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Gaelan Springer

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Message· · Sujet: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptyJeu 18 Avr - 17:26

Dillon and Gaelan, part I
You've got the light to fight the shadows so stop hiding it away.
@Dillon Carver

Sparring partner de Dillon Carver. Si on lui avait dit ça ne serait-ce qu’un an en arrière, il aurait ri au nez de celui qui aurait osé l’insulter de la sorte. Numéro onze mondial, en passe de jouer l’un des matchs les plus importants de sa jeune carrière face à Kei Nishikori pour espérer ensuite affronter le Roi Nadal, il était à l’apogée de son art et puis la chute. Depuis, il n’était qu’un simple professeur de tennis qui frappait la balle pour gagner sa croûte, histoire de payer son maigre loyer, survivant à une blessure insurmontable, celle du décès de sa petite sœur. Il aurait pu tenter un comeback, mais pourquoi faire ? Son existence entière avait tourné autour de la guérison possible de sa sœur. Son prize-money était passé dans tous les traitements possibles et inimaginables. Il n’avait jamais joué au tennis pour lui. Et c’était pour cela qu’il avait toujours très mal encaissé la moindre défaite mais qu’en bourreau de travail, il s’acharnait à atteindre les sommets. Il n’en avait plus besoin à présent. Il avait assisté à la blessure de Carver il y a plus d’un an de cela, à Indian Wells. Ils semblaient avoir quelques points communs, sauf que lui n’avait pas eu à affronter une blessure physique, et ne s’était jamais mis en tête de revenir sur le circuit. D’autant plus qu’il aurait eu à expliquer pourquoi il avait déserté la demi-finale sur le Rocher, et il aurait fait face à une tornade médiatique. Il n’avait pas envie de cela. Au fond, il n’avait envie de rien. S’il était là à attacher son vélo devant le Mickey’s Dinner, il se demandait au fond pourquoi. Le coach de la joueuse qui ne connaissait rien au tennis l’avait abordé un après-midi, alors qu’il l’avait observé jouer avec un de ses élèves. Ce type, qui se nommait Zachary Allen et qui avait un fort accent bostonien, il l’avait noté, n’avait pas dit beaucoup, mais il lui avait proposé d’intégrer l’équipe de Dillon Carver. Si le jeune professeur de tennis avait d’abord décliné l’offre, gentiment, sans expliquer pourquoi, le coach lui, n’avait pas baissé les bras. Il l’avait recontacté, avait insisté et avait même promis une paie généreuse, croyant l’avoir comme ça. Il n’avait même pas conscience que Dillon et Gaelan se connaissaient et n’avaient jamais été en très bons termes. Alors pourquoi était-il venu à ce diner organisé ? Parce qu’il voulait savoir si c’était Dillon qui voulait de son aide ou s’il s’agissait juste d’une lubie de son coach. Quoi qu’il en soit, il valait mieux pour elle qu’elle tape la balle avec quelqu’un de meilleur que ce type, ou elle finirait par truster les tournois Challenger en quête d’argent. Rentrant dans le restaurant, loin d’être super bien sapé, portant des vêtements que n’importe quel jeune pourrait revêtir, il s’avança vers le pupitre où se trouvait le maitre d’hôtel ou peu importe comment il s’appelait. « Bonsoir, j’ai une réservation au nom de Carver, je ne sais pas si les autres sont déjà arrivés… » La personne qui lui faisait face le dévisagea un instant, cherchant le nom sur la liste et lui répondit : « Vous êtes le premier, vous voulez attendre les autres personnes ici ou voulez-vous me suivre jusqu’à votre table ? » Haussant les épaules, il répondit simplement : « Je vous suis. » Il ne passait pas inaperçu grand et élancé comme il était. Il préférait s’asseoir et pester en se disant que c’était une mauvaise idée. Visiblement, la ponctualité n’était pas leur fort, lui qui n’était déjà pas en avance. Comment faisait-elle pour être à l’heure à ses matchs ? En tout cas, il commanda un cocktail pour patienter, se promettant de leur faire offrir le repas pour la peine. Il avait du mal à voir le duo Allen-Carver comme une affaire qui fonctionnait. Ils étaient tellement différents. Du moins du souvenir qu’il se faisait de la jeune femme. D’ailleurs, il sortit son téléphone pour consulter les résultats WTA des derniers tournois et fut surpris de constater qu’elle avait atteint les quarts de finale à Acapulco. Une belle performance. Ce coach devait donc avoir d’autres atouts. Les nerfs bien accrochés aussi. Le cocktail fut présenté à lui et à peine eut-il le temps de boire une gorgée, que déjà, il aperçut la joueuse de tennis qui s’adressait au type des réservations à son tour. Ca promettait de faire des étincelles. En revanche, son coach lui, n’était toujours pas présent.

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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptySam 20 Avr - 13:45

Gaelan and Dillon, part I
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@Gaelan Springer


What the.
the coach a écrit:
Il s'appelle Gaelan Springer je crois. Il coache au club de Windmont Bay. Il a été pro apparemment.
 
Dillon Carver avait eu besoin de relire ces trois phrases une bonne dizaine de fois depuis que ses yeux s’étaient posés dessus, questionnant l’état de sa santé mentale, ruinant plusieurs minutes de son existence à se demander s’il existait réellement un karma et si c’était le cas, comment se pouvait-il que ledit karma se montre obnubilé par sa misérable personne alors qu’à travers le monde des individus inutiles et potentiellement dangereux méritaient d’en subir la causticité ?!
Gaelan Springer était donc le sparring-partner dégoté par son coach – toujours enclin à se dévaloriser, soit disant parce qu’il ne s’y connaissait pas autant en tennis qu’en football, prêt à écumer les complexes sportifs d’Oregon pour – finalement, karma-obnubilé-par-Dillon-Carver – faire appel aux services d’un poseur comme Springer.  
Elle se demanda si Zachary avait idée des liens qui les liaient – du moins, des fils  barbelés assemblés sommairement du temps des circuits et qui avaient ,selon les conjectures, concouru à ruiner l’ambiance. C’était plutôt simple :  ils ne s’aimaient pas. Ou, en tout cas, se fichaient complètement que l’un appartienne à la biosphère – participant à un écosystème duquel ,soyons honnêtes, ils espéraient tous deux dominer la pyramide : placés au sommet par leurs exploits. Le jeu entre eux n’était pas plat ; même s’ils passaient très près des filets imaginaires, se côtoyant car quelque peu obligés à frôler leur bulle respective dans le but de vendre, ils créaient cet effet puissant, pour terminer le set. La réussite était la seule chose qu’ils avaient en commun.A l’époque, lorsqu’elle était encore en Californie, il était arrivé en demi finale des masters 1000 de Monte-Carlo alors qu’elle ne renvoyait non pas des balles mais des invectives à la manière d’un échange serré contre la première physiothérapeute qui lui avait été mise dans les bask’. Certains prophétisaient  un destin à la Federer  le concernant  jusqu’à ce qu’il disparaisse dans un très mauvais numéro d’illusionnisme : pouf, de Springer, il ne restait plus que les posters et autres silhouettes en carton disposés çà et là dans des magasins de sport ou sur des boulevards aux quatre coins du monde. Un vulgaire outil marketing vite remplacé – aussi vite oublié- par celui qui avait depuis reprit sa place : il avait été onzième comme elle avait été dix neuvième au sein de classements qui avaient occupé une telle importance dans leur vie.
Elle était de retour sur les circuits tandis qu’il coachait des gamins pourris gâtés dans un club constitué à soixante pourcent de vieux retraités et de quarante pourcent de pèlerins sans ambition. Il valait mieux mais, ça n’était clairement pas ces mots qui sortirent de sa bouche lorsqu’elle lui fit face, escortée élégamment par un employé d’un dinner qui ne méritait clairement pas qu’on mette les petits plats dans les grands :  il y avait des booths. Avec autant de carrelage, elle se croyait davantage dans un hammam que dans un restaurant qui pouvait se payer le luxe d’avoir un pupitre.
La blonde avait connu mieux – puis, avait été contrainte de revoir ses critères à la baisse : Acapulco constituait un miracle pour celle à laquelle l’on prédisait plutôt l’avenir de Kournikova, un concubinage sempiternel avec un chanteur latino, deux jumeaux mis au monde dans l’anonymat  et absolument nada de très intéressant
- D’abord Zvornareva, maintenant toi : je vais croire que le maire d’ce bourg vous a promis une réduction considérable du prix des taxes à condition que vous veniez vous y installer C’était ce qui faisait office de salutations pour celle que le joueur de tennis et l’ex championne russe avaient l’habitude de surnommer Diva. Elle se souvint – alors qu’elle le fixait d’un regard perplexe – à quel point elle avait détesté sa trogne de premier d’la classe et à quel point elle avait détesté le couple qu’il formait avec sa plus grande antagoniste alias Garbine (dont elle ne donnait pas cher à la prochaine Fed Cup qui aurait lieu).
Elle s’installa, prenant soin de lisser les pans de la jupette en similicuir qu’elle portait : elle avait du retard et n’avait même pas eu la décence de présenter ses excuses, comme s’il y avait dans son comportement une certaine légitimité, peut-être liée au fait qu’elle allait désormais contribuer à ce qu’il mange mieux (n’avait-il pas été un peu plus en chair ou n’était ce que l’effet des spots lumineux aveuglants placés au dessus de leurs têtes?). - Pas la peine de guetter l’arrivée de mon coach, il ne t’offrira pas le plaisir de contempler sa fossette au menton – ajouta-t-elle, faisant en sorte que son attention revienne à elle, se permettant d’attraper le verre déposé sous son regard, pour y tremper rapidement les lèvres. Liqueur de gin et club soda : prévisible, songea-t-elle. Hum, un cocktail de tapette souffla-t-elle, levant la main pour attirer le serveur, s'appliquant à le finir.

