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Xavi Moroe

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Message· · Sujet: for better and for worse [georgie] for better and for worse [georgie] EmptyDim 12 Mai - 15:13



maybe it's 6:45, maybe i'm barely alive,
maybe you've taken my shit for the last time.
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@Georgie Keily


Le désintérêt. Voilà tout ce qui qualifiait Xavi depuis des années. Le désintérêt de la vie, de la mort, du monde, des autres, de soi. Avec l'arrogance pour étendard, le milliardaire s'était pointé à Windmont Bay sans une once de réflexion, son désintérêt pour les conséquences sous le bras, son air blasé sous l'autre. Cette bourgade paumée de l'Oregon n'avait rien d'affolant. Pire encore, elle empestait le désuet, la sympathie du voisinage, l'économie locale et le respect de l'environnement. Tout ce dont Xavi se foutait royalement et qu'il avait longtemps chercher à fuir. Mais voilà, son désintérêt avait fini par prendre un coup dans l'aile lorsque Lily Jean était apparue dans sa vie. Un mauvais père, peu ragoûté à l'idée de devoir éduquer une gamine, qui avait tout de même dû faire face à ses grand yeux en amande et la bave qu'elle adorait mettre sur ses chemises quand il l'avait dans les bras. Mais c'était ce petit sourire édentée, lorsqu'elle n'était encore qu'une crevette insignifiante, qui avait su mettre à mal son désintérêt. Un petit être d'une pureté sans ambiguïté, qui ne tenait rien de lui à l'instant où elle lui était apparu, hormis peut-être ses pommettes. Elle tenait tout de sa mère - et heureusement pour elle, tant le potentiel génétique du milliardaire était incomplet. Elle était là, la raison de sa venue à Windmont Bay. Les quelques jours passés en sa compagnie, sous surveillance, ne lui convenaient plus, il en voulait plus. Mais un autre point heurtait sensiblement ses envies : sa mère, Georgie. Une histoire, aussi désastreuse qu'intense. Néanmoins décidé à lui exposer - imposer - son point de vu, Xavi était adossé à la berline noire qui venait de le déposer sur Harbor Row, demeure de son ex femme. Les yeux rivés sur la maison depuis quelques instants déjà, l'héritier ne cilla pas. Il ne cherchait ni ses mots, ni la façon adéquate d'exposer sa proposition. Il observait simplement un temps de calme avait une tempête qui serait houleuse. Xavi était un Moroe, prévenir Georgie de son arrivée imminente ne lui avait pas effleuré l'esprit. Non, il préférait la simplicité d'une confrontation que la rouquine n'aurait pas pu préparer, bien qu'il en connaissait déjà l'issue : un coup de pied dans les couilles et un coquard. Finalement décidé, il emprunta l'allée centrale avec nonchalance et stoppa sa route en s’abattant de toute sa force sur l'encablure proéminente de la porte d'entrée, index coincé sur la sonnette. Un sourcil arqué derrière ses lunettes de soleil, les mains dans les poches, sa patience n'était pas reconnue par ses pères et un léger tressaillement se fit observer devant la lenteur de la propriétaire pour ouvrir cette fichue porte. Un brin exaspéré, il serra son poing qui faillit s'abattre durement contre le bois mais stoppa net son geste lorsque sa charmante lionne daigna lui ouvrir. Un sourire, presque mielleux, s'installa au coin de ses lèvres alors qu'il baissa son menton pour laisser ses lunettes glisser et observer de haut en bas son ex femme. En véritable carnassier, Xavi observa Georgie avec le peu de respect qui lui était connu, lorgnant avec insistance sur ce qui, autrefois, lui appartenait. « Quel plaisir de te revoir ma biquette. » concéda-t-il avec suavité, tandis qu'il scruta avec attention l'intérieur de sa demeure, cherchant une présence - sa fille, quelqu'un d'autre, avant de reprendre son cirque. Son attitude ne changea guère et Georgie ne put l'observer, mais un léger tressaillement s'éprit de son coeur, arguant sa nature presque humaine face à la seule femme qu'il ait jamais aimé. Une faiblesse dont il savait user à son avantage. « Tu m'accueilleras bien avec un peu de chaleur, hmm ? » conclut-il, désireux comme jamais de titiller son ex femme.

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Georgie Keily

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Message· · Sujet: Re: for better and for worse [georgie] for better and for worse [georgie] EmptyDim 2 Juin - 9:53

Elle le savait en ville. Si elle pouvait éviter la puissance des tabloïds dans son bon vieux trou paumé de Windmont Bay, en revanche difficile d’ignorer Agnès. La vieille harpie avait déjà déversé son venin jusqu’à plus soif. Tout ce qu’elle avait pu égrainer pouvait s’avérer vrai concernant l’héritier. D’un autre marmot, à l’actrice porno en cloque ou à la rechute violente dans la moindre de ses addictions destructrices. Faible et idiote, Georgie aurait pu éviter les réseaux sociaux, dés-installer les applications et ainsi ignorer les innombrables notifications qu’elle recevait toute la journée. Quant il ne s’agissait pas de la haine de fans au QI de mollusque elle avait le droit aux comptes d’informations racoleuses. Mais au fond, sans doute souhaitait-elle savoir. À croire que le nom de l’héritier était gravé au fer rouge dans l’esprit de la rouquine qui ne parvenait à se défaire des sentiments éprouvés pour sa triste carcasse. Ainsi, depuis le début de la journée, son téléphone n’arrêtait pas de vibrer, enchaînant alertes sur alertes. La jeune femme avait fini par désactiver les notifications après avoir posté un bon vieux « allez vous faire foutre » chaleureux sur sa page mazebird. Nul besoin pour elle de parcourir les notifications, elle en avait assez vu ces dernière années et elle n’était pas d’humeur à se laisser insulter par des dindes s’astiquant la moule devant des photos de son ex. La belle avait d’ailleurs balancé son téléphone quelque part dans sa chambre et l’avait oublié pour le reste de sa journée qu’elle avait consacré à Lily-Jean. C’était joyeusement qu’elle était partie se refaire une petite beauté en compagnie de Citra qui avait gentiment accepté d’emmener la fillette -qui avait promit d’être sage- au salon de coiffure. Enjouée à l’idée d’avoir une nouvelle coupe de cheveux, la blondinette s’était précipitée vers l’amie de sa mère sans se retourner. Elle qui avait pourtant du mal à se défaire des jupons de sa mère ces derniers temps, voilà qui rassurait Georgie. Si de son côté elle estimait avoir eu un père trop présent, LJ, souffrait de l’exact opposé. Chaque nuit, au moment de se coucher, la petite réclamait son père qu’elle souhaitait appeler. Georgie avait essayé au début, mais l’héritier pas toujours sur le même continent, ne fonctionnant pas sur les mêmes fuseaux horaires que le reste du monde, n’était pas toujours dispo. Bien qu’elle veillait à ce qu’il ait sa fille au téléphone de temps en temps à défaut de la voir, Georgie était lassée de faire tout ces efforts et de subir cette situation, qu’une fois encore, il lui avait imposé. Comme toujours, la rouquine avait la sensation de ne pas avoir le moindre contrôle sur sa vie et de subir encore et encore. Il était au moins un aspect de sa vie sur lequel elle pourrait reprendre le dessus. Sa carrière. Son genoux se remettait bien, elle marchait désormais sans canne mais avec une genouillère. C’était encore douloureux mais vivable et la belle avait pu reprendre le sport. Raison pour laquelle elle avait laissé sa progéniture entre les mains de sa meilleure amie, lui rappelant à quel point elle risquait de souffrir si elle revenait avec une LJ aux cheveux bleus.
Brassière et legging de sport, attelle en place, Georgie était fin prête pour un petit tour de pâté de maison. Mais passa une bonne quinzaine de minutes à la recherche de son téléphone portable qui était enfouie sous une couette épaisse et dont les innombrables bruits de notifications ne pouvaient l’alerter. Elle était à l’étage au moment où la sonnette se mit à raisonner sans s’arrêter. Si Citra n’avait pas les clés, elle aurait juré que l’italienne était d’humeur à l’enquiquiner. Ignorant qui pouvait être l’abruti qui s’acharnait autant derrière la porte, la belle descendit sans se presser avant d’ouvrir à la volée. Son visage passa par toutes les expressions, la colère, l’étonnement, la colère à nouveau et enfin :  « Ew.. » sa mine dégoutée, la belle passa l’hériter en revu de la tête aux pieds, l’analysant sous toutes les coutures avec dédain. « Plaisir absolument pas partagé ! » bien que légèrement faux, Georgie restait stoïque. Il lui était bien trop facile d’entrer dans son jeu et elle ne souhaitait pas lui offrir une telle satisfaction. Non, elle devait se montrer calme et posée, une adulte. Elle mettrait son impulsivité de côté, après tout s’il l’avait déçu, elle espérait pourtant qu’il n’en ferait pas de même avec leur fille. Georgie allait donc se montrer adulte… Mais pourquoi fallait-il qu’il la ramène toujours? Un petit sourire étira ses lèvres tandis qu’elle s’approchait de l’héritier, leurs visages n’étaient plus qu’à quelques centimètres et elle hésita une micro seconde. L’envie de s’emparer de ses lèvres était aussi violente et intense qu’elle en était stupide. Au lieu de cela, elle choisi une autre option, selon elle plus percutante. Puis elle saisit son entre-jambe avec une grande fermeté y opérant une pression qu’elle estimait douloureuse vu la réaction de son ex. « C’est assez chaleureux pour toi? » sans lâcher, la belle plongea son regard émeraude dans le sien. « Qu’est ce que tu fiches ici? » Toute personne civilisé l’aurait surement invité à rentrer, sans se départir d’une quelconque animosité. Hésitant sans doute à cracher dans le verre qu’elle lui aurait servit. Georgie n’était pas de ces gens là. Impulsive, sanguine, si elle s’était écrasée au sein de sa famille, elle s’était jurée de ne jamais réitérer cette erreur. Xavi le savait. À une époque elle aurait même suggéré que c’était une des choses qu’il aimait chez elle, ça et son cul. Aujourd’hui, elle avait fermement envie de le lui faire regretter. Elle relâcha sa prise et fit quelques pas pour retourner sur le pas de sa porte. « Tu veux entrer? » demanda-t-elle alors mielleuse. Ce qu’elle aurait donné pour qu’un paparazzi se soit terré dans les fougères d’en face pour immortaliser sa gueule cramoisi.

