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 little lion man. (p/s)

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a mess of good intentions gone wrong.

Scott Danvers

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Message· · Sujet: little lion man. (p/s) little lion man. (p/s) EmptyMer 22 Mai - 12:23

Rate yourself and rake yourself, take all the courage you have left
Wasted on fixing all the problems that you made in your own head

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@parker o'brien - 17 mai 2019


Depuis son arrivée entre les murs du WBSO, Scott avait toujours eu la détermination de mettre un frein entre celui qu'il devait être là-bas, et celui qu'il était à l'extérieur. La plupart des gens avec qui il travaillait n'avaient aucune réelle idée de ce qu'il était, lorsqu'il quittait l'uniforme et les bureaux, lorsque son badge ne brillait plus au regard des autres et qu'il retombait dans l'intimité de sa vie privée. Ça avait été une de ses règles, un principe dont il ne savait plus vraiment d'où il venait – son beau-père, après tout, n'avait jamais vraiment cherché à mettre une distance entre vie professionnelle et vie privée, et Scott l'avait toujours pris en exemple –, mais qui s'étiolait peu à peu, à mesure qu'il découvrait çà et là que des pans de sa vie n'étaient pas aussi vrais, aussi propres qu'il les pensait de prime abord. Alors à quoi bon, dans une quête de vérité et de clarté, chercher à garder un masque quand il n'était pas nécessaire de le faire ? Il avait décidé de laisser tomber pas à pas la mine sérieuse qu'il arborait l'immense majorité du temps, et qui ne convenait pas tout à fait à ce qu'il était réellement. L'image qu'il renvoyait était une description erronée de sa personne, et même s'il était en mesure de faire preuve de la gravité qu'il montrait le plus souvent là-bas, Scott était fatigué des faux-semblants qui l'entouraient déjà suffisamment pour éviter d'en rajouter une couche lui-même. Ses sourires s'étiraient un peu plus, alors. Ses paroles se faisaient plus sincères, plus dans la confidence que ce qu'elles n'étaient avant, et s'il n'était toujours pas prêt à dévoiler trop de choses sur lui – tout à chacun a ses dirty little secrets à préserver, après tout –, il parvenait à se lier un peu moins superficiellement à ses collègues, step by step. Dans la fatalité de son quotidien, il cherchait auprès de cette nouvelle façon de faire un peu de fraîcheur qu'il ne trouvait pas toujours ailleurs, sentant une angoisse continuelle le prendre au corps quand il se retrouvait trop en mesure de réfléchir, bercé par les tourments d'une solitude qui ne lui faisait pas vraiment de bien. Scott ne voulait rien montrer, cependant. Il ravalait tout ce qui pouvait lui inspirer ces sentiments à la limite du désastre, ne laissait rien paraître sur son visage ou au travers de ses paroles. Parce que ça ne regardait personne. Et parce qu'il ne voulait pas imposer à ses proches – ou non-proches, après tout – ce qui pouvait bien lui causer autant de tourment ces derniers, longs, mois. Pour toutes ces raisons, il avait décidé de changer de dynamique, d'approche de son travail, des gens qui le faisaient avec lui. Pour toutes ces raisons, aussi, sans doute, avait-il décidé en voyant la mine déconfite de Parker O'Brien, dont l'affliction se lisait sur ses traits, de faire un pas vers lui. Il avait merdé dans son rôle auprès de lui, il avait l'impression ; alors que le garçon était censé être son pseudo apprenti, ils avaient à peine échangé quelques paroles ces derniers mois, parce que Danvers n'avait pas la tête à tout ça. Bien sûr, il se doutait que là n'était pas la raison de l'expression qu'arborait le jeune policier, mais une pointe de culpabilité se glissa tout de même en lui. Les deux gobelets brûlants dans les mains, il s'approcha du bureau sur lequel O'Brien avait posé ses coudes et son attention, et déposa un des cafés et un sachet de sucre face à lui sans prendre la peine de s'annoncer avant. « Tu t'en sors ? » D'un mouvement de menton, il désigna le dossier qu'il avait ouvert devant lui, porta son gobelet à ses lèvres et réprima une grimace à la légère brûlure ressentie contre sa bouche. Tirant la chaise en vis-à-vis direct de celle de Parker, il se laissa tomber dessus avec un petit grognement, et posa son café sur le bureau. Son regard glissa un instant autour d'eux, avant de se reporter sur le policier. « Je ne sais pas comment tu prends ton café, mais en tout cas on n'a plus de lait en stock, alors... j'ai fait avec les moyens du bord. » Récupérant le sien entre ses doigts, il le leva à la façon d'un toast porté à on-ne-savait-quoi, bu une nouvelle gorgée qui, cette fois, ne le brûla pas autant.

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Parker O'Brien

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Message· · Sujet: Re: little lion man. (p/s) little lion man. (p/s) EmptyLun 27 Mai - 13:51

