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Finn Prentis

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Message· · Sujet: his voice is a familiar sound his voice is a familiar sound EmptyJeu 16 Mai - 22:26

his voice is a familiar sound
@resen harwell & @finn prentis



one month ago, or so. Vingt-six heures de conduite, si ce n'est plus. Quarante-huit heures de voyage, et voilà qu'elle se retrouve, comme une idiote, à vingt-trois heures, dans une rue qu'elle ne connaît pas, pour rejoindre ses meilleurs amis qui ne sont... pas chez eux. Évidemment, son portable s'est éteint il y a trois kilomètres. Finn ne peut rien faire, sinon attendre. Ou aller se trouver un hôtel. Mais cela fait deux semaines qu'elle attend le moment où elle pourra retrouver ses meilleurs amis – il est tout simplement hors de question qu'elle attende quelques heures de plus. Epuisée, la jeune femme est installée en tailleur sur le capot de sa voiture, les cheveux relevés en un  rapide chignon dans lequel certaines mèches de cheveux refusent de rester. Finn soupire, dépitée. Elle n'a aucune envie d'être seule, et se demande si elle a bien fait de traverser le pays (littéralement) pour venir ici. Est-ce le destin qui tente de lui montrer qu'elle aurait dû rester auprès d'Eugene ? Qu'elle est finalement assez bien pour lui ou qu'il ne mérite pas qu'elle lui fasse tant de mal ? Elle soupire à nouveau, et cherche son téléphone dans sa poche. Mais elle n'a pu de batterie, de toute façon. Et elle n'a de toute façon plus le numéro de son mari, puisqu'elle a changé de téléphone. Ah, la technologie... Avant, elle connaissait les numéros de tous ses amis par cœur, mais maintenant, elle ne serait probablement même pas capable de les reconnaître s'ils s'affichaient sur son téléphone. Elle soupire une nouvelle fois, puisqu'elle n'est guère capable de faire plus depuis maintenant vingt minutes qu'elle est arrivée. Doucement, mais sûrement, elle sent l'angoisse monter en elle. Elle est partie de ses orteils et remonte doucement le long de ses jambes. Quand la sournoise atteint ses genoux, Finn ne se demande plus seulement si elle a bien fait de quitter son mari, mais plutôt si elle a bien fait de traverser le pays de long en large pour aller retrouver ses meilleurs amis. Et si les choses avaient changé entre eux ? Si leur amitié d'autrefois ne fonctionnait que parce qu'ils habitaient loin les uns des autres ? Ils avaient beau gardé contact de manière quasi quotidienne, rien ne lui disait que les choses seraient pareilles au quotidien... Les inquiétudes lui paralysaient désormais le buste, sa respiration se faisait plus difficile, quand, enfin, au bout d'un temps qui lui parut être aussi long que son trajet, un « Finn » retentit derrière elle. La rouquine n'eut pas besoin de se retourner pour reconnaître cette voix. Comme par magie, l'angoisse se dissipa immédiatement et quelques secondes plus tard, Finn était dans les bras de Resen, s'abreuvant de cette odeur aussi familière que rassurante. Evidemment qu'elle avait bien fait de le rejoindre à Windmont Bay.

« On fait quelque chose ce soir ? Ca fera un mois que j'ai emménagé avec vous. » lança Finn au petit-déjeuner, alors qu'elle servait un café à Marvin et Resen. La situation n'était pas idéale, l'appartement hébergeait plus de personnes qu'il n'aurait dû le faire, et si Finn était très heureuse de cette situation, elle se doutait qu'elle ne pourrait pas durer éternellement. Elle avait besoin de retrouver ses meilleurs amis, de passer du temps auprès d'eux à rattraper les dix dernières années qu'ils avaient passé séparés. Mais eux, c'était différent. Ils avaient leur vie ici. Toute leur vie. Ni l'un ni l'autre ne lui avait rien dit, bien évidemment. Resen semblait toujours chercher sa main, sans s'en rendre compte, au milieu de la nuit. Mais combien de temps la situation durerait-elle encore ? Finn avait les moyens de vivre seule. Pas très longtemps si elle ne trouvait pas un emploi, mais assez pour ne plus traîner dans leurs pattes. Elle n'avait pas vraiment de raison de rester chez eux, pas même que de forcer son ami de toujours à partager son lit avec elle. Mais Marvin et Resen le savaient aussi bien qu'elle. Ainsi, tant que l'un d'eux ne lui demandait pas de partir... Finn comptait bien rester, et tant pis si la plupart de ses affaires se trouvait encore dans sa voiture pour éviter de trop encombrer l'appartement. « Impossible pour moi, ce soir. » précisa Marvin en partant s'habiller. Finn se retourna alors vers Resen, et planta son regard dans le sien, n'ayant aucune intention de lui laisser le choix. « Dis à Carter de trouver quelque chose à faire ce soir. Toi et moi, on se fait une soirée tacos/tequila. » Elle attendit d'être certaine qu'il ait compris, et déposa son café devant lui avant d'aller se servir un bol de céréales.

La musique latino investissait l'appartement quand Finn mit Carter dehors aux alentours de 19h. Ne laissant absolument pas le choix au cousin Harwell, elle lui laissa à peine le temps de prendre son manteau. L'idée n'était pas de l'empêcher d'être dans son nouveau chez lui, mais Finn avait envie de profiter de ce moment privilégié avec Resen. Depuis un mois qu'elle était arrivée à Windmont Bay, ils avaient bien entendu eu le temps de profiter de la présence l'un de l'autre mais Finn avait jusqu'alors eu l'impression qu'ils rattrapaient le temps perdu, sans jamais réussir vraiment à retrouver leur équilibre. Ou était-ce seulement elle qui n'arrivait pas à retrouver ce semblant d'équilibre qu'il lui semblait avoir quand elle était adolescente ? C'était bien possible également. Peu importait, en réalité. Une soirée tacos/tequila, leur soirée traditionnelle de prédilection, devrait tout remettre dans l'ordre. Après cela, Finn oublierait sans aucun doute l'existence de la bague qui avait orné son annulaire gauche des mois durant (et qui se trouvait désormais dans sa boîte à gant), qu'elle avait réalisé ses propres craintes en abandonnant Eugene sans un mot, et que son père lui avait demandé de ne pas revenir, quand elle avait annoncé son départ en promettant à sa mère de revenir. Pour l'heure, cependant, Finn était plutôt concentrée sur la découpe des tomates, poivrons, oignons et autres ingrédients qu'elle comptait mettre dans ses tacos que sur ses véritables problèmes ; l'opération aurait sans aucun doute était moins délicate si elle n'avait pas entamé la bouteille de tequila avant l'arrivée de Resen, mais ce dernier n'avait qu'à pas être en retard. Et puis, il fallait bien qu'elle perfectionne sa technique de confection de margaritas. Lorsqu'elle entendit la clé dans la serrure, elle abandonna la découpe, posa son sombrero sur la tête et accueillit en lui déposant le sien sur la tête. « T'es en retard. » précisa-t-elle, sur un ton faussement agacé. Elle retourna ensuite à la cuisine, se déhanchant volontiers sur Con calma de Daddy Yankee, et reprit la découpe. « Comment s'est passé ton entraînement ? » demanda-t-elle à Resen. Moins concentrée sur sa tâche qu'elle ne l'aurait été sans la présence de son meilleur ami, elle était en train de le regarder se servir une margarita de la carafe qu'elle avait préparé quand elle sentit le couteau riper sur son doigt. « Putain ! » cria-t-elle, se déplaçant tout de suite vers l'évier pour éviter de mettre du sang dans les aliments. Elle alluma l'eau froide pour que le sang cesse de couler plus rapidement, et se tourna vers Resen avec une légère grimace. « Au moins, la tequila, ça désinfecte... »

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Resen Harwell

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Message· · Sujet: Re: his voice is a familiar sound his voice is a familiar sound EmptyVen 31 Mai - 1:58

@finn prentis.
(16 mai 2019)
You tell me your heart is an open wound
I will kiss it, I don’t care if I get blood in my mouth

