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Billie Fairchild

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Message· · Sujet: make it out of here. (s/b) make it out of here. (s/b) EmptySam 18 Mai - 19:40

Need a place to hide, but I can't find one near
Wanna feel alive, outside I can fight my fear

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@sören westerberg - 17 mai 2019

Quelque chose se noua dans le creux de son ventre à cette idée. Ça n'était pas comme si elle avait vraiment le choix, mais les souvenirs qui lui revenaient quand elle s'imaginait déjà réclamer son dû n'étaient pas des plus agréables, pas de la meilleure augure non plus. Elle ne laissa rien transparaître, pourtant, et toute la journée durant, elle se contenta de faire ce pour quoi elle était là. Les courses avaient été déposées sur le plan de travail puis rangées comme indiqué par Sören lorsqu'elle avait commencé à adopter ce rôle avec lui, glissant sur ses épaules le costume d'aide à domicile pour lequel elle n'avait, de base, aucune qualification. Pourquoi lui avait-il offert le job tout en sachant ce point ? Elle n'en savait rien. Ne voulait pas le savoir non plus, pour ne pas risquer de lui mettre en tête l'idée qu'elle n'était effectivement pas assez bien pour remplir la tâche, et qu'il valait mieux la confier à quelqu'un d'autre. Ses écouteurs dans les oreilles, elle avait passé la fin d'après-midi à finir le ménage qu'il était nécessaire de faire au rez-de-chaussée de la maison, noyant dans les notes le fil de pensée qui continuait de se dérouler inlassablement dans son esprit. Elle pensait trop, tout le temps, et c'était sans doute ce point-là qui la fatiguait bien plus que le reste. Elle se revoyait devant la porte de l'épicerie, à attendre qu'elle s'ouvre, qu'un bras se tende devant elle pour pousser l'entrée et lui indiquer que c'était bon, qu'elle pouvait entrer. Une grosse poignée de secondes plus tard, elle réalisa enfin que personne ne viendrait décider pour elle si elle pouvait ou non entrer dans la boutique. Son sac de courses vide sous le bras, elle s'était retenue de se traiter d'imbécile, l'envie de se mettre une claque à elle-même venant chatouiller le bout de ses doigts sans qu'elle ne cède à la tentation – là, alors, aurait-elle vraiment eu l'air de l'idiote du village, et les regards qu'elle sentait déjà peser sur elle se seraient probablement fait d'autant plus pressant, appuyés sur sa silhouette dans la rue. Toute la journée, elle avait retardé l'échéance de sa question, ne soutenant pas de la même façon le regard de son employeur comme elle était pourtant habituée à le faire. Elle chercha s'il y avait une bonne façon de lui demander ou non, s'il était nécessaire de prendre des pincettes ou si demander sans passer par quatre chemins était plus évident, plus naturel. Elle n'était pas à l'aise, avait l'impression de retomber quelques années auparavant quand, le regard en coin posé sur Malcolm, elle attendait l'aide qu'il lui offrait. C'était idiot, Sören n'était pas Malcolm, leur relation n'était pas identique, et si le médecin n'avait aucune raison apparente de donner de l'argent à Billie – elle s'était questionnée sur ce point en prison, s'était demandé si c'était pour lui une façon d'acheter son silence auprès de sa femme, ou s'il se disait que c'était là sa façon de la garder près de lui –, Sören Westerberg avait, de son côté, toutes les raisons de le faire puisque là était leur accord. La fin d'après-midi toujours installée à l'extérieur, la nuit n'ayant pas encore commencé à tomber sur la bourgade oreganaise, elle termina de ranger la cuisine et retira finalement ses écouteurs de ses oreilles, arrêtant la musique sur son téléphone. Dans un coin de la pièce, elle récupéra son sac à dos, y glissa les affaires qu'elle ramenait chez elle, et se dirigea vers le salon. D'un geste fluide, elle retira sa queue-de-cheval et glissa ses doigts entre ses mèches blondes, le regard posé sur celui devenu son patron. « J'ai fini ce que j'avais à faire. Si tu n'as plus besoin de moi pour aujourd'hui, je vais y aller, du coup. Le livreur devrait apporter ton dîner dans une heure. » Elle garda un ton presque solennel lorsqu'elle s'adressa à lui, le tutoiement n'étant alors que la seule familiarité qu'elle s'autorisait avec le quadragénaire. Billie attendit les indications qu'il avait lui donner et s'humecta finalement les lèvres, avant de mordre légèrement l'inférieure. Brève hésitation. Elle souffla finalement : « et aussi, je me demandais... est-ce que tu pourrais me virer mon salaire ? J'ai du retard sur mon loyer et mon propriétaire est une vraie peau de vache, il veut rien entendre de ce que j'ai à lui dire avant que je ne paye. » Elle haussa légèrement les épaules, peu désireuse de rentrer directement dans les détails qui la dérangeaient quant au quasi-taudis qu'elle habitait depuis son arrivée à Windmont Bay. L'évier de la salle de bains fuyait constamment, et le raccord de la machine à laver était à revoir, pour lui éviter de devoir traîner ses sacs de linge jusque la laverie tous les mercredis. Mais le vieux bouc ne voulait rien entendre à partir du moment où elle virerait enfin sur son compte le montant escompté. Les dents plantées dans sa joue, elle détailla l'homme en attendant sa réponse, les mauvais souvenirs laissant un goût amer dans sa bouche dont elle n'arrivait toujours pas à se défaire.

