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 You should've known better than to mess with me (mads)

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Gaelan Springer

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Message· · Sujet: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptySam 23 Mar - 22:10

Le réveil de l’habitant de la caravane débute toujours par le son de la Beaver’s Lair Radio et de l’émission Good Morning Windmont. Parfois il a de la chance et se réveille au son rock d’un groupe de légende, parfois c’est la voix agaçante du journaliste qui vient lui chatouiller les oreilles et il n’a pas d’autre choix que de se sortir de son lit, bien trop petit pour son mètre quatre-vingt-dix-huit. Il s’en fiche bien pas mal. S’il se lève tôt, c’est parce que certaines choses ne changent jamais : il va courir tous les matins avant de prendre son petit déjeuner, histoire de se maintenir en forme. Parfois, il a des cours particuliers qui viennent s’ajouter à sa matinée, aussi il préfère être levé pour être sûr de pouvoir être disponible pour des cours de dernière minute. Eteignant son radio-réveil, Gaelan s’extirpe de son lit malgré lui et enfile un pantalon de jogging qui traine au sol. Tâché de café, troué, il s’en fiche bien pas mal. Alors qu’il met en route la cafetière, il s’enferme dans la cabine de douche elle aussi bien trop étroite et en ressort une serviette autour de la taille, pour une fois sec, enfiler le même jogging qu’un peu plus tôt, sans aucune logique. Il s’agit d’habitudes inexpliquées. Dans un coin, son sac de tennis prend une place énorme et pourtant, il ne sert pas à grand-chose. Il joue toujours avec la même raquette. Les dizaines d’autres, elles ne sont là que pour lui rappeler une période enterrée à tout jamais : celle du succès. Sa vie actuelle lui convient tout à fait, même s’il doit avouer qu’il avait apprécié être le centre de l’attention et être un sportif professionnel. Tout ça n’avait eu qu’un but et il avait lamentablement échoué, alors il se punissait en errant à tout jamais. Alors que son café venait de finir de couler, il se saisit d’une tasse et la remplit en y ajoutant un nuage de lait et du sucre. Regardant l’heure du four micro-ondes, il constata que c’était bientôt l’heure de la distribution de courrier, et il restait sur ses gardes pour une raison bien précise. La jeune factrice qui faisait la tournée l’avait par le passé passablement agacé. Elle ne prenait pas la peine de venir lui distribuer le courrier à la porte, lui qui n’avait pas de boîte aux lettres et se contentait de le jeter. Ca avait tendance à le mettre hors de lui. Pire, la dernière fois alors qu’il avait ouvert la porte pour lui montrer qu’il était là, il avait reçu son courrier en pleine figure. Il s’était juré de ne pas se faire avoir cette fois. Il sortit donc sa raquette de tennis et une balle, dans l’optique où la demoiselle ne serait pas disposée à faire son travail correctement. Quand la jeune femme arriva sur sa bicyclette, il posa sa raquette à côté de l’encadrement de la porte et mit la balle dans sa poche gauche. Ouvrant la porte, le courrier lui arriva une fois de plus dessus. Ni une ni deux, et agacé au possible il se saisit de son instrument, pestant :  « Ca commence à bien faire… » Les yeux rivés sur sa cible, il envoya la balle dans les airs et se hissa pour la frapper en premier service. La balle frappa le cadre du vélo, n’ayant pas l’intention de la blesser, mais le vélo fut déséquilibré. Conscient qu’il y était peut-être allé un peu fort, il avança jusqu’à elle, mais pas pour s’excuser. « C’est trop compliqué de frapper à la porte plutôt que de balancer mon courrier ?! » Dit-il en levant les bras au ciel, comme s’il voulait lui dire qu’elle l’avait bien cherché. « Les jours de vent je suis limite obligé de courir après mon courrier je trouve pas ça normal. » Parce qu’il n’avait pas que ça à faire et surtout, il pouvait perdre du courrier important même s’il n’attendait rien de tel. « C’est quoi votre problème, c’est parce que je vis dans une caravane que je mérite pas le même service ? » Peut-être qu’elle le percevait comme un moins que rien. Il ramassa la balle jaune et la remit dans sa poche le regard rivé sur la factrice.
@Mads Wellington

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Message· · Sujet: Re: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptySam 13 Avr - 23:06

