AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 «happy birthday, Victoria ! » | PV (1707)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: «happy birthday, Victoria ! » | PV (1707) Mer 20 Jan 2010 - 15:09


(c) bleeding_light

      Il est parfois utile de se rendre à l’évidence. Il lui en aura fallu du temps.. et de la patiente à notre cher Rowlands pour accepter ce choix. Il ne regrette nullement son geste, ni ses derniers mois vécus. Un an et un mois à vivre une idylle avec Victoria Blythe. C’est dans ses moment la, qu’il se rend compte combien le temps passe vite. Trop vite. Et pourtant, malgré tout ils sont toujours ensembles, plus solides que jamais. Cette dernière année aura été douloureuse et sans vie pour lui. Surtout ses derniers mois plus précisément. Parce que depuis le jour de noël 2009, Victoria était comme un cadeau tombé du ciel, à ses yeux. Et ils avaient vécus pleinement leur amour au grand jour, défiant du regard chaque habitants croisant leurs routes. Neal s’était fait de nombreux ennemis au passage, comme entre autre Esteban Carson, Jonny Lee Levingston, Rhys Blythe ou encore Caleb Varnham, à cause de son couple. Ou plutôt grâce à son couple, quand on sait qu’il n’attache pas d’importances aux autres hommes. Sûrement parce que ses personnes s’estimaient être les protecteurs de Victoria, ou bien qu‘ils étaient jaloux de lui. Il fallait avouer que plus ça allait, et moins Neal ne craignait les reproches de la jeune femme, et il avait été plus les jours passaient; lui-même ! Il était fou amoureux d’elle, c’était évident. Et il n’était que le plus ravi de savoir qu’elle avait réussie à obtenir brillamment ses examens en juin deux mille dix. Sauf que pour la remercier, pour la choyer, Neal avait accepté de partir en vacances avec elle. Quoi de plus normal, quand Victoria avoua qu’elle n’avait envie que d’une chose : partir de cette ville. Et le fait de savoir qu’il faisait parti de ses plans, ne pourrait que le satisfaire davantage. Peut-être que comme Rhys s’est enfuis à son tour, Victoria à eu le besoin d’en faire de même. Pour tout vous dire Neal ne sait pas comment cette envie s’est soudaine créer dans l’esprit de sa petite amie, devait-il en être effrayé ? La réponse est oui. Mais à cette heure-ci, il ne savait pas ce qu’il l’attendait… Cette sensation étrange de perdre tout ses membres et d’entendre votre petite amie crier votre nom alors que vous semblez sombrer vers un inconnu. En deux mille neuf, et à cause d’un accident de voiture, il avait failli perdre Victoria Blythe. Il s’en rappelait comme si c’était hier, et même si cela n’avait pas était entièrement de sa faute, il s’était entouré d’un mur, bandé les yeux et avait foncé droit dans son idée d’être le seul fautif. Comment aurait-il pu la blâmer toute façon ? C’était lui qui conduisait. Et même si Victoria s’était ruée sur le volant et avait voulu violemment tourné la voiture sur la gauche, il n’empêchait pas que Neal aurait du prémédité son geste.

        Flash back du 2 janvier 2011 - 1707 apple road
        Je suis sûre que vous vous demandiez où en était mon histoire avec Victoria, en 2011. Car oui, vous faîtes peut-être partie de ses gens n‘ayant aucune confiance en ma personne et pensant qu‘il suffit de remuer un jolie petit cul pour m‘avoir dans votre lit… Laissez moi vous dire que cette histoire c‘est du passé ! Enfin je suppose, je n‘ai jamais été réellement confronté aux habitantes de Ocean Grove, depuis juillet deux mille dix, alors finalement je n‘en sais trop rien. Mais le cœur reste encore pour Victoria, c‘était certain. ‘‘ Ah ! Ça m‘fait du bien de retrouver notre chez soi ! ’’ A peine rentrés dans la chambre, Victoria se laissa tomber comme une masse sur le lit; en relevant sa tête vers moi, elle m’observa un instant avant d’apercevoir ma mine amusée et souriante. Aussitôt, elle souriait également, mais sans en connaître la raison. Par chance, Lincoln était venu nous chercher à l‘aéroport. Il n‘avait eu guère le choix en faites. Mais nous étions quand même retournés chez Victoria pour déposer ses affaires. Et nous avons finalement pris un chocolat chaud avant de repartir chez moi. Ce n‘était pas facile à vivre, d‘être séparés même si les maisons ne sont pas bien loin. Il est vrai qu‘on doit jongler, ne sachant jamais si on aura la maison pour nous tout seul. Ce serait si simple si elle venait vivre chez moi, ou si j‘allais chez elle. Mais il y a un hic… Ses frères et mon cousin. Me laissant tomber sur le lit, Victoria arriva par derrière, passant ses mains sur mon torse, tout en chuchotant à mon oreille. ‘‘ Qu‘est-ce qu‘il y a ? ’’ Relevant ma main sur son visage, je touchais sa douce peau, avant de lui répondre. « C‘est drôle ce que tu viens de dire… » Avant de poursuivre, «  dans ta phrase, le ‘notre’. » Je n’étais pas habitué, jamais on ne parlait réellement ainsi, surtout pas quand on était chez l’autre. Puisque nous avons passé la moitié de l’année loin d’Ocean Grove, il nous fallait peut-être un temps d’adaptation. Mais cette vie près d’elle ne me déplaisait pas, bien au contraire.


      Vous connaissez tous Lolita de Alizée, cette petite chanteuse française ? Neal était tombé par hasard sur l’une de ses chansons quand il était allé sur son ordinateur. Il n’en était pas spécialement fan, il préférait de loin ses bagnoles que cet engin qui rame le trois quart du temps. Mais soit, il s’était décidé à y faire un petit tour et par un simple hasard il avait trouvé une vidéo de cette chanson dont il ne comprenait rien aux paroles. Subjugué par le rythme sur lequel les filles pourraient bouger sur cette musique et à la fois amusé, il s’imaginait déjà la scène. Voila alors quelques jours qu’il travaillait sur cette idée, se procurant les vêtements nécessaires, les accessoires empruntés respectivement à Tabitha Johnstone et à Victoria. Pour l’occasion même, il en avait parlé à sa cousine, pour qu’elle le maquille. Elle s’était mise à pouffer de rire, l’ego du jeune homme en prenant pour son grade. Avant qu’elle ne remarque qu’il était sérieux.

        Flash back - deux janvier 2011 - 1707 apple road
        Je faisais les cents pas dans ma chambre, alors que Victoria était avec moi. J’évitais de trop penser ou de paraître soucieux, pourtant j’aimerais pour une fois qu’elle me laisse tranquille, afin que je puisse finir les derniers préparatifs pour la fête que j’étais en train d’organiser. Elle était censée se passer demain, et Victoria me monopolisait comme si elle sentait que je lui préparais un coup. Enfin, il était cinq heures de l’après midi, quand elle décida de rentrer chez elle, afin de rendre visite à sa mère. Sa voiture garée devant chez moi, la jeune femme la prit avant de me dire qu‘elle ne rentrerait pas très tard. On avait décidé qu‘elle dormirait à la maison. Et ça me réjouissait, sauf qu‘il fallait être encore plus discret que nécessaire et je n‘étaits pas connu pour être une personne discrète ! « Tabby, j‘ai besoin d‘aide… » J’en avais profité pour me hisser dans la chambre de ma cousine - qui était juste à côté de la mienne, sur le même étage. J’étais à la fois soucieux et embêté. De lui avouer ce que j’allais faire, j’en avais pas honte mais disons que ça ne m’étais jamais arriver. Et que connaissant ma cousine, elle allait me titiller pour le restant de mon existence ! Oui, je lui donnais à chaque fois le bâton pour me faire battre, comme si dans le fond j’en étais satisfait. ‘ Je t‘écoute, Neal Rowlands ! ’ Dit-elle en tournant sur elle-même sur sa chaise, pour me faire face et me montrer son divin sourire. Je n’étais pas spécialement à l’aise, et ma mine était assez fatiguée, chose qu’elle avait remarqué à coup sur. Qu’importe, posant mes mains nerveusement sur mes jambes, tout en me laissant tomber sur son lit, je relevais mon regard sur le sien, tentant un sourire. Ce dernier ressemblait plus à une grimace qu’autre chose, pour tout avouer. Pourtant, Tabby paraissait plus qu’à l’aise. Et d‘un signe positif, elle me fit signe ‘d‘accoucher’ pour reprendre son expression… « Voila j‘aimerais faire un cadeau à Vicky et… » Tabitha fît les gros yeux et me coupa aussitôt la parole, sa voix trahissant un futur reproche. ‘ Non je n‘irais pas fouiner dans ses affaires pour savoir ce qu‘elle veut, non non non ’ Se mit-elle à geindre, en criant un peu plus fort, en levant les bras au ciel, comme si elle était certaine de ce que j’allais lui demander. Je m‘imaginais déjà le retour de Victoria et Tabby qui ne voulait pas écouter ce que j‘avais à lui dire. Mais je n‘y fais aucune remarque, et ma voix devînt légèrement plus sèche, lui coupant à mon tour le sifflet. Mais elle semblait être désintéressait de la situation. « Tabby, écoute moi… Commençais-je, en feintant une mine boudeuse sur le visage, je te demande juste de me prêter ton maquillage. » Déglutinant difficilement, j‘imaginais déjà la scène. Et si elle aurait pu me faire rire, j‘en aurai rigolé probablement. Mais c‘était plus l‘inverse. ‘ Mon maquillage ? ’ Répétât-elle, les yeux ronds, prise de stupeur tout à coup. Et puis elle se mit à sourire, et enfin à rire. Elle ne pouvait pas s’en empêcher. Elle se demandait bien ce que j’allais lui sortir. Victoria n’avait donc pas le temps ou l’argent pour s’acheter du maquillage, non mais oh, pensait-elle ?! « Oui, il me faut la totale… C‘est pour… » Je m‘avançai vers elle en me levant du lit, comme pour parler à voix basse, avant de poursuivre, « ne rigole pas, et surtout c‘est un secret jusqu‘à demain. Vicky fête ses vingt ans et j‘ai rien trouvé de mieux pour faire mon entrée que de me déguiser en… » Levant les yeux au ciel, j‘avais une mine souriante malgré moi. Ça me faisait assez rire, je devais l‘avouer, « en femme ! » Tout d’abord, elle me regarda assez étrangement, comme étant une bête de foire. Plus aucun son ne sortait de sa bouche, ni l’écoute de sa respiration. Enfin, elle osa un léger sourire comme amusée par ma réponse, comme si cette dernière mettait du temps pour monter dans son cerveau. Avant de se mettre à rire de plus belle, je sentais une légère pointe de moquerie, sous son regard égayait. Elle devait s’imaginer le pire, et il faut dire que me voir déguisé en femme n’avait rien de très réjouissant pour l’homme ‘macho’ qui repose en moi. Mais je devais faire avec… C’était mon idée après tout ! « Tabitha, je n‘ai jamais été aussi sérieux ! » Arrivais-je à lui rétorquer, mécontent qu’elle se marre encore et toujours sur mon dos, alors qu’elle pouffait de plus belle - essayant malgré elle de se retenir en évoquant une mine sérieuse. Mais je ne me méprenais pas, elle se foutait bien de ma tête. Ah les cousines ! ‘ Oups ! Excuse moi Neal, mais la, j‘avoue que tu me prends sur le fait… Mais soit, j‘accepte de m‘occuper de toi… ! ’ Je m’étais rendu compte que j’étais un peu renfrogné sur moi-même, ne lui laissant aucun bénéfice du doute. Cela devait l’étonner, me connaissant, c’est tout. Hors je ne savais pas réellement ce qu’allait impliquer cette envie de me féminiser durant une soirée. C’est la faute de Victoria et de ses fantasmes à coup sur ! ‘ Mais mon accord a un ‘mais’… J‘ai la libre et totale décision de ta transformation ! ’ Ah celle-la, j‘aurai du la prévoir… « Tabby ?! Est-ce que ça doit m‘inquiéter ?! » ‘ C‘est le prix à payer, très cher ! ’ Me répondit-elle, satisfaite. Parce qu’elle savait que je n’en avait que faire du maquillage, et que sans elle je ne saurai pas. Je me voyais mal en parler à une autre femme, peut-être à part Panamee McCawley, mais fallait-il encore que je la croise d’ici demain, chose moins évidente… Avec déception, j‘acceptais malgré le fait de savoir qu‘elle allait encore plus me rendre - physiquement - ridicule. Mais soit ! Elle me le payera, un jour ou l‘autre…

