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 [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.]

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Message(#) Sujet: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Mer 29 Avr 2009 - 2:28

La réunion d’expression avait l’air de s’éterniser. Don regardait sa montre. 18h20. Il retint difficilement un bâillement. Depuis qu’il avait eu cette promotion, qu’il était à la tête du département de littérature, depuis un mois et demi maintenant, il était fatigué. Et cela ne lui arrivait pas souvent. Le jeune homme dormait en général deux ou trois heures par nuit, tout simplement parce que la fatigue, il ne connaissait pas. Et là il ne se reconnaissait plus. D’accord, il avait et allait encore travailler dur, mais il ne semblait plus que l’ombre de lui-même. Il allait falloir se reprendre. Car la prochaine fois que Samantha réclamera une histoire de son papa, Rachel ne saura trop que faire, à part peut-être de demander le divorce. Menken grimaça à cette pensée. Perdre sa femme était inimaginable. Il l’aimait, pour sur. Il jeta un œil à l’assemblée, ou ce qui passait pour. Les professeurs, des délégués d’établissement ainsi que le directeur étaient assis dans une salle de classe où les tables avaient été disposées en forme de « U ». D’ailleurs, celles-ci étaient défraichies. Elles avaient besoin d’un bon coup de peinture. Il se trouvait dans une salle de français, ironique, quand on sait que l’enseignante qui occupait d’habitude cette salle se trouvait être maintenant en hôpital psychiatrique. Un élève avait pris la parole, se plaignant du papier toilettes qui avait tendance à un peu trop sortir de son lieu habituel, et trainait toujours dans le couloir. Don roula des yeux. Lorsqu’enfin, plus aucun des élèves n’avait à dire quelque chose, le directeur les invita à quitter la salle. Don en fit de même, pressé de rejoindre son foyer que de discuter encore pendant deux heures de choses inutiles. Et puis, ils comprendraient. Vu le nombre d’heures supplémentaires qu’il s’était tapé depuis tout ce temps.

Il était rentré à pied, comme il était venu au lycée, quelques heures plus tôt. Autant profiter de ces rayons de soleil. Le jeune homme sortit de la poche arrière de son jean son paquet de cigarettes. Il constata alors, non sans déception, qu’il était vide. Haussant les épaules, il le jeta à la première poubelle qui venait. Il était peut-être temps d’arrêter. Il savait comme Rachel pouvait détester cela. Même si, elle aussi, elle s’adonnait parfois à ce genre d’addiction. Allez, une cigarette en moins, ça lui fera du bien. Il tourna au coin de Lemon Street, et fut surprit par le soleil qui baignait la rue. Lorsqu’il rentrait d’habitude, il n’y avait plus autant de soleil… Il poussa enfin la porte de chez lui à 18h40, l’heure à laquelle Rachel devait être en train de faire prendre le bain à leur progéniture. Il sourit en pensant à la scène qui devait se dérouler dans la salle de bain. Don posa son sac sur le canapé, retira ses chaussures, qu’il posa soigneusement près de la porte. Avant de rejoindre les deux femmes de sa vie, il se prit une bière dans le frigo. Autant s’il pouvait faire un effort en sautant deux ou trois cigarettes, l’alcool, on verrait plus tard. Il grimpa les marches quatre à quatre, et se mit contre l’encadrement de la porte, portant un regard amoureux à sa femme. La petite Samantha jouait dans l’eau et éclaboussait sa maman, qui soupirait. Il étudia son profil un instant. Cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu comme ça. Il la regardait souvent dormir, mais ce n’était pas pareil. Il remarqua, qu’à cause de l’eau, sa chemise collait à sa peau et en laissait voir un peu trop. Une bouffée de désir s’empara alors de Donnie. Ce dernier s’approcha alors de son épouse, et l’entoura de ses bras. L’embrassant dans le cou, il prit la parole.

« Tu m’as manqué, Rach’. »

Puis il la lâcha, et passa une main dans la chevelure de sa fille. Celle-ci émit un petit cri, comme à chaque fois qu’elle était contente. Ses yeux bleus le contemplaient avec l’éclat d’un ciel d’été.

« Bonjour Papa ! J’ai fait un dessin pour toi ce matin ! »

Il sourit à nouveau. Il avait vraiment tout pour être heureux.

« J’espère qu’elle a déjà mangé. » Dit-il à sa femme en lui glissant un clin d’œil malicieux.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Mer 29 Avr 2009 - 3:24

Rachel avait fermé la boutique plus tôt ce jour-là. Elle voulait retrouver sa fille au plus vite. Et sa fille réciproquement. Rachel salua son employée, la jeune et jolie Jolène et partit rejoindre sa voiture. Elle aperçut au travers de la vitre l'air rêveur qu'arborait le visage de Jolène. Rachel sourit. Elle avait choisi une personne qui lui ressemblait pas mal en vérité, et c'était un certain soulagement. Rachel démarra la voiture et regarda derrière elle avant de quitter le parking où elle s'était garée. Elle alluma la radio et tomba sur une chanson des Beach Boys, Wouldn't it be nice?, chanson qu'elle affectionnait particulièrement. Cela collait bien avec ce qu'elle ressentait sur le moment: que du bonheur... et des questions sur l'avenir. Rachel le cachait très bien, mais elle pouvait être très indécise concernant son futur. Et en ce moment, son projet d'écrire un livre semblait loin de se concrétiser. Elle n'arrivait pas à lâcher les mots sur le papier. Quand elle le faisait, tout semblait désordonné. Et pour une femme qui aimait l'ordre, cela n'était pas du tout satisfaisant!

Rachel descendit de sa voiture lorsqu'elle arriva devant le kindergarden. Elle claqua la porte derrière elle, et entendit un cri de joie "Maman !". Rachel n'eut pas le temps de se tourner que déjà Samantha s'était collée à sa jambe. Sa maîtresse arriva avec un air mi-penaud mi-content. Samantha était assez difficile à dompter. Cela devait être le meilleur moment de la journée pour sa maîtresse, et pour tout le monde en fait. Rachel prit la main de sa fille et remercia la dame avant d'embarquer Sam dans la voiture.

"J'ai fait un dessin pour Papa !"

Rachel se concentra sur la route. Lorsque Sam était avec elle dans la voiture, elle faisait 10 000 fois plus attention. Elle écouta d'une oreille ce que sa fille lui disait, et mit quelques temps avant de répondre.

- Je suis sûre qu'il va adorer.

Rachel sourit. Elle ne mentait pas, Don était fier de tout ce que Samantha pouvait faire. La première fois qu'elle avait énoncé un mot, c'était "Papa", alors bon... Rachel se souvint avoir feignit la jalousie à ce moment là. Ils en avaient bien ri après coup. Rachel regarda l'heure. Cinq heures et demi. Plus qu'une heure et Don serait rentré. Sauf si sa réunion se prolongeait. Rachel stationna la voiture devant leur belle maison typiquement "jeffersonnienne" (avec jardin et tout), et partit délivrer Sam de sa chaise bébé. Elles rentrèrent chez elle main dans la main, et Sam lui montra le dessin qu'elle avait confectionné pour son père.

- Une véritable oeuvre d'art, trésor.

Rachel avait dit cela d'un ton légèrement moqueur, et avait rit après que Sam lui ait demandé ce qu'elle voulait dire. Elle lui prépara le goûter et la laissa manger seule pendant qu'elle rangeait des affaires par-ci par-là dans la maison. Elle se promenait dans la maison seule en chantonnant. Elle avait une voix douce et chantait en fait assez juste. Sa voix résonnait dans la maison, rassurant Samantha que sa mère n'avait pas disparu. Rachel vérifia que tout était en ordre depuis qu'ils avaient tous quitté la maison, puis revint voir Sam pour jouer avec elle.

A dix huit heures trente, Rachel amena sa fille dans le bain. C'était le moment que Sam préférait. Elle pouvait jouer avec l'eau et éclabousser toute la salle de bain sans que sa mère ne se fâche. Car oui, il arrivait que Rachel fasse preuve d'autorité quand même. Elle était gentille mais sévère quand il le fallait. Une mère parfaite. Une femme parfaite.
D'ailleurs son mari pouvait le constater lorsqu'il la regarda de dos... Elle ne le sentit pas arrivé, elle était trop perdue dans ses pensées pour cela, et... en fait elle pensait justement à lui. Ses cheveux étaient tout mouillés à cause de sa fille, et ondulaient sur ses épaules nues. Elle portait un débardeur blanc qui devint transparent au contact de l'eau, à force de se baisser pour vérifier que la température convenait à Samantha.

"Tu m’as manqué, Rach’."