Une journée comme une autre commence pour Mads. Un train-train quotidien qui la fatigue, qui ne lui apporte aucune satisfaction. Elle n'est pas heureuse, Mads. Elle vit au jour le jour, sans savoir si elle va s'en sortir le lendemain, sans en avoir envie, parfois. Elle se surprend à penser que tout irait mieux si elle n'était pas de ce monde, autant pour elle que pour les autres. Elle ne sert à rien, son existence n'a aucun sens, aucun but. Mais elle survit, du mieux qu'elle peut. Alors comme tous les matins, Mads prend une douche - froide - puis s'habille de vêtements qu'elle se trimballe depuis des années, qui sont usés à force d'être portés. Elle s'offre parfois le plaisir de voler quelques vêtements mais elle ne le fait pas souvent, elle préfère limiter les risques de se faire prendre pour des raisons aussi superficielles et privilégie les vols de nourriture, indispensables à sa survie. Elle s'accorde d'ailleurs, ce matin-là, un bol de céréales, qu'elle a cette fois acheté avec ses propres sous, grâce à son salaire de factrice qui ne paye pas de mine. Elle gagne à peine de quoi payer son loyer alors que son appartement relève plus du taudis, parfois elle se demande pourquoi elle continue de bosser pour le service du courrier mais elle ne peut pas se permettre de faire la difficile. Pour ce qu'elle gagne, Mads ne se tue pas à la tâche, au contraire. Elle voit son travail comme une opportunité de faire du sport, roulant sur son vélo toute la journée et dans toute la ville. La plupart du temps, elle se contente de jeter le courrier au passage au lieu de se lever de son vélo et d'aller soigneusement glisser les lettres dans les boîtes aux lettres comme elle devrait le faire - sauf quand elle doit rentrer dans un immeuble de particuliers ou d'entreprises, là elle fait un effort. Aujourd'hui, elle n'a envie d'en faire aucun. Elle enjambe son vélo et se dirige à la poste pour récupérer le courrier des habitants puis commence sa ronde, de quartier en quartier, jetant le courrier pa-ci par-là sans se soucier de qui ramassera celui de qui - après tout, les noms sont marqués sur chaque enveloppe, ils peuvent se débrouiller tout seul. Alors c'est sûr qu'avec cette philosophie elle n'est pas prête d'avoir une promotion, mais Mads espère qu'elle aura une autre opportunité d'emploi très bientôt car elle ne se voit pas continuer ce boulot de factrice pendant encore longtemps.
Comme tous les jours, Mads finit par passer devant une caravane pour laquelle elle n'a jamais fait l'effort de descendre de son vélo. La dernière fois, elle a bien vu qu'elle a frappé son propriétaire en plein visage quand il a ouvert la porte en même temps qu'elle lançait son courrier, et d'avoir visé aussi juste l'a fait sourire d'amusement. Ce souvenir la fait doucement rigoler alors qu'elle lance à nouveau les lettres approximativement, mais rapidement elle déchante quand son vélo dérape et la fait tomber à terre. — Putain de merde. Mads se relève avec difficulté, malmenant sa bicyclette pour dégager le poids de son corps. Elle essuie ses genoux, salis par la terre, et se retourne vers l'homme qui vient de lui adresser la parole et qui, au lieu de s'excuser, lui balance à la figure tout un tas de reproches. — Attendez, vous venez de me causer un accident parce que je lance votre courrier au lieu de le déposer dans la boîte aux lettres ? Vous croyez pas que vous en faites un peu trop, là ? Elle est énervée, Mads, ça s'entend à sa voix et ça se voit à son visage, déformé par une grimace de colère. — Au final vous l'avez votre courrier, on s'en fiche de la façon dont il est distribué. Son regard glisse sur les enveloppes qu'il tient à la main, histoire de lui faire comprendre qu'il fait un caprice pour rien. Quand il blâme son jugement concernant sa pauvreté, Mads regarde autour d'elle et se dit qu'il est bien mieux loti qu'elle, mais ça bien sûr elle ne va pas le lui dire, il n'a pas à connaître les détails de sa vie. — Vous plaisantez ou quoi ? Mads se tient généralement à l'écart des conflits de voisinage, son nom a déjà trop mauvaise réputation, mais elle ne compte pas se laisser faire par cet abruti qui vient de lui causer plusieurs égratignures. — Je distribue le courrier pour gagner ma vie, je vous signale. J'ai autre chose à faire que de juger les autres par rapport à leur mode de vie. C'est un véritable idiot s'il croit qu'elle a de quoi se sentir supérieure. Il ne la connaît pas, certes, mais elle ne fait pas le métier le plus gratifiant du monde alors il peut bien s'en faire sa propre idée.
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Gaelan Springer

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Message· · Sujet: Re: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptyMer 17 Avr - 16:10

En d’autres circonstances, Gaelan aurait éclaté de rire. Il faut dire que la situation est cocasse. S’il a reçu des lettres en plein dans la figure lors de la fois précédente, cette fois, c’est elle qui fait grise mine, bougonne. Mais il n’a pas envie de rire parce qu’il a l’impression que la factrice à bicyclette le méprise. De toute façon, il se fiche bien d’être apprécié, mais il aimerait ne pas à avoir à s’extirper de son antre mobile pour courir après son courrier comme un débile. Aujourd’hui, il ne pleut pas, ça passe encore. Mais il n’aime pas le travail mal fait le jeune Springer. Perfectionniste du temps de sa gloire tennistique, il n’est d’ailleurs pas peu fier d’avoir atteint sa cible. Il n’aurait pas visé le visage car il sait les dommages que peuvent causer des balles de tennis frappées à pleine vitesse, d’autant plus que ce n’est qu’au rebond qu’elle perd 50% de sa puissance en étant frappée à plat. La petite blonde peste, tandis qu’elle s’époussette, se relevant en prenant appui sur son vélo. Elle a de la chance que le courrier ne s’est pas répandu aux quatre coins du terrain vague qui entoure la demeure de l’ex-numéro onze mondial. Elle juge la réaction de ce dernier assez disproportionnée et évidemment Springer n’est pas d’accord. Avec désinvolture, il se moque inévitablement d’elle : « Je ne suis pas responsable si vous perdez l’équilibre au moindre choc. C’est qu’une balle de tennis. » Il a conscience de la force qui a provoqué le déséquilibrage et il est plutôt heureux de lui avoir donné une bonne leçon. La colère s’est peinte sur le visage de la factrice, tandis que le client lui se sent fort puisqu’il est celui qui a provoqué une réaction chez elle. « Vous l’envoyez aussi dans la gueule des vieux du coin ?! » Il préfère lui demander même s’il se doute qu’elle n’oserait pas leur faire cet affront pour ne pas finir dans les potins venimeux qui émanent de la bouche d’Agnès Baker. Il ne se fiche pas de la façon dont son courrier est distribué, car au cas où elle ne l’aurait pas remarqué, il n’est pas entouré de gazon bien tondu mais d’herbe sauvage et de boue plus que désagréable, et il n’aime pas que son courrier en prenne la marque. « Non parce que comme vous pouvez le constater, l’herbe est humide le matin et mon courrier est dans un état pitoyable ! » Comment justifie-t-il l’état de ses formulaires et autres fiches de renseignement après ? Apparemment, ses insinuations sur la façon qu’elle a de se comporter sont erronées. Elle lui fait comprendre qu’elle est loin de le prendre de haut et qu’elle ne serait pas factrice si c’était le cas. Elle n’a pas tort. Dans ce cas, elle devrait faire courir les riches et pas les mecs qui vivent simplement dans une caravane. Elle a raison, elle a autre chose à faire et lui a sa petite idée dessus. « Alors si vous voulez gagner votre vie, tâchez de faire votre job correctement. Sinon vous ne le garderez pas bien longtemps. Je pourrais me plaindre aussi. » Il ne le fera pas, parce que lui aussi a autre chose à faire. Et puis elle pourrait aussi se plaindre d’une agression car même s’il a usé de son talent en réaction à un événement, il a tout de même volontairement cherché à la blesser. Ce n’était pas comme s’il avait besoin d’attirer l’attention, bien au contraire. En tout cas, il constate qu’elle a sensiblement le même âge que lui et qu’elle a une silhouette plutôt bien faite en dessous de ses haillons et son expression colérique. Elle se ferait plus d’argent à faire des vidéos sur Youtube ou à se la jouer influenceuse sur Instragram. N’a-t-elle pas des parents qui l’ont poussé à faire autre chose que factrice ? Il est évident qu’elle n’apprécie pas ce boulot. Maladroitement, le garçon de près de deux mètres lui prodigue un conseil qui n’en a presque pas l’air d’un : « Peut-être que vous n’êtes pas faite pour ce job et que vous devriez en changer. »

