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 « Tiens... Comme par hasard... » {S. Ramdani}

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Message(#) Sujet: « Tiens... Comme par hasard... » {S. Ramdani} Mar 28 Avr 2009 - 19:36

    Samuel A. Hellighton
    Sheherazade Ramdani

    « Tiens... Comme par hasard... »






    C’était un jour comme les autres. Où plutôt un samedi. Je n’avais pas cours, ce qui était bien non ? A part quand on se fait réveiller pas son père à neuf heure du matin pour vous prévenir qu’il doit partir. Je vous dire parfois je ne sais pas ce qui me retient dans cette maison. Je pourrais prendra ma vie d’adulte et vivre seul. Mais pourquoi je ne le fais pas ? Peut-être parce que mon père, enfin l’homme qui m’a adopté compte beaucoup pour moi ? Et puis aller où ? Je n’ai pas l’intention de quitter ce quartier, alors bon, autant rester avec mon ‘père’ alors que je pourrais me retrouver à seulement deux maisons à côtés de chez lui.

    Je ne restais jamais sans rien faire. Je trouvais toujours de quoi m’occuper quelque soit l’heure. En premier lieu j’étais partit me doucher et était revenu dans ma chambre une serviette autour de la taille. J’opta pour un jeans et une chemise blanche. Une fois habiller je repartis dans la salle de bain pour arranger un peu mes cheveux. Et tout ça sur un morceaux de Led Zeppelin. Mon groupe favoris depuis que je suis gosse. Bref, après m’être ‘préparé’ je rangea tout de même un peu ma chambre. Pas que se soit le boxon, mais au moins faire le lit, pour que la chambre puisse ressembler à quelque chose. Même si les murs de cette dernière étaient placardés de tous mes dessins et peintures que j’ai fais.

    Pas grand monde est venu ici. Sans doute mes deux meilleurs amis et bien sur mon père, mais à par eux personne. C’était mon p’tit monde. Pourquoi ne le montrais-je pas ? Pour la simple et unique raison, que tous ce que je dessine, représente une grande tristesse, parfois de la colère, c’est même souvent d’ailleurs. Il est rare de voir un dessin ‘joyeux’. Pas que je suis déprimé à ce point là.

    Enfin, parlant de dessin, j’en avais commencer un, j’y mettais tout mon temps, ton mon cœur, afin que cela représente quelque chose. Un portait. Celui d’une femme. Comme j’ai déjà fait avec mes autres amis, enfin ceux que j’apprécie beaucoup. Celui que j’avais commencer (qui était loin d’être terminer) était le portrait de Sheherazade. Cette fille étrangement m’attirait. Où tout du moins j’avais vraiment envie de la connaître. Elle est mystérieuse et moi curieux, je n’ai qu’une envie savoir plus sur elle, c’est finit maintenant les cours de grattes. Maintenant ce n’est plus vouloir t’apprend à jouer de la guitare, mais apprendre à te connaître. Y arriverais-je ? Je l’espère…

    J’en avais marre de rester là, dans cette maison vide. De plus je devais quand même partir aller me chercher des clopes. C’est bien la première fois que ça m’arrive cela. Ne plus avoir une seule cigarette. Peut-être parce que ces temps-ci j’étais très nerveux et que je n’ai fais que fumer comme un turc, comme on dit. Je sortis donc de la maison en refermant derrière moi et ayant en poche, mon portefeuille et mon portable. Pas besoin de plus vu que je n’ai pas l’intention de rester dehors éternellement. Je me dirigeais vers Grocer’s Shop, il était bien pratique l’air de rien ce petit magasin. Je n’avais pas envie de quitter le quartier juste pour des clopes.
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Message(#) Sujet: Re: « Tiens... Comme par hasard... » {S. Ramdani} Mar 28 Avr 2009 - 21:55

