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Atticus Byron

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Message· · Sujet: it's not living if it's not with you. it's not living if it's not with you. EmptyDim 19 Mai - 13:18

lydia + atticus
And all I do is sit and think about you
If I knew what you'd do
Collapse my veins wearing beautiful shoes
It's not living if it's not with you

@the 1975, it's not living if it's not with you.

Make direct amends to such people wherever possible, except when to do so would injure them or others. C’est le point le plus important du programme, lui répétait Rheon. Trouver ceux à qui il avait fait du mal à cause de son addiction. Être honnête avec lui-même et avec deux. Demander pardon et se préparer à l’éventualité qu’ils puissent ne pas accepter ses excuses. Répéter le processus, jusqu’à ce que chaque nom sur la liste soit barrée d’un trait. Et passer à autre chose.
Fuck that. Lorsqu’il voyait toutes les têtes de con du lycée s’aligner devant lui, il se disait qu’il n’avait rien à leur dire et encore moins à leur demander pardon. Pour quoi faire ? Pour avoir mené Windmont High à la victoire régionale trois années de suite ? Pour avoir réussi là où tout le monde avait toujours échoué - réussir à amener en douce de l’alcool lors de la réunion parents-prof à l’automne 2016 ? Pour les avoir fait rêver, encore et encore, touchdown après touchdown ? Wow, guys, so sorry I’ve been such a prick.
Atticus porta à ses lèvres le gobelet de jus d’orange premier prix et grimaça. L’alcool lui était également interdi. Pour ce qu’il en savait, il était simplement addict aux analgésiques en tout genre et ne voyait pas pourquoi il n’aurait pas pu plonger la tête la première dans le bol de punch, mais il préférait ne pas tenter le diable - ou plutôt Rheon, qui avait promis qu’il viendrait le chercher à minuit sans faute. Il regarda son portable - deux notifications Tinder, une pour lui signaler que son abonnement Premium prenait fin, l’autre pour lui faire savoir que Taylor, 22 ans, n’avait pas apprécié de savoir qu’il s’était tapé sa soeur à une soirée il y a trois ans - et apprit qu’il avait encore trois heures à tirer au milieu de ce nid de serpents. Personne ne lui parlait. Pourtant, il avait reconnu de nombreux visages. Mais aucun n’avait eu le courage de venir le saluer. Peut-être pensaient-ils que l’addiction s’attrapait comme une maladie contagieuse. Peut-être avaient-ils cru les rumeurs. Peut-être qu’ils avaient entendu les vérités. Ou peut-être qu’ils se fichaient de lui, tout simplement, et dans ce cas-là, Atticus était partagé entre le soulagement et la rage. Soulagement parce qu’il n’avait pas la moindre envie de parler. Rage parce qu’il ne comprenait pas ce qui avait bien pu changer, où ça avait merdé pour qu’il passe du rang de dieu vivant à celui de junkie pestiféré.
Tout à coup, il avait besoin d’air. Il ne supportait plus d’être là, dans le gymnase de son adolescence transformé pour l’occasion en buffet de seconde zone. L’odeur familière le prenait à la gorge, le mélange de sueur mal dissimulé, de caoutchouc et de peinture fraîche lui donnait mal à la tête et le faisait paniquer. Et quand il paniquait, il avait mal et quand il avait mal, il voulait se planter une seringue de Vicodin liquide dans le bras, et quand il voulait faire ça, généralement, il se réveillait à deux cent kilomètres de lui, dépouillé, à poil et sans le moindre souvenir de ce qu’il avait fait les cinq jours précédents. Il aurait pu appeler Rheon, lui dire qu’il voulait qu’il vienne le chercher tout de suite, mais il ne voulait pas entendre la déception dans la voix de son compagnon de sobriété. Seriously, Atticus ?
Il jeta le gobelet dans une poubelle qui se révéla après coup être un panier de dons pour un camarade récemment amputé suite à un accident de voiture et Atticus prit ce moment comme signe qu’il lui fallait s’éclipser au plus vite. Sans un regard pour ses anciens camarades de classe, il sortit par une petite porte du gymnase et se retrouva tout à coup dehors, sur le stade de Windmont High. A cette heure-ci, il était désert. Les lumières principales n’étaient pas allumées et seuls deux ou trois lampadaires éclairaient la pelouse fraîchement retournée. La tête d’Atticus tourna. C’était encore pire de se trouver ici.
A quelques mètres de lui se trouvaient les gradins. Un souvenir dansa devant ses yeux, celui d’un match de juin, il y a trois ans de ça. La foule. Les cris. Le touchdown final, celui qui avait explosé les records et lui avait assuré sa bourse pour Notre Dame. Le début de la fin. Comme hypnotisé, il fit quelques pas vers les gradins pour découvrir qu’une silhouette solitaire y était installée. La lueur blafarde du lampadaire lui révéla le visage de l’inconnue quand elle releva les yeux, qu’elle avait très grands, immenses même, au milieu de son petit visage délicat comme celui d’une poupée.
Non, en fait, c’était ça le pire.
Se retrouver face à elle, ici.
Atticus ouvrit la bouche pour la refermer, comme un poisson hors de l’eau. Il fourra ses mains dans les poches de son blouson pour ne pas montrer qu’il commençait à s’enfoncer les ongles dans la peau et se racla la gorge. Il n’avait rien dire à dire et puis tout à dire aussi, et ça ne faisait jamais bon ménage. « Ça paraît loin tout ça, hein. » tenta-t-il enfin. Peut-être faisait-il allusion au lycée. Au stade. Mais pas à eux. Non, eux, c’était encore là. Frais et ouvert comme une fracture.

