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Crys Siringo

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Message· · Sujet: all roads lead to problems all roads lead to problems EmptyLun 20 Mai - 15:34

oops... she did it again
@RYAN DAVENPORT

24 HEURES AUPARAVANT
Je suis une putain de mauvaise mère qui aurait mieux fait de garder ses putains d’envies de gosse de MERDE !
Quelle douce mélodie résonne en ce beau début de journée dans les rues endormies de Bridgewater Way. Non, ce n’est pas l’exaspération de Crys qui peste d’être encore débout à plus de quatre heures et demies du matin passées mais plutôt les cris de plus en plus perçants de la petite nichée entre ses bras endoloris. Voilà maintenant plus d’une heure que Catalia pleure sans relâche, crie sans vergogne, là que sa mère désemparée tente tous les moyens possibles pour éviter l’hôpital. C’est que ça coûte cher et qu’il n’est pas tout à fait exact d’avancer que l’argent coule à flot chez les Siringo. Crys pense au loyer qu’il lui faut régler dans trois jours, aux fleurs qu’elle va déposer sur la tombe de Caleb, à ce jouet que sa fille lui réclame tant depuis si longtemps et qu’elle s’est promis de lui offrir. C’est la merde, toujours la même merde. On s’en sort jamais de c’trou à rats ! Evidemment que la santé de sa fille est une priorité mais elle préfère croire à un simple “bobo de ventre” comme lui répète la souffrante. Ça arrive tout le temps les bobos de ventre, à tous les enfants, non ? Là, elle sait plus trop Crys. Il est quatre heures du matin passées, elle se promène dans les rues désertes avec sa fille qui ne s’arrête de pleurer que pour renifler la morve qui lui coule du nez. Ouais, elle est paumée là.

Elle s’en remet presque au sort du Père lorsque les pleurs de sa fille se tarissent enfin. Son bras droit vient relayer l’autre devenu membre fantôme sous le poids de l’enfant tandis que sa main vient caresser les cheveux emmêlés. Immobiles, les deux filles sont recroquevillées l’une contre l’autre, prêtes à faire front. À quoi me direz-vous ? Aux mots qui brisent le silence enfin tombé.
M’man, j’ai chaud... gémit la petite. La chaleur qui se dégage de ce front collé à la joue de sa mère nargue le repos qu’elles se pensaient accordé. Ce n’était qu’un moment de ressourcement avant la tempête. Parce que dès lors, les minutes paraissent interminables. Crys sait exactement où elle doit aller. Les répercussions importent peu. Rien n’importe. La santé de sa fille avant tout et tout le monde. Ni une ni deux, il lui faut une voiture pour aller à l’hôpital. La sienne est en révision — putain, elle a oublié ça aussi dans les dépenses. Respire.
Elle n’a pas d’autre solution. C’est pas comme si c’est la première fois qu’elle le fait de toute façon. Puis elle la ramènera dès qu’on lui dira que tout va bien, votre fille est en bonne santé, c’était un simple bobo de ventre. La culpabilité saute en même temps que la sécurité de la première voiture stationnée sur le trottoir. Elle s’occupe d’allumer le moteur, cale sa fille sur ses genoux, s’attache et fonce.

C’est un simple bobo de ventre qu’ils ont dit. On garde votre fille pour quelques examen, vous pouvez venir la chercher en fin d’après-midi. Crys observe le médecin comme pour détecter un éventuel mensonge, une cachoterie. Mais non, rien. Alors elle accepte de sortir de la chambre, de les laisser faire leur boulot mais seulement le temps qu’elle aille rendre cette foutue voiture qu’elle a piqué et de prendre un café, cette nuit blanche lui aura foutue une sacrée raclée. Une heure, c'est tout.
A peine sortie de cet endroit qu’elle côtoie bien trop à son goût depuis quelques mois, ses doigts parcourent mécaniquement le chemin jusqu’au paquet de cigarettes qu’elle garde pour ces moments là. Officiellement elle ne fume plus. Parfois une clope relève de la nécessité vitale. Elle ne peut s’empêcher de la savourer au volant de cette voiture bien trop chère pour être la sienne. Et quand vient le moment de la dernière taffe, elle rit du comique de la situation : elle est arrivée à sa destination et une place attend le bolide. Après tout, peut-être qu’Il l’a entendu là-haut ?
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Ryan Davenport

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Message· · Sujet: Re: all roads lead to problems all roads lead to problems EmptyJeu 30 Mai - 11:51

