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 good and evil [r]

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Eason Harjo

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Message· · Sujet: good and evil [r] good and evil [r] EmptyJeu 25 Avr - 19:31



ETTA,EASON.
Is it better to out-monster the monster or to be quietly devoured?
@etta moreno
Il l’avait senti venir ce coup foireux  perçu par un sixième sens impossible à dénommer, le genre de ‘coup-foireux’ (tiret indispensable) qui se manifestait par la stimulation des récepteurs folliculaires, une résonance dans les cellules auditives, une impression routinière de déjà vu. Eason avait l’habitude d’observer d’un regard flegmatique le déroulé d’une partition mal composée, l’évolution pataude d’une énorme pelote de poussière métaphorique d’un coin du guichet à l’autre (une risible distance – un mètre vingt de largueur sur un mètre de longueur – dans ce turf complètement mal agencé qu’était sa station, à l’image même d’sa vie – ses pensées relevaient parfois de la confusion mentale : les jeudis étaient des mardis et 2019 un 2035 où la seule forme féconde sur terre était une espèce salamandre). - Désolé, Harjo mais Sylvia nous a encore fait le coup – s’était exclamé le manager, pantalon en toile beige et chemise du même textile coincée sous une bouée de plusieurs centaine de centimètres, sourire entendu aux lèvres, descendu depuis de son Mont Olympe ( avant poste chauffé et muni d’une cafetière à dosettes dernier cri) , dans le seul but d’énoncer une évidence : Sylvia ,avait ,encore ,fait, le ,coup. Sylvia faisait le coup depuis 1998 et ça n’avait pas l’air d’alarmer la direction (et encore moins les services sociaux vu le nombre de fois où l’un de ses morveux avait perdu, au choix : un œil, une dent, l’usage d’un ou des membres. En revanche, il suffisait que Rick du numéro 3 contracte un cancer du colon pour qu’un rond-de-cuir là-haut décide de forcer le licenciement sous couvert de  remerciements pour bons et loyaux services).
Levé à l’aube, Eason Harjo scrutait le cadran de la montre surannée qu’il portait au poignet gauche, réglée avec précision, aux piles régulièrement changées ; cette montre là indiquait quatorze heures moins trois et tout employé des autoroutes payantes (3,8 millions de miles de routes foulées chaque jour, engrangeant des sommes toutes aussi considérables!) savait qu’il n’était plus qu’à trois minutes de l’extase post-mictionnelle, c’était exactement l’effet procuré par la fin d’un shift, la sensation d’s’être vidé la vessie après un trajet interminable ralliant un point A complètement hypothétique (mais sacrément éloigné) à un point B tout aussi hypothétique (et tout aussi  sacrément éloigné). A quatorze heures, après avoir passé trois minutes dans le sillage du manager (et les relents de son haleine fétide), Eason enterra définitivement la perspective d’aller s’effondrer sur son matelas. La relève n’allait débarquer qu’à dix neuf heures  autrement dit, il n’avait plus qu’à activer le mode survie (et ce dernier consistait essentiellement à réduire ses efforts par l’adoption de monosyllabes et la diminution de ses expressions faciales aux deux seules qui ne consommaient pas plus de 4 calories (neutre et blasée, ‘i don’t give two shits’-like)). Entre temps, Eason avait été heureux d’être informé que les mômes de sa collègue se portaient comme un charme mais que cette fois-ci, c’était le mari qui avait – selon les dires suspects de Sylvia  - embouti sa voiture, luxé une épaule et – croyez-le ou non – fini les deux pieds dans le plâtre (quelque chose dans son discours virait au pathos).
Rien de palpitant ne se produisit les deux premières heures ; c’est lorsque le soleil se fit moins pétulant et coriace que l’homme fut confronté à l’un des spécimens les plus redoutés par ses comparses : l’amazona sur deux roues. Il vit dans ses parades une volonté authentique d’envoyer chier les règles, de se soustraire aux pièges d’un système autrement qu’en y plantant une lame jusqu’à la garde.  La conductrice s’était faufilée entre deux véhicules et lui était offerte une occasion en or, qu’elle ne laisserait pas passer. - Peut-être que vous auriez tout aussi bien pu emprunter un itinéraire gratuit - cracha-t-il, abandonnant ses deux expressions faciales pour illustrer la colère – alors qu’il quittait son booth, pour s’allumer une cigarette.

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Dernière édition par Eason Harjo le Jeu 18 Juil - 18:43, édité 1 fois
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Etta Moreno

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Message· · Sujet: Re: good and evil [r] good and evil [r] EmptyDim 2 Juin - 9:57