Rachel sourit et ferma les yeux. Profitant de cet élan de tendresse pour ressentir des frissons. Ils étaient mariés depuis trois ans, et elle continuait d'éprouver de pareils sentiments envers lui. Il n'arrêtait pas de la surprendre, même là, à l'embrasser dans le cou subitement, venant de nul part. Elle chuchota.

- Moi aussi, honey. Moi aussi.

Rachel rouvrit les yeux et se leva pour faire face à son mari. Samantha occupait maintenant son attention. Elle n'en était pas jalouse, elle en profitait pour regarder son mari. Il semblait épuisé. Les réunions étaient tellement inintéressantes, parait-il, et elle voulait bien le croire. Elle croyait tout ce qu'il disait de toute manière. Samantha se montra pressée de montrer sa fameuse "oeuvre d'art". Rachel baissa les yeux et s'aperçut de la transparence de son vêtement. Elle croisa le regard de son mari et rougit légèrement.

"J’espère qu’elle a déjà mangé."

- Le goûter oui...

Rachel tourna le dos à son mari pour porter sa fille hors de la baignoire. Elle laissa couler l'eau et tendit la serviette à sa fille. Elle la laissa s'essuyer comme une grande. Elle repasserait après, mais là elle lui donnait l'occasion de se sentir "comme une grande". Elle regarda Don, avec un petit sourire. Elle lui caressa la joue de sa main mouillée et passa sa main dans ses cheveux. (Adaaaam *_* xD)

- Tu dois être crevé, non? Oups, désolée tu vas être mouillé!

Rachel recula sa main en riant légèrement.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Mer 29 Avr 2009 - 21:30

Rachel se mit à le fixer de ces grands yeux bleus. De nouveau, il sentit le besoin de l’enlacer et de l’embrasser. Posant sa bière sur la machine à laver, il suivit du regard sa main se poser sur sa joue, et lorsqu’elle la passa dans ses cheveux, il ferma les yeux, lâchant un soupir qu’il s’était surpris à retenir. Il rapprocha son visage de celui de son épouse, cherchant à l’embrasser doucement. Mais Rachel se recula en riant, disant qu’elle allait le mouiller. Si elle savait qu’il en avait que faire d’être mouillé, tant qu’il tenait sa femme dans ses bras. Il répliqua donc d’un sourire amusé, et se tourna pour contempler sa fille qui se débattait avec sa serviette. Il se mit à sa hauteur, et l’aida à se sécher. Comme il était fier d’avoir une petite fille aussi mignonne et amusante que Sam. Une fois le séchage terminé, il l’embrassa sur la joue, attrapa son peignoir qui était sur la machine à laver, et lui enfila, n’oubliant de remettre la capuche du peignoir sur la tête de la petite fille. Il savait qu’elle aimait cela, tout simplement car des oreilles et des yeux de grenouilles ornait la capuche en éponge.

« Ma chérie, ça te dirait de nous laisser deux ou trois minutes avec ta maman ? Tu pourrais aller enfiler ton pyjama et me chercher ton beau dessin que j’ai tellement hâte de voir ! »

Sam fit mine de réfléchir un instant, puis fit un câlin à son papa qui le surprit.

« J’ai compris, vous allez faire des bébés ! »

S’écria-t-elle en en partant en courant. Don éclata de rire. La vérité sortait vraiment de la bouche des enfants. Il se releva, criant un « fais attention » à sa fille, et fit un clin d’œil à Rachel.

« Et bien, elle apprend beaucoup de chose à l’école cette gamine ! »

Ne lui laissant pas le temps de répondre, il l’embrassa. Peu importe qu’il fût mouillé. Tant qu’il la sentait contre elle. Il fit glisser lentement ses mains le long de son dos, puis agrippa sa taille. Il souleva sa fine silhouette et la fit assoir sur la machine à laver, là où se trouvait le peignoir de leur fille quelques secondes plus tôt. Enfin il la libéra de son étreinte. Il la fixa quelques instants. Don espérait sincèrement qu’elle ne doutait pas de son amour pour elle. Malgré ce qu’il avait pu faire, les mots blessants qu’il avait pu dire à certains moments, les coups de colère qu’elle avait dû essuyer. S’il pouvait revenir en arrière, tout effacer. Il posa les mains sur ses cuisses, il voulait rattraper tout le temps qu’il avait perdu à travailler.

« Rachel, je suis vraiment désolé d’avoir été absent. Je te promets, je vais faire de mon mieux maintenant. Je t’aime. »

Il se retourna, et commença à déboutonner sa chemise de couleur violette. Il avait besoin d’une douche, il avait besoin du contact de l’eau froide sur sa peau. Il avait été sous pression toute la semaine. Sa cicatrice dans le bas du dos lui faisait mal. Il soupira.

« Je vais prendre une douche. On mange après ? »
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Mer 29 Avr 2009 - 22:37

Rachel regarda Don avec un air de dire "Tu es incorrigible" lorsqu'il pria sa fille de les laisser seuls "deux ou trois minutes". Elle le laissa s'occuper de la petite, tandis qu'elle plissa ses vêtements pour faire couler l'eau absorbé.

"J’ai compris, vous allez faire des bébés !"

Rachel sortit de ses pensées et rougit d'emblée. Elle regarda Samantha prendre ses jambes à son cou avec sa capuche à oreilles de grenouille. Elle était vraiment trop choute. Autant que sa mère (ça c'est moi qui parle *_* xD). Rachel allait crier à Samantha de faire attention, mais Don venait de le faire pour deux. Elle sourit lorsqu'il se mit à rire. Ils avaient les mêmes réactions, et semblaient se comprendre sans même avoir besoin de se parler.

"Et bien, elle apprend beaucoup de chose à l’école cette gamine !"

Rachel ouvrit la bouche pour aborder avec lui justement le sujet de l'école qui trouvait que leur fille était un peu trop sauvage. Cependant il ne lui en laissa pas le temps et déroba ses lèvres. Rachel ferma les yeux, complètement obnubilée par le charme de son mari. Elle ne protestait pas contre cet acte avenant, il l'avait manqué aussi. Elle posa ses mains derrière sa nuque, et caressa ses cheveux cette fois sans retenue, sans crainte de le mouiller, car de toute manière il ne semblait pas s'en plaindre. Elle ne savait pas que l'eau avait des portées aphrodisiaques, elle le savait maintenant.
Rachel se retrouva assise sur la machine à laver et mit un temps avant de le réaliser. Elle continua de lui caresser les cheveux après qu'il ait cessé de l'embrasser. Ses grandes mains posées sur ses cuisses lui donnaient des frissons.

"Rachel, je suis vraiment désolé d’avoir été absent. Je te promets, je vais faire de mon mieux maintenant. Je t’aime."

Rachel se contenta de sourire. Elle avança son visage proche du sien, et posa son front contre le sien. Elle murmura doucement.

- Est-ce vraiment la peine de te rassurer de mon amour moi aussi?

Rachel déposa un baiser sur ses lèvres et se recula. Elle ne lui en voulait pas. Elle trouvait qu'il exerçait une profession noble et que c'était justement ça qui faisait de lui l'homme brillant et intelligent qu'elle avait aimé. Qu'elle aimait toujours d'ailleurs. Rachel croisa les jambes et le regarda se dévêtir. Elle se mordit les lèvres en voyant pareil spectacle. Il était toujours aussi bien bâti, malgré toutes ces années. En même temps, ils étaient encore jeunes ! 27-30 ans, c'était quoi dans une vie? Même pas la moitié ?

- Après ta douche, oui.

Rachel ne semblait pas vouloir s'éclipser pour le laisser avoir un instant d'intimité. L'intimité, elle en avait besoin aussi... mais avec lui. Juste elle et lui. Cela faisait trop longtemps qu'il n'y avait pas eu pareille occasion. Elle espérait seulement que sa fille ne s'était pas prise dans un mur pendant les deux minutes qui s'étaient déjà écoulées... Rachel joua avec ses propres cheveux, qui étaient devenus tout ondulés sous l'humidité. Elle décida qu'elle allait attraper froid sous ces habits mouillés et retira son haut. Elle baissa ensuite son regard pour s'apercevoir que son mari semblait avoir mal vers le bas du dos. Elle avait vu sa cicatrice déjà bien des fois, mais ne s'était jamais demandé où et comment il l'avait eu. Il n'avait jamais voulu en parler et elle ne voulait pas forcément le forcer à ramener des squelettes hors du placard.
C'était peut-être ça le défaut de leur couple apparemment si parfait. Une belle femme généreuse et un homme entreprenant et sexy (xD), qui n'aimaient pas vraiment communiquer.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Mer 29 Avr 2009 - 23:58

Don leva les yeux et croisa dans le miroir, le regard de sa femme, qui, imitant son mari, enlevait son t-shirt. Il savait où elle voulait en venir, et puis ce n’était pas comme s’il n’en avait pas envie. Il avait envie de sentir son corps collé au sien, cela lui manquait. Mais il y avait Sam, et la laisser sans surveillance l’inquiétait. Il revint alors vers Rachel et l’embrassa à nouveau. Il posa ses mains sur son ventre, et commença à dessiner des arabesques imaginaires sur sa peau laiteuse. Il posa doucement dans le cou, juste sous l’oreille. Puis il se redressa et sortit, torse nu, de la salle de bain. Il voulait s’assurer que Samantha ne s’était pas fait mal. Il entra dans sa chambre et la vie, à son petit bureau, en train de regrouper un tas de feuilles.

