprendre. « J'ai couché avec toi, je ne comprends pas, d'habitude tout le monde s'en va après ça. » lui lança-t-elle, cherchant désespérément des réponses. Son ton ne se voulait pas brut, ni violent, loin de là, elle semblait juste perdue face à son attitude qui faisait de lui un prétendant bien plus qu'un possible amant. Et ça, c'était fort impossible à considérer pour l'anglaise qui ne pourrait pas gérer cette situation. « Je t'ai peut être poussé à rester, parce que je te trouve sympathique mais.. j'ai l'impression d'être un bout de viande pour toi. » Oui, elle pétait un peu une pile mais ne comprenait pas comment il pouvait réagir de la sorte avec elle. Tout homme à femmes de base ne ferait pas ça, aucun ne faisait ça, c'était d'une logique ! Cappie, à bout, finit par souffler, se passant une main sur son visage de - presque - ange. Une solution vite une solution pour rattraper cette situation. Elle sentait bizarre au point de ne pas vouloir obtenir les foudres de Landon l'arrogant.. Prête à se rabaisser juste pour ça, rien qu'en se remémorant sa réactions vis à vis de sa gouvernante, la pauvre en eut la chair de poule. « Enfin.. ouais.. ben.. » balbutia-t-elle en se grattant la tête, à la recherche de ces mots pour se justifier, mots qui ne sortaient pas.

Pourquoi était-elle venue à OG ? Quelle merveilleuse idée lui avait traversé l'esprit à ce moment là ? Certes, elle voulait fuir un divorce et un mari quelque peu chiant - ça, tout le monde pouvait aisément le comprendre - cependant si elle avait su qu'elle se retrouverait avec tant de complications sur le dos, la pauvre enfant ne serait peut être pas venue ici. Landon, un chouette voisin, sauf au début ou elle le prenait pour un parfait connard. Maintenant qu'il avait obtenu sa sympathie, il semblait tout foutre en l'air avec ses pulsions masculines ou autres, d'ailleurs impossible de définir ce qui lui prenait..
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Mer 13 Jan 2010 - 16:36

    Et voilà comment Landon perdit la face en deux secondes. Le petit Newbury n’avait plus rien en stock pour se défendre. Il était obligé de se faire à l’idée. Il n’y avait pas que l’envie qui lui dictait ce qu’il devait faire, mais bien autre chose. Et cette autre chose était tellement nouvelle qu’il était aussi maladroit qu’un mec portant des talons aiguille. Bourru, cherchant à se faire passer pour le sale petit con qui ne pensait qu’au physique de la jeune femme, ça ne fonctionnait plus. Il s’en tiraillait intérieurement. Il allait passer pour un débile, il le savait. Soudainement, l’image de son père plus jeune essayant de draguer sa mère lui vint en tête. C’était juste horrible pour le jeune homme, qui en secouant la tête, se chassa cette idée stupide de la tête. Et n’ayant visiblement pas le choix, il soupira, blasé, contraint de devoir expliquer ce qui se passait actuellement dans tout son corps d’adolescent : « Cappie, je… » Mais les mots ne sortaient évidemment pas. Que pouvait-il bien dire ? Il se sentait si bête qu’il était incapable à présent de s’amuser et de chercher une issue. D’ailleurs, la phrase de Cappie l’aida dans ce sens, faisant légèrement volte face, se sentant tout simplement désolé : « T’as raison…Je vais m’en aller. » Oui enfin bon, il devait aller chercher son t-shirt dans les pétunias, et tout le monde allait le voir sortir torse nu, et les gens finiraient par se poser des questions, alors il ne bougea pas de là où il était, essayant par la même occasion pour une fois, de ne pas lui faire porter le chapeau : « Non, mais j’aurais pas du rester, ni rentrer, j’aurais du aller à la bibliothèque… Euh et non t’es pas un bout de viande… » Et là il était sincère sur ces derniers mots. Mais comment parvenir à en dire encore ? C’était trop dur. Il continua cependant : « Si je veux rentrer, il faut que t’aille me chercher mon t-shirt… » Son t-shirt qui devait être dans un état déplorable, et lorsqu’il rentrerait chez lui à Lemon Street, on le pointerait du doigt, car le garçon aux bonnes manières n’était pas fichu de s’habiller convenablement, portant un t-shirt plein de terre et de taches de pâte à crêpes, et il ferait passer ses parents pour des gens incapables d’éduquer leurs enfants, la vie était belle….

