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 i hear a distant sound. - naaji.

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Leslie Myhre

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Message· · Sujet: i hear a distant sound. - naaji. i hear a distant sound. - naaji. EmptyVen 12 Avr 2019 - 7:44



There's dew upon the ground
And not a soul in sight;
I'm walkin' by the river
'Cause I'm meeting someone there tonight.
(ella fitzgerald)
-------------------------------
april 6th, 7:49pm
@Naaji Darwish


Panique. C’était clairement le sentiment prédominant de cette soirée. La jeune femme face son évier regardait horrifiée la fuite s’étendre en dépit de ses vaines tentatives pour stopper l’écoulement. D’où provenait-il, par ailleurs, elle l’ignorait encore. Elle avait beau froncer ses sourcils se donner l’air sérieuse et déterminée à l’idée d’en venir à bout, les connaissances en plomberie nécessaire à l’exécution de la tâche, ne lui vinrent pas miraculeusement. Les mains sur les hanches en un geste dramatique, la belle regardait son téléphone en songeant à chercher un tuto sur YouTube pour s’occuper du problème tel l’adulte aguerrit qu’elle était. Après plusieurs tentatives, plusieurs recherches différentes, Leslie en vint à une conclusion: elle ne pourra jamais réparer cette fuite toute seule. Cependant, tout les tutoriels conseillaient une seule et même chose. Couper l’eau. Fort bien, songea-t-elle « Cela ne devrait pas être bien compliqué et ça au moins je saurais faire. » en théorie. Lui vint alors cette deuxième inquiétude, où diable se trouvait cette fichue arrivée d’eau? Autre solution peut-être plus judicieuse, appeler Filip, encore qu’elle imaginait le Norvégien en profiter pour se lancer dans un concours de t-shirt mouillé qu’il remporterai haut la main. Voir peut être paniquerait-il tout autant qu’elle. Puis après trois appels l’envoyant sur messagerie, Leslie réalisa qu’il était probablement en charmante compagnie et se ficherait bien des problèmes de plomberie. Du moins ceux concernant l’évier de leur cuisine .. Elle songea alors à appeler son oncle à la rescousse, il saurait quoi faire, il savait toujours quoi faire. Mais le temps qu’il débarque chez elle, l’inondation continuerait de s’étendre et le plus urgent restait de trouver l’arrivée d’eau. Il lui fallait un voisin, quelqu’un qui vivait dans l’immeuble qui pourrait sans doute l’aider. Instinctivement la belle songea à son charmant voisin de pallier. Ce dernier assez timide n’osait jamais s’éterniser trop longtemps avec elle, la jolie blonde supposait que son handicape le complexait d’une façon ou d’une autre. Bien qu’elle ne voyait aucune honte à sa surdité ou un handicape quel qu’il soit. Par ailleurs Leslie était elle-même sourde d’une oreille, une particularité de naissance ne la gênant pas outre mesure. Toutefois, si elle connaissait son nom pour l’avoir repéré sur sa boîte aux lettres, elle n’en savait guère plus sur lui. Curieuse de nature, elle s’était mise à apprendre la langue des signes sur internet pour être au moins capable de lui dire bonjour et lui souhaiter une bonne journée-soirée lorsqu’elle le croisait. Ce à quoi il n’avait jamais répondu, peut-être l’avait-il en horreur après tout. Qu’importe! Il s’agissait là d’un cas d’extrême urgence. Avec un brin d’inquiétude la belle passa devant ses bouquins et notes qu’elle avait abandonné derrière elle, et cette soirée de révision perdue. Elle y réfléchirait à deux fois la prochaine fois que lui viendrait l’envie de se servir un verre d’eau. Ni une ni deux, la belle franchit son pallier pour rejoindre la porte voisine, lui vint alors ce doute, comment se faire entendre par quelqu’un qui ne pourrait précisément pas entendre? Toquer serait idiot, elle opta pour la sonnette qui devait avoir une particularité dont elle ignorait tout. Au lieu de cela elle fut surprise par le son puissant qu’elle dégagea avant d’entendre trottiner derrière la porte. Il était derrière, hésitant un petit instant avant de finalement ouvrir sur une bouille incrédule mais lui offrit malgré tout un petit sourire discret. -Bonsoir, signa-t-elle maladroitement. C’était à peu près tout ce qu’elle connaissait et se stoppa gênée. Commençait alors un cinéma des plus embarrassant pour la jeune femme ne se doutant pas une seconde que son voisin n’avait aucun problème auditif. « Je suis désolée de vous déranger. » fit-elle. « J’aurais besoin de votre aide s’il vous plaît. » elle articula chaque syllabe avec soin, s’assurant que sur ses lèvres il pourrait distinguer ce qu’elle ne saurait pas lui exprimer autrement. « J’ai une fuite d’eau dans ma cuisine, et je ne sais pas comment couper l’eau. Vous pouvez m’aider, s’il vous plaît? » la jeune femme joignit alors ses mains devant elle en signe d’imploration, affichant son plus beau regard de biche apeurée dans l’espoir qu’en plus de l’avoir comprit son gentil voisin accepterait de voler à son secours.

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Naaji Darwish

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Message· · Sujet: Re: i hear a distant sound. - naaji. i hear a distant sound. - naaji. EmptyMer 1 Mai 2019 - 14:35