Cela faisait déjà quelques temps que Sheherazade Ramdani, anglaise si attachée aux terres britanniques, s'était établie à Ocean Grove. Et si elle s'était plusieurs fois posée la question, elle ne saurait toujours pas dire si l'Angleterre lui manquait vraiment. C'était difficile à dire. Elle préférait mille fois aux pelouses bien tondues des maisons de banlieue les rues animées de son quartier. Elle préférait mille fois la pluie qui hachurait la façade vieillie de Cambridge à ces murs blancs et sans âme de l'université moderne de Miami. L'Angleterre et son climat lui plaisaient. Les coutumes, l'histoire du pays lui plaisaient quand rien de spécial ne retenait son attention en Amérique. Un jour, une américaine en vacances près de Bedford lui avait dit : "Vois New York et tu connaîtras l'Amérique". Quand Sheherazade lui avait demandé si elle était new-yorkaise, Amy -c'est son nom, lui avait répondu qu'elle avait quitté sa petite banlieue pour la première fois pour venir en Angleterre, justement. Sheherazade songea un instant que la banlieue que lui avait décrit Amy était très semblable à celle d'Ocean Grove. Peut-être que cela justifiait son manque d'intérêt pour ce pays et que son affection pour l'Angleterre en ressortait grandie. Mais c'est là un point intéressant puisque, justement, l'Angleterre ne lui manquait pas, malgré les quelques désillusions américaines auxquelles Sheh s'était confrontée en arrivant. Elle vivait très bien ce changement de décor qui, s'il ne lui plaisait guère, avait le mérite d'accueillir bien d'intéressantes gens. C'était là justement tout ce qui la séduisait. Elle était installée depuis peu de temps et déjà son carnet d'adresses s'était rempli de connaissances prometteuses. Il y avait des camarades d'université. Sheherazade pensait notamment à Lullaby, Timothy ou Emma. Et puis surtout Clayton. Et plus étonnant, des gens sur lesquels elle n'aurait même pas eu l'occasion de se retourner en Angleterre. Landon, Rachel ou par exemple Samuel. Il semblait tellement plus facile dans cette petite banlieue paisible de nouer des liens et tout ça laissait planer comme un nuage au-dessus d'elle bien de l'allégresse.
Justement, Samuel. Elle pensait à lui justement, sa première rencontre agréable. Au détour d'une conversation commencée avec bien de la facilité, Sheherazade avait laissé échapper une remarquer sur son talent inexistant de musicienne. Et encore, c'était un euphémisme. Mettre une guitare entre les mains de Sheherazade -ou pire, une flûte, si on est particulièrement masochiste - revient à donner un kilo d'explosif à un adolescent instable : il n'y pas que vos oreilles qui risquent d'en souffrir, elle arrive jusqu'à toucher votre vision du monde et de la vie et vous en sortez dépressif pour le mois à venir. Quand Samuel lui avait proposé de lui donner quelques cours de guitare, Sheh' avait été affreusement gênée. Se lier d'amitié avec quelqu'un en lui explosant les tympans, ce n'était pas ce qu'elle appelait faire dans la subtilité. Elle n'en avait néanmoins rien laissé paraître et avait accepté avec bonne humeur. Quelques cordes cassées et quelques visions du monde changées plus tard, on pouvait considérer qu'une certaine amitié s'était créée entre Samuel et Sheherazade. Sheh' l'aimait bien. Pourquoi ? Et bien, il avait eu le courage d'enchaîner un second cours, après la catastrophe du premier où, Sheherazade en était sûre, il avait du comprendre à la première note que jamais il ne changerait quelque chose à la catastrophe musicale qu'elle était. Et puis aussi, il avait été très simple quand ils avaient décidé de se voir de temps en temps, en dehors de ces cours de musique. Sheherazade n'avait pas de grandes prétentions quant à sa beauté ou à son sex-appeal, mais au moins, elle avait eu la confirmation de ce qu'elle savait déjà : Samuel n'était pas un lourdaud insistant. S'il l'avait été, sans doute aurait-elle pu tout de même bien l'aimer -elle en avait connu des lourdauds insistants et ça ne l'avait pas empêchée de rire avec eux - mais il ne l'était pas, et il ne pouvait qu'en être plus sympathique encore. D'ailleurs, des deux, c'était sans doute Sheh la plus pénible. Horreur musicale, lunatique, soit aussi bavarde qu'une meneuse de claques, soit plus muette qu'une tombe. Mais là n'était pas la question, puisque Miss Ramdani se fichait bien de plaire -pas par pur je-m'en-foutisme mais parce que l'idée de déplaire lui était tout à fait étrangère. Mais tous ces détails sont bien inutiles à soulever étant donné que nous ne sommes pas dans la partie "caractère" de la fiche de présentation Huhu.

La voilà donc qui quittait son studio près de Lemon Street pour quelques courses. Sa journée avait été pensée ainsi : grasse matinée, courses à faire, révisions. Ces dernières l'occuperaient bien peu, étant donné qu'elle avait eu l'agréable surprise de constater que le programme américain était bien plus facile que celui de Cambridge. Et puis, c'était tant mieux. Elle irait probablement à une soirée organisée par la fac', le soir-même. Elle sortit donc de son studio le cœur léger, pensant à régler sa facture à l'avance, histoire d'échapper au courroux de la harassante Tammy et quitta l'immeuble ses clefs et son portefeuille en poche. Un sac ? Pour quoi faire ? Elle en aurait bien assez quand elle aurait fini de faire ses courses. Pas besoin de portable non plus, elle n'attendait pas d'appels et peu de gens avaient son numéro américain. Et puis, elle n'allait pas s'attarder. L'épicerie où elle comptait se rendre -pour la première fois d'ailleurs, lui ayant préféré auparavant le centre commercial - n'offrait pas une grande diversité de produit. Elle avait juste besoin de soda, de céréales et de pâtes. Le minimum pour chaque étudiant qui se respectait, quoi. Pas besoin de liste non plus, du coup. Et aussi peu chargée, elle allait vite.
Pas assez néanmoins pour ne pas remarquer, sur la rue d'en face,sur le point de pénétrer dans l'épicerie, Mister Hellighton. Sheherazade s'étonna de la coïncidence, d'autant plus qu'elle pensait à lui, tout à l'heure. Se dépêchant plus encore, un sourire flottant sur les lèvres, elle rejoignit bien vite l'épicerie et ses alentours.
-Bonjour, Hellighton
Sourire et ton amusés. La totale. Sheh' était contente de le voir, comme on est content quand on croise un ami dans la rue, sans raison spéciale puisqu'on sait devoir le quitter peu après. Sheh le regarda de haut en bas, très rapidement et discrètement, surtout par habitude. Ca évitait généralement ce qu'elle appelait les "questions poubelles" : "ça va ?" "ouais et toi ?" "quoi de neuf ?"
Sheh trouvait d'ailleurs à Samuel un petit air maussade et quelque part nerveux. Mais pour l'instant, elle s'en fichait, elle avait des Kellog's à acheter.
-Tu fais des courses toi aussi ?
N'était-elle pas particulièrement avenante, aujourd'hui, la Sheherazade ?
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Message(#) Sujet: Re: « Tiens... Comme par hasard... » {S. Ramdani} Mar 28 Avr 2009 - 23:28

