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 Things we all left unsaid.

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i need to feel real again

Tomas Varga

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Message· · Sujet: Things we all left unsaid. Things we all left unsaid. EmptySam 23 Mar 2019 - 16:37

Things we all left unsaid
@brandon rose.

Il posa les mains sur ses hanches et laissa sa tête tomber en arrière, le temps d’une longue expiration, le temps de vider complètement ses poumons. Il sentait son cœur amoché battre fort dans sa poitrine nue ; il fermait les yeux pour l’écouter, se laissant bercer par ses battements réguliers, par les pulsations des jugulaires dans son cou, qui se répétaient, synchrones, étourdissantes, dans ses oreilles. Chaque muscle de son corps brûlaient, chacun de ses muscles tiraillaient, mais Tomas appréciait cette douleur, émancipatrice, rédemptrice. Il aimait pousser son corps jusqu’à ses limites, et au-delà même, jusqu’à ne plus pouvoir, jusqu’à sentir les premières signes d’épuisement, jusqu’à ce que chaque respiration devienne la plus libératrice des sensations. Il avait un sourire sur le bout des lèvres, une satisfaction sur son visage ruisselant. Il leva les bras au-dessus de sa tête, faisant quelques pas sur la pointe des pieds pour amplifier les effets des étirements qu’il exécutait ; il fit tourner sa tête dans un mouvement circulaire, avant d’étirer ses quadriceps en attrapant chacune de ses jambes par l’arrière et coller ses pieds, l’un après l’autre, sur ses fesses. Un mécanisme huilé qu’il reproduisait après chaque séance, machinalement, comme un rituel.
Il était vidé, mais le vide qu’il ressentait était un vide bienfaisant, salutaire, un vide qu’il désirait par dessus tout ; ce vide était la raison pour laquelle Tomas s’était perdu dans les effets addictifs de l’exercice physique, depuis ces six dernières années, depuis son premier pas à Windmont Bay. Soulever aveuglément des poids, courir obstinément sur un tapis, passer de machines en machines pendant des heures, ou frapper dans des sacs suspendus … le sport était la seule façon qu’il avait pour vivre, pour sortir de sa tête, pour arracher l’anxiété qui s’accrochait à lui, pour tuer le temps. Ces séances interminables, ces séances quasi quotidiennes, la boxe, la musculation, tout n’était qu’un moyen de le soulager, de l’apaiser.
En s’épuisant ainsi, il oubliait que lui et sa mère étaient toujours au même stade, que lui et sa mère n’avaient pas avancé depuis qu’ils s’étaient installés ici. Il oubliait que la confiance qui avait pu exister entre lui et sa mère était perdu, probablement à jamais. Il oubliait à quel point il avait été naïf de croire que sa mère croyait en sa guérison, que sa mère croyait sincèrement qu’il était sauvé des démons de ses anciennes addictions, celles qui avaient pollué son sang et ses sens, celles qui venaient sous forme de petites cailloux jaunâtre, à l’apparence inoffensive. En s’entraînant, il oubliait qu’il avait envoyé sa grand-mère à l’hôpital. Il se libérait de toutes ces images négatives et des souvenirs d’une autre époque pouvaient alors ressurgir : cette maison, baignée dans le soleil, une partie de base-ball avec son frère dans le jardin, Liam qui dit à son petit-frère de continuer à jouer, même avec les genoux tout ensanglantés après une vulgaire chute ; un ciel bleu infini ; sa mère, une cigarette entre les doigts, le visage illuminé par un fou rire ; la chaleur sur sa peau et l’espoir plein la tête. Ce qu’il voyait, les endroits qu’il visitait à nouveau, ce qu’il ressentait n’était pas très différent des effets du crack. Le crack le faisait rêver. Plus il en prenait, plus il rêvait. Plus il rêvait, plus il voulait continuer à prendre du crack, malgré l’épuisement, malgré le cœur qui palpite, malgré la brûlure dans ses poumons. Plus il prenait du crack et plus il ne voyait qu’un homme dans sa vie, le seul dont il avait besoin. Chaque inhalation avait creusé le fossé entre lui et sa mère, entre lui et son frère, entre lui et lui-même. Faire du sport l’aidait à oublier que le crack lui manquait. Quelquefois.
Il tendit les mains jusqu’à attraper la pointe de ses pieds, faisant courir ses doigts le long de ses jambes tendues jusqu’à atteindre l’objectif visé. En règle général, il était toujours le premier à arriver, ou le dernier à partir, ou les deux. C’était ici que quiconque prétendait le connaître et était à sa recherche se devait de venir en premier.
Ce soir-là, il n’y avait que lui et un autre garçon. Un garçon qu’il avait vu venir un peu plus souvent, ces derniers temps. Un garçon avait qui il avait déjà échangé quelques mots. Il s’en approcha et contourna le banc sur lequel le garçon était couché, plongeant les mains dans les poches de son short, s’armant d’un sourire qu’il voulait amical, mais qui pouvait très bien ressembler à une grimace tellement être amical n’était plus un concept très familier.
— Comment ça va, aujourd’hui ?, dit-il en s’intéressant aux poids des haltères accrochés à la barre que Bran tenait entre ses mains.

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