Ce n’était pas tant qu’il n’aimait pas les autres que l’inverse. Naaji en avait douloureusement conscience : depuis son enfance, il savait qu’il ne pouvait vivre une vie normale, qu’il serait condamné à vivre une existence solitaire sans lumière pour l’éclairer. Il n’était pas normal après tout ; il ne pouvait donc prétendre à avoir une vie banale à laquelle il aspirait cependant secrètement. Il aurait aimer posséder l’assurance de Pavel dans chaque situation, la sociabilité de Janine notamment lorsqu’il s’agissait de cancaner, l’intensité de Snatch dans chacun des liens qu’il était amené à créer et que l’égyptien lui enviait voire même la brutalité sans détour de Vlad qui se moquait de ce qu’on pouvait penser de lui et ce qu’on pouvait raconter à son sujet. Naaji n’avait cependant pas cette capacité et même s’il avait trouvé le courage de trouver un emploi où il devait travailler en équipe, il voyait bien l’éclat dans le regard que coulaient sur lui ses collègues de travail. La méfiance et la crainte que le jeune homme vrille soudainement et ne se jette à l’eau ou pire ne jette l’un d’entre eux à l’eau. Comment pouvait-il leur en vouloir néanmoins ? Il se réveillait chaque matin en se demandant si la fatigue ressentie était due au fait qu’il avait du mal à trouver le sommeil ou parce qu’il avait parcouru les rues de Windmont Bay sous les traits de tel ou tel membre de la famille. Il se couchait chaque soir en se remémorant les évènements de la tournée, tentant de maintenir le fil de la famille et priant pour que rien ne lui retombe dessus. Pour plus de sécurité, pour son entourage et pour lui-même, il se contentait donc du minimum. Il ne vivait plus mais se contentait d’exister. S’il n’y avait pas Tony dans son existence, nul ne pourrait même entendre le son de sa voix tant il restait terré chez lui à éviter tout et tout le monde. Aujourd’hui n’était pas différent des autres jours si ce n’est qu’il s’était levé avec un pressentiment, une sensation d’étouffement comme si les prochaines heures allaient s’unir pour l’engloutir. Il ferma les yeux avant de se les frotter pour reporter son attention sur la série télévisée sur laquelle il tentait de se concentrer. Rien de pire qu’une bataille de nuit : on n’y voyait rien alors qu’il avait pourtant des yeux assez grands et que cela ne lui posait pas de difficulté en temps usuel. A croire qu’ils avaient filmé la scène avec une pomme de terre. Il fronça les sourcils en entendant un glas, comme si cela résonnait autour de lui. Soit la stéréo qu’avait installé son meilleur et unique ami était vraiment performante, soit on venait de sonner à la porte, le faisant sursauter au passage. C’était l’explication la plus logique mais pas la plus rassurante pour l’aliéné.

L’espace d’un instant, il espéra que la personne partirait d’elle-même, que ce n’était peut être qu’un vendeur à domicile ou un témoin de Jéhovah qui ne savait pas encore qu’il ne pourrait rien faire pour son âme. Il finit cependant par pousser un soupir alors qu’il fantasmait l’idée qu’il s’agissait d’un voleur qui vérifiait l’absence des habitants pour venir dérober leurs précieuses affaires. Même s’ils n’étaient pas assez riches pour posséder ces dites affaires, Naaji finit par se rendre à la porte d’entrée et l’ouvrit avec beaucoup de prudence, glissant sa tête afin d’obtenir un visuel sur l’inopportun. Ou en l’occurrence, l’inopportune. Aussitôt, ses joues se mirent à chauffer en reconnaissant la silhouette de sa douce et jolie voisine qu’il aimait beaucoup sans jamais avoir vraiment plus lui parler. Sans lui parler tout court d’ailleurs puisqu’il demeurait muet et incapable de sortir le moindre son lorsqu’il se retrouvait face à elle. Il avait toujours eu du mal avec les filles et avait développé la fâcheuse manie de les observer de loin en espérant qu’une belle histoire naisse entre eux, se faisant tout un film dans sa tête mais sans jamais osé les aborder. Déjà limités à la base, il perdait tous ses moyens lorsqu’il se retrouvait face à elles. Sa voisine ne faisait pas exception à la règle bien au contraire. Elle était douce. Elle était belle. Elle était drôle. Elle était fascinante. Mais surtout, elle était trop bien pour quelqu’un comme lui. Incapable de détourner le regard, il l’observait aussi surpris que fasciner en train de signer. Paniqué, il fit appel rapidement à Scottie pour traduire ce qu’elle venait de lui dire et la déception glissa sur son visage imaginant que c’était le petit garçon qu’elle voulait voir. Fort heureusement, elle reprit la parole de manière plus compréhensible pour l’égyptien qui l’écouta avec une grande attention. Il se demanda l’espace de quelques instants la raison pour laquelle elle s’adressait à lui comme s’il avait quelques neurones en moins mais ne chercha pas plus loin. Peut être était-elle sourde ? Incapable d’émettre un son, ses pupilles glissèrent sur son visage, l’analysant avant de finalement hocher la tête et de refermer la porte à son visage afin d’avoir une conversation avec Vlad. Il était hors de question que cet obsédé ne s’approche de sa jolie voisine. Finalement, pourvu de la boîte à outils que venait de lui montrer le polonais, il rouvrit la porte afin de rejoindre Leslie et de la suivre chez elle. Se mordillant les lèvres, il aurait voulu dire quelque chose pour percer le silence installé entre eux, une parole suave dont Pavel avait le secret ou plus crue et droit au but comme Snatch savait y faire. Mais rien ne sortait. Il se contenta de constater l’étendue des dégâts et de réagir par analogie à son propre domicile pour trouver l’arrivée d’eau et la couper. Il se rendit ensuite dans la cuisine où, travaillant sur l’évier, il pataugea dans l’eau avant de n’avoir d’autre choix que de s’allonger au sol pour réparer l’évier comme Vlad lui murmurait de le faire. Il se redressa, son t-shirt collant et humide lui laissant présager la pneumonie qui se préparait et signa à l’encontre de la demoiselle : « J’ai fait ce que j’ai pu en mettant une résine mais c’est uniquement temporaire. Il faudrait remplacer le tuyau : il est trop vétuste. »

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Message· · Sujet: Re: i hear a distant sound. - naaji. i hear a distant sound. - naaji. EmptyDim 2 Juin 2019 - 10:10