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: Re: it's not living if it's not with you. it's not living if it's not with you. EmptyLun 20 Mai - 10:46

Elle ne savait pas pourquoi elle venait encore là. Ou plutôt si, elle savait clairement ce qui menait ses pas jusqu’à ces gradins chaque fois qu’elle aspirait à s’isoler : personne ne viendrait jamais la chercher en pareil endroit. Elle détestait toute forme, avancée ou non, de sport, après tout. N’est-ce pas ? C’était ce qu’elle s’était toujours évertuée à clamer, haut et fort, pour que chacun le sache. Quelle ironie, vraiment, qu’elle soit précisément tombée dans le panneau de l’un de ses symboles les plus ridicules. Alors c’était une belle grosse blague que le seul lieu où elle puisse vraiment respirer était ce bord de terrain qu’elle avait évité comme la peste auparavant. Et qu’y fichait-elle, en réalité, sur cette banquette usée, en hauteur, à part frissonner dans sa veste en jean qui ne la protégeait aucunement de la brise nocturne ? Elle fixait un point au loin, l’air absent, ou se perdait dans la contemplation du ciel noir picoré d’étoiles, une cigarette se consumant entre son index et son majeur. Sa vie semblait se résumer à ça, désormais : observer le vide de son quotidien, sans s’en émouvoir vraiment, mais sans pouvoir y échapper non plus. Qui était-elle donc devenue pour avoir une existence aussi morose et affligeante ? Comment avait-elle pu basculer dans le néant de la sorte ? Elle ne préférait cependant pas se noyer dans ces pensées-là. Parce qu’elle savait parfaitement ce qui l’avait poussée à être cette nana-là : celle qui pouvait rester des heures sur un banc humide, sans rien faire. Trois ans plus tôt, elle n’aurait pas supporté cette immobilité.
À moins qu’inconsciemment, elle ait cherché le moment qui allait arriver. Il n’y avait pourtant pas de raison pour qu’elle le veuille. Elle avait tout fait pour tourner la page, pour renvoyer Atticus et son sourire irrésistible aux Enfers où il aurait dû rester. Elle ne savait pas pourquoi elle y avait cru, pourquoi elle se laissait encore écorcher vive par sa colère. Peut-être parce que, d’une certaine façon, leur histoire s’était finie brutalement, sans lui laisser le temps de cicatriser. Et puis, il ne fallait pas se leurrer : le simple fait de poser les yeux sur Robin lui rappelait sa bêtise. Elle était condamnée à être constamment mise face à ses choix, ça n’aidait pas à passer à autre chose, forcément.
Ce soir, elle avait eu besoin de s’échapper. Elle avait littéralement abandonné sa fille à la maison, sachant pertinemment que quelqu’un se dévouerait pour s’en occuper. Et si la culpabilité la rongeait, formant une bile âcre dans le creux de son ventre, elle la faisait momentanément passer à chaque fois qu’elle tirait sur sa cigarette. S’il n’y avait pas eu sa famille, sans doute qu’on lui aurait depuis longtemps enlevé Robin pour la confier à des gens plus compétents, mais Lydia ne pouvait s’empêcher de se dire que l’enfant était mieux lotie avec ses oncles et tantes qu’avec sa propre mère. Finalement, songea l’adolescente avec amertume, elle ne valait pas mieux que ses bons à rien de parents.
Elle fut tirée de ses sombres pensées par l’apparition d’une silhouette au loin. Celle-ci était cependant trop éloignée pour qu’elle s’en soucie vraiment, et comme il y avait peu de chance que la personne errante la remarque, elle reporta son attention sur l’horizon, le corps légèrement agité, pour se tenir chaud, alors qu’elle aurait pu simplement se lever et retourner chez elle. Au bout de quelques minutes, elle nota l’approche de l’inconnu et elle émit un soupir agacé, sans pour autant bouger, espérant encore, à ce stade, ne pas avoir été repérée. Un nouveau coup d’œil blasé lui retourna toutefois le cœur lorsqu’elle comprit que ce n’était pas n’importe qui qui se trouvait là, en bas des gradins. Une colère sourde brilla dans le regard de la jeune femme mais elle s’efforça de rester impassible. Elle s’était entraînée, ces dernières années, à enfiler ce masque implacable, pour être certaine que le jour où elle serait à nouveau confrontée au garçon qui lui avait brisé le cœur, elle pourrait lui démontrer qu’elle n’en avait plus rien à foutre de lui.
Mais qui croyait-elle leurrer ? Atticus ouvrit la bouche et la blessure s’ouvrit, sanguinolente, purulente, pour déverser la pourriture dans le corps de la demoiselle. Seuls les yeux de Lydia la trahirent – un bref battement de cils qui fit trembler le voile – et elle serra les dents et pinça les lèvres. Sa première idée fut d’ignorer royalement le commentaire, ne pas offrir à Atticus le moindre interstice pour s’immiscer dans sa vie. Mais elle ne pouvait pas se duper elle-même, et elle opta pour une autre tactique. Elle regarda d’abord autour d’elle, puis jeta un coup d’œil derrière elle, comme si elle cherchait à identifier à qui il pouvait s’adresser, puis elle feignit la surprise – une surprise cynique, aigrie – et se désigna en demandant :
- Oh, pardon ? C’est à moi que tu parles ? Sois plus prudent. On ne sait jamais qui pourrait se cacher dans l’obscurité et surprendre cette conversation. Il ne faudrait pas que ta belle réputation en pâtisse !
Elle regretta le ton sur lequel elle avait parlé, pas ses mots. Elle aurait voulu être détachée, indifférente à sa présence, agir comme s’ils n’avaient pas partagé un cœur, durant une brève partie de leur existence. Mais elle en était incapable. Pas quand poser les yeux sur lui suffisait à raviver le manque, la douleur, l’humiliation et la solitude. Il avait tout sali, il n’avait pas le droit d’agir comme ça avec elle. Comme si tout allait bien. Comme s’il n’avait pas ruiné sa vie.

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Atticus Byron

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Message· · Sujet: Re: it's not living if it's not with you. it's not living if it's not with you. EmptyVen 19 Juil - 19:15