      Nous sommes enfin le trois janvier deux mille onze. Trois janvier, ça ne vous rappelle rien ? Il y a vingt ans, jour pour jour : Victoria Blythe venait au monde ! Cadette d’une famille de trois enfants, famille populaire et soudée d’Ocean Grove. Promue à une carrière et à une vie resplendissante. Le matin même, Neal l’avait accueillie en le lui souhaitant dans un réveil assez brute, où il avait sauté sur le lit en criant ‘Debout, la vieille !’, alors que le réveil n’affichait pas huit heures. Pour se faire pardonner de ce geste, elle a eu le droit au petit déjeuner dans le lit, rare avouons le. Tout le long de la journée, il n’avait pas vendu la mèche, même si parfois, il avait été dans ses songes. Peut-être trop pensif pour qu’elle ne se doute pas de quelque chose, malgré le fait qu’il voulait rester le plus naturel possible. Il espérait juste qu’elle lui laisse quelques minutes avant la soirée qui les attendaient… Ce fût pourquoi la jeune femme avait finis la fin de la soirée chez Hailey Caldwell, sous la demande répétitive de Neal, qui le lui avait demandé pour la sécurisée. Il savait qu’Hailey allait mal, qu’elle n’était plus la joyeuse femme qui avait passée deux mille neuf à le repousser. En effet, il s’était amusé à la draguer seulement pour mettre en rogne Rhys Blythe - qui était son petit copain de l’époque. En sachant que Rhys et Neal ont eu un différent dès le retour du jeune homme à OG. Et en tant que Rowlands, il voulait sa vengeance, même si il était le frère de Victoria, même si ils avaient étés autrefois amis - ou presque. Hailey n’avait jamais céder, au contraire - elle l’avait eu en travers et en avait fais part à Vicky, telle une cafteuse, en le traitant de tous les noms, et en témoignant son affection de lui pourrir la vie. Et finalement, qui se retrouvait seule à se lamenter sur son sort quand on accusait le petit copain de son ‘amie’ ? Quel était le traître qui avait quitté définitivement sa vie, comme elle l’avait dis à Victoria en accusant Neal d‘être « le pire des salauds », dans un sourire cynique ? C’était qui, qui était persuadé que Neal planterait comme une vieille chaussette Victoria pendant que mademoiselle se la coulerait douce avec son soit disant petit copain ? Mais Neal ne lui en tenait pas rigueur, c’était grâce à des gens comme elle, que Victoria et Neal restaient têtu et solidaires non ?! Quoi qu’il ne savait pas trop où il en était avec Hailey, il n’a jamais réellement apprécié la jeune femme, il attendait très certainement une nouvelle raison de la haïr. En attendant, il voulait lui laisser le bénéfice du doute et faire en sorte que Victoria ne puisse jamais le lui reprocher, sachant qu’elle tient beaucoup à cette jeune femme - fragilisée par son frère qui plus est ! Quoi qu’il en soit, Victoria le dos tourné et prête à partir chez son amie, il finit par retrouver Tabitha, qui était assez perturbée par ce que lui avait demandé son cousin la veille. Elle essayait de se faire une raison, malgré qu’elle avait envie que d’une chose : rire et le prendre en photo avec Victoria à ses côtés. C’était donc en se mordant la lèvre inférieur, que Neal débarqua en furie dans sa chambre, tout en prenant place sur l’un des fauteuils. La jeune femme lui avait récupérer sa perruque aux cheveux châtains clair et une longue jupe noir. Sur le sol était disposé une paire de botte, ainsi que des chaussures à talons, Neal ne pu s’empêcher de faire une grimace à cette vue. Avait-il bien compris… ?! Quelle horreur, il aurait du se préparer seul, couillon pensait-il ! Il s’était prévu simplement la perruque et le maquillage. Pas la robe, jupe ni des chaussures à talons. Finalement, Tabitha s’approcha de lui, sourire aux lèvres avant de commencer à le maquiller. Sensation étrange, elle dut se reprendre à quatre fois avant qu’il se laisse totalement faire. Crayon noir, du rimmel, un fard à joues ainsi que du rouge à lèvre de couleur rouge vif pour accompagner le tout. Il se jeta un regard dans le miroir avant de se faire un clin d’œil et de jouer avec ses lèvres comme pour s’embrasser. Sa cousine soupira avant de fondre en rire en voyant sa mimique. Il ferait une parfaite femme pensait-elle tout à coup, un sourire satisfait. Son regard se posa sur un vernis à ongle posé sur son bureau avant que ses yeux pétillent d’envie. Il voulait faire le maximum, la totale. Juste une fois dans sa vie. La jeune femme suivit son regard, et un sourire arborait sa mine, elle saisissait alors le vernis rouge - le choix était parfait, avant qu’il ne tende ses doigts vers elle. Une fois la couche passait, il secoua ses mains le temps que ça sèche. Il se jeta à nouveau un regard dans le grand miroir que possédait sa cousine avant de se lever d’un bond, et de saisir un de ses pantalons à effet de pattes d’éléphant en soupirant négativement. Tabby se tenait à quelques centimètres de lui, et elle lui tendait un espèce de vêtement où on ne pouvait rentrer qu’une jambe. Oh non non, se plaignait-il intérieurement. Pas de jupe. Mais tout compte fait, il la prit dans un moment d’hésitation. Quand il releva son regard vers Tabby, elle lui répondit d’un sourire rassurant. Alors que Victoria était de retour, la porte du rez-de-chaussée se claquait que Neal eu le temps d’enfiler la jupe, un air assez bougon malgré tout. Il semblait être devenu cinglé pour tolérer ça, mais ça l’amusait. Et il semblait en avoir besoin ! ‘ Donne moi ton pied… ’ Pourquoi ? Parce qu‘elle savait que lui-même n’essayerait même pas… « C‘est pas une bonne idée. » Pour résumer le tout, il savait qu’il n’arriverait pas à marcher avec ces trucs à talons. ‘ Fais un effort, tu veux; j‘y arriverais jamais ! ’ Elle lui avait malgré lui pris son pied et tentait de lui faire rentrer son pied dans la chaussure. Mais ne t’as t’on jamais appris qu’un pied masculin et celui d’une femme n’a pas la même corpulence, Tabitha ?! ‘ Tu as besoin d‘avoir de si gros pied, Neal ? ’ Murmura-t-elle plus pour elle que pour lui, en forçant du mieux qu’elle pouvait alors que Neal ne faisait aucun effort. Dégageant son pied, il repoussa Tabby en arrière, décidément pas décidé pour les talons. Furieusement, elle se disait que si c’était Vicky qui lui aurait demandé, il n’aurait rien dis. Mais elle ne disait plus rien, et le jeune homme se levant lui fit un bisou sur sa joue, laissant alors des traces du rouge à lèvre. Il prit la perruque qu’il posa sur sa tête, s’en arrangeant en se regardant dans la glace. Sa petite copine étant déjà dans sa chambre, le jeune homme entrouvrît la porte tout en avouant sans se montrer. Mais il parlait assez fort pour qu’elle l’entende. « A défaut de ne pas faire une grande fête, je t‘ai préparé une petite surprise… 20 ans ça se fête ! » On dit toujours que nos vingt et un sont les plus importants, pourtant Neal estime que les vingt ans le sont davantage. Etant un fêtard, de toute manière, il voulait fêter chaque années ! Il apparut alors dans la chambre, refermant la porte derrière lui alors que Victoria se laisser glisser sur le lit en le voyant, déguisé… Aussitôt un sourire apparu sur ses lèvres, amusée par la situation, avant que Neal lui réplique, « et si tu me fais rire, je t‘oblige à me recopier… » La menaça-t-il sur le ton de la plaisanterie. S’avançant d’un pas, il n’était pas spécialement timide, ce fût pourquoi il n’était pas un brin hésitant. Et comparer à Victoria, il contenait son rire pour que ça soit plus marquant que possible. Se chantant intérieurement l’air de la chanson, le jeune homme se racla la gorge, avant de se mettre à chanter, en essayant des mimiques féminines.

          Moi je m’appelle Pamela,
          Pam ou Mela du pareil au même,
          Moi je m’appelle Pamela.
          Quand je rêve aux loups,
          C’est Pam qui saigne,
          Quand fourche ma langue,
          J’ai là, un fou rire;
          Aussi fou qu’un phénomène.
          Je m’appelle Pamela.
          PA - ME - LAAAA
          PA - ME - LAAAA
          PA - ME - LAAAA
          Lien

      Durant les trois dernières phrases, le jeune homme s’était légèrement baissée, tenant une main contre son corps comme pour prendre appui alors qu’il s’était mis à chanter plus sensuellement que lors du refrain lui-même. Malgré les rires de Victoria, il était rester de marbre, bien qu’il portait un sourire sur ses lèvres rouge. Il avait l’impression qu’elles pesaient une tonne d’ailleurs. Tout le long de la chanson, il avait essayé de reproduire des mimiques que seules les filles savent faire, comme s’agiter dans tous les sens, ou encore crier dans l’aigu - non sans avoir une voix irritante pour autant…

      Reprenant son sérieux, son sourire disparu avant de reprendre sa chanson, comme celle-ci, happy birthday Victoria !
      Que lui avait-il préparé ? Surprise… !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: «happy birthday, Victoria ! » | PV (1707) Dim 24 Jan 2010 - 21:56