— flashback
Les effluves d'alcool embrumaient tellement son esprit qu'il eut d'abord l'impression de rêver – ou plutôt, d'halluciner. Si la voiture ne lui disait pas grand-chose, la silhouette à la chevelure rousse et difficilement domptée, le dos légèrement courbé et la forme des épaules qui perçait sous le t-shirt porté par la jeune femme assise en tailleur, tout ça lui était si familier qu'il en eut presque, sur le coup, le tournis. Son rire se noya dans la nuit alors qu'il se rendait compte de qui il s'agissait. Marvin, plus enivré encore qu'il ne pouvait l'être, tapota à deux, trois reprises son épaule pour tenter de le ramener sur Terre ; commandant Wilkins à Appol-Harwell, est-ce que vous m'entendez ? Il s'était perdu quelque part, là où ses pieds ne touchaient plus sol, ou du moins en donnait-il l'impression suffisante pour que des doigts viennent claquer devant ses yeux et lui fasse tourner la tête. Lançant un regard interrogateur à son meilleur ami, alors qu'il sentait l'alcool se faire doucement la malle de son sang pour se muter en migraine légère qui menaçait de frapper avec plus de force à l'arrière de son crâne demain matin malgré l'heure relativement basse de la soirée, Resen haussa légèrement les épaules et traversa quelques autres mètres en direction de la voiture dont il ne reconnaissait pas l'immatriculation sur le coup. Pourtant, il n'eut aucun doute sur la personne qui pouvait avoir décidé d'y loger ses fesses, dans l'attente de... lui, et de Marvin, parce que qui d'autre pourrait-elle venir voir qu'eux deux ? Sa voix laissa échapper son prénom alors que, les mains dans les poches, il s'approchait un peu plus d'elle et que quelques pas plus loin, Marvin regardait la scène avec un étonnement provoqué par son ébriété. Elle tourna la tête vers lui et, après seulement quelques clignements d'yeux qui ne lui laissèrent pas le temps de réaliser réellement ce qu'il se déroulait, il la sentit se jeter contre son torse et enroula ses bras autour de sa stature, un petit sourire se pointant sur ses lèvres alors qu'il déposait un baiser sur sa tempe, pour fêter leurs retrouvailles.

— nowadays
Le rythme qui s'échappait de l'embrasure de la porte lui fit arquer un sourcil amusé, alors qu'il traversait le couloir menant à l'appartement. Les voisins ne tarderaient pas à venir râler, frappant du poing contre l'entrée de leur chez eux et grommelant des insultes sur un pseudo manque de respect de la part des habitants du logement, quand eux-mêmes n'hésiteraient pas à les traiter de petits connards parce qu'ils eurent simplement le malheur de s'amuser un peu. Il ne sentait pas très bon et en avait conscience ; son entraînement avait duré plus longtemps que prévu, l'intensité redoublée à l'idée de bientôt remonter sur le ring, après un mois écoulé depuis son dernier combat. Pas si long que ça, et pourtant suffisamment pour lui donner l'impression de rouiller sur place à mesure que les jours passaient, malgré ses entraînements quotidiens qu'il ne ratait jamais : là n'était pas l'un des défauts de Resen Harwell, lorsqu'il était question de combattre la fainéantise pour en arriver où il était désireux de finir ; sur la première place du podium, le bras levé en signe de victoire, et son adversaire à terre. Sans grande hésitation, il glissa ses clefs dans la serrure de la porte et laissa entendre leur cliquetis, dont il ne savait pas s'il couvrirait la musique ou non, avant de pousser et de passer la tête dans l'appartement. Les odeurs de nourriture et d'alcool se mélangeaient dans ses narines, lui proposant un accueil face auquel il n'était pas étonné, dans les connotations latines qui se glissaient à chaque coin du plan soigneusement préparé par la crinière rousse qui s'agitait vers lui, la tête couronnée d'un sombrero qui, bientôt, trouverait son écho sur la sienne. Le nez doucement froncé comme un gamin, Resen lança à Finn un regard amusé, les ridules au coin de ses yeux se creusant doucement comme preuve de la sincérité de son expression. « T'es pompette. » Il pointa son doigt vers elle, reconnaissant le parfum de son haleine associé sans mal dans son esprit à la forme et la couleur d'une bouteille de tequila. Son regard glissa sans gêne sur la silhouette de sa meilleure amie, détaillant ses courbes alors que, l'espace de quelques secondes, il laissa son épaule reposer contre le mur de l'entrée pour profiter du spectacle qu'elle lui offrait – consciemment ou non, la réponse ne lui importait pas tant que ça sur le coup. Doucement, il se mordit la lèvre inférieure, se décolla de sa place et s'avança vers elle en haussant les épaules. « Pas trop mal. Très bien d'après Marvin, mais je suis toujours pas convaincu que mes perfs soient suffisantes pour mon prochain combat. Faut que j'y retourne demain matin, assez tôt. » Une petite moue pointa sur son visage, lui donnant un air de chiot dont il savait parfaitement user et abuser lorsque l'envie lui prenait de le faire. Il commença à se servir – comme chez lui –, lançant un regard en biais vers Finn, au travers des babioles qui pendaient depuis les rebords du sombrero dont elle l'avait affublé et dont il ne se défaisait pas. Portant son verre à ses lèvres, il fronça les sourcils en l'entendant jurer et déposa tout aussi vite sa margarita, s'approchant d'elle pour prendre son poignet entre ses doigts et l'amener vers l'évier de la cuisine, dont il activa l'eau froide, roulant doucement des yeux. « J'apprécie l'intention, mais je préfère le poulet dans mes tacos. » Regard appuyé dans sa direction, il esquissa un sourire complice malgré ses sourcils légèrement froncés pour donner plus de poids à ses propos, regardant la plaie se départir du sang qui s'en échappait, et coupant l'eau lorsqu'il jugea bon de le faire. Il essuya rapidement ses mains dans un torchon, tendit le bras pour ouvrir l'un des placards de la cuisine, et attrapa une boîte à pansements dont il en retira un, pour venir l'enrouler doucement autour du doigt de la rousse. « Tu penses survivre si je t'abandonne le temps d'une douche, où il y a très clairement nécessitée d'avoir un chaperon pour veiller sur toi, et sur le fait que chacun de tes membres reste soigneusement accroché au reste de ton corps ? » Son ton explicitement moqueur, il fronça à nouveau le nez, laissant échapper un rire.

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[ The rosy gleam of his lip, the fevered gleam of his eyes. There was not a line anywhere on his face, nothing creased or graying; all crisp. He was spring, golden and bright. Envious Death would drink his blood, and grow young again. ]
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Message· · Sujet: Re: his voice is a familiar sound his voice is a familiar sound EmptyLun 3 Juin - 1:20

Evidemment qu’elle avait bien fait de le rejoindre à Windmont Bay. De les rejoindre, en réalité, car les lèvres de Resen étaient à peine posées sur sa tempe que Marvin, leur acolyte, réclama son dû lui aussi. Le soulagement ayant laissé place à la joie sur le visage de Finn, cette dernière fit signe à son second meilleur ami de venir rejoindre l’étreinte, car il était hors de question qu’elle s’éloigne des bras de Resen une seule seconde. Elle serra Marvin contre elle, sentant toutes ses douleurs s’apaiser, ne serait-ce que pour les quelques heures à venir. Plus rien d’autre n’existait que ce trio inséparable, pas même Eugene, pas même ses parents, rien du tout. Elle se trouvait exactement là où elle devait être en cet instant précis. Elle n’avait que dix ans de retard sur leur planning. Mais qu'était-ce dix ans à l'échelle de leur amitié ? Rien. Ils étaient invincibles, tous les trois, comme Sasha, Pierre et Ondine. Des vrais maîtres pokémon. Mais il restait que Finn n'aurait jamais dû rester à Eagan. La jeune femme savait pertinemment que la vie était ainsi faite, et que c’était peut-être un mal pour un bien. Mais elle n’en était pas convaincue, pas au fond d'elle en tout cas. Sa place était, avait toujours été et serait toujours auprès de ces deux garçons aussi bêtes qu’elles. Auprès d’un d’eux plus particulièrement, dont elle ne parvenait pas à se décoller. Si elle ne l’étreignait plus, sa main droite avait naturellement été trouvé celle de Resen alors que sa main gauche pointait du doigt sa voiture pleine d’affaires. “Je sais que j’ai pris mon temps mais… il y a toujours une place pour moi dans votre coloc’ ?” En prononçant cette phrase, Finn leur disait exactement ce qu’elle pensait, et elle savait qu’ils comprendraient. Si elle avait tenté du mieux qu’elle le pouvait de ne pas parler à Resen de ses regrets de ne pas pouvoir les suivre, la rouquine n’avait jamais caché à Marvin son avis sur la question. Finn savait pertinemment qu’elle avait fait ce qu’elle devait faire en restant auprès de sa mère. Mais elle s’était également tirée une balle dans le pied, quoi qu’en dise. Finn aurait pu faire de grandes choses si elle n’était pas restée dans le Minnesota; elle aurait peut-être pu se détacher enfin de cette stupide mais tenace idée qu’elle ne méritait pas le bonheur. Cela aurait au moins eu le mérite d’épargner le coeur d’un parfait gentleman qui n’avait rien demandé.