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Sören Westerberg

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Message· · Sujet: Re: make it out of here. (s/b) make it out of here. (s/b) EmptySam 25 Mai - 22:39

Sa mâchoire se serra face à la douleur qui remontait jusque dans sa colonne vertébrale, au mouvement que le kinésithérapeute lui faisait travailler et répéter inlassablement depuis près de trente minutes. Depuis son accident, Sören n'avait ressenti que peu de sensations, pour ne pas dire aucune, dans le bas de son corps, et si la douleur n'était pas appréciable, elle n'en était pas moins supportable et surtout bon signe. Il était en voie de guérison. Les médecins ne pouvaient prédire combien de temps l'ancien alpiniste mettrait avant de remarcher, ni même si ce jour viendrait, mais il y avait du progrès ce qui suffisait à lui redonner un peu d'espoir quant-à son avenir. Du haut de ses quarante-sept ans, l'homme avait passé l'année et demi qui venait de s'écouler à se dire que sa vie était terminée. Qu'il n'en ferait plus jamais rien, si ce n'était trainer son fauteuil au boulot, et prétendre qu'il pouvait ré-apprendre à vivre différemment, sans ses souvenirs ou l'utilisation de ses jambes. A ses yeux, c'était de la survie et non pas une vie et seule la présence de sa fille ainée lui avait permis de garder la tête hors de l'eau dans ces moments de réalisation. N'ayant pas le moindre souvenir d'elle, Juliet s'était pourtant montrée présente pour lui, avait conter inlassablement l'histoire de leur vie, les souvenirs partagés avec Rose, ceux de sa disparition, et le quarantenaire avait bien vite compris qu'il n'était pas en droit d'imposer une nouvelle tragédie à cette gamine. Elle avait beaucoup trop perdu pour son jeune âge, et s'il ignorait tout d'elle, Sören avait réussi à créer un lien fort et inébranlable rapidement, sachant au fond de lui que cette jeune femme devait être sa seule et unique préoccupation à présent. C'était comme ci ce lien avait toujours été présent, dessinant les souvenirs que Juliet lui avait raconté dans son esprit pour en fabriquer de nouveaux, aussi faux puissent-ils être. Enfui dans ses pensées pour contrer la douleur, il revint à lui lorsqu'on lui précisa qu'il en avait fini pour aujourd'hui et qu'on lui proposa ensuite de lui installer son appareillage. « Ce ne sera pas nécessaire aujourd'hui. » Il força un sourire, avant de laisser l'homme trouver seul le chemin de la sortie, comme il avait l'habitude de le faire. Peut-être était-ce de la fainéantise de ne pas essayer de marcher, ne fus-ce que quelques mètres, mais sa séance de rééducation venait de l'épuiser et Sören n'avait nul part où aller ce soir. C'est devant la télévision qu'il finirait sans aucun doute sa soirée, si ce n'était dans son lit une fois que les anti-douleurs l'auraient assommé.