Douze ans qu’elle était à Windmont Bay. Elle se souvenait encore de ce jour où elle avait timidement posée un pied dans la petite bicoque de son oncle. Une petite maison à deux étages, sans prétention mais si différente de ce qu’elle avait connu jusque là. Samuel lui était aussi étranger que le reste des personnes qu’elle avait pu voir ce jour là. Muette, l’adolescente s’était fait discrète. Un brin féline, elle avait observé en silence, tapis dans l’ombre pour se familiariser avec cette nouvelle vie. Arrachée à ses parents, à son entourage, à sa vie, Leslie se sentait dépossédée d’elle-même, vidée. Pourtant, plus d’une fois elle avait songé à cette découverte, l’ailleurs dont elle rêvait tant. Une part d’elle ne le regrettait pas, mais toutes les fibres de son corps étaient pourtant paralysé par la peur. Peur de l’inconnu, de ces inconnus, d’une vie loin de tout ce qu’elle avait toujours connu, loin des siens. Loin d’eux. Elle devait se redéfinir sans ses parents, orpheline, gamine bizarre et trop silencieuse. Leslie avait passé les premières années chez elle, trop anxieuse pour se mêler aux adolescents de son âge. Son oncle avait été si patient avec elle, aujourd’hui encore elle lui en était reconnaissante. Si ce n’était pas une enfant turbulente et au besoin permanent de tester ses limites, c’était toutefois un véritable courant d’air. Partant se perdre en forêt, s’isolant toujours et encore. Et si sa scolarité s’était déroulée presque sans accro, Leslie n’a jamais été le genre de gamine à se faire beaucoup d’amis. Oh elle était très agréable et avenante. Peut être un peu dur de la feuille et avec cette fâcheuse tendance à toujours faire répéter son interlocuteur mais en dehors de cela, elle avait le contact assez facile. Toutefois, Leslie était bizarre, d’autres la qualifierait de morbide mais cela étant uniquement basée sur son emploi, leurs avis n’étaient pas si objectifs que cela. Toujours à côté de la plaque, avec quelques obsessions et lubies toutes particulières. Facilement fascinée par certaines choses, en occultant d’autres hautement plus importantes. Si la belle avait bien du mal à retenir votre date d’anniversaire, elle reconnaîtra votre parfum en quelques secondes et vous associera toujours à ces quelques effluves singulières. Alors comment pourrait-elle décrypter l’attitude de ce voisin qu’elle avait tout de suite trouvé adorable sans pour autant avoir échangé le moindre mot? Mais ses sourires timides avaient fait le job et redonnaient du baume au coeur de la jeune femme lorsqu’elle avait l’occasion de le croiser sur leur pallier. Et sa surdité? La jolie blonde en était alors convaincue, manquant sans doute quelques indices dans sa précipitation à trouver une explication à sa tendance à se dérober et éviter la conversation. Toutefois, elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui claque la porte au nez en plein moment de détresse. « Ok.. » sourit-elle face à cette porte close. Devait-elle comprendre que son voisin en réalité, tentait désespérément de l’éviter depuis le début? Elle n’aurait pas dû en être étonné après tout, ce ne serait pas la première fois. Leslie était tout ce que les autres n’étaient pas, elle n’était ni normale ni originale, juste étrange et morbide. On le lui avait tant répété qu’elle avait fini par s’en persuader. Elle s’apprêtait d’ailleurs à faire demi tour lorsque la porte s’ouvrir à nouveau, laissant passer son voisin équiper de sa boite à outils, prêt à la suivre. Silencieusement, elle l’observa s’activer dans sa cuisine, épatée par ses réflexes. Dans une chambre mortuaire, la belle savait toujours quoi faire, mais face à un évier capricieux, elle perdait tout ses moyens et ne pouvait s’empêcher d’admirer ces bricoleurs et leurs caisses à outils. Peut être devrait-elle s’en procurer une, ou Pip en avait une et l’avait dissimulé quelques parts? Non, elle aurait plus de chance de trouver des boites de capotes qu’un tournevis, autant ne pas s’y aventurer.
« Merde, ça je n’y avais pas pensé. » les mains sur les hanches, la jolie blonde rougit tout en observant son interlocuteur signer face à elle. À faire la maligne avec ses 3 pauvres mots qu’elle avait apprit, elle l’avait laissé croire qu’elle pourrait communiquer avec lui de cette façon. La honte l’avait envahi de la tête aux pieds, et se sentait d’autant plus mal qu’elle espérait qu’il n’irait pas voir là une moquerie de sa part. « Je suis désolée. » articula-t-elle le plus possible. Ce une fut que lorsque son téléphone portable sonna que la belle eut une idée. Elle refusa l’appel de sa patronne pour ouvrir l’application de ses notes. « Tu n’es pas aussi bête que tu en as l’air ma pauvre Leslie. » murmura-t-elle pour elle, fière de son idée tandis qu’elle tapait son message avant de le lui faire lire : « Désolée je ne sais dire que quelques mots en langue des signes, je voulais vous impressionner mais c’est raté. » les joues encore rosis, elle afficha un petit sourire gênée avant de murmurer une nouvelle fois, « Désolée ». Mais son voisin était un jeune homme si réservé et si timide, elle espérait que sa maladresse ne le ferait pas fuir, elle qui espérait vraiment avoir fait quelque chose de bien pour le mettre à l’aise, avait encore tout faux. Décidément, Leslie ne saurait jamais comment interagir normalement avec le commun des mortels. Encore que, son regard glissa du visage du jeune homme vers son torse et son t-shirt trempé, dans la seconde, Leslie sauta sur place, balançant un énième « Désolée. » avant de lui récupérer une serviette sur l’étendage qui trônait au beau milieu du salon et de la lui poser sur les épaules. « Je suis vraiment une idiote je n’ai même pas pensé à vous mettre une serviette par terre. » Pas très au fait du concept d’espace personnel, la belle s’employa alors à frotter ses épaules énergiquement, un sourire radieux au coin des lèvres. « Je ne voudrais pas que vous attrapiez froid à cause de moi. » s’expliqua-t-elle comme une évidence, sans même réaliser qu'elle l'avait tantôt considéré sourd puis muet, et lui parlait normalement sans même savoir s'il pourrait l'entendre finalement.