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Message· · Sujet: Re: for better and for worse [georgie] for better and for worse [georgie] EmptyDim 2 Juin - 18:27

Georgie était le problème le plus récurrent dans sa vie. Depuis qu'elle y avait fait irruption, Xavi avait inopinément opté pour un changement. Certes, leurs débuts avaient été plus que chaotiques, mais une fois les aléas de la vie passés, la rouquine y avait laissé une marque indélébile. Durant un temps, l'héritier s'était presque rangé, assagi, dégagé d'une vie affolante qu'il avait choisi et pourtant repoussé dans la foulée, pour les beaux yeux de sa belle. Il s'était ouvert, un soir, s'excusant de son comportement et lui avouant intimement qu'il tenait à elle. Oui, mais les choses n'avaient pas duré et les vieux démons de Xavi étaient revenus à la charge, estimant que leur petit protégé avait assez côtoyé les anges. Au final, Georgie n'était pas tant un problème dans sa vie, mais bien plus une solution. Un point que le jeune homme ne voyait pas sous cette angle. Indépendant, dédaigneux, désireux de n'en faire qu'à sa tête, elle avait su faire de lui un homme différent. Sur le coup, il avait vu ça d'un bon oeil, y découvrant là une vie différente – quoi qu'il s'en prenait toujours aux autres une fois sa belle partie, mais il avait toujours eu la désagréable impression de ne pas être lui même. Une aubaine, vu l'engin qu'il était. Une seule autre femme pouvait se targuer de changer – à peine – le loup en agneau et il s'agissait de sa mère, qui avait toujours vu son union avec Georgie d'un bon oeil. Elle adorait ce brin de femme et avait, à de nombreuses reprises, rabâché à son fils qu'elle était une perle. Perle qui avait filé, tandis qu'il reprenait sa vie d'avant, un truc en plus, néanmoins : une petite fille. Longtemps, il avait eu un mal fou à s'approprier cette paternité, espérant au fond qu'elle ne soit pas de lui. Que pouvait-il lui apporter, après tout ? La rancune et la souffrance résidaient toujours entre ses parents et la pauvre enfant ne pourrait rien de plus pour ces deux là. Mais au dessus de cela, au delà du fait qu'ils ne parviendraient peut être jamais à s'entendre, Xavi avait un autre devoir qui ne prenait pas en compte Georgie. Celui d'être simplement un père. Pas un bon père, pas un mauvais père – qui pouvait se targuer de savoir ce qu'était l'un ou l'autre – mais un père. Présent, même de façon bancale. Ce qu'il n'avait pas franchement été ces derniers mois, voir années. Du fait de son passé, il ne voyait jamais la petite seul – ce qu'il comprenait, ce qu'il acceptait. Du moins, jusqu'à il y a quelques temps. LJ l'appelait, de temps en temps, souhaitant parler à son papa de ses aventures de petites filles et des rêves qui comblaient sa vie. Combien de fois l'avait-il écouté sans vraiment le faire, saoul ou sous l'emprise d'une drogue quelconque. Combien de fois avait-il écouté, sans répondre, avant de couper court à la conversation sans même prendre le temps de lui envoyer un seul signe d'affection. Un constat qui avait mis de temps à se faire, non sans le rajout de sa mère derrière. Oui, il avait sacrément merdé son rôle de père et étonnamment, ce détail commençait à le titiller depuis plusieurs mois. Son arrogance sous le bras, il avait cru bon de vouloir s'imposer à sa fille – et à son ex, sans même demander son reste. La porte venait d'ailleurs de s'ouvrir sur l'une d'elle. Ah, Georgie, Georgie, Georgie... se répéta-t-il, son sourire en coin bien accroché. Un baiser et une tape sur le cul fut l'une des options qu'il envisagea pour poursuivre la conversation mais la réaction de son ex femme lui arracha une moue boudeuse. « Tu me brises le coeur. » concéda-t-il en apposant l'une de ses mains sur son coeur, son air de chien battu en prime. Air qui ne fonctionnait pas du tout sur elle, il le savait, mais depuis le temps qu'il ne l'avait pas vu, la titiller était l'option numéro un dans son esprit. Il n'eut même pas le temps de reprendre le fil de sa pensée que déjà la rouquine s'était rapprochée de lui. Satisfait par cette attitude – bien qu'émettant des doutes sur la suite des événements, il fronça légèrement les sourcils. Perdu dans son regard, il fut prêt à finir les quelques centimètres qui les séparaient lorsqu'une pression plus que douloureuse se fit ressentir sur son entrejambe. Un hoquet de surprise et Xavi se retint d'émettre un son. Néanmoins, sa bouche s'ouvrit assez pour comprendre qu'un “aie” venait de se coincer au fond de sa gorge. Il se tortilla presque sur place, toujours happé par cette douleur, et tenta de paraître détaché mais n'y parvint pas. Bon dieu, elle avait l'art et la manière de l'accueillir. Bien décidé à répondre à sa question suivante, l'héritier n'en fit rien alors que son regard se porta sur elle, puis sur sa virilité qu'elle relâcha enfin. Un ouf de soulagement plus tard et le jeune homme ne put s'empêcher de vérifier si son paquet était toujours en place et, surtout, s'il se portait bien (le sort de Theon Greyjoy l'ayant plus que traumatisé). « J'avais espoir qu'on puisse s'envoyer en l'air salement dans ton entrée mais je vois que tu es un peu fermée à l'idée, je repasserai pour ça un autre jour. » reprit-il, avec son arrogance habituelle, alors qu'il prit le parti d'entrer dans la demeure. Il n'y jeta qu'un bref coup d'oeil, avant de reprendre. « Je ne suis pas ici pour toi, si c'est la question que tu te poses. » Une précision tranchante, qu'il crut bon de ponctuer d'une mine sérieuse. « Je suis  ici pour ma fille. J'aimerai qu'on discute de l'arrangement concernant sa garde. » La bombe était larguée et il savait pertinemment que Georgie ne verrait pas cette annonce de manière positive. Par réflexe purement masculin, et parce qu'il connaissait les tendances de sa rouquine, il porta ses deux mains jointes devant sa virilité. Hors de question qu'il se fasse avoir une seconde fois et qu'il y laisse une larmichette de plus. Pour peu qu'elle ait encore envie de s'en prendre à lui, son visage était à portée de main.

