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 add a little sugar, they say.

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these words are knives that often leave scars.

Ilaria Blomqvist

messages : 780
name : flamingo, johanna.
face + © : zoey deutch — (av) mine, (lyrics) bishop briggs.
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age : twenty-two.
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home : bridgewater way w/ her dad and grandpa.

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Message· · Sujet: add a little sugar, they say. add a little sugar, they say. EmptyJeu 28 Fév - 17:56


be a little proper, they say
speak a little softer, they say

gotta be a lady, but I say

this time it's my way, ah, my way

× × ×
@raleigh merigold

La patience n’avait jamais été le fort d’Ilaria. Parmi les quelques qualités que l’on pouvait s’accorder à lui attribuer, celle-ci entrait dans cette catégorie que son père aimait appeler mythe, très brève lors de ses rares apparitions et aussitôt oubliée, en contradiction avec tout ce que la jeune femme avait toujours été. Sa bonne volonté, elle, était tout aussi sélective, et souvent mise à rude épreuve lorsqu’elle se voyait confiée une nouvelle tâche par son supérieur. Ces dernières semaines, elle avait été abonnée aux sous-sols du bureau du shérif afin d’y réorganiser les dossiers d’anciennes enquêtes clôturées depuis des décennies, une sorte de sanction dont elle avait écopé dû à son insolence et un comportement irréfléchi, deux de ses principaux traits surexposés malgré elle. Lorsqu’enfin on lui restitua le privilège de vivre à la lumière du jour, la native de Suède se sentit revigorée l’espace d’une poignée de minutes puis déchanta quand on lui annonça qu’elle aurait bel et bien sa dose de vitamine D, en jouant les contractuelles pour la journée. C’est ainsi qu’on la retrouva sur le pavé de Crescent Lane, vêtue de son uniforme et carnet de verbalisation à la main, à vérifier la bonne réglementation des tickets de stationnement de chaque voiture garée dans son secteur. À plusieurs reprises elle gonfla les joues puis libéra doucement l’air emprisonné dans un soupir contrarié, vite rattrapée par l’ennui et un soupçon de regret, intimement convaincue qu’elle n’était peut-être pas si mal lotie durant toutes ces heures passées dans les archives criminelles du comté. Les bras croisés et l’allure avachie, elle se mit à faire des allées et venues le long de la chaussée puis se redressa subitement quand se mit à retentir le carillon de l’église en écho parfait avec le bip de sa montre, marquant l’expiration du droit de stationnement d’une partie des véhicules à proximité. Sans perdre un seul instant, elle dégaina son carnet et l’ouvrit d’un mouvement sec et précis du poignet, puis s’empressa d’orner les pare-brise de feuillets colorés, ravie de donner enfin un peu de sens à son activité journalière. Après quelques plaintes de propriétaires mécontents venues pimenter cet élan soudain, la rue retrouva son calme et le dos de la jeune recrue se courba une nouvelle fois. Elle se laissa tomber sur le rebord du trottoir et appuya ses coudes sur ses genoux, boudeuse, la tête calée entre ses poings, dans une absence totale de professionnalisme qui lui valut d’imiter les réprimandes qu’elle imaginait venir de son supérieur. « Est-ce que c’est une façon de se tenir, Blomqvist ? C’est comme ça que tu représentes le shérif, Blomqvist ? Déjà que tu fais un mètre vingt, je suis censé te respecter là, Blomqvist ? C’est assise par terre que tu les colles tes contraventions, Blomqvist ? » Le visage déformé en une grimace méprisante et moqueuse, elle agita la tête au rythme de ses paroles puis leva les yeux au ciel. « Il veut voir si ma main dans sa tronche ça en colle des contraventions ? » Et c’est là qu’elle l’aperçut, celui qui sauverait alors sa journée tout entière. Ou plutôt celui dont elle allait gâcher la sienne. Il était grand, presque trop selon elle, ses boucles brunes parfaitement dessinées et placées au-dessus de ses traits à la fois nets et délicats. Dans un autre contexte, Ilaria l’aurait sans doute trouvé beau, dans son sens le plus littéral, or la seule chose pour laquelle elle portait un semblant d’intérêt était l’amende qu’elle s’apprêtait à lui mettre et combien cette action seule suffirait à l’égayer. Alors elle suivit chacun de ses mouvements avec une attention particulière, chaque geste, en quête de la moindre erreur. Les bras chargés de fleurs, tout juste capable de voir devant lui, Ilaria devina à son attirail qu’il devait travailler pour l’unique fleuriste de la ville, sur Pioneer Oak, et qu’il était probablement de livraison. Telle une prédatrice à l’appétit aiguisé, elle se releva sans faire de bruit et traversa la rue, se tenant quelques pas derrière sa proie. Et là, ce qu’elle avait tant attendu se produisit enfin : une fleur tomba. Ni une ni deux, elle se mit à accélérer puis s’arrêta subitement, les mains posées sur les hanches. « Un instant, jeune homme ! » En réalité, elle ne devait guère être plus âgée que lui ou tout juste, mais qu’importe. « Saviez-vous que la présence de déchets sur la voie publique est une infraction punie par le code pénal et qu’en présence d’un officier de police vous pourriez obtenir une amende ? » La tête penchée sur le côté, Ilaria le gratifia d’un fin sourire qui, sur ses traits restés enfantins, aurait pu paraître adorable s’il n’était pas dépourvu de toute sincérité. « Et comme c’est votre jour de chance, je suis officier de police et j’ai avec moi un joli petit carnet qui n’attendait plus que vous. » Elle ressortit de sa ceinture ledit carnet et commença à rédiger la contravention, qu’elle déchira avec précision et tendit à son destinataire, sa dentition cette fois bien plus apparente surplombée par une satisfaction qu’elle n’espérait plus.