« Papaaaaaaaaaaaaa ! »

Celui-ci sourit. Il lui expliqua gentiment qu’il verrait plus tard son dessin, et qu’il voulait parler un peu plus longtemps avec maman. Le jeune homme lui proposa de jouer avec ses Barbies, pendant que papa prenait sa douche. Avant de partir, Don tapota sa propre joue, afin que la petite vienne y déposer un petit baiser. Il retourna vers sa femme, dans la salle de bain, qui n’avait pas bougé. Il se demandait si elle avait compris ce que Don était parti faire. Certainement, Rachel n’était pas stupide. Il ferma la porte à clés, repartit une énième fois vers la machine à laver, et décroisa les jambes de la belle brune. Il en profita pour les enrouler autour de sa taille, comme s’il était une liane à laquelle elle s’agrippait. Donnie se retourna, posa sa femme à terre, et entreprit de la déshabiller. Il déposa une pluie de baiser sur sa gorge, tout en dégrafant le bout de tissu qui lui couvrait, enfin plus vraiment, la poitrine. Il aimait faire des gestes doux et contrôlés avec elle. Jamais il n’était violent, il était un amant doux mais fort à la fois. Tous deux déshabillés, il la porta dans la douche, où, faisant couler l’eau, il continuait ses caresses et ses baisers. C’est alors qu’il remarqua une fine marque sur le haut de son épaule. Il fronça les sourcils, mais décida de ne pas gâcher le moment, et lui demanderait plus tard.

[… censuré XD …]

Quelques moments plus tard (a), ils sortirent de la douche, comme rasséréné par cet intermède coquin. Il sourit à sa femme, l’enveloppa d’une serviette qui sentait bon l’assouplissant. Il en fit de même pour lui, et posa son doigt sur son épaule, là où une fine coupure se trouvait.

« Comment tu t’es fait ça ? » demanda-t-il, sur un ton plutôt insignifiant.

Tout en attendant sa réponse, une serviette autour de la taille, il se posa devant le miroir, ouvrit le placard, et en sortit de la mousse à raser dont il se recouvrit la moitié du visage. Il allait abandonner sa barbe de la semaine qu’il avait gardé avec fierté. Puis il se retourna.

« Tu veux que je t’aide à préparer le dîner de ce soir ? »

Il ne voulait pas non plus qu’elle s’imagine qu’il la prenne pour une boniche. Ce qui n’était pas le cas d’ailleurs. Il lui en voulait presque de s’occuper de tellement de choses qui concernaient la maison depuis ces dernier temps. Une fois sa barbe disparue, la mousse également, il ouvrit une porte qui menait à leur dressing. Celui-ci avait également un accès vers leur chambre à coucher. Il alla se chercher un caleçon blanc qu’il enfila, puis revint vers sa femme, dont il attendait toujours les réponses.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Jeu 30 Avr 2009 - 2:45

Rachel avait un de ses regards purs qui faisaient qu'on comprenait facilement ce qu'elle voulait et quand elle le voulait. Ses yeux pétillèrent de malice en regardant son mari se déshabiller et elle se sentait suffisamment en confiance pour savoir qu'il ressentait la même envie qu'elle. Elle retira son haut mouillé et regarda son mari fixement. Comment résister à un pareil appel silencieux?
Elle le vit se retourner vers elle et garda les jambes croisées. Elle savait qu'il s'inquiétait pour Samantha. Et il savait qu'elle aussi s'en inquiétait et que cela ne l'aidait pas à se détendre. Elle ferma les yeux en essayant pourtant d'oublier ses responsabilités de mère. Le toucher de son mari la rendait folle. Des frissons se propageaient lentement dans son corps, suivant le tracer des mains de Don sur sa peau. Elle répondit à son baiser avec autant de désir puis cessa soudainement de l'embrasser, comme si elle s'apprêtait à lui rappeler quelque chose. La réalité : Samantha, seule, sans surveillance. Il comprit qu'elle ne serait pas à l'aise avec cette image en tête et s'éclipsa en la laissant dans la salle de bain.

Rachel soupira. Elle était contente qu'ils arrivent à se comprendre aussi facilement. Elle remit un peu d'ordre dans ses cheveux, même si la tâche était vaine vu comment ils s'étaient ondulés dans tous les sens. Cela lui donnait un air assez sexy en fait, mais elle n'en savait rien, elle voyait juste ... le désordre. Et elle détestait cela. Elle était occupée à démêler les noeuds dans ses cheveux lorsque Don revint dans la pièce. Elle ne le lâcha pas une minute du regard, quand il tourna le verrou, quand il lui lança un air coquin et le moindre pas qu'il fit pour se rapprocher d'elle. Ils semblaient complètement synchro puisqu'au moment où il décroisa ses jambes - d'un geste fort mais doux à la fois - pour qu'elle les enroule autour de sa taille, elle en profita pour poser ses mains derrière son dos, comme prête à s'agripper à lui. Elle le connaissait que trop bien.

Rachel le laissait la déshabiller avec amour. Cela faisait longtemps qu'elle ne se sentait pas autant attirante, alors elle laissait faire. D'ailleurs à chaque tissu qu'il retirait de son corps, elle retenait des soupirs. Une fois nue devant ses yeux, elle émit un léger sourire malicieux, et attrapa ses lèvres tout en collant son corps contre le sien. Ils finirent sous la douche pour... [jouer au Monopoly xD]

...

Rachel laissa couler l'eau sur elle après leur acte. Don était sorti de la douche et s'était mis une serviette autour de la taille. Elle coupa l'eau doucement, et appuya sur sa masse de cheveux pour faire couler l'eau dans la baignoire. Elle posa ses longues jambes blanches sur le sol et attendit que Don lui tende sa serviette. Elle le remercia d'un baiser. Il pouvait se montrer très gentlemen quand il voulait. Elle prit une autre serviette pour sécher ses cheveux et se regarda dans la glace.

"Comment tu t’es fait ça? "

Rachel tourna la tête pour regarder la marque que son mari désigna du doigt. Rachel fit un "oh" avec sa bouche et prit un air renfrogné. Mauvais souvenir.

- Une piqûre qui a mal tourné.

Elle n'avait pas l'air de vouloir en parler. Elle était très secrète concernant ses soucis de boulot ou autre. Mais là en plus, elle avait pris un ton agacé. Comment pouvait-on être médecin et perdre concentration aussi facilement? C'était pourtant leur boulot de tous les jours de foutre des aiguilles dans la peau de leurs patients? Enfin bon, à croire qu'il y avait des... exceptions.

Rachel se décala du miroir sans qu'il ait besoin de lui demander. Elle attrapa une chemise d'homme qui trainait. Elle aimait porter les vêtements de son mari. Elle l'enfila, et il lui arrivait au niveau des cuisses. Rachel posa ses mains sur les épaules de son mari, et déposa un baiser dans le creux de son dos.

- Ne t'inquiète pas, cela cicatrisera rapidement.

Puis elle se retourna et croisa les bras en l'attendant. Rachel, la femme qui attend.

" Tu veux que je t’aide à préparer le dîner de ce soir ?"

Rachel émit un large sourire.

- Hum... ça dépend, tu veux mettre le feu à la cuisine? Je plaisante !

Rachel n'aimait pas vraiment que Don vienne dans la cuisine. Enfin si. Mais elle n'aimait pas qu'on touche à "ses" ustensiles. Et elle ne se sentait pas à l'aise avec Samantha qui trainerait sûrement dans leurs pattes, et qui risquerait sûrement de vouloir toucher à une poele sur le grill... Elle eut un sourire tout de même, touchée par sa proposition.

