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 you know you're in love when you can't fall asleep because reality is finally better than your dreams

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AJ Haggard

messages : 925
name : Olivia
face + © : timothée chalamet + lunaeye (avatar), valtersen (gifs)
multinicks : jax + zoya + alfie + parker + emerson + orlando + chad
points : 133
age : 21
♡ status : huge mess who knows he doesn't deserve the love he gets
work : being a burden
home : in rehab in a center located in portland

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : (open) wes (2), hammer, ludivine

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Message· · Sujet: you know you're in love when you can't fall asleep because reality is finally better than your dreams you know you're in love when you can't fall asleep because reality is finally better than your dreams EmptyLun 6 Mai - 14:44

WES + AJ
@Wes Byrnes

AJ n’aurait jamais pensé qu’il éprouverait une telle excitation à revoir le décor en carton-pâte de Windmont Bay et pourtant, alors qu’il observait les façades de maison défiler, les passants glisser telle des ombres floues, il se surprit à apprécier la façon dont son cœur cognait dans sa poitrine. Ces derniers mois avaient été extrêmement longs et avaient mis ses nerfs à rude épreuve. La seule chose – enfin, personne – à lui avoir permis de rester sain d’esprit, c’était la perspective de retrouver Wes. Désormais, son sang était épuré (ou presque), lavé des substances toxiques et illicites qu’il y avait injecté, sans la moindre considération pour sa santé. Il avait fallu l’arrivée (ou apparition, au choix) d’un garçon grognon pour qu’AJ trouve l’envie et la motivation de suivre un traitement, de reprendre des habitudes saines. Oh, il ne se faisait pas trop d’illusion : il savait que son séjour dans le centre de désintoxication n’était que la première marche d’un interminable escalier en colimaçon. Il allait être étourdi, n’en jamais voir le bout, s’arrêter pour souffler, parfois, mais repartir, parce que c’était le seul moyen de ne pas crever comme un chien dans un fossé, une aiguille dans le bras, les yeux révulsés, la bave au coin de la bouche, le teint cadavérique. À quelques reprises, alors même qu’il n’avait pas encore quitté sa chambre, AJ avait ressenti un désespoir profond lui marteler les tempes mais les réminiscences des promesses que Wes et lui s’étaient faites la veille de la nouvelle année lui avaient permis de redresser la tête. Le jeune Byrnes et lui s’étaient revus, entre-temps, évidemment, mais plus jamais ils ne s’étaient perdus dans ce tourbillon de mots prudents et de confessions intimes. Non pas qu’AJ n’ait pas aimé ce calme dans la tempête mais il ne voulait pas être ce garçon vulnérable, tremblant comme une feuille, terrassé par les poids trop lourds qui pesaient sur ses épaules. Il voulait être l’irresponsable qui faisait naitre sur le visage de son petit ami une moue narquoise – roulement de billes, sourire gondolé, rougissements incontrôlables. Il voulait que Wes secoue la tête non pas de désespoir mais en songeant que son amant était un incorrigible trublion. Il voulait délester Wes d’une responsabilité qui n’était pas la sienne.
AJ voulait juste être normal.
Était-ce donc trop demandé ?
Mais la question était passée secondaire dès lors que le jeune Haggard avait pu faire ses adieux au centre de désintoxication. Il avait serré les infirmiers dans ses bras, leur avait sorti des blagues foireuses de son cru, avait accepté bon gré mal gré des cadeaux de ses compagnons d’infortune, les remerciant d’un sourire embarrassé, avant de quitter – définitivement, il l’espérait – les lieux qui l’avaient accueilli depuis la mi-décembre. Il avait pris place dans la voiture d’Hammer, avec cette impression de s’y réfugier à chaque fugue. Sauf que la dernière fois, AJ n’avait aucune idée de l’endroit vers lequel ils roulaient. Ce jour-là, en quittant Portland, le jeune homme aurait voulu avaler les kilomètres plus vite et il assomma dès lors son ainé avec ses bavardages intempestifs jusqu’à ce qu’ils se soient enfin garé dans la rue où ils avaient élu domicile, ces derniers mois – c’était incroyable, ils approchaient doucement de l’année, songea AJ avant de chasser cette idée. Il avait mieux à faire que de compter les jours depuis son arrivée chaotique dans la bourgade d’Oregon.
- Tu m’excuseras, je te promets de ranger mes affaires tout à l’heure, mais là faut que j’aille voir quelqu’un. Pas mon dealer, promis !
AJ offrit un sourire goguenard à son aîné, sachant sa plaisanterie de mauvais goût, mais ne laissa pas le temps à Hammer de répliquer. Le garçon lui adressa un salut militaire peu réglementaire et tourna les talons pour prendre la direction de l’appartement de son petit ami - il peinait toujours à intégrer cette notion, pourtant il ne voulait qualifier son amant autrement.
Une vingtaine de minutes plus tard, il se faufilait dans l’entrebâillement de la porte, laissée ouverte par quelqu’un qui sortait de l’immeuble à ce moment-là et qui permit à AJ de parfaire sa surprise. Il avait menti sur sa date de sortie, juste pour faire la surprise au jeune Byrnes et il s’empressa de grimper les quelques volées d’escalier jusqu’à l’étage de l’appartement de Wes. Arrivé dans le couloir, il ne prit pas le temps de reprendre son souffle et frappa trois coups nets à la porte close, sans manquer de poser la main sur le judas, ce qui trahirait sans doute son identité, à moins que cela inquiète l’occupant qui refuserait alors d’ouvrir la porte. AJ espéra que non. Et quand la porte s’ouvrit enfin, lui offrant la plus exquise des vues, AJ déclara avec le peu de sérieux dont il était capable, la respiration hachée :
- Jeez, je n’ai plus ma condition physique d’antan !
Comme s’il avait un jour été un grand sportif, plutôt qu’un garçon élastique.
- Je peux me cacher chez toi ? J’ai la police à mes trousses !
La lueur malicieuse qui brillait dans son regard trahissait cependant le mensonge ridicule et il conclut, après une brève expiration :
- Tu sais ce qui est le plus beau ? Pas de Douglas pour réclamer que la porte reste ouverte !
Pour autant, AJ ne céda pas au désir fiévreux qu’il avait de combler les quelques pas qui les séparaient pour prendre le visage de Wes en coupe et le couvrir de baisers. Après tout, peut-être que le jeune homme était occupé, peut-être qu’il préférait le voir ailleurs, peut-être qu’il n’était pas prêt psychologiquement à le voir en-dehors du centre. Et la liste pouvait s’allonger au fil des secondes, si le jeune Byrnes ne se décidait pas à enrayer la mécanique bien huilée du garçon troublé.

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