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 we've been making shades of purple out of red and blue

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Chad Siringo

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Message· · Sujet: we've been making shades of purple out of red and blue we've been making shades of purple out of red and blue EmptyVen 3 Mai - 14:32

RUFUS + CHAD
@Rufus Munro
We are runnin' so fast
And we never look back
And whatever I lack, you make up
We make a really good team
Though not everyone sees
We got this crazy chemistry
Between us.


Chad pénétra dans la chambre après s’être douché, les cheveux encore légèrement humides, diffusant dans son sillage le parfum dont il s’était aspergé une minute plus tôt. Le garçon sauvage n’était nulle part en vue et si Chad se demanda où celui-ci avait disparu, en l’espace de quelques minutes, il ne poussa pas la réflexion au-delà d’un coup d’œil dans le jardin, là où ne manquait jamais de disparaitre Connor. Il n’avait cependant pas le temps de s’inquiéter des allées et venues de son compagnon de chambre et le jeune Siringo se dirigea plutôt vers sa garde-robe pour attraper une veste au hasard – bordeaux, classique, assez en forme pour faire habillé sans en faire trop non plus. Il l’enfila d’un geste souple et attrapa son portefeuille, ses clés et un sac à dos bombé avant de quitter la chambre pour la soirée. Quand il rentrerait ce soir, Connor serait peut-être vautré dans le lit de Caleb, ou peut-être pas. Il voulait se dire qu’il s’en foutait, il ne voulait pas avoir à se soucier d’une personne en plus, surtout si cette personne n’avait à la base aucun lien avec eux.
En passant devant la porte du salon, Chad aperçut la silhouette de Candace et il s’arrêta dans l’embrasure, bien conscient qu’elle dardait sur lui son regard – sombre, perçant, désapprobateur. À chaque fois qu’il sortait, c’était le même cirque : il n’en manquait pas un pour lui faire une réflexion plus ou moins amère à propos de sa fugue. À coup sûr, sa sœur n’allait pas réfréner son besoin d’y aller de sa propre remarque.
- Je sors faire un tour avec Rufus, lâcha-t-il, refoulant ce sentiment d’injustice qu’il ressentait à l’idée d’avoir à donner des explications aux autres.
Candace haussa les épaules, l’air renfrogné, puis feignit de s’intéresser aux notes qu’elle prenait.
- Tu veux venir avec nous ? Ça te ferait peut-être du bi—Okay, okay. Oublie, je n’ai rien dit.
Il s’éclipsa, sous le regard revolver de la jeune femme et s’échappa de la maison en soupirant. Il avait beau avoir l’habitude des conflits internes chez les Siringo, il n’y avait pas plus désagréable que d’en être une cible privilégiée. Il n’y avait que Cody pour se comporter avec lui comme s’il n’était pas parti et il remercia intérieurement son petit frère de lui laisser ce répit-là, au moins. Chad rangea toutefois ces tracas dans un coin de sa tête et se dirigea vers son vieux scooter, dont il ôta la chaine et fit vrombir le moteur avant de se mettre en route.
Dix minutes plus tard, il parvint à hauteur de l’immeuble de Rufus et s’arrêta le long du trottoir. Deux brefs coups de klaxons annoncèrent son arrivée et il guetta l’ombre de son meilleur ami derrière les fenêtres, avant de reporter son attention sur le hall d’entrée. Il avait hâte de se changer les idées, de retrouver les bonnes vieilles habitudes – même si, en réalité, l’absence de Caleb se ferait durement ressentir, puisqu’ils sortaient le plus souvent à trois. Il devrait pourtant se faire à cette nouvelle façon de fonctionner et il ne voulait plus blesser Rae en l’écartant injustement. Ce soir, c’était l’occasion de reprendre leurs marques, de redevenir les garçons qui avaient grandi à Windmont Bay.
Un sourire vint ourler les lèvres de Chad quand il aperçut enfin Rufus et il fit ronronner le moteur, comme s’il s’apprêtait à démarrer en trombe.
- Tiens. On ne va pas loin mais on ne sait jamais, lui lança Chad en extirpant un casque usé mais solide de son sac à dos. J’espère que tu n’as pas trop passé de temps à préparer ces jolies boucles pour draguer les filles. Elles risques d’être un peu plates.
La taquinerie comme moyen de jouer la carte de la décontraction. Chad était passé maître en la matière. Il fit signe à son meilleur ami de grimper derrière lui, ne précisa pas qu’il pouvait se cramponner à ses épaules et amortit le poids supplémentaire pour ne pas que le scooter tangue. Puis il prit la direction du Davey’s, bien trop conscient de la proximité du corps dans son dos.

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Rufus Munro

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Message· · Sujet: Re: we've been making shades of purple out of red and blue we've been making shades of purple out of red and blue EmptySam 18 Mai - 11:44

Il faut que tu vives ta vie. Tout le monde le lui répétait : son médecin, son beau-frère et même sa soeur, du haut de sa jeunesse déchirée, dans le fond de son lit blanc. Il fallait vivre sa vie : l’injonction était sur toute la bouche mais personne ne lui expliquait jamais comment faire ni ce que c’était vraiment, que de vivre sa vie. Si c’était boire des bières assis sur le perron de son immeuble, fumer de la weed extra bio dans sa chambre et défoncer régulièrement Noobmaster69 sur Fortnite, alors Rufus avait bon sur toute la ligne. Il vivait comme jamais, dans la sécurité de sa chambre, derrière le confort de son écran. Au top de son game, vraiment (sauf quand Noobmaster69 décidait bien sûr de passer la souris à son frère, UrMomSks420). Bien sûr, depuis que Chad était revenu en ville, Rufus ne pouvait plus se raconter ce mensonge. Ce qui était bien, avec Chad, c’était qu’il ne demandait rien ; il faisait. Leur dynamique avait repris sans accroc, comme si Chad revenait simplement de voyage, comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. C’était facile. Trop facile, pardonné trop vite, peut-être, mais tant pis. Rufus s’était senti si seul ces derniers mois qu’il était prêt à passer l’éponge sur la disparition de son meilleur ami. Prêt à faire comme si de rien n’était. Prêt à faire tout revenir à la normale.
Mais pas tout à fait non plus.
Il priait pour que Chad ne remarque rien - mais il le ferait certainement - mais ce soir, Rufus sortait plus apprêté que d’habitude. Loin de ses hoodies sans forme censés le faire disparaître dans la foule, il portait une tenue aux antipodes de son uniforme engoncé de barman : un tee-shirt dont il avait coupé les manches pour en faire un débardeur (une astuce pêchée lors d’une après-midi passée à se perdre dans les méandres de YouTube) et la seule veste en cuir qu’il possédait, une antiquité achetée il y a des années et qu’il n’osait jamais mettre, de peur de se faire vanner par ses potes. Et c’était sans doute ce qui arriverait, mais tant pis. Lorsqu’il avait ouvert son placard ce soir, une drôle de sensation s’était emparée de lui. La vie était courte. Il fallait la vivre. Mettre une veste en cuir pour attirer le regard des filles était, dès lors, inévitable.
Il ne cherchait pas particulièrement à séduire. Ni à trouver la femme de sa vie. Il voulait juste voir si c’était possible, déjà, qu’il plaise à quelqu’un. Il voulait voir si c’était possible de parler à une fille plus de deux minutes sans que ne s’abatte sur lui la sensation que tout ça ne servait à rien et qu’il ne ferait que regretter de s’attacher à quelqu’un. Il voulait voir si c’était possible pour lui d’éprouver tout ce que les chansons, les films et les livres racontaient à longueur de journée.  Visiblement, les garçons en veste de cuir obtenaient de meilleures chances d’avoir tout ça alors pourquoi pas ? Rufus passa une main nerveuse dans ses boucles et sursauta lorsque les deux coups de Klaxon retentirent en bas de l’immeuble. Un dernier coup d’oeil dans le miroir lui apprit qu’il ressemblait à l’un des sidekicks de Dany Zuko dans Grease et il dévala les escaliers, pressé de sortir de l’appartement qui ressemblait de plus en plus à un mouroir. Son beau-frère était absent de plus en plus souvent, l’ombre de sa soeur était partout. Et lui, il en avait assez de zigzaguer entre les souvenirs.
L’air frais de la nuit lui picota les joues et un sourire lui fendilla la bouche pensive lorsqu’il vit Chad et son scooter dépareillé, typiquement Siringo, l’attendre près du trottoir. Voilà, il était là son monde, son échappatoire. Comment Chad avait-il pu partir si longtemps ? Il ignora cette question qu’il s’était promis de ne plus jamais poser et à la place, leva les yeux au ciel lorsque son meilleur ami fit son premier commentaire de la soirée. Il n’avait pas fini d’en entendre. « Parle-moi de mes jolies boucles, j’adore ça. » rétorqua-t-il en saisissant le casque qu’il enfila précautionneusement. Plus que ses boucles chevelues, c’était sa boucle d’oreille à laquelle il faisait attention et il enjamba le scooter en dodelinant de la tête, peu habitué au poids du casque. D’habitude, Chad et lui ne s’encombraient pas du respect du code de la route lorsqu’ils voguaient sur les routes désertes de l’Oregon. Ils se foutaient des risques, passaient la nuit à faire pétarader l’engin jusqu’ils se retrouvent en panne au milieu de nulle part. Ils fumaient, ils buvaient, ils traînaient. Et ça leur suffisait.
En tout cas, ça suffisait à Rufus.
Il passa les mains autour de la taille de Chad et se rapprocha légèrement de lui lorsque le scooter démarra. Le Davey’s n’était qu’à dix minutes en scooter et pendant ces dix minutes, il ferma les yeux. Il était suffisamment monté derrière Chad pour connaitre la route par coeur : le moindre virage, la moindre aspérité dans le bitume, le moindre feu rouge. Le vide se fit dans son esprit, luxe du passager qui montait en toute confiance et lorsqu’ils arrivèrent devant le Davey’s, déjà bruyant et visiblement bondé ce soir, ce fut comme s’éveiller d’une sieste. Rufus détacha la ceinture de ses bras autour de la taille de Chad et descendit maladroitement du scooter. Il lança un coup d’oeil à un groupe de filles qui entrait dans le Davey’s et se retourna vers son meilleur ami. « En parlant de filles… » Rufus ôta le casque et secoua la tête pour redonner vie à ses boucles en effet légèrement aplaties puis le rendit à son propriétaire. « Tu vas te faire pardonner de ton absence en un, m’offrant un verre et deux, être mon wingman ce soir. » Il avait conscience du ridicule de ses mots, mais s’il y avait bien une personne qui ne le jugerait pas d’avoir à vingt-cinq ans presque autant d’expérience qu’un jeune prêtre séminariste, c’était bien Chad. Rufus bomba le torse de façon exagérée et défia son meilleur ami du regard. « T’as bien entendu, Siringo, ce soir, je rentre avec au moins un numéro. Et un vrai, pas le faux qu’elles donnent parce que je suis un gros lourd. » Une expérience qu’il n’avait jamais vécue mais qu’il préférait ne pas voir lui arriver de sitôt.