Parker aurait fait n’importe quoi pour avoir la tête ailleurs, pour ne pas éprouver une honte fulgurante à chaque fois qu’il pensait à la façon dont sa relation avec Angel s’était terminée. Mais c’était invariable : dès que les événements lui revenaient à l’esprit, son cœur se comprimait, ses intestins se liquéfiaient et sa gorge se nouait. La sensation d’impuissance était atroce et, pourtant, il ne savait pas quoi faire pour réparer ses erreurs. Il se maudissait d’avoir réagi comme ça. Il se haïssait d’avoir blessé Angel. Au fond, il n’avait que ce qu’il méritait. Puisqu’il n’avait pas eu le courage d’assumer ses sentiments, puisqu’il n’avait pas pu se contenter d’un Si, Angel, j’éprouve exactement la même chose, il était puni. Il était lâche et ridicule et il ne comprenait pas qu’Angel ne s’en soit pas rendu compte plus tôt. Alors le jeune policier tâchait de noyer son mal-être dans le boulot. A moins qu’une part de lui, en un sens, espère ne pas rater un passage éclair de son amant par la cellule de dégrisement. Il redoutait autant qu’il guettait ce retour inéluctable, mais c’était comme si Angel avait disparu de la circulation. Son dossier n’avait plus bougé depuis des semaines – des mois, même, aurait-on dit. Comme s’il s’était calmé, comme s’il s’était tenu à carreaux. Ou qu’il avait été trop occupé à sauter un flic de merde pour s’attirer des ennuis. En réalité, finalement, il s’en était attiré un gros mais il avait fallu attendre le jour de son anniversaire pour qu’il s’en rende compte. Ça aussi, ça ajoutait à la culpabilité misérable du jeune O’Brien : il avait ruiné le peu de confiance qu’Angel avait pu lui accorder et il l’avait piétinée alors qu’ils étaient censés la célébrer. Il n’était qu’un connard. Un connard qui ne savait plus comment mener sa barque, maintenant qu’il avait perdu le seul élément qui avait réussi à donner un peu de vie à son quotidien.
Alors il travaillait, Parker. Il acceptait les tâches ingrates sans se soucier qu’on abuse de son humeur morose, ni qu’on ne se demande même pas pourquoi il avait l’air si éteint. Il encodait les contraventions, clôturait les dossiers, s’occupait de la paperasse, rangeait les cas résolus dans les archives. Il faisait tout ce qu’il avait toujours fait avec répugnance. Il n’avait même plus envie de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Il voulait juste qu’on le débarrasse d’Angel Gutierrez et de son visage qui avait pris toutes les teintes possibles. Chaque fois qu’il fermait les yeux, c’était comme s’il voyait la fêlure dans le regard du voyou et c’était un morceau de son cœur qui s’émiettait dans le néant. Et comme il ne semblait rien avoir d’autre que son travail dans la vie, Parker était prêt à se laisser digérer par celui-ci, tiraillé entre le besoin de se racheter et la terreur de ce qu’Angel pourrait lui dire s’ils se revoyaient là, dans ce poste. L’indifférence, l’ignorance seraient-elles pires que la fureur et la déception ? Il n’en savait plus rien. Il vivait au rythme des cases à remplir, des informations à enregistrer, des détails à inscrire – et il n’en retenait rien. Il était devenu un automate, sans vie propre, sans projet d’avenir, sans rien à quoi se raccrocher. Il était pathétique.
Soupirant, le jeune policier ouvrit un dossier et posa les coudes sur son bureau. Il se prit la tête dans les mains et parcourut les lignes sans en comprendre un traitre mot. Il aurait dû faire une pause, aller prendre l’air, mais il n’en ferait rien, comme s’il avait le derrière collé à son siège. Même les vannes de Johnson ne parvenaient plus à l’agacer ou l’ennuyer, il y était sourd. Ce à quoi il fut incapable d’être sourd, par contre, ce fut la voix qui accompagna le gobelet et le sachet de sucre posés sur un coin libre du bureau. Interloqué, pris de court, Parker papillonna des paupières puis releva les yeux, peinant à croire ce qu’il se passait. Pourtant, c’était bien Scott qui le dévisageait et Parker balaya le poste du regard tandis que le grand brun s’installait face à lui. Il chercha un regard curieux, des messes basses soufflées dans sa direction mais personne ne leur prêtait attention et Parker reporta son attention sur celui pour qui il avait éprouvé une admiration folle depuis son retour à Windmont Bay.
- Pardon ? finit-il par lâcher, d’une voix sourde, comme s’il ne comprenait pas ce qu’il se passait.
Et, en vérité, il ne comprenait rien à ce qui se tramait. Pourquoi Scott était-il là ? L’avait-on envoyé lui faire un sermon parce qu’il n’allait pas assez vite ?
- Oh… merci. Je ne prends pas de lait…
Le jeune homme déchira le bord du sachet et versa le sucre dans le liquide sombre, mais il ne le porta pas immédiatement à ses lèvres. A la place, il contempla un instant son collègue puis il lâcha ce qui lui passait par la tête. Qu’avait-il à perdre, après tout ? Plus rien. Il avait l’impression d’avoir déjà tout perdu quelques semaines plus tôt.
- Que se passe-t-il ? Est-ce que je dois me faire évaluer ? On ne m’a rien dit.
Il était peut-être un peu sur la défensive. Il avait passé sa vie à l’être, après tout, sur ses gardes, à se méfier de tout et de tout le monde, c’était ce qui l’avait mené là, pourquoi cela aurait-il subitement changé ? Il avait cru qu’en atteignant un objectif, en réalisant l’un de ses rêves, il s’épanouirait miraculeusement, prendrait confiance en lui et pourrait affronter n’importe quel danger. Le souci, c’était qu’il était son propre ennemi et il avait fallu Angel – ou plutôt le perdre – pour qu’il le réalise.