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Dernière édition par Dillon Carver le Ven 17 Mai - 12:59, édité 5 fois
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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptyLun 22 Avr - 15:04

Dillon and Gaelan, part I
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@Dillon Carver

La diva dans toute sa splendeur. Dillon Carver. Oh elle avait de l’allure, comme elle en avait toujours eu, bien qu’elle était moins élancée que certaines joueuses comme Mila Zvonareva, sa grande amie, disparue des courts et de sa vie. Son ex-petite-amie, Garbiñe l’était du haut de son mètre quatre-vingt-deux plus encore. La petite mobylette qu’elle était autrefois sur les courts avait également la langue bien pendue et se plaisait à lui lancer des remarques acerbes qui en plus de le faire rire, le lançait dans un torrent de sarcasmes pour la mettre plus bas que terre. Il n’avait pourtant aucune explication à fournir à son comportement. Ca le distrayait et l’attitude de la petite princesse des Etats-Unis, ne lui convenait pas. Encore une fois, il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Tandis qu’il la voit arriver devant lui comme une fleur, il range son téléphone, au moins bien élevé. En revanche, il ne prend pas la peine de se lever de sa chaise, elle n’avait qu’à arriver à l’heure. Pas d’efforts de plus. Il s’était déjà déplacé pensant que sa présence était requise, mais il commençait à en douter. De plus, il n’avait pas plus envie que cela de se remettre dans la lumière après sa fuite à Monte-Carlo, déplorée par le prince Albert II et toute la tennis-sphère. Il n’avait pas envie de fournir des explications pas plus qu’il n’en avait donné un an auparavant. Il fut surpris de l’entendre mentionner Mila alors qu’elle ne le gratifiait d’aucune excuse quant à son retard. Typique. La Celine Dion des courts de tennis n’avait aucune éducation. Surpris de l’entendre insinuer que la Russe était également présente ici, il eut un temps d’arrêt avant de lui rendre la monnaie de sa pièce : « J’en déduis que tu n’es pas assez connue pour avoir une réduction sur la taxe toi aussi ? » Si elle savait qu’il vivait dans une petite caravane dans laquelle régnait un chaos sans nom tant il entassait ses affaires avec des feuilles volantes et que la vaisselle trainait partout où il pouvait. Il s’en fichait, il n’avait pas besoin de plus contrairement à la demoiselle qui elle devait crécher dans l’hôtel le plus cher de la ville parce que Papa payait. En revanche, la possibilité que Mila se trouve ici le turlupine. Mais il ne lui posera aucune question à ce sujet parce qu'il serait vulnérable et finirait par parler du sujet qui fâche. Il la toise du regard, sans une expression positive sur le visage. Juste blasé de ces pseudo-retrouvailles. Il l’observe ajuster sa posture et ses vêtements comme si ça avait vraiment son importance jusqu’à ce qu’il se dise que son coach tarde à arriver. Il commence à fixer avec insistance la porte au fond de la salle, mais elle lui signifie que l’homme qu’elle emploie comme son coach ne viendra pas. Grimaçant et levant les yeux au ciel, il se dit qu’il perd son temps. « Je vois. Moi qui pensais qu’il allait encore me supplier de jouer à sa place… » Parce que c’est littéralement ce qu’il a fait. L’homme avait l’air de dire que sans lui, l’objectif de Dillon ne serait pas atteint parce qu’il fallait la stimuler davantage, tennistiquement parlant. Or, il n’a même pas pris la peine de venir expliquer leur plan, ça veut dire que lui-même n’y croit pas. Ou alors, il était persuadé qu’elle était capable de le convaincre sans lui. Quoiqu’il en soit, le jeune homme ne trouvait pas cela très professionnel et se permit de le signifier. « Si t’es là c’est qu’il est vraiment naze. En même temps, il ne doit rien y connaitre au tennis. » Mais il n’est pas surpris du choix douteux du trentenaire. Dillon n’a jamais été conventionnelle. Elle avait embauché ce Rutger qui avait tout l’air d’un charlatan tandis que lui s’était offert les services d’Ivan Lendl qui en plus d’être une légende du sport avait prouvé avoir de bonnes méthodes auprès d’Andy Murray. Face à la remarque de la petite blonde, il laisse échapper un rire dénigrant en montrant le verre qu’elle a dans les mains d’un signe de tête : « …Que tu es en train de boire. Belle hygiène de vie Carver. » Il pourrait commencer à l’attaquer sur sa diète mais son coach doit déjà lui faire la guerre car elle a l’air plus affutée que fut un temps. Si bien qu’une question transperce ses lèvres alors que le serveur se pose à côté de la joueuse : « Tu couches avec ton coach ? » Elle lui avait bien fait une remarque sur sa fossette, et peut-être que c’était la raison pour laquelle elle l’avait embauché : un beau-gosse qui ne venait pas du même monde, pour faire parler d’elle et décrocher plus de contrats publicitaires que de points à la WTA.

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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptyMar 23 Avr - 14:17

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Dillon se rebiffa féline, faillit sortir crocs et griffes mais, contemplant l’idée de jouer un peu, se ravisa aussitôt ; elle passa rapidement commande (un burger/frites comme le lui avait suggéré son coach accompagné d’un verre de soda) ne quittant pas du regard celui qu’elle espérait réduire en charpies.
- Te supplier de jouer à sa place ? L’idée d’un Zachary Allen suppliant qui que ce soit d’effectuer quoi que ce soit à sa place déplut grandement à la joueuse qui se vit rejeter sa chevelure en arrière et élargir son sourire, ses ongles fraîchement manucurés vinrent frapper contre le plan de la table – comme la mélodie funèbre d’une tragédie. ‘Si tu avais disputé ta demi finale à Monte Carlo l’an dernier, peut-être que l’emploi du verbe « supplier » aurait été adéquat, aujourd’hui tu n’es plus personne ; tu devrais supplier pour qu’on t’accorde le droit de fouler un court’ – aurait-elle voulu cracher, ne cachant pas le mépris qu’il pouvait lui inspirer : il arborait toujours ses boucles indisciplinées qui lui conféraient la dégaine d’un membre d’la vieille aristocratie européenne – Gaelan de Springer III (plein de dédain, reniflant dans une autre direction que la sienne, s’appliquant à lui renvoyer ses balles imaginaires sans hésitation).
L’acolyte de Mila, l’Apollon d’Aphrodite, un duo admirable ; ils avaient grandi trop vite, dans les circuits, de manière désorganisée : ils se réveillaient à Tokyo pour se coucher à Miami, avaient été contraints d’apprendre plusieurs langues. Il y avait Mila et Gaelan d’un côté et Dillon Carver de l’autre, souffrant d’une forme rare de solitude, comptant uniquement sur le soutien d’un père dépassé, d’un entraîneur peu empathique, d’une meilleure amie extravagante : l’enfant sacré dans sa tour de cristal. Oui, Dieu seul savait à quel point , et avec quelle intensité, elle les avait détesté M et lui, surtout parce qu’elle les avait envié avec autant de véhémence aussi bien pour ce qui les liait que pour leurs prouesses sportives. - T’y connaître en tennis ne t'a pas  servi à grand chose – remarqua-t-elle, se délaissant de son indolence pour prendre la défense de son coach. Ce qui était profondément idiot ; le jeune homme ne faisait qu’émettre une vérité et sa présence en ce lieu, en sa compagnie, n’était peut-être que le signe d’une bonne foi. Allen lui avait touché mot de ses recherches de sparring-partner mais elle n’avait jamais soulevé les bonnes questions. Peut-être cherchait-il à se défaire ? Ou au contraire à prouver qu’elle serait capable de mieux, entourée des bonnes personnes ? ( ce qu’elle savait déjà, autrement Rutger aurait encore fait partie du tableau). - Je suis là parce qu’il est conscient de ses limites et comme le disait Confucius celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour : je n’ai ni envie de stagner, ni envie de reculer, surtout si j’ai l’intention de décrocher un master 1000. Lui, il aurait pu le faire, il l’aurait sûrement fait avec cette facilité qu’il dégageait à chaque fois qu’il se trouvait dans un rectangle : lui avait été donnée très peu de fois l’occasion de voir s'épanouir ceux qui semblaient avoir le jeu dans le sang. Seulement, même Stevie Wonder aurait été capable de voir à travers ses verres opaques (et son flagrant handicap) que Springer ne prenait presque aucun plaisir à le faire. Elle adorait le tennis comme elle le haïssait, c’était cette dualité qui lui procurait de la force. Mais, s’il était un maestro une raquette à la main, elle n’avait jamais eu l’impression qu’il aimait le tennis comme elle le faisait. Aussi, lorsqu’il n’avait pas répondu présent contre Kei Nishikori, elle n’avait pas été surprise : peut-être qu’elle savait, au fond, qu’elle connaissait les pourquoi pour les avoir tant de fois croisé en cours de route.
La tenniswoman ne cacha pas le sentiment de dégoût qui l’étreignit lorsque Gaelan lui demanda si elle couchait avec  son coach, tant sa remarque lui parut farfelue, déplacée, grossière et la prit au dépourvu (avait-elle ne serait-ce que nourrit un quelconque fantasme concernant le trentenaire ?). - Qu’est-ce qu’un petit puceau comme toi peu bien savoir, hein ? - débuta-t-elle, traçant une ligne imaginaire entre ce qui lui faisait office d’attributs – qui si elle avait été dotée d’une vision laser aurait été réduit en cendres en quelques nanosecondes- et ce qui lui servait d’organes de vision. - Heureuse de constater que ta voix a mué depuis la dernière fois qu’on s’est croisés mais on dirait bien qu’la fuite constitue 99 % d’ton exercice physique – elle accueillit la serveuse avec un sourire poli lorsqu’elle vint déposer sous son regard le verre XXL plein de Dr Pepper. - Toutefois, il ne me semble pas qu’on soit réunis autour de cette table pour parler sexe et contraception. Le sujet qui les réunissait était autrement plus déconcertant : son besoin vital d'avoir du challenge. Qu'est-ce qu'il t'a dit pour te convaincre de venir jusqu'ici ?