Elle n’avait pas été confiante. Victoria n’avait pas été très confiante à l’idée de revenir à Ocean Grove. Si Neal n’avait pas un peu insisté, en confiant à mi-mots qu’en guise de nouvelle résolution pour l’année qui allait arrivée était de retourner à leur quartier d’origine, pour sûr qu’elle serait encore en suspens dans son refuge. Depuis début décembre, elle avait retourné la question dans sa tête suite à un message qui aurait dût la faire courir en direction du quartier. Mais non, elle s’était rétractée. Et elle s’était rétractée pendant un mois. La jeune fille avait fini par céder à son petit-ami. De toute façon, un jour ou l’autre, il fallait bien faire face à ce qui nous attendait. Seulement, en ce trois février, alors que Neal avait décidé de la réveiller de son sommeil profond à huit heures pétantes en jouant les Tarzan alors qu’il sautait sur le lit pour la secouer énergiquement, la jolie blonde n’imaginait pas ce qui l’attendait. Au bout d’un an, Victoria devrait avoir l’habitude. Un an qu’il faisait office de réveil, un an qu’il la réveillait plus tôt qu’il ne fallait, mais un an que, tous les matins, elle grognait. Comme d’habitude, elle ramena la couverture sur sa tête, tentant une énième fois d’échapper aux griffes de son copain, décidément très réveillé. Mais c’était son anniversaire et ça serait bien le dernier jour de l’année que Neal déclarerait comme journée officielle du glandage. Le petit « Debout, la vieille ! » suppléant l’acte héroïque de son copain ne fit que la faire grincer un peu plus des dents. Elle avait vingt ans. Effectivement, elle était vieille. Vingt ans, c’était à un an de sa majorité. Et on ne pouvait pas vraiment dire qu’elle était pressée d’être majeure et adulte. Victoria coinça son visage dans son oreille alors que Neal optant pour une méthode un peu plus douce, en lui caressant doucement les cheveux, la nuque puis le dos avant qu’elle ne se décide enfin à lever la tête pour rechercher ses lèvres. Tous les matins, c’était presque la même chose mais tous les matins, elle ne pourrait s’en passer. Jour d’exception, elle avait eut le droit à son petit-déjeuner au lit. « Faudrait que ce soit mon anniversaire tous les jours » avait-elle déclaré, tout en croisant les jambes. Neal n’était cependant pas démuni d’attentions, bien au contraire. Et même si Victoria ne pouvait s’empêcher de se montrer têtue pour garder un œil couvreur sur lui depuis quelques mois, le jeune homme se trouvait être très loin des idées que pouvaient se faire les gens quand ils le voyaient. Ce n’était que plaisant de voir qu’il était radicalement différent entre elle et les autres. Comme si la marge était grande, qu’un bloc séparait le monde extérieur et leur monde à eux. Monde dans lequel ils se sont plongés, indépendamment de leur volonté, pendant plusieurs mois. Et même s’ils s’en seraient plutôt bien passés, c’était tout de même assez plaisant. Inconsciemment, c’était comme si Victoria voulait le retrouver pour elle toute seule, après sept années d’absence, en prenant la charge totale et entière de couper court à tout contact extérieur. Elle en payera le prix, elle ne l’ignorait pas. Certainement qu’elle récoltera des yeux noirs et des sarcasmes à volonté. On lui en voudra, on la traitera peut-être même de lâche. D’ailleurs, le quartier aurait pu se rendre à cette conclusion. Les Blythe étaient des lâches. Des fuyards. Des personnes qui n’acceptaient les défaites et autres soucis qu’en dressant les voiles et en partant. Victoria en avait conscience. La veille même, c’était son frère qu’elle avait affronté. La plus grosse part. La confrontation dont elle voulait être débarrassée au plus vite. Elle n’aimait pas se disputer avec Maât. Avec Rhys, c’était différent. Leur relation n’était pas la même. Elle était différente. Mais avec Maât, ce n’était pas pareil. Il l’avait chéri depuis sa naissance. Au début de l’année dernière, elle avait prit soin de lui alors qu’il s’était fait tirer dessus. Et, en retour, il avait veillé sur elle suite à un dérapage excessif. Il avait toujours été là pour elle et elle, la seule chose qu’elle avait été capable de lui donner pour le remercier, c’était de ne plus donner aucune nouvelle à personne. Pas même à lui. Mais, durant la période où elle commença à appuyer sur les boutons de « Rejet d’appel », la jolie blonde n’avait pas forcément eut l’occasion de réfléchir. Trop tourmentée, trop stressée, trop paniquée. Sa conscience ne répondait plus à l’appel, seul son instinct premier la guidait dans ses choix. Elle s’était retrouvée seule face à elle-même, les jours se transformant en semaines et les semaines se transformant en mois. Ca avait été pénible, long, épuisant et ses nerfs avaient été mis à rude épreuve. Alors oui, les cellulaires étaient fortement passés en second plan. Les coups de fils ou les messages reçus sont restés sans réponse. Bien sûr, ça avait peut-être été une faute de sa part d’avoir prit cet initiative. Mais Victoria, malgré sa solitude oppressante, ne voulait pas attiser une quelconque panique ou pitié. Ce n’était pas son genre. Alors elle préférait encore passer pour une lâche aux yeux des habitants. Jusqu’à maintenant, ça pourrait être le terme le moins agressant qu’elle avait connu jusqu’à maintenant. De toute façon, ça ne pouvait pas être pire que les autocritiques qu’elle se faisait inlassablement. Neal n’avait pas vraiment eut son mot à dire sur l’initiative de sa petite-copine. De toute façon, ce n’était pas comme s’il avait une énorme attention envers les gens du quartier. Peut-être que ne pas prévenir sa famille l’embêtait un peu. Mais Victoria avait profité de son avantage pour imposer son geste. Il n’avait pas opposé une grande résistance. Il n’en avait pas eut les capacités. Et pour tenter de combler un peu le manque de ses amis et, surtout, de sa famille sur sa personne, la jolie blonde n’avait pas quitté Neal des yeux une seule fois. Non seulement parce qu’elle avait peur mais aussi parce que c’était la seule personne de ce monde qui arrivait encore à la faire sourire.

♦ FLASH BACK

Neal ?
Mmh ?
Ca va ?
Je... Bien sûr que ça va, pourquoi ça irait pas ?
Je sais pas. C’était une question en l’air.
Et toi, t’es sûre que ça va ? Tu m’as l’air bien blanche.
Je manque de sommeil. Rien de grave.
T’es un peu flippante, parfois, Vicky, tu sais ?
Merci pour le compliment, Neal. Je retiens.

Victoria avait tiré un air boudeur sous le sourire du jeune homme, qui tendit les bras pour l’attirer contre lui. Se laissant faire dans un léger rire, la jolie blonde caressa le visage de son copain à l’aide de son doigt, l’observant de façon appuyée, comme si elle cherchait quelque chose à lire sur ses traits. Mais elle fondit littéralement sur ses lèvres, sous la pression impatiente de Neal, qui l’amena un peu plus contre lui. Effectivement, sa petite-amie était blanche. Il venait de le lui faire la réflexion. Mais il n’ignorait pas pourquoi. Et rien que pour cela, elle semblait bien mériter le baiser délicat qu’il lui offrait. C’était un moyen de la rassurer un peu plus. Mais il savait qu’elle avait l’inquiétude facile. Victoria était alertée par le moindre geste hors norme qu’il pouvait avoir, prenant cela comme un malaise soudain. Neal n’avait certainement pas l’habitude qu’on s’inquiète autant pour lui. Et même si, dans le fond, cela lui plaisait tout en le rassurant, il aimerait tout de même qu’elle se détende un peu. Mais il semblait que la route soit longue, à en juger par les cernes apparents de la jeune Blythe. Alors la seule chose qu’il pouvait lui offrir pour la rassurer, c’était ce genre d’instants où elle pouvait oublier pendant quelques instants leurs soucis et se laisser guider par la simple pulsion de leur attachement et tendresse respectifs.


Toute la journée, Victoria avait senti que Neal n’était pas entièrement avec elle. Elle ignorait ce qu’il lui préparait et elle aurait presque pu tenter d’en avoir peur si elle n’avait pas passé sa journée au téléphone. Telle une véritable petite femme d’affaires, la jolie blonde avait passé tout son temps à téléphoner à droite et à gauche, en faisant les cents pas dans le chambre de son copain, en s’installant sur le rebord de la fenêtre, sur le lit, sur le bureau, contre le mur, en soupirant, en râlant, en souriant ou en grinçant des dents. Le cadeau qu’elle s’offrait, c’était pour aller voir un spectacle dans les nouvelles infrastructures culturelles. Non pas que Victoria avait une soudaine passion pour le théâtre mais disons que, ce qui l’intéressait hautement, c’était plutôt le public qu’il allait y avoir. Pas que voir des célébrités plutôt bien placées lui importait aussi quelque chose mais elle en avait strictement rien à faire. Séance de dix-huit heures, réception de vingt heures. Elle avait enfin tout avec elle, mise à part la tenue. La jeune fille ne partit de la maison des Rowlands que quand Neal le lui demanda gentiment, à sa façon en somme. De toute façon, il fallait qu’elle passe par chez elle pour enfiler une tenue un peu plus correcte. Aux grandes occasions, les grands moyens. On pouvait dire que ce n’était pas forcément son plaisir mais soit. C’était le prix à payer quand on voulait revoir une vieille connaissance – pas si vieille que cela, d’ailleurs. Quelques heures après, la jolie blonde extirpa une clé de son sac et l’enfonça dans la serrure du 1707 Apple Road. Pour des questions pratiques et évidentes, Neal lui avait fourni le double des clés, l’an dernier. Les autres habitants ne semblaient jamais plus surpris que cela de la voir débarquée chez eux, de la sorte. Certainement que le jeune homme leur en avait dit deux mots. De toute manière, Victoria n’était pas un parasite extrêmement gênant vu qu’elle restait souvent dans la tanière du loup. Quand elle entra, elle salua brièvement le cousin de Neal qui était sur le canapé, à regarder la télévision, Nuala certainement occupée à s’activer dans la cuisine et Tabitha probablement dans sa chambre, avant de s’engager dans la cage d’escalier et d’emprunter le même chemin qu’elle empruntait quotidiennement il y a sept mois encore. Entrant dans la chambre, elle fut presque surprise de ne pas le voir. Elle jeta un coup d’œil à la pièce d’eau ; personne. Victoria haussa alors des épaules pour elle-même. Il ne devait rien risquer, ici, de toute façon, n’est-ce pas ? Se mordillant la lèvre d’une inquiétude soudaine, la jolie blonde essaya de ne pas se laisser émerger par cette vague. Alors elle ôta ses chaussures dans un soupir de contentement, ses doigts de pied pouvant enfin sortir de leur prison à talons. Talons pas très haut mais tout de même, assez pour avoir l’impression que le sol était en vague. Le dos tourné à la porte, Victoria n’entendit pas cette dernière s’ouvrir mais put très bien comprendre qu’une personne s’y trouvait de l’autre côté. « A défaut de ne pas faire une grande fête, je t‘ai préparé une petite surprise… 20 ans ça se fête ! » La jeune fille se retourne et fit les yeux ronds avant de plaquer sa main contre sa bouche. Un petit « Oh mon dieu » sortit de ses lèvres alors que le lit accueillait son derrière. Eberluée, choquée, surprise, étonnée, tous les adjectifs de cette veine convenaient. Rien ne pouvait décrire le sentiment étrange qui apparaissait en elle. La pression de ses doigts se resserra sur sa bouche alors qu’elle croisait tant bien que mal ses bras, notamment pour plaquer son bras contre son ventre qui commençait à se tordre de rire. « Et si tu me fais rire, je t‘oblige à me recopier… » Faisant appel à tout ce qu’elle pouvait pour ne pas exploser de rire, Victoria se mordilla la lèvre tout en étant secouée par des spasmes, dût à la retenue de ses rires. Cependant, elle ne se contient pas très longtemps quand il commença à chanter. A l’entente des paroles, c’était du français. Elle avait quelques notions mais ce n’était apparemment pas suffisant pour comprendre ce qu’il chantait. Mais qu’importe. La seule chose qu’elle comprit, c’était « appelle » et « Pamela ». Et c’était déjà pas mal pour la compréhension des choses. Son rire résonna à travers la pièce alors que Neal, ou son homologue féminin Pamela, continuait à se dandiner devant elle. Quel toupet, tout de même. Il stéréotypait les femmes comme on n’en faisait plus. Victoria tenta de reprendre une respiration quasiment normale en s’éventant de ses mains alors que Neal, pardon, Pamela lui fredonnait l’air traditionnel pour un anniversaire. Elle reprit son souffle tout en se levant d’un pas mal habile, déséquilibrée par le fou rire qui la prenait aussi rapidement qu’il était partit. Neal en femme, c’était tout de même un sacré numéro. Et, pour une surprise, c’était une surprise. Voilà bien longtemps qu’elle n’avait pas rit à s’en donner des courbatures. Et là, il semblait que c’était bien partit pour. La jolie blonde ne pouvait plus de s’arrêter de rire alors qu’elle dévisageait son copain transformé en femme.

Dis donc, Pamela, faudrait penser à s’épiler, quand même.

Entre deux hoquets de rire, Victoria avait réussi à prononcer sa phrase, avant de repartir dans son fou rire en se réinstallant sur le lit, bien tentée de s’asseoir accroupie par terre tellement qu’elle commençait à avoir mal au ventre. Elle ferma alors les yeux pour tenter de se raisonner un peu ; avoir son copain qui se travestit pour vous, ce n’était pas forcément très courant. Il fallait mieux donc qu’elle en profite, non ? Mais c’était tellement choquant et surprenant, qu’il faudra attendre un moment avant qu’elle s’en remette. Cependant, Victoria se retient de justesse quand elle reposa ses pupilles sur son homme, enfin, façon de parler. Se mordillant la lèvre, elle observa les jambes du jeune homme avant de relever son attention sur le visage. Elle se leva pour s’approcher, comme si elle était curieuse de voir sa poupée version grandeur nature de plus près. La jolie blonde poussa ensuite un léger cri perçant, comme elle avait tant de fois entendu venant de la bouche de la barbie girl durant ses années lycée, tout en prenant les mains de son compagnon dans les siennes, les yeux soudainement intéressés par les ongles rouges vifs qu’il avait.

Par contre, va falloir que tu me donnes le nom de ton institut parce que ta manucure est ma-gni-fi-que, ma chérie.