Ouiii” dit-elle, le menton haut quand Resen lui dit qu’elle était pompette. Il était inutile de le nier, et surtout Finn n'en avait aucune envie. L’occasion était festive, et commencer à fêter tôt ne faisait que montrer l'importance de cette petite soirée. Du moins, de démontrer l’importance que Finn souhaitait lui donner. Peu importait, en réalité, que cela fasse un mois qu’elle partage un appartement avec eux, que cela fasse plus de temps ou moins de temps. La rouquine avait décidé que cette journée était une journée qui méritait d'être fêtée, et quand Finn avait décidé que quelque chose méritait d’être célébré, elle tâchait toujours de se comporter à la hauteur de l’événement. Ce n’était pas pour rien que des bibelots en tout genre avaient été posés partout dans l’appartement. Ils étaient chacun censés représenter quelque chose de la culture mexicaine. On y reconnaissait des sombreros, bien sûr mais également des agaves ou encore des têtes de morts semblables à celles qu'on trouvait pour el dia de los muertos ainsi que quantité d'autres symboles que les occidentaux assimilaient, à tort ou à raison, à la culture mexicaine. Finn était à peu près certaine que d’un point de vue strictement culturel, il y avait pas mal d’approximation dans ce qu’elle avait pu choisir (si ce n'était pas même des clichés) mais par chance, Resen s’y connaissait probablement autant qu’elle en culture mexicaine, et le risque d’incident diplomatique devrait donc être assez limité.
Elle retourna, après l'avoir salué, se concentrer sur le plat, qu’elle avait hâte de finir pour pouvoir profiter de son (exceptionnellement odorant) meilleur ami. Finn ne chercha pas à retenir son sourire lorsqu’il lui parla de ses performances - elle avait beau ne pas être une grande fan qu’il ait une carrière qui le pousse à prendre des coups régulièrement, elle était fière de lui et du mal qu'il se connait pour réussir. Finn savait à quel point Resen était réellement passionné par son métier, et préférait, par conséquent, être un soutien pour lui plutôt que de lui faire sans cesse comprendre qu’elle aurait préféré qu’il soit serveur au Mickey’s Dinner. Elle était de toute façon mal placée pour critiquer les risques que présentaient son métier. Finn ne chercha guère plus à dissimuler sa déception quand il lui annonça qu’il devrait retourner s'entraîner tôt le lendemain matin. L’air de chien battu qu’il prit empêcha Finn de se montrer trop agacé, mais elle dit sur un air exagérément déçu : “Mais je pensais que je t’avais toute la nuit, moi.* Finn savait que cela signifiait également que Resen irait se coucher plus tôt, et ne profiterait pas des quantités astronomiques d’alcool qu’elle avait préparé. Si elle soupira de mécontentement, son visage souriant montrait qu’elle n'en tiendrait pas vraiment rigueur à son ami. Si la soirée devait être écourtée, eh bien, ils auraient l’occasion de se rattraper plus tard. Du moins c’était la réponse que Finn lui ferait, s’il lui demandait si elle n’était pas trop déçue (ce qu’il ne ferait probablement pas), mais cela ne l’empêcherait pas pour autant de tout faire pour qu’il oublie l’heure qui tourne, et qu’elle le garde que pour elle pour plusieurs heures. Etait-ce à cause de cette contrariété que sa main glissa de sorte à blesser son doigt, ou était-ce parce qu’elle s’était attardée sur les lèvres posées sur le verre qu’il venait de se servir, sur ses yeux souriants, sur lui tout simplement ? Elle n’eut pas le temps de se poser la question que Resen se précipitait vers elle pour gérer la situation de crise. Il n’y avait rien de grave, bien entendu, mais Finn était heureuse que Resen s’occupe d’elle avec une telle réactivité. Cela n’avait pourtant rien de surprenant, il avait toujours été là pour elle même quand elle n’avait pas vraiment besoin de lui pour s’en sortir. La délicatesse avec laquelle il s’occupait de ce doigt blessé en étant la preuve. “Tu dis ça parce que tu n’as jamais goûté des tacos au Finn !” répondit-elle son regard planté dans le sien, un air malicieux éclairant son visage. “C’est délicieux, la viande est très savoureuse. Tu devrais être flatté, plutôt que de préférer une vulgaire volaille à une super Finn.” L’espace d’une demi-seconde, sa langue s’échappa de ses lèvres mais elle rentra tout aussi rapidement dans son habitacle alors que Resen refermait le pansement autour du doigt de la jeune pompier. Finn se mordit l’intérieur de la joue, le nez froncé. Cela ne faisait pas si mal que ça, mais c'était un pincement aigü, particulièrement désagréable. Avoir le corps de Resen aussi proche du sien, par contre, n'avait rien de désagréable. La jeune femme ne pouvait s’empêcher d’être troublée, et ce, malgré l’odeur de transpiration notable qui s’échappait de son corps. “Je ne promets rien”, dit-elle, levant les bras innocemment, “mais je pense qu’il y a vraiment un besoin de… savon de ton côté.” Taquine, elle fit mine d’essayer de se boucher le nez discrètement, faisant en réalité de son mieux pour que Resen le remarque, et se déplaça doucement pour déplacer la poêle du feu. Il y avait eu assez de catastrophe pour l’heure. “Par contre, ne tarde pas trop. Ton entraînement nous a assez volé de temps. Si tu n’es pas dans cette cuisine dans exactement seize minutes, je dis à Carter de venir profiter des tacos à ta place.” lui lança-t-elle pour s’assurer qu’il ne prenne pas trop de temps. “J’ai racheté du baume du tigre d’ailleurs, si tu en as besoin. Il est sur la table de chevet.” conclut-elle, en retournant à sa planche de découpe sur laquelle elle tâcherai d’être plus concentrée cette fois.
Une fois qu'il eut quitté la pièce, elle mit son minuteur sur seize minutes, et se concentra sur le reste de ses tâches, maintenant son index en l'air pour éviter de le faire saigner à nouveau. Elle hésita à faire précuire les légumes mais se dit qu'il serait mieux de les faire cuire au fur et à mesure, et elle alla donc s'installer sur le canapé, vérifiant le temps qu'il restait à Resen pour la rejoindre. "Si t'es pas là dans trois minutes, je viens te chercher !" lui cria-t-elle du salon, tandis que sa tête continuait de se mouvoir au rythme de la musique qu'elle avait légèrement blessée, pour être certaine que le boxeur l'entende.


* mais t’avais dit qu’on ferait des knackis

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Resen Harwell

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Message· · Sujet: Re: his voice is a familiar sound his voice is a familiar sound EmptyDim 16 Juin - 0:30