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Dernière édition par Dillon Carver le Mer 24 Avr - 12:36, édité 2 fois
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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptyMer 24 Avr - 12:30

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@Dillon Carver

Il voit que le regard de Dillon change quand il mentionne ses échanges avec son coach. Pourtant, il ne ment pas. Il a décliné une fois et il pensait être débarrassé, mais l’homme est revenu à la charge. Il lui a dit qu’il pouvait partager à quelque chose de plus grand que de donner des cours à des personnes âgées et gamins insupportables ; que c’était un beau projet et Gaelan s’était retenu de lui ricaner à la figure. Il n’avait aucune idée de ce que représentait le tennis pour lui : ça avait été un moyen de réaliser quelque chose de grand. Pas pour sa gloire personnelle, mais pour venir en aide à sa petite sœur à sa manière. Zachary Allen croyait le toucher en lui expliquant que Dillon était déterminée à triompher, mais c’était tout l’inverse. Le coach ne connaissait pas sa réalité, ni ce qu’il avait traversé et visiblement encore moins le niveau qu’il avait atteint. Taper la balle à l’entrainement avec Carver n’avait rien de grandiose pour lui, c’était loin d’être un rêve. Gagner plus ? Pour quoi faire ? Il n’y avait plus rien qui lui faisait envie, rien qui ne le fasse vibrer. La passion qu’il avait fini par ressentir en gagnant des matchs et notamment le jour où il avait défait Federer, s’était envolée en même temps que sa sœur. Venir en aide à Dillon, il l’aurait fait s’ils avaient été amis, mais ils n’étaient pas loin de s’égorger à chacune de leurs rencontres. Elle remet en doute sa parole, alors bien droit sur sa chaise, il réitère ses propos, en renchérissant. « Meuf, il est venu me voir trois fois en dix jours, il est persuadé que je suis la personne qu’il te faut ! Je sais pas comment tu appelles ça ? …Du harcèlement ?! » Il avait fini par accepter de le rencontrer lui et sa joueuse pour qu’il arrête de lui casser les pieds, mais sa réponse ne changerait pas.
A l’époque où ils étaient tous deux sur le circuit, Gaelan ne se souvenait pas d’une fois où il avait été courtois avec la joueuse de la Vista. Dans le meilleur des cas, il ne lui adressait pas la parole, dans le pire, il se moquait ou entrait dans le jeu de sa petite-amie pour bitcher. C’était de leur âge, et puis Mila non plus ne l’appréciait pas, il y avait donc bien une raison à tout ça. Et au fur et à mesure que les minutes s’écoulaient, il se rendait compte à quel point elle était douée pour appuyer où ça faisait mal sans n’y paraitre. La petite pique qu’elle venait de placer réveilla en lui une colère noire. Il serre les dents pour garder son sang-froid. C’est vrai, le tennis ne lui a servi à rien. Il est conscient qu’il n’a pas pu sauver Nola, que toutes ces années d’entrainement, cet acharnement en match n’a servi à rien. Il a dû enterrer sa sœur et le tennis au lieu de devenir un lieu d’exutoire est devenu un lieu vide de sens. Posément, il la met en garde alors qu’il fait craquer les jointures de ses doigts. « Tu ferais mieux de faire attention à ce que tu dis, c’est toi qui as besoin de moi, pas l’inverse. » Il se fiche bien pas mal qu’elle reprenne la compétition après une blessure. Elle n’a perdu personne, elle. Elle a fait sa diva comme d’habitude, pour pas grand-chose. Elle n’a aucune idée de ce qu’est la souffrance, la vraie. Et il la déteste pour cela : elle est fille unique, jamais elle ne comprendra. Chacune de ses paroles et une insinuation le visant. Il se dirait presque qu’il était devenu son obsession tant elle maitrisait son sujet à la perfection. En citant Confucius, elle développe le dédain chez son interlocuteur. Elle se sent obligée de lui exposer sa culture, lui n’en a que faire. Il souffle, moqueur. « Et tu penses que sans moi tu n’y arriveras pas. C’est mignon, j’en verserais presque ma petite larme. » Lui au contraire, pense que même s’il venait à taper la balle avec elle, il ne ferait pas des miracles car il n’est pas coach. Il se contenterait de lui placer la balle au bon endroit là où son coach devait probablement la surprendre avec un manque de retours constants. Travailler la régularité serait plus aisé, mais ne l’appréciant pas, il se plairait aussi à lui placer des balles qu’elle ne pourrait retourner.
Il se plait à la prendre au dépourvu de par sa remarque et à l’observer, il a l’intime conviction qu’il n’y a aucune barrière mise avec quiconque chez elle, mais qu’elle semble incapable de construire une relation sérieuse. Cette fois, ce qu’elle lui rétorque le fait doucement sourire. Il n’y a rien de vrai dans sa phrase : il n’est ni petit, ni puceau et ce depuis bien longtemps. En revanche il se demande si c’est le cas pour elle, et il ne peut s’empêcher de l’attaquer sur sa relation à son père puisqu’on racontait sur le circuit qu’elle ne pouvait rien faire sans qu’il lui ait donné sa bénédiction. « Mademoiselle est jalouse parce que je couchais pas avec elle à l’époque ? Ah non c’est parce que Papa ne l’aurait pas permis avant le mariage ! » Levant les yeux au ciel alors qu’elle parlait de nouveau de fuite, et s’il en était conscient qu’il avait fui le plus gros match de sa carrière, il ne comprenait pas que les gens se permettent de commenter son choix, il lâcha : « On t’a déjà dit que tu n’étais pas vraiment au point au niveau des négociations, ou c’est comme pour ton coup droit on joue les hypocrites ? » Il commanda alors à la serveuse une bouteille de vin rouge pour accompagner son burger. La jeune femme lui offrit son plus beau sourire et les laissa poursuivre leur conversation. Dillon ne savait même pas ce que son coach lui avait vendu. Il ignora complètement sa remarque sur la contraception et fut tenté de raconter des balivernes, mais il se ravisa et lui donna la vérité. « Je te l’ai dit. Il a insisté, alors j’étais curieux de voir pourquoi. Si ça venait de lui ou de toi. Mais j’ai ma réponse. » Ca venait du coach car si elle avait su qui il était, elle ne se serait même pas déplacée. Préférant être clair tout de suite, il continua : « C’est pas dans mon intérêt d’accepter. J’ai aucune envie de faire face aux vautours, ma vie me convient. » Parce que même en tant que sparring, il serait sollicité, ça coulait de source.

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- Ce dont j’ai besoin, c’est de victoires et bien que tu aies connu ton lot de réussites, dernièrement tu t’es plutôt illustré comme un parfait looser ; qui a besoin de l’autre au fond ? Avait-elle craché, du tac o tac, maintenant sa position alors qu’elle était au courant de ses faiblesses, qu’elle les contemplait parfois d’un regard affolé avant de se composer une attitude battante, à l’instar de celle qu’elle démontrait sur les posters géants collés aux panneaux publicitaires.
Elle conservait encore chichement le souvenir d’une publicité dans laquelle elle apparaissait et de son emplacement stratégique à l’intersection entre Santa Monica et la Cienega boulevard sur West Hollywood – elle avait eu le vertige et une étrange sensation d’euphorie l’avait étreint, lorsque ses opalines s’étaient posées dessus, elle était confortablement installée à l’arrière d’une berline flambant neuve qui l’avait conduite jusqu’au Hollywood Hotel où elle séjournait le temps de son passage à Los Angeles (où Elton John organisait sa  fiesta annuelle à laquelle elle avait été conviée).
De la virée en Yacht, du dancing floor ambiancé par un célèbre DJ, des conversations badines entamées ce weekend là elle n’avait rien retenu d’autre que sa frimousse de superstar, sur ce panneau, accueillant les touristes du monde entier, les rêveurs venus se créer une légende dans ce coin d’illusions et de paillettes.
Elle en était arrivée à oublier qu’elle faisait partie de ces rêveurs. Est-ce que ses rêves se prélassant dans l’hypothétique de leur domaine, finiraient par devenir réels et est-ce que Springer faisait partie des moteurs censés permettre son ascension ? A le regarder, dégingandé, conservant l’air d’éphèbe qu’il avait toujours eu, elle éprouvait du mal à le croire. Elle détesta le ton employé à son encontre, l’attitude cent fois plus pétasse qu’elle affichait envers lui et qui ne cessait ,depuis qu’elle avait mis les pieds dans ce vieux dinner à la con (le pupitre était décidément superflu), de lui donner du fil à retordre. - T’as toujours la langue aussi bien aiguisée, j’aurais cru qu’elle se serait émoussée avec le temps ; dire que je reportais la faute sur toutes les grognasses aux jupons desquelles tu t’accrochais à l’époque – elle avait rarement croisé la route d’individus susceptibles de concurrencer son bagou mais elle devait avouer qu’entre la russe, la vénézuelo-espagnole et la sale bestiole originaire de seattle, elle avait pensé que dans ce nid à vipères, les mecs n’étaient que victimes de l'environnement malsain dans lequel ils évoluaient: elle avait tord. Peut-être qu’à part la raquette, il était évident que pour se frayer un chemin jusqu’au sommet, il était indispensable d’avoir une certaine répartie. - Ou peut-être serais-tu simplement le plus cheap de tous ceux qu’il a réussi à dégoter ? Zachary est un homme intelligent ; Victor Hugo disait le compliment est un baiser à travers le voile, quant à Mark Twain, lui, prétendait qu’avec un bon compliment il arrivait à vivre durant deux mois, tu vois un peu où je veux en venir ou là haut c’est toujours pas encore fluide ? Il y avait à cette table là deux joueurs de haut niveau mais, leur échange quant à lui frôlait  la cour de récréation. La remarque sur son père la fit grimacer, l’espace de quelques secondes, suffisamment pour que le jeune homme en tienne compte ; elle se redressa sur sa chaise, ses coudes vinrent se poser sur le formica : pourquoi étaient-ils là ? Pour se chicaner comme des mômes ? Elle s’apprêtait à lui servir une pique mais elle se tut, prêta plutôt l’oreille et se retrouva, la main autour de son verre de coca, la paille coincée entre ses lèvres à en siroter distraitement le contenu. Il parlait de curiosité, de vautours et à dire vrai, la blondinette n’avait pas l’intention d’analyser ce qu’il venait de lui dire ; ce qui l’intéressait, c’était plutôt de connaître la réelle opinion qu’il avait d’elle. Elle n’aurait pas dû accorder d’importance à ce qu’un merdeux comme lui pouvait bien penser d’elle mais, c’était un travers sur lequel elle travaillait encore, n’avait-il pas parlé d’hypocrisie ? - Et ce serait dans le mien, peut-être ? Elle le pensait mentalement plus fort, après tout, s’il arrivait encore à se balader dans la rue, la tête bien haute, après le désastre de son dernier match, c’est qu’il pouvait se détacher de tout le battage médiatique et se concentrer sur sa seule personne. Mais, encore une fois, n’avait-il pas parlé de vautours ? Dillon avait bien saisi qu’il ne désirait aucunement être associé à sa compagnie, qu’il devait sûrement juger trop vulgaire, trop en dessous de son statut. Seulement, quel statut avait-il désormais ? Elle observa la bouteille de vin, la buée qui se formait progressivement dessus et s’imagina la saisir pour la fracasser contre le crâne de son interlocuteur. - Puisque tu as fait le déplacement et que tu as l’air d’avoir des choses à cracher, je t’en prie, vide ton sac. J'ai la peau assez dure - elle aurait aimé lui arguer qu'elle avait elle aussi connu le creux de la vague, mais elle n'avait pas envie de faire vibrer une corde sensible et doutait un peu qu'il morde aussi rapidement à l'hameçon; ils étaient allés à bonne école.