Devant le poste de télévision, il mit pause lorsque Billie apparu dans le salon, adressant un sourire à la jeune femme. Ces dernières semaines, elle avait été une bouffée d'air frais, redonnant vie à la maison qu'il n'avait pas encore réussi à s'approprier totalement. Sören avait emménagé ici lorsqu'il avait pris la décision de demander le divorce, en février dernier, et avait pris le temps de faire les choses bien afin de se faciliter la vie : il avait fait installer un monte-escaliers, agrandir les portes, placer une douche dans laquelle il pouvait avec sa chaise, et s'était assuré que chaque meuble était adaptés à sa hauteur. Si à ce niveau là, c'était bien plus simple, Sören n'en restait pas moins esseulé la plupart du temps. Juliet ayant choisi de commencer ses études à Portland en septembre et, ayant volontairement rompu contact avec une bonne partie de son passé, les amis ne se bousculaient pas à sa porte. « Je pense que je devrais m'en sortir, merci. » Il confirma, lorsqu'elle lui annonça que tout était fait à son niveau, ne souhaitant pas la retenir plus longtemps. Vu son jeune âge, et sa liberté fraîchement retrouvée, Sören ne doutait pas du fait qu'elle aie mieux à faire de sa soirée et était sans doute impatiente de terminer sa journée. Il ouvrit légèrement la bouche lorsqu'elle mentionna son salaire, puis la referma pour la laisser terminer sans l'interrompre, malgré l'envie de lui présenter ses plus plates excuses. « Je suis désolé, ça m'est complètement sorti de la tête, tu aurais dû me le rappeler directement. » Son ton n'était pas accusateur, bien au contraire, Sören s'en voulait un peu de l'avoir mise dans une telle situation, sachant très bien qu'elle avait déjà bien du mal à se ré-adapter à la vie en liberté en général. Si elle n'avait jamais abordé le sujet avec lui, le quarantenaire avait pris soin de faire ses recherches avant de l'accueillir chez-lui et lui confier la gestion de son quotidien, et pouvait sans mal voir que Billie se battait pour garder la tête hors de l'eau, elle aussi. « Tu peux me passer le téléphone, s'il-te-plaît? Je vais te faire ça immédiatement. » Si au début ça avait été une galère sans nom d'apprendre à utiliser un téléphone portable, sa mémoire s'arrêtant vingt-trois années en arrière, Sören parvenait aujourd'hui à se débrouiller et trouvait l'invention pratique - pour le coup, ça allait lui épargner un déplacement à la banque. Récupérant l'appareil, il ouvrir l'application de la banque, puis porta son attention sur Billie pendant que l'application chargeait. « Comment ça se passe avec ton proprio ? » La jeune femme avait vaguement mentionné un appartement miteux mais surtout un propriétaire loin d'être réglo, qu'il s'était d'ailleurs proposé de rencontrer afin de lui filer un petit coup de mains, ce qu'elle avait fermement refusé. Sören n'avait pas insisté, bien que ce ne soit pas l'envie qui manque, préférant ne pas mettre les pieds là ou ça ne le regardait pas.