S'il savait qu'elle avait une idée en tête, Resen ne s'était très clairement pas attendu à tout ça. La décoration de l'appartement totalement refaite lui arracha un haussement de sourcils et dessina au détour de ses traits un rictus amusé. Comme dans tous les souvenirs qu'il pouvait avoir d'elle, Finn avait donc pris la décision de faire les choses à sa façon, et donc le plus grandement possible. Pas de demi-mesure pour la rouquine qui avait accompagné la plupart des grandes étapes de sa vie, et la voir s'agiter ainsi et mettre autant de cœur à l'idée qu'ils passent une soirée tous les deux lui rappelait les souvenirs de leur adolescence, lorsqu'elle se dessinait maîtresse des soirées et agitait ses mains comme des baguettes devant un orchestre. Les choses auraient pu changer du tout au tout vu les années qui s'étaient écoulées, dont toutes celles passées sans qu'ils n'aient de contact aussi régulier que ce à quoi ils avaient pu être habitués dans les primes années de leurs vies – cette même période où « leur vie » avait pris la forme plurielle, les empêchant de se dire qu'ils partageaient encore réellement leur existence, contrairement à Marvin et à lui. Ce soir, un peu plus encore que celui où elle avait décidé de faire une réapparition dans la sphère de leur quotidien, assise sur le capot de sa voiture et les cheveux trop sauvages pour rester dans un chignon sur le sommet de son crâne, il avait l'impression de retrouver sa présence comme lorsqu'il l'avait alors plus ou moins perdue – ou du moins, s'était-il laisser prendre par la sensation qu'elle avait disparu partiellement lorsqu'elle avait refusé de les suivre pour leur aventure dans l'ailleurs. Ses yeux, doucement, roulèrent dans leurs orbites lorsqu'elle admit être pompette, alors que son esprit sembla s'embrumer aussi simplement qu'en renfilant l'haleine de la petite rousse qui semblait déjà surexcitée à l'idée de ce qu'elle avait pu préparer pour eux deux, puisque Marvin n'était pas disponible et que Carter avait réussi à se faire mettre à la porte par Finn ; qui avait eu, alors, les airs d'un ange tombé du ciel pour un Resen satisfait de ne pas avoir à supporter les remarques de son cousin à longueur de soirée. Son regard traîna un instant sur la pièce, se stoppa sur certains des bibelots qui, il l'espérait sincèrement, ne resteraient pas en place demain matin, ne convenant pas vraiment à l'idée qu'il se faisait de la décoration de l'appartement. Mais au moins y mettait-elle, encore une fois, tout son cœur, et simplement pour ça il n'avait pas celui à lui faire la remarque sur les sombreros et autres babioles plus ou moins Mexico-related qu'il découvrait partout dans la pièce de vie. Baissant les yeux vers elle alors qu'il lui annonça la terrible vérité sur la nécessité qu'il ressentait à devoir s'entraîner de nouveau de bonne heure le lendemain matin, une petite moue se pointa sur son visage pour se faire pardonner d'avance pour l'aveu fait et il répondit, penchant légèrement la tête sur le côté tout en avalant d'un pas quelques autres centimètres qui les séparaient : « désolé, mais je n'ai vraiment aucune envie de perdre ce combat, ça serait pas bon pour mes stats. » Celles-là même qui troublaient autant son quotidien que son sommeil, tant il se fixait sur l'idée de parvenir à les maintenir comme il jugeait nécessaire de le faire pour faire évoluer plus vite sa carrière ; c'était le point culminant de son existence, et il ne voulait pas prendre le risque de tout foutre en l'air. Il évita de s'attarder sur le sujet de leur soirée écourtée par la nécessité qu'il travaille un peu plus, passant également sous silence le fait qu'il lui fallait éviter d'abuser de l'alcool à outrance pour tenir la route sur le ring d'entraînement, quelques heures à peine après le lever du soleil, dans l'étouffante odeur de transpiration de la salle de sports où il passait, ces derniers temps, le plus clair de son existence. Portant malgré tout son verre à ses lèvres, il le reposa lorsqu'elle se coupa et prit en charge les premiers soins pour éviter une amputation prochaine du doigt de la demoiselle. Un léger pouffement de rire lui échappa et, un sourcil courbé, il posa sur elle un regard interrogateur autant qu'il pouvait être appuyé. « Cette simple idée me donne envie de me convertir au végétarisme, tu vois ? » Non pas qu'il était conseillé pour lui de faire l'impasse sur les viandes et autres sources de protéines telles qu'elles, mais elle n'était pas obligée d'avoir connaissance de ce point ; et puis, pompette comme elle était, il doutait du fait qu'elle pointe de son doigt ensanglanté ce petit détail. Relevant les yeux de sa main rafistolée jusqu'à son visage, il esquissa un petit sourire en l'entendant et haussa chacun de ses sourcils, levant le bras pour approcher son aisselle de son visage. « T'es sûre de ça ? » Il pouffa doucement à nouveau, se recula après avoir fait mine de lui frotter contre le nez, glissant ses doigts dans ses cheveux qui commençaient à devenir un peu trop longs à son goût. Secouant la tête, il lui lança un regard plein de défi. « Tu n'as aucune envie de passer la soirée en tête à tête avec lui, tequila en libre-service. Il est suffisamment une plaie sans qu'on ne lui offre la possibilité de l'être encore plus en étant bourré. » Son cousin avait la faculté innée de lui taper sur le système à peine ouvrait-il la bouche pour s'adresser à lui, ces derniers temps, aussi était-il bien décidé à profiter de cette soirée sans personne dans les pattes – il ne dévoilerait cependant pas les détails qui fleurissaient çà et là dans son esprit. Levant le pouce pour la remercier pour le baume du tigre, il se dirigea vers la salle de bains après avoir, dans un passage éclair par la chambre, récupéré de quoi se changer. Quelques minutes seulement furent nécessaires avant qu'il ne sorte de la douche, ne noue une serviette autour de sa taille, et lance un coup d'œil au miroir embué qu'il essuya d'une autre serviette pour croiser le regard de son reflet. Il observa un instant l'image que lui renvoyait la glace, se doutant que dans quelques jours à peine, des taches sombres noirciront le tableau sans parvenir à en être réellement dérangé. Tiré de ses divagations par la voix de Finn, il tourna la tête vers la porte close et esquissa un petit sourire, enfilant son pantalon de survêtement gris clair et le t-shirt blanc à l'effigie de la marque aux trois bandes qu'il avait préparés avant sa douche, puis déverrouilla la porte avant de rejoindre le salon. « C'était presque trop tentant de te laisser attendre encore une minute et demie, pour voir comment tu serais venue me chercher. » Il arqua un sourcil et récupéra le verre qu'il avait laissé sur le côté lorsqu'elle s'était blessée, le porta à ses lèvres et le finit d'une traite avant de s'approcher d'elle, un regard tout aussi interrogateur qu'effronté diriger vers la rouquine, qui brillait d'une étincelle nouvelle dans l'attente de sa réaction. Doucement, il approcha son visage du sien, effleura presque ses lèvres avant de redresser son dos et d'afficher un large sourire. « J'ai faim. C'est prêt ? »

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Finn Prentis

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Message· · Sujet: Re: his voice is a familiar sound his voice is a familiar sound EmptyMar 18 Juin - 22:13

Aussi déçue qu’elle soit, Finn ne peut en vouloir à son meilleur ami de s’investir de la sorte dans la boxe. Elle sait combien c’est important pour lui, et combien ça l’aide à gérer tout ce que la vie cherche à mettre en travers de son chemin. Il a choisi la boxe, elle, d’affronter le feu. Si, dans les apparences, la cause de Finn pourrait paraître plus noble que celle choisie par Resen, la jeune femme sait en réalité la vérité : ce n’est pas les autres mais elle-même qu’elle cherche à sauver. Quand elle affronte les flammes, ses démons sont obligés de lui donner du répit, ses instincts les plus primaires reprenant le dessus avec en tête l’instinct de survie. Est-ce la même chose pour Resen ? Peut-être, qu’importe. C’est important à ses yeux, assez pour qu’il sacrifie une partie de sa vie sociale pour devenir l’un des meilleurs ou espérer l'être, en tout cas. Alors Finn se tait; elle ne dit pas qu’elle aurait vraiment voulu que cette soirée ne soit qu’à eux, sans être encombrée de qui que ce soit d’autre ni de quelconque considération autre que leur amitié si particulière. Elle aurait voulu retrouver l’innocence des soirs qu’elle passait à tenter de le battre, et parfois y réussir, à la console, escaladant la fenêtre de sa chambre pour pouvoir retrouver la sienne, celle des matins où se réveillant en sursaut à l’aube, elle chevauchait sa bicyclette et parcourait les kilomètres séparant la demeure des Harwell de celles des Prentis  aussi vite que ses jambes le lui permettaient dans le seul espoir que son père n’ait pas remarqué son absence. Mais ils étaient des adultes maintenant, plus des enfants. Alors, elle lui offrit un sourire bienveillant ne résistant à l’envie de caresser ce visage qui ne serait plus immaculé bien longtemps : « ne sois pas désolé. Tu travailles très dur pour ça, ça serait ridicule de prendre le risque de perdre un match pour une simple soirée » et ce, même si ladite soirée marquait leurs retrouvailles. Peu importait, en réalité, puisque Finn ne comptait pas repartir.
« Je ne te crois pas une seule seconde. » répondit-elle, le regard plein de sous-entendus lorsqu’il mentionna l’envie de devenir végétarien. Sauf à ce que Finn soit devenue totalement folle, il lui semblait pourtant qu’il la trouvait plutôt appétissante, depuis qu’elle partageait son lit. De sa main intacte, elle montra le poulet puis son visage faussement innocent, puis le poulet à nouveau, grimaçant. Toute personne sensée n’aurait eu aucun mal à choisir. Elle haussa ensuite les épaules et enchaîna sur l’odeur acide qui émanait de son ami. A dire vrai, elle ne s’en plaignait que pour la forme : Finn était habituée à ce genre d’odeurs avec les entraînements intensifs qu’ils menaient à la caserne. Elle ne vit cependant pas tout de suite l’aisselle du boxeur se rapprocher trop dangereusement de son nez et le repoussa un peu trop tard, s'arcboutant pour protéger son naseau de cette attaque terroriste. Revenant à ses moutons (enfin, à son morceau de poulet plus précisément), Finn répondit d’une simple boutade au sérieux de la réponse de son ami sur son cousin : « il n’est pas majeur de toute façon ». Ce n’était probablement la remarque la plus fine ou pertinente qu’elle ait pu faire mais elle avait le mérite de clore le sujet une fois pour toute : il était hors de question que la soirée soit teintée d’une quelconque émotion négative quelle qu’elle soit et la mâchoire de Resen s’était pourtant déjà contractée à la seule mention de son cousin.