Elle n’aurait pas plus mal tomber. Dans ses poches, les mains d’Atticus subissaient les assauts répétés des ongles qui s’enfonçaient dans sa chair. Il faisait tout son possible pour contrôler les tressautements de sa jambe. S’il y avait bien une personne à qui il voulait cacher ce qu’il était devenu, c’était Lydia. Mais elle lisait en lui comme un livre ouvert. Tôt ou tard, elle saurait, elle s’apercevrait que le garçon en face n’était plus Atticus. Et il aurait été bien incapable de dire qui était là, à sa place, dans son propre corps. Son identité s’était perdue, désagrégée. Wow, un mot de quatre syllabes. Good job. Il avait toujours été stupide, par facilité, par évidence. Il n’avait pas besoin d’être malin quand il pouvait traverser un stade en moins de deux minutes. Alors forcément, quand la vie avait commencé à lui demander de réfléchir deux minutes, il n’était pas préparé.  Et Lydia Winters demandait beaucoup de réflexion. Elle le forçait à prendre le temps. À penser plutôt que d’agir. À ressentir plutôt qu’à ignorer tout ce qui se passait en lui et que son père balayait d’un revers de la main. On n’a pas le temps pour tes états d’âme, fils. Personne n’avait jamais eu le temps. Sauf Lydia et il avait tout gâché.
Elle avait toutes les raisons du monde de lui en vouloir mais la violence de ses mots le prit tout de même de court et il vacilla légèrement, lui qui autrefois (il y a une vie de ça, lui semblait-il) se tenait si droit sur ses pieds. Dans ses poches, la peau qui entourait ses ongles se retrouva à vif et il réprima une grimace. Il aurait vraiment dû appeler Rheon. Ou au moins accepté l’attaque, il fallait toujours qu’il fonce sans réfléchir, qu’il soit ce con d’Atticus Byron qui n’avait pas dépassé le stade du vestiaire de foot. « Wow, ok. T’as tes règles ou quoi ? » rétorqua-t-il du tac-au-tac. La tactique de la folle : il la connaissait si bien qu’il aurait presque pu dire qu’il l’avait inventé. Faire passer la fille pour une hystérique dès qu’elle élevait la voix marchait à tous les coups. Mais Atticus était un fuckboy repenti. Il n’en avait pas l’air mais il essayait, il essayait vraiment de mettre tout ça derrière lui.  La preuve : il n’avait plus mis personne dans une poubelle derrière le lycée depuis au moins six mois.  Il regretta aussitôt sa pique et leva les yeux au ciel en poussant un soupir. Illuminée par les panneaux du stade, la nuit ne lui apportait aucun conseil. Il devrait affronter Lydia tout seul, visiblement. « J’suis désolé, j’aurais pas dû dire ça. » lâcha-t-il dans la continuité de son soupir. S’il avait su appliquer cette sagesse quelques années plus tôt, serait-il toujours avec Lydia aujourd’hui ? Serait-il là, à traîner la patte, revenu sur les lieux du crime comme une sorte de voleur pathétique ? Il entendait déjà la voix de Rheon, calme, sereine, complètement insupportable : tu ne peux pas savoir. Tu ne peux vivre que le présent, blablabla, paix intérieure, blablabla, ouvre tes chakras, blablabla, arrête de dépenser ton argent sur Fortnite, blablabla.
Atticus n’écoutait jamais vraiment jusqu’au bout, de toutes façons.
Mais Lydia… Lydia, c’était différent. Tout ce qu’elle avait à dire était intéressant, drôle. Elle mettait de la lumière dans sa vie. Elle riait de ce petit rire frondeur et innocent qui nouait les entrailles d’Atticus. Et quand elle passait ses bras tout frêles autour de lui et qu’elle se hissait sur la pointe des pieds pour l’embrasser, alors il se sentait pousser des ailes. Il se sentait comme un homme, et pas celui que son père aurait voulu qu’il soit, il en était sûr.
Pourquoi avait-il envoyé tout ça balader, déjà ?
Il se passa une main dans les cheveux, oubliant momentanément qu’il essayait de cacher ses doigts torturés à la jeune fille (femme ?) et balaya le stade du regard. Il campait sur sa position : tout ça paraissait si loin, si irréel, qu’il aurait pu l’avoir rêvé. Le Atticus Byron qui avait foulé cette pelouse avait totalement disparu. Il ne subsistait rien. Sauf Lydia Winters. Mais ça, il ne savait pas comment le dire à la fille à qui il avait brisé le cœur sans la moindre once de remords a l’époque. Détruisant la seule bonne chose de sa vie par la même et se précipitant dans l’abysse par la même occasion. Il le savait qu’il n’aurait pas dû venir. C’était une erreur, tout comme sa vie n’était qu’une longue succession de conneries. « J’vais te laisser, ça vaut mieux, j’crois. » concéda-t-il avant de battre en retraite, reculant d’un pas, puis deux, mais incapable de lui tourner le dos, de détacher son regard d’elle. Son prénom resonnait en lui comme une prière ou un mauvais sort, il n’aurait pas su le dire. « T’es toujours aussi jolie. » lâcha-t-il. Ça lui avait échappé comme ça, ou peut-être pas, peut-être qu’il l’avait fait exprès, juste pour voir comment elle réagirait. Juste pour voir s’il avait encore une importance, une signification aux yeux de Lydia Winters. Ou s’il était définitivement mort et enterré pour elle.

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: Re: it's not living if it's not with you. it's not living if it's not with you. EmptyLun 22 Juil - 20:32