Jouant le jeu, Victoria prit l’accent hispanique à dose renforcée, comme elle caractérisait bien les stylistes actuels. Elle trouvait les habilleuses avec un accent plutôt drôles, surtout que cela renforçait un peu plus leurs remarques un peu surréalistes et disproportionnelles, en appelant tout le monde « ma chérie » ou « mon chou » de façon affective. Mais qu’importe, c’était drôle. Elle se couvrait peut-être de ridicule mais ça ne pouvait pas être pire que quand elle se déguisait elle-même pour une affaire diverse. Mais autant être ridicule à deux, c’était toujours plus amusant. La jeune Blythe approcha les doigts plus près de son nez. Forcément, les ongles de Neal n’avaient strictement rien à voir avec ceux d’une femme mais elle ne put s’empêcher d’émettre un léger rire. Après ce qu’elle avait vécu, rire semblait lui faire le plus grand bien.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: «happy birthday, Victoria ! » | PV (1707) Dim 31 Jan 2010 - 9:30

    Il existe purement des situations embarrassante, et pourtant malgré tout, Neal continuait son chemin sans se poser de questions. Peut-être qu’à sa place, beaucoup d’hommes n’auraient jamais tentés de se déguiser en femme, mais probablement que d’autres l’ont déjà fais. L’important étant de ne jamais se prendre au sérieux. Et sans aucun doute, Neal était fort pour ce petit jeu. Mais il était vrai qu’il ne réfléchissait plus trop à ses actes, ou à ses dires. Il tentait vainement de se mettre en tête, qu’il était une femme, de se prendre au jeu. Et jusque la, il y arrivait sans grande difficulté. Encore heureux que Victoria ne le juge pas sur ce trait de caractère, ayant probablement l’habitude des idioties de son homme et de son goût pour l’humour. Aujourd’hui plus que d’habitude… Tabitha - sa tendre et plus proche cousine - aura au moins réussie à faire quelque chose dans sa vie : rendre Neal Rowlands physiquement efféminé ! Le comble pour un macho hors pair ! Contrairement à ce qu’il pouvait penser ce n’était pas quelque chose de si dur. Bien sur il ne l’aurait pas fais pour n’importe qui, et peut-être qu’avant son accident, il n’y aurait jamais réellement pensé. Peut-être que certaines choses ont aujourd’hui changés. Peut-être aussi que non, et qu’à l’époque, il n’était tout simplement pas prêt à mettre de côté son image de séducteur machiste. Car avouons les choses tel quelles sont : Neal a une grande confiance en lui. Trop vous direz certaines personnes. Mais qu’importe, aujourd’hui il pouvait parfaitement prendre sur lui, et le temps d’une soirée, se mettre dans la peau d’une femme. Surtout que son côté moqueur et ironique l’emmène à déformer l’image des femmes. Et son accent parfaitement français - quoi qu’un peu américain - le temps de la chanson aurait fais craquer plus d’une Américaine. Il aime le jeu, et gagner. Il n’est pas spécialement bon comédien ou ne s’est jamais trouvé une passion pour en devenir un, mais il se débrouille pas mal dans l’art de l’ironie et de la concentration. Certainement mieux que Victoria, à en juger les rires de cette dernière. Neal en serait pour peu offenser, si il avait été réellement une femme ! ‘‘ Dis donc, Pamela, faudrait penser à s’épiler, quand même. ’’ Victoria avait un sens de la répartie hautement déplacée. Et Neal lui lança un regard amusé tout en mimant un signe d‘insatisfaction, comme une bouderie. Avant de croiser ses bras sur son torse. Tentant alors de faire ressortir la moindre de ses formes, tout en se jetant un regard dans la vitre. Grimaçant à l‘encontre de son image dans la glace, il fît un pas en avant tout en serrant sa bouche, et en s‘envoyant un baiser dans la glace. Suivi d‘un clin d‘œil et d‘un déhancher purement provocateur grâce à ses trois pas en avant. Pour sur que si il aurait du donner le prénom de la personne qu‘il refaisait, cela aurait été Parfaite Garbage, dans toute sa splendeur. Et oui, elle faisait partie de sa longue liste de connaissance et que le jeune homme adorait remballer. Il ne la détestait pas tant que ça, mais la trouvait particulièrement ennuyeuse et chichiteuse. Il la connaissait pas mal, pour être la meilleure amie de Lincoln Rowlands - cousin de Neal. D‘ailleurs d‘après son cousin, ils formaient un très jolie couple, et cela avait longtemps offensé Neal qu‘on puisse penser cela ! Méritait-il une blonde écervelée, se croyant pour le centre du monde et qui faisait une crise dès qu‘on lui interdis d‘acheter du rouge à lèvre ? Non franchement, très peu pour lui… Il n‘aurait jamais eu la patiente. Finalement Neal reposa son regard sur Victoria, qui venait de se levée. Le regard de Victoria ne lui plaisait guère, c‘était comme si il avait l‘impression d‘être une bête de foire. Aussi ce fût pourquoi, il gonfla ses yeux les rendant rond comme une bille en la fixant. Elle voulait s‘amuser à épingler chaque détails, il allait faire de même. Ses mains se glissèrent le long de son corps, pour former une barrière, alors que sa bouche avoua, dans un sourire flagrant. « J'ai oublié d'acheter de la crème veet… » Conclut-il, faussement triste, en haussant les épaules. Neal reprenait une moue enfantine sur son visage, comme quand un gamin n‘avait pas ce qu‘il voulait. Ce n‘était pas comme ça que les filles s‘épilaient ? Pour être honnête, Neal ne savait pas comment les filles s‘épilaient. Si c‘était avec de la crème, de la cire ou un appareil… Chacune avait ses propres méthodes mais certainement que la crème faisait le moins mal. Quoi qu‘il en soit, il n‘était absolument pas un connaisseur à ce niveau, n‘ayant aucun besoin de s‘épiler ! Sa douce chérie lui prit alors les mains entre ses doigts, et prit une allure de choquée, en criant dans un bruit sourd. Neal releva aussitôt son regard vers elle, mimant un signe de fierté en montrant davantage ses doigts à Victoria. ‘‘ Par contre, va falloir que tu me donnes le nom de ton institut parce que ta manucure est ma-gni-fi-que, ma chérie. ’’ Tournant le visage vers Victoria face à l’expression ‘ma chérie’, il la regarda un instant assez sévèrement. Finalement se rétractant, finissant par rire à son tour en même temps que la jeune femme. Elle se prenait au jeu ? Bien. En même temps avait-elle le choix ? Indirectement, pas vraiment. Et c’était pour cela qu’ils s’étaient si bien entendu, qu’il ne l’avait - ou presque - jamais rejeté. Il était différent avec les autres personnes, peut-être parce qu’il n’avait pas le même humour qu’eux, et qu’il avait peur de se dévoiler. Alors qu’avec la jeune Blythe, il semblait s’apaiser à chaque fois, se montrant d’humeur taquine et joueur. Pas un brin hypocrite, à la différence des autres présences, c’est-ce qui a sûrement réveiller une attention particulière pour cette jeune fille à une époque où le jeune homme avait trop besoin de liberté pour s’enfermer dans une relation - même amicale. Il n’était pas spécialement quelqu’un de bon ou de mauvais. Il était tout simplement méfiant et imbus de lui-même. Et n’agissait que pour son bien être. Et accessoirement celui de sa jeune amie qu’il avait très tôt su prendre sous ses ailes protectrices. Le premier ou la première qui s’en approchait - à son goût - trop près, s’attirait les foudres et l’insolence du démon qui avait toujours reposé en lui. Une vraie tronche d’obstination lui valait une peur chez certaines personnes seulement en le voyant. Parce que Neal a toujours cultivée une observation innée et cette lâcheté à toujours défendre les plus faibles. Il lui arrivait de craquer, de se battre ou de faire pleurer son interlocuteur sans y faire attention. Toutefois, il lui arrivait d‘être manipulateur et d‘en prendre aisément goût. Comme inventer des rumeurs et les faire tourner dans le quartier. Des rumeurs gênantes et salissantes… Des rumeurs que personne n‘aimait avoir ! Voila une raison qui fait qu‘on évitait de trop chercher cet homme. Surtout que si besoin, il avait recourt à un passé houleux, parce qu‘on a tous des choses à cacher. Même petit ! Et que si certains n‘avaient la patiente d‘attendre le bon moment, Neal attendait. Et puis si son interlocuteur répondait par les poings, il était évident que Neal en faisait de même, de quoi éviter ce petit diable en personne ! « Manucure Johnstone… Tu ne connais pas ma belle ? » Se contentant de répondre d’un air calme tout en répliquant d’une voix suave à la façon latine. Reprenant les mimiques exactes, le jeune homme avait relevé sa main comme pour parler avec de grands airs. Ses doigts étaient étendus et son regard moqueur. Néanmoins si elle trahissait un léger ton plat par un rire communicatif, Neal lui était amplement sérieux dans sa démarche et sa gestuelle. Très certainement qu’il serait devenu un excellent acteur tant il était difficilement influençable. Et que même si ça le faisait rire intérieurement, il paraissait d’un sérieux flagrant physiquement. D’une manière comme d’une autre il savait que Victoria ne pourrait pas s’empêcher de rire. Ce look était tellement à l’opposer de l’image dure et ‘mâle’ qu’il rejetait souvent. Une façon de montrer son talent et son humour et d’en faire profiter à son amoureuse le jour de son anniversaire. Et puis parce qu’il n’avait rien eu à lui offrir à part un cadeau, et cette soirée. Un cadeau qui lui tardait de montrer mais il n’en laissait pour autant rien paraître. Et puis n’oublions pas que Neal Rowlands est riche en surprise ! « Ça fait tellement longtemps qu‘on a pas fais de soirée entre ‘filles’. Il faut y remédier… » Donnant un coup de fesse à la jeune femme, Neal se laissa s’aplatir comme une crêpe sur le lit, mais tout en restant assis. Tel un hippopotame qui serait tombé mollement. Attrapant les mains de son amie, il la tourna vers elle, esquivant un baiser pour l‘embrasser sur la joue furtivement. ‘Pamela’ n‘embrasse jamais les autres femmes sur la bouche, voyons Victoria !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: «happy birthday, Victoria ! » | PV (1707) Mar 2 Fév 2010 - 20:33


L’autodérision, voilà un art que semblait pratiquer Neal avait une agilité et une assurance sans faille. Pouvoir se déguiser en femme en était une grande preuve. Victoria semblait ne pas se rappeler quand était la dernière fois où elle avait rigolé à en pleurer. Bien trop longtemps, à bien y repenser. Parait-il qu’on devrait rire au moins quinze minutes par jour. On ne pouvait pas forcément dire que cette consigne avait été respectée par la jeune fille. Pourtant, ce n’était pas comme si Neal était si difficile à vivre que ça. Au contraire. On avait l’impression qu’il voulait lui rendre la vie un peu plus facile. Même lors des premiers examens à la faculté de sa copine, où cette dernière était sous tension plus que d’habitude, il avait réussit à la supporter. Il fallait avouer aussi que, pour son bien, Victoria avait préféré s’isoler dans sa chambre et opter pour la technique « révisions intensives de dernière minute » en esquivant tout ce qui pouvait lui parvenir de l’extérieur, que ce soit par son portable ou sa porte. Ou même sa fenêtre. Pour pouvoir un peu épargnée son homme, la jolie blonde n’avait rien trouvé de mieux à faire. Et puis, quand il s’agissait travail, révisions et examens, elle ne rigolait jamais dessus. Et Neal le savait bien. En sept ans, ça n’avait jamais changé. Au contraire, ça avait peut-être même empiré. Et, le connaissant, le jeune Rowlands aurait pu se montrer très perturbateur, comme il savait si bien le faire dans leur tendre jeunesse commune. Seulement, là, ce n’était pas un simple contrôle de français ou d’algèbre mais des examens qui allaient déterminer son admission en deuxième ou non en criminologie. Du sérieux et Victoria aurait pu très mal le prendre que Neal aurait tenté de la perturber, ce qui aurait pu le rendre à son tour plutôt de mauvaise humeur. C’était bien connu, quand une personne était piquée à vif, ce n’était pas rare qu’elle se mette tout le monde a dos pour une simple petite contrariété. Et même si Neal et Victoria n’étaient pas dénudés d’imperfections et arrivaient aussi à avoir des disputes comme n’importe qui, la jeune fille ne voulait pas de ça en guise de résultat de révisions. Alors Neal avait prit un semblant de mal en patience. Et puis, les retrouvailles n’en étaient toujours que meilleures après une séparation plus ou moins longue. Evidemment, Victoria s’accordait quelques pauses, au risque de véritablement péter un câble. Mais le l’après-midi même qui signalait enfin le point final des examens, c’était chez les Rowlands qu’elle l’avait passé. Evidemment. Chez qui d’autre aurait-elle pu migrer, sinon ?