Lorsque enfin il se décida à sortir de la salle de bain, Finn reposa son téléphone sur la table basse, quelque peu déçue de ne pas avoir eu l’occasion de le sortir elle-même de la douche - à moins que ce ne soit l’excuse trouvée de l'y rejoindre, qu’elle regrettait ? Sans y laisser paraître, elle arbora un air mutin et balaya la question de son ami, comme si la réponse était évidente : « J’avais sorti ma boîte à outils et mon tournevis, voyons » ! Son sourire se transforma cependant lorsque son regard croisa celui de son ami, qui affichait très clairement ce à quoi il s’était attendu. Mais tant pis pour lui, Finn lui avait pourtant laissé l’opportunité de dépasser le temps imparti. Sans qu’elle ne se rende compte, mais pas malgré elle pour autant, son corps tout entier s’approcha de celui de Resen alors que ce dernier venait taquiner ses lèvres, sans pour autant leur offrir refuge. Le souffle court, la rouquine dû prendre sur elle pour ne rien dévoiler de sa frustration quand il se redressa brutalement pour réclamer pitance. Elle se leva alors, ne cherchant pas à réajuster sa jupe un peu trop remontée et fit mine de venir réclamer son dû. Hissée sur la pointe des pieds (elle aurait dû mettre des talons, bon sang !), elle s’aida d’une main qu’elle plaça derrière sa nuque pour venir lui dévoiler qu’il n’aurait finalement pas le droit à un amuse-bouche : « dommage que tu sois devenu végétarien, l’apéro t’était pourtant servi sur un plateau » souffla-t-elle contre son oreille, avant de s’éloigner pour retourner à ses casseroles (poêles, en fait). Elle versa précautionneusement de l’huile d’olive dans la poêle toujours chaude, et remplit leurs verres de margarita, avant de jeter quelques légumes au hasard dans ladite huile. « Qu’est-ce qui vous ferait plaisir Monsieur Cerdan ? » demande-t-elle, faisant référence au grand boxeur français, qu’il n’avait pourtant pas de raison particulière de connaître. Ah, Finn et la culture francophone...

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Resen Harwell

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Message· · Sujet: Re: his voice is a familiar sound his voice is a familiar sound EmptyVen 26 Juil - 23:55

Finn faisait probablement partie des personnes les plus à même de comprendre Resen et sa dévotion à la boxe ; elle avait été à ses côtés, comme Marvin, lorsque le sport était rentré dans sa vie jusqu'à y prendre une place non négligeable, puis devenir l'une des principales choses rythmant son existence. Elle savait qu'il avait eu besoin de ça pour gérer les accès de colère dont il était autant la victime que l'instigateur, à son grand regret, et elle l'avait vu évoluer et grandir au travers du prisme sportif dans lequel il s'était plongé à corps perdu, sans pour autant s'y perdre totalement – le pensait-il, et ça lui plaisait de voir les choses ainsi. Il se doutait alors en lui présentant ses excuses pour l'incapacité dont il faisait preuve à passer toute la nuit avec elle, jusqu'à presque voir le soleil se lever avant qu'ils n'aient pu fermer les yeux, qu'elle ne l'enverrait pas sur les roses ; elle avait toujours fait preuve de cette compréhension particulière auprès de lui, qui le faisait se sentir un peu important, un peu à part aussi, peut-être. Ils se connaissaient suffisamment pour savoir de quoi l'autre avait besoin, et dans le respect qu'elle portait face à ses choix professionnels, quand bien même il n'était pas idiot et se doutait que ça ne lui plaisait pas le moins du monde (il suffisait de voir la façon dont son nez se fronçait lorsqu'elle le voyait revenir d'un combat, l'œil entouré d'un bleu et parfois l'arcade en recousue ou le nez encore rougit du sang qui s'en était écoulé), il se retrouvait à porter le même pour les siens, qu'importait s'il n'était pas non plus le plus grand fan de l'idée qu'elle se jette dans les flammes pour sauver d'autres personnes ; au moins avait-elle un but des plus louables derrière ses actes. Un petit sourire se dessina au détour de ses lèvres, les étirant doucement alors qu'il sentit ses doigts sur son visage et posa un peu plus sa peau contre sa main. « On se rattrapera, de toute façon. On y arrive toujours après tout. » Depuis des années qu'ils se connaissaient, qu'importait ce qui se glissait sur leur chemin, ils passaient autour et arrivaient là où ils voulaient aller – du moins le semblaient-ils. Si l'idée d'une petite soirée en tête à tête et avec beaucoup d'alcool leur glissait entre les doigts ce soir, ils savaient aussi bien que l'autre qu'ils n'en resteraient pas là. « C'est pourtant la vérité. » Il arqua un sourcil et, d'humeur joueuse malgré la fatigue qui hantait déjà son corps et ses muscles suite à ses entraînements, il se pencha en avant et souffla à son oreille : « ça n'est pas la façon dont je préfère te goûter. » Redressant son dos et lui lançant un clin d'œil au passage, il se doutait bien de ce qu'elle voulait sous-entendre avec sa réponse, et qui était-il pour tenter de prétendre le contraire à ça, mh ? Elle savait très bien la façon dont il lui arrivait de la regarder, de la toucher ou de l'embrasser, et à partir de là il lui semblait peu utile de développer plus que ça. Un rire franc résonna dans la pièce à la réaction qu'elle eut pour échapper à l'emprise de l'odeur de son aisselle – vraiment, il ne parvenait pas à comprendre en quoi elle était si dérangeante – et, se reculant finalement pour enfin prendre sa douche, il s'éclipsa en direction de la salle de bains et se glissa sous l'eau, sentant ses muscles s'apaiser sous la chaleur qui embua bientôt la pièce. Quelques minutes s'écoulèrent avant qu'il ne se décide à sortir, renonçant à l'idée de la laisser se faire son chemin jusque sous la douche en sentant son estomac gronder sous la famine que lui imposait l'énergie dépensée pendant son entraînement. Il la rejoignit, les cheveux encore mouillés, son dos légèrement humide lui aussi qui faisait coller son t-shirt à sa peau, et s'approcha d'elle avec un petit sourire, roulant doucement des yeux. « Toi, la bricoleuse du dimanche, tu voulais démonter la serrure ? » S'arrêtant à quelques centimètres d'elle, les mains plongées dans les poches de son survêtement, il haussa innocemment des épaules. « J'avais pas verrouillé. » Regard appuyé et entendu ; évidemment elle comprendrait ce qu'il voulait dire par-là. Penché à nouveau vers elle, il rapprocha sa bouche de la sienne et soupira doucement contre, sans venir appuyer quelconque baiser pour autant, avant de se redresser avec un air presque fier de ses propres agissements en la matière. Il l'observa avec attention lorsqu'elle se dressa sur la pointe de ses pieds, lorsque ses doigts parcoururent la peau de sa nuque en lui arrachant un petit frisson, et qu'il s'attendit à sentir ses lèvres se lover contre les siennes avant de constater que, dommage, mauvaise pioche. Se mordant la lèvre alors qu'elle s'apprêtait à s'éloigner, il l'attrapa par le poignet et, tirant d'un mouvement vif sans être agressif, il l'attira à lui et posa une main dans son cou pour, rapidement cette fois, poser ses lèvres contre les siennes, le baiser ponctué d'un sourire qu'il ne chercha pas à cacher. Il ne dura qu'une petite poignée de secondes, avant qu'il ne souffle : « l'apéro était très bon mais j'ai vraiment hâte de passer au plat de résistance, là. » Et sans doute aurait-il pu conserver le double sens dans ses paroles si son ventre n'avait pas décidé de grogner son mécontentement face au vide qui l'occupait. Il la regarda s'éloigner avec un petit sourire, pencha un peu la tête sur le côté en laissant son regard glisser sur la silhouette, et haussa brièvement des épaules à la question lancée par la rouquine, notant dans un coin de son esprit de se questionner plus tard sur la référence qu'elle lui offrit. « N'importe quoi qui se mange pour de vrai ? Sinon je risque de me transformer en ogre. » Son appétit n'avait jamais été incroyablement développé mais il n'en restait pas moins qu'il attendait avec impatience de pouvoir goûter à ce qu'elle avait préparé, pour mieux savourer le dessert ensuite.