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Message· · Sujet: Re: for better and for worse [georgie] for better and for worse [georgie] EmptyDim 9 Juin - 12:50

« Je brûle d’impatience. » ironisa-t-elle, sans se départir de sa mine dégoutée. Inutile de le contrarier, il était toujours capable de trouver une pirouette pour l’agacer et titiller là où ça fait mal. Et quelques années en arrière ce n’était pas si loin de leurs habitudes chaotiques. Qu’importe la façon dont ils s’étaient quittés, il suffisait de peu pour qu’une partie de jambe en l’air ne les mette d’accord aux moments les plus inopportuns. Autant dire que Georgie était toujours autant convaincu que Xavi ne donnait le meilleur de lui-même que lorsqu’il fermait sa grande gueule. Alors s’il était là pour elle? Bien sur que non, elle n’en doutait pas une seconde et cela ne lui avait pas même traversé l’esprit. Elle s’imaginait d’avantage le voir débarquer, son sourire narquois au coin des lèvres, pour récupérer une balançoire de bondage qu’il aurait dissimulé quelque part. L’héritier était le type d’homme à vous larguer sans réelle raison, pour revenir dans votre vie vous foutre sous le nez son bonheur à vivre une vie totalement dissolue. Heureux de vivre dans ses excès, traitant les femmes autour de lui comme des capotes usagées encore que là, il avait certainement plus d’affection pour ce petit bout de caoutchouc. « Loin de moi cette idée. » siffla-t-elle hargneuse en balançant sa porte qui claqua bruyamment. Elle se félicita d’ailleurs d’avoir confié sa fille à Citra quelques minutes plus tôt, espérant qu’elles tarderaient assez pour que la fillette ne croise pas son père. Inutile de lui donner de fausses illusions. C’était peut être égoïste de sa part et parfois elle se demandait si c’était sa propre rancune envers Xavi qui la poussait à agir, ou son instinct maternelle. La rouquine aurait aimé en être persuadée, mais forcée de constater que le voir là, à nouveau sur le pas de sa porter, débarquer la bouche en coeur, toujours convaincu que tout lui était dû, lui faisait plus de mal qu’elle ne s’autorisait à l’admettre. Pendant longtemps elle s’était refusée à l’aimer, à montrer ses sentiments, l’importance qu’il avait prit dans sa vie. Il n’était qu’un abruti qui eut le don de l’amuser un soir à Vegas. Trop alcoolisés pour réfléchir intelligemment, ils s’étaient dit oui devant Elvis. S’ils y avaient trouvé un intérêt commun à l’époque, cette relation fictive avait donné lieu à une sincère amitié. Du moins du côté de Georgie, elle n’avait jamais réellement pu compter sur lui, mais n’avait eu de cesse d’espérer. Pour une raison qu’elle admettait aujourd’hui, elle avait confiance en lui, en l’homme qu’il pouvait être. Persuadé qu’il pourrait changer et devenir un homme meilleur. Il en avait émit le souhait, lui avait avoué ses sentiments et le désir de faire des efforts après l’avoir blessé pour la fois de trop -du moins ce qu’elle pensait à l’époque. N’était-ce pas alors ironique de réaliser que ses sentiments pour l’héritier étaient intacts? Après tout, cette haine viscérale fut toujours intimement liée à l’amour qu’elle lui portait. C’était bien là son talent. Xavi Moroe ne laissait pas indifférent, jamais. Tout comme lui, impossible de faire dans la demi mesure le concernant, c’était tout ou rien. Mais toujours avec cette même passion. Alors oui, elle aurait aimé se convaincre que tout ce qui l’importait c’était le bien être de LJ, mais en réalité, la jeune femme ne pouvait s’empêcher de penser également au sien. « En voilà autre chose. Fais moi rêver, on t’a trop appelé la semaine dernière? » Elle le connaissait assez pour savoir que c’était l’un des moments dans la vie de l’héritier où il estimait devoir et pouvoir faire d’avantage. Un regain d’intérêt et d’affection pour sa gamine qui risquait de disparaître aussi vite qu’il était apparu. Conclusion appuyée par la réaction de son ex, protégeant son intimité comme si cela pouvait l’arrêter. « Ne t’inquiète pas j’en ai fini avec ça. » lança-t-elle sèchement, un sourire aux lèvres. Oui elle en avait fini dans tout les sens du terme. La démarche légèrement claudiquante, Georgie se rapprocha toutefois de l’héritier, encore une fois  « Qu’on soit clair Xavi, j’ignore encore ce que tu as en tête mais tu ne joueras pas avec elle comme tu la fais avec moi. Déçois là une fois, et tu ne la reverras plus. C’est comprit?! » Elle avait espéré que les choses puissent être différentes entre eux. Entre lui et sa fille, dans ce qui avait été leur famille un jour. Mais plus elle y repensait plus elle se sentait idiote. Idiote d’y avoir cru même un seul instant. Après tout ce n’était pas lui le fautif, il était ce qu’il était, n’avait jamais menti sur la marchandise et malheureusement pour elle, elle l’avait aimé pour ce qu’il était. Pourtant elle n’avait aucun souhait de lui enlever sa fille, elle voulait pour LJ ce qu’elle n’avait jamais eu, pour autant elle ne pouvait pas laisser l’héritier dans sa vie s’il n’était pas prêt à tout pour la fillette. « Si tu n’as fais qu’envisager plus, tu vas devoir prouver que t’en es capable. Plus de drogue, plus d’alcool. Si tu veux plus, elle va devoir passer avant tout. Avant tes fêtes, tes projets stupides, tes putes. Avant toi et tes intérêts de gamin égoïste et capricieux! » Maintenant qu’elle l’avait mit en garde, il était libre de continuer, tout en gardant en tête que la jeune femme n’hésiterai pas une seconde à le broyer s’il blessait leur fille. « Je t’écoute. » fit-elle alors, partant s’installer dans un canapé, impatiente d’entendre ce qu’il pouvait avoir à dire après ça.

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Message· · Sujet: Re: for better and for worse [georgie] for better and for worse [georgie] EmptyLun 10 Juin - 10:51

Elles étaient toutes magnifiques, toutes prêtes à se damner pour lui, à lui donner ce qu'il exigeait, à corrompre leur propre personnalité pour correspondre à Xavi. Elles se pliaient à lui avec l'espoir d'une vie différente à ses côtés, par envie de lui extorquer quelques billets ou juste parce qu'il était si beau parleur. Aucune, pourtant, n'avait su le satisfaire totalement. Dans sa consommation à l'extrême, Xavi prenait et jetait, couchait à tout va mais ne gémissait qu'un seul prénom : Georgie. Combien de claques s'étaient-ils prises ? Combien d'insultes, de hurlements, car chacune croyait être la seule et l'unique. Et ce sourire narquois sur ses lèvres à ce moment là. Non, il n'y en avait qu'une et elle resterait la seule. Il avait aimé Georgie de la façon la plus bancale possible, avec ses problèmes et sa personnalité si complexe. Il l'avait aimé, au point de vouloir l'épouser à nouveau, de passer sa vie à ses côtés. Et puis plus rien. Il n'avait pas cessé de l'aimer, il soupçonnait même son coeur de battre uniquement pour elle, sans quoi il serait déjà mort. Mais Xavi était revenu à des desseins plus sombres, écourtant au passage son bonheur et brisant sa petite amie une nouvelle fois. Les dommages collatéraux, il y en avaient toujours chez lui et ça ne semblait pas l'atteindre, tant qu'il faisait comme bon lui semblait. Un tel dédain pour autrui était un mystère. Il voyait bien, qu'il avait brisé Georgie mais cette information n'était pas traité de manière rationnelle dans son cerveau, pire, elle semblait disparaître dans un coin sombre qu'il n'ouvrait jamais. Tout comme son comportement avec sa fille... D'ailleurs, il ne prit même pas la peine de réagir à la première remarque de la jeune femme, lui qui pourtant appréciait plus que tout le conflit. Il secoua brièvement la tête de droite à gauche et relâcha finalement ses muscles et surtout ses mains jointes devant ses parties intimes. D'un haussement d'épaules, il reprit. « Tant mieux, moi non. » Il n'en avait pas fini de courir les femmes, de s'amuser comme il le désirait mais, plus simplement, il n'en avait pas non plus fini avec elle. Une tâche bien plus complexe que la garde de sa fille mais Xavi n'avait pas l'intention de lui préciser la chose de suite. Voyant son ex claudiquer vers lui pour lui infliger ses remarques cinglantes, il crut bon, par réflexe, de retenir la jeune femme par une épaule - il n'avait aucune envie de la ramasser quelques instants plus tard. Finalement, il relâcha son étreinte et esquissa un large sourire. « Que les choses soient claires Georgie, je vais la décevoir et tu sais quoi ? Tu vas la décevoir toi aussi, à un moment, alors arrête de vivre dans ton monde utopique. » Il pouvait bien changer de vie, effacer les traces de ses démons, LJ ne resterait pas une enfant longtemps. Elle grandirait apprendrait le passé et serait, forcément, déçue par l'attitude de ses parents. Si l'héritier cachait de nombreux squelettes dans le placard, la rouquine n'était pas en reste non plus. Elle pouvait bien lui reprocher sa vie de libertin, certains aspects de la sienne n'étaient pas plus reluisants que lui. L'innocence de cette enfant pouvait encore être préservée, mais pour combien de temps ? Xavi n'avait aucune envie de lui mentir et souhaitait, au contraire, lui montrait la réalité de la vie. Pas maintenant, pas du haut de ses trois pommes, mais un jour. « Ce que je fais quand je suis seul me regarde, tu n'as aucun droit là dessus, tu n'es plus ma femme. » Il n'avait pas fini sa tirade, mais cette simple phrase avait suffit à le faire taire. Oui, Georgie n'était plus sa femme, même s'il continuait à l'appeler Moroe. Par sa faute, bien entendu, lui qui tant de fois lui avait brisé le coeur avant de faire son mea culpa. Lui qui était incapable de rester sur ses positions plus de quelques mois. Lui qui avait rejeté, une fois pour toute, la femme qu'il aimait. La seule. « J'ai décidé d'emménager ici, Georgie. J'ai une maison, enfin j'avais une maison mais c'est un détail qui va se régler. Je serais sobre quand j'aurai LJ et de toute façon, l'assistante sociale ne va pas me lâcher comme ça. Mais sache que je compte bien rester dans le coin et être présent les jours où elle est censée être avec moi. Et si l'envie te dit de vouloir jouer la jolie famille, tu peux même envisager de venir avec nous.. » Il savait pertinemment qu'en exigeant, il n'aurait rien. Ni d'elle, ni des autorités. Autant faire profil bas et espérer voir son ex se calmer un peu. Néanmoins, l'héritier était, cette fois, bien résolu à obtenir gain de cause. Si s'installer à WB n'était pas un début de preuve suffisante pour elle, jusqu'où devait-il aller ? Bien sûr qu'il continuerait à sortir, à coucher avec des filles, à boire, à s'amuser, il restait humain et pas le meilleur qui soit, certes, mais il ne s'interdirait pas, pour autant, de vivre. « J'en demande pas plus pour l'instant, ce n'est pas dans mon intérêt de toute façon. » Plus, il voulait : une garde partagée, un droit de décision la concernant, ces petits détails auxquels un père prenait toujours part. Néanmoins, lui-même se questionnait quant à sa capacité à tenir sur le long terme. Une pensée qu'il ne partagea pas. Après tout, avant de convaincre Georgie, il devait se convaincre lui-même pour ensuite espérer un avenir différent du mec qui finirait mort drogué, seul. Sans gêne, il finit par suivre la rouquine sur son canapé, observant une nouvelle fois la pièce avant de poser son regard sur elle. « Ca te convient ? Il va juste falloir t’habituer au fait que je vais rester un long moment dans le coin et qu'on va souvent se croiser... »