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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptyDim 28 Avr - 15:44

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Il ne savait pas ce qui paraissait le plus aberrant : le fait qu’elle ait besoin de lui pour retrouver le chemin de la victoire ou bien qu’elle le prenne pour un fuyard qui avait juste eu la trouille de se faire battre par Kei Nishikori alors qu’il n’avait rien à perdre contrairement au Japonais. Soit elle n’avait pas lu les journaux parce qu’elle se fichait de son sort ou n’avait-elle jamais fait attention à la jeune fille qui le suivait sur la plupart de ses tournois, du moins quand ses poumons le lui permettaient. Elle le pensait égoïste, imbu de lui-même, lui qui avait tout pour lui, mais ce qu’elle n’avait jamais saisi derrière cette assurance, il y avait un but des plus altruistes qui avait touché à sa fin lorsque sa sœur avait rendu son dernier souffle. « Tu ne sais même pas de quoi tu parles visiblement. » lâcha-t-il sans vraiment poser un seul regard sur elle. Dillon jouait au tennis pour toutes les joies et la passion que ça lui procurait. Son staff était disposé à tout faire pour qu’elle y parvienne, mais Gaelan ne voyait aucune intention louable. Il n’aurait jamais joué au tennis s’il n’avait pas compris très vite que l’argent était vite gagné quand on était doué. Il ne doutait pas de l’ascension prochaine de Carver, parce qu’elle était talentueuse, mais elle ne semblait pas avoir de motivation autre que sa propre gratification. Connaissait-elle donc la transe qui avait habité son interlocuteur dans des matchs où on le voyait déjà perdre en deux sets et dans lesquels il éblouissait tout le monde d’un état de grâce dont il ne se jugeait lui-même pas capable ? Il ne pouvait le dire avec certitude. Il y a dans le comportement de Dillon quelque chose qu’il n’avait pas perçu avant : elle lui apparaissait envieuse dans sa façon de s’exprimer. Comme si elle en voulait à Gaelan d’avoir eu du succès auprès des joueuses en plus de son succès au tennis. Comme si son attention aurait dû être dirigé sur elle, petite fille unique en manque d’affection. « C’est bien ce que je disais, t’es jalouse d’elles. » Il haussa les épaules. A l’époque, il ne s’était pas intéressé à elle parce qu’elle n’avait rien fait pour attirer son œil à part mettre sa petite-amie dans tous ses états et cultiver une haine mutuelle avec Mila qui était accessoirement la personne qu’il appréciait le plus sur le circuit en dehors de deux trois mecs de sa génération. Si elle avait montré un quelconque intérêt à son égard, il l’aurait peut-être perçue différemment. Elle n’en démordait pas au sujet de son coach : elle le défendait bec et ongles, corps et âme tout en le prenant de haut en plaçant quelques références littéraires qui agacèrent le garçon longiligne. « Tu me fais quoi là ? Un cours de littérature ? Descends de tes grands chevaux, je m’en contrefous que t’aies eu 18 au bac. » Elle n’avait pas besoin d’utiliser des moyens détournés pour lui faire comprendre que le dit Allen avait juste cherché à le manipuler. Pour lui, c’était loin d’être ça. Il pensait que l’homme était tombé sur lui par hasard et avait jugé qu’il était suffisamment talentueux pour tenter de rivaliser avec Dillon alors qu’il la battrait toujours à plate couture ne serait-ce que dans le poids de la balle qui était différent chez un homme et une femme. « Tu l’idéalises ton coach. Il ne savait même pas qui j’étais. Quand il m’a proposé de taper la balle avec toi, il a cru que c’était le rêve de ma vie. » Or pour lui, il ne s’agissait pas franchement d’une occasion exceptionnelle de s’épanouir parce qu’il n’avait rien à y gagner. Et ça, Dillon ne semblait pas l’intégrer. Avec son petit air mignonnet et sa paille coincée entre les dents, elle réagissait et prenait toujours trop les choses à cœur. « J’en sais rien, c’est pas moi qui vous ai démarchés. » A moins de trouver un moyen d’enterrer la hache de guerre, il ne voyait pas bien comment ils allaient pouvoir travailler ensemble. Alors que son plat arrivait devant lui, il se servit un verre de vin tout en remplissant le second pour Dillon sans trop savoir si elle boirait ou non. La tirade de la joueuse l’interpela. Avait-il bien saisi ? Il lui semblait en tout cas que Dillon avait pris pour elle ses craintes. Ce n’était pas elle et son coach les vautours, mais bien les personnes qui vendaient des torchons sur le malheur des autres, à l’affut de toute histoire juteuse. Soupirant, buvant une gorgée de son verre, il s’expliqua : « Je ne vois pas pourquoi tu te sens visée. A ce que je sache tu n’es pas journaliste. J’ai quitté le monde du tennis, ça a fait des vagues et j’ai pas envie de retourner en pleine tempête et de devoir me justifier sur ma décision de faire forfait. » Son ton était ferme, mais en aucun cas condescendant. Il était juste honnête. Il n’avait rien à reprocher à Carver, au fond, il ne savait pas grand-chose d’elle, il avait juste été un gamin de son âge qui prenait malin plaisir à se moquer parce que ça le faisait rire, mais ça n’était pas pour autant qu’il avait quelque chose contre elle. « Alors à moins que tu me garantisses d’évoluer à l’abri des regards, je vois pas ce que je peux faire pour toi. » Parce que s’il venait à taper la balle avec elle, elle aurait également à gérer les conséquences que ça impliquait. Il soutenait son regard comme pour la défier de lui balancer ce qu’elle avait à lui reprocher parce qu’elle en mourrait d’envie.

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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptyDim 12 Mai - 15:10

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Lorsque le burger fut déposé devant elle et que le filet fumant du steak vint percuter ses sinus et déclencher tout un processus de salivation – c’est à cet instant qu’elle se rendit compte qu’elle mourrait de faim et qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de la rassasier soumise au régime draconien pensé par une diet hyper branchée paléo- , elle se fit violence pour ne pas mordre à pleins crocs  dedans s’empêchant ,par la même occasion,  de faire pleuvoir des litres d’ insultes sur ce petit con volubile.
Il ne désirait pas se justifier, c’était l’excuse la plus pitoyable et il la lui avait servi avec cet air patibulaire emprunté aux plus grands tragédiens que l’opéra italien ait réussi à engendrer au cours des siècles !
Elle, levant les yeux au ciel, ne fut pas plus surprenant que si un camé s’était précipité à l’intérieur du restaurant en hurlant « ne bougez pas, ceci est un hold up » - Dillon Carver avait accueilli cette information, placide et aurait pu ériger son attitude toute entière au rang de doctrine. Pour peu qu’elle en ait éprouvé un chouïa d’envie ; ce qui n’était pas le cas, non, elle aurait davantage voulu réduire au silence son interlocuteur ou au moins amoindrir le boucan alentour en versant plusieurs centilitres de vodka dans son Dr Pepper (le seigneur lui épargna cette grâce et elle se contenta d’attraper les couverts qui flanquaient son assiette pour s’attaquer convenablement au sandwich qui n’attendait que son excellent coup de fourchette). - Je peux te citer au moins trois mecs pour lesquels taper la balle avec moi représenterait l’apoastre de leur carrière ou même de leur vie toute entière – siffla-t-elle, plantant sa fourchette dans le pain, s’appliquant à chasser les cornichons et la galette de pomme de terre   (c’était à ce genre d’aberration qu’elle se soumettait lorsqu’elle prenait le risque de commander les « recettes maison » ; tout ce qui était « maison » impliquait beaucoup trop de zones d’ombre, y compris Gaelan Springer).
- Si je comprends bien : la seule condition pour que tu acceptes la proposition faite par mon coach serait que nos entraînements aient lieu sous couvert d’anonymat ? Soutenir le regard de Springer : check ; fut un temps où l’entreprise aurait été difficile mais elle était loin d’incarner le rêve américain à la fois audacieux et ingénu, elle s’était cassée pas mal de dents depuis et exhibait un nombre incalculable de cicatrices et de couronnes. D’ailleurs, le sourire né sur ses lèvres à l’instant où il avait évoqué l’éventualité d’accepter quoi que ce soit s’élargit de plus belle, il avait quelque chose d’insolent et de combatif ; wear it like Dillon Carver. C’est la première fois que j’entends une énormité pareille ! T’as idée de la couverture médiatique qu’un circuit peut avoir ? Bien sûr qu’il le savait, c’était sûrement l’une des raisons qui expliquaient qu’il ait autant insisté pour ‘évoluer à l’abri des regards’. Être le sparring-partner de Dillon Carver implique un tas de choses désagréables, Springer.  Et parmi elles devoir supporter des journalistes emmanchés et autres curieux ; tu ne peux pas faire du tennis en milieu pro, t’entraîner avec un joueur, sans t’attendre à devoir donner le change à tous les niveaux. Ce n’est pas concevable. Il allait devoir la suivre  partout où l’association l’enverrait, ses ambitions : paris, tokyo, madrid, londres.  A partir du moment où il donnait son accord alors ils feraient parties de la même équipe. Tu ne peux pas fuir éternellement. Si une certaine escapade au Canada lui avait appris une chose, c’était bien qu’elle ne pouvait pas toujours se défaire des conséquences de ses actes, qu’un jour viendrait où elle se retrouverait au pied du mûr, à assumer ses choix, ses décisions.
Mais, ce jour ne semblait pas encore être arrivé pour le jeune homme. Et elle n’avait, à cette heure là (l’heure de se remplir la bidoche et les adipocytes), pas son mot à dire. Si elle espérait s’améliorer , il lui fallait autre chose qu’un amateur de l’autre côté du filet. Ça lui coûtait de se l’avouer mais, Zach, Gaelan avaient raison : elle n’avait aucune chance de le remporter son grand chelem sans un bon partenaire de jeu. - Soit – dit-elle, engloutissant une bouchée de son burger. Le Mickey’s Dinner était beaucoup trop surcoté. Ce serait quoi la stratégie ? J’imagine que t’es quand même pas venu ici en touriste ; t’as préparé un plan ou un truc du genre ? 

