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Tomas Varga

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Message· · Sujet: Things we all left unsaid. Things we all left unsaid. EmptySam 23 Mar - 16:37

Things we all left unsaid
@brandon rose.

Il posa les mains sur ses hanches et laissa sa tête tomber en arrière, le temps d’une longue expiration, le temps de vider complètement ses poumons. Il sentait son cœur amoché battre fort dans sa poitrine nue ; il fermait les yeux pour l’écouter, se laissant bercer par ses battements réguliers, par les pulsations des jugulaires dans son cou, qui se répétaient, synchrones, étourdissantes, dans ses oreilles. Chaque muscle de son corps brûlaient, chacun de ses muscles tiraillaient, mais Tomas appréciait cette douleur, émancipatrice, rédemptrice. Il aimait pousser son corps jusqu’à ses limites, et au-delà même, jusqu’à ne plus pouvoir, jusqu’à sentir les premières signes d’épuisement, jusqu’à ce que chaque respiration devienne la plus libératrice des sensations. Il avait un sourire sur le bout des lèvres, une satisfaction sur son visage ruisselant. Il leva les bras au-dessus de sa tête, faisant quelques pas sur la pointe des pieds pour amplifier les effets des étirements qu’il exécutait ; il fit tourner sa tête dans un mouvement circulaire, avant d’étirer ses quadriceps en attrapant chacune de ses jambes par l’arrière et coller ses pieds, l’un après l’autre, sur ses fesses. Un mécanisme huilé qu’il reproduisait après chaque séance, machinalement, comme un rituel.
Il était vidé, mais le vide qu’il ressentait était un vide bienfaisant, salutaire, un vide qu’il désirait par dessus tout ; ce vide était la raison pour laquelle Tomas s’était perdu dans les effets addictifs de l’exercice physique, depuis ces six dernières années, depuis son premier pas à Windmont Bay. Soulever aveuglément des poids, courir obstinément sur un tapis, passer de machines en machines pendant des heures, ou frapper dans des sacs suspendus … le sport était la seule façon qu’il avait pour vivre, pour sortir de sa tête, pour arracher l’anxiété qui s’accrochait à lui, pour tuer le temps. Ces séances interminables, ces séances quasi quotidiennes, la boxe, la musculation, tout n’était qu’un moyen de le soulager, de l’apaiser.
En s’épuisant ainsi, il oubliait que lui et sa mère étaient toujours au même stade, que lui et sa mère n’avaient pas avancé depuis qu’ils s’étaient installés ici. Il oubliait que la confiance qui avait pu exister entre lui et sa mère était perdu, probablement à jamais. Il oubliait à quel point il avait été naïf de croire que sa mère croyait en sa guérison, que sa mère croyait sincèrement qu’il était sauvé des démons de ses anciennes addictions, celles qui avaient pollué son sang et ses sens, celles qui venaient sous forme de petites cailloux jaunâtre, à l’apparence inoffensive. En s’entraînant, il oubliait qu’il avait envoyé sa grand-mère à l’hôpital. Il se libérait de toutes ces images négatives et des souvenirs d’une autre époque pouvaient alors ressurgir : cette maison, baignée dans le soleil, une partie de base-ball avec son frère dans le jardin, Liam qui dit à son petit-frère de continuer à jouer, même avec les genoux tout ensanglantés après une vulgaire chute ; un ciel bleu infini ; sa mère, une cigarette entre les doigts, le visage illuminé par un fou rire ; la chaleur sur sa peau et l’espoir plein la tête. Ce qu’il voyait, les endroits qu’il visitait à nouveau, ce qu’il ressentait n’était pas très différent des effets du crack. Le crack le faisait rêver. Plus il en prenait, plus il rêvait. Plus il rêvait, plus il voulait continuer à prendre du crack, malgré l’épuisement, malgré le cœur qui palpite, malgré la brûlure dans ses poumons. Plus il prenait du crack et plus il ne voyait qu’un homme dans sa vie, le seul dont il avait besoin. Chaque inhalation avait creusé le fossé entre lui et sa mère, entre lui et son frère, entre lui et lui-même. Faire du sport l’aidait à oublier que le crack lui manquait. Quelquefois.
Il tendit les mains jusqu’à attraper la pointe de ses pieds, faisant courir ses doigts le long de ses jambes tendues jusqu’à atteindre l’objectif visé. En règle général, il était toujours le premier à arriver, ou le dernier à partir, ou les deux. C’était ici que quiconque prétendait le connaître et était à sa recherche se devait de venir en premier.
Ce soir-là, il n’y avait que lui et un autre garçon. Un garçon qu’il avait vu venir un peu plus souvent, ces derniers temps. Un garçon avait qui il avait déjà échangé quelques mots. Il s’en approcha et contourna le banc sur lequel le garçon était couché, plongeant les mains dans les poches de son short, s’armant d’un sourire qu’il voulait amical, mais qui pouvait très bien ressembler à une grimace tellement être amical n’était plus un concept très familier.
— Comment ça va, aujourd’hui ?, dit-il en s’intéressant aux poids des haltères accrochés à la barre que Bran tenait entre ses mains.