    Samuel A. Hellighton
    Sheherazade Ramdani

    « Tiens... Comme par hasard... »


    Sheherazade, pourquoi est-ce que je m’en sens obliger de penser à elle ? De plus de passer autant de temps sur un dessin. Elle m’intriguait, cette femme m’inspire. Je ne sais pour quelle raison. On est peut-être pas si différent tous les deux. On est tout deux mystérieux, mais toi, tu ne fais qu’augmenter la curiosité en moi. Qui peut bien tu êtres ? Pourquoi toi ? Pourquoi pas une autre ? Des questions en plus auxquels je risque de ne pas avoir les réponses rapidement. Où peut-être jamais. Qui sait, tout peut arriver dans la vie. Surtout quand on s’y attend le moins.

    Je pense que je me rappellerai du premier jour où j’ai voulu lui donner des cours de gratte. Mon dieu, quel affaire. Quel mal de tête ! C’était atroce. Pourtant, j’ai fais comme si de rien n’était. Et j’ai accepter de lui en donner un deuxième. Je ne baisse jamais les bras. Et je ferais tout pour qu’elle sache jouer au moins de la guitare. La flûte, cet instrument de musique que vous êtes obliger d’apprendre dès les primaires. Cependant, je n’y avais jamais rien compris. Aucuns de mes doigts se mettaient correctement. Aucun trous ne se bouchait quand je le voulais. Le son que je dégageais était simplement merdique. J’ai quand même eu mes points grâce à ma guitare en faisant une démonstration de ce que je savais fais à mon ancien professeur de musique.

    Bref, Sheh’ elle est différente. She’ elle est spéciale. Tout comme moi quoi. Je ne suis pas du genre à me la péter, me vanter où quoi que ce soit. Tout comme elle qui semble, par la même occasion ne pas aimer cela. Dans tous les cas, que je le veuille où non, elle et moi, on est fait pour s’entendrent.

    Alors que je m’apprêtais à faire mon entrer dans cette épicerie. J’entendis quelque pas rapide qui se dirigeait vers moi. Curieux comme je suis, j’avais détourner le visage afin de savoir qui pouvait bien être la personne. Tiens, comme par hasard, c’était Sheherazade. Beaucoup plus souriante que la dernière fois. Avait-on changer de rôle, toi aujourd’hui tu fais la souriante et moi aujourd’hui le moins souriant ? Le remarquerait-elle d’ailleurs ? Comme moi j’ai pu remarquer ce si beau sourire de sa part ?

      « Salut Ramdani ! »
    Ajoutais-je, un petit sourire creuser sur le bout de mes lèvres. Nerveux, moi ? Bien sur, et encore plus car je n’ai pas encore fumer de la journée. Hors pour tout fumeur, la cigarette du matin est la meilleure.

      « Si pour toi aller chercher un paquet de clope s’est faire les courses… Alors oui. »
    J’étais légèrement entrain de bloquer les gens d’entrer. Je poussa donc la porte, laissant passer en premier la miss.

      « J’espère que tu t’es améliorée avec ta guitare, car sinon je plain tes voisins. »
    Prononça-t-il en faisant un petit geste de tête pour dire bonjour au caissier, un ami de mon père. Qui si je ne lui disais pas bonjour, il allait me faire la gueule. Si, je vous le jure. Des fois les gens ils se prennent là tête pour si peu. Je reporta mon regard vers miss Sheherazade.