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Message· · Sujet: Re: for better and for worse [georgie] for better and for worse [georgie] EmptyVen 28 Juin - 6:38

Cette relation était toxique depuis le tout premier jour, mais Georgie s’évertuait alors à nier l’évidence. Elle n’entretenait qu’une fausse relation avec un riche héritier qui faisait un peu trop souvent la une de la presse à scandales. Fausse relation dont elle retirait certains avantages, n’ayant jamais craché sur leurs parties de jambes en l’air. Et ce même si elle devait subir robe de soirée, talons hauts et soirées mondaines pour se le faire dans les toilettes de ce majestueux hôtel, dans lequel elle ne serait surement entrée qu’en femme de ménage. Elle n’avait pas réalisé à quel point elle tenait à cet homme avant qu’il ne fasse un séjour en prison sous un prétexte idiot. Inquiète, ce qui l’avait alors frappé à l’époque c’était le vide qu’il avait laissé en partant. Certes, Xavi était l’un de ces hommes dont l’égo prenait tant de place qu’il était difficile d’exister dans cette même bulle. Georgie y était parvenue, non sans mal, non sans s’y brûler les ailes à mainte reprises. Mais naïve ou trop éprise, elle se laissait avoir à chaque fois, convaincue de sa sincérité sans vouloir admettre que seule sa petite personne comptait pour lui. Lui et ses désirs les plus primaires. Alors bien sur qu’il n’en avait pas fini, il n’en aurait jamais fini. La rouquine ignora sa réponse qui coulait de source lorsque l’on connaissait le personnage aussi bien qu’elle. Un simple haussement d’épaules avant qu’il n’y pose sa main. Un contact aussi insignifiant que douloureux pour la rouquine qui sentit alors son coeur tomber lourdement dans sa poitrine, lui coupant ainsi la respiration. Elle voulu se dégager de ce geste mais relâcha son emprise avant qu’elle n’ait pu formuler la moindre complainte. Dommage s’il s’était attardé trop longtemps peut être aurait-elle eu l’occasion de lui broyer la main. « Joue pas à ça avec moi, tu sais très bien de quoi je parle. » Et elle faisait référence notamment à sa tendance à disparaître à la moindre occasion, se transformant en courant d’air dès que l’envie lui prenait. Il se lasserait de sa fille comme il se lassait de tout et tout le monde. Elle en était venue à penser que sa propre personne l’ennuyait tellement qu’il y préférait ses drogues. Bien sur qu’elle allait la décevoir. La jeune femme voudrait pouvoir promettre qu’elle serait toujours une mère exemplaire, un être infaillible qui lui servirait de modèle et dont elle pourrait être fière. Mais il n’en était rien. Un jour elle serait assez grande pour réaliser la minable dont elle avait hérité pour mère. Toutefois elle trouvait cette remarque gonflée de la part de l’héritier dont les tares s’étalaient devant lui à perte de vue. « Ce n’est pas ce que.. » à quoi bon terminer? Une affirmation balancée sans considération, un poignard en plein coeur pour la jeune femme qui n’avait guère envie de se justifier. Pourquoi devrait-elle encore s’inquiéter pour sa pauvre carcasse? Ce n’était pas comme s’il souhaitait s’occuper de sa fille, la voir d’avantage, s’impliquer plus qu’il ne l’avait fait jusqu’à lors. Pourquoi devait-elle s’inquiéter de ce qu’il fichait de sa triste existence alors qu’il serait le héros de sa petite fille pour les quinze ou vingt prochaines années? Quelle sombre idiote. « Je me fous de ce que tu fais, sincèrement.. » commença-t-elle, pas totalement honnête. « C’est à elle que je pense, c’est tout. » Elle n’avait pas le courage de s’étendre d’avantage. De formuler la moindre tirade pour le convaincre qu’elle n’avait pas le moindre ressentiment, pas le moindre semblant de jalousie. C’était stupide, elle-même n’y croyait pas. Alors elle se contenta d’une vérité simple. Lily-Jean, c’est à leur fille qu’elle pensait et c’était aussi pour elle qu’elle acceptait de supporter cette situation. Bien qu’une fois encore, Xavi savait comment la compliquer. « Une famille? Tu te fous de ma gueule? » son regard s’était assombri, hésitant alors à se lever pour lui faire bouffer la table de son salon. Les mains crispées, la belle laissa éclater un rire sardonique, peinant à se reconnaître elle-même. « Tu sais où tu peux te la foutre ta famille? » répondit-elle alors, ne pouvant contenir sa rage. C’était trop lui demander alors qu’il enchaînait les coups bas, sans qu’elle ne comprenne ce qu’elle avait fait de travers pour le mérité. L’histoire de sa vie après tout. Qu’avait-elle fait pour mériter la haine de son père, pour mérite ses coups? Qu’avait-elle fait pour mériter celle de Xavi? Des questions qui demeureraient sans réponse. « Si je te répondais non, est-ce que tu t’en irais pour de bon? » elle connaissait la réponse. Non parce qu’elle n’était pas prête à le croiser, pas prête à le voir mener sa petite vie comme si rien ne s’était passé, dans l’indifférence la plus totale. Elle ignorait comment tourner la page avec lui dans les parages. Pas quant elle s’évertuait à espérer bêtement. Aussi bornée que stupide qu’elle était. Pourtant, il n’était pas là pour elle, il était là pour leur fille. Et en un sens elle lui était reconnaissante d’essayer. Mais quelle idiote faisait-elle. Pendant des semaines elle avait espéré le voir revenir, que cette séparation n’était que temporaire, le temps d’un tournage, le temps de faire le con à LA comme il en avait l’habitude. Mais qu’il reviendrait vers elles. Parce qu’il les aimait, parce qu’il était sincère. Mais son retour aujourd’hui, son attitude lui prouvait tout le contraire. Du moins il aimait sa fille, et c’était peut être plus que ce qu’elle ne pouvait espérer. Quant à elle? Cela n’avait jamais été que du vent. Rien de plus. « Elle t’aime plus que tout au monde et tu lui manques, elle n’a pas besoin de plus. Pas pour l’instant. Mais un jour tu réaliseras peut être qu’en te détruisant tu détruis tout le monde autour de toi. Et peut être que le jour où ça atteindra ta fille, peut être que ce jour là t’en auras quelque chose à foutre… Je l’espère pour vous deux. » Que pouvait-elle espérer de plus? Hormis le fait d’espérer qu’il saurait prendre soin de leur fille comme elle le méritait. Au moins elle pouvait toujours compter sur Alfred pour veiller sur eux.