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Message· · Sujet: Re: Things we all left unsaid. Things we all left unsaid. EmptyDim 19 Mai - 17:37

La vie redevenait douce.
Pas tout à fait comme avant - parce que rien ne serait jamais comme avant, Bran le savait, dans sa chair - mais différemment. Il ne se levait plus la tête dans le brouillard et le coeur au bord des lèvres. Il avait la force de s’extirper de ses draps le matin. Il ne pleurait plus seul la nuit. Oh, il pleurait toujours mais les bras de Jax étaient là pour le protéger. Il respirait à nouveau l’odeur du garçon qu’il aimait. Sa peau se frottait à nouveau à la sienne. Il s’endormait à nouveau dans ses bras. Et même si son retour demandait quelques réajustement, ça n’avait pas d’importance. Il était là où il devait être. Home.
Reprendre le chemin de son existence l’avait fait revenir à la salle de sport. Habitué à celle d’Edgewater, s’habituer à celle de Windmont, plus modeste. Grand seigneur, Bran avait décidé qu’il pouvait faire l’impasse sur les serviettes en coton bio et l’absence de bouteilles d’eau Fiji tant qu’il pouvait avoir l’impression, pendant quelques heures, de revenir aux sources. Il avait été toujours été bon, à la salle. Pousser de la fonte, courir pendant des heures avec l’esprit vide et la sensation du devoir accompli, ça lui plaisait. Il avait l’impression que ça remettait tout en place à l’intérieur de lui alors que quelques mois plus tôt, une tornade avait balayé son intérieur. A chaque poids qu’il rajoutait sur l’haltère, à chaque kilomètre artificiel avalé, il reprenait le contrôle de ce corps qui lui avait été arraché par des mains sales et mal intentionnées. Et peu à peu, avec les mains de Jax et les siennes, il se remodelait une identité, une chair.
Une chair qui, à cette seconde, était au supplice. Allongé sur un banc de presse, les yeux fixés sur le plafond, Bran regrettait amèrement les vingt-cinq kilos qu’il avait ajoutés à son haltère. Autrefois, un poids pareil aurait été un jeu d’enfant ; aujourd’hui, il souffrait à chaque poussée mais il serrait les dents et continuait. Il n’y avait qu’en se dépassant qu’il pourrait mettre ce qui s’était passé derrière lui. Courir plus vite. Repousser plus fort. C’était ce qu’il voulait. Qu’importe les cheveux qui collaient à ses tempes, la sueur qui lui brûlait les yeux et la brûlure de ses biceps. Chaque cellule semblait lui supplier d’arrêter et pourtant, il persistait, obstiné, insensible à la supplique de son corps. Concentré, il n’entendit même pas que quelqu’un arrivait derrière lui. En revanche, il ne put ignorer la question qu’on lui posait - s’il y avait bien une chose qui n’avait pas changé chez Bran, c’était cette faculté à transformer n’importe quelle interaction en preuve évidente de sa supériorité (fictive ou avérée). « Pas trop mal. » répondit-il, le regard toujours fixé sur le plafond. Ses tempes bourdonnaient et la sueur lui coulait le long du dos. Il jeta un coup d’oeil furtif au garçon qui s’était approché ; ce fut son erreur et tout à coup, ses bras lâchèrent. L’haltère lui retomba dessus, stoppée à la dernière minute par le barre de sécurité. « Et merde ! » Si proche du but… Bran poussa un profond soupir et ferma les yeux, ramenant ses mains sur son visage pour masquer sa frustration. Il voulait se dire qu’il allait y arriver, que ce n’était pas grave de ne pas y arriver du premier coup mais c’était aussi loin que possible de qui il était et un grognement lui échappa. Il écarta les doigts et rouvrit les yeux. Derrière le masque, il observa le visage du garçon qui était toujours là et poussa un profond soupir. « Ugh. Ok, j’ai eu de meilleurs jours. » admit-il en se redressant lentement. Son maillot était trempé de sueur et son short collait à ses cuisses comme s’il s’était versé un seau d’eau dessus. L’autre n’avait pas vraiment l’air en meilleur état que lui. Bran mit quelques secondes à le reconnaître : c’était ce garçon qui semblait être toujours là quand il arrivait et qui repartait toujours après lui, qu’importe le jour. Ce mec aurait pu lui arracher la tête avec une main, nota-t-il, impressionné. Un sourire espiègle lui étira la bouche : rien que pour embêter Jax, il se promettait de mentionner les muscles de cet inconnu. « Je te pose pas la question, je sais que t’as pas ce genre de problèmes. » lança Bran dans le même temps qu’il enlevait son débardeur pour s’éponger le front avec.