Dernière édition par Samuel A. Hellighton le Ven 1 Mai 2009 - 20:03, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: « Tiens... Comme par hasard... » {S. Ramdani} Mer 29 Avr 2009 - 15:49

A sa façon de la saluer, les soupçons de Sheherazade quant à une éventuelle nervosité se confirmèrent. Il avait ce quelque chose de mélancolique, dans la voix. Elle lui jeta une dernière œillade vaguement intéressée puis cessa de le détailler. Si elle était curieuse, elle était rarement indiscrète et elle s'abstint de lui demander ce qu'il avait. Et puis si c'était susceptible de l'intéresser, elle le découvrirait bien assez tôt et ce d'une manière ou d'une autre. "Salut Ramdani", avait-il donc dit. C'était sobre, elle aimait. Pas de cris de surprise, ou de questions-poubelles. Parfait. Sheherazade, si elle était parfois de celles qui criaient et riaient fort, n'affectionnait pas nécessairement ces détails chez les autres. Elle les supportait facilement, mais elle ne considérait pas quelqu'un plus intéressant parce qu'il était bruyant. "Si pour toi aller chercher un paquet de clopes c'est faire les courses... Alors oui" Sheh lui répondit simplement par un sourire gai. Le tabac n'était pas ce qui lui plaisait le plus. Elle avait passé son adolescence à étudier, à s'instruire dans le but d'intégrer Cambridge et n'était pas de ceux qui s'étaient mis à fumer à cette période. Et même maintenant, la cigarette n'exerçait aucune attraction sur elle. La raison pour laquelle elle était immunisée restait obscure. Aucun cancéreux dans sa famille, aucune allergie particulière. Au contraire, elle supportait très bien la fumée et ne fronçait pas le nez à chaque fois qu'un fumeur expirait devant elle, l'air mécontent en disant d'un ton amer : "tu pourrais pas écraser ta clope, à la fin ?" Sheh' faisait partie du maigre pourcentage des non-fumeurs qui supportaient très bien les fumeurs, ceci s'expliquant probablement par ses fréquentations. La plupart des gens qu'elle connaissait avaient au moins une addiction : le tabac, l'alcool, le jeu, le sexe, parfois. D'autres préféraient la bêtise, qui selon elle était un autre genre de vice. Sheherazade y associait aisément des visages et pensive, son sourire s'accentua quelque peu.
Elle entra dans la magasin et à sa suite, Samuel lui lança une boutade. "J'espère que tu t'es améliorée avec ta guitare, sinon je plains tes voisins". Elle se retourna vers lui, tandis qu'il saluait le gérant. L'air faussement outré, elle se dirigea vers le rayon sur la droite, où les étals réfrigérés contenaient des boissons gazeuses. Elle avait besoin de deux bouteilles de coca rouge Huhu. Elle finit par lui répondre, en toute mauvaise foi, mais d'un ton qui n'était pas dénué d'humour.
-Je joue précisément ce que je veux rendre. C'est faire preuve d'un grand talent, tu sais.
Et donc un son à la fois grinçant et strident, bourdonnant, parfois, mais au volume sonore toujours trop fort. Evidemment, ce qu'elle prétendait était faux, évidemment. Encore heureux, sinon, un psychologue s'étant penché sur son cas et ayant étudié sa musique aurait décelé chez elle une certaine instabilité et aurait vu en elle le prochain Sauron. Comme pour excuser son odieux mensonge, qui n'aurait pas leurré le plus candide des enfants, elle ajouta.
-De toute façon, ça ne fera pas de mal à mes voisins
Référence directe à sa proprio, qui vivait au même étage. Sheh ne l'aimait pas beaucoup, c'était qu'elle avait fait appel à Tammy Hunkerfield ! cette agent immobilier qui l'harcelait pour des factures qu'elle rendait pourtant toujours à la bonne heure. Elle prit les deux bouteilles de coca, et poursuivit son avancée. Il lui fallait des pâtes, maintenant Huhu. En même temps que la direction, le sujet changea. Elle n'allait pas s'attarder sur cette Tammy, après tout.
-Et toi monsieur le parfait musicien ?
Ton légèrement moqueur, mais loin d'être méchant. Après tout, il s'était moqué d'elle, qu'importe s'il avait fait preuve de patience auparavant et si ce n'était qu'une simple boutade. Une boutade idiote, d'ailleurs, et impertinente quand on savait comme Samuel était bon musicien.
-Comment vont tes voisins, à toi ? Ils t'ont cru amputé des deux mains quand je jouais chez toi ? Ou déprimé, peut-être ?
Si Sheh avait pensé que l'humeur décidément morose de Samuel l'indifférait, elle se trompait. Elle remettait justement ça sur le tapis, et ça l'avait elle-même surprise. Au moins s'était-elle montrée subtile. Elle avait même ri comme si cela lui semblait farfelu, quand son hypothèse sur la baisse de moral de Samuel la séduisait de plus en plus et s'affirmait.
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Message(#) Sujet: Re: « Tiens... Comme par hasard... » {S. Ramdani} Jeu 30 Avr 2009 - 19:52

    Samuel A. Hellighton
    Sheherazade Ramdani

    « Tiens... Comme par hasard... »