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Chad Siringo

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Message· · Sujet: Re: we've been making shades of purple out of red and blue we've been making shades of purple out of red and blue EmptyDim 19 Mai - 19:36

S’il avait pu, Chad aurait parcouru des kilomètres comme ça, Rufus accroché à lui, l’air leur fouettant le visage, la nuit les surplombant, les engloutissant. Mais le distance qui les séparait du Davey’s n’était que d’une poignée de minutes et, bien trop tôt, le corps voisin s’écarterait, réinstaurant le fossé habituel. Peut-être était-ce mieux ainsi, songea Chad, un nœud au ventre, l’air peinant à atteindre ses poumons dès que Rufus se trouvait si proche. Il ne savait pas comment il se faisait que son meilleur ami n’ait encore jamais noté les légers tressaillements, les expirations désabusées, les coups d’oeil en coin. Parfois, il semblait à Chad qu’il portait un panneau lumineux au-dessus de sa tête, tant ses sentiments cherchaient à le fuir, à se jeter sur le jeune Munro. Mais ça ne devait pas être si évident que ça, finalement. Le déluge, il restait furieux à l’intérieur, mais à l’extérieur, le sourire ironique de Chad pouvait faire passer n’importe quelle remarque traîtresse pour une boutade ou un sarcasme, comme s’il était impossible qu’il puisse effectivement trouver les boucles de son meilleur ami jolies – la blague, il lui fallait chaque fois se restreindre pour ne pas les effleurer ou, pire encore, y plonger les doigts entièrement. Quant au fait de draguer les filles, visiblement, Rufus ne s’imaginait pas une seule seconde que cela puisse écorcher la bouche du jeune Siringo que de ne faire qu’évoquer ces demoiselles qui pourraient se glisser entre ses bras. Il fallait qu’ils se trouvent chacun une copine, songea Chad. Qu’ils aient l’esprit ailleurs, qu’il puisse diriger ses hormones vers quelqu’un d’autre. Peut-être qu’ils se verraient moins, accaparés comme ils le seraient, chacun avec sa nana. Ça ne serait pas forcément une mauvaise chose, lui soufflait une petite voix, celle de la raison, tandis qu’une autre s’élevait presque aussitôt, furieuse qu’il puisse ne serait-ce que croire une telle chose. N’était-il pas aussi revenu pour lui, pas seulement pour ses frères et sœurs, comme s’était amusé à le lui faire remarquer Kelley avec un sourire malicieux ? Si. Bien sûr. Ça n’en rendait pas moins chaque égratignure moins douloureuse. Chaque fois que Chad imaginait que quelqu’un puisse s’immiscer entre Rufus et lui, son coeur avait quelques ratés.
Pourtant, à ce stade, les ratés n’étaient pas entièrement à imputer à la proie potentielle – éventuelle, si vraiment il n’y avait pas d’autre issue – mais également à la vue   qu’avait représenté le jeune Munro en émergeant de son immeuble. Le sourire de Chad s’était froissé en le voyant si bien apprêté et il avait presque été déçu que le jeune homme ait fait tant d’effort pour leur sortie. Il était beau, Rae. Il avait ce charme discret et l’idiot ne s’en rendait même pas compte. C’était sans doute ce qui accentuait cet éclat délicat. S’il avait été conscient du trouble qu’il créait, s’il en avait joué, toute la beauté en aurait été altérée. À la place, Chad lui aurait bien répliqué qu’il aurait pu en parler des heures, de ses jolies boucles – et de tout le reste. Mais il garda pour lui sa réflexion et accueillit le poids supplémentaire, sans ignorer le frisson qui lui parcourut le dos quand les bras l’enserrèrent. Il avait eu le temps de s’y faire, à ces contacts innocents et avant qu’il quitte Windmont Bay, il parvenait aisément à réprimer les sensations de son corps, mais il lui semblait que ces mois passés loin de Rufus avaient quelque peu fragilisé sa routine et il lui fallut inspirer brièvement pour chasser l’envie de poser la main sur celles de son compagnon. Il ne l’aurait sans doute pas lâchée, s’il avait cédé.
Le moteur noya le tambour récalcitrant de son coeur en déroute et Chad dévala la rue, accélérant juste assez pour dépasser la limite autorisée, juste assez pour éventuellement expliquer la vitesse à laquelle son muscle cardiaque allait. Juste assez, aussi, sans doute, pour atteindre le Davey’s un peu plus vite.
Quelques minutes plus tard, ils s’arrêtaient devant le bar local. Chad coupa le moteur et observa les ombres qui dansaient derrière les vitres, regrettant presque qu’ils n’aillent pas ailleurs, juste tous les deux, fumer ou boire, ou les deux, sans se soucier du reste du monde.
Mais le monde, il ne restait jamais longtemps à l’écart, Chad le savait et il se finit par se résoudre à descendre à son tour de son scooter pour le sécuriser. Il était accroupi lorsque Rufus fit allusion aux filles et il faillit prétendre ne pas l’avoir entendu avant de finalement lever les yeux vers son meilleur ami.
- Mmmh, ça me paraissait évident, ça, déclara Chad en se redressant pour récupérer son casque.
Il aurait préféré s’en tenir à lui offrir tous les verres qu’il voulait, ce qui lui coûterait moins – façon de parler – que d’assister aux tentatives de Rufus pour attirer une fille dans ses filets. Il l’avait assez vu à l’œuvre pour savoir que ce ne serait pas une mince affaire. À nouveau, Chad se demanda comment Rufus pouvait être aveugle à son propre charme – car le jeune Siringo, lui, ne manquait jamais les œillades intéressées qui étaient dirigées vers le jeune Munro. Mais ça faisait plus ou moins son affaire. Jusqu’à ce soir, du moins.
- Bon. Dans ce cas, va falloir bien doser les consommations, plaisanta Chad. Histoire de te dégourdir assez pour aller parler à une fille, sans quoi l’entreprise est déjà compromise, mais pas trop au point que tu tombes dans la case du lourdaud incapable d’aligner deux mots.
Cherchait-il à inquiéter son ami en évoquant les deux extrêmes ? Peut-être un peu. Chad ne pouvait s’empêcher, au fond, de vouloir autant saccager les chances de Rufus que de les lui offrir.
- Viens par ici, deux secondes, dit-il en lui faisant signe d’approcher.
Chad fit mine d’arranger une boucle indisciplinée puis il laissa retomber sa main.
- Voilà. Ce soir, je mise gros sur toi. Tu ne vas pas ramener un mais plusieurs numéros!
Et pour s’empêcher de dire d’autres conneries, Chad bouscula légèrement Rufus pour le pousser vers l’entrée du bar. Ils s’enfoncèrent dans la salle surchauffée et Chad ôta sa veste tout en jetant un œil circulaire aux clients qui peuplaient déjà l’endroit, fameux à Windmont Bay et ses alentours.
- Je sais que c’est inutile de te rappeler ces quelques règles de base, mais je vais quand même les passer en revue. Souris, okay ? Je pense que ça fait déjà la moitié du boulot. Regarde-la dans les yeux, aussi. Évite d’avoir l’air de l’avoir bien reluquée de haut en bas avant de parler, ou elle va croire que tu la prends pour de la viande fraîche. Même si tu lui balances un truc bateau à mort, du moment que tu la respectes, je pense que tout peut être pardonné. Et dis-toi que rien n’est perdu, même si elle fait mine de rouler des billes quand tu l’abordes. Sois toi-même. Je ne vois pas pourquoi une fille ne te donnerait pas son vrai numéro!
Il n’avait rien d’un coach. Lui, il y allait à l’instinct et il se prenait sûrement autant de râteaux que de sourires mais ce soir, il était question de Rufus.
Et si Rufus voulait qu’il soit son bras droit, pouvait-il vraiment le lui refuser ?