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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptyDim 12 Mai - 17:56

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Gaelan se demandait bien comment ils allaient pouvoir arriver à s’entendre. Même sur un court de tennis. Plus la conversation avançait, moins il voyait de raisons à l’aider. Et d’ailleurs en avait-il trouvé une ? Pas vraiment… Il fallait dire que Dillon semblait insister pour qu’il accepte mais elle n’avait pas l’air de savoir pourquoi. A moins qu’elle ne se base simplement sur le talent tennistique du garçon et qu’elle souhaite mettre fin à ses griefs envers lui, ce qui s’avèrerait probablement difficile pour elle s’ils venaient à passer du temps ensemble. Seul le tennis les rapprochait. Et encore, ils n’expérimentaient plus la même chose. Dubitatif face à la tournure de la conversation, plus emballé par son burger, il se mit à croquer dedans goulument comme s’il n’avait pas mangé depuis plusieurs jours. Il se fichait de la bienséance, un burger n’était pas fait pour être consommé à la fourchette et au couteau. Ce qui détonnait, c’était le verre de vin qu’il était en train de boire alors qu’il mangeait son burger comme s’il était à McDonald’s. Honnêtement, les burgers de McDo n’avaient rien à envier au burger du restaurant. Elle se targuait de pouvoir faire rêver des joueurs, et il leva les yeux au ciel, complètement désintéressé par cette information. Elle croyait le rendre jaloux ? Ca n’allait pas fonctionner avec lui. Entre deux bouchées de frites, il rétorqua : « Et donc pourquoi tu ne les contacte pas ces types-là, si être adulée te plait tant ? » Il avait sa réponse : ils n’avaient pas été onzième mondiaux. Il était une aubaine sur le marché des sparring partners, bien qu’évidemment personne ne lui ait fait de proposition puisqu’il s’était terré dans sa caravane pour tomber dans l’oubli. Pour autant, il n’avait ni appât du gain, ni envie de relever le challenge. C’était trop tard pour lui. Il ne se voyait pas ‘voler la vedette’ à Dillon. On ne lui ficherait pas la paix, il en était conscient. Bien sûr, il pouvait aussi conter la vérité et expliquer que le décès de sa sœur avait créé un trou béant en lui et que toute passion s’était envolée avec elle parce qu’il n’avait jamais joué pour lui. Mais alors pourquoi ne pas jouer pour Dillon ? La réponse était aussi limpide que de l’eau de roche : financer les traitements de sa sœur était une chose qui le rendait heureux. Donner à Dillon la possibilité d’atteindre ses objectifs le laissait sans réaction. Sa suggestion bien formulée comme la seule condition sine qua non avait été prononcée très sérieusement et tout de suite, la petite blonde la rejetait en tentant d’éduquer la tête déjà bien pleine du grand dadais. Tel un gamin, il releva la main tandis qu’elle exposait son laïus et mimait un oiseau qui piaffe en esquissant des grimaces dignes des plus immatures. Comme s’il ne savait pas déjà ce que ça engendrait d’évoluer dans ce milieu. Il l’avait vécu de l’intérieur et il n’avait jamais rechigné à faire face à la presse ou qui que ce soit d’autre. Il s’y pliait sans broncher. Mais là, il n’était plus joueur. « Non. Toi tu fais ce que tu veux, mais moi je ne veux pas leur faire face, et je ne veux pas répondre à leurs questions. » Il rajoute une fois de plus une petite pique, qu’il accompagne d’un sourire fier.« Ca devrait être facile pour toi, t’aimes tellement monopoliser l’attention ! » Il se garde bien de lui dire qu’il savait bien que ça impliquait des choses désagréables avant même d’avoir rencontré son coach, puisqu’ils ne se portaient pas dans leurs cœurs respectifs. Sans trop savoir pourquoi, cela va de soi. En revanche, son sourire s’effrite et se fait remplacer par des lèvres fermées alors que ses yeux se froncent. « Tu ne sais pas de quoi tu parles, alors ne me dis pas ce que je dois faire. » Il n’a pas fui à son sens, il a été fidèle à son engagement envers sa sœur, il a mis un terme à sa carrière à partir du moment où elle n’était plus là. S’en éloigner, ça lui permettait de n’avoir aucune bonne ou mauvaise raison de continuer. Il vida son verre de vin alors qu’il venait de s’essuyer les doigts sur sa serviette, la posant négligemment sur la table. Il avait détourné le regard, fui, comme elle l’aurait si bien dit. Le sujet était trop sensible. Il relève le regard à la question rocambolesque de Dillon et vient s’appuyer contre le dossier de sa chaise dans un rire nerveux. « Un…plan ?! C’est vous qui me démarchez pas l’inverse, alors creuse-toi la cervelle ! Je te donne mes conditions tu te démerdes avec elles ! » Il secoue la tête comme si elle venait de lui dire que Benoit Paire était meilleur que Roger Federer. Le seul plan qui lui venait en tête c’était de savoir si éventuellement elle voyait un intérêt à ce qu’il tape la balle avec elle. « Dis-moi pourquoi tu voudrais que je t’accompagne dans ton challenge. » Il voulait de l’honnêteté pure et dure.

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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptySam 18 Mai - 7:55

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- Bordel à cul, Springer. Est-ce que je pourrais savoir pourquoi la réponse instinctive à tout ce que j’formule c’est d’m’envoyer chier ?  Pas besoin de viser ma jugulaire à chaque fois que j’ai un truc à dire – éructa-t-elle, déposant son verre dans un fracas, avant de se recomposer un air plus calme. Si on se retrouve à bosser ensemble, il faudra revoir ton attitude – ajouta-t-elle, s’appliquant à séduire les voisins de table déjà prêts à appeler la brigade du langage.
Son premier juron avait été proféré (oui, car une insulte, une injure, une grossièreté était proférée – il existait toujours une dimension plus sacrée à l’outrage verbale engageant une forme plus obscure d’intelligence)  lorsqu’elle avait sept ans  et elle se souvenait encore de la punition que Monty avait été contraint d’appliquer (ça avait eu l’effet démoralisant et destructeur d’une sentence impliquant un côté immuable). No dessert for you. Et alors que le jeune homme s’évertuait toujours
à la considérer d’un regard peu conciliant, elle eut envie de le priver de dessert. De le priver de tout ce qui aurait pu d’une manière ou d’une autre concourir à installer un semblant de sourire sur ses lèvres ; seulement, depuis qu’elle l’avait rejoint, il n’avait pas décroché une seule parole agréable à l’écoute, pas plus qu’un rictus, elle aurait sûrement réussi l’exploit avec Garbine. Mais c’était à l’ex seconde moitié de cette créature espagnole vindicative que Dillon avait affaire. Elle était d’ailleurs sûre et certaine que moins de plats leur repas comporterait, mieux monsieur l’ours mal léché se sentirait.
L’envie d’être ailleurs était distinctement lisible sur ses traits, tandis que sur les siens (dissimulés sous un fardage surfait, voire surréaliste) le mépris était le plus criard. Pourtant, une part infime d’elle éprouvait une certaine satisfaction, voire une nostalgie mal placée éveillée par le simple fait qu’ils se soient tous deux retrouvés là, comme ils s’étaient retrouvés à la Hopman Cup l’année où ce  connard avait disputé des rencontres en double mixte aux côtés de la sublime russe alors qu’elle était disqualifiée pour une histoire de tenue non conforme. - Je serais tentée de dire que t'as zéro professionnalisme et que pour cette raison, je préférerais approcher Graf et l’extraire de sa retraite faite de paresse plutôt que devoir supporter tes grands airs. Elle aurait pu attraper un vol pour la Suède, atterrir à Göteborg et supplier Gunnar d’oublier les conditions de son renvoi et d’accepter – moyennant un appât financier alléchant- de revenir auprès d’elle. Bien sûr, cette éventualité aurait impliqué de réduire au silence sa conscience qui ne lui aurait épargné aucune migraine. A choisir, il était évident qu’elle favorisait largement les joutes verbales échangées avec le natif de seattle ; question inutile. Jetant un œil à l’horloge accrochée au mur, puis un second au contenu de son assiette – pas sa came - , elle se dit qu’il était peut-être temps que l’un des deux se comporte avec ce qui pourrait le plus se rapprocher d’une forme de maturité. Elle prit une profonde inspiration, mima l’attitude de son interlocuteur – s’adossa à sa chaise et darda sur lui un regard qui signifiait ‘okay, pouce’. - Pourquoi ? Je te l’ai déjà dit : je veux gagner.
Au début, elle voulait seulement gagner mais après Acapulco et le retour avéré de la flamme, elle voulait être remarquée, avoir du poids, croiser un jour Williams et ne pas éprouver la sensation d’être une fraude. Elle ne voulait pas véhiculer l’image qu’elle lui avait reproché, celle d’une gonzesse de passage, un phénomène astral furtif. Et si elle éprouvait toujours l’envie de le priver de dessert, elle était un peu plus encline à chercher le terrain d’entente. - Et parce que je n’ai pas besoin que tu m’apprécies, d’ailleurs, moins tu me ménageras, plus j’obtiendrais des résultats. Zach est un excellent coach mais, il a ses limites. Il ne faisait pas partie du milieu, il se renseignait, bûchait, faisait en sorte de combler le gouffre. Toutefois il ne se montrait pas aussi rapide. Puis, ici, mes choix sont limités. Je n’ai pas envie de perdre du temps à parcourir le monde à la recherche de la perle rare alors qu’il suffirait que je ravale ma fierté pour te démarcher. Je ne t’apprécie pas plus que ça mais tu es un excellent joueur. Il l'était, c'était un fait irréfutable. Elle n'était pas de si mauvaise foi. Ça te suffit ? Pour elle, son discours était amplement suffisant; comme les quelques bouchées du burger qu'elle avait ingurgité. STOP. - Désolée, ce burger est immangeable.lança-t-elle, jetant sa serviette sur la table.- Il y a un vendeur ambulant de  panuchos sur harbor row, si ça te dit. Ils pourraient y poursuivre leurs chamailleries sans avoir à se bousiller l'estomac.