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Message· · Sujet: Re: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptySam 20 Avr - 10:11

Étalée par terre, Mads bouillonne. Elle déteste paraître faible devant les autres, faire la moindre erreur, y compris une aussi simple que de tomber par terre - ce qui arrive à tout le monde. C'est un regard noir qu'elle lance à celui qui a causé sa chute, elle ne croit pas une seconde à son discours d'innocence, il a l'air beaucoup trop fier de lui pour n'y être pour rien. Elle décide d'ignorer sa remarque, ils savent tous les deux qu'il est responsable mais aucun d'eux ne lâchera prise et ils s'engageront seulement dans un dialogue de sourd si elle lui répond. Mads hausse les épaules quand il évoque les vieux de la ville, pour lesquels elle ne fait aucune distinction ; la jeune femme ne fait pas partie de ceux qui se soucient des personnes plus âgées, elle les considère comme tous les autres habitants - c'est-à-dire pas du tout. — Je fais ça à tout le monde, ne vous sentez pas privilégié. Qu'il n'aille pas penser qu'elle a une vendetta personnelle contre lui, elle ne le connaît pas ; elle ne l'a d'ailleurs qu'aperçu pour la première fois quand elle a visé son visage en balançant le courrier la dernière fois, ce qu'elle considère comme une victoire. C'est la première fois qu'elle le voit vraiment, qu'elle s'adresse à lui, et elle s'en serait bien passé. Dans un film romantique, cette rencontre aurait été le début d'une belle histoire d'amour, mais la vie est bien plus compliquée et Mads n'a aucune envie de le draguer, plutôt de l'étrangler. — Pauvre chou. Elle se moque de lui, clairement. Il n'arrête pas de se plaindre pour ce qu'elle ne considère pas vraiment un problème ; si c'est la chose la plus grave qui se passe dans sa vie alors elle ne va pas le plaindre. — Vous arrivez à lire votre courrier, non ? C'est le principal, si vous voulez mon avis. Elle est têtue, Mads, alors elle continue d'affirmer que l'important est de recevoir toutes les informations qu'on lui envoie, d'une façon ou d'une autre, propre ou sale. Pourtant, elle prend conscience que ça ne doit pas être cool de courir après son courrier et de le ramasser plein de boue, tous les jours. S'il l'avait abordée d'une façon un peu plus civilisée, peut-être aurait-elle fait un effort pour essayer de se montrer compréhensive. — Plaignez-vous et je porte plainte pour agression, parce que cette balle de tennis ne s'est pas retrouvée par accident dans les roues de mon vélo et on le sait tous les deux. Même s'il allait se plaindre, elle n'en ferait pas de même. Elle n'aurait aucun moyen de prouver son geste, puis ce n'est pas comme si elle souhaitait garder ce job à tout prix. — C'est qu'un job, faites-moi virer et j'en trouverais un autre demain. Elle paraît nonchalante mais elle espère qu'il ne fera rien de tel, elle ne tient pas à son travail actuel mais il paye un minimum les factures - à peine - et elle ne peut pas se permettre d'être au chômage ne serait-ce que quelques semaines dans l'attente de trouver autre chose. Outrée par l'insinuation de son interlocuteur, la rage de Mads refait surface. — Et peut-être que vous pourriez aller vous faire voir ? Elle est vulgaire, elle l'a toujours été ; malgré son visage d'ange, Mads n'a rien de la petite fille délicate et pleine de douceur. — Vous êtes conscient de l'économie dans laquelle on vit ? J'ai peut-être pas le luxe de choisir mon boulot, vous avez pensé à ça ? Alors vos leçons moralisatrices, vous pouvez bien vous les garder, merci. Mads, énervée, se dit qu'elle ferait mieux de partir maintenant avant qu'elle ne s'en prenne physiquement à son agresseur, mais c'est alors qu'elle se souvient de sa blessure au genou. — Vous auriez quelque chose pour ça dans votre caravane ? Elle insiste sur le mot caravane, pour l'énerver un peu plus, alors que quelques minutes plus tôt il pensait qu'elle le jugeait à cause de son habitation. Elle déteste lui demander de l'aide et son genou ne lui fait pas vraiment mal, mais elle aimerait éviter de se choper une infection en ne nettoyant pas la plaie.
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Message· · Sujet: Re: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptyDim 21 Avr - 21:30