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Scott Danvers

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Message· · Sujet: Re: little lion man. (p/s) little lion man. (p/s) EmptyMer 5 Juin - 15:43

Scott n'avait pas été un bon mentor pour Parker. À l'arrivée du jeune blond entre les murs du bureau du shérif, il avait senti son torse se gonfler d'une fierté nouvelle à l'idée qu'il puisse le prendre sous son aile et avoir cette place que son beau-père avait eue avec celui qui avait fini par être son acolyte. Il n'avait pas tiré de plans sur la commette pour autant, ne s'imaginait pas partir en vadrouille avec Parker, copains comme cul et chemise ; les partenaires, il en avait eu assez avec Genma, dont il n'avait aujourd'hui plus de nouvelles. Il n'avait pas rempli le rôle que personne d'autre que lui-même – et peut-être un peu Heesen, l'un de leurs supérieurs – lui avait donné, et aujourd'hui, maintenant qu'il parvenait à faire un peu le tri parmi les emmerdes qui avaient dessiné sa vie ces derniers mois, Scott le réalisait et s'en voulait. Les choses commençaient à s'arranger un peu, dans sa vie personnelle. Son cœur autrefois brisé battait à nouveau à un rythme normal, ne se serrait plus à chaque évocation de Reyna, malgré tout l'amour qu'il avait pu lui porter et le fait qu'il avait toujours cette bague de fiançailles donnée par sa mère et qu'il avait tant voulu offrir à son ex petite amie, avant qu'elle ne le quitte. Les rares fois où il la croisait encore, il parvenait à lui adresser un sourire sincère sans sentir une part de lui se briser, et leurs brèves rencontres autour de Leon, pour le moral du chien-loup, n'étaient plus une raison de montrer ses crocs à l'autre. Les choses redevenaient plus saines, et Scott parvenait à s'ouvrir à d'autres personnes – une autre personne, mais il en était encore au stade de rouler des yeux et de nier en bloc plutôt que d'admettre quoi que ce soit sur le compte de Mila. Il y avait toujours la situation délicate avec sa sœur, le réveil de son ex, et tous les bouleversements que ça impliquait. Scott continuait de se triturer l'esprit à chaque jour que Dieu voulait bien faire, et ne trouvait aucune solution-miracle au nœud gordien qu'était devenue cette partie de sa vie. Pourtant, parfois, il parvenait à relativiser. Il avait toujours cette anxiété latente à l'idée d'aller à la rencontre de celui avec qui il s'était découvert un lien de sang ; Tommy n'était toujours pas au courant qu'un autre membre se rajoutait à l'immense fratrie qu'il avait déjà, et Danvers était incapable de savoir comment il pourrait bien finir par réagir quand il l'apprendrait. Pourtant, il savait qu'il allait devoir l'évoquer avec lui. L'idée même, par contre, d'un jour rencontrer son père biologique (car Barry restait, pour lui, son vrai père), continuait de tantôt lui donner des sueurs froides, tantôt lui inspirer une indifférence totale. Mais les choses, dans tous les cas, n'étaient plus en train de le noyer de la même façon que ce qu'il avait pu ressentir auparavant, et lui permettaient ainsi de se rendre compte des erreurs qu'il avait faites sur son parcours et qu'il n'avait pas été en mesure de voir avant ça. Désormais assit en face de Parker, il détailla un bref instant le visage du jeune policier et haussa légèrement les épaules au « pardon ? » que sa présence sembla lui arracher. Bien sûr, elle devait l'étonner. Scott ne lui avait qu'à peine adressé la parole ces derniers mois – comme à la plupart des gens qui foulaient les couloirs du WBSO, en dehors, peut-être, d'Iyovi et Seraya –, mais une part de lui avait envie de se racheter par rapport à cette absence de bonne conduite (qu'on ne pouvait pas non plus décrire comme réellement mauvaise), d'autant plus face à l'air qu'affichait O'Brien ces derniers temps. « Parfait, dans ce cas. » Il désigna d'un coup d'œil le café dans lequel Parker s'occupait à mettre son sucre, reposa son gobelet sur le bois du bureau en arquant finalement un sourcil face à la question qui glissa de la bouche du blond. Est-ce qu'il avait été si peu agréable pour que le garçon pense que cette idée puisse être la seule qui le poussait à aller le voir ? Probablement... Scott se trouva, sur le coup, d'autant plus con, et nota dans un coin de son esprit de dire au grand patron de ne jamais lui coller d'apprenti, ou il risquerait de ne pas apprendre grand-chose de lui. « Non, du tout, t'en fais pas. Tout va bien, je venais juste te voir pour... » Il marqua une légère pause avant de reprendre. « Parler ? » Une moue se dessina au détour de ses lèvres, lui-même incertain de sa propre réponse. Nouvelle gorgée de café avalée, et il soupira finalement, secouant doucement la tête en le regardant. « T'as besoin d'aide pour quelque chose ? C'est quel dossier, sur lequel t'es en train de travailler ? » Prenant ses aises comme s'il était chez lui, Scott se pencha en avant et attira le dossier vers lui, le tournant pour le rendre lisible, et inspectant déjà les premières lignes qu'il pouvait déchiffrer, se demandant s'il aurait l'air d'un idiot de s'excuser de son manque d'engagement auprès de Parker maintenant.