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Message· · Sujet: Re: for better and for worse [georgie] for better and for worse [georgie] EmptyDim 30 Juin - 19:16

Xavi, malgré son génome défaillant et sa nature assez peu humaine, restait pourtant un homme comme un autre. Quoi qu'il puisse en dire ou en montrer. Son arrivée à Windmont Bay c'était fait sur la base de sa relation avec sa fille, qu'il souhaitait avant tout développer du mieux qu'il le pouvait. Mais - car il y avait toujours un mais avec lui - il y avait également une raison sous jacente. Lui qui exécrait ce lieu, cette vie presque campagnarde et les gens qui s'y rattachaient, devait bien avoir plus d'une raison pour rester ici. Georgie en était l'une d'elle, bien qu'il ait affirmé le contraire précédemment. Il y avait toujours eu des non dits entre eux, une communication limitée car Xavi n'était pas homme à se vouloir expansif. Mais elle le connaissait assez bien pour savoir qu'il y avait toujours anguille sous roche. Et il la connaissait assez bien pour comprendre que leur pseudo fin n'était pas totalement consommée. Une fin qui était du à l'héritier, encore une fois. Et pourtant, malgré son air stoïque, son minois rehaussé d'un franc sourire, ses sous entendus obscènes et sa capacité à s'inviter dans une vie dont il n'avait plus souhaité faire parti, Xavi cachait bien quelque chose. Là, sous un corps rongé par des années d'excès, sous un esprit embué qu'il avait choisi de ne plus relier à son coeur, battait pourtant un palpitant. Une mélodie qui n'était pas à l'unisson et qui ne résonnait qu'à un seul instant : lorsqu'elle était là. Il pouvait ruminer, faire son héritier excessif, croire que ce sentiment finirait par s'amenuir avec le temps. Il n'en était rien. Il aimait cette femme, du plus profond de son être, mais se voyait incapable de lui avouer. Il l'avait déjà fait et sa seule erreur à ce moment là, fut la retenue dont il réussit encore à faire preuve. Que pouvait-il ajouter, lui qui n'arrivait pas à s'exprimer sur ce sujet ? Qu'il l'aimait à en crever ? Il n'en était pas loin. Il avait néanmoins envoyé paître ce sentiment depuis leur dernière rupture, refermant un peu plus son esprit sur d'autres futilités de la vie, comme il savait si bien le faire. « Tu me fais chier. » réussit-il néanmoins à arguer alors qu'il levait les yeux au ciel. Des réprimandes, toujours des réprimandes, oui et ? S'il aimait Georgie pour tout ce qu'il était, cette fâcheuse tendance à le recadrer l'ennuyait profondément par moment. « Tu te fous vraiment de ce que je fais ? » Car sa réponse lui semblait bancale, lui qui ne se foutait pas du tout de ce qu'elle faisait, lui qui s'était souvent demandé ce qu'elle fichait ici, à Windmont. « Bien. Tu penses à elle. J'essaie aussi. » Essayer, un bien grand mot, vide de sens quand on connaissait l'engin. Georgie était une excellente mère; protégeant leur fille du mieux qu'elle le pouvait, lui assurant toute la sécurité et l'amour dont elle avait besoin à son âge. Elle faisait le boulot de deux et s'en sortait bien mieux seule qu'accompagnée de Xavi. Une vision des choses qu'il ne partagea néanmoins pas avec elle, estimant que la brosser dans le sens du poil ne verrait que décupler sa colère. Alors il ne dit mot, et déjà son ex semblait un brin plus exaspérée par le terme employé un peu plus tôt. Stoïque, il l'observa s'assombrir, se crisper à côté de lui. « Nan mais je suis sûr que tu vas m'le dire, où j'peux m'la foutre ma famille ? Vas-y. » Peu intéressé par la réponse, dans les faits, l'héritier se redressa sur le canapé avec l'étrange sentiment de mal faire les choses. Bien sûr, c'était toujours le cas mais jamais, Xavi ne s'était posé clairement les questions sur sa façon de faire. Un brin intrigué par ses propres pensées, il fut stoppé net par la prochaine prise de parole de son ex femme. Il plongea son regard dans le sien, ne prenant même pas la peine de lui répondre. Elle ne le connaissait que trop bien, pour savoir que cette dernière serait négative. Il reviendrait, encore et toujours, à la charge, s'estimant dans son bon droit et n'aurait d'yeux que pour ses propres sentiments et non ceux de Georgie. Bien sûr que sa présence l'indisposait, bien sûr qu'elle le haïssait - comme beaucoup ici désormais - mais l'héritier ne pouvait décemment pas s'arrêter à sa haine. Et voilà que la rouquine se mit à débiner les sentiments de leur fille, apposant ainsi le fait qu'elle n'avait besoin de rien de plus que de son père et de son amour et poursuivi avec sa pseudo autodestruction. Premier coup dans le coeur, lui qui n'arrivait pas à gérer ses sentiments mais encore moins ceux des autres à son égard. Un instant, il ferma les yeux, prêt à terminer ici la conversation, mais prit sur lui de ne pas prendre la porte tout de suite en se contentant d'acquiescer. « Et j'imagine que, par détruite tout le monde autour de moi, tu parles de toi ? » La question était lancée et une nouvelle fois, il mit toute son attention sur son ex femme. Sa rancœur était palpable, elle électrisait l'air depuis son arrivée et bien qu'il trouvait cela particulièrement excitant, Xavi n'attendait d'une chose : qu'elle lui balance tout. « Si tu te poses la question, je l'aime aussi, c'est ma fille. Je ferai au mieux. » Inutile de promettre monts et merveilles, c'était déjà bien assez compliqué d'être le géniteur d'une chose aussi délicate dont l'avenir portait à moitié sur lui.

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Message· · Sujet: Re: for better and for worse [georgie] for better and for worse [georgie] EmptyDim 21 Juil - 12:29

Un long soupire, une oeillade presque méprisante. Georgie prenait sur elle pour ne pas lui asséner la baffe du siècle. Avoir l’audace de se pointer ici comme si de rien était n’était vraisemblablement pas suffisant. Il fallait en plus qu’il se permette d’exiger plus, de se montrer arrogant, condescendant. Du Xavi dans toute sa splendeur et d’ordinaire ce comportement l’amusait presque. Du moins lorsqu’elle n’en était pas la cible, pas après lui avoir brisé le coeur pour la fois de trop. « Comme si j’en avais quelque chose à foutre! » elle le faisait chier? La belle affaire, comme si lui ne lui tapait pas copieusement sur les nerfs depuis leur rencontre. « On a au moins ça en commun. » ne put-elle s’empêcher d’ajouter. Toutefois, si elle s’attardait un peu plus longuement sur ces quelques points communs, il y avait bien plus qu’un agacement mutuel. Mais ça, elle préférait l’oublier, le laisser de côté. Ne pouvant se permettre de penser à toutes les choses qu’elle avait aimé chez lui, au début de leur relation avant que de véritables sentiments ne s’en mêlent. Georgie se sentait responsable de la tournure des évènements, d’être la sombre idiote tombant amoureuse du playboy de service, comme si elle pourrait y changer quoique ce soit. C’était tout bonnement ridicule, mais un espoir humain. Alors se fichait-elle vraiment de ce qu’il pouvait faire? Non, bien sur que non, mais ça ce n’était pas une réponse qu’elle souhaitait lui donner. Ainsi, elle ne fit que hausser les épaules, jouant l’indifférence là où elle se rendait malade de savoir pour quelles raisons il l’avait réellement quitté, ce qu’il avait foutu très certainement dès le lendemain. Et au delà de ça, toutes les conneries qu’il enchaînait comme le pauvre petit con égoïste qu’il avait toujours été. « Ferme là ! » suggéra-t-elle alors. Fatiguée de le voir prendre ses grands airs princiers et son petit regard présomptueux comme si du haut de sa tour d’ivoire il connaissait tout mieux que tout le monde et pouvait tout se permettre. « T’as bousillé notre famille, donc tes grands airs tu peux te les foutre au cul ! » Si elle s’était promit de garder son calme et de ne pas lui donner cette satisfaction, Xavi était bien trop doué pour lui faire péter un plomb. Il savait toujours appuyer là où ça fait mal, poser les questions qui pourraient la faire imploser sur place. Quelque soit les travers de ce duo en apparence mal assorti, les défauts de cette relation ô combien toxiques. Ces deux là se connaissaient sur le bout des doigts et peut être parfois un peu trop. Xavi le prouvait encore en posant l’énième question, celle qui ouvrit les vannes, celle de trop. « Oui! Moi, ta fille, ta mère, Alfred. Tout ceux pour qui tu comptes, mais ça tu t’en fous! » cracha-t-elle, ce n’était pourtant pas son ressentiment qui la mettait dans cette état de rage, mais bien les sentiments qu’elle éprouvait à son égard. Elle qui détestait tant pleurer, elle qui n’avait jamais voulu pleurer pour quiconque, avait versé trop de larmes pour l’héritier. Et si elle les sentait monter, elle réprima cette vague d’émotions contradictoires avec lesquels elle luttait férocement depuis si longtemps. « Tu crois que ce que tu fais n’as aucun impact autour de toi? » Georgie s’avança au bord du canapé, se retournant pour poser son regard sur l’héritier. Déchirée entre l’envie de lui balancer une bonne centaine de gifles et l’envie de plonger dans ses bras pour ne plus jamais en bouger. Mais quoiqu’elle choisisse, cela n’aurait jamais l’effet escompter. Car si elle avait apprit quelque chose de Xavi, c’est qu’il ne réagissait jamais comme le commun des mortels, et à bien des égards, ce fut ce qui l’avait plongé dans cette situation. Dingue de lui sans que jamais il ne puisse en prendre la pleine mesure, puisqu’il continuait à fuir encore et encore. « Tu crois que ça m’amuse cette situation? J’en ai ras le cul d’être triste ou en colère contre toi parce que tout ce que tu fais c’est me laisser tomber. J’en ai marre de m’inquiéter pour toi, alors que tu continue à te tuer à petit feu. Non, je n’en ai pas rien à foutre de ce que tu fais, oui ça m’atteint! Parce que je ne veux pas apprendre un beau matin que le père de ma fille est reparti se terrer je ne sais où avec une autre connasse, ou que t’es reparti à l’hôpital. Ou que t’es mort bordel! » à quoi bon crier puisqu’il n’écoutait pas? La belle s’époumonait dans le vide, puisqu’une fois de plus ce serait trop pour lui, plus qu’il ne pourrait entendre. À part en rire ou l’envoyer chier, ses mécanismes de défenses ne lui permettaient guère plus. « J’ai pas envie de te perdre de façon aussi permanente ok? Ni devoir expliquer ça à notre fille un jour. » elle s’en voulait de s’être montrée si honnête, mais c’était bien sa plus grosse faille. Elle était toujours la plus honnête des deux, la plus sincère des deux. « Tu me fais chier. » reprit-elle, les coudes prenant appuies sur ses genoux, sa tête enfouie entre ses mains, tandis qu’elle tentait de mettre de l’ordre dans ses idées. Pourquoi fallait-il qu’il ait cet effet là sur elle, pourquoi perdait-elle tout ses repères dès qu’il réapparaissait miraculeusement sur le pas de sa porte la bouche en coeur? La rouquine s’hasarda à poser un bref regard sur lui avant de se lever. D’un équilibre précaire, Georgie fit l’allée-retour entre son meuble de l’entrée et Xavi, avant de reparaître face à l’héritier, les mains chargées de feuilles diverses. « Les dernières oeuvres de ta fille. Ce n’est pas encore une grande artiste mais elle s’améliore dans ses choix de couleurs. » fit-elle en lui tendant les quelques dessins de la fillette. « On est aussi parties quelques jours avec un ami, elle tenait à ce que tu aies ça. » quelques polaroids de la petite blondinette radieuse, pataugeant dans une eau cristalline. Et profitant que l’attention de Xavi se focalise sur les photos, la jeune femme dissimula dans son legging, celles où elle apparaissait, estimant que ça, il n’en aurait pas grand intérêt.