Combien de fois cette scène lui avait-elle traversé l'esprit depuis leur rupture? Un millier, un million de fois? A chaque esquisse, elle triomphait, lui prouvait qu'elle vivait bien sa vie, que ce qu'ils avaient vécu n'était qu'une toute fine tranche de son existence et qu'elle n'y accordait plus la moindre importance. Oh, comme elle aurait aimé pouvoir lui offrir une indifférence qu'elle ne ressentait aucunement. Ne faire de lui qu'une quantité négligeable, un grain de poussière dans son oeil, qu'un battement de cils chasserait. Les souvenirs étaient peut-être rangés dans des boîtes étiquetées surtout ne pas ouvrir, ça ne signifiait pas que la simple apparition du jeune homme les réduisait à l'état de cendres qu'un simple souffle éparpillerait. En fait, si elle avait pu se leurrer, tous ces longs mois, c'était parce qu'il n'était pas dans les parages. Elle ne savait pas où il était, ne voulait même pas le savoir, mais elle savait que s'il avait continué à vivre sa vie à des endroits où elle aurait pu le croiser, elle aurait encore plus mal vécu sa grossesse et les premiers mois de la vie de Robin. Mais Atticus Byron avait disparu. Il avait été aspiré dans le néant. Pour quelle destination? Que lui importait, finalement, puisque tout était fini entre eux? Mais elle avait eu beau anticiper, se préparer mentalement, inventer des discours assassins, rien ne pouvait en réalité lui permettre d'affronter le garçon qui lui avait broyé le coeur et qui ne s'était plus soucié d'elle après. Elle était aussi démunie qu'il y a un an ou deux ans, elle n'avait pas changé d'un pouce, pour le coup, et elle se maudit d'être aussi faible, d'être le jouet de ses sentiments.
Concentrée sur le flot d'émotions qui lui retournait l'estomac et le coeur, elle fut bien incapable de remarquer quoi que ce soit de changé chez l'autre. C'était bien simple, elle ne voulait pas le regarder, elle ne voulait pas lui parler, elle ne voulait pas découvrir ce qu'il était advenu d'eux. Elle n'oubliait pas qu'il n'y avait jamais réellement eu d'eux en premier lieu, que ça n'avait été une chimère dans laquelle elle s'était noyée, que ça n'avait jamais franchi les murs des coins secrets où ils se retrouvaient. Et pour cause: Atticus Byron ne voulait pas dire au monde qu'il voyait Lydia Winters. On préférait imaginer le sportif avec une jolie pompom girl, évidemment, pas avec l'emmerdeuse de service, la gamine qui se battait contre le monde entier - et contre elle-même. Elle trouvait pourtant qu'ils avaient été bien assorti, du moins les souvenirs qu'elle gardait de leurs photos ensemble le lui laissait croire. Mais elle n'avait même plus ces preuves-là, elle avait supprimé tout ce qui était lié à lui, que ça soit les images virtuelles ou celles qu'elle avait imprimées dans un moment d'égarement. De ce qu'ils avaient été, il ne lui restait qu'un malheureux cliché, miraculé du feu de joie - enfin, de chagrin - qui avait conclu leur histoire. Une photo qu'elle avait étrangement retrouvée quelques jours plus tôt à peine. Etait-ce un signe? se demanda-t-elle, cynique. Une annonce de cette rencontre sur les vestiges de ce qu'ils avaient été?
La réponse du jeune homme lui extorqua un ricanement, tandis qu'elle secouait la tête, feignant l'incrédulité:
- Typique, commenta-t-elle simplement, railleuse.
A quoi s'attendait-elle d'un sportif à la noix? Il avait sûrement le cerveau aussi étroit que ses muscles avaient été épais. Qu'est-ce qu'elle avait cru? Avait-elle été complètement abrutie par son sourire enjoleur? Fallait le croire, songea-t-elle avec amertume. Une idiote de première, pas plus futée que ces écervelées qui agitaient leurs pompons en scandant l'hymne de leur lycée. Fallait-il cette soirée étoilée pour qu'elle le réalise enfin? Etait-ce le seul moyen que le destin avait trouvé pour l'aider à tourner la page? Réaliser qu'elle avait aimé un mirage?
Lydia n'offrit que le silence à ses excuses. Elle fixait maintenant l'extrémité rougeoyante de sa cigarette, dont les cendres s'effritaient à chacun de ses tremblements. Elle voulait lui dire qu'il pouvait se les foutre au cul, ses excuses bidons, mais la colère grondait bien trop pour qu'elle parvienne à aligner deux mots sans que sa voix tremble, alors elle opta pour le mutisme. Il comprendrait bien qu'elle n'en avait rien à faire, de lui, de ce qu'il avait fait ces dernières années, de ces foutus désolé qui n'étaient même pas sincères, elle en était sûre. Qu'il aille au diable! Qu'il retourne au néant d'où il avait émergé sans raison.
Il allait bien finir par se casser, non? Il n'avait jamais été doué pour les disputes, de toute manière. Elle s'était battue seule et, en fait, elle avait tout fait toute seule - rêver leur avenir, se donner entièrement dans cette relation cachée... l'aimer comme une folle. C'était douloureux mais libérateur, aussi, de faire face à la réalité. Si elle avait pu revenir en arrière, elle ne se serait pas mise sur le chemin du sportif, elle aurait fait un détour, préférant rester l'enfant rebelle, pour ne pas devenir la fille-mère célibataire.
Elle ne reporta son attention sur Atticus que lorsqu'il battit en retraite et elle faillit rétorquer que c'était ce qu'il faisait de mieux, mais elle ne voulait pas être cette fille aigre qui ne lui pardonnerait jamais la douleur qu'il avait causée, elle voulait être la nana qui était passée à autre chose, et ça n'arriverait jamais si elle s'adressait à lui de manière sardonique. Mieux valait donc garder le silence et le laisser lui tourner le dos. Encore une fois.
Sauf qu'il ne tournait pas le dos, qu'il continuait à l'observer et que cette attention la transperçait bien plus que le froid piquant de la nuit. Un frisson lui glissa le long de la colonne vertébrale et elle sentit une boule lui monter dans la gorge. Ah non! Pas question de pleurer devant cet imbécile! pensa-t-elle. Mais c'était sans compter sur cette voix qui lui avait chanté des mots amoureux, qui l'avait ensorcelée, et qui déclarait maintenant qu'elle était toujours aussi jolie. Etait-ce une putain de blague?
- Non, gronda-t-elle d'un ton péremptoire. Tu n'as pas le droit de me dire ça. Pas après tout ce qui s'est passé. Pas après...
Pas après l'abandon, la grossesse en solitaire, la naissance qui l'avait déchirée parce qu'elle ne voulait pas voir ce bébé qui n'avait été qu'une erreur, le chagrin qui l'avait terrassée des mois durant, la douleur qui l'ouvrait encore en deux ce soir. Mais elle ne pouvait pas évoquer ces moments parce qu'à moins d'avoir entendu les rumeurs, il ignorait tout de ce qu'elle avait vécu après leur rupture. Il ne savait pas pour Robin et c'était mieux que ça reste ainsi, elle n'avait pas envie d'avoir à s'expliquer.
Lydia écrasa sa cigarette sur la banquette puis balança le mégot dans l'obscurité du gradin. Elle se leva ensuite, tremblante d'une colère sourde, elle ne voulait pas lui accorder le plaisir de voir qu'elle n'était pas indifférente - qu'elle ne serait jamais indifférente.
- C'est moi qui m'en vais, déclara-t-elle en attrapant la lanière de son sac pour la passer sur son épaule. Après tout, c'est ton territoire.
Le sarcasme suintait de sa voix mais elle s'en fichait. Elle le regarda une dernière fois puis tourna les talons pour s'éloigner, marchant entre les deux étages du gradin en direction de l'escalier du bout. Qu'il reste donc près de son terrain adoré, qu'il lui avait toujours préféré, elle se jurait de ne plus jamais y mettre les pieds.