- Quel menu tu proposerais?
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Mer 6 Mai 2009 - 0:39

    Une piqure qui a mal tourné. Hum. Don fronça les sourcils. Il avait comme l’impression que la piqure en question n’était pas si innocente. Mais il se tut. Il n’allait quand même pas l’accuser de cacher des choses, surtout lorsque ce n’était qu’une impression, et qu’il faisait la même chose. Tout le monde avait ses secrets, et Don respectait le jardin secret de son épouse. Même si, il l’avouait, parfois, ça l’agaçait. Il voulait le beurre et l’argent du beurre. Tout savoir sur sa femme, qu’elle ne lui cache rien et en retour elle ne savait pratiquement rien de lui. Il la scruta à nouveau à travers le reflet du miroir, la contemplant enfiler une de ses chemises qui traînait. Un petit sourire s’afficha à ses lèvres. Qu’elle était belle. Elle s’approcha de lui, l’embrassant au niveau du bas de la nuque, et il ferma les yeux. Il s’en voulait d’arriver si tard chaque soir, elle allait finir par le détester à force. Elle avait beau avoir sourit et fait comme si de rien était, il savait qu’elle s’éloignait de plus en plus, par sa faute en plus. Il se retourna, la pris dans ses bras.

    « Je suis sérieux Rachel. Je veux faire des efforts, c’est le moins que je puisse faire. »

    Il déposa un baiser sur son front, puis descendit jusqu’à ses lèvres, et l’embrassa tendrement. Il desserra son étreinte, puis reparti dans le dressing se chercher un t-shirt blanc et un jean noir. C’est ce qu’il préférait mettre (et d’ailleurs il est super sex’ avec *---* :p). Elle lui demandait ce qu’il voulait pour dîner. A vrai dire, il n’en savait rien. Il voulait aider, mais savait que Rachel ne préférait pas le laisser faire. Elle le lui fit remarquer d’ailleurs. Pourtant il adorait cuisiner, mais il ne préférait pas la contrarier. C’était sa cuisine. Ce n’était pas un discours macho. C’était la jeune femme qui avait choisi. Il ramassa sa bouteille de bière qui était resté sur la machine à laver. Il savait qu’elle détestait le voir emmener des cadavres un peu partout dans la maison, alors il faisait des efforts, il ramassait. Il était en constante recherche de son plaisir, il ne voulait pas qu’elle soit contrariée. Il n’aimait pas leurs scènes de ménage à deux francs, surtout lorsqu’il s’agissait de broutilles comme de sortir les poubelles ou de ramasser les bouteilles de bière. Il ne voulait pas que ces scènes, si peu communes fussent-elles, se transforme en habitude. Il voulait passer sa vie confortablement, ne voulait pas se donner en spectacle devant sa fille, ne voulait pas déchirer la famille qu’il était en train de construire, pour des broutilles. Il le pensait sérieusement, et si jamais sa promotion pouvait nuire à ce bonheur qu’il s’était donné tant de mal à bâtir, alors il quitterait tout simplement la direction du département de littérature & d’anglais. Il n’était pas un fou du boulot, il aimait juste la littérature.

    « Je ne sais pas trop. Qu’est-ce que tu me propose ? Après tout c’est toi qui as fait les courses ! »

    Il marqua une pause.

    « Oh et puis surprends-moi mon amour. Je vais voir si notre petite Sam ne fait pas de bêtises, on se retrouve en bas. »

    Il l’embrassa à nouveau, puis sortit retrouver sa chère petite fille. En fait, plus que les bêtises, c’était un accident qu’il redoutait. La laisser sans surveillance le stressait. Rachel & Don avaient bien droit à un peu d’intimité, mais parfois il se sentait égoïste. Il ne la voyait déjà pas beaucoup, alors s’il préférait faire l’amour à sa femme plutôt que de s’occuper de sa fille… Il ne voulait pas devenir comme son père et chaque fois qu’il délaissait Sam, il voyait le fantôme d’Archibald, défiguré par les sabots de son propre cheval, le hanter. Il détestait ces moments de doutes. Il essayait de ne pas faire attention à toutes les questions et suspicions qui se bousculaient dans sa tête. Ignorer tout cela n’était certes pas le meilleur moyen d’avancer, mais pour l’instant, Don n’avait pas trouvé mieux. Il se mit dans l’encadrement de la porte, l’observa jouer avec ses poupées. Elle devait déjà se prendre pour une grande, imitant sa maman en promenant une poupée dans une poussette. Ca le fit sourire. La petite fille prit enfin la conscience de la présence de son père, et l’accueilli avec un énorme câlin. Il la souleva, mais elle le somma de la redescendre, clamant haut et fort qu’elle voulait lui montrer son beau dessin. Il la laissa donc filer jusqu’à son petit bureau où elle prit la première feuille qui venait. Elle revint en agitant le morceau de papier. Il l’attrapa, et fit un grand sourire. Elle avait dessiné, ou plutôt tenté, de dessiner des animaux de la ferme.

    « Il est magnifique ma chérie. »

    Il passa sa main dans les cheveux tout doux de la petite, puis l’attrapa à nouveau.

    « Si on allait aider maman à faire à manger ? »

    « Mamaaaaan ! » Cria-t-elle, heureuse qu’on lui parle de sa maman.

    Puis elle commença à lui parler d’un film qu’elle avait vu, avec un dénommé Zac. Elle le disait avec son petit cheveu sur la langue, ce qui la rendait super mignonne. Il ne comprenait pas tout ce qu’elle disait, mais l’important était qu’elle était heureuse de vivre. Il la serra un peu plus alors qu’il descendit les escaliers. A la cuisine, posa sa bouteille de bière sur la table, ainsi que le dessin. Samantha réclamait la télévision avant de manger, Don céda à son caprice. Il régla le téléviseur sur Nickolodeon, et repartit dans la cuisine, où Rachel s’affairait déjà dans les casseroles. Il prit la bouteille de bière avant qu’elle lui en fasse la remarque, et la mit dans la poubelle du verre. Don était écolo et insistait pour que toute la petite famille prenne les bons réflexes. Ce qui ne posait de problèmes pour personne dans la maison. Même Samantha savait déjà dans quoi allait le papier et dans quoi allait le plastique. Il prit ensuite le dessin, l’apporta dans son bureau, où il le rangea dans un dossier déjà rempli à craquer de dessin de sa plus grande fierté. C’était une vraie artiste. Don voulait garder une trace de l’évolution de sa petite merveille, être là pour chaque moment important et moins important de sa vie. Lorsqu’elle dit son premier mot – qui était papa, il était très fier –, lorsqu’elle a marché pour la première fois, lorsqu’elle entrera à l’école, lorsqu’elle aura son premier vrai bobo, etc. Il rangea le dossier dans le premier tiroir de son bureau, et revint à la cuisine.

    « Tu es vraiment sûre et certaine que tu ne veux pas que je t’aide ? » demanda-t-il en l’enlaçant.

    Puis il la relâcha et prit le journal qui traînait, enfin que dis-je, qui était méthodiquement posé sur un coin du plan de travail. Rachel n’était pas maniaque, mais aimait que chaque chose soit rangée à sa place. Il s’assit à la table de la cuisine, puis ouvrit le journal. Un article en particulier attira son attention.

    « Rach’, tu as lu le journal ? »

    Don n’était pas choqué, mais légèrement bouleversé. En gros était marqué sur la page ‘Daniel Tiggs, homme à tout faire d’Ocean Grove, retrouvé mort’. Il fronça les sourcils. Il l’avait rencontré à plusieurs reprises, il l’avait aidé à réparer sa maudite chaudière l’année dernière. Ils avaient eu une grande discussion, qui lui avait fait ouvrir les yeux sur certaines choses.

    « Tu te rappelles de Tiggs, qui était venu réparer la chaudière ? Ils l’ont retrouvé mort. »

    Il ne dit rien de plus. Son ton était plus étonné que choqué. Il n’avait pas encore vraiment réalisé. Et puis après tout il ne l’avait vu que deux ou trois fois. Certes il était quelqu’un d’adorable, mais cela en restait étrange. Il ne pouvait pas pleurer la mort d’un homme qu’il connaissait à peine. Et puis il était du genre à ne pas pleurer vraiment.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Mer 6 Mai 2009 - 1:26

A vrai dire, Rachel ne croyait pas cacher quelque chose d'important. Elle n'était pas consciente que ce médecin l'affectait plus qu'elle ne le croyait. Elle savait qu'il l'énervait et qu'elle n'aimait pas qu'il la drague comme cela. Mais elle ne voyait pas le mal à le cacher à Don. Cette femme était trop naïve, même envers elle-même. Rachel continuait de l'embrasser dans le dos, toujours les mains posées sur ses épaules bien bâties. Il avait une peau si douce, pour un homme... Don était du genre à prendre soin de lui, même si Rachel pensait qu'il n'en avait vraiment pas besoin =P. Rachel glissa ensuite ses mains sur le ventre de Don et lui caressa les abdominaux lentement. Rachel était comme cela, après l'amour, elle restait très tactile et câline.

« Je suis sérieux Rachel. Je veux faire des efforts, c’est le moins que je puisse faire. »

Rachel regarda son mari qui s'était retournée. Elle aimait qu'il la prenne dans ses bras, elle aimait le moindre de ses contacts en fait. Elle approcha son visage du sien et effleura ses lèvres. Ses cheveux émettaient un parfum de fleurs, très doux, très discret, mais sortie directement de la douche, le shampoing avait encore effet.