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Finn Prentis

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Message· · Sujet: Re: his voice is a familiar sound his voice is a familiar sound EmptyVen 2 Aoû - 14:44

Finn avait l'impression de devenir une autre personne quand Resen se trouvait à ses côtés. Elle gardait son sale caractère et ses manies agaçantes mais ceux qui la connaissaient bien voyaient assurément la différence. Elle était comme apaisée, du moins autant qu'un être aussi tourmenté que Finn puisse l'être. Comme si la seule présence du boxeur à ses côtés suffisait à permettre aux fragments de son âme de se rapprocher, et certains même de se réparer. Cela avait toujours été comme ça, d'aussi loin qu'elle s'en souvienne, mais la mère de Finn vous dira même que cela avait commencé bien avant. Il avait toujours été là pour sécher ses larmes, calmer ses crises de nerfs ou l'empêcher de s'emporter un peu trop quand la situation ne le justifiait pas. La rouquine avait essayé, autant que faire se peut, d'en faire de même mais savait pertinemment qu'elle ne lui arrivait pas à la cheville. Resen Harwell était un être trop exceptionnel à ses yeux, pour qu'elle ose s'y comparer, malgré ses défauts que Finn appréciait autant que ses qualités – mais qui lui donnaient aussi parfois envie de le gifler. Elle se contenta de sourire, un certain éclat dans le regard lorsqu'il dit qu'ils se rattraperaient. Il n'y avait rien à ajouter. Rien n'avait jamais vraiment réussi à les séparer, pas même les centaines de kilomètres qu'ils avaient mis entre eux, alors ce n'était pas une soirée manquée qui y changerait quelque chose. Ce n'était probablement pas une raison cependant pour risquer de finir à l'hôpital et lorsqu'elle se coupa le doigt – superficiellement -, elle se promit de faire attention. Son intention n'était absolument pas de finir la nuit aux urgences, mais dans les bras de son meilleur ami – qu'ils soient habillés, ou non d'ailleurs. Un frisson parcourut le corps de Finn, lorsqu'il parla de la goûter, cette seule idée suffisant à lui arracher un soupir. Elle ne voyait que trop bien ce dont il voulait parler et le seul souvenir de toutes les fois où il s'y était attelé, suffit à lui donner chaud aux joues. Elle n'était pourtant pas gênée de ce qu'ils faisaient entre adultes consentants, et qu'ils avaient commencé entre adolescents, tout aussi consentants bien que moins à l'aise et peut-être un peu surpris de la tournure que prenait leur relation. Elle ne répondit guère plus qu'à sa phrase précédente, sachant pertinemment que s'ils partaient sur cette pente dangereuse, la soirée prendrait une toute autre tournure que celle imaginée. Tournure agréable, bien entendu, mais Finn avait également d'autres choses prévues pour cette soirée – comme les délicieux mets qu'elle avait tenté de concocter.
Installée sur le canapé, elle l'observa avec attention sortir de la touche et sut immédiatement à l'air goguenard qu'il prenait qu'elle allait avoir du mal à rester habillée toute la soirée. Son regard se perdit sur ses muscles que son tee-shirt laissait transparaître avant de glisser tout le long de son corps. Les mains dans ses poches tiraient légèrement sur le tissu du survêtement, dévoilant à la jeune femme, dont le sourire ne put que s'élargir, que Resen n'avait pas pris la peine d'enfiler d'autres vêtements que celle qu'elle pouvait voir. Un rire s'échappa de ses lèvres quand il l'entendit la traiter de bricoleuse du dimanche, sa tête dodelinant de gauche à droite. "Tu crois que je désincarcère des gens de voitures dans un sale état mais que je ne serai pas capable d'ouvrir une porte de salle de bain ?" le railla-t-elle, amusée qu'il n'ait jamais pensé plus tôt à ce point. Pour sa défense, ils n'avaient jamais trop eu l'occasion de monter des meubles ou des choses dans le genre, ayant vécu trop éloignés l'un de l'autre pour cela depuis qu'elle était devenue pompier, et il était vrai qu'adolescente, Finn avait plutôt tendance à cogner le marteau contre ses propres doigts, plutôt que contre les clous. "Merde." ne put-elle s'empêcher de laisser s'échapper de ses lèvres, lorsqu'il lui indiqua que la porte n'avait pas été verrouillée. Elle maintint tout de même son regard, son palpitant sautant dans sa poitrine un peu plus que d'ordinaire tandis que Resen s'approchait d'elle, lui fit miroiter, enfin, un baiser pour mieux s'éloigner ensuite. Elle lui lança un regard blasé, alors qu'il se redressait, fier comme un coq et n'hésita pas à se venger en se comportant exactement de la même manière. A sa différence, cependant, Resen ne la laissa pas s'éloigner. Finn ne fit pas mine de ne pas vouloir être retenue, et accepta avec plaisir son baiser, se hissant sur la pointe des pieds, comme pour goûter un peu plus à ses lèvres. Une main sur sa nuque, l'autre agrippée à son tee-shirt, Finn apprécia la dopamine qui se répandait en elle. Le visage radieux, elle tira légèrement sur son tee-shirt pour le retenir, tandis que son autre main glissait de nuque à son dos. Elle lui vola un second baiser, juste avant qu'il ne réclame son dû, ses lèvres à quelques millimètres seulement des siennes. Il n'eut probablement pas le temps de remarquer l'air coquin de Finn, qui se mit à rire franchement en entendant son estomac approuvé les propos qu'il venait de tenir. "J'ai compris…" dit-elle, laissant sa langue s'échapper de sa bouche avant de retourner en cuisine, place qu'elle n'était vraiment pas habituée à tenir. "Pas de Finn mais des légumes et du poulet, c'est noté !" Elle lança alors le poulet dans la poêle à côté des légumes, attrapa ce qu'elle crut être le poivre pour en répandre allégrement sur leur nourriture puis s'attela à sortir les tacos pour les disposer dans une assiette. "Ne t'habitues pas trop à ce que je te fasse à manger, hein. J'me rends compte que c'est un truc qui me gonfle, vraiment…" précisa-t-elle, même si elle devait avouer avoir une certaine fierté à avoir été capable de faire à manger à Resen. Il n'était pas dit qu'elle aurait fait l'effort pour qui que ce soit d'autre. Elle mélangea de temps à autre les légumes pour ne pas qu'ils attachent, surtout sur les instructions de Resen, puis remplit les tacos, suivant attentivement la recette. "Monsieur est servi !" dit-elle une fois que la présentation lui convint, et alla poser leurs assiettes sur la table à manger. "Assieds-toi, j'amène nos verres." précisa-t-elle, non sans lui avoir donné une petite tape sur les fesses pour qu'il s'y rende un peu plus vite – à moins que ce ne soit simplement pour le plaisir de les toucher. Alors qu'il s'apprêtait à goûter les tacos, Finn constata avec étonnement que le poivre n'avait jamais été sorti du placard, mais que le piment de cayenne, lui, l'avait été. Mi-amusée, mi-gênée de sa bêtises, elle prononça le nom de son meilleur ami sur un ton qui aurait du suffire à alerter le boxeur que Finn Prentis venait de faire une nouvelle gaffe… "Resen…"

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Resen Harwell

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Message· · Sujet: Re: his voice is a familiar sound his voice is a familiar sound EmptyMer 14 Aoû - 0:23