Gaelan n’a pas envie de prêter main forte à cette fille qui a autant de respect que de bonnes manières, c'est-à-dire peu. Il croyait pourtant qu’elle ménagerait les vieux du quartier, à croire que non. Levant les yeux au ciel à sa remarque, elle qui pense qu’il se croit privilégié, marmonne dans sa barbe. « Je n’ai pas cette prétention. » Et il n’en voudrait pas d’un tel privilège. Il mène sa petite vie bien rangée dans fioritures, alors pourquoi ne pas le laisser en paix et s’efforcer de lui prendre la tête ? Elle n’a récolté que ce qu’elle semait au fond. Elle l’agace d’une force impossible à mesurer. Il ne sait même pas pourquoi. Elle est tout simplement aussi arrogante que lui. Et c’est peut-être ça qui lui est désagréable. Parce qu’au fond, il n’arrive pas à comprendre pourquoi elle ne s’excuse pas. Il est celui qui l’a fait tomber, oui mais elle l’a maintes fois envoyé chercher son courrier à la hâte dans l’humidité du matin. Il était même possible qu’il n’ait jamais reçu certaines lettres. Moqueuse, elle continue de l’agacer et Gaelan se force à détourner le regard pour ne pas réagir, mais parfois l’envie de délier sa langue est plus forte et il ne la contient pas bien longtemps : « Madame je-sais-tout est omnisciente, j’oubliais. » Raille-t-il. Qui lui dit qu’il a pu lire son courrier ? Certainement pas lui, alors elle pourrait quand même comprendre qu’elle s’est mal comporté. Mais elle n’entendra pas raison. Bornée tout comme lui, il ne fait qu’user de ses propres propos pour contrecarrer ses répliques. Ca fait très enfantin comme comportement, mais il n’a que vingt-trois ans, qu’attendre d’un gamin parachuté dans une vie bien trop difficile depuis la mort de sa sœur ? « Vous pouvez marcher. C’est le principal si vous voulez mon avis. » Un sourire moqueur se niche à son tour sur les lèvres du tennisman, qui la défie du regard tandis qu’elle le menace d’une plainte auprès du bureau du shérif qui selon lui a déjà fort à faire pour régler une querelle de voisinage. Autant se faire justice soi-même. Il hausse d’ailleurs les épaules avec dédain. « Et comment vous comptez le prouver ? Vous auriez pu tomber par inadvertance. » Ca ne l’impressionne absolument pas et pourtant, il espère qu’elle ne le fera pas parce qu’il ne veut pas attirer l’attention sur lui. Etre tombé dans l’oubli lui convient parfaitement. Il ne voudrait pas qu’on le retrouve, que les journalistes se mettent de nouveau à le harceler. La jeune factrice atteste alors qu’elle se fiche du job et qu’elle en trouverait facilement un autre et Gaelan se met à sourire de plus belle, pour surenchérir : « Ah. Donc j’ai peut-être trouvé la solution pour que mon courrier arrive à ma porte. » La faire virer et avoir un nouveau facteur. Tandis qu’il soulevait une question plutôt banale, elle le prit de la pire des manières en s’outrant de ses dires et il écarquilla les yeux de surprise, avant de continuer à la provoquer : « Je croyais que vous pouviez en trouver un autre ?! » Il ricane d’amusement parce qu’elle se contredit toute seule. Il continue de rire, la toisant du regard, parce qu’elle lui sort des excuses à deux balles. Il voudrait être cassant, mais ne la connaissant ni d’Eve ni d’Adam, il s’abstient. Mais soudainement, elle lui demande de l’aide pour désinfecter sa plaie. Interloqué une fois de plus, il la regarde comme pour lui dire qu’il n’allait quand même pas jouer les infirmières, mais au lieu de ça, il joue encore sur les dires de la jeune femme : « Bouhou ! Pauvre choupinette, elle a bobo au genou ! » Pour autant, il a un semblant de bonté en lui qui fait qu’il considère la chose. « Asseyez-vous sur les marches. » Il a tout ce qu’il faut dans la caravane parce qu’il a toujours eu de quoi pour s’occuper de sa petite sœur, dont un pan du mur de sa caravane lui était dédié, couvert de photos, toujours traitée comme une reine. Il laisse la jeune factrice là, ouvrant la porte de sa caravane et s’engouffrant dedans pour chercher la trousse de premier secours. Revenant devant la jeune femme, il s’accroupit devant elle avec l’antiseptique à la main et le coton dans l’autre. « Y a vraiment pas grand-chose. Vous êtes pas douillette j’espère ! » Il ne se voyait pas justifier des cris tonitruants.

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Message· · Sujet: Re: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptyMar 23 Avr - 8:45

Il l'énerve. Elle est souvent en colère, Mads, mais elle arrive à se canaliser, à faire en sorte que les petites choses lui passent par-dessus la tête. Son interlocuteur la met hors d'elle, pourtant, et elle n'a qu'une envie, se jeter sur lui et l'étrangler. Il est aussi têtu qu'elle et quelque chose lui dit qu'aucun des deux ne va lâcher le morceau avant l'autre. Leur querelle risque de durer longtemps s'ils partent de ce principe mais tant pis, elle n'a pas envie de plier devant cet abruti - c'est qu'elle a une certaine fierté, la petite. — Vous avez raison, je n'ai aucun moyen de le prouver. Mais j'ai d'autres moyens pour vous rendre la pareille. Si elle ne peut pas trouver un moyen de le dénoncer, elle en trouvera un pour se venger et lui faire autant de mal qu'il vient de lui faire. Bon, il ne vient pas vraiment de la blesser physiquement mais elle déteste se faire attaquer et être prise pour une idiote. — En tout cas, ce n'est pas de cette façon que je vais commencer à vous distribuer votre courrier correctement. Dit-elle en croisant les bras sur sa poitrine. Pourquoi les gens de cette ville doivent-ils se comporter comme de parfaits abrutis au lieu d'avoir des conversations civilisées ? Et bien malheureusement, elle fait partie de ces abrutis incapables de gérer ses problèmes comme une adulte. En même temps, que peut-on attendre d'une fillette de vingt-deux ans ? Elle n'a pas apprécié son enfance et a été obligée de grandir bien trop vite, mais elle reste jeune et ça se ressent dans certains de ses comportements.
— C'est ça, riez des gens qui se coltinent les petits boulots ingrats. Pour des gens ingrats, veut-elle rajouter, se référant à son interlocuteur, mais cette fois elle se mord la langue et garde le fond de sa pensée pour elle, elle n'a pas besoin de rajouter de l'huile sur le feu. — Je ne sais pas ce que vous faites dans la vie mais je vous souhaite de ne jamais être au service des autres. Clairement ce n'est pas le cas, ou vous seriez un peu plus indulgent avec ceux qui sont à votre service. Elle ne démord pas, la petite, et continue d'accuser son interlocuteur comme si elle-même n'avait rien à se reprocher. Finalement, au lieu de tourner les talons pour disparaître de sa vue (ce qui aurait sans doute été plus judicieux), la belle lui demande s'il a de quoi soigner la blessure qu'il vient de lui causer. Elle ignore ses remarques déplaisantes et ses propres pulsions de meurtre puis s'assoit là où il lui dit de s'asseoir. Quand il revient avec une trousse de premier secours et se permet de la chambrer une nouvelle fois, Mads lui arrache la trousse des mains d'un geste violent. — Si vous saviez ce que j'ai enduré. À comprendre qu'elle n'est pas douillette pour un sou, mais la blonde sait qu'une plaie, aussi minime soit-elle, peut vite s'infecter si elle n'est pas correctement nettoyée. Elle entreprend alors d'imprégner un coton de désinfectant et le passe sur la plaie, ignorant le léger picotement que ça lui procure et qui aurait fait pleurer un enfant. — J'espère que vous êtes fier de vous, au moins. Et cette fois, son regard se glisse sur la bicyclette au loin, bien amochée elle aussi par le sol qu'elle a mordu.
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Message· · Sujet: Re: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptyMer 24 Avr - 18:28