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Parker O'Brien

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Message· · Sujet: Re: little lion man. (p/s) little lion man. (p/s) EmptySam 22 Juin - 20:24

Si ça avait été n’importe quel jour avant la dispute avec Angel, sans doute que Parker aurait vécu ce moment tout autrement. Il avait espéré l’attention de Scott, toutes ces semaines, tous ces mois, mais il avait fini par se faire à l’idée qu’il ne l’intéressait pas et avait fait le deuil de tout espoir d’impressionner son mentor. Il avait pourtant été zélé, au début, mais il avait eu l’impression d’être un poids, d’être ridicule, de n'être qu'un grain de sable dans un rouage, qui n’arriverait à capter l’attention de Scott que s’il se produisait un événement fabuleux – événement qui, évidemment, n’était jamais venu. Parker n’avait pas brillé durant l’enquête sur la disparition des enfants de Windmont Bay. Il n’avait pas mal fait son boulot mais il n’avait rien fait d’extraordinaire non plus – même si, de nombreux soirs, avant de s’endormir, il s’était fantasmé en train de sauver les enfants, de démasquer le coupable et de l’arrêter, comme un super-héros insoupçonné. Le problème, réalisait Parker, c’était qu’il avait passé sa vie à se rêver différent de ce qu’il était et pendant un temps, pendant une trêve de plusieurs mois entre les bras d’Angel, il en était arrivé à se sentir différent. Mais ça n’avait été qu’une chimère. Une chimère brûlée vive dès qu’elle avait été approchée trop près de la lumière et voilà le résultat : retour à la case départ pour Parker O’Brien, toujours aussi invisible, toujours aussi inutile. Non. En réalité c’était encore pire. Parce qu’avant il n’avait pas pu goûter à ce bonheur volé et maintenant qu’il avait pu y tremper les lèvres, tout lui semblait fade. Il avait un goût de cendres dans la bouche à chaque fois qu’il pensait à son attitude et aux répercussions qu’elle avait eues. Mais comment pouvait-il faire comprendre à Angel qu’il ne pouvait pas l’aimer, qu’il ne pouvait pas croire qu’il soit vraiment intéressé par lui, puisqu’il ne voyait rien de valable en lui. Rien qui vaille la peine de se faire du mal. Il n’était que le gamin blond qu’on trimballait d’un foyer à l’autre, que personne n’avait jamais voulu garder, que personne n’avait cherché. Il ne savait pas ce que le voyou avait pu voir en lui et Parker s’était longtemps caché derrière l’assurance que ce n’était qu’un jeu malsain de sa part – mais un jeu auquel il voulait bien prendre part, parce qu’il ne pouvait nier le bien que lui faisait leurs étreintes, les lèvres d’Angel contre les siennes, la chaleur de son corps qui le réchauffait tout entier. Mais il était parti du principe que tout s’étiolerait tôt ou tard, par la volonté d’Angel, il n’avait pas anticipé le chemin escarpé et dissimulé qui pouvait faire naître plus qu’une simple attirance, plus qu’une occupation éphémère. Parce que ce n’était tout simplement pas envisageable que le jeune Gutierrez puisse 1) éprouver ce genre de sentiments et 2) les éprouver pour lui, Parker O’Brien, l’insignifiance totale. Cette insignifiance à laquelle il avait été bien malgré lui confronté quand il ne parvenait pas à se faire une place dans le cercle de son modèle et qui ne faisait que confirmer ce qu’il avait toujours su, aussi loin que sa mémoire de gamin du système remonte. Ça n’était pas la faute du flic, en soi, et Parker ne lui reprochait pas son attitude distante et son manque d’intérêt. Il avait juste suivi le même schéma que ceux dont le jeune O’Brien avait aspiré le respect et parfois même l’amitié, en vain. S’il n’y avait eu le jour de l’anniversaire d’Angel et ce qui en avait découlé, peut-être que l’approche de Scott lui aurait donné un regain d’énergie, peut-être qu’il se serait efforcé de se montrer sous son meilleur jour mais, en réalité, il n’arrivait même pas à se soucier de ce que pouvait penser son supérieur. Il en était à un stade ou plus rien ne semblait le toucher en dehors des souvenirs et de la culpabilité – et du manque et de l’inquiétude – raison pour laquelle Parker dévisagea son interlocuteur d’un air un peu hagard :
- Parler, répéta-t-il, comme si l’idée lui paraissait absurde.
Pourquoi désirait-il lui parler, tout à coup, puisqu’il n’en avait pas eu grand-chose à faire de celui qui aurait rêvé d’être son Robin et qui avait rangé cet espoir au placard depuis un moment ? Il fallait forcément que quelqu’un l’ait envoyé, soit pour lui remonter les bretelles soit pour essayer de savoir ce qui provoquait cet air défaitiste qu’il arborait à longueur de journée depuis des semaines. Les sourcils de Parker frémirent légèrement, trahissant sa perplexité, et il lut le nom du dossier dont Scott s’était emparé sans prévenir, bien incapable de savoir ce sur quoi il était supposé travailler depuis une demi-heure :
- Une querelle de voisinage du côté de Bridgewater Way. Ça dure depuis six mois. On a une plainte de l’un ou de l’autre chaque semaine...
Une connerie, était-il à deux doigts d’ajouter, même s’il savait à quel point ce genre de conflit pouvait escalader rapidement. Mais rien de bien passionnant pour Scott, c’était certain.
- Ça ira, je n’ai pas besoin d’aide. Tu as sûrement mieux à faire, dit-il et s’il n’avait aucunement voulu être accusateur, son ton l’était peut-être un peu. Je les connais. J’irai les voir et ça s’apaisera jusqu’à la prochaine fois.
Il ne précisa pas qu’ils se disputaient en réalité depuis des lustres – déjà quand il était enfant et placé dans la rue où ils habitaient, il ne se passait pas un mois sans qu’il y ait des éclats de voix. C’était la routine. Celle de Parker, du moins.