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Rufus Munro

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Message· · Sujet: Re: we've been making shades of purple out of red and blue we've been making shades of purple out of red and blue EmptyDim 16 Juin - 20:18

Rufus fixait Chad, un sourire lui allant d’une oreille à l’autre. Il était content d’être là, avec lui, de le retrouver pour toutes ces bêtises qui lui trottaient dans la tête. Il n’y avait qu’avec Chad qu’il pouvait être lui, sans peur du jugement. Chad savait pourquoi il n’approchait pas les filles et pourquoi quand il le faisait, la tentative tournait à la catastrophe. Chad était là. Et Chad allait l’aider, parce que c’était qu’il faisait toujours, pas vrai ? « Je suis toujours dégourdi, merci bien. » protesta Rufus en roulant exagérément des yeux. Chad avait pourtant raison sur toute la ligne : dès qu’il était nerveux, il buvait ; et quand il buvait, il disait n’importe quoi. Ou pire, se mettait à danser. Il ne fallait surtout pas qu’il se mette à danser. Ça ne finissait jamais bien.
Viens par ici. Sagement, Rufus obtempéra, réprimant son gloussement derrière une lèvre mordue et laissa son meilleur ami remettre en place ses boucles. Et éclata de rire lorsque ce dernier lui assura qu’il allait ramener plusieurs numéros. « T’as raison. Mise tout ce que tu as sur moi, Siringo, tu seras riche. » Riche de leurs conneries, car ils savaient l’un comme l’autre qu’ils n’avaient pas un sou en poche. L’une des nombreuses raisons pour laquelle Rufus n’imaginait rien en-dehors de Windmont Bay. À quoi bon ? Il n’avait pas les moyens de s’échapper, donc autant rester là et en faire ce qu’il pouvait. Et ça incluait passer le plus de temps possible avec Chad Siringo.
Chad le dépassa et Rufus le suivit, s’enfonçant dans le Davey’s. Il fit soudain beaucoup plus chaud et plus bruyant ; Rufus s’y sentait comme un poisson dans l’eau. Raison pour laquelle il n’eut aucun mal à entendre les recommandations de Chad malgré le bruit ambiant. Le fait que son ami se trouve à deux centimètres de lui aidait sans doute grandement mais hey, Rufus se trouvait des qualités où il le pouvait. « La regarder. La respecter. Ne pas être un creep. Got it. » résuma le barman en opinant du chef. Ça ne devait pas être si difficile que ça, non ? Si Chad et tous les autres le faisaient… Alors lui aussi, il était capable d’aller voir une fille et de lui demander son numéro, goddamnit. Rufus sentit une bouffée de chaleur accompagner sa résolution renouvelée et il pointa sa veste en cuir du doigt, mimant un coup de chaud. « Je fais quoi ? Je la garde ? » Il tira sur les pans de sa veste en cuir pour en relever le col, à la manière d’un Danny Zuko moins gominé, et décocha un clin d’oeil à son meilleur ami. Mais sa question était sincère. Il se sentait soudainement idiot, à s’être préparé comme une lycéenne pour son bal de promo. « Ou je l’enlève ? » demanda-t-il en faisant glisser la veste de ses épaules. La chaleur bondée et humide du Davey’s faisait coller l’intérieur de la veste à ses bras et il n’était pas certain que suer à grosses gouttes était particulièrement indiqué pour séduire une fille. « Bon, je l’enlève. Si j’ai chaud, je frise. » décida-t-il. Il n’avait pas la moindre envie de se transformer en caniche alors qu’il était, pour une fois, motivé à se montrer sous son meilleur jour. Voir Chad revenir dans sa vie lui faisait prendre conscience de ce temps qui leur avait filé entre les doigt. Ils avaient des dizaines de soirées à rattraper et ce soir, l’urgence lui paraissait plus grande que jamais. Rufus avisa une table haute qui venait de se libérer et attrapa son meilleur ami par le bras. « Hey, cowboy, pas si vite. » De là, ils pouvaient scanner la foule qui se faisait de plus en plus compacte au fur et à mesure que la nuit avançait et Rufus en profita pour intercepter une serveuse. « Deux bières et deux shots de vodka. De préférence cheap et vraiment mauvaise. » lui lança-t-il avec un clin d’oeil avant de revenir vers Chad. « Je mets tout ça sur ta note, Siringo. Bon, t’as repéré des candidates potentielles ? Tu me connais, je suis pas difficile. » Il ne pouvait pas vraiment l’être, en même temps : il n’avait rien d’incroyable et la demoiselle qui voudrait bien de lui aurait pu prétendre à des heures de travaux d’intérêt généraux si elle sortait avec lui. Rufus plissa les yeux pour mieux chercher et son regard finit par s’arrêter sur une jolie brune à quelques mètres, accoudée au bar et visiblement seule. Lorsqu’elle sourit au barman, des fossettes apparurent au coin de ses joues et le coeur de Rufus tressauta, chamboulé par l’apparition. « Là, au bar. Elle est mignonne, non ? » demanda-t-il en donnant un coup de coude stratégique à Chad. « J’attends la bière, peut-être. » ajouta-t-il, soudain hésitant. Si Chad le soutenait dans sa quête, alors il était à peu près certain de pouvoir rentrer avec le numéro d’une fille ce soir. Quand à ce qu’il en ferait, il n’en avait encore aucune idée mais chaque chose en son temps. Mais il le savait : au final, ça ne dépendait que de lui. Chad ne pourrait pas toujours lui servir d’excuse ni même de bras droit. Un jour, il se trouverait une copine, une vraie et Rufus savait qu’à ce moment-là, leurs chemins s’écarteraient. Alors il lui fallait quelqu’un. Pour ne pas être laissé sur la touche, comme ces derniers mois le lui avaient rappelé. La serveuse revint avec leurs bières et leurs shots, et Rufus se rasséréna. Tout à coup, il était de nouveau en terrain familier. Il posa le shot devant Chad et souleva le sien dans une pantomime de toast. «  À nous. » Sans attendre, il l’avala cul sec, la brûlure de la vodka bon marché l’emportant sur tout le reste.