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Message· · Sujet: Re: it's not living if it's not with you. it's not living if it's not with you. EmptyLun 12 Aoû - 20:39

Parfois, il se demandait si les concussions à répétition ne lui avaient pas irrémédiablement abîmé quelque chose, là-haut, dans sa tête. Peut-être que s’il n’avait pas commencé le football au moment où il apprenait à marcher, il aurait peut-être pu prendre une autre voie, une qui ne lui aurait pas coûté ses capacités de réflexion. La poterie, par exemple. Ou le crochet. Mais Atticus doutait que ses prouesses en peinture sur céramique eurent intéressé Lydia Winters. S’il n’avait pas été quarterback de l’équipe de football de leur lycée, elle n’aurait jamais posé les yeux sur lui : les filles comme elles méprisaient les gars comme lui, et maintenant qu’il était sorti du vestiaire, il ne pouvait que les comprendre. Et pourtant, ils étaient tombés amoureux, non ? Les regards en biais pendant les longues heures de classe, la façon dont sa queue de cheval valsait d’un côté vers l’autre lorsqu’elle marchait, les mots qu’il laissait en secret dans la fente de son casier, ça avait été réel, ça avait existé. Il avait été ce garçon.
Il était toujours ce garçon.
Il espérait encore être ce garçon.
Quelque part au fond de lui, ce qui restait du sportif du haut niveau s’était réveillé. Cette part de lui qui n’abandonnait jamais, quoiqu’il arrive, cette part de lui qui l’avait poussé à se lever tous les jours à cinq heures du matin et à sourire sous la pluie, le vent et la neige, cette partie de lui qui s’accrochait toujours, plus vite, plus haut, plus fort, juste pour essayer d’effleurer l’or des médailles et des coupes. Et cette part de lui l’avait poussé à sortir cette bêtise, juste pour voir si avec Lydia, il pouvait encore décrocher la première place. Pas une seule seconde avait-il envisagé l’éventualité qu’elle ait un nouveau copain, quand bien même ça ne l’aurait pas étonné. Elle n’était plus la frêle gamine qu’il avait connu. La délicatesse de ses traits s’était durcie, ses grands yeux de chat assombris. À moins que ce ne soit juste sa vue qui provoque chez elle un tel changement ? Le détestait-elle à ce point ?
À ton avis, idiot ? Il s’était barré sans rien dire, comme un voleur, pour ensuite la larguer comme le pire des lâches, pour ensuite l’oublier. Il l’avait sacrifié. Et pour quoi ? Pour se retrouver là, à cette stupide soirée des anciens élèves, avec son genou qui lui faisait souffrir le martyr et la voir lui tourner le dos. J’ai tout gagné, songea Atticus. Un goût amer lui inonda la bouche alors qu’il observait Lydia se lever. Après tout, c’est ton territoire. « Qu’est-ce que t’en sais ?  » répliqua-t-il, brusquement sur la défensive. Qu’est-ce qu’elle aurait pu en savoir, de toutes façons ? Après son départ, elle l’avait bloquée partout : téléphone, email, mazebird. Elle était devenue un fantôme, un spectre intouchable et Atticus, privé de toutes nouvelles, n’avait pu que relire, encore et encore, leur histoire. Tous leurs messages, leurs photos, leurs mots qu’il avait conservés en secret et qu’il avait glissés dans un vieux cahier pour les cacher des yeux trop curieux de son père ou de la femme de ménage, il avait tout relu inlassablement jusqu’à ce soir de juin 2017. Et ensuite, le silence. La page blanche. Elle n’avait pas cherché à savoir où il était, ni ce qu’il faisait, ni s’il allait bien. Elle n’avait aucune raison de le faire, se répéta Atticus alors que Lydia lui échappait une seconde fois. Il ne pouvait pas la laisser faire ça. Pas encore. « Lydia, attends ! » Le cri perça la nuit. Sa voix était plus rauque qu’il ne l’aurait voulu, sa gorge plus serrée. Depuis quand était-il ce type sensible aux yeux humides ? Il était ridicule.
Ridicule et pourtant ça ne l’empêchait pas de claudiquer vers les gradins, vers elle, surtout. Il parvint jusqu’à la première marche de l’escalier et le contempla comme s’il était un monstre mythologique (vague souvenir de ses cours de littérature, où il était justement plus occupé à faire son stylo dans la queue de cheval de Lydia ou à lui souffler sur la nuque, juste pour voir sa peau frémir sous sa caresse). D’une main ferme, il attrapa la rambarde et se hissa difficilement sur la première marche. Sa jambe d’éclopé protesta vivement et il serra la mâchoire en relevant les yeux vers son ex-petite amie. Voilà, là, au moins, elle voyait. Elle voyait qui il était devenu, pourquoi il avait disparu. Ignorant la douleur qui enflammait son genou et qui lui avait coûté son avenir, ses millions et la possibilité de toucher un verre alors qu’il approchait des vingt-et-un ans, il avança vaillamment jusqu’à la jeune femme. Tant pis pour la honte. Tant pour le feu qui lui cuisait les tempes, le genou et la tête. « Tu t’attendais à quoi ? J’avais ma bourse pour Notre-Dame, la NFL me regardait jouer, je… » Je pouvais pas rester avec toi, mais ça, il n’osa pas le dire, de peur qu’elle le pousse par-dessus bord et que son corps aille s’écraser en contrebas de l’escalier. « Pour ce que ça vaut, je me suis blessé trois mois après donc t’en fais pas, c’est pas plus mon territoire que le tien. » Il aurait pu revenir à Windmont Bay à ce moment-là. Il aurait pu encore recoller les morceaux, se traîner à ses pieds pour qu’elle lui pardonne son comportement d’immonde crétin, mais il ne l’avait pas fait. Non, il avait préféré croire qu’il pourrait encore courir, sauter, attraper la balle comme avant. Que s’il prenait une pilule, puis une autre, puis encore une autre, il pourrait peut-être revenir au niveau.
Il n’était pas monté jusqu’à elle, laissant deux marches entre eux. Deux marches qu’il pouvait monter. Ou qu’elle pouvait descendre. Au choix.

