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 we are the world made small

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Chad Siringo

messages : 566
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Message· · Sujet: we are the world made small we are the world made small EmptyLun 13 Mai - 11:29

CHESTER + CHAD
Together in our house, in the firelight,
we are the world made small.

@Chester Siringo

Chad avait zigzagué dans tout Windmont Bay, rendant visite à des demeures trois fois plus grosses que la sienne quand il s’était rendu dans les beaux quartiers, frappant aux portes de petits appartements dans lesquels, il en était sûr, il devait faire bon vivre (seul, sans une panoplie complète de frangins et frangines aux caractères aussi différents les uns que les autres). Mais en un sens, Chad le savait, se retrouver isolé avec lui-même, sans le brouhaha constant qui animait sa maison, ça lui aurait fichu le bourdon, au bout de quelques semaines. Il l’avait bien vu quand il était parti, quand il avait squatté des motels pas chers où il s’était effondré après s’être enivré dans des bars peu recommandables. En réalité, il n’aurait échangé pour rien au monde son foyer dysfonctionnel. C’était celui dans lequel il avait grandi, celui auquel il s’était adapté, celui sans lequel il se sentait incomplet. Leur famille était faite de paradoxes et d’incohérences totales mais c’était ainsi et Chad n’aurait (é)changé ses frères et sœurs pour rien au monde. Il n’empêchait qu’il avait quelque peu envié les modes de vie qu’il avait entraperçus dans l’entrebâillement d’une porte, dans le grondement des conversations qui allaient bon train en arrière-plan, dans les odeurs qui s’échappaient de l’intérieur. Il avait vu toutes sortes de visages, plus ou moins familiers ; plus jeunes ou plus vieux ; plus sombres ou plus souriants ; pressés ou ayant apparemment envie de discuter avec le livreur de pizza. Chad s’était adapté à chaque rythme, à chaque humeur et il retournait vers la pizzéria avec quelques pourboires en poche et la perspective d’une paie bienvenue.
- Tiens, mon lapin, c’est pour toi ! lui annonça la fille du propriétaire en poussant trois cartons de pizza sur le comptoir, appuyant son cadeau d’un clin d’œil complice.
Elle savait ce que c’était de grandir dans une famille nombreuse, elle savait à quel point une pizza gratuite pouvait être perçue comme un cadeau tombé du ciel et il la remercia d’un sourire avant de se pencher pour l’étreindre gauchement par-dessus le comptoir.
- On se voit mercredi, comme d’habitude, lui dit-il en guise de bonne nuit et il retourna à son scooter pour le dernier voyage vers le canapé des Siringo, où il comptait bien se vautrer en fixant l’écran de télévision, sans vraiment se soucier de ce qui s’y passait.
Un quart d’heure plus tard, il poussa la porte de la maison et, vu l’heure avancée de la soirée, se contenta d’écouter, à l’affût du moindre bruit qui lui indiquerait qui était là et ce qu’il fabriquait. Mais la maison semblait bien silencieuse, songea-t-il en se débarrassant maladroitement de sa veste et de ses chaussures. Les plus jeunes devaient sans doute être au lit – quoi qu’il ait un doute à propos de Clarissa qui ne rendait jamais compte de ses allées et venues, malgré son jeune âge. Celle-ci leur donnerait du fil à retordre, ne pouvait-il s’empêcher de se dire et comment s’en étonner quand on voyait les modèles qui lui avaient été offerts ? Mais d’habitude, il y avait toujours quelqu’un pour s’activer en cuisine ou de la lumière sur la véranda pour indiquer que sa mère y fumait son énième paquet de cigarettes. Il était toutefois impossible, selon lui, qu’il soit vraiment seul dans la baraque et il s’avança dans le couloir en jetant des coups d’œil dans les pièces voisines pour essayer de localiser quelqu’un. Il finit par trouver Chester dans le salon et un drôle de sourire lui écorcha les lèvres alors qu’il lui lançait :
- J’ai le diner. Je vais en mettre dans le frigo. Tu veux une bière ?
Il aurait presque été prêt à parier qu’à son retour, le salon serait déserté – c’était une tendance qui s’était fâcheusement installée depuis son retour, une sorte de révolte silencieuse pour lui faire payer sa fuite, un moyen de l’écraser de culpabilité, comme s’il n’en souffrait déjà pas suffisamment, derrière son éternel sourire. Pourtant, en revenant, il eut l’heureuse surprise de constater que Chester était toujours à la même place et il s’installa donc près de lui, posant deux bières et le carton ouvert sur la table basse.
- Qu’est-ce que tu regardes ? s’enquit-il, plus pour faire la conversation que parce qu’il s’en souciait réellement.
C’était la première fois qu’il se trouvait vraiment seul avec l’un des jumeaux sans que ce dernier ait subitement mieux à faire ailleurs. Il n’avait pas manqué de le remarquer, il ne manquerait pas non plus de profiter de cette compagnie ce soir.

_________________

Have you ever wished you could rewind, pick up all the pieces of the life you left behind ? Have you ever lived on borrowing time, knowing your mistakes are chasing you down from behind ? But, don't hold me, cause I am falling back down and I wouldn't wanna see you hit the ground. But little darling you found my heart in the lost and found but the scars they still follow me around.
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