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Message· · Sujet: Re: we've been making shades of purple out of red and blue we've been making shades of purple out of red and blue EmptyMar 16 Juil - 11:16

C’était sans doute son cadre familial qui lui permettait de tout voir avec une telle désinvolture, là où Rufus se figeait au moindre imprévu. Quand on grandissait au milieu de sept frères et sœurs, forcément, on apprenait à accepter les choses comme elles venaient. Quand on grandissait dans un foyer aussi chaotique, on se marrait dans la foule. Avec les filles, Chad n’avait jamais eu le moindre souci, elles ne l’effrayaient pas – avec les modèles qu’il avait à la maison, après tout, il en voyait de toutes les couleurs alors qu’est-ce que de parfaites inconnues pouvaient représenter ? Les remarques cinglantes, il connaissait, les sourires qui sonnaient faux, il les lisait sans difficultés et les accusait avec désinvolture. Là où d’autres seraient mortifiés d’être envoyés sur les roses – ou pire, se tourner vers l’agressivité pour exprimer leur désarroi – Chad hochait la tête, admettait sa défaite, et passait à autre chose. C’était sans doute ce qui manquait cruellement à son meilleur ami : cette nonchalance qui ne meurtrissait pas, qui chassait le malaise d’un sourire. A coup sûr, si Rufus s’était moins pris la tête, il n’aurait pas éprouvé ces craintes absurdes à la simple idée d’avoir à approcher une fille. Mais les choses allaient peut-être changer ce soir. Peut-être que Rufus allait vaincre sa peur bleue de l’autre sexe et les faire toutes craquer. L’idée fit sourire le jeune Siringo, à moins que ça soit la protestation de Rufus qui étire ses lèvres de la sorte. Chad hocha la tête, ne faisant même pas mine de le croire et faillit le rassurer d’un t’en fais pas, je t’aime comme t’es, mais il se ravisa et les mots restèrent bloqués dans sa gorge.
Oh, comme il l’aurait bien embrassé, là, devant ce bar, alors qu’il accueillait cet éclat de rire, alors que son cœur bondissait à ce son joyeux et bienvenu. Il aimait quand Rae souriait, quand Rae riait –  et, il se l’avouait volontiers, peu importe ce que faisait Rae, il aimait ça.
- Riche à quel point, selon toi ? Sois pas timide. Millionnaire ? Milliardaire ? Ah, je ne sais même pas ce que je foutrais avec tout ça !
En réalité, les idées fusaient mais il les noya l’une après l’autre. Il n’avait jamais aimé se rappeler à quel point sa famille galérait au quotidien, ils avaient toujours vécu au seuil de la pauvreté et ils n’en étaient pas morts – du moins, n’était-ce pas cela qui avait écourté la vie de Caleb. Dès que le visage de son frère se dessina furtivement dans son esprit, Chad le chassa en culpabilisant. Ce soir, il n’était pas question d’évincer le garçon qui lui manquait cruellement, juste de se concentrer sur celui qui restait loyalement à ses côtés, malgré les épreuves, malgré la trahison de sa désertion. Et Chad ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil plus long à Rufus : c’était lors d’une épreuve conséquente qu’il avait fait sa connaissance, une bonne décennie plus tôt et, parfois, le jeune Siringo se disait que la douleur avait valu le coup d’être subie, puisqu’à la fin il avait pu compter Rufus Munro parmi ses amis les plus proches.
Assez de nostalgie, songea le jeune homme en reprenant ses esprits. Ce n’était pas leur mine sombre qui allait attirer les filles, même s’il savait que certaines aimaient les écorchés vifs ou jouer les infirmières de la vie. Ce soir, ils étaient de nouveaux deux gars insouciants qui se satisfaisaient de la vie sans envergure qu’ils avaient. Et c’est dans cette optique que Chad pénétra dans le bar, égrenant ses conseils ridicules à un Rufus très attentif. Un rictus glissa sur les lèvres de Chad au résumé succinct de l’autre et il lui donna une tape sur l’épaule, comme pour le congratuler de sa vivacité d’esprit :
- T’as tout compris ! Maintenant allons mettre cela en pratique !  
Il leur fraya un chemin en direction du comptoir et se retourna au moment où Rufus l’interrogeait. Chad le regarda de bas en haut en un battement de cils puis haussa les épaules :
- Ouais, les auréoles, je crois que ce n’est pas trop au goût de ces demoiselles, confirma Chad d’un hochement de tête. Mais compte pas sur moi pour la tenir pendant que tu dragues !
Plutôt fier de sa boutade, Chad fit mine de repartir à l’assaut de la foule mais Rufus l’arrêta et lui désigna une table haute. Le jeune Siringo acquiesça. N’avait-il pas promis d’être le best wingman que Rufus pouvait espérer ? Il combla le pas jusqu’à la table, ôta sa veste à son tour et s’y accouda, se mettant en condition pour partir en chasse d’une conversation intéressante, d’une noyade dans de jolis yeux cernés de mascara – à défaut de pouvoir fondre dans le regard chocolat de Rae – et peut-être plus si affinités. Chad ne disait jamais non à un rapprochement des corps, c’était connu. Il chercha des nanas qui paraissaient seules, de préférence à deux, mais pourquoi pas trois, sans vouloir être gourmand, plus le choix était large, mieux c’était – à moins qu’à miser sur davantage, il espérait surtout maximiser leurs chances de trouver une nana à son meilleur ami. Il zappa volontairement celles qui étaient plus de six, ainsi que celles qui étaient accompagnées de mecs – autant éviter les ennuis inutiles. Il repéra deux blondes, appuyées près du mur à droite du comptoir mais il jugea que leur proximité avec les toilettes indiquait sans doute qu’elles faisaient la file et ne seraient donc pas forcément très réceptives à une approche. Il tourna ensuite son attention vers la demoiselle désignée par Rufus et l’analysa d’un coup d’œil un peu critique – banale, avait-il envie de dire, mais il savait que ce ne serait pas sincère et incité par la jalousie. Aucune ne serait à la hauteur, voilà ce que pensa Chad durant une fraction de seconde avant d’acquiescer :
- Super mignonne, ouais, concéda-t-il avant de balayer les alentours de la cible de Rufus pour voir si une autre jeune femme ne paraissait pas s’ennuyer.
Leur commande arriva et Chad sortit son portefeuille pour lâcher un billet froissé avant d’attraper son shot.
- A nous, répéta-t-il en levant le coude pour boire d’un trait le contenu du verre, puis il attrapa sa bière. Allez, cessons de tergiverser et jetons-nous à l’eau. Prépare ton plus beau sourire, Munro, ce soir, t’emballes la petite brune.
Et sans laisser à Rufus l’opportunité de freiner des quatre fers, Chad l’embarqua, veste dans le creux du coude, pour aborder l’inconnue et il n’hésita pas une seconde lorsqu’il annonça à la demoiselle, sans préambule :
- Je me sens grand seigneur, ce soir ! C’est ma tournée ! Qu’est-ce que ce sera pour toi ?
Chad se glissa d’un côté de la demoiselle pour libérer l’espace au dragueur de la soirée, avant de se tourner vers une autre fille, au hasard, optant pour la plus proche, une petite blonde qui lui arrivait à l’épaule et qui leva un regard sceptique vers lui :
- Et pour toi ? s’enquit-il en lui offrant un sourire chaleureux, quoiqu’un peu figé pour quiconque le connaissait un minimum, avant de se pencher vers elle, comme pour lui souffler un secret à l’oreille, tout en parlant assez fort pour que les deux autres l’entendent. Je n’ai pas spécialement envie de tenir la chandelle à ces deux-là.
Le jeune Siringo lui adressa un clin d’œil et jugea celui-ci bien accepté, au sourire amusé qui étira les lèvres de la demoiselle.
- Je m’appelle Chad, et toi ? demanda-t-il en lui tendant la main – elle se présenta, Tamara – avant de se tourner de l’autre côté, pour voir comment Rufus s’en sortait.
Pas trop mal, il l’espérait.
Mais pas trop bien non plus, il l’espérait aussi.