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Message· · Sujet: Re: for better and for worse [georgie] for better and for worse [georgie] EmptySam 27 Juil - 13:41

Il n'avait pas uniquement bousillé leur famille, il en avait bousillé des dizaines. La sienne avant tout, celle des autres parfois. La vie de l'héritier était jonché de cadavres sur lesquels il marchait soigneusement pour continuer sa route. Route construite au mépris des autres et de leurs sentiments. Un comportement dont il avait parfaitement conscience et dont il se fichait royalement. Du moins, en parti, car lorsqu'il s'agissait de Georgie, les choses différaient. Elle était incapable de garder son calme face à lui, prête à péter un plomb incessamment sous peu. Son regard était noir, méprisant et renfermait une colère qu'elle gardait en elle depuis bien trop longtemps. A dire vrai, Xavi aurait presque souhaité la voir exploser, voir ce qu'elle avait dans le ventre, ce qu'elle cachait au plus profond d'elle. Mais la rouquine connaissait son ex mieux que quiconque et savait qu'en s'aventurant sur ce terrain, il en ressortirait avec de meilleures armes qu'il n'en avaient déjà. Néanmoins, Georgie eut l'audace d'harponner son égo en mentionnant nom par nom les gens ruinés par son comportement. « Tu vas te calmer vite fait. » cracha-t-il à son tour, peu enclin à recevoir des réprimandes. Le problème ? Il ne savait pas quoi en faire. Il en avait eu dans son enfance mais jamais n'en avait pris conscience, comme s'il s'était rapidement construit un mur entre son comportement et la réalité de la vie. De plus, il lui était presque insupportable de la voir citer les personnes les plus proches de lui. « Oh mais foutez moi la paix avec ça ! » L'impact, l'impact, toujours l'impact, et que pouvait-il faire ? Arrêter d'être lui même ? Il y avait un sacré boulot avant d'y parvenir. Réfléchir à ses actes ? Il le faisait mais ses neurones ne s'imbriquaient pas comme ceux des autres, ils ne prenaient pas toujours en compte les ressentiments, les proches et les dommages collatéraux. Xavi était le dieu de l'Olympe de son propre monde. Un monde devenu vide de sens avec les années qui, pourtant, ne l'empêchait pas de continuer sa route, ou plutôt, son cimetière. Il leva les yeux au ciel, excédé qu'on puisse lui faire la morale sur ce sujet, encore une fois. Sa mère était plus que doué pour le faire et, dans ces moments là, malgré ses trente années bien dépassées, l'héritier ne disait mot et écoutait la femme de sa vie avec attention. Le résultat, par la suite, était le même, mais nul doute qu'elle ne lui hurlerait pas dessus ensuite. Et voilà que Georgie se lançait à son tour dans un monologue dramatique destiné à.. destiné à ? Xavi arqua un sourcil, écouta son récit non sans une pointe d'animosité - ce n'était pas le moment idéal pour lui balancer ses casseroles à la gueule. Mais il ne dit mot, songeant au véritable sens de son récit. Son premier réflexe fut de soupirer, avant de voir son charmant sourire s'installer là et ne plus le quitter. Malgré toute la détresse qui émanait de son ex femme, Xavi ne releva qu'une chose : elle tenait encore à lui, pas d'une façon amicale, pas de la façon dont une femme tient au père de sa fille, mais d'une façon toute autre, de la façon dont il le désirait. Et son mécanisme habituel ne retenait que ça. « Ok, j'en prends note. » souffla-t-il en guise de seule réponse, alors que déjà son esprit se perdait dans d'autres idées, tandis que son oeillade observait Georgie, les coudes sur ses genoux et la tête enfouie dans ses mains. Il aurait voulu parader, lui démontrer par A + B qu'elle l'aimait encore, que son discours était destiné à bien plus mais Xavi se tut, y voyant là une opportunité bien plus grande pour la suite. Il faillit poser une main sur elle, ajoutant presque qu'il ferait attention cette fois, mais la rouquine s'était déjà relevée pour aller s'installer plus loin et l'héritier rangea donc sa vilaine main sur sa cuisse. « Elle a peut-être une future carrière quand même. » reprit-il en saisissant le tas de feuilles qu'il déposa sur la table basse. Il tritura longuement les dessins, observant avec plus ou moins d'attention les œuvres de sa fille. Son petit sourire pervers s'était transformé en un sourire bienveillant, jusqu'à ce que Georgie ne continue sur sa lancée et ne lui glace le sang au passage. Instantanément, le rictus disparut et son regard lourd de sens se porta sur elle. Il saisit les polaroids mais c'était bien le mot "ami" qui avait retenu son attention. Qui donc osait s'aventurer sur ses plates bandes ? Il prit d'abord le soin d'observer les photos, attendrie par les mimiques de sa fille, puis en fit un rapide petit tas qu'il déposa encore une fois devant lui. « Charmant. Merci pour les photos. » concéda-t-il dans un premier temps, alors que son esprit s'emplissait une nouvelle fois de pensées sombres et que son coeur semblait s'égratigner un peu plus devant cet aveu. « Un ami ? » La question était posée à la volée et nul besoin qu'elle ne formule une réponse car il reprit dans la foulée, se relevant de son canapé avec son air dédaigneux, encore une fois. « Tu peux me le dire si tu as quelqu'un, je serai très heureux pour toi. » confia-t-il, l'air impassible, cherchant à déchiffrer le visage de son ex femme pour comprendre si, au mieux, cet ami n'était qu'un ami, ou littéralement le type qui baiser sa femme. Son ex femme, soit. « Enfin, pour quelqu'un qui veut pas me perdre de façon permanente, c'est pas très logique.. » Non, il n'était pas heureux pour elle, oui, il n'avait qu'une envie, casser la gueule à cet ami et récupérer son dû. Et cette seule pensée avait réussi à le faire sortir de ses gonds, lui qui avait pour habitude de rester stoïque. « Bon c'est qui ce type ? Sérieux, t'as intérêt à me le dire.. » Il faisait déjà les 400 pas dans son salon, la fureur en plus.