♦ FLASH BACK

Finis ! Les examens sont enfin finis ! Un peu plus et j’allais frôler la crise de nerf, sur-dosée d’un dépassement hors norme de la limite de tension.
Et, ça s’est bien passé, j’espère ? Car si tu m’as abandonné pendant plusieurs jours pour rien, ce n’est pas la crise de nerf que tu frôleras.

Victoria s’était dirigée instinctivement vers le lit de Neal pour s’y jeter à plat ventre dessus. Le propriétaire des lieux traficotait quelque chose sur son bureau, certainement il devait dessiner pour passer un peu le temps, à en juger par le crayon qu’il avait entre ses doigts. Elle ne délogea pas sa tête de l’endroit moelleux pour regarder son copain, qui s’était tourné vers elle dans un léger sourire. A sa question, Victoria grogna légèrement. Pourquoi il voulait savoir, d’abord ? Elle n’aimait pas se prononcer quand à ses futurs résultats. Elle avait bien trop peur de tomber de haut et de ne pas arriver à se relever. Les pronostics scolaires, ce n’était pas du tout son truc. Alors Neal eut, pour seule réponse, un haussement d’épaules. Il sourit un peu plus en posant son crayon sur le bureau et en allant s’installer sur le lit, près de sa tendre moitié qui n’avait toujours pas bougé d’un millimètre.

Victoria, t’as pas le droit d’être fatiguée. On a toute la soirée pour fêter la fin de tes exams et je compte bien rattraper le temps perdu, demoiselle.

La concernée ouvra les yeux et put voir que Neal avait ce regard taquin qu’il prenait quand il semblait avoir une idée derrière la tête. Victoria eut un léger soupir avant de sourire et de se relever, enfin ! Quelques secondes après, elle retrouvait avec un plaisir non dissimulée les lèvres de son amant, qui paraissait vouloir redonner goût à sa copine du confort et des options hautement appréciables de son lit.


Longuement, certainement que beaucoup avait attendu avec une certaine impatience que leur couple fasse faillite à la première dispute. Certes, Neal et Victoria ne se disputaient pas vraiment dans la demi-mesure. Mais cela était tout de même rare. Surtout les premiers mois. Cependant, ces personnes n’avaient certainement pas comprit combien ils tenaient l’un envers l’autre. Victoria n’était pas du genre à tomber amoureuse tous les deux mois. Et elle connaissait suffisamment Neal pour savoir que c’était loin d’être sa façon d’être aussi. Ils se ressemblaient sur certains points mais provoquaient tout de même un certain paradoxe. Et la jeune fille ne comprenait pas plus qu’eux ne les comprenaient pas. De toute manière, elle ne cherchait nullement à se justifier. Certainement pas auprès des habitants du quartier, en tout cas. Pour l’instant, elle était très bien avec lui, elle ne voyait pas pourquoi elle devrait aller s’expliquer ou prouver quoique ce soit chez les habitants. Ce n’est pas comme si elle avait besoin de leur bénédiction pour être avec quelqu’un. L’âge de pierre et ses mariages arrangés, c’était fini. Ou presque. Si elle savait... Elle n’avait, évidemment, aucune connaissance du fait qu’elle fréquentait justement ce qu’on appelait un ‘promis’, personne dont l’épouse (dans le cas de Neal) était commise d’office. Donc, à ses yeux, elle n’avait aucune raison valable de devoir se démêler à prouver qu’elle voulait vraiment être avec Neal et que ce dernier n’était pas si horrible que les gens le pensaient. La preuve était sous ses yeux. Quel autre homme aurait eut la pensée même de se transformer en femme rien que pour les beaux yeux de sa dulcinée, le jour de son anniversaire ? Il faut bien dire aussi que le jeune Rowlands avait un don inné pour la comédie et qu’il adorait faire le pitre quand il s’y mettait. Pourtant, voilà bien longtemps qu’il ne s’était pas autant en dérision que maintenant. Il en avait pas vraiment eut les moyens. Et puis, les mois passés n’étaient pas facilement reposant. Après tout, même tout le monde doit bien penser qu’ils ont repoussé leur voyage de quelques mois, profitant ainsi de s’éclipser de façon qui se voulait discrète et sans problème. Si seulement cela aurait pu être vrai, Victoria n’en éprouverait moins de remords que de devoir mentir. Car ces pseudos vacances étaient tous sauf des vacances.

♦ FLASH BACK

Victoria ! Victoria, ouvres les yeux ! Réveilles-toi, bon sang !

Neal s’activait à tenter de bloquer les bras de sa petite-amie qui gigotait dans tous les sens alors qu’elle se débattait furieusement contre les draps du lit, les yeux clos mais le visage parlant pour elle. Auprès de lui, il était plutôt rare qu’elle se mette à avoir des crises durant son sommeil, à chaque fois dût à un cauchemar qui la prenait de nouveau et renouvellement dès qu’elle osait fermer les paupières. Contrairement à ses frères, le jeune Rowlands n’arrivait pas encore à s’y faire et semblait céder facilement au désarroi et à la panique quand il sentait sa compagne s’agiter brutalement. Peut-être parce qu’il recevait des coups, ce qui n’était pas forcément agréable. Mais surtout parce qu’elle prononçait le prénom de son petit-ami d’une voix suppliante et douloureuse, voire en le criant, ce qui le faisant instinctivement grimacé. Neal avait certainement son idée sur la scène qui repassait en boucle dans le subconscient nocturne de sa copine, et pour sûr que ce n’était pas ce qu’il voulait. Par pour elle. Ils n’avaient jamais vraiment abordé le sujet. Victoria ne le souhaitait pas réellement et le jeune Rowlands attendait certainement qu’elle se décide à aborder le sujet de son plein gré. Mais, pour l’instant, l’heure n’était pas à la discussion mais à réussir de canaliser toute la force étonnante qui sortait inconsciemment des membres de la jeune fille. Cette dernière s’agitait toujours plus, malgré les demandes répétées de Neal de se calmer et, surtout, de se réveiller. Plongée dans son sommeil, la jolie blonde ne semblait pas avoir le contrôle sur elle-même et elle se tortillait un peu plus alors que le jeune homme avait réussi à bloquer ses bras entre eux deux. Elle ne voulait plus voir ça. Elle ne voulait plus voir toutes ces scènes qui hantaient ses nuits autant qu’elles hantaient sa vie. Elle souhaitait juste qu’on la laisse en paix. Neal se redressa un peu plus tout en la prenant un peu plus contre lui pour faire comprendre à la jeune fille qu’il était là. Peut-être que sentir sa présence ne pourrait que la rassurer et la réveiller. Victoria releva alors un peu la tête contre le torse de son petit-ami, faisant comprendre à ce dernier qu’elle était sortit de sa transe. Elle s’était calmée, elle ne se débattait plus. Neal prit son visage entre ses mains et lui caressa délicatement les joues avec les pouces pour y supprimer les traces de larmes qui s’étaient formées dessus alors qu’elle semblait retrouver un peu ses esprits. La jolie blonde se laissa faire, tout comme elle le laissa lui prendre les épaules pour l’amener contre lui.

Tout va bien. Je suis là.

Victoria se pelota un peu plus contre lui, alors que Neal renfermait ses bras autour d’elle tout en lui caressant les cheveux, après lui avoir embrassé le front, et en la berçant pour la rassurer. La demoiselle paraissait soudainement frêle et fragile, en manque de force certaine. Elle s’en voulait. Ce n’était techniquement pas à lui d’être préventif à son écart, pour une fois. Le jeune homme n’était pas dans une forme meilleure et faire sa comédie la nuit n’était pas le moyen le plus approprié pour le ménager. Victoria glissa sa jambe entre celles de Neal tout en refermant un peu les yeux.

Excuse-moi. Je...
Chut. Rendors-toi. T’en as besoin.


Victoria entrait pleinement dans le jeu de son petit-copain travestit. Autant pour l’enfoncer un peu plus qu’il le faisait envers lui-même, après tout, sa virilité devait quand même en prendre un coup, mais aussi pour s’amuser. Après tout, pour le jour de ses vingt ans, elle n’avait reçu qu’un sms de la part de Maât et une rencontre mi coton mi lait avec Hailey, surmené d’une absence d’esprit certaine de Neal. Ce n’était pas vraiment la journée d’anniversaire idéale et rêvée, en somme. Mais là, le jeune Rowlands avait réussi à remonter son moral d’un coup sec. De plus, elle n’était jamais la dernière à participer à ce genre de choses, ayant apprit à maitriser les armes de l’ironie, du sarcasme et de la moquerie toute seule au fil des années. Des armes redoublement utiles autant en situation critique qu’en situation détente. Et là, Victoria avait la furieuse envie d’emmerder un peu son copain travestit pour elle, mais certainement qu’il ne prendrait pas mal, au contraire. Et puis, c’était largement plus agréable de voir quelqu’un jouer le jeu quand on venait d’entrer dans un personnage qu’une personne qui restait statique et ne regardait pas plus loin que l’idée transmise. En tout cas, la jolie blonde était vraiment épatée, et aussi morte de rire, de voir Neal de la sorte. On était vraiment loin des idées qu’avaient les autres sur lui. Mais elle avait bien comprit qu’elle était la seule à pouvoir profiter de le voir comme cela. Aussi, elle avait abandonné l’idée de vouloir le défendre envers les autres. Non seulement parce qu’il paraissait se foutre d’eux comme de l’an trente. Mais aussi parce que, finalement, se sentir privilégiée par rapport à d’autres était quelque chose d’assez grisant. Alors Victoria s’en amusait. Elle s’amusait de la double personnalité que pouvait avoir son homme, même si par moment, elle trouve qu’il va un peu trop loin. Mais Neal était comme ça ; il n’avait quasiment pas de limites et semblait d’une assurance sans égale. Rageant pour un adversaire, particulièrement attirant pour sa copine. De toute façon, si les autres le rejetaient ou le détestaient, cela poussait un peu plus Victoria à faire l’inverse de tous. Elle le connaissait mieux que la majorité qui disait aussi cela et elle, à l’encontre des autres, elle l’acceptait comme tel. Et même s’il s’était montré plus blessant que jamais les six mois qui ont suivi son retour, Neal a très bien sût se faire pardonner durant l’année suivie et écoulée. « J'ai oublié d'acheter de la crème veet… » A le voir de la sorte, limite si Victoria ne remettrait pas en question. Est-ce que ce n’est pas un peu poussé, dis donc, comme vision de la femme, Neal ? En tout cas, la demoiselle pourrait se demander si elle ne se montrait pas comme ça. Parce que, si c’est le cas, autant le savoir tout de suite. Les filles du genre Pamela, c’était plutôt des têtes à claque. Mais puisque c’était Pamela, elle, elle n’aurait rien à recevoir mis à part des remarques ironiques et des gentilles moqueries façon Blythe. La cadette ne fit pas attention aux gros yeux que lui faisait la femme qui semblait hanter le corps de son homme de façon assez close, bien trop occupée à observer tout ce qui avait été mit pour le transformer en Pamela. Son regard se dirigea vers les jambes nullement féminines avant de poser sa main devant la bouche, se tordant d’un nouveau gloussement.