Les après entraînements n'étaient pas toujours faits avec exactitude des mêmes choses. Parfois il se retrouvait avec une bière entre les mains – lorsque des types rencontrés en boîte de nuit venaient s'excuser de leur comportement, ou que Citra l'appelait à la rescousse dans un désespoir que seul l'alcool pouvait réussir à noyer, au moins le temps de quelques heures –, parfois se contentait-il de faire le mort dans le canapé, attendant de trouver un peu plus de ressources avant de tenter de nouveaux mouvements dans le monde des vivants. Ce soir, pourtant, restait une option parmi ses préférées, malgré la fatigue qui parviendrait à lui faire regretter de ne pas avoir trouvé le confort de son lit et de ses draps (qui n'étaient plus vides depuis quelque temps) lorsque le soleil se lèverait et que son corps, se foutant bien de l'accord du boxeur, se tirerait lui-même du sommeil pour le forcer à bouger. Tant pis. Il aurait bien d'autres moments pour regretter, tout en se rassurant sur le fait que les excès n'étaient pas forcément inéluctables. C'était à lui de suivre une ligne de conduite que lui imposait la discipline nécessaire au sport qu'il pratiquait depuis des années maintenant, à lui aussi de faire en sorte de ne pas sortir du chemin s'il voulait pouvoir voir ses statistiques progresser de semaine en semaine au lieu de s'écrouler sur le tableau. Pourtant, il lui arrivait d'oublier quelques rares fois ces conditions parfois drastiques à sa réussite professionnelle, lorsque son attention se trouvait détournée vers d'autres intérêts que celui purement sportif dans lequel il se forçait, depuis plus de quatorze ans maintenant, à baigner son corps tout entier pour ne jamais s'en défaire totalement. Il mettait de côté cette idée de succès qu'il s'agitait lui-même devant les yeux, comme une carotte au bout d'un bâton, et se contentait de savourer ce qu'il se tenait devant lui, un sourire au coin des lèvres, comme il le faisait ce soir. Peut-être était-ce pour ça qu'il avait attiré Finn à lui, sa poitrine et son menton contre son torse, le dos légèrement courbé en avant pour venir cueillir ses lèvres des siennes, faisant fi de sa remarque sur les voitures abîmées et autres aléas auxquels elle pouvait être confrontée dans son domaine.  S'éloignant doucement après avoir entendu son estomac gronder pour obtenir le dû qui lui était promis, il détailla un instant la rouquine face à lui et pencha un peu la tête sur le côté, l'observant se diriger vers la cuisine en retenant un petit soupir. Il pourrait s'habituer à ce genre de soirée, et peut-être était-ce ce qui le faisait tant douter, depuis des années, quant au fait de passer un autre cap avec Finn. Ils avaient leur équilibre, qui semblait convenir autant à l'un qu'un l'autre, où rien n'était labellisé, officialisé, et où le champ des possibles s'étendait devant eux. On lui avait déjà demandé à bien des reprises s'ils étaient ensemble ou non, lorsque les gens les voyaient évoluer dans la sphère de l'autre, se rapprocher, se retrouver le plus souvent comme s'ils ne s'étaient séparés que la veille quand plusieurs semaines ou mois s'étaient pourtant écoulés. Mais jamais aucun pas ne fut fait, depuis tout ce temps, pour changer une relation dans laquelle ils se retrouvaient tous les deux... peut-être. « Je te remercie. Mais si jamais un jour me prend l'envie de devenir une version 2.0 d'Armin Meiwes, je te proposerai d'être ma victime volontaire. » Un clin d'œil dirigé vers elle, il ignorait tout de la possibilité qu'elle comprenne sa référence ou non – il s'agissait, après tout, d'un de ses plaisirs coupables : se perdre dans les documentaires sur les monstres réels qui avaient foulé la planète ou la foulaient encore. Un air curieux sur le visage, il s'approcha d'elle et observa l'avancement des préparatifs pour le dîner, pouffant un peu de rire. « Je suis déjà étonné que tu n'aies pas préféré l'option commande. » Une main sur sa taille, il la glissa sous son haut pour venir chatouiller sa peau et esquissa un sourire taquin dans sa direction. À nouveau penché en avant, il effleura son oreille du bout de ses lèvres, pour s'amuser un peu avec elle et venir souffler : « je te remercie de l'investissement dont tu fais preuve pour moi ce soir. » Il remonta légèrement ses doigts le long de ses côtes avant de se reculer une fois de plus et de retirer sa main de sous son haut, satisfait des frissons qu'il avait pu sentir naître sous son passage. Donnant quelques instructions çà et là – ah, la joie de savoir cuisiner, lui –, il observa les mouvements de sa nouvelle kitchen assistant avec satisfaction et se recula finalement pour la laisser faire sa mise en place, un air plutôt ravi dessiné sur ses traits, tirés par la fatigue. Arquant un sourcil à la claque reçue, il tourna à nouveau la tête vers elle, mimant une expression outrée quand, bien évidemment, il n'en était rien. « Tu voulais vérifier que je n'avais pas de boxer ? » Son air se transforma aussi, prenant un air bien plus taquin et fier de lui, surtout face au visage affiché par la petite rousse à ses côtés. Assit à sa place, il attrapa le tacos qui lui avaient été apportés avec soin par sa meilleure amie et planta ses crocs à l'intérieur, arquant finalement un sourcil en entendant le ton sur lequel elle venait de dire son prénom. La réaction physique, elle, ne se fit pas tant prier ; probablement son visage devint un peu rouge, jusqu'au bout de ses oreilles et, retirant le repas de sa bouche, le reposant avec une attention particulière dans le plat, il s'humecta un instant les lèvres, sans rien dire. Une chance, me diriez-vous, de constater qu'il savait encaisser un choc tel que celui d'un repas trop épicé auquel il ne s'attendait pas. Son faciès, du moins, ne trahissait pas le feu qui se répandait en lui ; à quoi vous attendiez-vous, de la part d'un homme blanc ? Soupirant par les narines, il releva les yeux vers elle et hocha un bref instant la tête. « C'est... » Cherchait-il des formes à mettre autour de ses mots, pour préserver un minimum la rouquine ? Ah. Non. « la preuve que la prochaine fois, il faut que tu commandes. » Un rire glissa la barrière de ses lèvres alors qu'il secoua un peu la tête, attrapant une serviette pour frotter sa bouche.

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[ The rosy gleam of his lip, the fevered gleam of his eyes. There was not a line anywhere on his face, nothing creased or graying; all crisp. He was spring, golden and bright. Envious Death would drink his blood, and grow young again. ]
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Finn Prentis

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— boom, butterfly effect.
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Message· · Sujet: Re: his voice is a familiar sound his voice is a familiar sound EmptyDim 25 Aoû - 1:08