- Si par effort tu veux dire... plus de surprises comme tout à l'heure je suis prenante.

Rachel émit une légère mine timide, mais n'en cachait pas moins ses yeux joueurs et coquins. Elle était amoureuse de son mari, alors elle n'allait pas s'empêcher d'avouer qu'elle aimait qu'il la touche ! Cela devenait de plus en plus rare d'ailleurs. Elle s'était déjà dit qu'il était occupé, mais elle sentait qu'il ... était triste. Il y avait quelque chose qui le torturait, et elle ne savait pas quoi, à vrai dire elle ne voulait pas savoir, elle voulait juste le rendre heureux. C'était pour cela qu'elle ne disait rien concernant son absence. La littérature était un de leurs points communs, c'était également la raison de leur rencontre! si Don n'avait jamais aimé les livres, il ne l'aurait jamais vu à la librairie de Rachel ! Donc, il était normal qu'il soit si passionné par sa nouvelle promotion.

Rachel le regarda partir enfiler de nouveaux vêtements. Il était assez tard, mais il refusait de se mettre déjà en pyjama. Cet homme pouvait être très coquet quand il le voulait, mais bon, cela ne déplaisait pas à Rachel qui trouvait en effet que ce pantalon noir moulait bien ses jambes x)... Rachel le suivit et prit un jean assorti à la chemise de son mari. Elle faisait très attention à son apparence elle aussi.

« Je ne sais pas trop. Qu’est-ce que tu me propose ? Après tout c’est toi qui as fait les courses ! »

Rachel acquiesça de la tête. Elle avait d'ailleurs rencontré sa voisine Tammy Hunkerfield cet après-midi à l'épicerie. Elle s'était amusée à lui piquer ses fruits rouges x), c'était assez drôle en fait! Rachel n'envisageait même pas que Tammy lui avait fait cela par simple envie de la faire... chier. Elle ne voyait le mal en personne. Pas même son mari.

« Oh et puis surprends-moi mon amour. Je vais voir si notre petite Sam ne fait pas de bêtises, on se retrouve en bas. »

Rachel ne dit rien et sourit en le voyant presque courir vers la porte de leur fille. Don était un père fabuleux. Absent peut-être, mais ce n'était que temporaire, après tout? Rachel se mit à brosser ses cheveux. Elle n'aimait pas les voir tout emmêlés comme cela, ce qui pourtant lui donnait un air sauvage ! Elle les attacha après les avoir plaqué en arrière, puis sourit devant le miroir, satisfaite. Elle descendit les marches de l'escalier et alla se réfugier dans la cuisine. Elle était un vrai cordon bleu, une femme parfaite quoi! Et en plus pour ne pas tomber dans le cliché de la femme au foyer, elle menait un business avec brio et avait une vie sociable. D'ailleurs, elle sortait souvent le soir avec des amis pour des soirées poker ou autre. Elle allait en organiser un à la maison bientôt, avec Lully et Mahdy. Peut-être qu'elle inviterait d'autres personnes, comme les nouveaux arrivants du quartier ou encore son ami Liam le père célibataire.
Rachel fit bouillir de l'eau dans la casserole, et sortit les pâtes du placard. Elle coupa des tranches de lardons d'un côté puis attendit que l'eau bout.

« Tu es vraiment sûre et certaine que tu ne veux pas que je t’aide ? »

Rachel sentit l'étreinte de son mari derrière elle, et entendit Samantha débouler dans la cuisine comme une folle furieuse.

"Moi aussi je veux aider!"

Rachel se mit à rire et prit un air légèrement strict (L).

- Voilà le bon exemple que tu montres à ta fille, Don ! Bon, vous avez qu'à mettre la table. Tu aides ton père d'accord, ma chérie?


Rachel posa le couteau sur la table et se pencha vers sa fille pour lui faire un bisou sur la joue. Elle entendit ensuite les bulles se former dans la casserole. Elle aimait ce bruit, c'était le signe qu'ils allaient bientôt pouvoir manger ! Elle mit donc les pâtes dans la casserole, et préchauffa la poêle.

« Rach’, tu as lu le journal ? »

- Pas aujourd'hui mon chéri.

Rachel déposa les lardons sur l'huile encore chaude de la poêle et somma sa fille de s'éloigner mettre la table pour ne pas recevoir des jets d'huile.

« Tu te rappelles de Tiggs, qui était venu réparer la chaudière ? Ils l’ont retrouvé mort. »

Rachel ne quittait pas la casserole et la poêle des yeux. Les lardons doraient petit à petit sur la poêle, et le crépitement se faisait entendre, signe qu'ils grillaient parfaitement. Elle sortit la crème fraiche qu'elle avait acheté au supermarché et la mit dans une casserole. Elle mélangea les lardons avec la crème fraiche et attendit un moment.

- Je sais, Don. Je suis allée aider le comité du quartier pour les soutenir ce matin, en entendant la nouvelle d'une voisine.

Rachel n'avait pas lu le journal pour savoir ce qu'il était arrivé au pauvre monsieur Tiggs, mais elle était un minimum sociable pour être au courant des dernières nouvelles d'Ocean Grove. Lorsqu'il s'agissait de ragots sans intérêt, elle ne s'en préoccupait pas, mais là... c'était différent. Tiggs était aimé de tous dans le quartier, elle regrettait beaucoup sa mort. Elle avait répondu à Don d'une voix assez émue d'ailleurs.

- L'enterrement est dans trois jours, je compte y aller si tu veux...
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Ven 8 Mai 2009 - 16:27

    Don leva les yeux et examina sa femme faire la cuisine. Elle versait un peu d’huile dans une poêle pour ensuite y mettre des lardons. Il ouvrit de grands yeux, et eut un petit sourire en coin. Rachel cuisinait très gras des fois. Il n’avait pas à s’en plaindre, car c’était délicieux. Mais il aurait préféré qu’elle fasse attention. Il tut néanmoins ses pensées. On n’allait pas se prendre la tête pour un peu d’huile. Il se leva pour aider Sam à mettre la table. Car elle était encore petite pour atteindre la table quand même. Il sortit les assiettes, les verres, les couverts. Il posa le tout sur la table et souleva sa fille pour la mettre debout sur une chaise. Elle savait qu’elle ne devait pas faire ça en général, il la positionnait ainsi uniquement pour mettre la table. Lorsqu’elle sera plus grande, elle n’aurait pas intérêt à se mettre debout sur les chaises. XD. Samantha arrangeait les couverts et les assiettes un peu à sa façon, il dû donc repasser derrière elle. Il la mit ensuite dans sa chaise haute, et elle se mit à jouer avec son verre à l’effigie de Tigrou.

    Il replia ensuite le journal, il n’avait plus envie de le lire. Il le reposa là où il l’avait trouvé, conformément aux envies de Rachel. Chaque chose à sa place, disait-elle souvent. Elle lui répondit à propos de Tiggs, et Don ne put s’empêcher de repenser à cet homme. A la façon dont il avait bien voulu jouer la comédie de l’achat de leur maison. Il n’avait jamais voulu avouer à Rachel que leur maison appartenait à la grand-mère de l’enseignant. Tiggs avait toujours compris Don, sans même poser de question. Et cela très souvent. Il nota l’émotion dans la voix de sa femme, et il posa sa main sur la sienne.

    « J’aimerai y aller. » Dit-il simplement.

    Il n’avait pas besoin d’en ajouter. Elle savait qu’il était là après tout. Il était posé contre le plan de travail. Il étudia sa femme et ses gestes presque calculés. Il leva la main et caressa quelques mèches de ses cheveux. Il allait s’approcher pour l’embrasser lorsqu’il entendit un bruit de verre cassé et les pleurs de Samantha. Il soupira et regarda l’intéressée. Elle venait de faire tomber son verre qu’elle aimait tellement et pleurait comme si le ciel venait de lui tomber sur la tête. Alors que Rachel se retournait, Don la retint par le bras.

    « Laisse, je m’en occupe. »

    Le jeune homme sortit de la cuisine, et se dirigea vers le placard, au fond du couloir, sous l’escalier. Il se sentait soudain bizarre. Il détestait quand sa fille faisait une bêtise. Il ne savait jamais comment s’y prendre. Il mettait un point d’honneur à ne pas la traiter ce serait-ce qu’un petit peu comme son propre père le faisait avec lui. Mais voir Samantha se transformer en une princesse capricieuse n’était pas tout à fait ce qu’il voulait. Heureusement que Rachel ne lisait pas dans ses pensées. Elle reverrait au plus vite la définition de « bon père » dont elle qualifiait son époux. Il avait l’impression de ne pas être à la hauteur. Toujours ce même cas de conscience qu’il traînait depuis douze ans… Il revint dans la cuisine, et vit Rachel qui consolait Sam. Il sourit, en voyant la scène, puis s’attela au ramassage des bouts de verre.