La factrice passe aux menaces. Elle dit qu’elle pourrait lui rendre la pareille et il en devient presque curieux à se demander ce qu’elle pourrait bien faire. Il ne craint rien ni personne. Si il râle pour son courrier, c’est juste par principe car au fond, il ne reçoit rien de bien intéressant maintenant qu’il est tombé dans l’oubli, si ce n’est ses fiches de paie. Il s’agit d’un dialogue de sourds et ça l’amuse en quelque sorte le gamin qui se plait à surenchérir en étant une fois de plus des plus moqueurs : « C’est vraiment effrayant. » Il se cache même les yeux pour lui montrer qu’il n’est vraiment pas sérieux. Elle n’a pas conscience qu’il n’y a plus rien de cher à ses yeux et que sa vie n’a plus d’intérêt alors elle peut tenter tout ce qu’elle souhaite, ça ne l’atteindra pas. Il est vrai que depuis de longues minutes, il n’aide pas sa cause et ne donne aucune raison à la jeune femme de se comporter de bien meilleure façon mais il n’en a que faire. Haussant les épaules, il a réponse à tout. « Pas grave, je me le ferais livrer en poste restante. » Ca lui fera un déplacement de plus, c’est tout. Rien de très ennuyeux. Elle a presque l’air mignonne à bouder comme une enfant en croisant les bras. Tous deux immatures, ils ont sensiblement le même âge et à cet instant, ça transparait, si ce n’est dans la façon qu’ils ont de s’adresser l’un à l’autre, c’est encore plus frappant dans leur comportement. Il s’insurge, mais rit nerveusement comme s’il ne comprenait pas qu’elle puisse prendre la mouche si facilement. « Ma parole que vous êtes susceptible ! Je plains votre mec ! Et puis vous avez choisi de faire ce boulot ! » Lui n’aurait jamais fait facteur, ça c’est un fait. Comme il n’aurait jamais voulu travailler dans un fast-food à cause des conditions dans lesquelles les employés sont mis. « Vous n’êtes pas à mon service, il est bien là le problème. Vous faites votre travail à l’arrache. » Ce n’est donc pas du service car dans ce cas elle aurait tout fait pour qu’il soit satisfait. Là, il était loin de l’être mais il ne savait même pas pourquoi il continuait de discuter avec elle. Surement pour passer le temps, changer de sa monotonie. « Venez au club de tennis, vous verrez ce que c’est être au service de gens ingrats. Y a un mec qui récure les WC tous les jours pour des gens friqués qui sont aussi propres que les égouts. » Ce n’était pas lui, mais ce pauvre monsieur ne rechignait jamais à bien faire son travail alors que les gens n’étaient pas respectueux des lieux. Malgré ça, le vieil homme mettait un point d’honneur à laisser les toilettes dans une propreté immaculée chaque soir et chaque matin. Peu reconnaissante de l’aide qu’il vient lui apporter à l’aide de sa trousse de secours, il fait la moue alors qu’elle lui arrache la trousse des mains, mais il n’en rajoute pas sur ce point. A la regarder faire alors qu’elle lui dit qu’elle a beaucoup souffert par le passé, il lui donne le fond de sa pensée : « Vous ne semblez pas avoir beaucoup enduré puisque vous ne cessez de vous plaindre. » C’est surtout que pas tout le monde endure les événements marquants de sa vie de la même manière. Lui s’est bousillé sa carrière, elle a choisi d’aller de l’avant et peut-être qu’en parler fait du bien. Restant debout à côté d’elle, elle le félicite ironiquement et il acquiesce, esquissant une moue mutine. « Oui, je pensais vraiment pas toucher ma cible, je suis un peu rouillé. Je suis fier de moi. » Elle allait finir par l’assassiner si ça continuait.

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Message· · Sujet: Re: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptyLun 13 Mai - 18:59

Mads résiste à l'envie de lui tirer la langue comme une gamine de cinq ans. Il se fout ouvertement d'elle et elle déteste ça, se faire humilier ne lui a jamais plu, encore moins ne pas avoir le dernier mot. Mais la jeune blonde décide de ne pas réagir et de se montrer plus adulte que lui - avouons-le, aucun des deux ne se comporte comme tel. Et d'ailleurs, la remarque suivante du jeune homme l'énerve au plus au point, tellement qu'on pourrait presque voir de la fumée sortir de ses oreilles et de ses narines. — Mon mec ? Qui vous fait dire que j'ai un mec ? Une fille n'a pas besoin d'un homme pour être épanouie. Épanouie, elle ne l'est pas, mais ça il n'a pas besoin de le savoir. Non, l'individu n'a pas besoin de savoir qu'être célibataire n'est pas un choix assumé mais un choix par défaut, qu'elle a une vie trop difficile pour se permettre de penser à l'amour et se laisser aller dans les bras d'un homme. Elle est une épave, rien ne va dans sa vie, comment pourrait-elle s'occuper de quelqu'un quand elle ne sait même pas s'occuper d'elle-même ? Hors de question qu'elle se repose sur quelqu'un, qu'elle laisse un inconnu prendre soin d'elle à sa place ; elle a appris à ses dépends et dès son plus jeune âge qu'on ne pouvait compter sur personne d'autre que soi-même. Ses propres parents n'avaient pas été dignes de confiance, elle n'allait donc pas faire l'erreur de confier son coeur à un étranger.
Ses pensées l'ont coupée de la conversation et Mads revient enfin sur Terre, se rend compte qu'elle s'est absentée quelques instants à penser à sa vie pourrie. Elle décide de l'ignorer car non, elle n'a pas choisi son métier, mais le lui dire entamerait un dialogue de sourd. Mads n'a aucun savoir-faire et aucune connaissance, elle n'a pas un grand choix de boulots à sa disposition - et probablement qu'elle mettrait tout autant d'efforts si elle faisait autre chose, puisqu'avec ses capacités elle peut de toute façon n'avoir que ce qu'elle appelle un sous-métier. — Laissez-moi deviner, c'est vous ? La mention du club de tennis l'intrigue mais elle préfère croire que c'est lui qui récure les chiottes, l'idée de son interlocuteur les mains littéralement dans la merde l'enchante et la fait sourire, son premier sourire depuis le début de la conversation - même s'il se veut moqueur - et s'il lui répondait à la positive elle ne pourrait sûrement pas s'empêcher d'éclater de rire.
L'homme disparaît quelques minutes dans la caravane et revient avec une trousse de secours, que Mads lui arrache des mains pour se soigner elle-même. — Oui, je me plains de votre attitude exécrable parce que vous êtes un vrai con comme j'en ai rarement vu dans ma vie. En général, c'est elle qui pourrit les autres, une attitude irrespectueuse qui lui sert de bouclier : elle attaque avant d'être attaquée, elle fait ce qu'il faut pour se protéger et pour survivre. — Bravo. Répond-elle alors en applaudissant à contre-coeur, loin de le penser. Cet incident aurait pu la faire rire si elle n'en avait pas été la victime, mais elle le hais pour lui avoir fait perdre son temps de la sorte. Mads s'affaire à nettoyer son genou et ne prend pas la peine d'y coller un pansement. Elle range les produits dans la trousse mais laisse cette dernière sur les marches de la caravane quand elle se relève pour aller récupérer son vélo. — Je suis sûre que vous ne m'en voudrez pas de vaquer à mes occupations, n'est-ce pas ? Ils ne se connaissent pas mais se détestent mutuellement, il sera aussi enchanté à l'idée de la voir partir, qu'elle à l'idée de partir. Mais quand Mads enjambe son vélo, déterminée à rouler loin de lui, c'est avec difficulté qu'elle démarre, et pour cause : la roue avant de son vélo est complètement dégonflée. — Non mais c'est une blague ! Elle habite trop loin d'ici, jamais elle n'arrivera jusqu'à chez elle dans ces conditions. — Le karma est censé vous punir vous pour cette attaque totalement injustifiée, pourquoi il continue de s'en prendre à moi ? Et oui, elle a conscience que de râler encore une fois ne fera que donner un peu plus de matière à cet abruti pour se foutre d'elle, mais elle avait comme l'impression que l'univers était en train de se payer sa tête et c'en était trop pour elle.
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Gaelan Springer