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Tomas Varga

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Message· · Sujet: Re: Things we all left unsaid. Things we all left unsaid. EmptyMar 18 Juin - 17:34

Il voyait bien que le garçon peinait à soulever les poids.
Tomas le regardait d’un air amusé, un sourire discret naissant sur ses deux lèvres, alors que, d’un coup d’œil, il compta vingt-cinq kilogrammes de fonte sur l’haltère que le garçon tenait entre ses mains. Il testait ses limites, ou il tentait de les repousser, il ne savait pas très bien ce que Bran – c’était par ce prénom qu’il l’avait entendu se présenter, il y a quelques jours – essayait de se prouver, ou de prouver aux personnes autour de lui. Peut-être qu’il avait simplement sur-estimé ses capacités, et qu’il subissait les conséquences de son erreur de jugement. Tomas s’en fichait bien ; ce qu’il gardait de la scène qui se déroulait sous ses yeux, c’était la détermination qu’il lisait sur le visage du garçon, cette même détermination qui l’avait mené jusqu’ici et sans laquelle il n’aurait certainement pas réussi à sortir des abysses dans lesquelles il s’était perdu. Soulever avec obstination des poids, courir aveuglément sur un tapis, s’épuiser contre un sac de frappe... le sport l’avait aidé à se libérer de ses addictions. Le sport l’avait aidé à se transformer, à se métamorphoser, à devenir quelqu’un qu’il ne reconnaissait pas dans un miroir, lui qui n’avait jamais été qu’un grand gamin maigrichon. Il avait changé, depuis ces dernières années, et cela lui apportait un semblant de réconfort. Il était fier. Il pensait toujours, quelques fois, que tout ce travail était vain, que changer physiquement n’allait pas l’aider à tourner complètement la page. Que modeler son corps était inutile. Que toute cette sueur versée n’avait été qu’une stupide lubie. Que tout ça n’avait été que du temps perdu. Il continuait toujours à penser ces choses, même s’il commençait à calmer ces voix parasites, qu’il ne pourra jamais taire éternellement. Dans son regard, il voyait toujours le Tomas d’avant, celui qu’il voulait oublier, mais qui continuera toujours à le suivre comme son ombre.
Il haussa un sourcil lorsqu’il lui répondit que tout allait bien ; tout allait bien, en apparence, mais Tomas observait le langage de son corps, ses bras qui tremblaient d’une façon presque imperceptible, la sueur qui perlait sur son front, la mâchoire serrée qui soulignait le visage du garçon. Il continua à le regarder, toujours d’un air amusé subtilement dissimulé – ses yeux devaient certainement le trahir, mais cela n’avait aucune importance. Il fit un pas en avant lorsqu’il vit les bras du garçon flancher, jetant sa serviette sur son épaule et se préparant à rattraper l’haltère, qui fut finalement retenue par la barre de sécurité. Puis il se mit à sourire franchement lorsque le garçon soupira longuement et avoua son échec, avant de secouer la tête lorsqu’il lui dit que lui n’avait jamais ces problèmes.
– Ça arrive à tout le monde. Ça m’arrive aussi, dit-il en le regardant ôter son débardeur et l’utiliser comme serviette pour éponger son visage. Il l’observa quelques secondes. T’as pas tant de boulot à faire. Enfin, c’est clairement pas la première fois que tu t’entraînes. Ça faisait longtemps que t’avais arrêté ? Il ne lui avait suffi que d’un regard pour en arriver à cette conclusion.
Il recula de quelques pas pour récupérer le reste de ses affaires qu’il avait laissées derrière lui. Il jeta un œil à l’heure, puis balaya la salle du regard : il n’y avait plus que lui et Bran. La seconde partie de sa journée pouvait commencer.
– Bouge pas, dit-il d’un air détaché, en se dirigeant lentement vers les vestiaires, revenant quelques minutes après, un balai sous le bras, un chiffon dans la main droite, un vaporisateur dans l’autre. Maintenant que tout le monde était parti, son job était de nettoyer les machines et de faire disparaître toute trace de sueur.
– Tu peux rester encore un peu, si tu veux. Ça me fera de la compagnie,, dit-il dans un demi-sourire. L’arrangement avec le boss était simple : il pouvait passer autant de temps qu’il voulait sur les machines, sans payer un dollar, à condition que la salle soit impeccable le lendemain matin. Ce n’était pas toujours un travail agréable, mais ça lui permettait de s’occuper et de se vider la tête.