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Message· · Sujet: Re: for better and for worse [georgie] for better and for worse [georgie] EmptyMer 7 Aoû - 19:27

« Sinon quoi? » répondit-elle dans la foulée sans même y réfléchir. Elle n’aimait pas ses provocations, elle n’aimait pas voir que sa détresse le rendait furieux, qu’il ne supportait pas d’entendre que son égoïsme avait un prix, qu’il faisait du mal autour de lui. Elle détestait voir à quel point il pouvait s’en foutre, en être lasse comme d’une conversation ennuyeuse qu’il n’aurait eut que trop de fois. Celle-ci étant une énième parmi tant d’autres qu’il s’évertuait à ignorer comme si cela n’avait, au fond, aucune incidence sur lui. Les mots glissaient sur l’héritier telle une bruine éphémère, quelques gouttes de pluie qui s’assècheraient bien assez vite, qu’il oublierait et balayerait si vite qu’elle aurait pu ne jamais avoir eu lieu. « Si seulement ça pouvait être vrai. » elle-même était épuisée par ces échanges, par ces excès de colère, ces pétages de plombs à répétitions. Ils savaient tout deux, mieux que n’importe qui comment se pousser à bout, comment obtenir le meilleur mais surtout le pire l’un de l’autre. Mais Georgie était lasse de ce petit jeu, lasse d’espérer le voir retrouver la raison -si tant est que cela soit arrivé seulement un jour- lasse d’espérer que ses mots ne trouvent écho en lui et qu’il finisse par comprendre à quel point elle le voulait dans sa vie. Mais pas à n’importe quel prix, pas comme ça, pas cet homme qui prenait ce qui l’intéressait et la laissait à la moindre occasion, la moindre complication. Chaque fois qu’il pouvait avoir la trouille, chaque fois qu’il pouvait s’ennuyer et tourner en rond. Pas si elle n’était qu’un lot de consolation parmi tant d’autres, parce que ce n’était pas ce qu’il était pour elle. Alors elle décida d’oublier cette conversation, de passer à autre chose, de lui rappeler pourquoi il était là. Ou pour qui et lui tendit quelques esquisses maladroites de sa fille de même pas trois ans. Autant parler alors de gribouillis. « Semblable à la mienne de ce côté là je dirais. » si une fibre artistique avait vu le jour chez cette gamine, elle n’en était pas responsable. Très peu manuelle, son savoir s’arrêtait à démonter et ré-assembler un flingue en moins de quelques secondes, pister un animal, tirer sur une cible fixe ou mouvante et changer une ampoule. C’était à peu près tout, alors l’art.. Et au vu des dessins de la petite, difficile d’imaginer une future grande peintre à venir. Quoique, à en juger par les horreurs de Picasso, LJ avait peut être une carrière toute tracée, Xavi n’avait pas tout à fait tord là dessus. « Je t’en prie. » quoi de plus normal. Son souhait n’avait jamais été de séparer Lily de son père, au contraire en réalité, pendant longtemps elle avait espéré que ce soit la pièce manquante, qu’avec une enfant il n’irait pas vagabonder où bon lui semblait faisait fit des considérations usuelles. Oubliant ainsi la mère de son enfant derrière lui et se fichant de son coeur qu’il piétinait au passage. Pourtant, si Georgie lui en voulait pour le mal qu’il lui causait, elle avait apprit à le connaître, peut être à le comprendre plus que lui ne parvenait à se comprendre lui-même. Il exécrait le quotidien, leur famille ne le rendait pas complètement heureux, il y avait toujours ce vide en lui et la rouquine était forcée d’admettre qu’elle ne serait pas celle qui parviendrait à le remplir, ignorant même ce qu’elle devrait faire pour y parvenir. Ce n’était pas faute d’avoir essayé. Elle essaierait encore si elle était certaine d’y parvenir, pour elle et LJ bien sur, mais avant tout pour lui. Parce qu’elle l’aimait à en crever et que tout ce qu’elle voulait c’était le sauver de lui-même à défaut de l’avoir auprès d’elle dans sa vie. « Oui un ami. » reprit-elle, un peu surprise qu’il ait rebondit sur ce fait et l’ai considéré avec une telle attention. « Je peux savoir ce qui te prends? » calme dans un premier temps, la façon qu’eut l’héritier de s’emporter presque aussi vite et de sauter en conclusions ne lui plaisait pas plus que le ton condescendant qu’il employait. « Tu ne me donnes pourtant pas beaucoup l’impression d’être heureux pour moi là mon chéri ! » fit-elle, sournoise. Ce qu’elle avait vu dans son regard lui avait plu, cette colère, cette jalousie avaient fait naître un léger sourire au coin de ses lèvres. Peut être alors y avait-il plus que son intention de s’impliquer dans la vie de sa fille. Peut être avait-il encore des sentiments pour elle. Était-ce malsain de sa part que d’attendre une réaction aussi vive et brutale? Sans doute, pourtant, elle ne résista pas à l’envie de le pousser à bout, de le pousser dans ses retranchements et de toucher à ses limites en se montrant peut être plus honnête qu’elle ne l’aurait dû. « C’est l’un de mes meilleurs amis. Il prend soin de moi et LJ. Rien d’autre, encore que oui, si ça t’intéresse, on a déjà couché ensemble. Mais je ne t’ai jamais trompé. Bien que ça, ça ne te regarde plus vraiment, pas vrai? » avec cet air de défiance, elle prenait pourtant du plaisir à le voir faire les cent pas, muré dans sa colère. Ressentant une certaine satisfaction à l’idée même que de la savoir avec une autre homme pouvait le mettre dans un état pareil. « Pour quelqu’un qui n’a pas d’autre intérêt que mon cul, tu me parais bien jaloux Xavi! » ajouta-t-elle comme la touche finale de sa provocation, un air presque triomphant qu’elle lui hurlait silencieusement de faire taire.

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Xavi Moroe

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Message· · Sujet: Re: for better and for worse [georgie] for better and for worse [georgie] EmptyDim 18 Aoû - 15:52