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Message· · Sujet: Re: make it out of here. (s/b) make it out of here. (s/b) EmptyMer 29 Mai - 23:18

La situation lui semblait parfois étrange. Elle qui s'était imaginée mourir sous la décision de l'état après avoir passé Dieu seul aurait pu prédire combien de temps à attendre que l'heure arrive enfin, se retrouvait aujourd'hui à travailler pour quelqu'un qu'elle ne connaissait pas, qui lui avait offert une opportunité qu'elle n'aurait pu refuser – les gens semblaient vouloir se renseigner sur elle avant de lui donner un emploi, et les informations qu'ils étaient capables de trouver sur Internet avaient l'air suffisamment rédhibitoires pour lui refuser les places pour lesquelles elle avait postulé –, et dont elle voyait le quotidien défiler sous ses yeux presque tous les jours de la semaine. Parfois, elle avait la sensation d'être un peu voyeuse ; à regarder un homme essayer de réapprendre à marcher, d'apprivoiser à nouveau quelque chose qu'il avait eu mais lui avait été enlevée, elle ne se sentait pas légitime d'être là. Et pourtant, elle avait aussi l'impression qu'il pourrait comprendre, s'il venait à apprendre son passé, la rééducation métaphorique de la vie qu'elle devait elle aussi faire pour se réadapter à quelque chose qui lui a été retiré pendant un peu plus de quatre ans. Parce que là était aussi la raison pour laquelle elle avait accepté l'emploi, quand bien même il était à mille lieues de ce qu'elle aurait espéré plus jeune, avant que tout ça ne s'abatte sur elle : il ne semblait pas savoir qui elle était, d'où elle venait, ce par quoi elle était passée. À aucun moment, l'idée d'un casier judiciaire, d'un nom affiché à la une de certains journaux, de mains apparemment tachées du sang d'un homme reconnu et aimé autour de lui n'était arrivée sur le tapis. Elle s'était rendue à l'entretien qu'ils avaient eu avec une boule au ventre, grandissant de plus en plus à mesure que la conversation se déroulait, qu'il lui demandait quelles étaient ses compétences et autres aptitudes, si elle était en mesure de faire telle ou telle chose nécessaire au bon déroulement de cette sorte de collaboration qu'elle imaginait déjà bancale, avec la peur que la question lui tombe sur le coin du nez si forte qu'elle n'osait se dire que tout semblait se passer... bien. Elle n'était jamais venue. Comme si Sören n'avait pas cherché à savoir qui elle était ou ce qu'internet pourrait révéler sur Billie Fairchild, comme la plupart des employeurs avaient l'habitude de faire de nos jours. Elle ne s'était pas sentie jugée, toisée, ou n'avait pas eu l'impression qu'il était dans l'attente de quelque chose ; un