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Message· · Sujet: Re: i hear a distant sound. - naaji. i hear a distant sound. - naaji. EmptyDim 9 Juin 2019 - 17:40

Il fit mine de ne pas étendre la ronde d’applaudissements et de cris de joie de la famille qui le félicitèrent d’être parvenus à trouver une solution pour cet évier et d’avoir parler normalement à cette si jolie voisine qui le rendait si timide depuis leur emménagement. Il fallait dire que depuis la disparition de Hazel, il errait comme une âme en peine et se persuadait qu’il ne pourrait plus jamais éprouver le moindre sentiment pour qui que ce soit. Evidemment, il n’y avait jamais rien eu entre lui et la petite amie de Snatch mais il ne pouvait s’empêcher de l’admirer et de l’aimer en secret. Pour un être aussi complexe que lui, c’était tout ce qu’il ne pouvait jamais avoir droit. Un être tel que lui n’avait pas le droit d’aimer et surtout d’être aimé en retour. Il était bien trop monstrueux et les actes qu’il avait pu commettre par le passé bien trop ignobles pour pouvoir espérer s’amender un jour. Non, il devait subir l’enfer de la vie sur terre avant que cette dernière ne l’engloutisse et ne le plonge dans les flammes éternelles des damnés. Il adressa un léger sourire à la jeune et jolie jeune femme, faisant mine de ne pas remarquer que son t-shirt le collait de manière désagréable au point qu’il n’avait qu’une seule envie : le retirer. Il devrait néanmoins attendre d’être rentré chez lui. Sa timidité maladive, l’empêchait de se découvrir, n’ayant après tout pas le même physique que Pavel ou même le corps de militaire de Snatch. Décidemment, le jeune anglais d’origine égyptienne n’avait strictement rien pour lui. Ce dernier fronça les sourcils lorsque Leslie s’adressa de nouveau à lui avec une lenteur et une articulation volontaires au point qu’il se demande si, en plus de ses problèmes de surdité, elle n’avait pas d’autres difficultés. Si besoin, il pouvait lui fournir une ou deux adresses qui l’aideraient. Ou pas, c’était selon les points de vue de tout un chacun. Se mordillant la lèvre inférieure, il commença à ranger ses outils et scanner les environs pour trouver de quoi éponger le sol et n’éviter un quelconque accident. Lorsque la jolie blonde revint, il s’essuya sur son pantalon, geste inutile puisqu’il était aussi trempé que son t-shirt, pour se saisir de son téléphone et y lire le mot qu’elle y avait inscrit. Il eut un mouvement de recul, ne comprenant visiblement pas et écrivit frénétiquement une réponse en dessous : Si vous êtes sourde, comment faites vous pour parler aux autres ? Il lui tendit de nouveau le téléphone portable, l’air interrogateur. Après tout, elle avait peut être une astuce qui serait utile pour Scottie, au-delà du fait que Naaji était plus encore intrigué et voulait en apprendre davantage sur cette jolie créature qui enjolivait ses journées sans s’en rendre compte.

« M’impressionner ? » ne put-il s’empêcher de s’exclamer à voix haute, répétant ce qu’elle avait dit à l’instant. Il hocha négativement et tristement la tête : « Je ne suis pas suffisamment intéressant pour qu’on s’échine à m’impressionner. » murmura-t-il, la voix brisée et le regard posé sur le sol inondé de la cuisine, protégé par la surdité de la jeune femme. Elle était véritablement une femme particulièrement surprenante, il devait bien l’avouer. Se reprenant, il lui adressa un sourire timide avant de le perdre immédiatement lorsqu’elle pénétra son espace vital et commença à le frictionner. Ayant pris un forfait consonne, il se gela sur place et sentit son cœur battre sourdement dans sa poitrine, montant jusqu’à ses oreilles et les faisant vriller. Sa respiration se fit plus difficile alors qu’il sentait les mains de la jeune femme contre son dos, frictionnant ce dernier afin manifestement de le sécher. « Je… » parvint-il à balbutier, tentant de bouger ses mains pour se soustraire au rapprochement physique de la demoiselle qui lui faisait perdre pied. Il n’était pas à l’aise, pas à l’aise du tout et avait l’impression que la pièce se refermait autour de lui, comme si elle voulait le happer. Il n’avait pas l’habitude qu’on le touche et éviter le plus possible tout contact physique, comme s’il était contagieux ou pourvu d’une maladie de peau si rare qu’il fallait rester à un bon mètre de distance de lui si on ne souhaitait pas en faire également les frais. Il n’était clairement pas prêt. Il était déjà parvenu à lui parler, enfin lui signer, normalement même si elle n’avait pas totalement compris et à lui venir en aide. C’était déjà un exploit mais là, c’était au dessus de ses capacités. « Je me sens pas… » Des tâches sombres apparurent dans son champs de vision et avant même qu’il ait le temps de réagir, de voir venir ou de prévenir sa voisine, il s’effondra au sol, tombant dans les pommes.

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Message· · Sujet: Re: i hear a distant sound. - naaji. i hear a distant sound. - naaji. EmptyMer 10 Juil 2019 - 15:26