À en juger par son humeur massacrante, on pourrait s’imaginer un évènement extérieur en étant la cause. D’autres bien plus misogynes avaient de nombreuses fois mit ses menstruations sur le tapis. En guise de réponse la belle n’avait alors que quelques phalanges cassées à leur offrir. Etta n’était pas femme à faire dans la dentelle, ni patiente ni diplomate. Sa position au sein des Northern Blackhawks était aussi inattendu qu’elle en fut salvatrice pour la trentenaire. Elle était alors à la croisé des chemins, plusieurs choix s’offrant à elle sans qu’elle ne daigne s’impliquer assez dans sa propre vie pour en faire cas. Rien ne semblait l’intéresser, elle ne se raccrochait qu’à un palpitant toujours actif, des battements somme toute existant en dépit de ses tentatives pour le mettre à l’épreuve. Sa vie ne tenait qu’à un fil, une ligne imaginaire qu’elle avait elle-même tracé et sur laquelle elle vacillait dangereusement. Caïn lui avait dit que jouer ainsi c’était foutre en l’air cette seconde chance, celle qu’elle avait rejeté aussi ardemment qu’un passé qu’elle tentait d’oublier.  Sans avoir à lui en parler, il avait comprit. Au delà des mots, elle s’était sentie comprise et acceptée. Une première pour la belle que l’on avait trop souvent traité de psychopathe devant l’impassibilité qu’elle affichait. Une protection érigée, une distance qu’elle s’imposait. Faire confiance était difficile, éprouvant, décevant … même face aux siens elle ne tombait pas le masque. Elle n’était pas la fille qu’ils auraient voulu, pas celle qu’ils ont perdu, cette Etta était morte une après-midi d’avril lorsque son agresseur s’en était prit à elle. Le club était tout ce qu’elle avait désormais, pour le meilleur comme pour le pire. Y comprit pour une course de dernière minute, pour sauver les miches d’un petit nouveau un peu trop pressé de gravir les échelons. Autant dire que la route serait longue pour l’impatient qui n’en faisait qu’à sa tête. Ce qui avait pourtant eu le don de la mettre en rogne. Si ça ne tenait qu’à elle, le gamin n’aurait pas fait long feu. Là où sa confiance était limitée, celle de Caïn rééquilibrait la balance. Là où il était intransigeant, Etta savait se montrer plus souple. Et si cet équilibre fonctionnait très bien, parfois, la trentenaire regrettait de ne pas être décisionnaire dans ce club. Si son avis comptait, il ne demeurait qu’un avis. Loup solitaire, Etta n’était pas femme à se laisser dicter sa conduite. Et si son affection pour Caïn la rappelait à l’ordre bien souvent, il était de ces jours où elle n’avait l’impression de n’être qu’un chien de garde à sa botte et rien ne la débectait plus que cela. Alors elle fonçait, encore et toujours, droit devant et advienne que pourra..
Etait-ce alors une volonté consciente de tout envoyer se faire foutre pour la simple et bonne raison qu’elle cherchait une raison de s’en prendre au premier inconnu? Ou de l’inattention? Elle aurait très certainement put jouer cette carte et sans doute était-ce plus judicieux, mais pourquoi se dédouaner et faire ainsi preuve de lâcheté? Visière ouverte, son regard sombre rivé sur le jeune homme, Etta grinça légèrement des dents face au toupet du gamin face à elle. Puisque c’était bien ce qu’il était à ses yeux, un gamin. Quelque soit son âge par ailleurs. Etta se sentait si vieille, une âme errante depuis bien trop longtemps au poids bien trop lourd, l’enracinant à cette vie qu’elle aurait dû quitter il y a longtemps. Mais la colère de son interlocuteur titilla son intérêt, provoquant la belle et son attrait pour l’indomptable. « Elles ne sont pas assez rapides. » siffla-t-elle avec dédain à la face de sa victime. Elle détestait être prise la main dans le sac, elle abhorrait le fait même qu’un homme se dresse devant elle, la clope au bec dégueulant d’assurance pour lui mettre son échec cuisant sous le nez. Effectivement, elle aurait pu s’éviter ce genre de désagrément. Mais elle n’était pas d’humeur à s’infliger quelques kilomètres de plus. Ni même à broder un mensonge inutile. Bien plus douée pour la franchise sans tact, forger des toiles de conneries ne faisait pas parti de ses prérogatives. « Je n’ai pas de quoi payer. » comme une évidence, la belle haussa les épaules. Ses mains gantées relâchant le guidon, elle se redressa alors et retira son casque pour laisser sa crinière d’un noir saisissant retomber sur son blouson de cuir aussi sombre que le reste de sa tenue. Seul son teint laiteux contrastait de cette aura ténébreuse qu’elle renvoyait. « Ce sera quoi? Vous notez ma plaque et je reçois une contravention à la maison? » suggéra-t-elle. Les plaques aussi fausses que le fin sourire qu’elle arborait. Arrogante, Etta savait pourtant abdiquer lorsque nécessaire. Reconnaître une faute un jour pour la faire payer plus tard. Elle n’oubliait jamais un visage, détaillant ses traits pour les imprimer dans sa mémoire. Jeune homme au charme brut, loin de l’archétype de l’apollon sans saveur affolant les midinettes. Elle aurait pu lui trouver un intérêt bien différent si à ce moment précis il n’était pas aussi nuisible qu’un insecte sous sa botte. « Je ne savais pas que l’on vous payait assez pour prendre votre boulot tant au sérieux. » fit-elle remarquer. Ce type de boulot elle les avait fuit toute sa vie. Incapable de rester sagement enfermée dans un si petit périmètre toute la journée, surveillant des allés et venus sans but. Elle avait besoin de contrôle et d’évasion. De liberté mais en ses termes uniquement. Un besoin viscéral d’envoyer chier toutes conventions sociales et règles quelle qu’elles soient.

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out of the ashes i rise, you can run but you can’t hide. here i am. a force to be reckoned with, a blade you been messin’ with. a game you won’t ever win.
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