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Brandon Rose

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Message· · Sujet: Re: Things we all left unsaid. Things we all left unsaid. EmptyMar 23 Juil - 3:12

Les vieux réflexes revenaient au galop. Il avait oublié à quel point les choses pouvaient être faciles quand on n’avait pas la tête dans la brouillard et le coeur en dérive, et Bran se glissait à nouveau dans la peau du garçon d’airain, sans peur et sans reproche. C’était facile de briller et s’il avait capté son reflet dans le miroir à cet instant précis, il aurait presque pu jurer avoir vu un fantôme, celui de Brandon Rose un an plus tôt, invincible, scintillant, la peau nacrée et les prunelles couleur mer tropicale. Mais son regard avait changé - et la façon dont il regardait la vie, aussi. Il y a un an, Brandon Rose n’aurait pas adressé un regard à ce garçon et son short de seconde main visiblement rescapé d’une âpre bataille contre le programme de lavage à l’eau froide. Bran, juste Bran, était un peu différent. (Mais il restait intraitable : salle ou pas, il fallait avoir du style et clairement, il ne fallait pas trop en demander aux gym bros de Windmont Bay.)
N’empêche qu’il observait ce garçon du coin de l’oeil depuis quelques temps maintenant et Bran lui trouvait une allure curieuse. Un peu comme si une ombre avait pris des couleurs. Il était discret mais étrangement remarquable et la curiosité de Bran prenait le pas sur sa fierté de s’être ridiculisé devant l’inconnu. Si on y réfléchissait bien, c’était d’ailleurs la faute de garçon s’il avait raté ses dernières flexions et de ce fait, il lui devait bien une petite séance de décorticage en bonne et due forme. Quand bien même pour le moment, c’était plutôt l’athlète mystérieux qui prenait les devants, livrant par la même occasion une analyse (trop) pertinente des performances de Bran qui croisa les bras sur son torse encore humide. Lui aussi, il pouvait rouler des mécaniques. « Cinq mois. Mais je vais tout regagner, tu vas voir. » annonça-t-il, la nuque bien droite, alors qu’on ne lui avait rien demandé. Il allait voir, ils allaient tous voir, il leur prouverait à tous qu’il pouvait les faire, ses cinquante push-up d’affilée et tout ça avec le sourire.
Sans que Bran ne s’en soit aperçu, la salle s’était vidée et il ne restait plus qu’eux au milieu des machines encore fumantes de testostérone et de sueur. Avec un autre garçon, un tas d’idées lui serait venu en tête, certaines plus praticables (logistiquement, physiquement) que d’autres mais Bran se força à ne pas sortir son portable. Jax était sur la route, l’absence était déjà difficile, leur dynamique encore trop électrique, trop à vif après son absence pour se risquer à rouvrir les plaies, à provoquer une faim dévorante quand ils étaient au régime sec tous les deux. Il se concentra - malgré tout ce qu’il lui coûtait de ne pas savourer la réaction de Jax s’il recevait une photo de lui torse nu en short de sport - plutôt sur l’inconnu et s’installa sur un banc de presse lorsqu’il lui adjoignit de ne pas bouger. « Ça risque pas. » le rassura Bran. Non seulement ses jambes n’étaient plus capables de le porter nulle part, mais loin de lui l’idée de toucher quoi que ce soit dans cette salle. Thank you, next. Pourtant, il se demandait bien ce que le garçon pouvait aller fouiller du côté des vestiaires et ne le lâcha pas du regard, curieux, tandis qu’il étendait son tee-shirt bien à plat sur ses genoux pour le faire sécher.
L’autre revint presque aussi vite qu’il était parti, chargé comme une mule. Bran haussa un sourcil circonspect et se laissa légèrement aller en arrière, les mains enfoncées sur la surface collante du banc de presse. Si le garçon comptait sur lui pour nettoyer, il se fourrait le doigt dans l’oeil. « C’était ton plan depuis le début ? Me recruter pour la basse besogne ? » lâcha-t-il. Et au même moment, oui, au moment exact où les mots quittaient sa bouche, Bran en réalisa la bêtise. Il considéra le garçon en face de lui, sa peau plus foncée et l’identité lointaine qui se lisait en filigrane sur les traits de son visage, puis il se considéra, lui, blond, les yeux bleus dont parlaient toutes les chansons et tous les romans, la couleur de sa propre peau. C’était peut-être passé inaperçu aux yeux de l’autre, peut-être pas : dans tous les cas, Bran se sentit idiot. « Enfin, je ne voulais pas dire que… Enfin, je ne pensais pas… » balbutia-t-il. Mais ça ne servait à rien. Il n’avait rien à dire pour sa défense ; même Brandon Rose savait lorsqu’il fallait battre en retraite et admettre qu’on avait été un crétin indélicat. « Les cinq mois de pause ont clairement contribué à l’oxydation de mes neurones. » concéda le garçon en se relevant, une jambe après l’autre, lentement. « Je n’ai jamais fait le ménage de ma vie, d’accord ? Je ne sais même pas à quoi ça sert. » confessa-t-il, boudeur, en désignant le vaporisateur dans la main de l’inconnu. Puis dans l’extension naturelle de son geste, il ouvrit la main pour récupérer l’un des trois ustensiles, tel un personnage de roman devant un choix cornélien.