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Rufus Munro

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Message· · Sujet: Re: we've been making shades of purple out of red and blue we've been making shades of purple out of red and blue EmptySam 17 Aoû - 19:39

Ok. Ok. Il pouvait le faire. Il pouvait approcher cette fille, la faire rire, lui dire qu’elle lui plaisait et ensuite… Et ensuite, il verrait, voilà tout. Il ne voulait pas se projeter, Rae, il ne le faisait jamais, de toutes manières. Là où d’autres prévoyaient sur des mois, des années, lui ne pensait même pas au jour d’après. À quoi bon ? Il y avait une chance sur deux qu’il se couche pour ouvrir les yeux au matin et réaliser qu’il ne pouvait plus lever un bras. Il n’avait pas de five-year-plan, Rae, il n’avait qu’un one-day-at-a-time plan et ce soir, ce plan raccourcissait encore un peu.
Et d’ailleurs, plan était un bien grand mot pour ce qu’il avait en tête.
Loin de lui avoir remis les idées en place, le shot de vodka lui électrisa le cerveau et il secoua la tête pour faire passer son goût de détergent tandis que Chad, lui, semblait n’avoir aucun mal à se fondre dans l’ambiance du bar. C’était quand même fou, songea Rae en se laissant entraîner par son meilleur ami. C’était lui, le barman au Majestic. C’était lui, l’oiseau de nuit qui veillait sur les couche-tard et la faune nocturne, mais c’était Chad qui semblait le plus à l’aise, Chad qui n’avait aucun mal à parler, à rire, à séduire. Chad, lui, ne jouait pas de rôle et c’était là leur plus grande différence. Et ça n’avait pas changé, malgré la disparition temporaire du Siringo préféré de Rufus. C’était rassurant de voir que Chad, son Chad, restait le même. Rassurant de voir que certaines choses ne changeaient pas, pas tout de suite, rassurant de constater qu’il avait encore un peu de temps avant que tout ne lui échappe - mais ça, quand est-ce que ça arriverait, il ne voulait pas le savoir. Il voulait la nuit, l’incertitude et le goût du whisky sur le bout de sa langue, seuls remèdes qui avaient véritablement fonctionné contre sa course à l’inverse du sens des aiguilles d’une montre.
Fidèle à lui-même dans le rôle du suiveur, Rufus obéit sagement à son meilleur ami et se laissa entraîner vers sa cible, celle que Chad avait adoubé d’un « super mignonne » et qui le confortait donc dans l’idée que son choix n’était pas totalement à jeter à la poubelle. Ils parvinrent à la hauteur de la jeune femme - encore plus jolie de près, et il sentit ses jambes se muer en barbe à papa - et Rufus se passa une main fébrile dans les cheveux. L’optique était-elle d’aplatir ses boucles folles ou de les faire gonfler, il n’en savait rien - toujours est-il que Chad, comme d’habitude, avait pris les devants, déroulé le tapis rouge et avait même eu l’élégance de se retirer pour laisser le champ libre à son pote. Un ami, un vrai, voilà ce qu’il était et Rufus lui adressa un regard empli de gratitude avant de poser les yeux sur la jolie brune, qui visiblement l’attendait au tournant, ses fossettes creusant la peau veloutée de ses joues. « Je suis Rae. Et toi ? » Elle leva les yeux vers lui, noyant un sourire dans son verre de vin avant de le reposer d’un geste sec sur le comptoir. Rae la suivit des yeux et releva vers elle un regard interrogateur, sentant tout à coup sa belle assurance alcoolique s’enivrer. Mais rien ne l’avait préparé pour les mots qui sortirent de la jolie bouche de l’inconnue. « Nina. Tu tombes biens, tu sais ? Pas besoin de faire ton numéro. Mon ex est là-bas, je veux le rendre jaloux, tu viens danser ? » D’un coup de menton qui n’avait rien de discret, elle désigna une silhouette derrière elle mais Rufus n’eut pas le temps de se pencher pour repérer de qui elle parlait car Nina posait déjà sa main sur la sienne et le contact lui fit perdre tout intérêt pour le reste du monde. Tant pis. Si jamais l’ex en question se pointait, eh bien, il improviserait, c’était comme ça qu’il réussissait le mieux, non ? « Euh ok, si tu veux. » bredouilla-t-il, les joues roses et échauffées, pas le moins du monde offensé de servir de rebound. Il n’en espérait pas tant, danser avec une fille, la tenir contre lui. Pris de court par l’assurance de la jeune femme, Rae la laissa entrelacer ses doigts dans les siens et l’amener à l’écart du bar, là où des danseurs déjà bien éméchés avaient déjà commencé à s’agiter sur la musique qui se faisait de plus en plus forte. Il accrocha le regard de Chad quelques secondes et haussa les épaules - sorry, dude, gotta go - avant de retourner toute son attention vers Nina.
La jeune femme passa les bras autour de sa nuque et mû par son dernier neurone en état de fonctionner, Rae posa les mains sur ses hanches. Il sentit sa chaleur au travers du tissu et instinctivement, se pressa contre elle, penchant sa tête vers la sienne dans une esquisse de baiser - là non plus, il n’en espérait pas tant. La jeune femme leva les yeux vers lui et sembla réprimer un petit rire. « Quoi ? » murmura-t-il, un sourire un peu inquiet aux lèvres. « Tes boucles. Elles me chatouillent. » répondit la danseuse. Joueuse, elle vint enrouler une boucle qui moussait sur le front de Rae autour de son doigt, s’amusa à tirer légèrement avant de reporter son regard ourlé de longs cils noirs vers Rae qui lui aurait bien demandé de l’épouser, là, sur le champ. « Dis-moi quand ton ex nous regarde que je puisse t’embrasser. » souffla-t-il, la voix soudain plus rauque et la respiration plus hachée. D’où lui venait cette assurance ? Quel pouvoir magique Chad avait-il utilisé sur lui sans qu’il ne s’en rende compte ? À moins qu’il ne doive son courage tout neuf à l’alcool bu sur un estomac vide ? Rae l’ignorait mais en tout cas, ça fonctionnait et Nina rit à nouveau. « Pas tout de suite. » répondit-elle sur le même ton malicieux. En revanche, elle se pressa un peu plus contre lui et Rufus put sentir tout contre lui la douceur de sa poitrine, la finesse délicate de ses hanches. « J’espère que ton pote ne m’en veut pas. » murmura Nina tout contre son oreille et le temps de quelques secondes, Rufus se demanda de qui elle parlait avant, un peu honteux, de se souvenir qu’il devait ce moment de douce félicité à son meilleur ami. Tout en resserrant Nina contre lui, Rufus releva la tête pour chercher Chad des yeux et aperçut son meilleur ami qui regardait en sa direction. Leurs regards s’accrochèrent et Rae sourit. love ya, dude.