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Message· · Sujet: Re: little lion man. (p/s) little lion man. (p/s) EmptyVen 26 Juil - 23:58

Peut-être avait-il été trop autocentré ces derniers mois, mais pouvait-il vraiment faire autrement avec ce qui lui était tombé entre les mains et au coin de la gueule ? Scott en doutait mais ressentait quand même cette part de culpabilité quant au fait d'avoir l'impression qu'il avait pu laisser Parker tomber pour les bénéfices du ménage – qu'il avait essayé de faire plus qu'il n'avait réussi totalement – nécessaire dans sa vie. Quand bien même il pouvait aspirer à ce statut, nourrissant année après année ce complexe qui ne le lâchait pas, Scott Danvers n'était pas un héros. Et à partir de là, qu'importait son nom de famille (qu'il avait toujours porté avec une fierté certaine à l'idée de le partager avec deux super-héroïnes), il ne pouvait pas prétendre plus que ce que ses actes laissaient à voir. Peut-être se cherchait-il simplement des excuses là où il ne savait pas s'il était nécessaire d'en avoir ou non. S'il devait présenter quelconque drapeau blanc face à un garçon avec qui il n'était pas en guerre, mais qu'il avait lâchement laissé dans son coin alors qu'il avait promis – plus ou moins explicitement – de s'occuper de lui, de sa formation, de lui montrer les ficelles d'un métier qui coulait dans ses veines plus qu'on ne le penserait et qui, peut-être, faisait de même dans celles du jeune O'Brien. Il avait retrouvé les pieds sur Terre en même temps que les choses avaient commencé à se tasser pour lui, que les problèmes qu'il accumulait se diluaient pour se faire lentement la malle de son existence, en attendant que de nouveaux prennent leur place, immanquablement. Sa tête allait mieux, ce qui se trouvait dedans ne ressemblait plus au champ de guerre dont tout ça avait l'allure il y a encore quelques semaines tandis qu'il se noyait sous les poids morts qu'on lui envoyait en pleine figure. Devant l'air incrédule de Parker, Scott se sentait un peu idiot. Il n'avait pas de solution miracle pour réussir à rattraper l'erreur faite avec le jeune blond, et tentait avec ce qu'il avait sous la main : l'idée, simple mais qu'il avait espérée efficace, d'une discussion entre collègue. Raté ? Mais c'était mal connaître Danvers que de l'imaginer abandonner, et il se contenta de hocher un peu la tête en ignorant l'expression sur le visage d'O'Brien. « Parler, oui. Tu sais, discussion, tout ça. » Il esquissa un petit sourire tout en ne se sachant pas drôle sur ce coup, mais au moins comprendrait-il qu'il ne s'agissait que d'une boutade, une taquinerie pour détendre un peu plus l'atmosphère. S'il misait souvent dans le privé sur son humour et son physique – n'allez pas croire qu'il s'agissait là d'un narcissique de premier, cependant la fausse modestie n'était pas son genre, et s'il pouvait admettre avoir un physique avantageux, pourquoi s'en priverait-il ? –, dans le milieu professionnel il préférait s'appuyer sur d'autres points, de manière générale. Peut-être jugeait-il simplement que dans cette situation, essayer de dérider un peu le jeune policier dont il était supposé avoir la charge ne pouvait pas être une mauvaise chose. Peut-être. Attrapant son dossier d'un mouvement assez rapide, il détailla les feuilles sous ses yeux, puis se contenta simplement de lire en diagonale ensuite après avoir saisi l'idée générale du litige, hochant un peu la tête à l'explication offerte par son collègue avant de reporter ses pupilles sur lui, une fois décollées de la paperasse qui gisait encore entre ses doigts. « C'est pas ce qu'il y a de plus intéressant, en soi, mais si t'arrive à gérer deux vieux dont la voix grimpe un peu trop en octaves sans t'énerver toi-même, ils vont voir que t'as quand même de l'aplomb et ça va leur plaire. J'avais plein de dossiers du genre quand j'ai commencé aussi, faut juste par leur montrer que c'est chiant de s'occuper de conneries comme ça. » Il laissa le dossier retomber sur le bureau, son dos contre la chaise, et tourna la tête vers lui en la penchant un peu sur le côté, pour le détailler un instant. Sa mine n'était pas celle des bons jours, et il était inutile de connaître parfaitement le garçon pour le remarquer ; peut-être était-ce aussi ça qui l'avait mené jusqu'à lui aujourd'hui, son café à la main et la bouche en cœur, en le voyant avec un air dépité face à son bureau. Soupirant doucement, Scott porta son gobelet à ses lèvres et le reposa sur le bois du bureau avant de pincer un peu les lèvres. « J'ai pas trop assuré ces dernières semaines, hein ? » Il grimaça légèrement, sans détourner le regard pour autant du jeune garçon face à lui. « Pardon pour ça, j'ai été un mentor vraiment merdique et je voulais m'en excuser. » Ses doigts vinrent masser doucement sa nuque alors qu'il retint un petit soupir, cette fois, et adressa une moue désolée en direction de Parker.

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Parker O'Brien

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Message· · Sujet: Re: little lion man. (p/s) little lion man. (p/s) EmptyDim 4 Aoû - 10:32