La légère secousse qui accompagna l’atterrissage de l’avion en provenance de New-York sur la piste de l’aéroport de Portland fit sursauter les quelques passagers endormis dont Ryan ne faisait partie. Depuis une bonne dizaine de minutes, il regardait par le hublot les terres de l’Oregon qui se rapprochaient et il se laissait envahir par cette sensation familière et réconfortante de rentrer à la maison. Machinalement, il récupéra sa valise dans le porte-bagages, suivit la procession des passagers qui se dirigeaient vers la sortie de l’aéroport et monta dans le premier taxi disponible.
Tout le long du trajet jusque Windmont Bay, Ryan ressassa sa to-do list du jour, laquelle demeurait pourtant sensiblement identique à celle de la dernière fois qu’il était rentré de son déplacement à New-York ou San Francisco, celle-ci elle-même assez semblable aux précédentes – mais cela faisait partie de ses rituels (à ses mots), ou de ses tocs (dans la bouche des autres).
En premier lieu, lorsque le taxi l’aurait déposé devant chez lui, Ryan prendrait une douche et se changerait. Ensuite, il prendrait la voiture pour s’offrir une balade le long de l’océan. Il ferait un détour par la ville sur le retour afin de faire quelques courses. Il rentrerait chez lui déjeuner, passerait prendre un café chez ses parents puis reviendrait travailler de chez lui l’après-midi en traitant, dans l’ordre : ses comptes-rendus à finaliser, les réunions de la semaine à préparer, les chiffres des nouveaux clients potentiels à étudier. A l’heure de la sortie des classes, il passerait prendre Ania pour une surprise qui n’en était plus tout à fait une puisqu’il avait pris l’habitude de venir la chercher à la fin de sa journée au retour de chacun de ses déplacements, et il passerait la soirée avec elle selon le programme qu’elle leur choisirait – c’était là la seule pointe d’imprévu qu’il cédait.
A trop penser, Ryan ne vit pas passer le temps du trajet, une fois de plus, et ce fut le chauffeur de taxi qui le sortit de ses pensées en lui indiquant qu’ils étaient arrivés à destination. Il le remercia, lui régla son dû et se hâta de rentrer prendre une douche qui détendrait ses muscles ankylosés par les quelques six heures de vol. Rafraîchi et ragaillardi, il attrapa ensuite ses clés de voiture et sortit sur Bridgewater Way.
De même que dans son programme et son agenda, tout était systématiquement rigoureusement organisé et à sa place, Ryan avait pris l’habitude, depuis les quelques mois qu’il avait emménagé dans cette maison sur Bridgewater Way, de toujours laisser sa voiture sur la même place de stationnement. Pourtant, lorsqu’il arriva devant l’endroit, il fronça les sourcils en constatant que l’emplacement était vide et qu’il n’y avait aucune trace de sa voiture. Il essaya le trottoir d’en face, remonta plusieurs fois la rue, questionna sa mémoire sur l’éventualité d’avoir laissé sa voiture ailleurs (mais non, impossible), avant de revenir au point de départ, où sa Chrysler 300 grise n’était toujours pas en vue.
Ryan ne s’était jamais fait voler sa voiture, sans doute parce que le taux de criminalité à Windmont Bay était relativement peu élevé et que le modèle qu’il possédait, assez commun dans ces banlieues résidentielles familiales et loin d’être tape-à-l’œil quoique de bonne qualité, n’attirait pas vraiment les convoitises. La surprise de voir son véhicule disparu céda néanmoins rapidement la place à un agacement certain – en plus de remettre en cause son programme de la journée (haute raison d’exaspération chez Ryan), cela allait le contraindre à déclarer le vol auprès du poste de police et à ses assurances et allait lui faire perdre un temps précieux, à lui l’homme à l’agenda constamment si serré.
Contrit, Ryan lâcha un soupire, enfonça ses poings dans les poches de son jean et commença à descendre Bridgewater Way vers l’ouest pour rejoindre le bureau du shérif situé sur Crescent Lane.
Par une drôle de coïncidence néanmoins, il n’avait pas encore atteint l’angle de la rue lorsqu’il aperçut un reflet grisâtre qui ressemblait à s’y méprendre à celui d’une Chrysler 300 en modèle gris. Ryan s’arrêta, ses sourcils d’autant plus froncés, et regarda le véhicule arriver à sa hauteur puis poursuivre sa route vers l’emplacement où il aurait dû se trouver. L’allure moyenne à laquelle il circulait lui permit de lire la plaque d’immatriculation, confirmant qu’il s’agissait bien de sa voiture, et Ryan, perdu concernant l'attitude à adopter dans une telle situation, se mit à courir à sa poursuite en criant au voleur, son bras levé dans une menace peu convaincante.
Le véhicule avait ralenti avant même qu’il ne se mette à sa poursuite, s’arrêtant à hauteur de la place de parking comme dans l’intention de s’y garer, et Ryan avait beau ne s’être jamais fait voler sa voiture, ce n’était pas le comportement qu’il aurait attendu d’un voleur. Il courut jusqu’à sa hauteur et se mit à frapper contre la vitre du siège passager sans trop savoir ce qu’il faisait, porté le moment. En se penchant, il put découvrir le visage de son voleur, un visage de femme qui au demeurant ne ressemblait pas vraiment à l’idée qu’il se faisait d’un voleur ou d’un fou furieux. « Bon sang, mais c’est quoi ce bordel ? » fut tout ce qu’il trouva à dire, décontenancé, face à la voleuse, fronçant les sourcils pour la troisième fois et plus fort que jamais.