    « Fais attention en posant tes pieds par terre, s’il te plait. »

    Elle avait les pieds nus depuis la douche et il ne voulait pas qu’elle se blesse. Il tourna la tête vers Sam.

    « On t’en rachètera un autre mon cœur, ne t’inquiètes pas. »

    Don regretta aussitôt ce qu’il venait de dire. Bien sûr qu’il voulait lui faire plaisir. Mais ils ne pouvaient plus continuer à dépenser comme ils le faisaient. Avec Samantha, ça commençait par un verre, puis ils finissaient par acheter la moitié du Disney Store. D’un autre côté, il ne voulait pas fendre le cœur de sa femme comme de sa fille, et leur bonheur était avant tout primordial. Il n’avait pas encore eu le courage de lui en parler, et ne le ferait certainement pas avant un long moment. Il soupira une nouvelle fois, puis se releva. La totalité des bouts de verre se trouvaient dans la pelle. Il avait besoin de respirer. Il sortit donc, un peu trop rapidement de la cuisine, et la porte claqua derrière lui. Il se retrouvait dehors. Il mit les bouts de verre dans la poubelle. Il revint sous le porche, s’assit sur la balancelle tout en jetant la pelle et la balayette dans un coin. Il mit sa tête dans ses mains. Il ne savait pas exactement pourquoi il était agacé. Au bout de quelques minutes, il entendit la porte s’ouvrir, mais il ne bougea pas.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Ven 8 Mai 2009 - 20:06

Rachel ne faisait pas très attention à son poids, ni à celui de son mari. Elle pensait que certes une alimentation équilibrée était toujours bonne pour une vie saine, mais qu'on ne pouvait pas compter sur un régime alimentaire pour garder la forme. Elle pensait plutôt qu'elle gardait la ligne grâce à sa vie très active et à sa séance de yoga quand elle trouvait le temps d'y assister. Elle surveillait un peu le ventre de son mari xD, mais à vrai dire elle ne voulait pas l'embêter à ce sujet, elle voulait le gâter comme elle gâtait Samantha de friandises. D'ailleurs, avant de mettre les lardons sur la poêle, elle avait mis les lardons dans du papier sopalin (?) pour ensuite enlever tous les résidus gras. Mais bon, ce n'était pas le moment de penser régime, comme je disais. Elle voulait juste faire un bon plat pour son mari.

Rachel leva les yeux discrètement pour voir Samantha qui mettait la table. Enfin, qui... essayait xD. Elle échappa un léger rire en voyant son mari remettre le couteau à l'endroit ou la fourchette à gauche et non à droite. C'était comme si elle filmait la scène. Plus tard elle se la repassera en boucle avec nostalgie, elle le savait. Rachel baissa les yeux en repensant à monsieur Tiggs et aux autres meurtres. Elle n'était pas encore au courant de l'identité des autres corps, il leur suffirait d'allumer la télé ;PPP xD. Mais était-ce utile d'avoir connu la personne pour ressentir de la peine? Rachel s'émouvait déjà lorsqu'on parlait de victimes de causes naturelles aux informations, alors... cela ne changeait pas si elle avait apprécié la personne ou pas de son vivant.

« J’aimerai y aller. »

Rachel avait une mine toute triste <3. Elle tentait de se concentrer sur le repas mais c'était un peu difficile. Don posa ses mains sur ses épaules et elle tenta de se détendre un peu. Rachel le laissa lui caresser les cheveux tandis qu'elle mélangeait les ingrédients en attendant que ça se réchauffe. Rachel était une femme qui n'aimait pas montrer ses faiblesses, même si elle n'arrivait pas à s'empêcher d'être sensible. Son mari devait le savoir, pour cela qu'il ne continuait pas la conversation. Rachel sentait que lui aussi était affecté. Elle était assez impressionnée par son sang-froid. Il restait de marbre à peu près dans toutes les situations. C'est également un trait de caractère qui avait fait qu'elle s'était sentie en sécurité avec lui et qu'elle avait été confiante en son rôle de père.

"TIGROUUUUUUUUUU"

Rachel tourna la tête légèrement vers Don pour attraper ses lèvres - elle avait senti qu'il s'était approché dans ce but =P - mais fut interrompue par l'annonce d'une autre.. hum perte xD.

« Laisse, je m’en occupe. »

Rachel coupa le feu et s'empressa de courir auprès de sa fille. Samantha était un brin capricieuse, oui. Et ce devait être en partie de la faute de Rachel xD qui était une mère peut-être trop affectueuse? Pourtant elle savait quand il fallait la gronder, et lorsque Rachel prenait cet air déçu et chagriné, Samantha s'arrêtait de pleurnicher et s'excusait de ses bêtises. Là, Rachel avait à moitié cet air-là, mais ce n'était pas parce que Sam avait brisé le verre.

« Fais attention en posant tes pieds par terre, s’il te plait. »

Rachel regarda à ses pieds, et se mordit les lèvres. Elle pouvait être une vraie tête en l'air des fois! Elle recula et porta Samantha dans ses bras.

- Tu ne peux donc pas rester tranquille deux secondes?

Samantha ne dit rien, reniflant et s'essuyant elle-même ses larmes. Rachel était assez étonnée, et fière? de voir cela. Elle y voyait un signe: Samantha se consolait toute seule, comme une grande. Rachel sourit et déposa un baiser sur son front. Comme pour la rassurer qu'elle n'était pas fâchée.

« On t’en rachètera un autre mon cœur, ne t’inquiètes pas. »

Samantha ne dit rien. Elle réfléchissait à quel verre elle allait choisir en remplacement xD xD, cette maline xD. Rachel sourit à Samantha comme pour lui rassurer que Don tiendrait sa parole. Elle n'était pas une femme dépensière, d'ailleurs elle gagnait bien sa vie de son côté à elle aussi x)... mais elle ne se rendait pas compte de la réalité des choses pour certains cas, quand elle voulait faire plaisir avant tout. Rachel était une femme réfléchie et calme, mais elle faisait passer avant tout le bonheur avant la conception matérialiste des choses. Au pire elle proposerait à Samantha de se contenter d'un verre en plastique et de s'amuser à le décorer avec de la peinture à verre ?

Rachel fronça des sourcils en entendant le soupir de Don. Samantha imita ce geste <3. Puis lorsque Don quitta la pièce et la maison d'un pas si pressé, Samantha fit une petite moue inquiète.

"Papa est pas content, pas vrai?"

Samantha ne voulait plus du verre Disney Stone xD... surtout si ça fâchait son père. Don pouvait faire peur parfois, il était plus autoritaire que Rachel. Peut-être que c'était de ça dont il avait peur... d'être TROP autoritaire? Mais Rachel n'en savait rien, elle ne savait pas qu'il doutait de ses capacités de père. A vrai dire, si elle le savait... elle lui rétorquerait que l'humilité et la remise en question étaient la preuve qu'il faisait un bon père justement. Rachel s'avança vers la chaise bébé, qu'ils n'utilisaient que quand ils voulaient que Sam reste tranquille, sans bouger xD. Elle posa Sam dedans qui s'agita pour montrer son mécontentement.

- Tu restes là, Sam. Je vais chercher ton père, ne bouges pas je t'en prie.

Rachel se mit à regretter de ne pas avoir une baby sitter en permanence. Elle avait rencontré cette jeune anglaise cet après-midi, avec qui Sam paraissait s'entendre. Sheherazade Ramdani. Elle se promit de se rappeler de son nom. Puis elle ouvrit la porte d'entrée et se retrouva dans la rue. Elle regarda le dos immobile de Don et s'avança doucement vers lui, les bras croisés.

- Dure journée hein...?
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Ven 8 Mai 2009 - 22:21


    - Dure journée hein...?

    Rachel était arrivée sur le porche, mais il regardait droit devant lui. Il fronça les sourcils. Dure journée ? Non pas vraiment. Il aurait dit plutôt ennuyeuse, répétitive. Mais dure, non. Essayer de faire comprendre un Procès de Kafka a des adolescents plus préoccupés par leur portable ou le dernier single de Miley Cyrus que les tribulations de K, il était genre habitué. Ca faisait sept ans qu’il faisait ça. Au bout d’un moment, on s’habitue. Répéter toujours la même chose (range-moi ça, écoute, ce serait bien que tu lises, prenez vos agendas), manger avec les collègues, préparer les cours, corriger les copies, ce n’était pas bien difficile. Comment pouvait-il bien lui faire comprendre qu’à chaque fois que Sam faisait une bêtise, le fantôme de son père revenait le hanter ? Il était sûr que s’il levait la main sur sa fille (ce qui n’arrivera jamais), Archibald se moquerait de lui, parce qu’il était devenu comme lui. S’il ne faisait rien, il avait l’impression d’être une mauviette qui laisserait tout passer à son enfant. Et elle n’avait que trois ans. Qu’arrivera-t-il lorsqu’elle en aura 13 et qu’elle décidera de faire le mur pour retrouver son petit ami percé de partout juste pour enrager son père ? Il soupira.