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Message· · Sujet: Re: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptyMer 22 Mai - 15:36

Il est surpris de la réaction de la jeune femme. Il ne pensait pas qu’elle deviendrait véhémente pour une simple affirmation au sujet de son compagnon. Peut-être l’a-t-elle mal pris parce qu’elle préfère les femmes ? Il n’en a pas la moindre idée, mais s’il devait s’arrêter sur chacun de ses mots il n’allait plus s’en sortir. Il hausse les épaules, comme pas vraiment inspiré par le sujet de l’épanouissement qui au vu de son attitude exécrable auprès de lui démontre tout le contraire. « Je doute qu’une fille comme vous soit seule. » Qu’il avoue simplement. De toute façon, il s’en fiche bien pas mal qu’elle soit seule ou non. Ca lui fait une belle jambe. Lui est célibataire depuis plus d’un an et il n’en fait pas tout un drame. Il était pourtant habitué à être accompagné. Les choses changent au fil du temps et des drames qui jalonnent votre vie. Il n’est pas curieux d’en apprendre plus sur la vie de la jeune factrice, il se demande encore comment il peut être en train de discuter avec elle alors qu’à la base il avait tapé cette balle de tennis pour la faire fuir. Tout ce qu’il remarque c’est qu’il possède des relations conflictuelles avec toutes les femmes de sa vie : de Mila à Mads en passant par Dillon, il ne s’était plus comporté de façon agréable avec qui que ce soit et fatalement, il admettait avoir changé dans le mauvais sens depuis qu’il s’était terré comme un ours en pleine hibernation. Il n’avait de toute façon rien à apporter à aucune d’entre elle, qu’il se disait, bien déterminé à errer tout au long de sa vie depuis le décès de Nola. La jeune femme semble croire que l’agent d’entretien du club de tennis n’est autre que Gaelan. Il aurait voulu rétorquer qu’il préfèrerait crever plutôt que de faire ce boulot, mais il éprouve beaucoup de sympathie pour le vieux monsieur qui se tue à la tâche chaque jour et il serait ingrat que de le dénigrer indirectement. Secouant la tête, il affiche une petite moue : « Non. Désolé de vous décevoir. » Il sait qu’elle aurait aimé le voir trimer, le voir galérer comme elle peut le faire à distribuer le courrier, ce qui ne l’enchante guère apparemment. Mais il a la chance de pouvoir faire quelque chose loin d’être très désagréable et il espère que ça clouera le bec à la factrice à l’air goguenard. Levant les yeux au ciel, il juge qu’elle en fait trop. La demoiselle le perçoit comme un con ? Il aurait plus l’être davantage en ne lui proposant rien pour se désinfecter sa plaie – qui il le précise, n’a rien d’alarmant – ou encore en la virant à coup de pied au derrière. Pourtant, Gaelan décide de montrer qu’on ne récolte que ce que l’on sème, indirectement formulé. « Je l’admets. Aussi con que vous, c’est ça ? » Il patiente, l’observant s’affairer jusqu’à ce qu’il se baisse du haut de son mètre quatre-vingt-dix-huit pour récupérer la trousse de secours qu’elle n’a même pas pris la peine de lui rendre. La factrice décide enfin de prendre congé et il secoue la tête, comme pour lui donner sa bénédiction. La croyant partie, il rentre dans sa caravane poser sa trousse de secours et lorsqu’il revient pour fermer la porte, il constate qu’elle est encore là, pestant contre le karma. Il pouffe de rire avant de mettre sa main devant sa bouche comme pour éviter de rajouter de l’huile sur le feu. Cependant, il ne peut s’empêcher de se laisser aller à une nouvelle remarque, trop facile. « Faut croire qu’il estime que vous n’avez pas assez souffert. » Elle se plaint pour peu. S’avançant pour voir ce qui coince, le pneu est selon lui juste dégonflé. Il appuie dessus et confirme son diagnostic en posant son regard sur le visage de la demoiselle. « Vous faites vraiment un plat de pas grand-chose… C’est qu’un pneu dégonflé… » Se relevant, il retourne dans sa petite barraque, suggérant avoir une solution possible. « Je dois avoir une pompe quelque part… » Mais il n’en est pas certain. Ce qui le frappe, c’est qu’il ne sait même pas pourquoi il l’aide au fond. Elle n’a rien fait pour le mériter. Cependant, il sait que Nola aurait tout fait pour aider la jeune femme, alors c’est une raison suffisante. Bousculant un peu tout son bazar, il ne trouve pas l’objet recherché, si bien qu’il revient vers elle accompagné d’une seconde solution bien moins plaisante à y songer. « Je ne la retrouve pas. Je peux vous raccompagner sur mon vélo. Enfin… si vous le voulez. » Il ne lui prêtera pas pour le retrouver en charpie.