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: Re: it's not living if it's not with you. it's not living if it's not with you. EmptyVen 16 Aoû - 15:14

Elle n'était plus l'adolescente de quinze ans, la rêveuse cachée derrière la rébellion. La gamine qui ne pouvait s'empêcher de fondre à chaque fois qu'elle voyait le sourire de la star de football. Un sourire qui faisait battre son cœur involontairement un peu plus vite, même quand il ne lui était pas adressé. Un sourire qui l'avait fait chanceler quand il l'avait été. Un sourire rien que pour elle. Lydia perdit légèrement l'équilibre mais elle associait cela à la faible clarté qui éclairait à peine les gradins, pas au fait qu'une demi-seconde, elle avait vécu un bonheur passé, enterré. Elle n'était plus rien de tout cela. Elle n'était même plus celle qu'il avait feint d'apprécier - elle ne pouvait plus se résoudre à appeler cela de l'amour. Mais ça, sans doute qu'elle ne voulait pas qu'il s'en aperçoive. Elle ne voulait pas davantage être la fille aigrie qui était en conflit avec le monde entier, sa famille comprise, mais les dernières semaines, encore plus que les mois qui avaient précédé, lui avaient bien démontré qu'elle n'était plus que ça: une nana incapable d'être heureuse. Tout ça à cause de lui. Ses doigts se crispèrent autour de la lanière de son sac quand cet élan de colère força le barrage de son cœur pour s'étendre à ses membres. Partir. Le planter là comme il l'avait plantée elle, sans le moindre remords, sans le moindre regard en arrière. Fuir. Elle n'aimait pas le mot mais devait concéder que c'était ce qu'elle faisait: fuir. Parce qu'elle ne savait pas comment se comporter avec lui, elle était ballottée par trop de sentiments pour arriver à garder la maîtrise de son corps. Parce qu'elle ne savait pas comment le regarder sans ressusciter les souvenirs, sans sentir ses bras autour d'elle, son souffle contre son cou, sa voix qui, d'un mot, pouvait la faire frissonner. Mais le frisson qui la parcourut, à ce moment-là, ce fut celui destiné à chasser ces réminiscences inopportunes.
Qu'est-ce que t'en sais ? Elle ne fit même pas mine de tourner la tête, elle ne chercha même pas à savoir ce qu'il voulait dire par cette question sibylline, elle fit comme si elle ne l'avait pas attendu, se contentant d'accélérer le pas pour mettre autant de distance que possible entre eux. Et elle y serait sans doute parvenue s'il n'avait pas prononcé ce mot débile: son prénom. L'adolescente se figea, comme si quelque chose était venu s'enrouler autour de ses chevilles pour l'empêcher de faire un pas de plus. Mais elle ne le regarderait pas, ça non!
Qu'avait-il à lui dire, maintenant ? La façon dont les choses s'étaient terminées entre eux n'était-elle pas suffisamment éloquente ? Voulait-il enfoncer le clou un peu plus profondément ? Ne se rendait-il pas compte que la plaie était encore purulente, qu'elle n'avait pas cicatrisé ? Les mâchoires serrées, le regard impénétrable, elle finit par baisser les yeux vers lui... pour constater qu'il ne marchait pas droit. Était-il saoul ? Lydia mit quelques secondes à réaliser qu'il boitait et ses sourcils se froncèrent légèrement, sous le coup de l'incompréhension. Mais elle se borna à cette manifestation de surprise. Elle s'en fichait de la raison pour laquelle il s'avançait avec autant de difficultés, s'il cherchait à attiser sa pitié, c'était raté. Elle ne bougea pas d'un millimètre, même en constatant la peine qu'il avait à grimper les marches - ça ne pouvait pas être feint, ça, si ? Elle le regarda, c'est tout, et peut-être était-ce cruel de sa part de le laisser souffrir le martyr de la sorte mais elle se contenta d'attendre, les bras croisés pour laisser deviner son impatience. Le pire, c'était que le surplomber de la sorte ne lui procurait aucune joie, aucune satisfaction. Elle était prisonnière de son armure métallique, le corps raide, même si à l'intérieur, son cœur cognait contre ses côtes.
Puis il parla et elle n'eut plus qu'une envie: lui donner un bon coup dans le sternum pour qu'il retourne manger la poussière de ce terrain qui avait été son royaume pendant des années. A quoi s'attendait-elle, effectivement ? De la part d'un sportif aux neurones déconnectés, d'un garçon qui n'avait jamais voulu être vu en public avec elle. La réputation avant tout et ça le faisait pas de sortir avec une Winters, hein ? Pourquoi le laissait-elle jeter du sel sur sa plaie ?
- A quoi tu t'attendais, ouais..., finit-elle par répondre, un sifflement furieux dans la voix. Lydia, quelle imbécile ! Tu n'avais pas compris qu'il voulait juste s'amuser en attendant de courir après la gloire ?
Elle se frappa le front, comme si elle avait une illumination soudaine.
- Et puis il a eu ce qu'il voulait et tu risquais de ruiner sa carrière, alors bon, tu comprends, le choix était vite fait. Pas de chance pour lui, ça n'a pas marché comme il l'espérait!
Lydia cessa sa mascarade et retrouva son sérieux, une lueur accusatrice dans les yeux, les lèvres pincées:
- Qu'est-ce que tu espères, au juste ? Que je te plaigne ?
Elle inspira, comme pour s'empêcher de lui sortir toutes les horreurs qui lui passaient par la tête - et elles étaient nombreuses - mais elle n'avait pas envie de se fatiguer, parce qu'en cherchant à le blesser, c'était elle qui souffrirait dans la foulée.
- Écarte-toi, tu es sur mon chemin, conclut-elle en descendant une marche avec une attitude de défi évidente.
Croyait-il qu'elle était ravie qu'il doive abandonner ses rêves et ses ambitions ? Croyait-il que ça la soulageait le moins du monde ? Que ça effaçait les trois dernières années ? Que ça gommait le chagrin ? Puis elle se rappela qu'il ne savait rien de ce qu'elle traversé, comme elle ignorait tout de ce qui lui était arrivé depuis qu'il l'avait larguée. Sans doute était-ce mieux ainsi. Après tout, ça valait quoi, quelques mois de bonheur si c'était pour souffrir à ce point ensuite ? Ils n'avaient pas été faits l'un pour l'autre, malgré ce qu'elle avait cru. Un point c'est tout. C'était la vie.
Et la vie continuait, quoi qu'il arrive.