Rejoindre les forces de l’ordre n’avait pas été la bouée de sauvetage qu’il avait espérée. Si l’uniforme et le badge donnaient un certain prestige, ils ne lui conféraient en aucun cas l’autorité tant rêvée. Celle-ci, Parker l’avait appris depuis l’obtention de son diplôme de l’école de police, était innée, elle ne s’inventait pas. Elle ne résidait pas seulement dans la taille ou l’intensité du regard, elle émanait de la personne dans son ensemble et lui, quand il se voyait à côté de quelqu’un comme Scott, qui semblait né pour ce boulot, il ne découvrait qu’un gamin qui se leurrait, qui se fantasmait flic plus qu’il ne l’était. Qui n’était qu’un déguisement pour les jeux sexuels d’un amant qui l’avait déserté – fui – comme tout le monde avant lui. Sauf que cette fois, c’était entièrement de sa faute, il n’y avait pas de doute, et Parker commençait à se demander si ça ne l’avait pas été tout du long, même quand il n’était qu’un gamin chétif et en retrait, qui observait le monde de ses grands yeux délavés et effrayés. Finalement, il n’avait pas changé, songea le jeune policier avec amertume. Il était toujours ce rejeton tétanisé par les autres. A quoi bon espérer une lueur dans un paysage qui lui avait toujours semblé morne et gris (à l’exception du feu d’artifice qu’avait été Angel, mais c’était terminé, il devait faire une croix dessus) ?
La plaisanterie de Scott tomba à plat. Parker le dévisagea sans réagir, comme s’il n’avait pas compris un traitre mot de ce qu’il venait de dire, ou de ce qu’il voulait dire. Son supérieur lui apparaissait comme une espèce extraterrestre qui cherchait à faire ami-ami et qu’il n’avait qu’une envie : voir disparaitre. Qu’il continue à l’ignorer, songea Parker. Pourquoi se réveillait-il maintenant, après tous ces mois ? Parce qu’il lui faisait pitié ? Il ne voulait pas de sa compassion, il voulait qu’il le laisse tranquille, qu’il le laisse à ses dossiers sans intérêts et répétitifs. Ce n’était pas le moment, eut-il envie de lui dire. Mais y aurait-il seulement un moment où il pourrait accepter cette approche qui avait l’allure d’une excuse maladroite ?
Scott reprit la parole, croyant sans doute le réconforter ou l’encourager, mais Parker secoua imperceptiblement la tête. Il abordait cette querelle comme il l’avait toujours fait : en soupirant de lassitude, en tâchant d’écouter d’un air neutre chacune des parties et en essayant de trouver un terrain d’entente. Il y parvenait généralement, tout en sachant que la trêve ne serait que de courte durée et que d’ici quelques semaines au mieux, il devrait faire le même cirque à nouveau. Il soupçonnait que des types comme Johnson s’arrangeaient pour qu’il écope de ces dossiers-là, juste parce qu’il connaissait les voisins, juste parce qu’il n’osait pas refiler l’affaire à quelqu’un d’autre. Il fallait bien, après tout, que quelqu’un s’en occupe.
- D’accord, répondit-il sans grande conviction, parce qu’il ne voyait pas l’intérêt de débattre avec Scott.
A coup sûr, une visite de Scott chez les vieux et on entendait plus parler d’eux pendant des mois, mais il était quelques échelons plus haut et personne n’aurait l’audace de confier pareille besogne à Scott Danvers.
Parker tira à nouveau le dossier vers lui et feignit de se remettre à le feuilleter, espérant ainsi que l’autre allait abandonner sa tentative de communication. Mais il semblait que plus il avait envie d’être laissé seul, moins on le laissait dans son silence buté. Une ironie quand il pensait à tous ces ponts qu’il avait essayé de jeter entre lui et les autres – Scott inclus – sans le moindre succès. Maintenant qu’il voulait se noyer dans sa peine, on ne lui en laissait même pas l’occasion. Le jeune policier fixait les caractères imprimés sans intégrer leur sens quand la voix de son collègue et supérieur s’éleva à nouveau. Parker lui jeta un coup d’œil fugitif puis haussa les épaules, ayant l’impression d’être un gamin boudeur et entêté. Il ne put s’empêcher de déceler le picotement de ses joues quand celles-ci se mirent à rosir. Cet échange l’embarrassait et il ne comprenait pas ce que Scott lui voulait. Faire amende honorable ? Alléger sa conscience ? En quoi est-ce que ça lui ferait du bien, à lui, de savoir qu’il était désolé de l’avoir ignoré ? Mais, au fond, même si le jeune O’Brien ne voulait pas l’avouer, ce pas vers lui dégelait un peu son cœur meurtri et quand il haussa à nouveau les épaules, avec moins de raideur cette fois, ce fut pour ponctuer sa déclaration :
- Ce n’est pas grave. Tu avais plus important à gérer.
Il pouvait traduire cela comme bon lui semblait. Parker ne faisait pas allusion à sa vie privée puisqu’il n’en connaissait rien. Il se réduisait lui-même à ce moins important qu’autre chose pour son mentor et, en filigrane, on aurait presque pu l’entendre souffler : j’ai l’habitude. Mais ça, Scott ne pouvait pas le savoir. Il ne pouvait pas deviner qu’il était face à un orphelin qui avait été trimballé d’un foyer à un autre. Il ne pouvait pas savoir que ce gamin à la mine renfrognée souffrait d’un complexe d’infériorité – et même pire, d’invisibilité. Il ne pouvait pas imaginer que ce cocktail de malchance l’avait rendu méfiant au point de repousser la seule bonne chose qui lui soit arrivée depuis l’obtention de son badge (et qu’il plaçait même bien au-dessus de celle-ci, à présent). Il ne pouvait pas comprendre et Parker se voyait mal le lui exposer. Alors à la place, il se mura dans son silence, puisque si tout ce que Scott cherchait à faire était s’excuser, c’était chose faite et il pouvait retourner à ses occupations sans culpabiliser.