      « Faire preuve d’un grand talent ? Non, avoue plutôt que c’est une méthode pour que tes voisins se suicide. Tu es une meurtrière de la musique Sheherazade ! »


    Déclarais-je ironiquement. Bien sur ce n’était pas bien méchant. Si je me permettait de lui dire ça, c’est que j’ai une raison. Déjà parce que moi aussi j’ai jouer comme elle le début. Et puis c’est en critiquant qu’on peut pousser les gens à s’améliorer. Du moins, c’est-ce que j’ai pu en déduire. Mon père m’a tellement critiquer sur ma façon de jouer, que je me suis promis que j’allais apprendre à jouer comme un véritable guitariste. Je m’étais lancer un défi, et je l’avais réussit. Maintenant mon père, on ne va pas dire qu’il regrette ces paroles, mais il à comprit que celui que voulait, pouvait. Je l’avais voulu, j’ai pu.

      « Ah ce que je vois tes voisins sont loin d’être dans ton cœur. »


    Tout comme moi en fait. Je n’aimais vraiment pas mes voisins. Où tout du moins ceux qui habitait à droite de ma maison. Un couple de petit vieux. Une femme qui regardait les Feux de l’amour super fort, et qui au moindre son de guitare venait frapper à ma porte. Ce qui bien sur, en gars super énervant comme je suis, je jouais encore plus fort, plus rapide, et je demandais à mon père qu’il m’accompagne. Ce qui énervait la petite dame qui pour finir ne disait plus rien. Parfait musicien ? Non, je savais en jouer, mais sans plus.

      « Moi ? Un musicien parfait ? Bon, je comprend que vu ta façon de jouer tu penses cela de moi, mais je suis loin d’être le meilleur guitariste. »


    Plutôt un bon artiste pour ce que est dessin et peinture ? Enfin, je ne fais que dire ce que l’on me dit à moi. Pourquoi dont ? Pourquoi autant de compliment sur mes créations ? Elles ne sont pas aussi belle que certaine. Il est vrai que je devrais m’en réjoui, mais quand on apprécie pas le travail que l’on fait, c’est normal que je n’aime pas.

      « Oh oui, ils ont cru n’importe quoi. A part que c’était moi qui jouait. Ils ne m’auraient pas cru. Cependant, t’avoir donner des cours à bien fait chier la vielle à côté de chez moi. Donc, le fait que tu joues comme ça a ses qualités et a ses défauts. »


    Ajoutais-je encore une fois en me moquant, sans méchanceté, de sa façon de jouer. Je savais me montrer comme un petit emmerdeur. Une sorte de carapace , Peut-être ? Mais je n’avais guère envie que cette dernière remarque quoi que ce soit. A part que cela soit déjà fait ? Je n’étais très en forme car je commençais à vraiment perde espoir sur l’identité de mon père bilogique. A cette heure, si ça se trouve, il ne fait même plus partit de ce monde. Ce qui ne ferait qu’encore plus me déprimé car j’aurai passer plus de six à faire des recherches. Et plus de deux ans à faire certaine chose, que je regrette et qui me dégoûte.


Dernière édition par Samuel A. Hellighton le Ven 1 Mai 2009 - 20:04, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: « Tiens... Comme par hasard... » {S. Ramdani} Ven 1 Mai 2009 - 0:15