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Crys Siringo

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Message· · Sujet: Re: all roads lead to problems all roads lead to problems EmptyLun 3 Juin - 14:36

Les vitres relevées, Crys Siringo profite de sa première clope depuis bien trop longtemps. Les premières secondes, ses poumons peinent à suivre le coup. Il faut dire qu’elle n’a pas fait de bulle dans une voiture depuis quoi… six ans ? - même si à l’époque il s’agissait de fumer de la beuh dans un tout petit espace enfermé pour amplifier les effets. Mais comme le vélo ça ne s’oublie pas, son corps retrouve progressivement le goût d’autrefois. Le truc avec les habitudes c’est qu’il faut un temps fou pour s’en défaire et il suffit d’une fois pour y replonger. Enfin Crys n’en est pas là, c’est une exception à la règle qui n’implique en rien un retour en arrière. Jamais ! Elle ne ferait jamais subir à Catalia ce que sa fumeuse de mère lui a fait endurer. C’est une simple entorse qui s’excuse par cette nuit de merde qu’elle a vécu. Il faut pas jouer avec ses nerfs. Du sang Siringo coule dans ses veines et sa caractéristique est d’être très réactif à l’adrénaline. Or rien ne pique plus que l’inquiétude pour un proche - quoique ses parents sont immunisé de ça pour le coup. S’il arrivait quoique ce soit à sa fille, ce serait un premier pas vers l’abîme et c’est déjà suffisamment difficile depuis la mort de son petit frère. Le tout constitue un cocktail molotov paré à exploser au moindre accroc.
Peut-être est-ce grâce à l’apaisement que lui apporte le goût de la nicotine que Crys ne s’énerve pas lorsque quelque chose la sort de sa bulle. Son visage se tourne vers la vitre mais elle n’écoute que d’une oreille ce que l’homme de l’autre côté lui dit. Il lui faut un certain temps avant de capter qu’il s’adresse à elle et qu’il attend une réponse. Ne comprenant pas sa requête, elle se contente de répondre sans se donner la peine de descendre la vitre :
— Bah ça s’voit pas ? Je gare ma voiture. Elle lève les yeux au ciel, place sa cigarette entre ses lèvres et termine son créneau. Une fois définitivement garée, elle tire une latte puis encore une autre. Elle savoure ce goût qui lui est si familier mais bientôt la cendre manque de tomber. Elle fait descendre la vitre et tapote le mégot. Ce n’est qu’au dernier moment qu’elle manque de brûler l’homme qui n’a pas bougé. Quelque peu agacée qu’on lui vole le peu de temps à elle qui lui reste, le ton monte.

— Putain mais c’est quoi ton problème ? finit-elle avant de prendre une énième bouffée. Il a intérêt à avoir une bonne raison de lui chercher des noises parce qu’elle n’est pas, mais vraiment pas d’humeur.
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Ryan Davenport

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Message· · Sujet: Re: all roads lead to problems all roads lead to problems EmptySam 29 Juin - 17:27