aveu, une confession, un mot de trop qui aurait trahi la pseudo couverture derrière laquelle elle tentait de se cacher pour avoir un peu de cette normalité à laquelle elle aspirait mais qu'elle imaginait (savait) impossible. Comme si les choses étaient plus simples, d'un coup, et qu'elle devait tout faire sauf rater la chance qui lui était proposée de ne pas voir son passé remonter à la surface au détour de chaque conversation. C'était probablement pour ça qu'elle s'était faite à la routine que constituait sa présence chez Sören, au fil des semaines qui s'étaient écoulées depuis qu'elle avait commencé ici. L'épaule appuyée contre l'encadrement de porte, elle hocha un peu la tête lorsqu'il lui indiqua ne plus avoir besoin d'elle, et la secoua quelques secondes plus tard aux excuses qu'il lui présenta. « Non c'est pas –, c'est pas bien grave. Je m'étais dit que t'avais probablement zappé, sur le coup. » Elle haussa légèrement les épaules mais s'exécuta malgré tout lorsqu'il lui demanda de lui apporter son téléphone, le glissant entre les mains de son patron et se laissant tomber sur l'accoudoir du canapé, regardant distraitement ses doigts pianoter sur l'écran. « Merci. » elle se contenta de souffler, passant à nouveau une main parmi les longues mèches blondes qui lui tombaient au milieu du dos, sentant un certain soulagement se glisser en elle à l'idée qu'elle allait être en mesure de régler sa petite dette – Dieu merci, elle ne payait pas grand-chose pour le taudis miteux qu'elle habitait. Sans prévenir, ses sourcils s'arquèrent à la question qu'elle n'attendait pas de la part de Westerberg, et elle prit quelques secondes à le détailler, clignant un peu des yeux, avant de revenir sur Terre et de répondre. « Mh, ça se passe. » Elle comptait s'arrêter là, peu désireuse d'exposer sa situation de la sorte, mais le regard qu'il lui lança en retour lui arracha un léger soupir avant qu'elle ne reprenne finalement : « il n'est pas vraiment conciliant et tarde à faire les travaux pourtant basiques que je lui demande de faire pour que les choses soient un peu convenables. Par contre, il est toujours là à temps pour réclamer le loyer si j'ai le malheur d'avoir un peu de retard. » De plus belle, elle haussa les épaules. « Il ne deviendra jamais mon meilleur ami, en bref. » Non pas que c'était ce qu'elle recherchait dans les quelques relations – positives – qu'elle avait réussi à nouer depuis son arrivée dans l'Oregon. Elle ne savait pas vraiment combien de temps elle laisserait ses bagages ici, tout en se doutant qu'elle n'était pas prête de repartir, ne sachant pas où s'échouer si elle venait à quitter Windmont Bay pour un ailleurs bien abstrait.