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Dernière édition par Dillon Carver le Sam 25 Mai - 17:01, édité 1 fois
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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptyJeu 23 Mai - 16:55

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Springer, comme elle l’appelle, ne peut s’empêcher d’éclater de rire à la réaction de la tenniswoman. Il avait oublié à quel point il était facile de l’agacer la demoiselle. Et toujours avec des mots percutants qui lui donnait un air bien plus assassin que si elle s’était exprimée dans un anglais incertain. Elle avait du caractère au moins, ce qui jusqu’à présent, n’avait pas beaucoup transparu.  « Tu voudrais que je réagisse comment ?! » Qu’il lui demande honnêtement. Il faut dire qu’elle ne lui laisse pas beaucoup le choix à le piquer au vif. Et puis, il ne sait pas bien ce qu’il fait là. La curiosité l’a poussé à venir, mais pour l’instant, il n’est pas très enclin à saisir l’opportunité donnée. « T’as l’air vraiment frustrée que je m’adresse à toi de la même manière que d’habitude. » A quoi s’attendait-elle ? A des louanges et un oui franc sans connaitre ni les conditions ni la connaitre personnellement ? Gaelan n’avait jamais été comme ça. Il était entier, certes parfois influençable, mais toujours selon ce qu’il pensait. Et la Carver, il ne l’avait jamais connue autrement que par un échange de piques ou des moqueries. Et apparemment ça n’était pas près de s’arrêter. Il se souvenait d’une fois où le medicine ball qu’elle utilisait s’était crevé alors qu’elle le réceptionnait. Il y avait eu un éclat de rire général, mais personne n’avait jugé bon de lui venir en aide. A y repenser, il avait été stupide, mais Gaelan n’avait jamais trop songé à tout ça parce qu’il n’avait qu’un objectif en tête et c’était de sauver sa sœur Nola de sa putain de maladie. C’est pour ça qu’il ne supporte pas que Dillon remette en question son professionnalisme et qu’il tique sur ce qu’elle avance. Il avait toujours été appliqué et sérieux avec le tennis. Tellement qu’il s’en rendait malade à casser des raquettes quand il perdait des points sans importance. Autrefois, il mettait son corps à rude épreuve par seul souci d’aider sa sœur. Le reste n’avait pas d’importance. Couvert d’ampoules parfois à ne plus pouvoir marcher, il ne se plaignait pas. En souffrance avec un genou douloureux, il serrait les dents. Pour Nola. Son professionnalisme n’avait pas d’égal. « T’as aucune idée de mon professionnalisme. Tu ne sais rien de moi. » Il se garde bien de faire fluctuer ses émotions cette fois. Il se contente de répondre avec froideur pour qu’elle comprenne que cette fois, il est sérieux. Sans le savoir, elle l’a piqué au vif, parce qu’il ne supporte pas qu’on le dénigre sur la seule chose qu’il estime avoir fait de bien dans sa vie. Elle n’a pourtant pas tort sur toute la ligne. Il s’est donné des grands airs, il se la jouait parfois arrogant. Malgré tout, il lui laisse la possibilité d’exposer son laïus pour tenter de le convaincre de la rejoindre. Il est évident qu’elle sait argumenter, car même si elle ne fait pas tout pour le persuader, elle use d’un stratagème utile en amenant sa qualité tennistique en dernier, comme si c’était le plus important. Et il semblerait que ça attendrisse le géant de Seattle. Si bien qu’à son tour, il lui fait un compliment. « Je l’étais. J’admets que t’as du courage d’essayer de revenir au plus haut niveau après un an d’absence. L’avantage c’est que t’as aucun point à défendre donc que du bonus. » Mine de rien, elle a bien joué à Acapulco. Il le sait car il a vu certains de ses matchs. Ca ne lui suffisait pas de savoir ça, mais après tout il n’est pas obligé de répondre aux questions des journalistes, non ? Il ne serait que sparring. Le seul inconvénient serait de faire face aux joueurs du circuit dans les vestiaires car il ne pourrait en aucun cas se cacher dans celui des femmes où il n’est pas admis. « T’as besoin d’une réponse quand ? » Qu’il demande alors qu’il s’adresse à la petite princesse des courts américains. Elle le surprend alors en voulant apparemment se faire la malle, invoquant un vendeur ambulant meilleur que le restaurant. Ca l’étonne, son burger à lui était plutôt bon. Haussant les épaules, il fait une moue indécise : « Si tu veux. Mais j’emporte la bouteille de vin. » Après tout, elle est faite pour être bue non ?

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Dillon Carver

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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptyVen 31 Mai - 7:53

Gaelan and Dillon, part I
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Existait-il réellement un avantage à la catastrophe qu’elle avait subi ou n’était-ce que l’expression d’une politesse enseignée dès le berceau ? Il était fort à parier qu’il s’agissait d’un étrange mélange des deux : l’avantage de ne pas avoir à défendre de points, évoluant à cette heure-là main dans main avec l’amertume d’avoir à remonter le classement , à tout reconstruire, brique par brique, couche de ciment après couche de ciment, entourée d’individus appartenant à une équipe sur laquelle ne lui serait jamais venue l’idée de parier (même un dollar aurait constitué un risque ). Zachary Allen. Gaelan Springer. Déjà deux individus que cette maudite ville avait réussi à mettre sur son chemin ; lorsque l’un l’avait apostrophé dans un quartier pavillonnaire, l’autre avait fait de sa vie un parcours du combattant durant plusieurs années lorsque tout ce qu’elle recherchait c’était du soutien. - Emporte c’que tu veux, Springer. Attends-moi dehors, je te rejoins très vite lança-t-elle, l’abandonnant quelques instants pour s’acquitter de l’addition.
A travers la vitre de devanture, il était possible de la voir en grande conversation avec celui qui servait de groom et qui se payait un accent anglais sorti tout droit de l’acting studio. On pouvait la taxer de prétention mais, jamais elle n’avait reculé face à la perspective d’une excellente conversation, fut un temps où elle ne demandait que ça, qu’on lui adresse la parole, qu’on veuille l’inclure. Elle avait voulu être inclus, glissée entre Apollon et Aphrodite - Athéna peut-être ?-. Et une décennie plus tard, elle était à Windmont Bay, arborant un excellent sens du style avec sa jupe en similicuir Donna Karan et son crop top Tommy Hilfiger, qu’avait-elle à envier à Aphrodite ? Ou même à Garbine ? Ou à toutes ces chiennes qui la regardaient de haut ? Absolument rien et la vérité, c’est qu’elle n’avait jamais rien eu à leur envier car si elle l’avait voulu, avec un peu d’effort, c’est à ses jupons que le grand dadais qui l’attendait à l’extérieur se serait accroché.
Elle n’avait jamais été jalouse, elle avait été exclue.
Dillon n’avait pas réussi à répondre tantôt mais, elle ne voulait pas être adulée, elle voulait seulement être prise au sérieux, plutôt que de constituer le dindon de la farce ; comme elle l’avait si longtemps été. Toutes les fois où au lieu de lui apporter leur soutien, ses camarades s’étaient contentés de se fendre la poire, à son détriment.
Lorsqu’elle revint vers Gaelan, elle tenait dans sa main un doggybag destiné à faire le bonheur du vieux Rio (un habitué d’Harbor Row et qui squattait l’un des bancs qu’il y ait eu du vent, de la pluie ou qu’il y ait eu un déluge ; certains disaient même qu’il était resté là durant la tempête qui avait eu lieu quelques mois auparavant). - Pour répondre à ta question, j’aurais besoin d’une réponse dès que tu cesseras d’être en conflit interne , sans te mettre la pression, j’ai quand même l’intention de montrer ma tronche à l’Indian Wells cette année même si c’est uniquement pour jouer les spectatrices et il faut absolument que j’ai déjà trouvé un partenaire d’ici là – sur ces paroles, elle fit signe du menton, désignant la direction sud; le foodtruck se garait à quelques mètres de l’entrée du parc et réunissait un bon nombre d’habitués, en toute heure (elle en faisait partie, c’était un secret chichement gardé et qui, s’il arrivait à l’oreille de son coach, lui vaudrait une de ces remarques chiantes à souhait, qu’elle balayerait d’un rire cristallin en se fendant d’un « j’plaisante ! »). Elle sourit à cette pensée, qu’est-ce qu’elle ne lui faisait pas avaler à Zach, sérieux. Elle se fit la promesse de lui offrir quelque chose dès qu’elle aurait le temps mais avant cela, il fallait qu’elle arrive à jouer le coup Gaelan Springer. Elle avait essayé un jeu frontal et s’était malheureusement heurtée à un mur de béton ; peut-être qu’en se contentant d’être elle, elle se ferait un allié (elle se souvint d’une certaine licorne multicolore et faillit attraper son cellulaire pour admirer les photos de cette nuit de dégringolade mais se ravisa). - Au fait, qu’est-ce que tu fous là ? T’es tout seul ou ta famille est aussi dans le coin ? - demanda-t-elle, se rappelant qu’en aucune occasion il ne lui avait  explicitement spécifié pourquoi il se trouvait à Windmont Bay. Tu salueras Nola d’ma part. Elle se souvenait de la petite tête qui suivait son frère partout et qui contrairement à ce dernier n’avait jamais été influencée par qui que ce soit ; allant jusqu’à adresser la parole à celle que son frère et sa meilleure amie préféraient dédaigner. Elle se souvenait particulièrement d’une journée de défaite où elle lui avait servi un discours d’encouragement avant de lui tendre de la glace à l’eau ; c’était étrange qu’elle n’ait pensé à elle qu’à cet instant là, de penser à elle la fit penser à Monty. De penser à Monty la fit penser à cette boule logée dans l’une de ses oreillettes et l’obligea à marquer un temps d’arrêt. Pas sûre qu’un panuchos réussisse à la déloger.  - File-moi la bouteille ; fit-elle, attrapant ladite bouteille avant même que le géant n'ait eu à s’exécuter. Elle but au goulot une lampée qu'elle déglutit aussitôt. Non, même du vin de qualité médiocre ne pouvait réussir l'entreprise.