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I can be your reckless, you can be my stain, I can be your heartache, you can be my shame. when you're feeling reckless, when you're feeling chained. when there's nothing left but pain.

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Raleigh Merigold

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Message· · Sujet: Re: add a little sugar, they say. add a little sugar, they say. EmptyVen 29 Mar - 17:24

Raleigh aimait son travail au Rainy River Flowers, le seul fleuriste de la ville, il avait toujours été dans son élément parmi les fleurs, leurs couleurs et leurs odeurs le rendaient particulièrement heureux, il n'avait pas besoin de beaucoup plus. Cet intérêt pour la flore remontait plus loin que ce que sa mémoire était capable de se souvenir ; il ne comptait plus le nombre de photos de lui enfant où il trônait au milieu de fleurs, tout sourire, le visage radieux et les yeux brillants. Ses parents devaient sans doute trouver que les roses et autres lys lui allaient bien au teint, que saisir le moment de cette manière lui donnait l'air d'un petit prince au milieu de ses sujets. C'était son univers, ça l'avait toujours été. Penser au jardin qu'il s'était crée dans le jardin de la demeure familial et qu'il avait dû quitter sous l'injonction paternelle lui brisait à chaque fois le cœur, cette réaction pouvait sembler puérile mais ça avait un sens pour lui. C'était sans doute le seul endroit au monde où il se sentait bien et on le lui avait arraché à cause d'une simple bêtise. A peine arrivé à Windmont Bay il avait tenté sa chance, il y était allé totalement au culot, lui, petit duc bien éduqué qui n'avait jamais rien fait de ses dix doigts, qui n'avait aucune expérience du monde du travail, mais c'était son domaine et il voulait essayer. Et Shiloh l'avait accepté dans son équipe. Il s'y connaissait c'était indéniable, il savait de quoi il parlait, on voyait la passion briller dans ses prunelles et son charme avait ses avantages. La clientèle féminine se faisait plus régulière, leurs prétextes étaient souvent risibles et elles ne trompaient personne, mais Raleigh faisait son travail et il le faisait bien. Il avait appris les bases du métier rapidement et il s'appliquait dans tout ce qu'il faisait, il voulait mériter sa place et il refusait que Shiloh regrette de lui avoir accordé sa chance. Les livraisons n'étaient pas quelque qu'il affectionnait particulièrement, il préférait être à la boutique, à ranger les cagettes de fleurs ou à faire les compositions commandées, mais il devait mettre la main à la patte lorsque cela était nécessaire. Un anniversaire de mariage devait avoir lieu sur Crescent Lane et on l'avait chargé de livrer plusieurs centaines de fleurs à une adresse précise avant de tout mettre en place suivant les goûts des clients ; et n'ayant pas le permis, il n'avait d'autre choix que d'effectuer le trajet à pieds, les bras chargés, la vue partiellement obstruée par toutes les compositions florales qu'il portait. La moitié supérieure de son visage dépassait à peine et il faillit se prendre plusieurs fois les pieds dans le