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Message· · Sujet: Re: make it out of here. (s/b) make it out of here. (s/b) EmptyMer 26 Juin - 17:34

Au delà de la perte de sa mobilité, le plus difficile pour Sören après l'accident avait été d'apprendre à demander de l'aide pour des gestes du quotidien pourtant on ne peut plus simple. C'était humiliant de ne pas être capable d'attraper un verre dans l'armoire du haut, de ne pas pouvoir se cuire un plat de pâte sans risque de finir ébouillanté parce que l'évier -tout comme la cuisinière- était trop haut pour lui. Pire encore, il avait à son réveil eu besoin d'aide pour se rendre aux toilettes ou prendre sa douche, une infirmière passant à plusieurs reprises chez lui pour l'aider en relais avec son ex-femme. S'il était parvenu à résoudre la majorité des problèmes venant avec son nouvel handicap, Sören n'en restait pas moins dépendant et la présence de Billie, cinq jours par semaine -lorsqu'il ne lui envoyait pas un message son jour de congé - lui était d'une grande aide. Le fait de la payer pour son travail, plutôt que de dépendre de la femme qui avait partagé sa vie ces derniers mois - et dernières années, pour autant qu'il le sache -, était légèrement moins dégradant à ses yeux. C'était un peu comme si Billie était sa baby-sitter, si ce n'était qu'elle veillait sur un quarantenaire plutôt que sur des gosses, ce qui, tout du moins aimait-il le penser, était bien plus simple. Le directeur espérait que, comme lui, elle trouvait son compte dans cet arrangement qu'ils avaient trouvé il y a plusieurs semaines à présent, bien que conscient qu'il ne s'agissait pas du job le plus divertissant qui soit.
« C'est grave, si ça t'empêche de payer ton loyer. » Il lui adressa un sourire, sincèrement désolé d'avoir oublié une nouvelle fois de la payer en temps et en heure. Si sa mémoire à court terme n'avait pas écopé du même traitement que sa mémoire en général, Sören n'en était pas moins très souvent distrait et oubliait des choses aussi simple que bonjour. Prenant le téléphone en main, il ouvrit l'application de la banque en y tapant lentement son mot de passe - il n'était pas encore pro de la technologie, mais ça venait - avant de relever la tête vers la jeune femme, à présent assise sur le fauteuil face à lui. Sören grimaça lorsqu'elle lui conta rapidement sa situation avec son propriétaire, n'ayant pas réfléchi une seule seconde aux soucis que pouvaient engendré ce petit oubli. « Encore désolé pour ça, je ne te facilite pas la vie alors que tu es d'une grande aide dans la mienne. » Il avait bien vu dans son attitude qu'elle n'aimait pas avoir à lui réclamer de l'argent, ce que le quarantenaire pouvait concevoir et qui le faisait culpabiliser un peu. « Je vais me mettre un rappel au calendrier pour être certain que ça n'arrive plus. » Il affirma dans un nouveau sourire, avant de pincer les lèvres et réfléchir quelques secondes à la proposition qu'il s'apprêtait à lui faire. Pour lui, il n'y avait que du bénéfique à tirer de celle-ci, mais Sören n'était pas certain que ce soit le cas pour Billie et ne désirait pas lui mettre la pression ou lui donner l'impression qu'elle n'avait pas vraiment d'autres choix qui s'offraient à elle. « Si la situation ne s'arrange pas, il y a une chambre de libre à l'étage. N'hésite pas à l'utiliser autant que tu veux. » Il haussa les épaules, n'ayant aucune utilité de la pièce dans laquelle s'entreposaient encore des caisses non-ouvertes après son déménagement en février. Un tas de trucs peu importants y étaient rassemblés, des objets qui avaient appartenu à sa vie passée et qu'il avait gardé "au cas ou" la mémoire lui revenait, sans grand espoir pour que cela arrive un jour. « Je me doute bien que vivre avec son boss n'est pas la proposition la plus alléchante qui soit, mais on pourrait revoir ton contrat. Ce serait un peu comme être au-pair, j'imagine? » Il rit doucement, avant d'ajouter. « Prends-le temps d'y réfléchir. » Sur le moment, Sören ne voyait aucun point négatif - pour lui - à cette proposition à laquelle il avait vaguement réfléchi quelques jours plus tôt, attendant le bon moment pour lui glisser l'offre. Ce n'était pas comme si avoir une étrangère sous son toit allait l'empêcher d'avoir une quelconque intimité, ayant perdu celle-ci en même temps que l'usage de ses jambes, et s'il ne comptait pas abusé de sa présence et sa gentillesse, Westerberg savait aussi que pouvoir crier à l'aide pour un simple geste de quelques secondes pour elle, une poignée de minutes pour lui, pouvait s'avérer utile. De plus, s'il pouvait aider la jeune femme, dont une erreur de la justice avait ruiné la vie, lui rendre un tan soit peu la pareille pour toute l'aide qu'elle lui avait apporté ces dernières semaines, il n'en était que plus ravi.