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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptyMer 5 Juin - 12:08

Il acquiesce alors que Carver s’éclipse, emporte la bouteille à la main, ce qui fait très alcoolique alors qu’il ne boit de l’alcool que très rarement et alors qu’un homme le regarde d’un visage outré, il se sent obligé de se justifier : « On fait de très bonnes sauces avec du bon vin. » Et il n’attend aucune réaction, quittant les lieux en lâchant un bref au revoir collectif aux employés. Sa mère l’a tout de même bien élevé. Ravi de prendre l’air frais, se demandant toujours ce que réserve cette fin de soirée un peu atypique, il songe encore au tennis et à ce qu’elle lui a proposé. Il se demande un instant si c’est parce qu’il n’aurait jamais dû arrêter sa carrière. Est-ce le hasard, ou est-ce un signe il ne sait pas. Que voudrait Nola à sa place ? Penserait-elle qu’il voudrait qu’elle essaie de prendre du plaisir en faisant ce qu’elle avait toujours fait ? Ou choisirait-elle la routine qu’il menait déjà ? Gaelan était persuadé de détester le tennis, de n’avoir pris plaisir à jouer que pour sauver sa sœur. Mais était-ce vraiment le cas ? Tant de fois il avait crié de rage sur le terrain parce qu’il avait gagné un match en se transcendant, en allant au bout de lui-même. Tant de fois, il avait harangué la foule pour être encouragé, tout ça parce qu’il voulait gagner. Quand il était sur le terrain, il était dans une bulle, il était seul face à son adversaire. Le plaisir qu’il prenait à frapper la balle si fort en revers comme en coup droit n’était pas dû à sa mission. Aurait-il été capable de continuer pendant de si longues années, à faire ce sacrifice si vraiment le tennis n’était pas une passion ? Sa bouteille à la main, il se le demandait, et il se surpris à bouger cette dernière comme s’il tentait une amortie. Dillon pouvait lui amener un peu de passion dans sa vie. Reprendre une carrière s’avérait bien trop compliqué selon lui, mais taper la balle avec une joueuse talentueuse et ne prendre que le bon côté des choses, ça pouvait le faire. Carver. Il posa les yeux sur sa silhouette élégante toujours en pleine discussion dans le restaurant. Elle le rejoignit quelques minutes plus tard, un sac à la main. Il s’abstint cependant de faire une remarque. Il arqua un sourcil quand elle mentionna un conflit interne. Il n’avait pas l’impression de l’être puisqu’il n’avait fait que lui dire non. Et pourtant, depuis qu’il était dehors, il s’était mis à peser le pour et le contre. C’était comme si elle avait deviné. « Et c’est quoi ton objectif là-bas ? » Faire aussi bien qu’Acapulco semblait un peu prématuré à son sens. Ils avancèrent en direction du food truck qu’il ne connaissait absolument pas. Il fallait dire que l’ex onzième meilleur joueur du monde passait plus de temps dans sa caravane que dehors. Vint une question qui le surprit tant elle paraissait innocente. Ce qu’il faisait là ? Pas grand-chose. Sa famille était à Seattle, ça faisait près d’un an qu’il ne les avait pas vus. S’il culpabilisait, il était incapable de leur faire face. Ce qui s’en suit en revanche, le désarçonne totalement et il s’arrête promptement de marcher. Cette phrase le plonge dans les abysses. ‘Tu salueras Nola de ma part’ ; est-ce là un moyen de lui souhaiter de crever ou est-elle ignorante à ce point ? Il n’a opposé aucune résistance quand elle se saisit de la bouteille. Il ferme un instant les yeux pour retenir les larmes qui une fois de plus l’assaillent comme des soldats à la guerre. Fronçant les sourcils alors qu’il voit la jeune joueuse s’étouffer à moitié avec la bouteille, il se contente de lui montrer le caractère déplacé de sa phrase. « Si c’est une mauvaise blague, je ne trouve pas ça drôle, Carver. » Mais comme d’habitude, il ne sait pas se contenir dès qu’il s’agit du destin tragique de sa petite sœur et il s’énerve : « Tu peux aller lui rendre visite à Seattle si tu veux. Elle sera ravie d’avoir des fleurs supplémentaires sur sa tombe. » Il se met les mains dans les poches, se retourne pour lui tourner le dos, tentant de ne pas laisser libre cours à sa détresse. C’est trop facile. Il serre les dents, prend une profonde inspiration, et décide que cette fois, il ne se montrera pas dans un sale état. S’essuyant les yeux, il refait face à Carver et lui arrache la bouteille des mains pour lui lâcher : « Le vin ne règlera en rien ce qui te trotte dans la tête. » Un conseil qu’il lui donne.

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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptySam 29 Juin - 5:50

Gaelan and Dillon, part I
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De la figuration, s’entendit-elle hurler à l’intérieur de son crâne, stupéfaite de constater que l’ex joueur présentait une opinion biaisée de ses capacités. A l’Indian Wells, elle escomptait se démarquer, autrement qu’allongée sur une civière, filmée en plan rapproché, le visage crispé de douleur, déjà. C’était une chose de penser qu’elle arriverait à se payer une place jusqu’au terrain californien, premier mandatory. C’en était une autre d’espérer remporter une victoire. Se croyait-elle guéri du choc de l’année précédente ? Avait-elle réussi à enterrer le traumatisme que sa défaite, que sa chute monumentale, avaient engendré ? Avec Liesel, Dillon avait travaillé sur le traumatisme physique, oui, parfois, elle avait eu l’occasion de penser qu’elles avaient toutes d’eux travaillé sur un plan plus mental. L’entrée d’Allen dans sa vie avait grandement contribué à ce qu’elle regagne de la confiance en elle, du moins, qu’elle argumente longuement avec, sur un terrain neutre. Zachary l’avait indubitablement aidé  à se sortir la tête de l’eau, Liesel aussi. Mais, il manquait toujours Monty et c’était un point sur lequel elle travaillait encore.
Une bouteille de vin n’allait sûrement pas suffire à noyer le maelstrom qui rageait en elle depuis tellement d’années ; toutes les occasions ratées prenaient la forme d’un poids mort incrusté dans son bide et qui, plus elle marchait aux côtés du jeune homme, plus se faisait ressentir. Elle n’avait pas d’objectif parce qu’elle se sentait perdue ; elle s’était payée jusque là la présence d’individus moteurs, s’était offert des collaborateurs talentueux, elle s’était entourée de repères solides mais quelque chose manquait inlassablement à l’appel et elle avait beau se creuser les méninges, elle n’arrivait toujours pas à mettre le doigt dessus. Pourtant, elle en but plusieurs gorgées ; elle le fit avec cette frénésie sauvage qui attaque les terminaisons nerveuses et file à l’attitude un rythme particulier, sur un plateau d’échecs incarnerait-elle le fou ? Saurait-elle quels coups jouer pour éviter de se tourner au ridicule ? Lorsqu’elle en eut fini avec la bouteille, le quart était englouti ; son crop top tâché de pourpre et son menton dégoulinant parce qu’à un moment donné, elle avait failli recracher le contenu de sa bouche – heureusement qu’elle avait eu la présence d’esprit d’orienter son visage dans la direction opposée à celle de Springer. - Oh, putain. Je suis tellement mor-ti-fiée – lâcha-t-elle, épongeant son visage avec son t-shirt (une tâche de plus, une tâche de moins). En c’moment, je n’arrête pas de mettre les pieds dans l’plat  - l’indicateur de temps lui parut superflu, puisque ‘mettre les pieds dans le plat’ prenait de plus en plus de place dans son quotidien, dans sa vie, aussi bien professionnelle que personnelle. Et mine de rien, ça commence à devenir une sale habitude – il fallait bien que sa conscience comprenne qu’elle était fautive dans cette histoire.Tiens, pas plus tard qu’hier, j’ai félicité ma visagiste pour son heureux événement – ajouta-t-elle, d’une voix de crécelle, calant la bouteille dans les bras du grand dadais (à moins qu’il la lui ait arraché?) il s’est avéré qu’elle avait seulement pris beaucoup trop de poids ! Pourquoi ne pouvait-elle pas simplement la fermer ? Elle n’entendit rien de ce qu’il lui dit, mise à part la partie où il lui fit savoir que le vin ne constituait malheureusement pas la solution à ce qui lui ‘trottait’ dans la tête. Elle s’imagina un cheval, trottinant à l’intérieur de sa tête, se prenant les pattes dans sa cervelle arrachant ,à chaque débat, un morceau de bouillie gluante ; grimaçante, elle le fixa presque contrariée d’être traitée comme une gamine irréfléchie, c’était un retour à la Hopman Cup, l’année où elle avait appris que son père était loin d’être un veuf éploré (si ce n’est un homme-à-femmes tristement réputé). Mais quand ? - demanda-t-elle, portant une main à ses lèvres , essuyant son menton ; il devait avoir fait appel à la meilleure agence RP du pays, puisque l’information n’avait pas fait les gros titres des journaux amateurs ; à moins qu’elle n’ait effectivement vécu dans une grotte tout ce temps, préférant ne s’intéresser qu’à ses propres états d’âme ? Avait-il besoin qu’elle remue le couteau dans la plaie ? Les yeux rougis qui lui faisaient face lui indiquèrent la réponse , aussi, elle se racla la gorge avant de l’inviter à poursuivre leur chemin ; bien qu’elle fut persuadée d’avoir senti le sang de l’ambiance s’égoutter depuis des phalanges qui n’avaient été pétries que de bonnes intentions.  Elle venait d’illustrer l’expression : « rater une occasion de se taire » (mais, pouvait-on lui pardonner sa maladresse ? Elle se serait montrée intransigeante avec elle-même, non, pas lorsque la souffrance était clairement lisible dans les yeux qui l’avaient regardé). Il ne devait pas avoir besoin qu’une nana, pour laquelle il ne devait avoir aucune estime, lui présente des excuses, se fende d’un commentaire incluant les mots ‘toutes mes condoléances’, ‘je suis désolée’, ‘je sais ce que c’est, je connais le deuil’ - à son avis : profondément surfaits et pas le moins du monde remèdes à ce spleen ancré qui ne devait pas l’avoir quitté depuis que Nola avait passé l'arme à gauche. Dillon portait toujours le doggybag, son top était sale et par dessus tout, son partenaire de conversation avait subi son manque de manières. Lorsqu’elle vit Rio sur son banc, elle fut si heureuse de pouvoir se soustraire au mal aise qui s’était crée (qu’elle ressentait peut-être à tort) qu'elle  se précipita dans sa direction. Elle s’entretint avec lui quelques instants avant de reporter son attention sur Gaelan. - T'as qu'à prendre contact avec Zach dès que tu auras ta réponse - il fallait qu'elle travaille son jeu parlé, il était peut-être temps de couper court à ce rendez-vous désastreux.