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Scott Danvers

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Message· · Sujet: Re: little lion man. (p/s) little lion man. (p/s) EmptyVen 30 Aoû - 0:21

Il n'était pas mauvais en sociabilité. C'était un point indéniable, qui lui posait pourtant problème maintenant. Il n'était pas censé sortir les rames comme il avait l'impression de devoir le faire avec Parker, et l'espace d'un instant, Danvers se demanda s'il avait foiré à ce point avec celui dont il était supposé être le mentor. Est-ce qu'il ne pouvait plus le voir en peinture ? La question se posa alors qu'il fronça le nez en cherchant comment faire pour dégeler l'ambiance entre eux. O'Brien n'était pas réceptif à ses tentatives, et en soi... Scott ne pouvait pas l'en blâmer. Lui non plus n'aurait probablement pas réagi en ouvrant grand les bras pour une étreinte si, après plusieurs mois à mal faire son boulot, son mentor était venu le voir pour faire amende honorable et tenter (vainement ? Il espérait que non) de rattraper le temps, non pas perdu, mais plutôt... bafoué ? Des excuses, il en avait à l'appel, qui justifieraient cette absence auprès du blond. D'autres plus acceptables que d'autres, il était vrai, mais toutes étaient sincères et, malgré tout, pouvaient être acceptées comme telles, pensait-il. Mais elles n'étaient pas complètement justes pour autant. Il avait failli à une part de son travail pour régler des problèmes personnels en premier lieu, qui avaient réussi à croquer tant de son temps qu'il en avait rapidement perdu pied. Il s'était laissé porter par les autres aspects de son poste, la nécessité d'enquêter sur les disparitions, d'essayer d'avancer au plus vite dans les recherches pour retrouver les enfants, puis le ravisseur, avant de tomber sur les évidences d'un suicide qui continuaient de le laisser particulièrement perplexe, avec un goût de... ça n'est pas fini. Mais dans tout ça, il avait conscience qu'il aurait dû faire une place à Parker. Que Barry ne serait sans doute pas si fier de lui s'il savait qu'il avait merdé de la sorte. Les réponses du garçon à base d'un mot, ou deux seulement faisant naître chez Scott un malaise qu'il tentait de cacher derrière une attitude plus désinvolte, aussi espérait-il réussir à le convaincre de la sorte. Arquant sensiblement son sourcil, il désigna le dossier du doigt, son autre main récupérant son café pour le porter vers ses lèvres. « Tu veux que je vienne avec toi, la prochaine fois ? Peut-être qu'en gueulant un bon coup, ça leur remettra les idées en place. On peut toujours l'espérer, du moins. » Il n'y croyait pas vraiment. Des années que cette querelle prenait place, que Scott les singeait en les appelant les Montaigu et les Capulet de Windmont Bay ; malheureusement, aucune histoire d'amour ne venait animer les différentes familles, et le tout manquait nettement de piquant maintenant que les protagonistes avaient pris en âge. Sauf que rien ne pourrait jamais les calmer ; ils en avaient tous conscience, entre ses murs, que ça durerait inlassablement jusqu'à ce que l'un d'eux finisse par passer l'arme à gauche – ou contre la tête du voisin. Il n'était pas sûr que sa proposition parviendrait à faire mouche, s'attendait plutôt que coup de tapette derrière la tête de la part du jeune homme, mais Scott tentait d'étendre devant lui les cartes qu'il avait gardées en main, avant de soupirer légèrement, grattant l'arrière de son crâne. « J'avais... » Il marqua une pause, avant de lancer une moue désolée vers Parker. « J'avais malheureusement pas mal de problèmes perso qui se sont rajoutés aux enquêtes à gérer. Loin de moi l'idée de te noyer sous des explications détaillées sans grand intérêt, mais je tenais à m'en excuser. » Encore une fois, on aurait presque pu l'entendre rajouter, sans se défaire de son expression qui lui donnait sans doute un air de gamin. Terminant son gobelet de café tout en retenant une grimace lorsque le liquide encore bien chaud vint noyer l'intérieur de sa bouche, il jeta le carton à la poubelle la plus proche et se tourna vers O'Brien. « Je t'offre une cigarette. » Le paquet déjà sorti de sa poche, il en jeta une vers le jeune blond et en glissa une autre entre ses lèvres, tâtant déjà pour son briquet. « Et si tu ne fumes pas, eh bien... Sors prendre l'air avec moi. Ce dossier n'a aucun intérêt, ça te fera du bien de voir autre chose. » Même si ça n'était que l'extérieur du commissariat, et un peu d'air contre son visage. Scott en avait besoin lui aussi, après avoir gardé le nez dans ses propres dossiers, et même si les résultats de ses essais n'étaient guère concluants, il se refusait catégoriquement à laisser tomber l'idée de se rattraper auprès de son collègue.

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Message· · Sujet: Re: little lion man. (p/s) little lion man. (p/s) EmptyMar 24 Sep - 19:27