Socialement inadaptée, Leslie était de ces femmes que l’on évitait. Sa franchise avait souvent tendance à déranger, d’autant que le fond de sa pensée était bien souvent très difficile à suivre. Combien de fois l’avait-on regardé avec des yeux ronds comme des billes? La jeune femme ne s’était jamais sentie acceptée, pas une seule fois. Ni dans sa famille, ni ici. Toujours en décalage avec les autres, elle s’était faite à l’idée que son entourage serait restreint, car peu pouvait composer avec l’étrange blondinette. Toutefois, elle regrettait parfois de ne pas être capable de s’intégrer, de ne pas partager les mêmes centres d’intérêts que le commun des mortels. De cesser de s’interroger tant sur ces questions si morbides et d’en faire son fond de commerce. Mais si Leslie était une jeune femme étrange, c’était aussi une femme entière et qui se refusait à changer pour entrer dans des cases préconçues. Son assurance elle ne l’a devait qu’à son indifférence de l’opinion d’autrui. Ne se souciant que très peu de l’avis que pouvait émettre n’importe qui. Depuis toute gamine, là blondinette n’avait que faire de ce qui pouvait se raconter sur son dos. Trop curieuse, pas assez docile, bizarre. Elle n’était pas du même acabit que ses semblables et ils avaient su le lui faire sentir encore et encore. Loin d’être facilement intimidée, sa différence, la belle la voyait comme une douce amie, une particularité fidèle qui saurait lui tenir compagnie à travers ses périples -aussi peu intéressants soient-ils. Toutefois, se lier à d’autres demeurait difficile pour elle, bien que douce et avenante, les maladresses suivaient souvent bien trop vite. Et cela n’avait pas loupé avec son charmant voisin. « Sourde? Mais je ne suis pas sourde, enfin seulement d’une oreille mais j’entends assez bien. » parfois trop selon elle. Sans aller jusqu’à y préférer un silence absolu. Mais son petit défaut de fabrication -comme elle aimait l’appeler- n’avait rien du handicap qu’elle s’était représentée pour son voisin. « Je n’ai appris qu’à signer quelques mots pour vous. Je vous pensais muet. » puis sourd, embrouillée dans sa propre imagination un peu trop débordante, la belle l’avait alors accablée de surdité alors qu’il s’était toujours retourné vers elle en l’entendant arriver dans l’escalier. Pourquoi s’était-elle alors précipitée sur de telles conclusions? Peut être le besoin de fantasmer la vie de ce voisin mystérieux qui l’intriguait et s’évertuait à se soustraire à son regard. C’était sa petite manie bien à elle. Imaginer, rêvasser à tout ce qui pouvait l’entourer. Écrire ses propres histoires à partir de petits éléments qu’elle avait tendance à remarquer. Elle se pensait finie observatrice, mais forcée de constater qu’elle se trompait. « Je reconnais que je vous pensais également sourd et j’ignore pourquoi. C’était idiot de ma part et je m’en excuse. » s’expliqua-t-elle en découvrant le son de sa voix et son petit accent qu’elle n’aurait pas soupçonné. Mais un petit sourire vint illuminer son visage en réalisant alors que c’était aussi leur toute première conversation et s’il continuait à fuir plus ou moins son regard, il n’avait -du moins pas encore- prit la poudre d’escampette. « Oh je suis sûre que c’est faux, ne dites pas de bêtises! Tout le monde est intéressant à sa façon. » affirma-t-elle de son large sourire. Elle n’avait guère besoin de le connaître pour en être convaincue, son adorable voisin n’avait aucune raison de se montrer aussi injuste envers lui-même. « Et je peux vous prouver le contraire. J’ai essayé, j’ai échoué lamentablement c’est vrai. Mais j’ai essayé. Vous vous trompez donc forcement sur vous-même. » conclut-elle simplement. Et maintenant qu’elle avait réussi à capter l’attention de son voisin, elle ne voulait pas le voir s’envoler si vite, et bien moins, le voir tomber malade par sa faute. Quelques pas dans ce salon pas bien grand et elle réapparaissait face à lui. Mais une fois de plus, rien ne se déroulait comme prévu. « Vous voulez un ver... » elle n’eut guère le temps d’achever sa proposition que le jeune homme, blanc comme un linge s’affala de tout son long par terre. Horrifiée Leslie n’eut même pas le temps de tenter quoique ce soit pour amortir sa chute. -Ne mourrez pas s’il vous plait. Furent les premiers mots qu’elle balbutia tandis qu’elle se mettait à genoux à côté de lui. Deux doigts sur son poignet lui permirent de trouver un pouls et pour la première fois de se réjouir de ne pas se retrouver nez à nez avec un mort. Maladroitement, la blondinette tapota sa joue dans l’espoir que cela suffirait à le réveiller, mais sans succès. « Évidement » souffla-t-elle.  « Toujours aussi douée pour te faire des amis.. Vraiment, bravo Leslie, bien joué! » les mains sur les genoux, le regard rivé sur son voisin inanimé, la blondinette sentit son rythme cardiaque s’accélérer sous la panique. Ce qui justifiait sans doute la seconde claque qu’elle avait osé lui filer. Ferme et vive, sa trouille lui ayant donné des ailes. Bien heureusement, son voisin reprenait alors conscience, tandis que Leslie, gênée, se tenait à genoux à ses côtés, les mains à plats sur ces derniers comme une petite fille sage. « Vous m’avez fichu une de ces trouilles! Ça va aller? » elle n’osait plus le toucher de peur de déclencher une crise d’allergie fulgurante, ignorant complètement ce qui avait suscité ce malaise elle préférait garder ses distances plutôt que de commettre la moindre erreur. « Un instant j’ai cru que vous étiez mort, au moins je sais quoi faire dans ces cas là! » s’amusa-t-elle avant de réaliser qu’il y avait peut être plusieurs façons d’interpréter ses paroles. « Ça ne sonnait pas du tout pareil dans ma tête. » s’expliqua-t-elle gênée. « Je suis embaumeuse. » se justifia-t-elle alors, prête à le faire fuir définitivement. « Vous pouvez vous asseoir? » s’enquit-elle réalisant alors qu’elle était excessivement bavarde. Le rouge lui monta aussitôt aux joues. En moins de quelques minutes, elle s’était ridiculisée à signer face à un homme qui n’était ni sourd ni muet, l’avait affublé de plusieurs handicapes, avait faillit le tuer sans trop savoir comment, l’avait giflé après l’avoir imaginé mort. Quelle sombre idiote, pensa-t-elle. Le propre son de sa voix l’exaspérait y comprit dans ses pensées. Elle voulu se jurer de ne prendre la parole que pour avoir l’air brillante et fascinante mais savait d’ores et déjà que c’était raté d’avance.

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Naaji Darwish

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Message· · Sujet: Re: i hear a distant sound. - naaji. i hear a distant sound. - naaji. EmptyDim 1 Sep 2019 - 19:20