    Pourtant, Landon ne comptait pas lui en vouloir pour si peu, puisqu’il se concentrait sur un autre problème majeur qu’était ses sentiments qu’il avait développé il ne savait comment envers elle. Après un autre soupir, et après avoir fixé longuement le sol, les mains dans les poches, il finit par avouer : « Je ne sais pas vraiment ce qui se passe Cappie, mais…je…j’en veux plus...Ca m’a pas suffit… » Peu à peu il savait qu’il s’enfoncait, mais il ne savait comment dire ce qu’il avait sur la conscience. Pauvre gamin, ignorant la vie amoureuse depuis tant de temps, tombant dedans comme si c’était son destin, et quel destin tragique quand on ne partage pas, ou que l’on a pas la même conception des choses…
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Jeu 14 Jan 2010 - 13:48


Ils y étaient et le petit Landon avait perdu de sa répartie, non, pire encore, il n'avait plus de réparti du tout ce qui chamboula la jeune femme. Elle s'attendait à une phrase cynique bien lancée, à une plaisanterie de plus venant de sa part, pire, qu'il la traite de folle alliée. Mais rien, rien ne se produisit comme elle l'avait imaginé. Lui qui semblait toujours aller de l'avant fit, au final, marche arrière. ' Je vais m'en aller ' .. ah. Successivement, le regard de Cappie se posa un peu partout, sauf sur son jeune voisin. Pourquoi ne voulait-il pas lui répondre ? Pourquoi fuir ? Mais l'anglaise ne posa guère une question de plus et se contenta de hausser les épaules. Finalement, il reprit la parole. Donc il ne devait pas être chez elle.. bien. Elle n'était pas un bout de viande, bien. Cappie doutait de lui, cela se voyait. De ce fait, elle ne préféra pas répondre. Cependant il pointa un petit problème auquel elle n'avait pas pensé : son tee-shirt, perdu quelque part dans ses pétunias. Elle haussa donc la tête, se pinça les lèvres et prit la direction de son salon ou elle récupéra la clé pour ouvrir sa porte, clé qui avait finit sur le sol lorsque.. bref. Une fois dehors, elle récupéra le pauvre tee-shirt trempé et brun de terre qu'elle ramena à Landon, le tenant du bout des doigts, une mine de dégoût sur le visage. Il fut plus prudent de le poser dans l'évier. « Voilà. Mais je ne pense pas que tu puisses le remettre vu son état.. » Vrai. S'il osait sortir ainsi vêtu, chapeau. D'ailleurs Cappie se sentit obligé d'ouvrir le robinet, laissant couler de l'eau dessus pour enlever le plus gros des traces, ce qui ne servait pas à grand chose à première vue. Malgré tout, elle se sentit obligé de lui venir en aide : « J'en ai peut être un autre à te prête ou je peux laver celui-là. Faudra juste.. patienter. » Et là était forcément tout le problème maintenant qu'un énorme malaise c'était installé entre eux.

J'en veux plus ? Sa reprise de parole fut bouleversante. Premièrement, elle avait du mal à le suivre dans ses récits. Deuxièmement, il semblait tellement perdu et hésitant à lui parler, comme si un point essentiel le tracassait. De quoi avait-il peur au final ? Telle était la question. « Mais.. explique toi. » lui lança-t-elle hâtivement, souhaitant comprendre au plus vite ce qui n'allait pas, ce qu'était son problème. Il voulait plus de quoi ? Qu'es-ce qui ne lui suffisait pas ? Une partie de jambe en l'air avec elle ? Ce serait tellement nié comme réponse. Mais s'il s'avérait que ce soit, Cappie le foutrait dehors définitivement et finit la sympathie qu'elle avait pu développer pour lui. Pourtant, en le regardant bien, elle avait l'impression que c'était autre chose que du sexe avec elle, allez savoir pourquoi. Allait-il l surprendre ou s'enfonçait encore un peu plus au point d'exaspérer la jeune femme ? « J'arrive pas à te suivre tu sais.. » c'était comme une phrase de désespoir, enfin, désespoir était surement trop poussé comme mot. Le trouble, les questions successives dans son esprit, Landon avait provoqué un véritable ras de marée dans l'esprit de la jeune femme, en avait-il seulement conscience ?
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Jeu 14 Jan 2010 - 14:17