trottoir, il ronchonnait pour lui-même, les bras de plus en plus engourdis par le poids qui lui tiraillait les épaules. Une voix traversa la rue, interpellant il ne savait trop qui, mais il n'y prêta pas attention, continuant sa route, ne désirant pas faire attendre son client du jour. Quelle ne fût pas sa surprise lorsqu'une petite brune quitta le trottoir d'en face pour venir à sa rencontre, se plantant délibérément devant lui, les mains sur les hanches comme pour se donner une quelconque importance, ainsi c'était à lui qu'elle s'adressait, il n'avait aucune idée du pourquoi ceci dit. Elle l'avait forcé à s'arrêter net et il manqua de tout lâcher sous la surprise. Il se tourna légèrement de côté pour pouvoir mieux la voir - elle mesurait quelques bon vingt centimètres de moins que lui et il la voyait à peine à cause de sa cargaison - ses prunelles sombres accrochées aux siennes, les sourcils froncés. Il ne comprenait pas pourquoi elle l'avait stoppé de cette manière. Il avisa qu'elle portait l'uniforme du bureau du shérif et il comprit encore moins. Ses papiers étaient en règle et il n'avait rien à se reprocher, enfin du moins il ne pensait pas. Ses yeux s'arrondirent comme deux billes lorsqu'elle formula à voix haute la raison de ses agissements. C'était possible qu'elle l'arrête pour ça ? Décidément l'Oregon était un État bien surprenant et il ne comprenait pas ses lois délirantes. « Vous vous moquez de moi ? Une contravention pour une fleur ? Si vous voulez je vous l'offre. » Sans attendre une réponse positive ou négative de la jeune femme, il se baissa pour poser ses cagettes de fleurs à terre, tourna les talents pour aller récupérer la rose responsable qui se trouvait à même pas un mètre d'eux et la lui tendit, pensant passer pour un parfait gentleman. Il sursauta légèrement lorsqu'elle éternua bruyamment entre eux. Il n'en fallût pas plus pour le faire trembler. « Vous m'arrêtez en plein milieu d'une livraison pour une raison aberrante et vous éternuez sur l'Archiduchesse Elizabeth d'Autriche, mais qu'est-ce qui ne va pas chez vous ? » Rétorqua Raleigh, sèchement et avec un brin de dédain plus que remarquable. Il observa tristement la rose qu'il tenait toujours dans sa main, il effleura légèrement ses pétales à double rangée avant de la mettre à contre cœur à la poubelle avec la contravention que la petite brune lui avait assignée. « Il est hors de question que je paie ce que vous me demandez, ça n'a aucun sens. Maintenant veuillez m'excuser mais j'ai du travail et vous m'avez déjà mis en retard. Bonne journée. » Il la salua d'un signe de tête bref mais poli avant de se pencher pour récupérer ses cagettes de fleurs. L'énervement ne l'avait jamais empêché d'être irréprochable malgré tout, il devait conserver une certaine manière d'agir, une certaine étiquette et son éducation privilégiait toujours sur son énervement.

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It’s been a loveless year. I'm a man of three fears, integrity, faith and crocodile tears. I'm a bad liar. does happiness lie in a diamong ring ✰ (@imagine dragons ~ bad liar)
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