Rester sans bouger, à attendre que la tempête passe, Parker excellait en la matière. Certes, ici, il n’était nullement question de tempête, uniquement d’une bienveillance maladroite que Parker ne comprenait pas. Il ne savait pas ce qui poussait Scott à se frotter à ses piquants. Il était évident qu’il se forçait pour une obscure raison mais Parker ne tenait pas à savoir laquelle - sans doute parce qu’il redoutait la réponse. Si c’était de la pitié, il en serait doublement humilié. Si c’était de l’ennui, il en serait agacé. Et s’il s’agissait d’un moyen d’alléger sa conscience, le jeune policier lui en voudrait particulièrement parce que cela signifiait que Danvers le faisait pour lui-même, juste pour être plus à l’aise dans ses baskets. Mais avait-il seulement besoin de cela? se demanda le blondinet en jetant un regard à la dérobée, cherchant à identifier des signaux qui démontreraient indéniablement qu’il n’avait pas tort sur toute la ligne. En vain. Si Scott ne le connaissait pas, Parker ne pouvait pas davantage se targuer de connaître le Deputy. Il l’avait sans doute trop auréolé d’une force surhumaine, d’une intelligence hors norme, d’une acuité extraordinaire quand il aurait dû tenter de voir Scott pour ce qu’il était: un homme, avec ses qualités et se défauts, ses propres travers, ses propres problèmes. Un homme qui n’avait pas forcément le temps de le prendre sous son aile et qui attendait sans doute de lui qu’il se forge tout seul, comme la plupart de ses collègues le faisaient au quotidien. Parker ne savait pas pourquoi il avait tant reporté son besoin d’admirer quelqu’un sur le grand brun. Peut-être parce que pour la première fois de sa vie, on lui avait désigné un pilier, un monument vers lequel concentrer son regard, qu’il pourrait aspirer à devenir un jour. Il avait, après tout, manqué de tout: d’un modèle féminin, sa mère étant décédée quelques heures après l’accouchement à peine; d’un modèle masculin, puisqu’il ignorait tout de l’identité de son père et on ne pouvait pas dire que les parents de ses familles d’accueil aient été des modèles de sollicitude et de bienveillance. Alors il en avait sans doute trop attendu de Scott et il était aussi sans doute injuste de le lui reprocher aujourd’hui. Ce n’était pas pour autant que Parker allait se défaire si facilement de sa mauvaise foi et de son exécrable humeur.
- Sans vouloir t’offenser, je crois que ça ferait pire que mieux, ça saperait le peu d’autorité que j’ai…
Il ne précisa pas que la raison pour laquelle il avait un minimum de crédibilité auprès des querelleurs, c’était parce qu’il les avait connus toute sa vie. Si Scott venait avec lui, ça allait soit les faire sourire - le pauvre petit flicaillon qui doit appeler à l’aide pour se faire respecter - soit cela allait briser le semblant de confiance et respect  qu’ils avaient - ou que Parker espérait avoir de leur part, en tout cas. Mais même ça, ça restait quelque chose de très relatif et facile à ébranler.
Quand Scott se mit à invoquer l’excuse des problèmes personnels, Parker reporta son attention sur lui, sans savoir quoi répondre. D’accord? Ah bon? Oh, désolé? La seule chose qui ne lui traversa évidemment pas l’esprit, c’était d’essayer d’en savoir plus ou même de prétendre espérer que tout était derrière lui. Non pas qu’il se fiche des préoccupations de son supérieur mais il ne se sentait ni légimitime, ni à sa place d’insinuer l’une ou l’autre de ces choses. Alors le jeune policier pinça les lèvres et hocha la tête pour signifier qu’il comprenait.
Et quand Scott lui offrit une cigarette, Parker observa un instant le cylindre et quand il ouvrit la bouche pour déclarer qu’il ne fumait pas, son mentor le devança en contrecarrant son intention de décliner l’offre sous prétexte qu’ils ne partageaient pas plus ce vice que quoi que ce soit d’autre. Le jeune homme hésita une seconde puis finit par soupirer et se lever pour suivre Scott.
Ils se retrouvèrent devant le commissariat et Parker enfonça ses mains dans ses poches, ne sachant quoi en faire d’autres. Il n’avait jamais aimé rester statique, debout, à attendre dieu sait quoi, raison pour laquelle ses pauses se résumaient à un passage aux toilettes ou croiser les bras sur son bureau pour faire une micro-sieste. Les gens continuaient à évoluer devant eux, longeant les bâtiments, traversant à des endroits où ils n’auraient pas dû et Parker contempla ce spectacle de la vie de tous les jours d’un oeil distrait avant de sentir l’embarras du silence l’envelopper. Conscient que c’était à son tour de faire un pas vers l’autre, il se racla la gorge, jeta un coup d’oeil à Scott puis lança, la voix légèrement rauque:
- Je suis désolé d’avoir réagi comme ça. Je… j’ai aussi quelques problèmes persos et je ne suis pas vraiment d’humeur à parler…
Jamais il n’aurait l’audace d’évoquer Angel avec Scott mais peut-être que si le Deputy comprenait que l’animosité n’était pas forcément dirigée contre lui - pas entièrement du moins - les choses s’apaiseraient d’elles-mêmes. Parker ne savait pas trop à quoi s’attendre ni ce qu’il espérait parce qu’il lui paraissait évident que jamais Scott et lui ne deviendraient complices comme certains autres cadets l’étaient avec leurs mentors, mais au moins ne serait-il plus relégué à la case du bleu invisible. D’ailleurs, il n’était plus vraiment un bleu, il y avait eu d’autres nouvelles recrues pour reprendre flambeau. Cela faisait presque un an qu’il avait rejoint le WBSO mais pourtant, il ne s’y sentait pas plus à sa place que le premier jour. Alors, était-ce la faute à Scott ou une erreur de carrière?
- Je ne voulais pas revenir à Windmont Bay, dit-il tout à coup, sans savoir pourquoi il se confiait à Scott, il ne regardait pas son supérieur mais un point au loin, tout en poursuivant: J’ai grandi ici, je voulais bien qu’on me case n’importe où pourvu que je ne doive pas revenir ici. Je ne sais pas pourquoi ils ont décidé d’aller contre ma demande mais j’ai juste l’impression d’être coincé ici et gérer ces querelles dans un quartier où j’ai vécu, j’ai l’impression que c’est une punition…
Peut-être l’aveu allait-il lui attirer des ennuis mais Parker s’en fichait. Si ce n’était pas l’opportunité idéale pour dévoiler une partie de son mal-être (même si c’était loin d’être le noeud de son problème) quand aurait-il l’occasion de s’ouvrir à son mentor?

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