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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptyLun 1 Juil - 18:14

Gaelan ne voulait pas croire que Dillon ignorait totalement ce qui était arrivé à sa sœur, et en même temps, il se disait d’un côté que ça prouvait bien qu’il était capable de se fondre dans la masse, sans que personne ne puisse se demander si oui ou non il était quelqu’un de connu. Le monde ne tournait pas autour de lui. Et puis Carver n’avait pas été sur le circuit durant un long moment à cause d’une blessure. Focalisée sur son propre drame, elle avait pu passer à côté du séisme que Springer avait provoqué en se faisant la malle la veille de sa demi-finale à Monte Carlo, mettant du même coup un terme à sa carrière pourtant prometteuse. La jeune femme avait un comportement très suspect selon lui. Elle avait bu avec hâte la bouteille, si bien qu’elle s’était tâchée et qu’elle lui apparaissait être le cliché parfait du déchet ambulant s’il ne la connaissait pas mieux que ça. Cela cachait quelque chose. Si Springer, son attitude sauvage mise à part, ne laissait rien paraitre, Dillon elle, faisait entrevoir les limites d’un trop plein qui menaçait d’exploser à tout moment. Et puis, la diva refait surface, en se mettant en scène comme dans un mauvais sitcom, insistant toujours plus sur des excuses dont Gaelan n’a que faire. Encore moins de ses anecdotes bancales sur l’embonpoint d’une personne dont il se fiche. Elle lui rend alors la bouteille, la lui mettant littéralement entre les bras, tandis qu’effaré, il la regarde s’exprimer alors qu’elle aurait mieux fait de se taire. Mâchoire serrée, l’enfant de Seattle marmonne une réaction à ce comportement bizarre sans vraiment l’excuser, sans même chercher à comprendre pourquoi elle agit de la sorte. « Ravi de l’apprendre, Carver. » Il détourne le regard, posant un instant les yeux sur sa bouteille, qui ne lui fait plus du tout envie face au remue-ménage provoqué par la petite blonde. Il aurait envie de la laisser en plan tant la question qu’elle lui pose innocemment par la suite est déplacée. D’ailleurs le grand blond s’impatiente, sans même réaliser qu’elle ne peut pas savoir quand cela s’est produit puisqu’elle était effectivement sur la touche à cette période et que le tournoi du Rocher n’est qu’un tournoi masculin. « Quand? Réfléchis un peu! Si je me suis retiré du circuit du jour au lendemain sans prévenir, c’est pourquoi ? » Il est en colère, parce qu’il ne voit que sa douleur. Il n’est même pas fichu de réaliser qu’il n’est pas le centre du monde. Lui qui blâme l’attitude de la jeune femme ne vaut pas mieux qu’elle et il est tombé bien bas dans la hiérarchie du modèle qu’il était censé être pour sa sœur. Aussi, lorsque Dillon prend brusquement congé en allant porter son doggy bag à un homme vivant dans la rue, il prend le temps de réfléchir. Est-ce là ce qu’il veut : finir sa vie aussi aigri que s’il était Clint Eastwood au début de Gran Torino, ou veut-il tenter de faire une bonne action et continuer d’être celui que Nola regardait avec fierté ? Au fond, Carver ne demande pas grand-chose. Elle veut juste qu’il tape la balle avec elle. Il y a pire comme job. Et puis, il sait très bien qu’il n’a pas besoin de beaucoup d’argent pour vivre. Il se contente du minimum vital, n’ayant aucune raison d’avoir plus. Aussi, il intègre que c’est aussi un moyen pour lui de se racheter auprès des deux seules personnes de son entourage qui doivent souffrir bien plus que quiconque puisqu’en perdant leur benjamine l’an passé, ils avaient aussi perdu leur cadet qui s’était volatilisé et ne leur avait donné aucune nouvelle depuis l’enterrement. Il était peut-être temps de faire quelque chose pour changer le cours de sa vie. Et peut-être que cette opportunité pouvait venir de Dillon Carver. Alors qu’elle revint auprès de lui, elle chercha maladroitement à mettre fin à cette soirée qui pour lui n’était pas censée se terminer ainsi. Reprenant la parole, il lui soumit ses conditions : « Tu lui diras toi-même que c’est ok. A une seule condition. Je veux que tu me donnes le minimum pour vivre et qu’en guise de ce que tu comptais me donner en salaire, tu le donnes à l’association que mes parents ont créée. » Ainsi, ses parents sauraient que si leur fils avait disparu ce n’était pas contre eux, mais qu’il avait besoin de faire son deuil seul. Et qui sait ? Peut-être que dans un futur proche il ferait un détour par Seattle. Saisissant que la jeune femme était prête à s’effacer, il lui fit remarquer qu’elle lui avait fait une fausse promesse puisqu’ils ne s’étaient même pas rendus à ce fameux foodtruck soit disant fantastique. « Et Carver ? Je croyais qu’on allait à ton foodtruck ! »

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Message· · Sujet: Re: making sure that we're remembered (dillon) making sure that we're remembered (dillon) EmptyJeu 18 Juil - 13:47

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- C’est entendu, lança-t-elle ; acceptant d’un mouvement de tête les conditions émises : c’était très généreux de sa part.
Verser la majeure partie d’un salaire – combien allait-elle le payer ? Quel était le minimum salarial pour des sparring-partner sur le marché actuel ? Devait-elle doubler la mise pour un joueur de sa trempe ?- à une association au lieu de tenter d’élever un tantinet le standing qu’il avait quitté pour se perdre en bordure d’une ville aussi soporifique.
Dillon se voyait déjà questionnée sur ce dernier dès que la rumeur atteindrait les courts et les journalistes, parfois de vulgaires amateurs qui tenaient des blogs et sur lesquels les grandes marques n’hésitaient pas à s’appuyer – jugeant leur sphère d’influence suffisamment prolifique pour organiser tout un sponsoring les entourant, se bousculer à sa porte dans l’espoir de décrocher une interview exclusive. Elle avait justement eu à décliner de nombreuses offres depuis son retour dans les circuits et s’était presque sentie soulagée de ne plus ressentir aucun scrupule à débroussailler son emploi du temps pour s’aménager du temps personnel – stricto sensu- : elle savait déjà exactement où elle passerait son prochain weekend. La Vista.
Elle comptait embarquer son coach à sa suite ou n’importe qui un tant soit peu qualifié pour la ramasser à la  petite cuillère si les choses finissaient par ne pas se dérouler comme elle l’avait prévu. Peut-être qu’une autre lampée de vin aiderait Monty à s’effacer de ses pensées ?
-Tu discuteras les détails directement auprès de Zach, je préfère te mettre au parfum, je n’aime pas parler oseille avec mon sparring-partner– elle balaya la question du jeune homme d’un mouvement d’épaule ; son agent bossait avec un comptable, Zach bossait avec son agent – et s’occupait parfois des détails obscures qui échappaient grandement à la compréhension d'une Dillon beaucoup plus intéressée par les chiffres en hausse de son empreinte sociale ( 10K followers en plus depuis Acapulco et c’était en grande partie à Allen qu’elle le devait, qu’il ait joué d’humilité ou non).
Sa jambe autrefois blessée était secouée par un spasme nerveux et quiconque la connaissait intimement savait que lorsque ses paupières clignotaient aussi promptement qu’un feu de signalisation en panne, il valait mieux avorter toute mission d’approche.
Elle n’avait jamais été douée pour ces instants charniers où apporter son soutien aurait été requis : comme cet exact instant là. Vas-y ma vieille, vas-y dis quelque chose songea-t-elle, n’arrivant pas à ce que la commande psychique laisse place à une de nature motrice.
La fuite lui parut nécessaire ; elle n’avait plus du tout faim avec ce qu’elle venait d’apprendre et ce qui s’était déroulé en l’espace de quelques heures. Comment aurait-elle encore  eu  envie de se goinfrer après une révélation pareille ? Comment pouvait-elle poursuivre, essayer de donner le change lorsqu’elle avait le moral aussi miné qu’à cet instant là ? Il valait mieux qu’elle quitte cette scène, comme l’aurait fait le personnage secondaire d’une comédie-fiasco  quitte à le faire dans un nuage de fumée telle la magicienne ratée qu’elle était. - Non, laisse tomber. On remet ça à plus tard, d’acc ? J’ai mal au bide, au dos, aux ovaires et
aussi aux seins 
- dit-elle, faisant un signe vers la rue opposée, qu’elle comptait bien emprunter pour s’épargner une autre diarrhée verbale, qui achèverait le portrait de folle-dingue qu’elle avait très bien réussi à brosser d’elle même les quinze dernières minutes. Problème de fille, n’essaye jamais d’en devenir une. Elle se disait mature mais, elle était bien consciente qu’elle était absolument tout – lâche ? Mauviette ? Gamine ?- sauf mature lorsqu’elle s’engagea sur le passage piéton menant au trottoir en face. - RAINCHECK, SPRINGER ! hurla-t-elle, accélérant son pas.
Oui, il était temps qu'elle coupe court.
Et elle savait déjà par où commencer.

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