Il n’était en principe pas de constitution fragile. Il en fallait beaucoup pour lui faire tourner de l’œil parce que ses yeux, son nez, ses oreilles avaient vu tant de choses qui rendraient malade n’importe quelle personne normalement constituée. Mais lui en demeurait préservé. Il avait vu, enfin une partie de lui, avait vu des enfants brûlé par le napalm avec l’odeur de souffre et des chais brûlées qui s’en dégageait le matin. Il avait vu, enfin une partie de lui, des dents se déchausser, des nez s’enfoncer et des hommes déféquer de terreur. Il avait vu, enfin une partie de lui, des cadavres dans les rues, réclamant un peu d’eau et de pain avec les dernières forces qui leur restaient avant de prendre l’allure des gens endormis, du moins c’était ce que les guides touristiques disaient à leurs crédules clients dont ils ne devaient pas perdre l’argent. Il avait vu, enfin une partie de lui, des gens jeunes, beaux et riches ne devenir qu’un ramassis de gerbe et de sang quand le rail de trop les poussaient au bord du précipice. Il avait vu la haine dans leurs regards pour des choses qu’il avait commises ou non commises, il ne se rappelait plus. Il avait vécu milles vies en une seule mais aucune de ces vies n’était parvenue à le préparer au contact féminin. Patrocle lui avait conté le grand amour. Snatch l’avait fait frissonner avec sa fiancée. Pavel l’avait fait rougir avec ces nombreuses partenaires de tout sexe et horizon. Vlad l’avait conduit au désespoir dans sa manière lourdingue de draguer. Mais malgré tous ces conseils, malgré ces visions de ce qu’il fallait faire ou ne pas faire, Naaji n’avait jamais su réagir face à une jolie fille, plus encore lorsqu’elle était blonde. Il perdait toujours ses moyens, qui n’étaient déjà pas à la base mirobolants. La meilleure preuve en était que se retrouvant en tête avec sa voisine, il était si pris de timidité qu’il en perdait la voix au point tel que sa si jolie voisine se soit persuadée qu’il était muet. Et histoire de se ridiculiser encore plus, il l’avait pris pour quelqu’un de sourd alors qu’elle entendait parfaitement et qu’il aurait dû le remarquer s’il avait prêté attention et ne s’était pas contenté de se concentrer pour éviter de tomber dans les pommes parce qu’elle l’avait regardé. Il aurait également dû se concentrer pour ne pas sombrer encore davantage dans la médiocrité et plus encore dans un coma passager quand elle l’avait touché et commencé à le caresser avec une serviette. Le sécher en somme. Sauf qu’il ne s’y était absolument pas attendu à ça et que jamais personne ne l’avait touché lui de cette manière. Lui. Pas Snatch. Pas Patrocle. Pas Pavel. Pas Jessica. Lui, Naaji Darwish, ce fils d’émigré égyptien, ce britannique d’adoption, cet apprenti pêcheur.

Lorsqu’il revint à lui, se sortant du marasme d’obscurité dans lequel il s’était enfermé involontairement, il mit du temps à se réhabituer aux alentours. L’espace d’un instant, il oublia où il était, qui il était et ce qu’il venait de se passer. Hélène se penchait-elle au dessus de Patrocle pour lui assurer que la fin de la guerre était enfin arrivée et qu’il pourrait retourner avec Achille auréolé de gloire et non de sang ? Snatch avait-il retrouvé la trace de Hazel et, après une nuit de folie entre les deux tourtereaux, le réveillait-elle en douceur pour un nouveau round ? La maman de Mollie venait-elle tirer son adorable petite princesse hors de ses cauchemars et la rassurer en posant une main aussi rafraichissante que réconfortante sur son front brûlant ? Non, rien de tout ça. Il était dans une cuisine qu’il ne connaissait pas avec sa voisine, qu’il connaissait sans connaître, penchée au dessus de lui, les traits tirés et inquiets de le voir manifestement allongé. Il se souvint alors et souhaita que le sol s’ouvre sous son corps pour l’engloutir, dissimulant par là même son embarras et le soustrayant à la honte qu’il avait désormais face à la jeune femme. Plus jamais, il ne descendrait les poubelles. Déglutissant, il se redressa difficilement afin de ressembler le moins possible à la loque pathétique qu’il était et adressa un léger sourire à la demoiselle, se frottant l’arrière de la tête pour vérifier qu’il ne saignait pas puis la joue gauche qui le chauffait étrangement. « Désolé. » répondit-il, manifestement mal à l’aise. « Je ne sais pas ce qu’il m’est arrivé. » Mensonge mais peut être plongerait-elle dedans. Un homme pouvait toujours rêver. Après tout, il avait rêvé plus d’une fois d’être à moitié nu avec pareille divine créature sans jamais se l’avouer. Peut être pas dans ces circonstances exactes, certes. « Merci. » A son invitation, il s’assit et haussa les sourcils lorsque les mots prononcés par la demoiselle coulèrent en lui. « Vous êtes embaumeuse ? » Un frisson le parcourut, lui et Mollie. Les morts le terrifiaient parce qu’ils savaient tout ce qu’il s’était passé et pouvait le dire sans un mot. « Vous ne ressemblez pas à une embaumeuse. » Il se secoua la tête. A quoi ressemblait une embaumeuse ? Il ne le savait pas et n’avait pas envie de le savoir. Mais curieusement, il avait envie d’en savoir plus sur cette embaumeuse particulière. « Pourquoi ? » Il reçut une tape à l’arrière de la tête par Janine. Ce n’était pas des manières. « Je suis pêcheur. » indiqua-t-il comme si c’était une information capitale qu’il devait délivrer le plus rapidement possible afin d’empêcher une nouvelle fin du monde. Mais il était également soldat, délinquant, écolier, retraitée et acteur porno. « Enfin je veux dire, je suis désolé. » Il ne savait pas ce qu’il voulait dire si ce n’est qu’il était embarrassé, qu’il ne savait pas où se mettre et qu’il espérait qu’elle lui pardonne ce qu’il était. Poussant un profond soupir,  il finit par lui adressa un sourire aussi timide que pâle. « Je suis Naaji. » Voilà la réponse parfaite et qui le définissait.