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Message· · Sujet: Re: make it out of here. (s/b) make it out of here. (s/b) EmptyJeu 11 Juil - 22:53

Sa vie n'avait rien d'idéal, mais pouvait-elle seulement y prétendre encore, de toute façon ? Probablement pas. Aussi, Billie avait-elle appris au fil des mois à se contenter de ce qu'on voulait bien lui donner. Un toit au-dessus de la tête, dans un appartement qui n'avait rien d'un château mais lui permettait au moins d'avoir un « chez elle », pas tout confort, pas tout inclus, mais est-ce que ce point-là avait seulement vraiment de l'importance, à l'heure actuelle ? Elle avait troqué ses rêves de grandeur avec lesquels elle s'était nourrie et abreuvée quand elle était encore en état de les faire, avait laissé au placard son espoir fou de percer un jour, voir les projecteurs se poser sur elle pour une raison autre que celle qui avait fait sa triste renommée, et s'était laissée porter par le fait qu'elle avait, au moins, réussi à décrocher un emploi grâce à Sören. Ça n'était pas l'idéal, mais dans l'esprit de la jeune Fairchild, c'était le maximum qu'elle pouvait espérer à l'heure actuelle, maintenant que le reste s'était fait la malle. Elle s'était faite à l'idée ; plus ou moins, l'espérait-elle. Elle s'était mis en tête le fait qu'elle risquait sans doute de ne pas vraiment atteindre meilleure situation que l'actuelle, et au moins parvenait-elle à se rationaliser avec une pensée simple, mais qu'elle espérait efficace : elle était en liberté. Elle avait retrouvé la possibilité de se mouvoir comme bon lui entendait, de se targuer de ne plus avoir la CCTV ou les regards des gardiens posés sur elle, quand bien même les vieilles habitudes persistaient à lui coller à la peau. Pourtant, dans cette conviction personnelle qu'elle tentait de s'instaurer du mieux qu'elle le pouvait, elle ne parvenait pas à passer outre toutes les choses du quotidien qui lui rappelait la situation dans laquelle elle avait été. En voyant Sören pianoter sur l'écran de son téléphone, elle sentit son ventre se dénouer un peu. L'angoisse l'avait prise aux entrailles à l'idée de lui demander son dû, se rappelant la façon dont les choses se passaient avec Malcolm, parfois, et dont elles s'étaient surtout finies. Sören, pourtant, ne fit aucune remarque désobligeante, se contenta d'excuses qu'elle sentait sincères, et voilà qui était fait. Elle observa l'homme face à elle un instant, remontant un genou contre sa poitrine, le menton posé sur son articulation et une légère moue inconsciemment dessinée sur son visage. « C'était une question de quelques jours. Et puis, c'est réglé, maintenant. » Elle tenta de prendre avec décontraction l'objet de son anxiété ces derniers instants, laissant derrière elle comme elle le pouvait les sensations désagréables qui parcouraient encore sa peau. Gardant son visage sur son genou, se donnant sans s'en rendre compte un air de petite fille boudeuse – encore plus avec ses traits démaquillés, ses cheveux blonds qui tombaient en cascade de part et d'autre de son visage, et ses joues légèrement rosies de sa journée de travail –, elle ne put s'empêcher de rouler doucement des yeux en l'entendant. « N'exagère rien. » Elle avait conscience, évidemment, qu'elle l'aidait dans son quotidien : c'était là l'unique but de sa présence entre les murs de cette maison, après tout. Mais elle avait envie de lui dire que ça n'était pas l'histoire d'un loyer en retard qui compliquerait drastiquement son existence, après ce par quoi elle avait pu passer. Hochant doucement la tête pour le remercier silencieusement à l'évocation du rappel dans le calendrier, elle garda la même position et haussa les sourcils en entendant la proposition qui, après quelques secondes de silence, traversa la bouche de Sören. Elle crut d'abord mal comprendre, toisa le quarantenaire en essayant de trouver sur ses traits l'indication quelconque qu'il aurait pu se tromper, vouloir dire autre chose, ou qu'elle avait simplement rêvé ses propos. Mais rien. Son regard dans le sien, elle redressa un peu son dos et remplaça son menton par ses longs doigts fins, placés sur son genou. « Tu veux que je vienne vivre ici ?... » Elle le détailla, un air curieux sur les traits, la tête légèrement penchée sur le côté. Était-il seulement totalement sérieux lorsqu'il lui proposait ça ? Rapidement, elle commença à peser le pour et le contre. Pour : plus de loyer à payer à un homme peu commode, plus à s'inquiéter non plus des travaux à faire dans l'appartement qu'elle habitait, un environnement agréable autour d'elle (sacré glow up, en l'espace de quelques secondes), la possibilité de savoir que quelqu'un était là aussi. Contre : la perte de son intimité, le fait de vivre avec son patron, elle ne le connaissait pas tant que ça, malgré les contacts entre eux depuis qu'elle travaillait pour lui. Se mordant doucement la lèvre, elle fit le tour de ses pensées, rapidement, avant de hausser un peu les épaules. « J'en sais rien. T'es sûr de ça ? Je veux dire... » Elle s'humecta un instant les lèvres. « C'est une chose que je bosse pour toi, c'en est une autre que je vienne vivre ici. On sait pas, peut-être que tu vas finir par en avoir marre ? » De nouveau, elle haussa un peu les épaules, continuant d'observer les traits du quadragénaire en cherchant à toiser le degré de sérieux dans sa proposition.