    Il était perturbé, et ça commençait à l’énerver, pire il était dépité de devoir se sentir comme tel. Le temps qu’elle aille chercher son t-shirt, il se prit la tête entre les mains, se parlant à lui-même, refusant complètement de ne pas être maitre de lui-même, pensant peut être trop fort : *Dans quelle galère t’es allé te fourrer…* A se prendre la tête, il commençait même à avoir légèrement froid torse nu, ou alors c’était parce qu’il ne se passait pas une seconde sans qu’il ne pense à Cappie, qui d’ailleurs revint enfin avec ce qui était sensé être un t-shirt, et qui n’était plus qu’une serpillère… Elle tentait d’ailleurs de lui donner un aspect présentable, elle voulait même le laver, ou lui prêter un autre t-shirt. Son mari était aussi grand que lui ? Et puis si le t-shirt ne ressemblait pas à ceux que Landon portait habituellement, ses parents se poseraient de drôles questions. Il resta un moment sans ouvrir la bouche, il fixait un point fixe dans la pièce, comme s’il était dans un autre monde, se refusant de poser le regard sur elle, de crainte qu’elle ne comprenne quoique ce soit. Pourtant il se sentirait certainement mieux quand il aurait tout avoué, car il arrêterait de se prendre la tête, mais tant qu’il ne le reconnaissait pas ça ne pouvait aller mieux. Pour la première fois de sa courte vie Landon avait peur de la réaction d’autrui. Sans lui accorder un regard, ce qui n’était pas par dédain, il finit par reprendre la parole : « T’as un t-shirt XL ? et ça dépend comment il est… T’embêtes pas à le laver, je le ferais en rentrant. » Il n’avait pas dit grand-chose, mais il était trop gêné pour en dire plus, c’était limite s’il ne virait pas au rouge cramoisi et il était loin d’être un garçon timide d’ordinaire.

    Et maintenant elle lui demandait des explications, alors qu’il était tout juste capable de dire son prénom à ce moment fatidique. La bouche entrouverte, les mots ne voulaient pas sortir, ça l’énervait, et beaucoup, c’est pourquoi, il parut certainement des plus agressif, lorsqu’il tenta de lui répondre : « Tu m’emmerdes avec tes demandes d’explications ! » Il était en panique, perdu, il se frotta les yeux, en tentant de reprendre son calme. Après une inspiration, il reprit : « Puisque je te dis que je sais pas ce qui se passe, je peux pas m’expliquer. » Encore une fois, il refusait de se l’avouer, et cette boule au ventre persistait, comme si elle ne s’en irait que lorsqu’il aurait tout dit. Il se trouvait loin d’elle dans la pièce, il refusait toute proximité à présent, Landon passait du coq à l’âne, ce qui montrait bien qu’il ne supportait pas ce qui lui arrivait. Si elle n’arrivait pas à le suivre, lui encore moins. Il s’adossa contre un mur de la cuisine, regardant toujours ailleurs, bras croisés sur le torse, soupirant. Désinvolte de nouveau, dégouté par ce qu’il allait dire, il lâcha soudainement : « C’est plus une question de sexe. » Ce mot, ‘plus’ montrait bien que tout avait évolué en très peu de temps, et qu’il refusait d’appeler ça un coup de foudre.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Ven 15 Jan 2010 - 12:59


Finalement, la jeune femme haussa les épaules et se contenta de monter à l'étage pour lui trouver un tee-shirt convenable. Avec le sien il allait attraper la crève, pire encore, de voir se justifier sur on pitoyable état et ça, elle ne le souhaitait ni pour elle, ni pour lui. De ce fait, une fois arrivé dans sa chambre, elle ouvrit l'un de ses tiroirs ou étaient rangés une bonne paire de tee-shirt tout simples et extra large. A vrai dire, elle dormait là dedans, préférant le confort à la beauté. Il s'agissait de vieux trucs achetés il y a des années par elle-même, donc il n'avait aucun soucis à se faire : son mari ne les avaient pas portés. Elle en choisit, noir, tout simple, assez large, réfléchissant s'il pourrait lui aller.. A première vue : oui. Elle referma d'un coup sec le tiroir et redescendit aussi rapidement pour tendre le tee-shirt à ce cher Landon. « Ca sera mieux je pense. Il est simple, ça devrait te convenir. » et si ce n'était pas le cas, eh bien il devrait bel et bien se débrouiller avec son torchon crasseux et remplis de terre. Soit. Cappie se dirigea finalement vers une armoire d'où elle sortit un sachet dans lequel elle mit la chose - il n'y avait pas d'autres mots - qui avaient finis dans les pétunias. « A la poubelle il serait mieux, mais bon, tiens. » Femme prévisible et à l'écoute des autres, c'était du Sheldon tout craché.