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Leslie Myhre

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Message· · Sujet: Re: i hear a distant sound. - naaji. i hear a distant sound. - naaji. EmptyDim 8 Sep 2019 - 21:28

En dépit de ses quelques expériences, Leslie ne pouvait pas se targuer d’être douée avec les autres. En réalité si quelques âmes bienveillantes lui avaient répété qu’elle n’avait rien d’une jeune femme étrange, elle était au moins convaincue de ne pas être à sa place. Un sentiment qui a toujours fait parti d’elle, depuis aussi longtemps qu’elle s’en souvienne. Leslie a toujours été à part dans un monde où déroger aux règles pré-établies était vu comme signe de rébellion. Au sein de sa famille elle n’était bonne à rien, qu’une curieuse petite sotte qui leur attirait toujours des ennuis. Incapable de rester à sa place, incapable d’écouter et d’apprendre. Leslie voulait plus, toujours plus de connaissance, sa soif d’extérieur lui avait coûté cher, son besoin d’évasion l’avait poussé plus d’une fois à faire le mur et avec des parents strictes ces quelques incartades n’avaient pas été bien vu bien au contraire. Mais elle n’avait su supporter le chemin tout tracé qui lui était imposé, les décisions que l’on avait prise pour elle. Et pourtant aujourd’hui elle regrettait, elle regrettait ce qui s’était passé, comment les choses s’étaient déroulées et ce qui avait fini par l’amener ici. La jeune femme n’était pas responsable de l’accident qui avait tué ses parents et n’avait jamais ressenti la moindre culpabilité, pas même celle du survivant. Elle n’en était pas plus responsable qu’elle ne l’était de cet accident. Toutefois en des moments pareils, ses parents lui manquaient, leurs conseils bien que bancales, leur bienveillance dosée pourtant avec parcimonie. Les sermons auxquels elle pouvait avoir le droit trop souvent. Ses repères lui manquaient. Même si elle avait son oncle, mais Samuel était un homme maladroit un peu immature, elle l’adorait et parlait avec lui librement, sauf peut être de ses relations amoureuses qu’elle n’avait fait qu’effleurer. Une pudeur qu’elle n’avait pas avec Anya, sa patronne. Elle la voyait comme sa tante un peu dingue, aux propos ubuesques et aux idées loufoques, elle l’adorait mais n’écoutait que rarement ses conseils. Leslie ne se sentait pas assez courageuse ou excentrique pour suivre ses plans foireux. Le seul en qui elle avait pleine confiance demeurait Eliot, mais encore une fois, difficile de parler de ce type de relation avec son ex petit-ami et premier amour. Ce malaise n’avait même pas lieu d’être après tout, cette relation était vouée à l’échec sans même que Leslie ne le sache, elle n’avait aucun regret à avoir ce n’était pas plus sa faute que ce n’était la sienne. Et pourtant, aujourd’hui encore, la jolie blonde était persuadée d’avoir fait quelque chose de travers. Tout comme quant elle observait Winnie se montrer tendre et tactile avec son meilleur ami lorsqu’elle aurait dû ne l’être qu’avec elle. Qu’est-ce qui clochait chez elle? Son voisin qui venait de s’effondrer face à elle, avait peut être un début de réponse, une explication à lui donner. Était-elle repoussante à ce point là? On lui avait pourtant juré qu’elle était jolie. Si inintéressante qu’il en tombait d’ennui? Non lui avait juré qu’elle était passionnante et originale. La jolie blonde était perdue, confuse et légèrement attristée lorsqu’elle vit son voisin reprendre doucement connaissance. Sa trogne renfrognée laissa place à un petit sourire soulagée. « Non c’est moi, j’ai peut être fait quelque chose qui ne fallait pas, je m’en excuse. » était-ce sa tendance à s’excuser en permanence? Peut être un peu, Leslie n’était pas loin de s’excuser de sa propre existence tant elle regrettait de voir son voisin dans une telle situation. Tant elle aurait souhaité disparaître, rouge de honte de s’être ridiculisée devant lui. Mais après tout, n’y était-elle pas habituée? La jeune femme avait pour coutume de faire l’exact opposé de ce que l’on attendait d’elle, de ne pas agir comme tout le monde, de mettre les pieds dans le plat, de se rendre ridicule de toutes les façons possibles. Mais le plus commun étant bien sur sa tendance à repousser les autres en leur balançant son métier à la figure. Ce n’était pas comme si elle vendait des barbes à papa dans une fête foraine. Mais elle lançait ça comme si ce n’était qu’une petite broutille un petit rien négligeable. « Oui. » répondit-elle alors timidement, avant de se laisser surprendre par sa seconde réflexion, un peu vexée par ailleurs bien qu’elle essayait de le dissimuler. « À quoi ressemble une embaumeuse? » le questionna-t-elle, curieuse de connaître son avis sur la question avant qu’un  ‘pourquoi’ ne lui tombe dessus comme un cheveu sur la soupe. « Pourquoi je suis embaumeuse? Parce que c’était mon premier job d’été, que j’étais douée pour ça et que ça m’a plu. Je fais des études pour devenir médecin légiste. » autant tout déballer d’un coup, après tout elle n’était plus à ça près, il allait la fuir comme la peste avec ou sans cette révélation.  « Oh ça doit être chouette, mais physique non? Ça vous plait? » comme d’habitude, Leslie ne pouvait s’empêcher de poser plein de questions en découvrant alors le métier du jeune homme, curieuse comme elle l’était découvrir était une seconde nature chez elle. Par ailleurs Leslie ne se formalisa même pas de sa façon un peu étrange d’amener les choses, les notifia pourtant mais n’en fit pas cas. Appréciant bien trop son naturel peut être un peu maladroit.  « Enchantée, je m’appelle Leslie. » répondit-elle, ravit d’enfin mettre un prénom sur ce visage. « Mais c’est un joli prénom, c’est de quelle origine? » la voilà perdue en papotage tandis que son pauvre voisin c’était peut être fait sacrément mal en tombant et que l’explication quand à son malaise demeurait un mystère. « Vous êtes sûr que ça va? Vous devriez vous assoir sur le canapé vous y serez mieux. Je vais appeler un médecin. Votre tête ça va? » l’interrogea-t-elle, ses pensées tourbillonnant à mille à l’heure. La blonde n’ayant aucun filtre, laissait passer tout ce qu’elle avait en tête sans réfléchir. Elle se redressa pour tendre finalement une main à son voisin en espérant pouvoir l’aider à s’installer sur le canapé.