Comme si la crème serait assez efficace pour supprimer toute cette pilosité hors norme. Certes, ce n’était pas très sympathique, comme réflexion. Mais il ne lui en voudra pas. Au pire, Victoria saura comment se rattraper. En tout cas, ça venait du fond du cœur. Vu comme cela, Neal n’imaginait certainement pas les contraintes que c’était d’être une fille. Il avait tellement de chance d’être un garçon. Quand elle était plus jeune, il lui arrivait de penser de façon « Et si j’étais un mec, je ferrai quoi ? » Pour elle, les garçons avaient à la fois plus de contraintes mais aussi pourquoi plus de libertés qu’une fille. Rien que pour se raser. Les filles devaient s’occuper des trois quart de son corps, de ce côté-là, tandis que les mecs, juste ce qu’il peut y avoir vers la bouche ou le menton. Neal n’avait jamais goûté au plaisir de la cire. Pour le peu que Victoria avait utilisé cette technique, dieu merci qu’on avait inventé le rasoir, elle en avait gardé un souvenir amer. Mais dans un sourire qui grandissait, il faudrait vraiment qu’elle fasse essayer à Neal. Après tout, il lui certifiait qu’il était un homme, ça ne devrait être qu’une balade de santé, pour lui. La jolie blonde eut un sourire moqueur avant de l’imaginer en train de crier. Mon dieu, ça aussi, ça pourrait être tordant à voir. Si un jour, elle a l’occasion, elle ne la loupera pas. « Manucure Johnstone… Tu ne connais pas ma belle ? » Pamela agita ses doigts devant le nez de Victoria. Johnstone... C’était donc Tabitha qui s’était chargée de transformer son cousin en cousine. Il faudrait qu’elle pense à la féliciter, un de ses jours. Ce n’est pas comme si la présence de la jeune blonde manquait à la maison mais c’était plutôt, et justement, la cousine de Neal qui n’était soit pas là soit enfermée dans sa chambre. Plutôt discrète, la jeune fille n’avait pas de réelles opinions sur ce membre de famille de Neal. Elle ne la détestait pas mais elle ne l’adorait pour autant, à défaut de la connaitre d’avantage. Mais pour sûr que cet épisode de la transformation du jeune Rowlands restera gravé dans les annales de leur tête. Pamela sera inoubliable. Neal avait prit cette conséquence en cause ? Certainement pas. Il avait l’air bien trop concentré dans son personnage pour avoir pensé aux détails externes et les conséquences qui allaient suivre. La jolie blonde hocha la tête d’un air embêté en regardant ses propres ongles, alors que Pamela se dirigea vers le lit pour s’y allonger, ou plutôt s’y jeter dessus pour mieux se vautrer. Ses ongles ne ressemblaient pas à grand-chose et, à vrai dire, elle n’y faisait pas forcément attention. Et ce n’était certainement pas ces derniers mois qu’elle aurait songé à faire quelque chose pour ses ongles, non non non. D’autres choses s’étaient révélées bien plus importantes que de simples ongles. « Ça fait tellement longtemps qu‘on a pas fais de soirée entre ‘filles’. Il faut y remédier… » Paraissant se soucier faussement de ses doigts, Pamela l’embrassa sur la joue après avoir osée donner une bourrasque à son précieux derrière, que sa robe noire plutôt habillée cachait de façon subtile. Victoria eut un léger froncement de sourcils avant de profiter que Pamela avait ses mains dans les siennes pour lui mettre, à son tour, ses ongles sous son nez.

Comment tu veux que je fasse une manucure avec des ongles pareils ? ? Victoria se plaignait grossièrement, rendant sa moue toute boudeuse, alors qu’elle s’en fichait royalement. Exactement comme elle pouvait le faire quand elle s’étiquetait du rôle de la frêle enfant qui avait besoin d’une âme secourable pour l’aider. Quand Neal commençait à faire le pitre, sa copine ne pouvait que le suivre. Puis, elle eut un léger sourire taquin en relevant le menton, l’air quelque peu prétentieux, tout en soupirant d’un air faussement las. Et même pas t’es cap t’embrasser une fille. Si tu savais à quel point s’est différent. Et terriblement plaisant. Les filles embrassent mieux, je trouve. La dernière phrase était juste une pure provocation. Bien sûr, elle n'en pensait pas un mot. Mais elle paraissait tellement dans sa petite bouille, tellement dans ce qu'elle venait de créer qu'on ne peut qu'y croire. Pour le reste, elle parlait en pleine connaissance de cause. Évidemment, Victoria n’était jamais sortie avec une fille. Elle n’était pas bisexuelle, comme on pouvait le dire. Mais elle a déjà essayé. Période où elle ne se sentait pas très bien, où toutes les limites avaient été repoussé, elle avait tenté. Une expérience qu’elle n’oubliera pas sitôt mais qu’elle ne réitèrera pas. Après tout, elle ne pourrait tout de même pas se passer indéfiniment de la chair masculine. A part si le destin en décide autrement. Mais pour l’instant, la jolie blonde ne comptait pas se tourner vers les femmes. Cependant, elle était un brin aguicheur, debout, face à Pamela, dont Victoria ne perdait pas de vue que des hormones typiquement mâles se trouvaient en dessous. Elle se mordilla légèrement la lèvre, comme si elle voulait vraiment que Pamela tente l’action. Après tout, qui aura eut la chance d’avoir été la première à embrasser Pamela ? Et voilà, on l’avait désigné elle, ainsi va les choses. Et la jolie blonde ne semblait pas vouloir déroger à sa mission soudaine, son regard émeraude plongé dans celui, sombre et entouré de crayons, de sa nouvelle amie.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: «happy birthday, Victoria ! » | PV (1707) Dim 7 Fév 2010 - 18:16



    Assis sur son lit, les jambes croisés, il avait posé ses mains sur les draps et regardait dans le vide. Il semblait chercher quelque chose à faire, ou la connerie à dire… Impatiemment, il agitait nerveusement ses jambes alors qu‘un vague soupire sortie de sa bouche, qu‘il referma aussitôt en se perdant dans la contemplation du sol. Quand une main se posa délicatement sur sa jambe, Neal détourna son regard vers la personne dont cette main appartenait, avant de sourire. Victoria avait alors effleurer la peau du jeune homme en passant sa main outre la robe, remontant tel une lionne sur la peau chaude du jeune Rowlands. Étrangement, il était devenu calme et posé. Tout à fait le contraire de ce qu‘il était généralement avec elle. Accessoirement, il était plus une pile électrique, à devoir escalader de partout, grimper sur les meubles, sauter à pied joint sur son lit ou encore allé emmerder son petit monde - dont et surtout les habitants de cette ville. Hors aujourd‘hui, il était confortablement assis sur son lit, et il ne parlait plus. Attendait-il peut-être qu‘elle rompe le silence, qui sait il n‘en savait rien lui-même. Il attendait simplement le cadeau de Victoria, qui tarder à venir. Enfin et pour une raison qui lui était inconnue, ou peut-être pas forcément. Il secoua sa tête, et un sourire compromettant pour la jeune femme apparue sur son visage mâte, avant qu‘il ne se redresse pour se laissé tomber cette fois sur Victoria. De tout son poids il était sur elle, qui était elle-même dès à présent couchée sur son dos. Sa longue robe noir retombant sur les vêtements de Victoria, ses cheveux lui chatouillaient d‘ailleurs le visage. Et il s‘amusait à lui caresser ses joues avec, comme un enfant l‘aurait fais avec une poupée. Par précaution, et parce que le jeu vaut toujours la chandelle, le jeune homme dirigea sa bouche vers le cou de la jeune femme, qu‘il parsema de baisers tendres. Victoria semblait apaisée et totalement en sécurité, et ses mains s‘étaient dirigés instinctivement dans le dos de Neal, ne lui permettant pas de se relever à sa guise. Pourtant il n‘y faisait pas tant attention. ‘‘ Comme si la crème serait assez efficace pour supprimer toute cette pilosité hors norme. ’’ Avait-elle finis par dire entre deux baisers déposés sur son cou. Une pilosité hors norme, mais elle s’était vu elle ? Le jeune homme retourna son visage vers celui de son amoureuse, tout en grimaçant dans une feinte désiré. Esquivant le regard doux de Victoria, elle attrapa son bras en souriant davantage, tandis que Neal se battait avec ses longs cheveux qui avaient la bonne idée de lui barrer sa vue. Une chose qu’il ne supportait pas. Au cours de son adolescence, il avait passé de nombreux gestes pour remettre les cheveux de ses interlocutrices à leurs places. Pensant tout bêtement - et par facilité - que c’était elles qui les renvoyaient en avant pour s‘isoler de ses regards. Prenant alors une mimique agacé, il tira sur cette chevelure rouquine, quasiment de toute ses forces et replaça ses rares mèches derrières ses oreilles, en soupirant. C’était une fausse impression, puisqu’à chaque fois seulement quelques mèches se collaient à son visage, non sa tignasse entière, mais Neal perdait patience avec ses cheveux. Continuant de l’embrasser, il contourna sa bouche sans jamais y déposer un seul baiser avant de poursuivre vers l’oreille de Victoria, où il y chuchota. « On voit des années d‘expérience la dessous… » L’attaquait-il en souriant d’une splendeur qu’elle ne saurait sûrement résister. Voyant une mine légèrement boudeuse, le jeune homme se redressa pour lui envoyer un baiser dans l’air. C’était évident qu’elle avait de l’expérience, étant une femme, elle s’épile bien sur. Et encore heureux non ? C’était bien la première fois qu’un homme s’en plaignait. Même si dans le fond, Neal n’était pas du genre à s’en plaindre. Durant les dernières secondes d‘inattention de sa jeune amie, il en avait profiter pour se glisser sur son corps et y laisser des baisers et des caresses à travers les vêtements. Ce qui aurait sans doute le don de calmer ses ardeurs de bouderie. Après tout, ils étaient plus tactiles qu‘autre chose, et devoir parler des heures n‘étaient dans leurs habitudes. Non, Neal préférait l‘action, il préférait ses moments de solitude avec Victoria et laisser libre cours à son imagination tout en l‘envoyant valser avec les mots, gentiment. ‘‘ Comment tu veux que je fasse une manucure avec des ongles pareils ? ’’ Se plaignit-elle, pourtant elle rattrapa le visage de son petit copain pour lui planter ses mains devant ses yeux. Avant de glisser ses dernières sur son torse, retrouvant cette force et cette sécurité dont elle s’était habituée de jours en jours. ‘‘ Et même pas t’es cap t’embrasser une fille. Si tu savais à quel point s’est différent. Et terriblement plaisant. Les filles embrassent mieux, je trouve. ’’ La porte de la chambre s’ouvrit et Neal se releva sans aucune gêne, replaçant sa robe comme si c’était un pantalon. Un sourire plus que narquois apparu sur ses lèvres, alors que sa cousine refermait la porte de la chambre. Dans ses bras, se tenait une bête poilu - un chien plus exactement. Un jeune labrador aux poils blancs. Il semblait s’être endormi dans les bras de la jeune fille, qui l’avait totalement emballé dans du papier cadeau, seule sa tête était au dehors. Un nœud papillon sur la tête le rendait davantage plus irrésistible. Et elle s’approcha d’eux alors que Victoria s’était levée du lit pour accueillir le chien. Tabby lui glissa au coin de l’oreille un ‘joyeux anniversaire’, alors qu’elle jeta un tendre regard à Pamela, avec une envie de pouffer de rire, très certainement. Néanmoins elle détourna le visage à temps, se retenant malgré elle de rire. Ce qui n’avait pas échapper à son cousin, qui s’avança vers elle, et la prit par le bras; pour la faire tomber à même le sol. Si Tabitha avait essayé de résister, et était presque prête à tenir face à Neal, le verdict sonna bien trop tôt à ses yeux : ses fesses touchaient déjà le sol. Croisant les bras, en baissant la tête elle eut une idée étincelante. Et avant même que Neal se dégagea, elle posa ses mains sur la jupe du jeune homme avant de tirer de toutes ses forces dessus. Neal ou plutôt Paméla, se retrouva en boxer devant les quatre yeux qui l‘entouraient. Et si vous pensiez un seul instant, qu‘il était gêné, détrompez-vous. Victoria en avait largement vu plus, depuis fin deux mille neuf et Tabitha a toujours eu une approche facile concernant Neal. Le voir donc en caleçon, mayo, ou habillé ne la choquait pas plus que cela. Depuis qu‘elle vivait chez les Rowlands, elle l‘avait croisé à mainte reprise se trimballant en simple boxer et torse nu pour rejoindre sa chambre et une autre pièce de la maison, comme et surtout la cuisine ! « Je sais bien que vous aimez toute mes jambes et même mon corps… Mais il y a d‘autres façons que de draguer une femme… » Ajouta-t-il, fière et sur de lui. En pointant du doigt une remontrance. Encore heureux qu’il avait mis un boxer, ceci étant, il retiendra que Victoria n’avait pas pu s’empêcher de pouffer face au geste de la cousine, cachant alors les yeux du chiens en le tournant de l’autre côté. C’est vrai, si le pauvre reste choqué à vie… ! Et si il avait toujours été très protecteur et très jaloux envers ceux qui s’approchaient de Victoria - même n’ayant pas six ans. Il avait toujours eu une approche différente envers sa cousine, mais tout aussi dangereuse. Il interdisait par exemple à n’importe quel de ses amis - notamment Chris Griffith-Matthews. Parce qu’il avait réussi à voir leurs manigances. Il était évident qu’ils avaient le même âge, par conséquent qu’il n’a pas plus le droit que n’importe qui, de lui choisir ou lui interdire de voir tel ou tel personne. Pourtant ce n’était pas méchant ni comme une manipulation. Seulement savoir sa cousine fragile et toute menu dans les bras de n’importe qui, le rendait agressif. Il avait été alors en colère face à Chris et s’était montré extrêmement dur avec lui. Et si il n’avait aucune leçon à lui donner, il avait voulu aussitôt renvoyer chez lui. Néanmoins avec le temps, cette histoire passa comme une lettre à la poste, et aujourd’hui Neal ne semble plus avoir de rancœur pour ce petit homme, devenu avec le temps un ami proche. Mais il n’oublie pas, il n’a jamais rien oublier et il était évident que si une histoire entre eux deux pointerait à nouveau, Neal ne donnera ni sa faveur ni sa permission. Si encore on la lui demande… ! « Parfait ! Il faut se faire un smack féminin… ! » Dit-il pour se venger en aidant Tabitha à se relever, alors qu’il prit le chien pour le déposer sur le lit, et tirer avec eux Victoria. Sa cousine s’abaissa aussitôt vers le chien pour le caresser sur le ventre, alors que Rowlands attendait patiemment que sa cousine se redresse. Quand elle le vit approcher, elle le repoussa en lui maintenant son visage en grimaçant. Victoria qui restait en retrait été amusé de la situation et du comportement des deux adolescents qui étaient plus âgés qu’elle, d’un an. Il semblait s’entendre si bien, et elle se retrouvait avec ses frères. Pourtant, la situation n’était pas la même, puisque qu’on ne pouvait pas comparer l’un de ses deux frères avec Neal. Victoria et Tabitha échangèrent un sourire tandis que la jeune Blythe se fît d’un coup tendre envers son homme, le tirant vers elle. Posant ses mains dans les siennes, elle maintenait la pression tout en s’asseyant à cheval sur lui, alors qu’elle avait remarqué le petit engin que tenait fermement Tabby entre ses doigts. Neal trouvait ça suspicieux mais il se laissait faire, ayant confiance… Trop semblait-il… Ce fût quand on lui éblouis les yeux, qu’il détourna furieusement la tête vers la source de lumière - ou plutôt du flash, parce que sa cousine s’amusait à lui prendre une dizaine de photos. Il ne voulait pourtant pas, mais Victoria arrivait à l’adoucir. Avant même qu’elle n’arrive et pendant que Tabby le préparait, elle avait essayé à plusieurs reprises, mais Neal était arrivé brillamment à s’en détacher. Cependant, elle gagnait à cause de la présence de Victoria ! Petit à petit, le jeune Rowlands se prit au jeu et autorisa qu’on le photographie de son plein gré avec Victoria, ainsi que Tabby. Mais également des photos de groupes, avec le chien. Comment se souvenir encore mieux de cette soirée et d’avoir des preuves de sa féminité que d’en faire des photos ? C’était pas malin pour sa réputation, malgré ça il n’y pensait pas tellement. Ouvrant un placard, il prit une boite de gâteau qu’il ouvrit et qu’il finit par en proposer à tout le monde. Même le chien se leva et marchait difficilement sur le lit tout en se calfeutrant dans les jambes du jeune homme, sans doute plus effrayé que par la vu des deux autres jeunes femmes. Heureusement pour lui, il a toujours aimé les chiens, ses parents en avaient un et il a donc toujours entretenu un bon rapport avec ses petites bêtes. Avec le temps, il n’en avait pas reprit, non seulement pour faute de temps, mais aussi parce qu’il ne travaillait pas et qu’un chien était quand même un investissement. Il ne voulait sans doute pas imposer la présence d’une chiot qui deviendra grand, quand il était en colocation avec sa propre famille… Cela pourrait paraître con, mais il préférait attendre avant de prendre un chien. Et aujourd’hui semblait être le bon moment, même si ce chien est à la base pour Victoria Blythe. Une photo réussie serait sûrement celle que venait de prendre sa cousine à l’instant. Où Victoria tenait dans ses bras le jeune chiot, Neal à côté, entourait la taille de sa jeune amie, sa main sur elle, l’autre sur le chien en train de le caresser. Il lui avait finalement souffler un ‘joyeux anniversaire’ dans l’oreille avant d’embrasser sa joue. Tabitha fit un baiser de loin aux deux tourtereaux avant de s’éclipser en gardant précieusement l’appareil photo. « Si tu veux voir la suite de la soirée, il va falloir bander les yeux du chiens… » Son regard était étincelant et sa voix rempli de sous entendu. Un sourire mielleux sur ses lèvres avant que Victoria ne prenne dans ses bras le chien. Était-elle impatiente de connaître la suite ? C‘était fort possible, en attendant, Neal ne bougeait pas et ne l‘avait pas quitté du regard.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: «happy birthday, Victoria ! » | PV (1707) Dim 14 Fév 2010 - 20:09