Il prit subitement un ton agressif, exaspéré par la situation, par les questions de Cappie. Il ne voulait donc pas y répondre.. Parfait. « Bien. » Elle savait, au fond d'elle, qu'il était inutile d'insister avec lui et de toute manière, elle n'avait pas que ça à foutre : tirer les vers du nez à quelqu'un qui réagissait de suite au quart de tour, très peu pour elle. Les conflits dans son travail lui suffisaient amplement, inutile d'en rajouter encore dans sa vie privée. Mais son attitude exaspérait la jeune femme et phrase.. mon Dieu sa phrase ne fit que l'énerver encore plus. Bien sûr qu'elle avait conscience qu'entre eux ça n'avait été que du sexe, mais le dire ainsi, d'une manière aussi désinvolte, et à voix haute.. C'était lui balancer son erreur à la gueule, lui dire qu'au final elle n'était qu'un bout de viande - ce qu'il avait nié quelque temps plus tôt. Cappie s'en offusqua, elle préférait que cette notion reste abstraite. « Tu peux t'en aller, maintenant. » Terminé la gentille et jolie Cappie, fraîche et un peu fofolle, elle qui avait presque vu en lui un ami, un voisin proche et plutôt sympathique. Elle qui avait partagé des moments agréables et amusants avec lui, finit, basta. Puisqu'il se voulait arrogant et je m'en foutiste, elle ferait en sorte d'adopter une attitude quasi similaire, histoire qu'il comprenne que ses paroles étaient puériles. « Et tu peux garder le tee-shirt hein, tu ne seras pas le seul à suer dedans. » Provocation. « Maintenant casse toi. » Fermeté. D'ailleurs elle espérait bien qu'il fasse ce qu'elle dise sans broncher, car Landon n'était au final qu'un connard de plus qui avait joué un rôle, un rôle perfide de manipulateur. Un connard de première. S'il n'avait voulu que ça, il aurait tellement pu s'en aller plus tôt..
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Ven 15 Jan 2010 - 14:52

    Cappie entreprit de monter à l’étage pour lui passer un t-shirt, et lorsqu’elle revint, elle revint avec un t-shirt noir tout simple, que les hommes mettaient en général, mais pas Landon. Il grimaça légèrement, on lui poserait forcément des questions dessus… Il l’attrapa quand même, et la remercia : « Merci. » Une fois cela fait, il revêtit le t-shirt, il lui allait pile poil, une chance. A la limite il pourrait mentir à ses parents en disant qu’il avait fait une partie de foot, et que l’entraineur lui en avait prêté un autre. Personne ne devait savoir que ce t-shirt venait de chez Cappie Sheldon. De toute manière, une fois qu’il aurait changé de t-shirt, il lui déposerait dans sa boite aux lettres quand il distribuerait le journal, ni vu ni connu. La jeune femme continua à être adorable, en mettant son t-shirt sale dans un sac afin qu’il puisse le porter sans se salir, et il répondit aimablement : « Merci encore. Non, il sera comme neuf demain matin. Je l’ai acheté y a pas longtemps, ça serait bête de le jeter… » Oui surtout que le gamin portait des t-shirts de marques, qui valaient tous une petite fortune à cause d’une vulgaire inscription sur le torse ou des mots vulgaires, qui faisaient tout le style d’une marque.