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Message· · Sujet: Re: Things we all left unsaid. Things we all left unsaid. EmptyMar 17 Sep - 19:03

Tomas remarqua le sourcil préoccupé du garçon, le regard considérant d’un air interrogateur tout l’attirail qu’il venait d’extirper du local entretien. Il l’inspecta lui-même à son tour, ne sachant pas vraiment ce qu’il devait observer, ne sachant pas ce qu’il avait fait de mal, haussant à son tour un sourcil circonspect en réponse à la réaction du garçon, qui ne tarda pas à mettre des mots sur l’apparent désarroi dans lequel Tomas l’avait vraisemblablement plongé. Il tenta de contenir un rire nerveux et involontaire, mais il échoua lamentablement, étouffant l’éclat dans son avant-bras avant de tenter de reprendre son sérieux, une moue amusée restant timidement imprimée sur ses deux lèvres. Tomas était habitué à la « basse besogne ». L’autre garçon, absolument pas, et l’idée qui avait traversée sa tête – celle que Tomas tentait de le recruter pour faire le sale boulot – l’amusait particulièrement.
Cela n’avait pas été son intention. Tomas avait un job à faire, et il comptait bien le faire, seul. Il avait besoin de le faire. Nettoyer les appareils, récurer le sol, traquer la poussière, toutes ces corvées nocturnes étaient devenues une routine dans laquelle il trouvait une satisfaction qu’il n’expliquait pas – et dont il ne cherchait pas d’explication. Il aimait faire ce boulot, et il en appréciait les avantages qui en découlaient. Nettoyer avait toujours figuré dans ses corvées ; s’armer d’un balai et d’une serpillière n’avait rien d’inhabituel pour lui. À Portland, avec sa mère et son frère, lorsque la famille était au complet et semblait encore entourée par un fragile voile de bonheur, Tomas se relayait chaque semaine avec Liam pour s’occuper de l’appartement et des tâches ménagères à effectuer. C’était leur façon de remercier leur mère, mais surtout de la soulager, elle qui se tuait, garde après garde, pour garder à flot le foyer. Tomas ne s’en était plus jamais plaint, une fois l’habitude ancrée, une fois les gestes imprimées et s’effectuant mécaniquement. L’autre garçon venait d’en dévoiler beaucoup sur lui. Tomas n’avait pas eu besoin de ses derniers mots pour comprendre qu’il n’avait jamais eu un balai entre ses mains. Peut-être n’avait-il jamais eu un grain de poussière entre les doigts.
– Huh huh, répondit-il lorsque le garçon tenta de s’expliquer. Tomas n’était pas vraiment sûr que les cinq derniers mois étaient les seuls responsables, mais il ne le jugeait pas pour autant. Il n’avait jamais envisagé de lui demander de l’aider, seulement de lui tenir compagnie, et cette idée lui semblait maintenant un peu saugrenue, maintenant qu’il devait s’expliquer à son tour. Il fit un pas en arrière, laissant la main du garçon se refermer dans le vide plutôt qu’autour du manche du balai qu’il tentait d’attraper.
– Non, t’inquiète pas. J’te proposais juste de rester si tu voulais, pas de passer le balai, dit-il en souriant, avant de décocher, pris d’un excès de sarcasme qu’il voulait simplement mordante et non insultante :
– C’est ça, un balai, continua-t-il en posant son attirail sur un banc derrière lui, gardant le balai dans ses mains. C’est pour ramasser la poussière et tout ce qu’il y a par terre. Ça … – Tomas posa le balai et attrapa le vaporisateur qui avait tant semblé interloqué le garçon –, c’est un vapo, c’est pour … pschitter du produit, finit-il pour conclure sa démonstration, qu’il ne voulait pas offensante. C’est d’ailleurs la crainte qui s’empara de lui soudainement et qui le força à reprendre son sérieux et à reprendre la parole.
– Désolé. J’me moquais de toi. Le prend pas mal, dit-il en souriant et en se retournant pour poser le vaporisateur sur le banc, se demandant pourquoi il avait lâché une excuse, alors que le garçon avait semblé être le plus froissant des deux. Le plus arrogant, aussi. Oui, il avait probablement un peu trop d’arrogance en lui, dans son regard, par intermittence, dans ses haussements de sourcils, dans ses gestes, aussi ; mais Tomas ne l’avait pas pour autant condamné. Quelque chose en lui semblait lui démontrer qu’il n’était pas un mauvais garçon, comme ceux qui le regardaient de haut, à Portland – et qu’il s’empressait de pourchasser pour leur faire goûter de son poing, tombant souvent contre plus fort que soi. Oui, le garçon semblait d’un autre monde que le sien, mais là encore, Tomas ne pouvait pas lui en vouloir. Son monde était probablement meilleur que celui dans lequel il était actuellement.
– Tu peux rester, tu peux t’en aller, fait comme tu veux. Mais j’m’occupe du ménage, c’est mon job. Il souriait, à nouveau, avant d’ajouter, tout en tendant une main en la direction de Bran : J’m’appelle Tomas, sinon.

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Message· · Sujet: Re: Things we all left unsaid. Things we all left unsaid. EmptyLun 14 Oct - 17:52