Le sens de l'équilibre de Sheh était des plus remarquables. Jamais elle ne tombait, jamais elle ne faisait tomber quelque chose. Elle était loin d'être maladroite, comme le prouvait sa façon de tenir ses réserves de soda pour la semaine. Une bouteille sur l'autre, au creux de son bras, plaqué contre sa poitrine. Oui, Sheh était loin d'être maladroite et pourtant elle était incapable de jouer le plus simple des accords à la guitare. Qu'avaient ses doigts ? Ils refusaient de se mettre dans le bon ordre, se tordaient, étouffaient le son des cordes dans un bourdonnement incertain et le plus souvent les cassaient. Ils étaient loin d'être boudinés ou courts mais jamais elle n'arrivait à les placer correctement. D'ailleurs, même si c'avait été le cas, elle avait du mal avec les tablatures. Sa logique semblait différente de celle de tous les autres puisqu'elle voyait des accords précisément là où il ne fallait pas presser les cordes. Bref, Sheh excellait dans de nombreux domaines, mais certainement pas ceux artistiques. La musique, il ne fallait pas y penser. Les lettres, ça pouvait aller, elle avait aimé étudier la rhétorique au lycée. Et puis, le dessin, à la limite, pourquoi pas. Les marges de ses feuilles de cours témoignaient d'un certain potentiel dans la caricature professorale, oui, mais ça s'arrêtait là. Non, Sheh aimait les domaines beaucoup plus rationnels et en avait suffisamment conscience pour ne pas s'offusquer de la boutade de Samuel. "Faire preuve d'un grand talent ? Non, avoue plutôt que c'est une méthode pour que tes voisins se suicident. Tu es une meurtrière de la musique Sheherazade". Tiens, c'était un compliment qu'on ne lui avait encore jamais fait, ça "meurtrière de la musique". L'ombre d'un sourire flottant sur les lèvres, elle répondit en toute innocence, une moue charmante sur le visage.
-C'est un alibi comme un autre d'être naturellement mauvais à la guitare.
A mots couverts, sans doute admettait-elle le fait qu'elle égorgerait volontiers ses voisins pour vouer ensuite un culte à leur cadavre. Un film se monta en moins de deux dans sa tête dans lequel sa proprio jouait une sorte d'Ann Darrow défraîchie et qui finissait mal quand elle-même incarnait un King Kong nettement moins poilu. Mais Sheh arrêta là ses allusions à ses voisins. De son point de vue, le sujet était loin d'être intéressant et parler d'elle quand Samuel l'intriguait présentement n'était pas dans ses préoccupations immédiates.
Sans le quitter des yeux, elle prit un paquet de pâtes au hasard et le plaça au sommet de sa pile de courses. Plus que des céréales. "Est-ce qu'il me reste du lait, d'ailleurs ?", songea-t-elle, pensive. "Ah je vois que tes voisins sont loin d'être dans ton cœur". Sheherazade lui répondit par un signe de la tête qui pouvait à la fois tout signifier et ne rien dire. Elle aurait tout aussi bien ne rien répondre que ça n'aurait pas plus éclairé Samuel mais comme dit plus haut, ce sujet ne l'intéressait guère et à la limite, seule la sympathie qu'elle éprouvait pour le jeune homme l'avait fait consentir à répondre. "Bon je comprends que vu ta façon de jouer tu penses ça de moi" Sheh haussa légèrement les sourcils et se retint avec talent d'éclater de rire. Elle lui lança un regard éloquent, genre "ah oui, tu crois ça ?" Puis enfin, vint la réponse à sa question faussement ingénue. Fichtre, il n'avait pas pris la perche qui lui avait été tendu. Sheh plissa légèrement le nez, comme mécontente, mais ne répondit rien, se contentant de loucher sur l'étiquette de ses pâtes. Ils avaient inscrit une "recette maligne !" à base de tomates et de poisson.
-D'accord, d'accord, tu es meilleur guitariste.
A quoi servait de nier quand c'était l'évidence même ? Et puis par extension, meilleur artiste. Sheh ne savait pas figer un sentiment sur papier ou en chanson. En revanche, une thèse ou un argument, elle savait faire.
-Mais j'excelle dans bien d'autres domaines, ajouta-t-elle
Elle ne voulait pas qu'il la voie inculte et sans talent. Non, Sheh était douée. Elle comprenait bien des langues, en parlait trois, avait une culture générale impressionnante, suivait l'actualité politique, jouait bien au foot, était imbattable aux échecs, lisait énormément, débattait et discourait avec talent, connaissait sur le bout des doigts toutes les manips compliquées des jeux-vidéo rétro et bien d'autres choses x). Elle réfléchissait sur le domaine sur lequel elle voulait l'emmener. Le fait est qu'elle s'avouait perdante dès le début sur la musique.
-Par exemple, j'aime bien connaître les raisons qui poussent quelqu'un à s'obstiner à embêter une vieille dame à l'expérience honorable.
Sheh plaisantait. Elle savait que les voisins vieux -surtout les femmes, étaient les plus insupportables. Un dogme accepté par tous. Elle ajouta aussitôt.
-Et pourquoi, ensuite, une prise de bec quelconque rend ce quelqu'un nerveux et soucieux
Voilà, les mots étaient lâchés. Sheh qui s'obstinait à regarder la "recette maligne" leva des yeux curieux sur Mister Hellighton. Elle était quelque peu tendue, pas par appréhension, mais parce qu'elle comprendrait aisément si Samuel s'énervait par tant d'opportunisme et qu'elle se tenait prête à jeter un joker "changement de sujet" joyeux sur la conversation. Et puis, il lui fallait observer la réaction de Samuel. Si elle avait été à sa place, elle aurait sans doute envoyé paître l'impertinent. Mais l'idée qu'il se préoccupe, un jour, d'un éventuel chagrin de Sheherazade plût étonnamment à cette dernière. Pourtant, la sollicitude d'arrivistes l'indifférait. Peut-être que Samuel ne l'était pas, du coup.
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Message(#) Sujet: Re: « Tiens... Comme par hasard... » {S. Ramdani} Ven 1 Mai 2009 - 21:36

    Samuel A. Hellighton
    Sheherazade Ramdani

    « Tiens... Comme par hasard... »



    J’étais quelque peu maladroit par moment. Tenir tous dans mes bras, cela voulait dire que à un moment où un autre tout pouvait s’écrouler. Où bien alors marcher et bousculer une personne c’était bien moi aussi ça. Pourtant, j’avais beau faire attention, j’arrivais toujours à bousculer une personne. Voir la faire carrément tomber. Cependant je voyais bien que la miss cherchait encore après quelque chose de vue. Je n’allais pas la laisser porter tous, tout de même. Moi je n’aurai que mes clopes quand on arrivera vers la caisse.