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Chad Siringo

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Message· · Sujet: Re: we've been making shades of purple out of red and blue we've been making shades of purple out of red and blue EmptyMar 20 Aoû - 11:41

Chad était peut-être doué pour leur faire du charme, aux filles, mais il était rarement le gars sur lequel elles jetaient leur dévolu pour une relation stable, avec visée à long terme. Cela ne le dérangeait pas, on ne pouvait pas vraiment dire qu'il avait la tête à ça, de toute manière, mais il se demandait parfois si ce n'était pas son comportement qui les incitait à le considérer comme un amuse-gueule, une distraction en attendant le Prince Charmant, le vrai. Il doutait que parmi les petites amies qui avaient traversé son adolescence et sa vie de jeune adulte, il y en ait une qui se soit vu un avenir concret avec lui. Il aurait sans doute pu demander à Crys ou Candace leur avis sur la question mais il n'était pas certain de vouloir le connaitre, en vérité. Elles ne mâcheraient pas leurs mots, se ficheraient même sûrement de sa tête, à lui demander pourquoi cela semblait tout à coup l'inquiéter, à vingt-six ans, alors qu'il n'avait jamais paru s'en soucié auparavant. Et il savait ce qu'il leur aurait répondu: qu'il ne s'inquiétait pas, qu'il s'interrogeait, c'était tout. Alors avait-il la moindre légitimité en conduisant Rufus dans la gueule du loup comme s'il n'y avait aucun danger ? Pourtant, il savait qu'un rejet, un rire moqueur, pouvaient être dévastateurs, d'autant plus pour quelqu'un comme Rufus, qui manquait cruellement de confiance en lui dès qu'il s'agissait d'aborder l'autre sexe. S'il était éconduit gentiment, peut-être que son ego n'en sortirait pas trop meurtri, mais si son approche provoquait un éclat de rire...
Il n'y avait pourtant pas lieu de s'en faire pour son meilleur ami, apparemment, comme pu le deviner Chad au sourire qu'offrit la demoiselle à Rufus. Merde. Elle avait un joli sourire, en plus, franc, qui ne minaudait pas et déjà à ce moment-là, le jeune Siringo devina que la soirée ne se passerait pas forcément comme il l'avait imaginée - alors qu'il s'était convaincu qu'il n'avait rien envisagé, s'assurant qu'ils verraient comment ça se passait et aviseraient en fonction des écueils mis sur leurs chemins. Mais nul obstacle en vue, a priori. Au contraire, même. C'était comme si les étoiles avaient décidé de s'aligner pour leur permettre de localiser précisément les deux filles dont ils avaient besoin. Celle qui prendrait les devants pour Rufus (et pour cause, elle avait une idée derrière la tête, une idée derrière laquelle elle ne chercha même pas à se cacher) et celle qui accepterait l'attention que le wingman voudrait bien lui accorder. Chad se serait senti mal s'il n'avait pas éprouvé un froissement de cœur en entendant la réponse éloquente de la dénommée Nina. Le jeune homme assista au revirement inattendu et le sourire qui écorchait ses lèvres aurait pu paraitre amusé, encourageant, s'il n'avait pas été si figé et ce fut donc complètement éberlué qu'il regarda son meilleur ami et la demoiselle en quête de revanche s'éloigner vers la piste. Il trouva le courage, il ne sut trop où ni comment, de lever un pouce appréciateur quand Rufus lui adressa un regard puis Chad s'efforça de se concentrer sur Tamara, même si celle-ci avait perdu tout intérêt en quelques secondes à peine.
- C'est ta copine ? s'enquit-il en se penchant vers elle pour se faire entendre par-dessus le brouahaha et en même temps tâter le terrain, parce qu'il ne perdait pas de vue qu'il devait s'occuper, en bon wingman qu'il était, pendant que Rae alpaguait sa proie - ou se faisait alpaguer par celle-ci, pour être plus précis. Rassure-moi, son ex, il ressemble pas à Schwartzy, hein ?
Tamara gloussa et Chad fur rassuré: elle ne semblait pas avoir noté son trouble. Le jeune Siringo esquissa un sourire et donna un coup de menton en direction du barman qui approchait:
- Ce n'était pas uniquement un moyen de vous approcher, ma proposition, hein ? Qu'est-ce que je t'offre à boire ? demanda-t-il en tirant un tabouret qui venait de se libérer pour que sa cavalière puisse s'installer à son aise.
Elle commanda un cocktail - à peine avait-elle prononcé le nom qu'il l'avait déjà oublié - et il se contenta d'un hochement de la tête et il fit glisser un billet sur le comptoir en désignant sa bière et le verre de vin de Nina, qu'il rapprocha d'eux pour que personne n'ait la mauvaise idée d'en profiter.
- Deux bières et un autre verre de vin, dit-il avant de s'adosser au comptoir et de localiser rapidement son meilleur ami dans la foule, sans manquer toutefois de feindre de s'intéresser à Tamara. Alors vous êtes du coin ou de passage ? Vous êtes étudiantes ?
Il n'en fallut pas davantage pour lancer le moulin à paroles qu'était sa joyeuse compagne d'infortune. Elle se lança dans une longue explication du programme qu'elle suivait, de ce qu'elle espérait faire ensuite et d'innombrables détails dont Chad serait bien incapable de se rappeler dans la dizaine de minutes qui suivraient (et donc encore moins le lendemain).
Et pendant qu'elle parlait et qu'il faisait mine de lui prêter une oreille attentive, légèrement penché vers elle, il ne la regarda pas une seule fois. Il avait son attention fixée ailleurs. Sur les bras fins qui enlaçaient la nuque de Rae, sur les mains de ce dernier, arrimées aux hanches de Nina, sur le sourire qui ourlait les lèvres de la jeune femme. Que se murmuraient-ils donc ? N'en faisait-elle pas un peu trop, là ? Elle voulait que Rae se fasse refaire le portrait, ou quoi ? Mais il ne pouvait pas vraiment intervenir, pas alors que cette expérience pourrait peut-être rebooster la confiance du jeune Munro. Il n'empêchait que Chad n'aimait pas ça. De les voir si proches, si beaux. D'imaginer le parfum qu'elle devait respirer à chaque fois qu'elle se rapprochait un peu plus de Rufus. Qu'elle joue avec les cheveux de son meilleur ami comme ça. Chad but une gorgée de bière dans l'espoir de faire passer l'amertume du moment. En vain. Et comme s'il sentait la pointe du regard de Chad sur lui, Rufus releva la tête et lui sourit, de ce sourire d'idiot bienheureux que Chad avait rêvé le voir arborer, mais qui lui foutait maintenant un coup de poing dans le ventre.
- En fait, je n'ai pas trop envie de parler, dit-il un peu abruptement lorsque Tamara chercha à l'interroger à son tour.
En vérité, il n'avait aucune envie de lui faire le dessin du mec qui livre des pizzas et nettoie des assiettes alors qu'elle avait mentionné l'envie de faire un doctorat, peut-être, ou de partir un an faire de l'humanitaire dans un coin perdu d'Afrique. Et puis il y avait cette envie irrépressible de se détourner du tableau qui lui retournait le cœur.
Oh ? Qu'est-ce que tu veux faire, alors ? demanda Tamara, sans chercher à cacher son désarroi (ou sa déception, Chad aurait bien été incapable de dire ce qui primait). Chad cligna des paupières, alors qu'il fixait toujours Rae au loin et il tourna lentement un regard entendu vers Tamara. Si elle rougit d'abord légèrement, elle laissa vite échapper un petit ah amusé avant de lui donner le feu vert d'un sourire en coin. Chad miroita celui-ci et glissa une main sur la peau veloutée de sa joue, ses doigts effleurant ses boucles juste sous l'oreille, avant de combler la distance entre leurs lèvres. Moins timide qu'elle n'en avait l'air, Tamara répondit à son baiser avec ardeur et Chad ne tarda pas à sentir sa langue qui effleurait la sienne, le goût sucré de son cocktail se devinant sur celle-ci.
Et quand elle s'écarta pour reprendre son souffle et qu'elle agita la main comme si elle était subitement prise d'un coup de chaud avant d'attraper son cocktail pour pincer la paille avec ses lèvres brillantes, Chad, lui, reporta son regard sur Rae. Sans savoir si c'était pour faire comme s'il lui montrait l'exemple et voulait l'inciter à se lancer ou s'il désirait juste voir sa réaction. C'était puéril, complètement contre productif, sans doute, mais Chad n'avait pas pu s'en empêcher.