    En revanche, l’un et l’autre changèrent du tout au tout, lorsqu’ils abordèrent un sujet sensible qui concernait ce que Landon ressentait pour elle. Elle n’arrêtait pas de poser des questions et il était aussi mal à l’aise que ce qu’elle n’y comprenait rien. Le jeune Newbury avait perdu de sa superbe, il se contredisait, il tentait maladroitement de se justifier, mais ça ne semblait pas porter ses fruits. Si bien que la jeune femme commençait à perdre patience avec le gamin. D’ailleurs, elle voulait subitement qu’il s’en aille. Il resta interdit. Non, il ne voulait pas s’en aller. C’était trop facile, et puis il ne voulait pas être le seul à subir cette galère, alors il devait tout lui avouer, coute que coute. Elle se voulait d’ailleurs de plus en plus ferme. Elle voulait qu’il s’en aille maintenant. Il arrêta de s’adosser contre le mur, il était vexé. Vexé qu’elle le prenne comme ça, alors qu’au départ, elle lui avait dit qu’elle ne comprenait pas qu’il reste là, et que ce ne soit pas que du sexe. Il s’approcha d’elle, la fixant droit dans les yeux, la défiant de lui dire une nouvelle fois de s’en aller, et il retira le t-shirt qu’elle venait de lui prêter et il lui tendit : « Je ne veux pas être le seul à subir quelque chose. Je pensais que tu aurais compris où je voulais en venir... De toute manière on ne ressent pas les mêmes choses tous les deux, alors à quoi bon que je dise ce que je pense réellement ? » Et de nouveau torse nu, il finit par lui tourner le dos, et sur le seuil, il marmonna : « Je pensais pas pouvoir tomber amoureux d’une anglaise… » Et il referma la porte.
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Ven 15 Jan 2010 - 19:38


Elle haussa les épaules, souriant légèrement à son remerciement. C'était pour elle, une attitude tout à fait normale. Mais voilà, les politesses étaient terminées et Landon se positionna rapidement devant elle, l'air grave et énervé, l'air surtout vexé par les paroles de la jeune femme. Ses dires, la pauvre avait du mal à suivre et fermer son esprit à toutes explications plausibles, préférant rester dans l'inconnu. Mais l'évidence était là, devant son nez, palpable, et plus elle se forgeait une explication, plus Cappie se fermait par peur. Une peur indéfinissable.

Et voilà, il avait tout dit, trop dit car l'anglaise resta bouche bée derrière sa porte alors qu'il venait de le refermer sur des paroles plus que troublantes. Alors il l'aimait ? Elle se sentit mal, si mal, d'avoir agit ainsi. Obnubilé par le sale caractère de Landon, elle n'aurait jamais pensé que ses sentiments envers elle étaient aussi poussés. Pire encore, en couchant avec lui elle lui en avait bien trop donné, laissant l'espoir grandir en lui.. Pourquoi, pourquoi avait-elle dû agir ainsi, idiote ! Parfaite idiote pensa-t-elle en se frappant le front telle une enfant. Non, elle ne pouvait pas le laisser s'en aller ainsi sans parler, mettre les choses à plat, sans explications préalables. Laisser cette relation malsaine en suspend n'était bon ni pour elle, ni pour lui, alors elle rouvrit la porte rapidement et se stoppa net, posant sa main sur l'épaule de son jeune voisin. « Non, attends, reviens. » lança-t-elle en le suppliant presque, espérant qu'il la suive encore une fois à l'intérieur de sa maison. Mais pourquoi le ferait-il après tout ? C'est comme ça qu'elle continua à parler, histoire d'être certaine de le convaincre : « Ne.. pars pas comme ça.. je.. il faut qu'on en parle, on peut pas laisser ça comme ça Landon.. je.. » suis désolée, mais elle ne put rajouter ses quelques mots de peur qu'il le prenne mal, qu'il pense qu'elle avait pitié de lui alors que non, loin de là. Elle se sentait juste mal par rapport aux sentiments qu'il avait pour elle. Il l'aimait bordel, il l'aimait ! Et elle ? Eh bien, jamais elle ne s'était posé la question. Evidemment, elle l'appréciait bien, sa personnalité semblait intéressante si on oubliait son arrogance et son côté fils de riche. De plus, il était mignon, très mignon.. mais en femme mûre et rationnelle, elle ne pouvait pas développer aussi rapidement des sentiments envers quelqu'un, pas en plein divorce, pas avec autant de problèmes. Il était si jeune, c'était une vieille à côté ! Jamais elle ne pourrait se résoudre à avoir des sentiments pour lui, elle se le refusait catégoriquement, par peur, surement. « Je suis désolée.. mais c'est assez difficile pour moi.. » tenta-t-elle de se justifier le plus clairement possible. Peine perdue, elle s'enfonçait encore un peu plus à chaques phrases qu'elle prononçait. Elle choisit donc de se taire, il le valait mieux pour ne pas faire fuir Landon. Mais prise soudain d'une envie soudaine, elle se rapprocha de lui, montant sur la pointe des pieds et finit par le prendre dans ses bras, espérant au plus profond d'elle qu'il ne la repousse pas. Car là, devant sa porte, il était torse nu et à la vue du quartier entier et comme pour lui prouver que, tant pis pour les 'on dit', elle l'avait pris dans ses bras. Evidemment, il pouvait aisément la repousser, peu importe, enfin si, elle voulait qu'il revienne pour discuter (..)
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Message(#) Sujet: Re: N°1024. RUN BABY RUN (Landon) TERMINE. Ven 15 Jan 2010 - 22:52