      « Vas-y passes-moi tes trucs, tu portes tous… »


    Je ne lui laissais même pas le temps de me répondre que j’avais déjà tout prit entre mes mains. Ces bouteilles de soda, ses pâtes. Bref, ce qu’elle avait en mains quoi. Je restais à ses côtés, vu le rayon où elle allait, c’était sans doute pour des céréales où un truc du même genre en tout cas. Je n’ai jamais penser que Sheherazade était une inculte et sans talent. Au contraire. Je savais qu’elle était douer pour certaine chose, que moi-même je ne savais même pas faire. She’ parlait trois langues. Moi, l’anglais et le français. Et encore mon français n’était pas au meilleur des points, vu que je ne le parle pas régulièrement cette langue. Et puis Sheherazade retenait tout. C’était incroyable.

      « Oh mais je le sais. Je n’ai jamais dis que tu ne savais rien faire ! On fait juste quelque chose de différent… »


    Affirmais-je portant mon beau regard vers cette si jolie femme en face de moi. Faut dire ce qui était, Sheherazade est loin d’être repoussante. Au contraire même. Les paroles qui suivirent me fit moins sourire. Mon visage devint rapidement presque infranchissable. Personne ne pouvait à présent ce que je pouvais avoir. Cette carapace, elle venait comme ça, quand on remarquait quelque chose chez moi. Quelque chose quand je ne vais pas ‘bien’. Je n’aimais pas que les gens soit trop curieux avec moi. Je détestais même cela. Et en général, je préférais quitter les lieux. Car non seulement quand on soupçonne quoi que ce soit, sa me met rapidement hors de moi. Quelle idée d’avoir prit ses affaires. J’aurai du lui laisser, comme ça j’aurai pu quitter cette épicerie pour me calmer.

      « Je suis nerveux car je n’ai encore rien fumer et que sa commence à sérieusement m’énerver. Alors actives-toi. Comme ça, je n’aurai plus l’air nerveux et soucieux comme tu dis ! »


    Lui répondis-je en ayant un peu froncer les sourcils. Je m’en prenais à elle, alors qu’elle était innocente là-dedans. Elle avait simplement remarquer que je n’allais pas bien et je m’étais emporter trop rapidement. Ce qui était loin d’être la meilleur solution, car sa pouvait attirer encore plus rapidement son intention. Je ne disais plus rien, j’avais quitter son regard. Heureusement que je ne me suis pas plus énerver. Cependant je lui avais dis que j’aurai moins l’air nerveux une fois que j’aurai fumer. Non, enfin si ce n’est pas la nervosité qu’elle découvrira, ce sera autre chose. Mais bon. Je ne disais plus rien, je ne faisais que la suivre. Plus vite je serais sortit d’ici et mieux se sera.
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Message(#) Sujet: Re: « Tiens... Comme par hasard... » {S. Ramdani} Ven 1 Mai 2009 - 23:57