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Message· · Sujet: Re: we've been making shades of purple out of red and blue we've been making shades of purple out of red and blue EmptyDim 8 Sep - 1:46

Rufus ne se demandait jamais pourquoi, lorsqu’il relevait la tête, il croisait systématiquement le regard de Chad en sa direction. C’était comme ça, normal, habituel. Chad qui le regardait et lui qui lui souriait, bêtement, tout fier de sa dernière bêtise. Normal. Habituel. Hey, Chad, regarde ! Et toujours, toujours, Chad regardait déjà, ses prunelles vertes traversées d’un nuage déjà posées sur Rufus, et c’était devenu une habitude rassurante, d’avoir les yeux de Chad Siringo toujours sur lui. Au moins, quelqu’un le voyait. Quelqu’un se souviendrait de lui quand il serait parti, de Windmont Bay ou tout simplement d’ici, du moment qu’il ne pourrait jamais rattraper. Du temps qu’il s’évertuait à perdre. Et quitte à gaspiller les minutes, autant le faire dans les bras de cette jolie fille qui le laissait glisser les mains dans le creux de son dos. Nina portait un dos-nu et Rufus traçait des messages du bout de ses doigts électrisés, des gribouillages charnels sans queue ni tête qui voulaient juste dire ce qu’ils voulaient dire. Rapproche-toi. Et elle le faisait, appuyant toujours plus ses courbes contre son corps tout disposé à les recevoir. Non, Rufus ne se demandait pas ce que ça pouvait faire à Chad de le voir ainsi contre Nina.
Ça ne lui passait même pas par la tête.
Une tête d’ailleurs bien vide alors que les doigts de Nina glissaient doucement sous son débardeur et effleuraient sa peau de façon trop irrégulière pour qu’il puisse dire si c’était volontaire ou si elle cherchait simplement à les rapprocher. Donc elle pouvait le peloter mais il ne pouvait pas l’embrasser ? Rufus avait des choses à dire sur le sujet et il s’apprêtait à le faire savoir à la jeune femme quand son regard capta du mouvement dans la direction de Chad. Il ne l’avait pas tout à fait abandonné du regard - en fait, maintenant qu’il y pensait, ça ne lui était jamais vraiment arrivé de perdre Chad des yeux en-dehors de ces six mois d’errance - et lorsque Rufus repéra à nouveau son meilleur ami, même les mains délicates de Nina n’auraient pas pu le faire dévier de la scène qui se déroulait à quelques mètres de lui. Tout à coup, le monde s’effaça. Le bruit et la musique. Les couleurs et les sons. Les visages et les corps. Tout devint flou, flou, flou, aussi flou que la main de Chad sur la joue de cette fille dont il n’avait pas même pas saisi le nom était nette.
Ce n’était pas la première fois que Rufus voyait Chad embrasser une fille - c’était le problème, forcément, quand on ne quittait jamais des yeux son meilleur ami, on était témoin de toute sa vie. Siringo avait toujours été plus doué que lui dans le domaine, plus précoce aussi, haha, précoce, très drôle Rufus, et Rufus avait toujours attribué ce noeud qu’il avait dans le ventre à de la jalousie. Ouais, jaloux de son meilleur pote. Jaloux de la facilité qu’il avait à parler aux filles, jaloux de la simplicité de sa vie, jaloux de cette insouciance parce que Chad ne se baladait pas avec un compte à rebours dans ses gènes, lui, jaloux, jaloux, jaloux et ce soir, ça recommençait. Combien de temps il lui avait fallu pour se pencher vers cette fille et l’embrasser ? Cinq minutes ? Deux minutes ? Bon sang, mais qu’est-ce qu’il pouvait bien leur raconter pour qu’elles lui tombent toutes dans les bras sans même connaître son nom ?
Chad continuait d’embrasser cette fille comme s’il était à la recherche du trésor de l’arche perdue au fond de ses amygdales et Rufus ne perdait rien du spectacle, et ce malgré la main de Nina qui s’aventurait désormais dans ses cheveux et jouait avec sa boucle d’oreille. « Ça te va bien. » ronronna-t-elle, un sourire de louve dans la voix. Dans le creux de son ventre, Rufus sentit l’embrasement. Il aimait qu’elle le tease et qu’elle ne joue pas les ingénues. Elle savait ce qu’elle voulait et ça lui plaisait. Mais son regard restait, sans explication, braqué sur Chad qui finissait enfin son exploration et avait le culot de venir le défier de ses yeux verts.
C’était quand même un tragédie d’avoir dans ses bras la plus jolie fille du bar et de ne pas pouvoir regarder quelqu’un d’autre que son meilleur pote, quand même.
Rufus ne savait pas combien de temps Chad et lui auraient pu continuer à s’affronter du regard comme ça si Nina ne s’était pas rappelée à son bon souvenir, tirant entre ses doigts une boucle qui n’avait rien demandé. Surpris, Rufus rompit le lien qui l’unissait à Chad et posa sur la jeune femme un regard désolé. « Dis-moi si je t’embête, hein. » le taquina-t-elle. Rufus se sentit rougir et secoua la tête. « Désolé. Mon crétin de pote pense cette soirée est une compétition. » marmonna-t-il. Nina haussa un sourcil, visiblement sceptique. « Vous communiquez par télépathie ? » Mignonne et drôle. Décidément, il avait tiré le gros lot. « Ouais, on en est pas loin. » confirma Rufus en haussant les épaules. Au bout de dix ans de relation - d’amitié - il aurait pu deviner ce que Siringo allait dire rien qu’à l’inclinaison de ses sourcils. « Je l’adore, mais il m’a saoulé. » continua-t-il, les sourcils froncés. Ugh, mais à quoi ressemblait-il, là, à se plaindre de son meilleur ami à cette fille magnifique ? Mais Nina jeta un rapide coup d’oeil en direction de Chad et un éclat magnétique brilla au fond de ses prunelles. « On ne peut pas le laisser gagner, alors. » souffla-t-elle dont le regard glissa des yeux de Rufus à ses lèvres. Tout le corps de Rufus se raidit et son coeur accéléra la cadence. « Non, on ne peut vraiment pas. » acquiesça-t-il, la voix rauque. La jeune femme sourit, basculant la tête en arrière dans un petit rire qui dévoila son cou gracieux et la naissance de sa poitrine puis revint vers lui, les yeux brillants et la bouche mutine. « Dans ce cas… » Elle se mordit la lèvre dans un sourire charmant et se hissa sur la pointe des pieds. Signal donné, reçu, parfaitement enregistré. Et juste avant de se pencher vers elle, Rufus verrouilla Chad dans sa ligne de mire. I can do that, too.
La bouche de Nina avait le goût du sucre et de la victoire, et Rufus s’y abreuva avec délice. Sa main glissa dans les cheveux de la jeune femme et il s’en amusa avant de revenir sur la ligne de sa mâchoire. Elle avait la peau douce qui se hérissait sous les doigts que Rufus baladait paresseusement dans son dos dénudé. Sa langue était experte en tout un tas de figures acrobatiques qui donnait envie au garçon de mettre un genou à terre et de lui demander de l’épouser sur le champ. Leur baiser, d’abord timide, s’enhardissait, devenait moins arrangé, plus désordonné et humide. Nina laissa échapper un petit gloussement lorsque la main de Rufus dépassait le creux de son ventre pour aller trouver un point d’ancrage un peu plus bas.
Hey, Chad, regarde. Ma dernière bêtise.