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Atticus Byron

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Message· · Sujet: Re: it's not living if it's not with you. it's not living if it's not with you. EmptyDim 15 Sep - 21:37

Pourquoi n’était-il pas revenu à Windmont Bay quand il en avait eu l’opportunité ?
Il se souvenait parfaitement des paroles de l’infirmière. C’est sérieux, fiston. Ça faisait trois mois qu’il était arrivé dans l’Indiana, trois mois qu’il jouait pour la meilleure équipe de football universitaire du pays. Ça ne pouvait pas s’arrêter comme ça. Hors de question, huh-huh honey. Il se fichait complètement que son genou ait fait un tour à 180 degrés et qu’on ait entendu le craquement sinistre de ses os jusqu’à Tombouctou. Il ne pouvait pas arrêter.
Parce que sans ça, sans son casque et ses épaulettes, alors il ne savait plus qui il était. Sans ça, sans la gloire promise par son coach, il avait perdu pour Lydia pour rien. Il ne pourrait même pas revenir, des années plus tard, riche à millions pour espérer la reconquérir et qu’elle lui pardonne.
Alors, revenir à Windmont Bay, le genou écrabouillé, sans diplôme, sans argent ? Non, il ne pouvait pas. Il fallait qu’il trouve un moyen d’arranger tout ça. Il pouvait le faire. Et quand il avait eu son père au téléphone pour lui demander conseil, la réponse avait été sans équivoque : whatever it takes, son. Il avait mis toute sa déception dans ces trois dernières lettres et Atticus savait alors qu’il ne lui restait plus qu’une seule alternative. Elle s’appelait OxyContin et était stupidement facile à obtenir. À cet instant, alors qu’il faisait face à Lydia et qu’il avait tiré sur son genou pour grimper les quelques marche qui les séparaient, Atticus aurait vendu père et mère pour un comprimé. Rheon lui avait confisqué son téléphone un peu plus tôt pour vérifier chaque numéro, histoire de chasser des dealers éventuels de son répertoire, et Atticus savait parfaitement qu’il n’aurait pas pu s’en procurer. Ce qui ne faisait que rendre l’envie encore plus dévorante. C’était une mauvaise idée d’avoir voulu confronter Lydia, il en prenait conscience désormais. De toute évidence, il était resté ce qu’il avait toujours été pour elle : toxique, inutile, un poids sur la vie déjà compliquée de la jeune fille. Et la voir, elle, eh bien… Eh bien, l’envie qu’il avait d’avaler son poids en Oxy lui révélait que Lydia était bien plus dangereuse pour lui que n’importe quelle plaquette de comprimés prescrite illégalement. Pourtant, il avait été un temps où elle avait été son baume. Son pansement, sa panacée.
Maintenant, il overdosait des souvenirs, de leur histoire. Sa présence l’intoxiquait. Plus, toujours plus, jusqu’à ce qu’il black-out et qu’il se réveille quelque part, avec la sensation de ne plus habiter son corps mais de n’en être qu’une sorte de locataire sur le point d’être expulsé. La tête dans la brume, la langue pâteuse, la sensation de ne pas être passé loin, cette fois.
Mais Lydia était trop belle pour qu’il puisse détourner les yeux. Il aurait dû, pourtant, lui tourner le dos, s’enfuir la queue entre les jambes et supplier Rheon de le récupérer avant qu’il ne fasse une connerie qu’il n’était pas sûr de regretter. Au lieu de ça, il continuait de fixer la jeune fille, son visage délicat déformé par une colère juste et terrible. Autrefois, il adorait l’énerver, juste avoir le plaisir de voir son visage se radoucir une fois qu’il parvenait à se faire pardonner. T’es idiot, lui disait-elle, boudeuse. Ouais, l’amour rend idiot, répliquait-il.
Il n’était jamais parti gagnant de ce côté-là, de toutes façons.
Il se raidit lorsque Lydia s’adressa directement à lui, yeux dans les yeux. « J’espère rien du tout. » protesta-t-il faiblement. C’était faux : quelque part, il avait espéré que cet aveu puisse alléger un peu le poids de sa fuite. Mais Lydia était trop maline pour ça. Il espérait quoi, en vrai ? Qu’elle lui saute dans les bras, qu’elle se mette à jouer les infirmières ? Il l’avait abandonné, bon sang. De la pire des façons, sans se retourner, sans chercher à en savoir plus. Fuckboy.
Puis elle se rapprocha, encore, et Atticus retint son souffle. Il était prêt pour la gifle, celle qu’il méritait amplement et qu’il aurait voulu sentir là sur son visage, brûlante et faisant bourdonner ses tempes. Ça l’aurait au moins détourné du visage de son ex-petite amie, de la brûlure qui subsistait au fond de ses yeux. Que foutait-il ici ? Pourquoi s’être approché d’elle ? N’apprenait-il donc vraiment rien ? Toujours, il fallait qu’il pousse, qu’il tende ce fichu bâton pour se faire battre. Tout ça parce qu’il était incapable de tirer les conclusions de quoi que ce soit. Atticus le savait : il recommençait les mêmes erreurs, encore et encore et encore. Il soutint le regard de Lydia pendant encore quelques secondes mais finit par ployer et se déplaça avec difficulté sur le côté, contre la rambarde. « Ok. » lâcha-t-il du bout des lèvres, les yeux baissés sur ses baskets. Il était si loin du garçon qui la prenait dans ses bras et la mettait sur son épaule comme un fétu de paille. Loin du garçon qui la faisait rire. Loin du garçon qui s’endormait contre elle et qui aimait entourer son corps frêle. Souvent, pour rire, ils comparaient leurs muscles devant le miroir, prenaient des photos jamais publiées. Leur monde se suffisait à lui-même. Mais tout ça, c’était il y a un million d’années de maintenant, sur ces gradins vides. Maintenant, il contemplait le dos de la jeune fille qui lui semblait déjà s’éloigner et disparaître. « Lydia… » Ça ne servait à rien, il le savait, mais il fallait quand même qu’il tente sa chance. Qu’il dise ce qu’il avait à dire pour éviter que les mots lui dévorent la tête. « Pour ce que ça vaut, j’suis désolé. » Désolé d’avoir été lui. Désolé d’avoir été l’idiot qui lui avait brisé le coeur.
Désolé, désolé, désolé.