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Message· · Sujet: Re: make it out of here. (s/b) make it out of here. (s/b) EmptyMar 13 Aoû - 21:20

Si leur deux situations respectives n'avaient rien de comparables, Sören aimait à penser que, d'une façon moindre, la jeune femme et lui traversaient la même chose. Comme lui, lorsqu'il était sorti de l'hôpital près de deux ans plus tôt, Billie devait apprendre à se reconstruire et prendre un nouveau départ dans la vie, qui avait été gâchée par une erreur de la justice. Il ignorait si c'était l'aide qu'elle lui apportait au quotidien, ou le sentiment d'injustice qui régnait lorsque Sören pensait à son histoire, mais le quarantenaire ne pouvait s'empêcher de se sentir responsable de la jeune femme, espérant pouvoir lui faciliter un tant soit peu la vie par l'offre d'emploi qui lui avait faite, et celle qu'il s'apprêtait à mettre sur la table. Billie était le rappel qu'une erreur, volontaire comme innocente, pouvait avoir des répercutions incommensurables, au point de foutre en l'air la vie de plusieurs personne. C'était injuste, et loin d'être un cas isolé pour autant. La pensée lui noua l'estomac, et dans un coin de sa tête, Sören rangea l'idée de lui en parler un jour, s'il estimait que le moment était propice. N'ayant jamais mentionné son passé devant lui, le directeur n'avait pas posé de questions et laissait Billie se complaire dans l'idée que son "patron" était ignorant d'une médiatisation qui avait, pourtant, était difficile à éviter. « Je n'exagère pas. Tu n'as pas idée du soulagement que tu m'as apporté. » Il lui adressa un sourire sincère, avant de caler son téléphone entre sa cuisse et le rebord du fauteuil. Au delà de l'aide en elle-même, qui de toute évidence lui facilitait la vie, Billie lui apportait le confort de ne plus dépendre de ses proches. Elle l'avait libéré, en grande partie, de cette impression d'être un poids pour eux, mais aussi de la pitié qu'il pouvait régulièrement lire dans leurs yeux, notamment ceux de son ex-femme.
La proposition d'emménager dans la chambre disponible lancée, Sören se dit qu'il aurait peut-être dû consulter Juliet, par principe, avant de faire une telle offre, avant de conclure qu'elle n'avait pas réellement son mot à dire. Si l'avis de sa fille et son bien être était le seul qui lui importait réellement, cette dernière n'était présente que les weekends - lorsqu'elle rentrait, du moins, à la maison - et Westerberg ne pouvait pas lui laisser une telle décision pour lui (ainsi que pour Billie) entre les mains. « Non. Oublie ce que j'ai dit. » Sérieux, ses lèvres s'étirèrent malgré lui dans un sourire. Sören pouvait être un vrai connard lorsqu'il s'y mettait, mais pas au point de revenir sur une proposition faite quelques secondes plus tôt, qu'il estimait alléchante. « Il y a de grandes chances que tu en aies marre avant moi... Mais qu'est-ce que ça coute d'essayer ? » Il questionna, levant les mains avant de les laisser retomber sur ses cuisses. Pour lui, rien, c'était clair. « Dans le pire des cas, tu auras perdu un appart' qui n'a rien d'exceptionnel... et gagné quelques semaines, ou mois, à ne pas payer de loyer pour payer la caution du prochain. » Sören arqua un sourcil, attendant de savoir ce qu'elle en pensait, avant de reprendre une expression plus neutre. « Prend le temps d'y réfléchir, c'est surement pas une décision que tu veux prendre à la légère. Et surtout ne te sens pas obligée d'accepter. Je peux comprendre qu'il y a plus alléchant comme proposition que de vivre avec son handicapé de patron. » Il termina sa phrase sans trop de sérieux, bien que pensant chacun de ces mots. Entre plénitude et dévalorisation, Sören n'avait pas une image bien brillante de sa personne depuis l'accident, et ce qu'il découvrait sur l'homme qu'il était « avant » n'allait pas vraiment à l'encontre de cet avis négatif, bien au contraire.

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