♦ FLASH BACK

NEAL ROWLANDS, POSES MOI TOUT DE SUITE A TERRE !
Pourquoi faire ? Chui sûre que t’es très bien là où t’es.
Non, au contraire, ça me fait mal au ventre plutôt que qu’autre chose. ET JE VEUX PAS ÊTRE MOUILLÉE ! JE TE JURE, SI T’OSES, JE...

Elle n’eut pas le temps de finir qu’elle entra en contact de l’eau, indépendamment de sa volonté. Mais qu’avait-elle été cruche d’avoir donnée l’idée à Neal de faire une virée à leur arbre, aussi. Arbre qui surplombait superbement l’océan Atlantique, qui ne connaissait jamais de température très fraiche, pour le plus grand plaisir des grands amateurs de plage. Mais prise par surprise, Victoria trouvait que l’océan avait un goût amer dût à autre chose que le côté salé de l’eau. Assise sur les fesses là où les vagues s’agitaient doucement, la berçant en même temps, elle regarda d’un air sévère son petit-ami, qui explosa de rire tout en s’éloignant, laissant sa douce moitié patauger dans l’eau sans aucun remord. La jolie blonde n’aimait pas être mouillée avec ses habits. Le jean mouillé, c’est lourd. Et qu’il ait le culot de ne pas l’aider à se relever la fit renfrogner un peu plus. Victoria tapota alors ses mains sur l’eau avant de soupirer légèrement et de se relever avec difficulté. Elle s’avança vers les terres, plus précisément vers leur arbre où le jeune homme s’était installé au pied du tronc, l’air fier de lui. Un peu plus et il pourrait se transformer en paon, pensa la jeune fille.

Oui, tu quoi ?
Espèce d’idiot, va. On rentre, j’ai besoin de me sécher, maintenant.
Hors de question. Il fait beau, tu peux très bien sécher ici.

Le jeune homme attrapa la taille de sa copine pour la faire basculer sur lui. Cette dernière se laissa faire mais grommela entre ses moustaches, dérivant son visage vers l’horizon, avant de tenter de décoller ses vêtements de sa peau, ce qui eut juste l’effet de créer des petites bulles d’air, ce qui la fit soupirer. En diagonale, elle reposait sagement sur le torse de Neal, qui avait posé un bras autour de sa taille, tandis que la main de l’autre bras caressait tendrement le bout de cou qui se présentait devant elle. Puis Victoria fronça des sourcils quand elle sentit que les doigts baladeurs descendaient un peu trop bas, jusqu’à aller titiller le premier bouton de sa chemise.

Si tu trouves qu’il fait pas assez chaud, je veux bien me porter garant pour faire monter un peu la température.

Victoria se pinça la lèvre alors qu’il lui embrassait l’épaule tout en déboutonnant le premier bouton de son haut. Elle ne bougea pas d’un pouce, se laissant tout simplement faire. N’importe qui pourrait les voir, les surprendre et être choqué, qui sait, mais ils n’avaient pas l’air de s’en soucier le moins du monde. De toute façon, ils avaient toujours été plutôt tranquilles, pourquoi cela changerait ? Le souffle chaud de son copain parcourant les courbes de son cou et de son épaule, en passant par le flan, la jolie blonde se tassait un peu plus sur lui, tout en lui laissant une certaine emprise sur elle. Ou, tout du moins, c’était ce qu’elle voulait lui faire croire. Alors qu’elle se trouvait face à lui, assise sur ses cuisses et les mains posées de part et d’autre de sa tête sur le tronc de l’arbre, la jeune Blythe l’embrassa tendrement avant qu’une de ses mains n’aille taper celle de Neal qui continuait à déboutonner sa chemise.

Merci de ta proposition, mais je pense pouvoir y passer outre.

Visage taquin, Victoria mordilla la lèvre de son petit-ami avant de reculer pour se détacher de lui, tout en reboutonnant ce qui avait été ouvert. Neal n’avait pas l’air ravi mais il était censé avoir comprit que le jeu du chat et de la souris n’était pas prêt de s’arrêter, même s’ils formaient enfin un couple depuis quelques mois.


Il attendait. Enfin, aux yeux de la jeune fille, Neal semblait attendre. Quelque chose, quelqu’un, elle l’ignorait. Il était bien trop calme pour que cela ne cache rien. Et les surprises made in Neal Rowlands ne la laissaient jamais très indifférente. Au contraire, il savait mieux que quiconque où toucher pour la faire vivement réagir. Il avait toujours ce don de rester impassible et dénudé d’expressions dans les instants où il voulait lui cacher quelque chose, ne serait-ce que pour le plaisir de voir sa copine froncer les sourcils ou avoir cette petite moue curieuse qui tentait de lire à travers lui pour savoir ce qu’il mijotait. Mais, au final, Victoria ne s’est jamais trop inquiétée sur les surprises qu’il pouvait lui faire. Déjà, se déguiser en femme était certainement l’acte absolu qu’elle n’aurait jamais pensé qu’il aurait osé. Mais si, il l’avait fait et rien que pour elle, en plus. Il y avait de quoi être flatté. Enfin, la jolie blonde sait que ce genre de choses ne partira pas si rapidement de son esprit. Neal a prit tout de même un gros risque en s’accoutrant de cette façon mais ça ne semblait pas le déranger plus que cela. Alors qu’elle s’amusait à toucher doucement son bras, le jeune Rowlands lui adressa un sourire des plus sous-entendus, rendant sa copine suspicieuse, avant de l’attirer sur le lit pour l’y plaquer doucement. Victoria secoua la tête alors que les cheveux de Neal caressaient son visage, comme pour tenter de s’en débarrasser. Seulement, ce n’est pas en secouant la tête que l’on y arrive. Son interlocuteur souriait devant ce geste, plutôt inutile, d’esquive de sa copine face aux douces caresses qu’il voulait lui prodiguer avec ses nouveaux longs cheveux. Plus jeune, Victoria s’amusait souvent à poser ses propres cheveux sur la tête de Neal, ne serait-ce que pour le plaisir de se foutre un peu plus de lui avec des cheveux plutôt longs et blonds. Quoiqu’il en soit, ce fut Neal, il était préférable de penser que c’était Neal et non Pamela qui agissait, qui déclara forfait en premier en bataillant légèrement avec ses mèches pour les mettre derrière ses oreilles et le laisser un minimum en paix. Après quoi, il dirigea ses lèvres sur le cou de sa partenaire, qui eut le réflexe de fermer les yeux de plaisir. Ce qui avait le pouvoir de lui faire totalement oublier que son homme s’était transformé en femme et de savourer pleinement des doux baisers qu’il administrait sur son cou. « On voit des années d‘expérience là-dessous… » Victoria ouvrit les yeux, un air sarcastique au visage. Il était tellement drôle quand il y mettait un peu de volonté.