Sheherazade tendit la main vers le premier paquet de céréales, sans difficultés étant donné que Samuel l'avait délestée de ses autres courses. Elle protesta faiblement, mais il était vrai qu'il lui aurait été difficile de porter le tout avec un paquet de céréales en plus. Pas que ce soit lourd, mais juste particulièrement incommode. Elle remarqua que la marque des céréales, si elle était la même que celle qu'elle mangeait en Angleterre, n'avait pas du tout le même packaging. Elle nota ce détail sans importance, pendant que Samuel répondait. "Oh mais je le sais. Je n'ai jamais dit que tu ne savais rien faire ! On fait juste quelque chose de différent"
Sheh approuva. Autant Samuel était-il un artiste, autant était-elle une rationnelle cynique et parfois un peu froide. Sheh était très peu portée sur les sentiments et l'introspective et c'était le propre à tout artiste, lui disait-on. Voilà pourquoi, quand on l'écoutait "jouer" de la guitare, l'on comprenait tout de suite qu'elle n'en était pas une. Pourtant, l'art l'intéressait. L'histoire de l'art, en tout cas, tous ces tableaux de maître. Elle avait eu la chance de visiter plusieurs fois le Louvre, en vacances près de Paris chez sa famille du côté de son père. Si aucun tableau ne l'avait particulièrement émue, elle avait été très admirative devant la maîtrise du pinceau et la force de la peinture. Elle se reprochait parfois -très rarement, son manque d'investissement et ces fois-là, lui revenaient en tête certains mots, qu'un ami avait prononcé à son propos : "Ramdani est une grand-mère frigide". Très aimable, n'est-ce pas ? Ca n'avait pas du tout vexé Sheh, qui admirait même l'image, rétrospectivement mais il était clair que c'était bien triste pour la concernée. Etait-ce seulement sa faute si elle avait les deux pieds sur terre ? Qu'importe si elle avait un petit côté rêveur, qui se manifestait parfois, elle restait désespérément logique. Un côté rêveur qui se montrait justement. Elle pensa soudainement aux fois où elle accompagnait sa mère dans les grandes surfaces, et le temps infini que ça prenait. Sa mère était très méticuleuse. Elle parcourait rayon par rayon, bien devant Sheh qui poussait le caddie avec lassitude. Elle regardait un à un les produits, hésitait entre deux, choisissait en fonction du prix et regardait la date de péremption de manière presque névrosée. Sheh, en revanche, étant nettement plus rapide. Elle venait juste de rentrer dans le magasin et en sortirait très bientôt. Ce petit flash-back passé, sans avoir quitté des yeux Samuel, elle nota très aisément son changement d'humeur. Si elle n'était pas passée pro dans l'art de faire comme si rien n'était, sans doute se serait-elle mordue la langue ou aurait plissé le nez comme elle le fait si souvent quand elle est insatisfaite. "Je suis nerveux car je n'ai encore rien fumé de la journée et que ça commence sérieusement à m'énerver. Alors active-toi. Comme ça, je n'aurai plus l'air nerveux et soucieux, comme tu dis"
Le changement d'attitude de Samuel résonna comme un refrain dans les pensées de Sheh. Il était lunatique, elle l'avait deviné avant même que ça ne se manifeste. Comme elle avait deviné assez clairement qu'il était tendu. D'ailleurs, il avait été assez maladroit, pour le cacher. S'emporter comme ça était plus éloquent que toutes les confidences qu'il ne lui ferait jamais. Sheh comprenait. Elle lui lança un regard terne, sans colère, ni peur. Et sans se presser, lui répondit calmement.
-Je ne vois pas quand il a été question de toi, dans cette affaire.
C'était moche, elle se dérobait. Elle n'avait pas envie de se disputer avec Samuel. Et qu'il se soit emporté aujourd'hui, en cette matinée où Sheh était particulièrement de bonne humeur tombait bien. Si eux deux avaient été de mauvaise humeur, sans doute le gérant du magasin aurait-il été témoin d'un meurtre. Quoiqu'il en soit, Sheh n'avait pas envie de se disputer avec Samuel. D'ailleurs, elle était arrivée là où elle voulait en venir : Samuel était effectivement tendu et en plus, il savait qu'elle le savait. Voilà, maintenant, c'était à son tour de jouer. Sheh ne s'attendait pas du tout à ce qu'il se confie à elle. En fait, elle aurait été très mal à l'aise qu'il le fasse et l'estime qu'elle avait placée en lui se serait peut-être quelque peu atténuée. Le fait est qu'elle n'aimait pas les apparences et surtout celles que les autres se donnaient. C'était une double-insulte : premièrement, cela sous-entendait que Sheh était une idiote curieuse et effrontée qui vous aurait assailli de questions si elle avait su que vous vous trouviez mal et deuxième, cela voulait dire que vous la trouviez trop stupide pour qu'elle ne remarque pas votre manège. Bref, elle ne voulait pas se disputer avec lui. Elle continua leur route jusque la caisse et prit des mains de Samuel ses courses, qu'elle posa face au vendeur, observant avec un regard curieux les deux clients. Peut-être connaissait-il Samuel ? Elle posa également le paquet de céréales.
-Mais pour répondre à ta question posée tout à l'heure...
Elle prit une pause, pendant laquelle elle posa également un sachet de bonbons, posé sur l'étalage. Le vendeur l'enregistra. Elle s'était appliquée à parler d'une voix neutre, sans ironie, ni sous-entendus. Non, elle ne voulait pas brusquer Samuel. Pas qu'elle soit anxieuse quant à un éventuel affrontement mais la journée était si belle. Pourquoi la gâcher ?
-Je me suis entraînée à la guitare. J'en ai acheté une dans le magasin, sur Fairway Place, pas loin du Starbuck.
-Vingt-deux dollars, s'il vous plait.
Sheh jeta un regard distrait au vendeur, et lui tendit un billet. Elle prit un ton plus léger pour finir.
-C'était horrible. Le vendeur m'a demandée avec quel genre de guitare je jouais habituellement. Je lui ai dit que c'était la première que j'achetais, mais que je me débrouillais plutôt pas mal. Alors pour trouver une qui me convenait, il m'a proposée d'en essayer quelques unes...
Inutile de dire la suite, elle était suffisamment évidente. Etonnamment, néanmoins, Sheh n'avait pas fait fuir les clients, ils étaient venus admirer la "tueuse de la musique" qu'elle était. Le vendeur lui avait fait une remise de 10%, du coup. "Mais ça, c'est probablement pour mon beau sourire", avait songé Sheh, encore amusée.
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Message(#) Sujet: Re: « Tiens... Comme par hasard... » {S. Ramdani}

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« Tiens... Comme par hasard... » {S. Ramdani}

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