Le plus léger bousculement de ses habitudes suffisait à contrarier et perturber Ryan. Retrouver sa fidèle auto à la même place de stationnement, écouter le ronronnement familier du moteur, retrouver le parfum réconfortant de l’habitacle, mélange de son intérieur cuir et de la senteur « forêt de pins » artificielle du désodorisant pendu au rétroviseur central, prendre la route sans se presser et suivre le littoral les fenêtres ouvertes – il savourait chacune de ces habitudes qui n’avaient, en somme, rien d’extravagant, mais qui participaient à lui rendre chacun de ses retours à Windmont Bay aussi agréable et dont il chérissait la simplicité. Même la contravention pour ‘stationnement gênant’, qu’il récupérait de plus en plus fréquemment sur le pare-brise lorsqu’il retrouvait l’auto après un déplacement, si elle avait le don de l’irriter, était en passe de devenir l’une de ces habitudes essentielles à la sérénité de son quotidien.
Vraisemblablement, la sérénité n’était pas de rigueur lors de ce retour-ci. Le simple fait de ne pas retrouver sa Chrysler 300 au même emplacement qu’à l’accoutumée mettait déjà Ryan dans un état de nervosité palpable. Et il avait beau repassé dans sa tête toutes les éventualités, il était absolument persuadé de l’avoir laissée au même endroit que d’ordinaire. De fait et en toute logique, il en avait conclu qu’il n’y avait qu’une seule explication possible : quelqu’un lui avait volé sa voiture.
A la nervosité s’étaient ainsi ajoutés des sentiments d’agacement et de colère. Lui qui se retrouvait souvent au poste pour contester la contravention déposée sur son véhicule par l’un des agents qui l’avait visiblement pris en grippe allait cette fois-ci devoir y aller pour un motif plus sérieux. Il calculait déjà mentalement les heures qu’il allait perdre à compléter les déclarations de vol, contacter les assurances, prospecter pour se procurer un nouveau véhicule… Il en était exaspéré d’avance et sentait sa colère comme une boule de nerfs qui grondait au creux de son ventre.
Ryan n’était cependant qu’au début de ses surprises. Lorsqu’il vit débouler sa fidèle Chrysler 300 grise sur Bridgewater Way, son irritation sembla baisser d’un niveau pour laisser place à l’étonnement et lui donner, probablement, un air un peu ahuri. Ni une ni deux – pour une fois, Ryan Davenport ne pouvait pas s’offrir le luxe de prendre le temps de réfléchir et devait réagir au quart de tour, quand bien même la réaction qu’il aurait ne serait sans doute pas la meilleure – il se mit à poursuivre sa propre voiture en criant au voleur à son malfaiteur qui vraisemblablement ne l’entendait pas le moins du monde.
« Merde, » maugréa-t-il entre ses dents, alors qu’il tentait de mieux comprendre et appréhender la situation. Le véhicule avait déjà entamé son ralentissement pour entreprendre de se stationner, laissant Ryan interdit, les sourcils froncés, incapable de trouver le moindre sens à la situation. Il eut même à moitié conscience, cependant qu’il se mettait à taper contre la vitre côté passager et que la voleuse – puisqu’il s’agissait d’une femme – terminait tranquillement son créneau, que ce n’était pas le malfaiteur mais bien lui, victime du larcin, qui devait davantage passer pour un fou furieux.
Il fut, à nouveau, pris de court par la désinvolture avec laquelle la femme lui répondit. « Votre - voiture ?! » répéta-t-il, plus comme une sorte de bégaiement abasourdi que comme une véritable menace, sa colère ayant cédé le terrain à la stupéfaction. Il n’aurait su dire si elle se moquait de lui – en somme, elle n’en avait pas vraiment l’air, elle paraissait autant si ce n’est davantage excédée que lui – ou si elle était simplement folle et croyait réellement être au volant de sa propre auto.
D’ordinaire manquant clairement de courage, Ryan se retrouva sur le coup, de façon inédite, à agir de façon impulsive et irréfléchie. Il s’avança, ouvrit la portière droite de la Chrysler 300 pour s’installer sur le siège passager et fut presque sûr de voir passer dans le regard de la voleuse l’air ahuri qu’il avait lui-même arboré quelques instants plus tôt. « C’est ma voiture, » dit-il en brandissant de sa poche, sans gloire aucune, les papiers du véhicule et le trousseau de clés auxquelles pendait un porteclé Star Wars. « alors je pense que vous avez des choses à m’expliquer. » Il n’avait pas l’air plus menaçant qu’un peu plus tôt, mais du moins un peu plus convainquant quand il attrapa la cigarette presque consommée coincée entre les lèvres de la voleuse et l'écrasa au fond du petit cendrier immaculé en bas du tableau de bord – Ryan n'aimait pas qu'on fume dans sa voiture.

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