    Il n’aurait jamais cru réussir à faire sortir ces mots qu’il avait gardé pendant un long moment en lui dans sa tête, se sentant incapable et stupide, il n’avait rien révélé, car il savait qu’au final ça n’arrangerait rien entre eux, qu’il était le seul dans ce bateau, et qu’il valait mieux qu’il parte. D’ailleurs alors qu’il allait descendre les marches de la maison de Cappie, elle le rattrapa, posant une main sur son épaule, ce qui lui donna la chair de poule, ses poils se hérissant, allez savoir pourquoi maintenant qu’il lui avait dit, il avait même les manifestations physiques.

    Elle désirait parler de tout ça. Pourquoi ? Ca ne rimait à rien. Il n’avait pas besoin d’en parler, elle n’était pas psychologue, il allait très bien, et en parler le mettrait surtout de mauvaise humeur, puisqu’il allait devoir subir son regard et sa pitié maintenant qu’elle savait. Elle devait être fière intérieurement d’avoir pu retourner enfin la situation, et faire de Landon le grand perdant dans l’histoire. Du moins c’était ce qu’il pensait à ce moment. Il ne la regardait pas il fuyait son regard, et il lui répéta : « A quoi bon Cappie ? Parler de quoi ? T’es au courant, on va pas en faire une montagne. » Elle n’en ferait pas une montagne, mais lui il allait en souffrir, il en était certain. Tomber amoureux était la dernière des choses qu’il aurait voulu qui lui arrive. C’était une ignominie, c’était débile, ça ne servait à rien d’être amoureux. On finit toujours par souffrir, sauf son père et sa mère monsieur et madame parfait. Et le pire dans tout ça, c’est qu’elle disait que c’était difficile pour elle. Ah bon ? Et pour lui ça ne l’était pas peut-être ? Il aurait bien sur préféré que rien de tout ça n’arrive. Mais ça lui était tombé dessus, et puis il n’était pas dupe, il savait bien que ce n’était pas réciproque, et il se faisait presque à l’idée, résigné. « Ca va Cappie, j’ai compris, te fatigues pas, je t’ai pas demandé de t’apitoyer sur mon sort, tu m’as demandé de m’en aller alors je vais y aller. » Mais apparemment Cappie cherchait à le convaincre, car plutôt que de dire quoique ce soit, la jeune femme se hissa sur ses petits petons pour l’enlacer. Il ne savait pas trop ce que cela signifiait, mais ce contact le gênait incroyablement. Il était sur le seuil de la porte, torse nu, et elle l’enlaçait. Qu’est ce que ça voulait dire tout ça ? Qu’elle aussi ? Non impossible. Mais il la laissa faire, entourant lui aussi la jeune femme de ses grands bras d’adolescent, et pourtant là il n’était pas maladroit. Mais que faire après ça ? Ils n’allaient pas persister à s’enlacer devant tout le monde ? Lui ne tenterait plus rien, elle le repousserait, c’était à elle à présent d’exprimer clairement ce qu’elle voulait, Landon lui n’était que le jouet de ses désirs… A croire que le jeune homme s’était rendu à l’évidence, qu’une femme une seule, avait le dessus sur lui.
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