Si Finn pouvait se montrer assez fine quand il s'agissait d'analyser la vie – sentimentale, ou non – des gens qui l'entouraient, elle était particulièrement douée pour se voiler la face en ce qui concernait la sienne. Le faisait-elle consciemment ? Oui, et non, tout à la fois. Oui, parce que Finn n'était pas idiote : elle savait bien que ce n'était pas normal d'embrasser son meilleur ami comme elle le faisait, elle savait également que ce n'était pas un accident, quand ça faisait douze ou treize ans qu'ils jouaient à ce jeu chaque fois qu'ils se voyaient sauf si l'un d'eux avait eu le malheur d'avoir quelqu'un dans sa vie. Mais non, parce que Finn ne s'était sincèrement pas attendue à aimer autant la sensation de ses lèvres sur les siennes, la première fois qu'elle l'avait embrassé, dans ce couloir de West Eagan High School, elle avait sincèrement été convaincue qu'elle l'empêchait simplement d'aller tabasser un garçon qui n'en valait pas la peine. Puis, elle s'était laissée portée à défaut de savoir quoi faire d'autre. Oui, bien entendu, elle vivait avec la certitude que les choses auraient changé entre eux si elle était partie à New York avec Marin et lui, si sa mère n'avait pas fait cette tentative de suicide. Parce que l'adolescente qu'elle était encore avait vu leur relation évoluer, leurs baisers devenir plus fréquents à un tel point qu'il en devenait presque étrange de se saluer normalement lorsque d'autres gens l'entouraient. Elle avait noté, bien sûr, que les moments passés en formidable trio s'étaient réduits pour laisser la place au duo improbable que Resen et elle formaient désormais. Mais ces deux amis de toujours avaient fini par partir, et si Finn s'était dit que les choses évolueraient naturellement lorsqu'ils vivraient loin de chez eux, elle avait aussi compris que le fait qu'elle reste à Eagan, sonnait la fin de la relation qu'ils auraient pu avoir. C'est peut-être à partir de ce moment-là qu'elle avait commencé à se mentir le plus, mais comment lui reprocher quand l'autre vérité aurait été pire ? Comment l'adolescente qu'elle était aurait-elle pu survivre au fait de voir l'homme de sa vie partir, elle rester de peur d'être la raison pour laquelle sa mère se passerait la corde au cou si elle ne s'était pas convaincue qu'elle restait un peu pour elle aussi, parce que Resen n'était qu'un ami comme Marvin, avec qui elle entretenait une relation simplement un peu particulière ? Comment aurait-elle, chaque fois qu'elle allait les retrouver – le retrouver -, repartir vers cette petite ville du Minessota sans s'effondrer ? Finn n'avait pas fait le choix conscient de reléguer les sentiments qu'elle avait pour Resen tout au fond de son cœur, de les couvrir d'autant d'autres choses qu'elle le pouvait pour ne plus laisser que l'amitié inébranlable qu'ils partageaient. Ce choix s'était imposé à elle parce que c'était la seule façon dont elle pouvait vivre avec les choix qu'elle regrettait et si tous pouvait s'accorder pour dire que le résultat de ce mensonge était désastreux, il est indéniable que la vérité aurait sûrement été bien moins clémente avec Finn Prentis.
Un sourcil arqué, Finn se tourna vers lui, pas certaine de comprendre à quoi il voulait en venir. "Armin Meiwes ?" Elle se reconcentra ensuite sur les légumes qu'elle jetait dans la poêle ne souhaitant pas, en plus de sa coupure, s'infliger des brûlures d'huile. Elle chercha au fin fond de son esprit si ce nom lui rappelait quoi que ce soit, mais non, vraiment, elle n'avait jamais entendu ce nom. "C'est encore un gars d'un de tes documentaires, ça, je parie !" précisa-t-elle, avec une légère grimace. Elle ne savait plus vraiment quand Resen avait commencé à être fasciné par les documents sur les individus les plus… sombres de l'histoire de l'humanité, mais s'était rendue compte en emménageant avec lui que cette dernière ne s'était pas amenuisée, bien au contraire. Si elle n'avait pas été dérangée plus que ça par le principe au départ, elle s'était vite rendue compte qu'entendre en s'endormant les explications sur les meilleurs moyens de rôtir un être humain pour le manger, n'était pas le meilleur moyen d'avoir une nuit paisible et avait fini par négocier avec Resen pour qu'il mette des écouteurs lorsqu'il regardait ce genre de documentaires avant de s'endormir. Sentant le jeune homme se rapprocher, le corps de Finn réagit instantanément, comme si l'aura de la jeune femme cherchait à aller rejoindre celle de Resen. Enveloppée dans une sorte de couverture électrique transparente, il semblait à Finn qu'elle pouvait sentir les moindres mouvements qu'il esquissait derrière elle, sans pour autant les voir. "Erreur stratégique de ma part, j'ai fait les courses avant de me rappeler combien commander aurait été plus simple." Elle se tourna pour lui sourire, sachant pertinemment qu'il connaissait son horreur pour la cuisine et ne douterait pas un instant de la véracité de ses propos. Elle remua ensuite doucement les légumes à l'aide d'une cuiller en bois, et frissonna en sentant la main de Resen glisser sous son tee-shirt. Elle se redressa un peu, de quelques millimètres à peine, pour augmenter la surface de sa peau en contact avec la sienne. En l'entendant la remercier, elle tourna la tête de façon à déposer un baiser sur sa joue pour toute réponse, sachant qu'il n'était pas utile de dire que ce n'était rien, puisque la décoration qu'elle avait déposé un peu partout dans l'appartement dévoilait à elle seule le temps que Finn avait consacré à préparer cette soirée.
Elle suivit avec patience ses instructions, se disant que non, vraiment, la cuisine ce n'était pas fait pour elle, mais ayant pourtant à cœur de faire du mieux qu'elle le pouvait. Elle nota d'ailleurs qu'il semblait assez satisfait pour l'abandonner à sa tâche, assez fière d'elle-même et bien loin de se douter de sa propre erreur. Elle l'envoya ensuite s'asseoir, parfaitement bien placée pour savoir combien avoir un métier physique signifiait être cassé en fin de journée. Finn, quant à elle, avait eu la chance de ne pas travailler ce jour-là, et était ravie de voir leur rôle inverser car en parfaite honnêteté, Resen était plus souvent celui qui faisait le repas de Finn que l'inverse – et ils s'apprêtaient à avoir confirmation qu'il valait mieux que les choses soient ainsi. Elle laissa échapper un léger rire en l'entendant demander la raison de cette petite tape, et secoua la tête de droite à gauche. "Non, ça, j'ai déjà pu le remarquer tout à l'heure", lui dit-t-elle en lui jetant un regard attendu. "Plaisir d'offrir et joie de recevoir, tout simplement." Elle se dirigea ensuite vers la cuisine pour attraper leur verre quand le mélange d'épices pimentés se trouva juste sous son nez, son erreur devenant aussi grosse que son dit nez, justement, était en plein milieu de sa figure. Elle se rapprocha de lui pour observer sa réaction, se mordant l'intérieur de la joue pour ne pas rire et s'amusa de le voir garder un air digne, se doutant pourtant que la réalité n'était peut-être pas aussi belle que les apparences le laissaient penser. Elle prit un air faussement outré, en déposant leur verre sur la table et se dirigea vers le réfrigérateur en rouspétant "Voilà, voilà. On donne, on donne, et voilà comment on est remerciée." Elle ouvrit la porte pour attraper la briquette de lait, puis continua de râler sur un ton exagéré en attrapant un verre dans le placard de la cuisine. "Si tu n'avais pas pris soin de me distraire pendant que je cuisinais aussi…" Elle posa ensuite le verre devant lui, y versa un peu de lait et le lui tendit. "Bois." en lui offrant un petit sourire désolé. Finn se doutait bien qu'il ne lui en tiendrait pas rigueur mais elle ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir de gâcher un peu la soirée, en se trompant sur quelque chose qu'elle s'était pourtant efforcée de faire avec dévotion. Pour une fois, elle aurait aimé pouvoir réussir quelque chose à la perfection, mais l'heure n'était pas venue de s'apitoyer sur son sort : Finn n'avait aucune intention de laisser ce petit couac gâcher le reste de leur soirée. Elle recula leurs deux assiettes et s'appuya sur le bord de la table en sortant son téléphone de sa poche. "Je commande." Elle lui proposa plusieurs options qui restaient toutes dans le thème de la soirée naturellement puis appuya sur le bouton "valider" de la commande avant de reposer son téléphone, et de lui lancer un regard polisson. "Quarante-cinq minutes d'attente." Elle se pencha doucement vers lui tandis que sa longue chevelure rousse retombait en cascade sur le côté de sa tête. S'approchement doucement de ses lèvres, elle releva au dernier moment le regard vers lui alors qu'elle s'asseyait en amazone sur ses genoux. D'un air innocent, elle éloigna légèrement son visage du sien, passant ses mains derrière lui. "J'me demande comment on va passer le temps." Lèvres légèrement pincées, nez froncé, Finn bouge juste assez la tête de sorte à ce que ses cheveux viennent caresser le bras de Resen. Elle fronça légèrement les sourcils, donnant l'impression de chercher quelque chose de son esprit et dit, en pointant légèrement du doigt, les yeux levés au ciel avant de poser ledit doigt sur ses lèvres. "Je sais !" s'exclama-t-elle. "Tu me parlais de goûter quelque chose tout à l'heure… je ne sais juste plus quoi…" avant de se pencher vers lui pour vraiment l'embrasser, cette fois.

Quarante-huit minutes plus tard, quand le livreur arriva, Finn ne put s'empêcher de lâcher un grognement de frustration, en se redressant. "Tu crois que ça passe, si je vais lui ouvrir avec juste mon sombrero pour me couvrir ?" avant se rhabiller rapidement et d'aller ouvrir au livreur. Elle referma aussi rapidement la porte qu'elle le put sans paraître désagréable, et se retourna en s'appuyant contre le mur pour regarder Resen qui se rhabillait lui aussi. Oui, décidemment, venir à Windmont Bay s'était avéré être une excellente idée.


SUJET TERMINE

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~ BUT WHO COULD STAY?
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