    « Pas vraiment. »

    Il se leva, et, toujours dos à son épouse, il se mit contre la rambarde en bois, regardant les voisins rentrant chez eux, mangeant dehors, vivant leur vie. Aucun d’entre eux ne devait se poser la question que lui se poser chaque matin dès qu’il se réveillait. Etait-ce la bonne décision à prendre ? Il était encore gêné de tout cela, de toute cette histoire qui remontait à son adolescence. Il avait l’impression d’être un acteur. Et chaque jour un peu plus, il s’en voulait de trahir Rachel et Sam. Il avait envie d’une pause. Vous savez comme s’il pouvait faire pause sur le lecteur dvd, le temps d’aller se chercher un truc à boire. Mais la vie suivait indéniablement son cours. Impossible de l’arrêter ne serait-ce que trente secondes. Alors il continuait. Et pour la première fois depuis cinq ans, il avait le besoin de se confier à Rachel.

    « Je… »

    Il se retourna. Il se tut pendant un moment, juste pour la regarder, alors qu’une légère brise jouait avec ses cheveux. Elle était si belle, un rayon de soleil éclairant son visage. Oh elle était toujours jolie, il la trouvait magnifique. Mais ce soir-là c’était encore plus spécial.

    « Mon père m’a battu jusqu’à sa mort. Lorsque je vois Sam faire une connerie, je suis tiraillé entre l’image de mon père et sa ceinture, et la peur qu’un jour elle devienne une gamine capricieuse qui fera tout pour nous enrager. »

    Il déglutit difficilement. Don n’avait jamais parlé de son père, ni de sa famille, à qui que ce soit. Et certainement pas à Rachel. De un, il ne voulait pas qu’elle le prenne en pitié. De deux, il détestait son père et sa vie d’enfant de tout son être, en parler était très difficile. Il n’y avait là-dedans aucune envie d’être le mec super mystérieux qui voulait plaire à sa femme. Il voulait la préserver, rien de plus. Son visage avait l’air d’être gravé dans le marbre tellement aucune émotion ne passait à travers ses yeux. Il avait appris, à travers les années, à cacher ses émotions. Il détestait qu’on lise en lui comme dans un livre ouvert, comme lorsqu’il était en pension. Don soupira une nouvelle fois. Il détestait vraiment qu’on le prenne en pitié et sentait que c’était ce que sa femme allait faire.

    « Ne… pas la peine de me consoler. Je suis une autre personne maintenant. »

    Ca, ça lui avait échappé. Mais elle ne comprendrait jamais où il avait voulu en venir de toutes façons. Il se retourna à nouveau, repartant dans la contemplation des voisins.

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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Sam 9 Mai 2009 - 21:51

Spoiler:
 


Rachel regardait sans bouger son mari qui se tenait en plein milieu du trottoir. Il ne devait certainement pas savourer l'odeur de la nuit, vu qu'il était en plein milieu des ordures xD. Pourtant il avait cet air pensif qui laissait présumer qu'en vérité, il se foutait bien de ce qui l'entourait à l'instant, qu'il avait juste besoin d'un peu d'air. Rachel continua d'avancer prudemment, ne voulant pas brusquer son mari et ses réactions toujours imprévisibles. Elle croisa les bras lorsqu'elle arriva juste derrière lui. Elle restait silencieuse. Rachel était normalement une femme toujours avide de paroles mais elle préférait quand même s'adonner au monde du silence, au lieu de gaspiller des mots inutiles. Et là, elle sentait qu'elle ne devait pas parler, mais simplement attendre. Attendre que LUI parle.

« Je… »

Rachel garda cet air serein qu'elle avait toujours, imperturbable. Elle le regardait avec des yeux doux et aimants, sans pour autant montrer le moindre indice qu'elle allait se précipiter pour le prendre dans ses bras. Pourtant, elle en mourait d'envie, il n'avait pas l'air dans un bon état. Elle savait que depuis pas mal de temps il n'était pas très gai à la maison. Il avait toujours été très secret vis a vis d'elle, mais elle l'avait respecté en se montrant très patiente. Peut-être trop patiente? En tout cas, la révélation que Don lui fit la conforta dans l'idée qu'elle avait eu raison d'attendre et de ne pas insister.

Rachel ouvrit légèrement la bouche, complètement sous le choc.

« Mon père m’a battu jusqu’à sa mort. Lorsque je vois Sam faire une connerie, je suis tiraillé entre l’image de mon père et sa ceinture, et la peur qu’un jour elle devienne une gamine capricieuse qui fera tout pour nous enrager. »

Rachel posa sa main sur sa bouche et fixa son mari avec ... peine. Ce n'était pas de la pitié, mais elle se doutait bien qu'il pensait que ce devait être le cas. Comment pouvait-on avoir pitié d'un homme aussi ... fort que Don? Sans savoir son secret, elle savait qu'il était un homme sur qui on pouvait compter et qui devait avoir traversé pas mal d'épreuves pour aujourd'hui en ressentir grandi. Son père... et sa ceinture... Rachel se mordit les lèvres, s'empêchant de se montrer trop émotive.

« Ne… pas la peine de me consoler. Je suis une autre personne maintenant. »

Rachel hocha de la tête et ne dit rien, se contentant de le regarder sans baisser les yeux. Elle croisa les bras et se frotta ses propres bras, ayant légèrement froid, mais cherchant également à se motiver. Comment... pouvait-on faire cela à son propre enfant? Si on n'en voulait pas autant ne pas en faire ou ... l'abandonner! comme son propre père avait fait pour elle! Rachel remerciait même son père biologique de l'avoir fait sur le coup. Rachel trouvait toujours le bon côté des choses. Mais concernant Don... enfin, plutôt son père, elle n'arrivait pas. Rachel continuait de rester silencieuse, à fixer son mari dans le noir. Etait-il réellement une autre personne? S'il continuait à être hanté par cette figure paternelle?

- Samantha n'a pas d'amis à l'école. Alors, elle se venge sur ses objets.

Rachel fit une moue timide après avoir sorti... cette connerie xD. Avant qu'il ne pense qu'elle sortait que des conneries xD, elle continua.

- Dans la vie... je pense qu'il existe des modèles, mais aussi des contre-modèles. On suit rarement l'exemple de ses parents, que ce soit par rébellion ou par n'importe quelle autre raison...

Rachel fit un pas en avant vers son mari. Elle décroisa les bras, et tenta de se montrer plus détendue. La marque de son dos... cela expliquait tout. Elle se mordit les lèvres, pour essayer de contenir l'émotion dans ses yeux. Elle était une femme tellement sensible lorsque cela concernait un proche, alors là... son mari?
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Mer 13 Mai 2009 - 23:08

Spoiler:
 

    Don abandonna le spectacle que donnaient les voisins pour écouter sa femme. Il se retourna doucement, posant ses mains sur la rambarde, relevant son genou, pose qu’il faisait genre tout le temps. Il prit un moment avant de répondre. Il tentait de faire le vide dans son esprit. C’était plutôt difficile, mais ça lui évitait de réfléchir. Parce que s’il commençait à réfléchir, il allait vite se perdre dans ses pensées et penserait n’importe quoi. Il la prit alors dans ses bras, il voulait la sentir contre son torse. Rachel était un élément réconfortant pour Don. Elle n’avait pas besoin de parler, la sentir contre lui, avec lui, lui suffisait amplement. Il embrassa ses cheveux avant de les caresser doucement.

    « Sam a bien des amis à l’école, je ne peux pas croire ça ! »

    Il voulait éviter la discussion sur son père, sur lui-même, et tentait d’être plus léger. C’était plutôt difficile. Mais petit à petit il y arrivait. Le Don qui avait besoin de se confier était très loin maintenant. Il ne fallait pas s’y habituer. Don relâcha Rachel et passa sa main sur la joue de la jeune femme. Plus que Samantha, quelque chose d’autre le préoccupait. Il fronça les sourcils et s’écarta de Rach. Il plongea ses yeux gris dans son regard comme s’il voulait interroger silencieusement son épouse, tant il ne savait pas comment le lui demander.

    « Tu es heureuse avec moi ? »

    Il secoua la tête comme pour l’empêcher de parler, lui signifier qu’il n’avait pas terminé.