Sinon quoi. Sinon rien. Il avait beau trépigner, menacer en la présence de son ex femme, il n'en ferait rien. Il l'avait déjà abîmé au passage, et pas qu'un peu, aussi ne serait-il pas en mesure d'en rajouter une couche, du moins volontairement. Elle souffrait, autant à l’intérieur qu'à l'extérieur - en témoignait son accident - et une part de tout ceci lui revenait. En prendre conscience était une difficulté, lui qui n'arrivait pas à assumer ses actes. Il croyait bêtement qu'un simple revers de main suffirait à tout balayer pour enfin reprendre le cours de leur vie. Il était évident, devant l'attitude de Georgie, que les choses ne se dérouleraient pas comme il l'avait prévu. Il ne pouvait pas se pointer là et espérer tout reprendre où il l'avait laissé, et pourtant.. Comme d'habitude, il croyait que tout lui était dû. Leur couple n'avait rien d’idyllique, fait de hauts et de bas, surtout de bas. Mais Xavi se souvenait parfaitement de leurs moments à deux. De Georgie au réveil, de cette beauté endormie à ses côtés alors qu'il l'observait pendant plusieurs heures, lui dont le sommeil l'avait quitté il y a bien longtemps. Du baiser qu'elle posait sur ses lèvres avant de partir le matin. De son regard illuminé lorsqu'elle rentrait le soir. Il se souvenait également de ses accès de colère, des bouteilles qui traînaient un peu partout et du rail de coc' qui blanchissait la table. Des erreurs, en somme, qu'il n'arrivait pas à corriger tout seul. L'héritier était un beau parleur, en mesure de laisser entendre les paroles que tout le monde souhaitait. Il pouvait promettre, il le faisait si bien, mais chacun de ses mots n'avaient été que mensonges. Les bonnes résolutions étaient vite abandonnées pour ses revers principaux sans même qu'il n'essaie de se contrer. A quoi bon ? L'envie n'était pas là et combattre ses propres démons était un combat perdu d'avance. La remarque de Gerogie lui pinça le coeur.. si ça pouvait être vrai. Ca ne le serait jamais. Mais il gardait l'espoir d'y arriver. Un espoir infime qui s’amenuisait un peu plus avec le temps. Mais cette fois-ci, quelqu'un d'autre entrait en ligne de mire, sa fille. Aussi innocente soit-elle, Xavi avait déjà réussi à lui faire du mal et, étrangement, sa fibre paternelle s'était éveillée dans la foulée, lui intimant que cette fois là, il n'avait pas intérêt à merder. Son regard emplit de fierté parlait pour lui : les jolies dessins, les jolies photos, son adorable Lily Jean était déjà une princesse selon lui. Un avis bien peu objectif mais pour un père, tout n'était qu'illusions et paillettes ? Il avait du mal à définir ce qui avait changé en lui, pourquoi aujourd'hui même il désirait plus que tout être aux côtés de sa fille - et de sa femme. Mais le creux de ses entrailles s'était emballé à cette idée, bien que retombé rapidement à l'annonce de Georgie. Car Xavi n'entendait plus rien - ni la remarque de son ex femme sur sa fibre artistique, pas même la suivante. Il fulminait comme un mari trompé, une attitude qu'il n'était pas en mesure d'avoir après toute leur histoire. Son calme olympien l'avait quitté, lui qui pouvait se tarer de tout encaisser. « Ce qui me prends ? » reprit-il, comme pour se donner le temps de réfléchir à la question ou plutôt, de reprendre ses esprits afin de paraître détaché sur la situation. Il s'était stoppé au milieu de la pièce, les bras croisés tout en observant Georgie. Son air était renfrogné, ses traits tirés et malgré toute sa bonne volonté, il n'était guère capable de faire preuve de mesure. « Mais j'respire le bonheur, ça se voit pas mon poussin ? » cracha-t-il avec un certain mépris, tandis que Georgie se délectait. Et il ne put s'empêcher de sourire devant ce constat - lui qui avait toujours eu l'ascendant sur elle, se voyait confronté à la situation inverse. Dieu ce que son petit air supérieur ne l'aidait pas à reprendre son calme, bien au contraire. Mais la rouquine était tout à fait en droit de profiter de le situation. Brûtalement, son palpitant esquiva un battement. Elle avait couché avec ce soit disant meilleur ami ? Le regard de Xavi, bien moins assombri que précédemment, s'éteignit un tantinet devant cette annonce. Il n'avait pas le droit de lui en vouloir, pas le droit de la juger et encore moins d'émettre un avis, lui qui passait son temps à sauter la première pouf venue. Et pourtant.. son coeur se resserra un peu plus, alors que son calme reprenait place. Il porta son regard sur son ex femme qui ajouta une provocation de plus à laquelle le jeune homme ne sut répondre, muré dans son mécontentement. Avec vivacité, il avait quitté son perchoir au milieu du salon pour s'approcher de Georgie, la bloquant entre le mur et l'armoire, lui laissant ainsi l'impossibilité de fuir. « Pour quelqu'un qui me déteste de lui avoir fait tant de mal, t'as quand même pris le temps de me parler de ton ami afin de me rendre jaloux.. » commença-t-il en reprenant un peu d'aplomb, harponnant au passage l'air triomphant de Georgie. Mieux que quiconque, Xavi savait tournait une situation à son avantage, plus encore lorsqu'il s'agissait de son ex femme. Quoi qu'il avouait sans détour qu'elle avait plutôt bien joué sur ce coup là, comme la véritable Moroe qu'elle avait toujours été. « Et ça a l'air de te plaire en plus.. » Il ne la touchait pas. L'une de ses mains était plantée sur le meuble, tandis que l'autre se trouvait sur le mur, empêchant ainsi toute sortie à sa chère rouquine. Mais l'expression portée par son corps en disait long, aussi s'appliqua-t-il à pousser Georgie dans un retranchement tout autre, estimant lui rendre la monnaie de sa pièce. « Il y a peut-être chose qui te plairait, là, tout de suite, hormis ma jalousie ? » Sourcil arqué, regard planté dans le sien, il avait effleuré son visage en replaçant une mèche de ses cheveux, bien décidé à user de tout son charme.

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Georgie Keily

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Message· · Sujet: Re: for better and for worse [georgie] for better and for worse [georgie] EmptyDim 8 Sep - 21:13

Sa jalousie? Elle s’en délectait. C’était malsain elle en avait pleinement conscience mais ne pouvait s’en empêcher. Le voir ainsi furieux avait réveillé son cœur endoloris, son palpitant battant encore pour lui et ses foutues conneries. Elle l’aimait à s’en rendre malade, à en être vulnérable, à le laisser l’atteindre volontairement, une victime consentante de tout les châtiments qu’il pourrait trouver. Elle le connaissait, elle le savait être instable et imprévisible, il n’aimait pas sa routine pas plus qu’une vie bien rangée loin, très loin de ses travers. Il y replongeait sans cesse, ne les avait jamais vraiment quitté. Que serait Xavi Moroe sans l’alcool coulant dans ses veines, sans ce rail de coc’ indispensable à son bon fonctionnement? Pourtant elle l’aimait, connaissait le moindre de ses travers et l’aimait malgré tout. Parce qu’elle avait vu autre chose, partagé autre chose, au delà il y avait aussi leur complicité, sa tendresse, son regard ébahi devant sa gamine, quelques attentions maladroites. Ce charmeur l’avait séduite et elle était tombée dans ses filets, elle y avait plongé à pieds joints sans même en prendre conscience. Son amitié avait mué en ces sentiments qu’elle ne pouvait plus réprimer aujourd’hui. Des sentiments qu’elle ne croyait plus être réciproque, il était parti trop souvent, avait claqué la porte une fois de trop, avait rejoint les draps d’une autre femme encore et encore, elle avait pardonné trop souvent. Il ne l’aimait pas, peut être ne l’avait-il jamais aimé, peut être n’était-ce qu’un jeu, peut être n’était-ce qu’un énième défi, une aventure dans la vie de l’héritier qui s’ennuyait à mourir. Alors le voir ainsi faire les cent pas dans son salon, ses muscles tendus, le regard noir, elle jubilait. Pas parce qu’elle tenait une vengeance -que pourtant elle estimait mériter- mais parce qu’il n’était pas indifférent. Ce qu’elle pouvait faire de sa vie l’intéressait et surtout avec qui, il avait son opinion sur la question et rien des images lui venant en tête ne lui apportait satisfaction. La rouquine en remit une couche sous couvert d’honnêteté. C’était une provocation, pas moins, toutefois Georgie éprouvait le besoin qu’il sache. Qu’il ait conscience qu’elle ne l’attendait pas toujours sagement à la maison. Elle voulait lui rappeler qui il avait un jour épousé. Georgie était bien loin d’être d’un ange, elle n’avait rien de la mère au foyer sagement enfermée chez elle à s’occuper de sa fillette de presque trois ans. Ce n’était pas non plus une pucelle effarouchée qui se retrancherait derrière ses défenses devant un regard charmeur. Non, et si Xavi l’avait oublié elle se faisait un plaisir de lui rafraichir la mémoire. « Permets moi de te dire que tu joues très mal. » elle jubilait et ne s’en cachait même pas. Xavi la mâchoire contractée la fixait un petit sourire en coin sans pour autant réussir à se calmer. Mais comme toujours l’héritier trouvait toujours une pirouette, une faille dans laquelle s’engouffrer. Il savait comment retourner une situation à son avantage. Il le prouvait encore une fois, repoussant Georgie, acculée entre le mur et l’armoire, coincée par son ex-mari qui faisait alors barrage. « Tu veux savoir le plus triste dans tout ça? J’ignorais que tu serais jaloux. » elle l’ignorait comme elle ignorait les sentiments qu’il nourrissait à son égard. Aujourd’hui elle pensait enfin en avoir une vague idée, espérait que peut être elle était plus que le beau cul qu’il aimait retrouver aux premières chaleurs de la saison. « Peut être que je voulais que tu ressentes, ce que je ressens chaque fois que je te sais avec quelqu’un d’autre. » Ce sentiment de trahison, cette haine viscérale pour cette personne dont elle ne savait rien. Cette envie monstrueuse de s’arracher le coeur pour qu’il cesse de lui faire si mal. Mais pour Xavi sans doute n’était-ce qu’une question de fierté après tout. Et tout ce qu’il souhaitait là maintenant c’était la faire céder, il avait les armes pour, et elle avait toutes les peines du monde à lui résister. Le souffle coupé, le coeur battant à tout rompre. Bien sur qu’autre chose lui plairait mais elle se l’interdit. Son regard glissa pourtant sur ses lèvres et son corps se lova contre lui comme un vieux réflexe, un mouvement auquel il était si habitué qu’il y retrouva sa place tout naturellement contre le sien. « Il y a tant de choses qui me plairaient là, maintenant. » Sa voix était rauque, ses mains, elles, se posèrent sur ses hanches s’accrochant à lui pour retenir les envies auxquelles elle avait pourtant mit ses limites. Ses lèvres étaient désormais si près des siennes qu’elle pouvait sentir son souffle chaud sur les siennes. « Mais tu sais ce que je veux vraiment? » une question comme un murmure. Avec langueur ses mains remontèrent le long de son torse pour finalement se nouer derrière sa nuque. Elle bascula sa tête légèrement en arrière, assez pour pouvoir le regarder dans les yeux. « Je veux que tu m’aimes comme je t’aime. » l’esquisse d’un sourire se dessina aux coin de ses lèvres tandis qu’elle lâchait prise pour pouvoir reprendre appuie tout contre le mur. S’il voulait jouer elle pouvait aussi et elle en connaissait les règles par coeur.

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