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: Re: it's not living if it's not with you. it's not living if it's not with you. EmptyMar 24 Sep - 10:16

Elle aurait voulu être prête pour ce moment. Elle aurait voulu ne pas éprouver ce flot d’émotions qui la bousculait. Elle aurait voulu pouvoir le regarder avec indifférence et passer son chemin. Ne pas le détester. Ne pas raviver les souvenirs. Ne plus être aussi sensible à sa présence. Malheureusement, il lui était impossible de nier cette douleur qui lui vrillait le ventre, ou le lourd tambour qu’était devenu son coeur à sa seule vue. Elle tremblait d’une colère mal contenue et ne pouvait nullement accuser la fraîcheur nocturne. Car elle avait l’impression d’être en feu. Ses joues chauffaient, son muscle cardiaque vrombissait et tout son corps brûlait. Il n’avait pas le droit de se pointer comme ça. Il n’avait pas le droit de lui parler comme ça. Comme si des années ne séparaient pas leur dernière discussion, comme s’il ne se rendait pas compte à quel point il lui avait déchiré l’âme, comme s’ils étaient liés par une ancienne amitié qu’une simple excuse suffirait à réparer. Ils avaient été trop, pour ça. Trop proches, trop secrets, trop amoureux. Elle, du moins, raison pour laquelle elle ne pouvait lui pardonner l’abandon et, plus que tout, la façon dont il avait ruiné leur couple. Mais pouvait-on parler de couple quand tout s’était fait en cachette, quand leur couple n’avait existé que dans les rêves enfouis d’une adolescente de quinze ans? Elle en avait dix-sept, maintenant. Elle était mère. Plus rien n’était pareil. Il devait s’en douter, ça, non? Ou les choses avaient-elles si peu compté pour lui que ça n’était plus que des vagues souvenirs qu’il suffisait d’évoquer pour leur enlever toute importance?
Il aurait dû revenir. Il aurait dû lui dire en face que c’était fini, que ça n’avait été qu’un jeu. La douleur aurait été intense mais peut-être qu’elle aurait fini par s’en remettre. A la place, elle avait été confrontée à l’absence, à l’incompréhension et à la désillusion et une part d’elle-même, qu’elle méprisait plus que tout, avait quand même continué à espérer qu’Atticus lui reviendrait. En vain. Près de trois ans après leur rupture, elle était encore écartelée par la douleur. Même la possibilité de tourner la page, il la lui avait volée et elle détestait qu’il puisse venir à elle comme ça, avec son air de chien battu. Etait-ce censé l’amadouer?
Et plus les secondes filaient, plus le besoin de fuir montait en flèche. Elle aurait voulu pouvoir tourner les talons et filer mais Atticus lui barrait la route et la seule autre alternative consistait à reprendre l’allée dans l’autre sens pour atteindre les escaliers du côté opposé du gradin. Or, elle trouvait cette option ridicule et était bien trop fière pour céder du terrain au déserteur. C’était lui qui était parti et l’avait laissée avec l’idée de ne jamais revenir. Elle, elle était restée, tous ces mois, elle était à sa place, elle n’avait pas l’intention de battre en retraite. Elle aurait voulu qu’il ait la décence de comprendre le message et qu’il cesse de la regarder comme ça, elle ne supportait plus son regard autrefois malicieux et qui n’était désormais plus qu’une pâle copie de l’original. Où était passé son assurance folle, son sourire irrésistible, cette aura qui la précipitait dans ses bras dès qu’ils se savaient à l’abri des regards? Où était passé Atticus Byron? Et qui était ce garçon qui élevait à peine la voix. Il n’espérait rien du tout? Alors pourquoi lui infligeait-il cette punition? Cherchait-il à se dédouaner du mal qu’il avait fait? Croyait-il qu’un désolé pouvait effacer ce qu’il s’était passé? Pensait-il naïvement que ça allait changer quoi que ce soit? Lydia haussa les sourcils, insatisfaite de sa réponse. Elle ne savait même pas ce qu’elle attendait de lui mais pas ça, pas cette réponse décevante, pas ce manque de conviction. Et son coeur se mit à cogner encore plus fort alors que le silence glissait entre eux, alors qu’elle se raccrochait au regard qu’il lui rendait. Avait-elle l’air aussi désespéré qu’elle se l’imaginait? Voyait-il la moindre trace d’attente, noyée au centre de la colère sourde qui vrillait ses grands yeux de chat?
Ok.
Une ombre voilée passa dans le regard de Lydia qui serra les mâchoires. Cette reddition lui faisait plus mal que n’importe quelle remarque et il lui fallut inspirer pour ravaler sa détresse, pour garder contenance. Elle n’osa même pas émettre une réflexion cinglante, de peur que sa voix ne la trahisse. A la place, elle se força à descendre les marches, malgré ses jambes flageolantes, les mains accrochées à la lanière de son sac comme à une bouée de sauvetage. Elle avait déjà retrouvé la terre ferme et s’éloignait à grands pas lorsqu’à nouveau il l’interpela et elle fut à deux doigts de lui dire qu’il n’avait plus le droit de l’appeler, plus le droit de lui parler comme ça. Avec cette voix qui la faisait flancher, qui lui donnait envie de fondre en larmes et de se réfugier dans ses bras.
- Quoi, Atticus? Qu’est-ce que tu veux? gronda-t-elle en se tournant à nouveau vers lui, soulagée par la distance qui les séparait cette fois.
Lydia le fixa, impassible, alors que ses mots la percutaient plus qu’elle ne voulait l’admettre. Elle attendit, elle ne sut pas trop quoi. D’autres mots, plus d’explications, peut-être. Mais rien ne vint et elle secoua la tête:
- J’imagine que ça vaut autant pour moi que ce que nous étions valait pour toi à l’époque. C’est-à-dire pas grand-chose, Atticus. Tu me l’as bien fait comprendre il y a trois ans.
Elle haussa les épaules, faiblement, le regarda encore un instant puis reprit sa route.
Avec beaucoup moins d’énergie, cette fois.
La colère lui avait tout pris, comme il avait tout emporté avec lui quand il était allé à la poursuite de ses rêves sans elle.
Peut-être qu’elle arriverait enfin à faire le deuil de toute cette histoire, cette fois.
Quelque chose lui disait pourtant que ça ne serait pas aussi simple, surtout si Atticus Byron était revenu à Windmont Bay.

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Message· · Sujet: Re: it's not living if it's not with you. it's not living if it's not with you. Empty

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