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Message· · Sujet: Re: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptyMer 22 Mai - 19:58

Indignée par la remarque de son interlocuteur, Mads se demande bien ce qui lui fait dire qu'elle n'est pas célibataire puisque c'est carrément tout le contraire. Elle ne sait pas vraiment comment elle est censée le prendre, mais vu la teneur de leur échange depuis leur rencontre, elle se doute bien que ce n'est pas un compliment. — Eh bien détrompe-toi, je suis seule et j'en suis très heureuse. Elle ne sait pas pourquoi elle insiste autant pour qu'il comprenne qu'elle est célibataire ; ce n'est pas comme si cet énergumène lui plaisait, qu'il la croit en couple devrait lui passer complètement au-dessus, elle devrait même s'en amuser. Au lieu de ça elle continue de rentrer dans son jeu et de répliquer, juste pour lui faire fermer son clapet.
Quand il lui annonce que non, il n'est pas celui qui nettoie les toilettes du club de tennis, Mads hausse les épaules sans cacher sa déception. Ce qu'elle aurait aimé le savoir les mains dans la merde - littéralement - tous les jours, ça aurait donné une autre saveur à son propre job. La belle décide de ne rien répondre mais elle est intriguée de savoir ce qu'il fait, donc, dans un tel endroit, car les options sont limitées. Elle est curieuse mais ne lui demande rien, ayant bien trop de fierté pour lui montrer un quelconque intérêt pour sa personne. Au lieu de ça, elle lui réclame une trousse de secours et vient s'asseoir sur les marches de sa caravane pour s'atteler elle-même au nettoyage de sa plaie, ignorant l'insulte qu'il lui renvoie à la figure. Après tout, Mads sait très bien qu'elle a un caractère difficile, rien ne sert de chercher à le nier, alors elle lui accorde cette petite victoire. Une fois fini, Mads laisse la trousse de secours sur les escaliers et s'en va reprendre son vélo, persuadée que finir cette conversation au plus vite est vital pour tous les deux. Mais alors qu'elle est déterminée à fuir le terrain, voilà qu'elle se rend compte que la roue avant de son vélo est complètement dégonflée, rendant le chemin du retour une tâche difficile. — Vous en avez pas marre de vous entendre parler ? Demande-t-elle en soupirant, ne cherchant pas à cacher son agacement. Elle décide de se taire quand il évoque l'idée d'une pompe, préférant ne pas l'énerver afin qu'il l'aide à déguerpir d'ici le plus vite possible, mais l'espoir s'envole aussi vite qu'il est arrivé quand l'homme revient les mains vides. Quand il lui propose alors de la raccompagner sur son vélo, Mads pouffe de rire tellement l'idée lui semble ridicule. — Non merci, je vais me débrouiller. Mais à peine les mots sont-ils sortis de sa bouche qu'elle les regrette amèrement. Elle habite trop loin pour se permettre de rentrer à pied - c'est faisable, certes, mais avec le vélo en plus elle va se fatiguer pour rien alors que quelqu'un qui la déteste se propose de l'aider. — Ce serait sympa, en fait. Elle revient sur ses propos, d'une petite voix presque inaudible tant ça la fait chier de devoir admettre qu'elle a besoin de lui.
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Gaelan Springer

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Message· · Sujet: Re: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptyMer 29 Mai - 19:25

Leur conversation est absolument rocambolesque. Il ne sait même pas comment ils ont pu en arriver là alors qu’il y a quelques instants encore, il venait de la faire tomber de son vélo. Ca n’a ni queue ni tête. Les voilà maintenant en train de parler de leur vie amoureuse comme deux amis alors qu’ils se méprisent au plus haut point. Il se moque une fois de plus en ironisant sur la situation. L’un ne vaut pas mieux que l’autre il semblerait. « Tu m’en vois ravi ! T’as un point commun avec moi outre le fait d’être con. » Ce qui fait plus qu’avec la plupart des gens. Il est vrai que leur comportement est loin d’être exemplaire et que se chercher de la sorte traduit une certaine frustration. Gaelan semble aigri alors qu’il n’est âgé que de vingt trois ans, comme s’il était rentré dans la soixantaine. Les événements de la vie l’ont rendu ainsi. Il a besoin d’extérioriser, d’évacuer toute cette contrariété, cette haine, cette rancœur et ça tombe malheureusement sur la factrice qui doit en payer les frais. Pour autant, il n’est pas non plus inhumain et face à la détresse de la demoiselle qui blessée superficiellement, a besoin de nettoyer sa plaie, il obtempère et se rend serviable. Mais les remarques fusent de nouveau alors qu’elle se plaint du karma et de sa roue dégonflée. Il est comme ça Springer, il passe son temps à taquiner son monde. Ca n’est pas du goût de tout le monde puisqu’il elle lui fait comprendre qu’elle préfèrerait qu’il se taise. Il en rajoute en faisant signe qu’il n’entend pas très bien, même si c’est complètement faux. « Non, je m’entends pas souvent faut dire. » Ou il ne s’écoute pas nécessairement. Alors qu’il a une nouvelle fois pitié d’elle, qui coupée dans son travail ne peut pas non plus rentrer chez elle, il a un élan de bonté qui jaillit et entreprend de la ramener chez elle. Mais tout de suite, elle le renvoie dans ses vingt-deux mètres en jugeant l’idée saugrenue. Il hausse alors les épaules, se disant qu’il n’a donc plus rien à faire dehors et s’apprête à rentrer quand il entend la petite voix de la jeune femme émaner de derrière lui. Il soupire bruyamment pour lui montrer qu’il n’aime pas trop les girouettes. « Tu sais où tu as mal ? Tu vas pas changer d’avis dans les 30 secondes, c’est bon ? » Il estime que c’est un service qu’il lui rend. Il n’a rien à lui devoir. Prenant sa clé dans la caravane, il lève l’antivol sur son vélo accroché à la caravane et remet la clé dans sa poche. Il ne prend pas la peine de fermer sa caravane, il n’a rien de valeur à l’intérieur et montant debout sur les pédales il avance devant la jeune femme en laissant la selle de libre. « T’habites où ? » C’est la seule chose qu’il demande. Il n’a plus qu’à l’amener à bon port et il pourra prendre congé de la factrice. Son vélo n’a rien de vétuste, il est d’ailleurs plutôt en bon état, l’ayant acheté il y a moins d’un an quand il est arrivé sur Windmont Bay.