Oui, bon, il n’était pas spécialiste des produits ménagers. Et alors ? Ça ne voulait pas dire qu’il ne pouvait pas apprendre. Ça ne voulait pas dire non plus qu’il voulait apprendre, mais si le but était de vivre avec Jax, Bran avait conscience qu’il avait tout un tas d’apprentissages à rattraper. Il avait bien réfléchi à une stratégie, celle de se mordre la lèvre et de se déshabiller dès que son petit ami pointait (à raison et trop souvent) du doigt ses manquements aux tâches ménagères, mais il s’était vite rendu compte qu’elle était contre-productive. Face à cette impasse, Bran n’avait pas le choix. Il fallait qu’il surmonte ses peurs, se saisisse d’un balai et d’une serpillère et devienne la parfaite fée du logis, celle que Jax méritait lorsqu’il rentrait d’une dure journée de labeur. Devait-il acheter un tablier ?
Le garçon en face ne lui rendait pas la tâche facile. Au lieu de laisser Bran s’emparer du balai, il le rapatria près de lui et Bran haussa un sourcil incrédule. Il ne voulait pas d’aide ? Il n’allait quand même pas récurer cet endroit tout seul, si ?
C’est ça, un balai… Ah, et en plus, il se fichait de lui ? Bran croisa les bras et leva les yeux au ciel. Très drôle. En plus de soulever de la fonte, il faisait l’école des clowns ? Combo gagnant, vraiment. Se mordant l’intérieur de la joue pour ne pas répliquer, Bran se contenta de fixer l’insolent en se demandant s’il faisait bien de perdre son temps avec un tel personnage. En vrai, il savait que oui : l’inconnu avait juste su où appuyer ; il devait être un livre ouvert, avec son short Nike, ses baskets à 200 dollars, la lame affûtée de sa mâchoire et son ignorance de ce qu’était un stupide vaporisateur. C’était Bran qui avait des choses à apprendre, à commencer par l’humilité, et certainement pas le garçon en face, qui finit par donner son nom. Tomas. Bran le retiendrait, c’était certain. Rares étaient ceux qui parvenaient à franchir la barrière de sa mémoire hautement sélective. Le garçon considéra pendant quelques secondes la main que Tomas lui tendait et finit par lui donner la sienne. Alliance scellée. Tomas ne savait pas dans quoi il s’était embarqué. « Brandon. Bran, c’est mieux. Moins soap opera, plus HBO. Kind of my brand. » répondit-il. Son bras retomba le long de son corps et Bran jeta un regard circulaire autour d’eux. La salle était silencieuse et moite, encore habitée de la chaleur de ses occupants. Il se demanda pourquoi le garçon pouvait rester ici alors que tout le monde était parti et surtout pourquoi la tâche du ménage lui revenait, mais il décida que c’était une question qui viendrait plus tard - lorsqu’ils seraient tous les deux en train de récurer les machines. « T’es sûr que tu ne veux pas un peu d’aide ?  » insista-t-il. C’était les vieux réflexes de l’esprit d’équipe, quand il s’entraînait dans la salle immaculée d’Edgewater, que le seul objectif, c’était de gagner et que la seule façon de rafler le prix, c’était d’entraîner les autres dans son sillage. À nouveau, son regard tomba sur le vaporisateur, puis sur le balai, et un sourire dansant, trop léger pour véritablement s’accrocher au coin de ses lèvres, glissa sur sa bouche. Il aurait voulu voir la tête de Jax s’il avait su qu’il était en train d’insister pour aider à nettoyer. « Mon copain payerait pour me voir balayer quoi que ce soit. » laissa-t-il échapper sans réfléchir, les yeux toujours fixés sur le balai. Il releva les yeux vers Tomas pour s’assurer que la mention de copain n’avait pas brusquement changé son comportement. Ça n’avait pas l’air d’être le cas mais Bran soutint son regard encore quelques seconde, juste pour en être certain. Ça aussi, c’était nouveau, et il aurait pu s’en passer. Il haussa les épaules et secoua la tête. « Il est loin, il me manque et je ne veux pas rentrer tout de suite. » confessa-t-il. Un sourire d’excuse fleurit sur ses lèvres et il se passa une main gêné dans ses cheveux collés de sueur. Ses joues se piquèrent d’une jolie couleur coquelicot et qui n’avait rien à voir avec la fonte qu’il avait soulevé quelques instants plus tôt. Ugh, à quel moment était-il devenu si sentimental ? L’idée de retrouver l’appartement vide - la troisième nuit de suite - lui fichait le bourdon. Il ne voulait pas se glisser dans les draps froids, il ne voulait pas attendre, le visage éclairé par la lumière de son téléphone, un signe de Jax qui s’endormait parfois trop tôt. Bran ne lui en voulait pas, il comprenait, vraiment. Mais la rupture l’avait laissé assoiffé. Il voulait rattraper le temps qu’il leur avait fait perdre, quitte à ne pas en dormir la nuit, quitte à ressembler à un chaton qui réclamait de l’attention à toute heure. Et quand Jax n’était pas là, eh bien, il voulait oublier l’absence, coûte que coûte. « À prendre ou à laisser. C’est pas pour me vanter, mais je suis vraiment excellent quand il s’agit de combler les silences. » lança-t-il avec un sourire taquin à Tomas qu’il ne lâcherait pas d’une semelle. Et puis, le garçon avait piqué sa curiosité. Il voulait en savoir plus, juste comme ça.