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Chad Siringo

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Message· · Sujet: Re: we've been making shades of purple out of red and blue we've been making shades of purple out of red and blue EmptySam 14 Sep - 17:58

Le monde s’était évaporé. Tamara n’était plus qu’une forme floue et parfumée dont les doigts s’accrochaient à sa chemise, dont la voix lui parvenait comme un écho. Ne se rendait-elle même pas compte que toute son attention était projetée vers le couple improbable qui était enlacé sur la piste? Ou feignait-elle de ne rien remarquer parce qu’elle ne savait comment réagir? A moins que cette fixation ne soit si évidente que pour lui. Même Rufus ne semblait pas noter l’intérêt dont il faisait l’objet: peut-être qu’il associait ce regard lointain et protecteur au rôle de bras droit qu’ils avaient convenu pour le jeune Siringo. Comment pourrait-il se douter une seule seconde du tourment que cela faisait naître dans le coeur de son meilleur ami? Ah, si Kelley l’avait vu occupé, à coup sûr, son légendaire sourire équivoque serait venu arquer ses lèvres. Il se foutrait bien de sa gueule, Chad en était persuadé. Mais c’était irrépressible, ça sortait d’un puits profond et il n’y avait aucun moyen d’y échapper. Chad aurait voulu détourner son attention du tableau idyllique, laisser la magie Munro opérer sur la demoiselle et ne pas traiter aussi mal celle qui était à ses côtés, qui n’avait pas demandé à être le dindon d’une farce dont elle ignorait tout. Mais qui était le plus gros dindon, dans ce cas de figure? songea Chad, avec une certaine amertume. Il savait qu’il détenait la palme, ça ne faisait aucun doute. Comment avait-il pu croire que cette soirée puisse être une bonne idée quand, c’était inévitable, en cas de réussite, elle lui arracherait le coeur? Et en cas d’échec, eh bien… Chad devait avouer avoir plutôt tablé sur cette issue, défavorable pour Rae, mais qui lui aurait épargné les coups de couteau qui s’enfonçaient inlassablement dans son coeur. Car ça faisait mal. De voir Rufus sourire comme ça, de le savoir inconscient de l’amour qui terrassait son meilleur ami. Mais sans doute était-ce mieux ainsi: Chad n’aurait pas voulu faire naître le malaise chez son meilleur pote. Et risquer de le perdre? Non. Plutôt endurer cette vision cauchemardesque plutôt que de perdre Rae.
Chad déglutit et attendit. On aurait dit deux joueurs d’échec. Il venait d’avancer son pion de façon stratégique (même s’il n’était pas certain de la signification de sa propre stratégie: piège à loup? torpillage intégral de son coeur en déroute?) et attendait la réponse de Rufus pour aviser de la suite. Plus rien d’autre ne lui importait que ce que Rufus allait faire dans la minute suivante. Il en retenait presque son souffle, dans l’attente, dans l’appréhension la plus totale. Mais qu’espérait-il au juste? Que son meilleur ami tombe dans le piège tendu ou qu’il le bouscule? Il ne savait pas s’il y avait une juste réaction à sa provocation. Il n’était même pas sûr qu’embrasser Tamara aie été une bonne idée mais il était trop tard pour regretter. Il avait bel et bien senti sa langue contre la sienne, comme il sentait toujours la chaleur de sa paume sur son torse pendant qu’elle lui parlait et qu’il n’absorbait aucun de ses mots. Son regard était braqué sur Rufus et il ne savait pas faire deux choses à la fois: aussi, le choix était vite fait, c’était son meilleur pote qui captait toute son attention, et tant pis pour l’ego froissé de sa victime collatérale.
Nina semblait moins encline à perdre l’attention de son compagnon, cependant, et Chad la détesta d’avoir récupéré Rufus. Le regard toujours braqué sur le couple improvisé, il se mordit la lèvre inférieure et s’efforça de respirer calmement, alors que sa main venait instinctivement se poser sur le poignet de Tamara, qui se tut dans la foulée. Si Chad avait été témoin de l’échange qui se passait à une poignée de mètres, il aurait ri sincèrement. Rufus qui était si certain de pouvoir deviner ce qu’il allait dire rien qu’à l’inclinaison de ses sourcils mais qui était complètement aveugle à la torture cardiaque qu’il lui infligeait? C’était carrément hilarant, mais c’était ce qui sauvait le jeune Siringo, après tout.
La gazelle tourna vers eux son regard joueur aux cils interminables et Chad aurait voulu la faire disparaître. Pouf! Envolée. Rufus se serait retrouvé seul sur la piste et aurait été contraint de lui revenir, dépité et prêt à boire jusqu’à oublier ses déboires. Mais ça ne semblait pas dans les plans de Nina et pendant une seconde, Chad se demanda si elle, contrairement aux deux autres, n’avait pas vu clairement dans son jeu. Une pointe d’inquiétude lui vrilla le corps mais sa crainte s’atténua rapidement… pour mieux le faire sombrer dans la détresse la plus totale, alors que la nana se hissait sur la pointe des pieds et que Rufus, en réponse se penchait vers ses lèvres. Le coeur du wingman battit à une cadence redoublée et il serra les mâchoires, son regard cillant à peine quand il battit des paupières.
Parce que Rae ne se contenta d’embrasser Nina avec sa candeur naturelle de garçon émerveillé qu’une fille puis s’intéresser à lui. Il le fit en le regardant, en le défiant. Chad eut l’impression que son coeur coulait au fond de son estomac, comme une pierre destinée à le faire couler à pic. Atterrissage sans la moindre grâce dans le fond vaseux de l’étang où morflait son amour depuis des lustres. Chad ne perdit pas une miette des caresses échangées et si le mieux aurait été qu’il détourne les yeux et se concentre sur son interlocutrice, pour laisser Rufus s’amuser comme il le méritait, il n’y parvenait pas. C’était comme si ses muscles l’empêchaient de tourner la tête, l’obligeant à assister à ce spectacle qui le frustrait et le meurtrissait.
Chad… Le ton laissait deviner une certaine impatience, seule raison pour laquelle Chad décrocha son regard du couple pour retrouver celui de Tamara.
- Mmh? s’enquit-il, comme s’il n’avait manqué que les derniers mots de la demoiselle alors qu’il n’y avait plus prêté attention depuis de longues minutes.
Tamara prit les devants, cette fois, et elle glissa la main derrière sa nuque pour l’inciter à se pencher vers elle, ce que Chad fit sans résistance. Pourquoi ne pas profiter de ses lèvres douces, après tout? Il n’avait rien de mieux à faire. Aussi scella-t-il à nouveau sa bouche à la sienne, seul contact en dehors de la paume de Tamara. Au bout de quelques secondes, pourtant, Chad ne put s’empêcher de rouvrir les yeux pour jeter un coup d’oeil en direction de son meilleur ami qui embrassait toujours sa dulcinée. Sans jamais abandonner les lèvres de Tamara, Chad la guida de façon à ce qu’il puisse contempler Rae tout en dévorant les lèvres de sa compagne. Et invariablement, au fil des secondes, le jeune homme fit abstraction du goût sucré qu’avait la langue de Tamara, préférant imaginer celui de la bière que devait avoir celle de Rufus, tâche rendue plus aisée qu’il voyait son meilleur ami à l’oeuvre à sept ou huit mètres de là.
Ce n’était évidemment pas la première fois que Chad imaginait embrasser Rae. Mais d’habitude, il le faisait à l’abri des regards, dans son lit, en fermant les yeux, et non au milieu de la foule, en le regardant de façon si éloquente. Il aurait sans doute pu passer la soirée et la nuit à échanger sa salive avec Tamara en fixant son meilleur ami, si ce n’était pour le mouvement qu’il capta en arrière plan et qui, instinctivement, lui hérissa les cheveux.
Car la silhouette qui approchait suintait le danger et Chad s’arracha brutalement au baiser pour jeter un regard d’avertissement à son meilleur ami.
Visiblement, la mission de Nina était réussie: son ex arrivait à grandes enjambées pour récupérer son bien - et sans doute refaire le portrait au malheureux qui dansait avec elle.

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Have you ever wished you could rewind, pick up all the pieces of the life you left behind ? Have you ever lived on borrowing time, knowing your mistakes are chasing you down from behind ? But, don't hold me, cause I am falling back down and I wouldn't wanna see you hit the ground. But little darling you found my heart in the lost and found but the scars they still follow me around.
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