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Message· · Sujet: Re: i hear a distant sound. - naaji. i hear a distant sound. - naaji. EmptyDim 13 Oct 2019 - 16:46

Naaji ouvrit de grands yeux surpris et hocha négativement la tête alors qu’un fard piquait ses joues. Il marmonna dans sa barbe, évitant soigneusement le regard de sa belle voisine : « Non, c’est moi. Vous n’avez pas à vous excuser. Vous n’avez rien fait de mal. Vous êtes parfaite. » Il sursauta franchement lorsque Snatch lui donna une violente tape à l’arrière de la tête et qu’il réalisa son erreur. Se frottant l’arrière de sa nuque en jetant un regard noir au vétéran, il soupira franchement en fermant douloureusement les yeux. Il était insortable et ne devrait plus jamais entrer en contact avec qui que ce soit. Il ne savait pas comment se comporter dans le monde extérieur de lui-même et s’il n’avait pas des membres bien plus dégourdis que lui, tel que Snatch, Pavel ou même Janine, il n’aurait pas donné cher de sa peau pendant un long moment. Naaji n’était clairement pas fait pour le monde extérieur et sans doute que la réciproque était également vrai. Il regrettait maintenant que Tony soit sorti au moment où son intimidante voisine était venue toquer à sa porte pour un peu d’aide. Il regrettait d’avoir ouvert cette dernière et de ne pas être resté planqué dans un coin en attendant que les minutes s’égrènent et que la jolie blonde ne décide de s’éclipser pour aller quémander de l’aide ailleurs. Il ne lui avait pas rendu service en définitive. Elle devait faire face à un individu changeant et maladroit, quelqu’un qui aurait toute sa place dans un asile psychiatrique que ce soit pour sa propre sécurité ou surtout celle des autres. Il agita ses doigts, ouvrant et fermant le poing avant de jouer du piano avec ces derniers pour lui permettre d’évacuer son stress, d’avaler la boule qui s’était formée dans le creux de sa gorge et pouvoir reprendre une attitude ayant un semblant de normalité, un semblant seulement. Mais il ne faisait que s’enfoncer dans la médiocrité au fur et à mesure des minutes qui s’égrenaient. Réalisant qu’il avait peut être vexé son interlocutrice, il se referma une fois de plus dans sa coquille et ses yeux ainsi que son nez commencèrent à le piquer de honte. « Désolé, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Je… » balbutia-t-il légèrement. « Vous n’avez pas de blouse blanche et de gants. » Pouvait-il être plus encore malaisant ? Difficile de battre ce record. Tentant un léger sourire qui s’analysait davantage comme une grimace, le trentenaire tenta de s’expliquer : « Désolé, je n’ai pas beaucoup l’habitude de sortir et de rencontrer des gens. » Il haussa les épaules d’un air contrit réalisant alors combien sa vie pouvait être pathétique. Autant ses vies parallèles pouvaient être rocambolesques et diantre qu’elles l’avaient été par le passé ; autant celle qu’entendait mener le britannique d’adoption était d’un ennui profond. Il se levait, allait travailler, se coucher sans tenter le moindre contact avec ses collègues de travail, sans accepter de boire un verre avec ceux qu’il était amené à côtoyé, se reposant exclusivement sur le meilleur ami de Snatch. « C’est mon ami, Tony, qui est le plus sociable. Mais il n’était pas là. » tenta-t-il de se justifier auprès de la belle sans trop savoir pourquoi et alors qu’elle n’en demandait sûrement pas tant.

Il tira sur les manches de son pull pour se donner un minimum de contenance et s’apaisa légèrement pour parler un peu de travail qui ne nécessitait pas de trop se dévoiler et était un sujet de conversation plus aisé et moins personnel. « Ca vous plaît ? » l’interrogea-t-il, s’intéressant sincèrement au métier de la jeune femme qu’il voyait sous un autre jour maintenant et peut être qui lui plaisait encore plus. « Ca ne doit pas être facile de travailler avec les morts ? » Il réprima un violent frisson alors que des images lui revenaient en mémoire, images qu’il dissimula tout au fond de lui. « J’aime bien être pêcheur oui. On ne me demande pas grand-chose. Je n’ai pas besoin de réfléchir. » Il n’avait après tout jamais pu faire d’étude et n’aurait jamais pu être aussi brillante que son interlocutrice. Personne dans la famille n’avait fait de hautes études et le plus malin et intelligent de tous avait eu son avenir universitaire brillant brisé par une guerre de l’autre côté de la planète. Rassuré néanmoins par la tournure de la conversation et ayant progressivement plus confiance en son interlocutrice, il se détendit progressivement jusqu’à lever un peu plus le voile sur ses origines et la rassura du mieux qu’il pouvait en cet instant précis. Si son cœur se précipita à l’idée de voir un médecin, les paumes de ses mains suintant quasi instantanément, il fut surpris de découvrir que sa voix ne trahissait pas trop la panique ressentie. « Non, pas de médecin, ça va aller. » Il se mordit la lèvre avant d’accepter sa main, légèrement frissonnant au contact de leurs épidermes et de la suivre pour s’installer sur son canapé. « Merci c’est gentil. » Il lui adressa un léger sourire timide avant de lui répondre. « Egyptienne. J’y suis né mais j’ai grandi en Angleterre avant de venir aux Etats-Unis quand je suis sorti de... » Il se figea, réalisant l’énorme boulette qu’il allait commettre et qu’il n’avait jamais faite jusqu’à présent. Bon sang qu’il était stupide. Voilà pourquoi il ne laissait personne s’approcher de lui. Parce qu’une fois que les gens découvraient qui il était réellement, ce qu’il avait fait, il voyait leur regard changer, l’horreur envahir leurs traits, le dégoût et la haine s’installer. Il ne voulait pas voir ces sentiments déformer les traits si doux de la jeune femme. Généralement, il ne parlait donc pas de son histoire, moins encore de cette partie de son passé qu’il préférait oublier. Mais il y avait chez la jeune femme quelque chose qui l’apaisait. Il retrouvait en elle une fibre équivalente à Tony et à celle à laquelle il pensait encore de temps en temps mais de moins en moins douloureusement. Il l’aimait bien. Il l’aimait même vraiment bien. « Votre petit ami n’est pas là ? » Réflexion stupide s’il en était puisque si tel était le cas, elle lui aurait demandé de réparer la fuite mais Naaji avait parfois un peu de mal à connecter ses cellules grises en présence de Leslie. « Ca fait longtemps que vous vivez ensemble ? »

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