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Tomas Varga

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Message· · Sujet: Re: Things we all left unsaid. Things we all left unsaid. EmptyHier à 18:48

Le garçon lui serra la main. Tomas ponctua le rapide échange d’un sourire du coin des lèvres, pour se donner un air sympathique, mais aussi parce qu’il nourrissait le bref espoir que cette poignée de main ne serait pas la seule et unique entre eux. Peut-être qu’il ne reverrait plus Bran. Peut-être que le garçon, dont la tenue et les chaussures devaient représenter tout ce qu’il avait sur son compte en banque, ne lui prêterait plus attention. Peut-être y avait-il des dizaines de raisons qui les empêcheraient d’échanger à nouveau quelques mots. Peut-être. Il n’en savait rien. Il était prêt à être déçu, et il oublierait cet éphémère moment rapidement sans s’en rendre compte. Mais il était prêt à lui reparler, peut-être même le lendemain, ou le jour d’après, parce que parler à un inconnu, parler à quelqu’un faisait un incroyable bien.
– Okay. Bran alors, dit-il, dans un nouveau sourire.
Tomas l’observa regarder autour de lui. Il devait probablement se demander ce qu’il faisait là, dans ses habits de sport, un balai et tout l’essentiel du parfait agent d’entretien derrière lui, prêt à passer la prochaine heure à effacer les traces d’une journée d’effort. Il attendit que la question soit soulevée, patiemment, la réponse prête à être délivrée, mais ce fut d’autres mots que Bran prononça.
Tomas haussa les épaules. Il avait l’habitude de s’occuper du ménage. Il savait ce qu’il avait à faire ; il exécutait, presque tous les jours, une fois la dernière âme éloignée, les mêmes gestes, la même cérémonie, ses écouteurs enfoncés dans ses oreilles. Sur fond de musique – Tomas écoutait principalement de l’instrumental, sans paroles, ne supportant pas d’entendre, par hasard, des vers dans lesquels il pourrait se retrouver –, il remplissait le contrat oral qu’il avait passé : nettoyer la salle, et en profiter autant qu’il veut en retour. Il ne savait pas si cela était très légal, et il ne s’était pas reposé la question après y avoir pensé : la situation lui convenait amplement.
Tomas se concentra à nouveau sur Bran lorsque le garçon prit à nouveau la parole. Les quelques mots du garçon provoquèrent un léger sourire, qui naquit aux coins de ses lèvres, par réflexe, sans qu’il puisse le réprimer avant qu’il n’apparaisse. Il remarqua aisément le regard de Bran – c’était probablement ce qu’il recherchait. Il le fixait, et Tomas soutenait son regard. Il ne put s’empêcher de se rappeler ces moments, lointains maintenant, où il avait eu le même courage et où il avait laissé s’échapper, sciemment, délibérément, le fait qu’il avait un copain, un petit-ami, le fait de prononcer le prénom d’un homme lorsqu’on lui demandait le nom de celle qui semblait le rendre si heureux. Il se rappelait également à quel point il avait apprécié toutes les fois où ses réponses avaient déstabilisé ses interlocuteurs et où il avait répondu à l’étonnement par un haussement de sourcils, un geste de défi, une geste de provocation. À cette époque, il avait été prêt à tout pour empêcher quiconque de briser son bonheur. Il chassa ces pensées, et se retrouva de nouveau planté, là-devant Bran, qui attendait une réaction, ou une non réaction, Tomas ne savait pas vraiment. Il avait souri, et c’était dans ce sourire que Bran trouverait la réponse qu’il cherchait.
Il ne savait pas quoi rétorquer. Il se contenta d’un simple « – OK », avant d’ajouter :
– J’veux dire. Tu peux rester. Si tu veux. J’vais pas t’en empêcher.
Tomas s’était contenté de sourire après les mots de Bran, mais il ne pouvait s’empêcher d’être piqué de curiosité. Peut-être était-il un peu jaloux ? Jaloux de ne pas avoir vécu ce que vivait Bran depuis longtemps. Peut-être que cette jalousie le poussait à en savoir un peu plus. Il attrapa le chariot derrière lui et se mit brusquement en mouvement, décochant un geste de la tête à l’adresse de Bran pour l’inviter à le suivre.
– On commence par là-bas, dit-il en indiquant le coin des bancs de musculation. Il fouilla dans son essentiel du parfait homme de ménage et dénicha un torchon proche qu’il lança au garçon.
– Tu combleras les silences et t’aura qu’à donner un coup de main, tu pourras raconter tes exploits à ton copain. Un clin d’œil. Il avait là une autre partie de la réponse que Bran avait attendu.
Ils arrivèrent à destination, et Tomas s’empressa d’attraper tout ce dont il avait besoin pour nettoyer les bancs. Il pulvérisa un produit nettoyant, et tendit le pulvérisateur vers Bran. Un échange de regards, l’opportunité d’assouvir quelque peu sa curiosité.
– Ça fait longtemps ? Toi et ton copain ?, demanda-t-il d’un air détaché.

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