Il faut bien savoir plaire aux hommes. D’ailleurs, aucun d’entre eux ne s’est déjà plaint. La jolie blonde poussa un léger soupir alors que Neal se redressa de son buste, avant de laisser tomber sa tête sur le côté. Elle voulait un peu tâter le côté un tantinet jaloux de son copain, et c’était d’une voix sérieuse mais malicieuse qu’elle avait prononcé cette phrase. Et puis, elle n’avait pas tellement tord dans ses propos. Neal lui-même était plutôt content de sentir une peau totalement douce plutôt que d’affreux trucs que la nature a crut bon d’offrir aux femmes. Si ça faisait assez viril chez un homme, ça ne l’était pas chez une femme. Par bonheur, étant blonde de nature, elle avait moins à se soucier de ce problème que certaines, les brunes par exemple, pouvaient avoir. Mais cela restait une corvée que toute demoiselle se serait bien passée, y compris Victoria Blythe. Elle avait des choses bien plus intéressantes à faire que de rester cloitrer dans sa salle de bain, avec le bruit strident du rasoir. Mais bon, comme le dit le célèbre dicton, « il faut souffrir pour être belle. » Et quand on a un petit-copain, c’était certainement encore plus soucieux, comme problème. La jeune fille n’était pas du genre à en faire une tonne, en général. Et Neal le savait très bien. Il n’ignorait pas que, s’il a la jolie surprise de la voir sur son 31, c’était pour une raison précise. Mais Victoria avait tendance à penser que son copain n’avait pas besoin de tout cet attirail pour la trouver attirante. Après tout, il n’y avait qu’à voir sa moue désireuse et son regard délicieux pour comprendre que, même un sac sur la tête, elle restera toujours à son goût. Enfin, osait-t-elle l’espérer. De toute façon, elle n’avait jamais été très branchée vêtements féminins. Bien sûr, quand elle était môme, elle était une grande partisante des robes, jupes et tout ces trucs-là. Une vraie fille qui adorait mettre plein de barrettes dans les cheveux, avoir des chaussures vernies et un regard vert à faire fondre la banquise. Cependant, elle n’avait jamais été ni capricieuse, ni exigeante et encore moins la dernière pour aller mouiller son maillot dans une exploration périlleuse dans les limbes des rosiers des voisins. Avec Neal, de toute façon, disons qu’elle n’avait pas eut forcément le choix si elle voulait un tant soit peu profiter de lui. Pour finalement y prendre goût. Prendre goût à cette sensation de peur mélangée à la fébrilité et à l’interdit que l’on franchissait. Si Neal en avait été l’inquisiteur, Victoria n’a fait que suivre ses pas en l’entrainant, à son tour, dans ce qu’elle voulait. Elle n’était jamais donc la dernière à aller se frotter à ce que les adultes considéraient comme un danger malgré sa petite coquetterie de fillette. Avec le temps, ce premier aspect n’avait pas vraiment changé. Peut-être même qu’il avait empiré, vu que la jolie blonde n’avait eut qu’à ce genre de recours pour avoir un semblant de rattachement avec son ancien ami. Mais le deuxième aspect s’était littéralement évaporé. D’ailleurs, Victoria repense souvent à ses premières années avec une grande mélancolie. Après tout, même si Neal était devenu bien plus qu’un ami – il leur a fallu sept années de séparation et des mois pour s’en rendre compte – ce n’était pas ça qui lui panserait ses blessures d’autan. Neal ne pourra jamais faire revenir son père à la vie, ni même refaire d’elle une gamine inconsciente, naïve, extravertie et adorable. De toute façon, elle ne s’était pas attendue à ce que les choses soient plus simples à vivre et à accepter avec le jeune Rowlands à ses côtés. Au contraire, ça les avait peut-être même rendues plus compliqué. Victoria ne le montrait pas forcément mais elle était affreusement soucieuse et relativement méfiante. Méfiante sur son propre compte et qui pourrait monter aux oreilles de Neal. Evidemment, étant la chasseuse, elle n’ignorait pas comment faire pour éviter de laisser des traces dans ce qu’elle pouvait bien cacher. Mais on n’est jamais toujours prudent et des visions indiscrètes arrivent toujours plus vite que prévues et au moment où on s’en passerait largement. Un peu comme la porte qui s’ouvrit à la volée alors que Neal était descendu pour lui embrasser tendrement le buste. Ce dernier se releva rapidement et Victoria se mit sur les coudes pour voir qui était l’intrus qui venait sans frapper à la porte. Mais cela arrivait assez peu souvent pour que ça la fâche. Et puis, son regard vert posé sur Tabitha semblait bien trop s’intéresser à ce que cette dernière tenait dans ses bras pour lui reprocher quoique ce soit. Après tout, même la personne la plus brutale ou la plus énervée du monde ne pourrait être qu’attendrie devant l’air endormi de ce petit animal, bien sagement calé dans les bras de la cousine de Neal. La jolie blonde se redressa encore plus avant de sauter sur ses pieds et de s’approcher de Tabitha, les yeux brillants. Cette dernière lui adressa un large sourire avant de lui glisser l’animal dans les bras tout en lui souhaitant son anniversaire. Victoria lui répondit en souriant à son tour avant de reculer un peu, grattant la tête toute blanche du labrador pour le réveiller doucement. Ce dernier ouvrit mollement un œil avant de bailler sous le regard attendrissant de sa nouvelle maitresse, qui en oublierait presque la présence des deux cousins. Ces derniers semblaient pouffer ensemble, sûrement parce que Tabby a lancé un sourire moqueur et un regard amusé à Pamela, qui a jugé bond lui rendre la pareille en la mettant au sol. Victoria débarrassa l’animal de son paquet ainsi que du nœud dans lesquels on l’avait enveloppé, avant de lever les yeux d’un air curieux vers la source de l’éclatement soudain de rire de Tabitha. « Je sais bien que vous aimez toute mes jambes et même mon corps… Mais il y a d‘autres façons que de draguer une femme… » La jolie blonde toussota, y masquant de façon grossière le rire qui accompagnait celui de la cousine Johnstone, tout en tournant ses bras pour faire échapper au chiot cette vision.

Vous voulez le traumatiser, ou quoi ? La jeune Blythe fit ensuite un visage sévère alors que Neal lui ôtait l’animal de son emprise pour le poser sur le lit. Soit il l’ignora, soit il ne l’avait pas vu, mais ce n’était pas ça qui l’empêchait de lui prendre la main pour l’amener vers Tabby. Victoria fronça des sourcils, un peu soucieuse qu’il y est un truc tordu sous ces belles paroles et cette bonne humeur. « Parfait ! Il faut se faire un smack féminin… ! » Il, ou Pamela, Victoria n’en savait rien, il/elle lui embrouillait l’esprit plutôt qu’autre chose, se dirigea d’abord vers sa cousine, qui grimaça fortement tout en détournant le regard et en plaquant sa main sur son visage pour qu’il s’éloigne. Profitant de la vision brouillée du jeune homme, Tabby sortit discrètement un appareil photo et eut un regard appuyé vers la jeune blonde, qui sourit de plus belle tout en prenant la main de son copain pour l’attirer vers elle, puis vers le lit, avant de s’asseoir tranquillement sur ses cuisses. La présence de Tabitha aurait pu être furieusement gênante si le but n’avait été que purement passionnel mais non, il se trouvait que le fort intérieur de Victoria rigolait de plus belle, fort intérieur que la propriétaire se gardait bien de ne pas laisser déborder. Ses mains caressèrent tendrement le cou puis la nuque du jeune homme avant de les descendre respectivement sur chacun de ses bras pour lui attraper les siennes. Ses lèvres avaient pris la relève en s’immisçant sur la peau douce et chaude de son copain. Il était d’ailleurs étrange que ce dernier ne réagissait pas sur la présence de sa cousine. Après tout, c’était plutôt intime, comme situation. Mais non, Neal ne semblait pas s’en soucier plus que cela, il se laissait faire tout en resserrant un peu plus l’étreinte de leurs mains. Enfin, Victoria peut enfin rire sous coupe quand le premier flash le surprit. Une de ses mains glissa sur sa joue, comme pour l’inciter à ne pas gueuler. Non, ça ne serait pas bon pour le chiot, en plus. Cependant, après quelques secondes, Neal semblait bien vouloir y mettre de la bonne volonté. Victoria se détacha donc de lui et les crépitements ont pu continuer. La jolie blonde s’installa ensuite à même le sol, son regard de nouveau observant le chiot, qui avait la tête sur les pattes et qui la regardait aussi en retour. Un sourire se fit quand il se dirigea vers les jambes de son copain, qui revenait avec un gâteau entre les mains. En guise d’expérience, elle avait eut Glutton, le fidèle compagnon à quatre pattes de Rhys. Voilà des années que son frère avait ce chien. Et même s’il restait souvent avec son maitre, Glutton ne rechignait jamais face à Victoria. Une des premières causes étaient certainement parce qu’il n’était pas rare qu’elle lui donne elle-même à manger. Et si Rhys a appelé son chien Glutton, ce n’était certainement pas pour rien. Quoiqu’il en soit, ce n’était qu’une question de temps. Cette petite bête blanche, la jolie blonde en était déjà tombée amoureuse. Après avoir avalé quelques morceaux de gâteau – surtout pour faire plaisir à Neal car elle n’avait pas excessivement faim – Victoria se leva et attrapa son nouveau compagnon dans ses bras. Ce dernier garda la tête baissée pendant un instant, l’air craintif, avant de comprendre qu’elle ne comptait pas lui faire de mal. La jeune maitresse sentit un bras lui entourer la taille ; elle tourna la tête et accueillit dans un léger sourire les paroles que le jeune homme lui lançait. La photo aurait pu être parfaite si Neal avait été habillé autrement qu’en Pamela. Mais soit. Ils auront bien le temps d’en refaire une autre. Tabitha partit, tout en faisant sauter son appareil doucement dans ses mains, les laissant enfin tous les deux. « Si tu veux voir la suite de la soirée, il va falloir bander les yeux du chien... » Victoria ne savait pas comment elle devait réagir. Être de nouveau inquiète ou, au contraire, se détendre et aborder le même air que son copain ? Elle l’ignorait totalement. Sa seule réaction fut alors d’arquer un sourcil, l’air tout de même peut rassurer, tout en plaquant un peu plus le chien contre elle.

Il vient à peine d’arriver et tu commences déjà à le ... perturber. S’exclama-t-elle, en tirant une moue purement maternelle, alors qu’elle caressait de façon tendre les poils courts de la bête, qui avait confortement calé sa tête dans l’angle de son bras, les yeux somnolant, certainement prêt à se rendormir. Te bander les yeux ... Quelle idée ! Oui, elle parlait au chiot, le plus naturellement possible. Le chien était le meilleur ami de l’homme, dit-on. Elle n’était donc pas très perturbée de parler à un petit être qui était dans l’incapacité de formuler des réponses claires et en anglais. Peut-être que c’était cet aspect qui confortait les humains à se confier à des animaux. Au moins, eux, ils étaient dignes de confiance. La jolie blonde leva la tête vers son copain, qui ne la lâchait pas du regard et qui semblait assez insistant. Au pire des cas, je préfère qu’il retourne avec Tabby. Juste le temps de la soirée. Mais y a intérêt que ça en vaut la peine. Menaça-t-elle, d’un air faussement mauvais, avant de sortir de la pièce pour y revenir que quelques minutes plus tard, les bras libres. Quand elle saura ce que Neal lui a préparé, pour sûr qu’elle le remercia fortement de l’avoir incité à abandonner son nouvel ami quelques heures.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: «happy birthday, Victoria ! » | PV (1707)

Revenir en haut Aller en bas
 

«happy birthday, Victoria ! » | PV (1707)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Ocean Grove - Quartier Résidentiel :: Apple Road & Lemon Street-