    « Parfois tu regardes ailleurs, comme si tu avais envie de t’enfuir. Je veux que les choses marchent entre nous, mais si tu n’en as plus envie, je veux que tu me le dises. »

    Il la contempla, sans rien dire. Il essayait de ne pas faire passer d’émotions au travers de ses pupilles. Il remettait le masque. Il avait peur au fond de lui, bien sûr. S’il avait fait des erreurs par le passé, Rachel, pour sûr, n’en était pas une. Et être s’il la perdrait, il serait seul pour toujours. Au fond, il était peut-être le plus romantique des deux. Rachel n’avait pas particulièrement sauté de joie lorsqu’il l’avait demandé en mariage, elle avait pris le temps de peser le pour et le contre. Et entrer en compétition avec lui-même était ce qu'il redoutait le plus.

    « Oublie-ça, rentrons. Les pâtes vont être froides, et je m’inquiète pour Samantha. »

    Mais au lieu de l’entraîner vers l’intérieur, il ne bougea pas. Il resta plongé dans ses prunelles à attendre sa réponse, qu’il, malgré ce qu’il avait dit, mourrait d’entendre.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Sam 16 Mai 2009 - 19:42

Rachel le laissait venir à elle. Elle ne voulait en aucun cas le forcer à quoique ce soit. Elle ne l'avait jamais forcé à se confier d'ailleurs, et apparemment sa patience récoltait ses fruits, même si le secret de son mari la remplissait de tristesse.

Rachel émit un sourire en écoutant Don évoquer Samantha. Sam lui faisait sourire, rien qu'à entendre son nom. Lorsqu'elle était née, Rachel avait souffert en accouchant, mais après que l'épreuve fut terminée, elle avait tout de suite souri. Elle souriait à la vie.
Malgré ce moment si douloureux, elle continuait de vouloir montrer qu'elle arriverait quand même à être heureuse, qu'il ne lui faisait pas pitié, et qu'elle était comblée qu'il ait pu accepter de lui confier son lourd secret.

Puis... il la prit dans ses bras. Elle ferma les yeux. Elle se mit à renifler. Cette femme était vraiment... trop sensible. Un brin lunatique peut-être? En même temps, ce n'était pas Rachel pour rien, elle était connue pour son humanité sans faille. Elle posa doucement ses bras derrière le dos de Don, puis attendit qu'il se détende pour le serrer plus fort contre elle. Elle déposa un baiser sur son épaule puis dans son cou.

- Je t'aime Don * chuchote *

Rachel le regarda ensuite lui caresser les cheveux. Elle s'essuya les yeux, embués de larmes qui n'avaient pas osé couler.

« Tu es heureuse avec moi ? »

Rachel pencha sa tête sur le côté, l'air interrogateur. Elle allait lui répondre que "Oui, bien sûr", et fronça des sourcils lorsqu'il la coupa dans son élan. Ils n'étaient pas pour rien vus par les voisins comme le couple parfait d'Ocean Grove. Leur famille respirait le bonheur à pleine vue. Samantha était un petit monstre mais cela faisait son charme. Les gens ne pouvaient s'empêcher de comparer sa vivacité à l'épanouissement de ce jeune couple qui n'en finissait pas de les surprendre. Don répondait toujours présent pour aider ses voisins et Rachel n'attendait même pas qu'on lui demande qu'elle était déjà aux côtés de son mari.

« Parfois tu regardes ailleurs, comme si tu avais envie de t’enfuir. Je veux que les choses marchent entre nous, mais si tu n’en as plus envie, je veux que tu me le dises. »

Rachel cligna des yeux. Comment lui expliquer qu'elle avait toujours eu envie de fuir? Que ce n'était pas contre lui, mais à cause de son caractère rêveur? Ce n'était pas pour rien qu'elle se focalisait sur l'écriture. Elle pouvait y créer un nouveau monde, un échappatoire virtuel. Rachel n'avait pas accepté d'épouser Don pour tout envoyer en l'air trois ans après! Elle n'avait pas mûrement réfléchi à sa décision pour rien. Elle avait choisi de continuer cette aventure pour justement ne pas le perdre. Ils auraient très bien pu ne pas se marier, mais il avait voulu une réponse et... il l'avait eu. Elle ne pensait qu'au bonheur de Don, au leur. Peut-être au point de ne pas voir le sien?

« Oublie-ça, rentrons. Les pâtes vont être froides, et je m’inquiète pour Samantha. »

- Je voudrais qu'on fuit ensemble un jour.

Rachel l'interrompit à son tour. Elle fit une petite moue gamine avec ses pommettes <3, que Samantha avait sûrement dû hériter. Elle prit la main de Don et regarda autour d'eux, les voisins allaient et venaient dans la rue, en voyant encore une fois le portrait d'amour que la famille Menken renvoyait à tous.

- Samantha risque de faire une bêtise en effet. Tu sais, on devrait peut-être songer à engager quelqu'un? Comme une jeune fille au pair?

Rachel pensait à Sheherazade soudainement. Cette jeune anglaise l'avait marqué, sans qu'elle ne sache pourquoi. Peut-être le fait de voir Samantha écouter docilement un adulte et être totalement captivée par ses paroles. Ils s'avancèrent tous deux vers la maison, et Rachel ouvrit la porte. Elle regarda Don en attendant de voir s'il était décidé à retourner à l'intérieur.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.] Mar 26 Mai 2009 - 12:05

    Elle était là, dans mes bras, silencieuse. Ah si, un petit reniflement. Surpris, je me reculais légèrement, pour pouvoir la regarder. Je fronçais les sourcils, un brin amusé par sa sensibilité. Mais elle me susurra les trois mots que je voulais entendre. Je souris. Je passai un doigt sous son œil, prêt à exploser en larmes. J’avais toujours l’impression qu’elle croyait qu’elle m’aimait plus que moi je ne l’aimais. C’était genre totalement faux. Malgré ce que j’ai pu faire, ce que je suis ou ce que je ne suis pas, Rachel sera toujours celle que je veux, celle que j’aimerai et que je chérirai toujours, parce que je l’ai voulu. Et parce que je le veux encore. Je l’attirai vers moi, et l’embrassai sur le coin des lèvres.

    « Je t’aime, Rach, n’en doute jamais une seconde. »

    Je passai une main dans ses cheveux, la serrant très fort contre moi, comme si je ne voulais pas qu’elle s’en aille, là maintenant, ou plus tard ou jamais. J’avais vraiment besoin d’elle, quoi qu’il arrive. Elle m’avoua soudain qu’elle aimerait fuir un jour avec moi. Je fermai les yeux, ne relâchant pas mon étreinte. Si elle savait… Si elle savait que c’était mon envie première. J’aurais voulu tout lui avouer, tout sur tout, et m’enfuir avec elle, loin d’ici. Loin de cette image de famille parfaite qu’on formait. Cela m’exaspérait. J’aurai voulu qu’on s’enfuie sur une île déserte, où personne ne serait là pour nous juger. Ou personne ne viendrait nous tourmenter, ne viendrait mettre en doute nos sentiments. Je la relâchais doucement, et c’est là qu’elle me confiait qu’on devrait prendre une baby-sitter. Je réfléchis un instant à son idée. J’étais loin d’être contre. Cela nous permettrait d’avoir du temps pour tous les deux, nous retrouver plus souvent. Ainsi, elle ne serait plus tout le temps occupée lorsque j’étais présent. Et peut-être qu’avoir une autorité autre que celle de Rachel ou moi ferait du bien à Sam. Néanmoins, restais le problème de l’argent. Je pinçais les lèvres. En espérant que deux ou trois cours particuliers en plus m’aiderait à surmonter nos problèmes d’argent. Et que ça ne viendrait pas contrarier nos plans d’être ensemble plus souvent.

    « C’est une bonne idée Rachel, mais… je ne pense pas qu’on en ai les moyens. »

    Je ne voulais pas être faible. Je ne voulais pas lui avouer qu’on était vraiment dans une très mauvaise situation financière. C’était aussi une des raisons pour la quelle je ne lui disais pas que je donnais des cours particuliers. Elle ne posait pas de questions à ce sujet, j’espérais qu’elle ne le ferait jamais. Je déteste avouer ce genre de choses, que je cache en plus. Je voulais qu’elle vive la vie dont elle avait envie. Si elle avait envie de se faire plaisir, qu’elle le fasse. Je ne voulais pas la priver. Je la suivais à l’intérieur, passant la porte, mais je la retint avant d’aller plus loin, avant d’aller rejoindre notre petite terreur. Je la plaquai doucement contre le mur, l’embrassant fougueusement. Comme pour lui faire prendre conscience de ma présence. Je la voulais à mes côtés pour le restant de ma vie, qu’elle le comprenne.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Menken] The Least I Can Do. [R.]

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[Famille Menken] The Least I Can Do. [R.]

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