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Message· · Sujet: Re: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptyMer 5 Juin - 19:09

Malgré elle, Mads se met à sourire, amusée par la réflexion du jeune homme. Ça ne lui fait ni chaud ni froid de le savoir célibataire, l'homme ne l'intéresse pas de cette façon, mais il a raison quand il évoque leurs deux points communs. Ils se comportent comme des gamins et au final n'en sont-ils pas ? Madeleine n'a que vingt-deux ans et elle n'imagine pas son interlocuteur être beaucoup plus vieux qu'elle ; ils ont encore toute la vie devant eux, ce n'est pas très grave qu'ils ne soient pas encore pleinement matures. La belle préfère ne rien répliquer, se soigne avec les affaires qu'il accepte de lui prêter malgré leur échange plutôt musclé, puis s'apprête à repartir sur son vélo avant de se rendre compte que sa roue avant est dégonflée, rendant impossible le chemin du retour. Clairement elle n'a pas envie de rentrer à pied jusque chez elle mais ça lui semble être une meilleure alternative sur le coup quand il lui propose de la raccompagner avec son propre vélo. Mais la blonde regrette très vite le fait de l'avoir envoyé balader car son calvaire serait fini bien plus rapidement s'il la raccompagnait, même si cela voulait dire qu'elle devrait le supporter un peu plus longtemps. Elle ne répond rien à sa nouvelle réplique sanglante, résiste à l'envie de lui faire la grimace comme une gamine de cinq ans, et s'installe sur la selle qu'il a laissée libre. — Pioneer Oak. Maintenant il a le loisir de voir qu'elle est mal placée pour juger sa situation de logement puisque la belle habite le quartier le plus mal famé de Windmont Bay. Fort heureusement elle n'aura pas à l'inviter chez elle et il n'aura donc pas l'occasion de voir dans quelles conditions elle vit, même si la devanture de son immeuble devrait lui donner un petit indice.

Quelques minutes plus tard, ils ont traversé la ville jusqu'au quartier résidentiel de Mads. Cette dernière descend du vélo, sort les clés de son sac et se tourne vers l'homme. — Merci de m'avoir raccompagnée. Elle ravale sa fierté car il lui a fait une fière chandelle, et ce service qu'il vient de lui rendre a suffi à atténuer sa colère envers lui. — Quand est-ce que je peux venir récupérer mon vélo ? Elle n'a pas les moyens de se payer un véhicule alors la belle sera dans l'obligation de revenir à pied ; elle ne le lui demande pas mais elle espère qu'il aura la présence d'esprit de gonfler sa roue - après tout c'est de sa faute si elle est tombée et a abîmé son vélo - pour qu'elle puisse repartir de chez lui en roulant.
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Message· · Sujet: Re: You should've known better than to mess with me (mads) You should've known better than to mess with me (mads) EmptyDim 16 Juin - 19:01

L’ex joueur de tennis ne connait toujours pas le nom de la demoiselle, mais commence déjà à s’adoucir. Il faut dire que détester toute la ville ne le mènera à rien, il a déjà assez de problèmes à gérer comme ça. Toutefois, il ne sait pas quoi penser de cette fille. Elle a son caractère, il lui semble aussi qu’elle doit se sentir seule à être sur la défensive tout le temps, mais n’est-il pas dans le même cas ? Il se braque dès qu’on le lance sur sa carrière avortée et est aussi susceptible que ce qu’il est talentueux une raquette à la main. Alors qu’il lui propose son aide une fois de plus, elle rechigne à accepter avant de faire machine arrière. Au fond, ça ne le dérange pas de pédaler pour la ramener. D’abord parce qu’il pourra enfin vaquer à ses occupations de la journée – même si honnêtement il n’a pas grand-chose à faire – mais aussi parce qu’il apprécie pédaler dans cette petite ville, bien loin de la vie intense du centre-ville de Seattle, dans lequel il n’a pas passé beaucoup de temps ces dernières années. Une fois qu’elle est assise sur la selle du vélo, le garçon aux longs cheveux bouclés place ses pieds sur les pédales, et prêt à se lancer quand elle lui donne son adresse, il ne démarre pas. « Ca ne me dit pas l’adresse exacte… » Qu’il râle une fois de plus en se retournant pour lui accorder un regard. Comment peut-il la ramener si elle ne lui dit pas où ? Pioneer Oak est plutôt vaste. Il ne mémorisera pas son adresse pour lui rendre visite de toute façon. Et puis au final, il se lance quand même. Si elle daigne lui donner le numéro, il s’arrêtera brusquement, sinon il fera le tour de la ville juste pour l’emmerder une fois de plus. Le jeune homme pédale avec assurance, sans problème en danseuse sur tout le temps du trajet. Il a l’habitude, il adorait faire du vélo avec Nola. Ce petit moment lui rappelle de bienheureux souvenirs. Elle lui manque, encore et encore. Peu de temps après il finit par freiner devant un bâtiment d’un quartier résidentiel, et ce qui lui frappe aux yeux tout de suite, c’est la vétusté des lieux. Ca n’a pas l’air très bien fréquenté non plus. Posant les pieds au sol, il apprécie qu’elle le remercie, mais se contente d’un petit signe de tête. En revanche il reprend la parole quand elle lui demande à quel moment elle pourra venir récupérer son vélo. En réalité, elle pourrait venir le récupérer n’importe quand. Sa caravane est rarement fermée, même quand il est au travail. Toutefois, il se dit qu’elle va probablement parcourir tout ce chemin sur ses deux jambes. Le quartier dans lequel elle vit montre bien que son job de factrice doit lui permettre de survivre un tant soit peu. Aussi, il ressent un élan de pitié à son égard et il décide de lui amener son vélo. « Je te le porterais ce soir après mon travail. Je connais quelqu’un qui me prêtera une pompe. » C’est un mensonge, il ne connait personne, mais il est persuadé qu’il pourra trouver une pompe au club de tennis. Il n’aura qu’à pédaler dessus et rentrer en appelant un Uber. Contrairement à elle, il n’a pas de problème d’argent. Bien qu’il ait dilapidé son argent pour tenter de sauver sa sœur et pour financer ses funérailles, le garçon n’a que très peu de dépenses à vivre dans une caravane, car il estime ne pas avoir besoin de plus. Curieux, doutant de la voir vivre dans un tel endroit, il demande quand même : « C’est vraiment ici que tu vis ? » Il s’estime mieux loti, après tout, sa vieille caravane est plutôt confortable. « Ca craint un peu non ? » Qu’il la questionne, s’assurant quand même qu’elle ne risque rien ici.

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