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 rocket man. (a/b)

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the lucky ones died in the blast.

Billie Fairchild

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Message· · Sujet: rocket man. (a/b) rocket man. (a/b)  EmptyMer 22 Mai - 15:54

And I think it's gonna be a long long time
'Till touch down brings me round again to find
I'm not the man they think I am at home
Oh no no no I'm a rocket man
Rocket man burning out his fuse up here alone

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@angel gutierrez - 14 mai 2019

Ses draps avaient fini par se défaire du bout de son lit à force de la sentir tourner dans un sens puis dans l'autre, à défaut de pouvoir trouver le sommeil. C'était donc un de ces soirs-là, où la solitude n'avait rien d'agréable, où Netflix ne parvenait pas à apaiser ses tourments pour lui offrir un peu de répit, et l'opportunité de trouver le sommeil. Non, Morphée avait décidé de faire la gueule et de tendre son majeur à Miss Fairchild, parce qu'il n'était pas d'humeur à l'étreindre. Si elle se concentrait suffisamment, elle sentait presque les cernes se dessiner sous ses yeux et prendre une teinte violacée qui lui donnerait un air cadavérique au lever du soleil – qu'elle risquait de voir sans le vouloir, par ailleurs. Dans un bal de soupir, de grognement, elle avait tenté de noyer les pensées qui la prenaient en traître dès qu'elle se disait qu'elle arrivait enfin à les dompter et les faire taire ; elles revenaient encore plus violemment et faisaient grimper en elle cette angoisse qui faisait vaciller ses entrailles et lui donnait presque la nausée, mêlée à une fatigue qui affaiblissait elle aussi son état. Ses muscles ne voulaient pas se détendre, son corps restait raide, vif, prêt à réagir si jamais un danger ou quoi que ce soit lui tombait sur le coin du nez. Sauf que le danger, théoriquement, elle ne le risquait plus. Elle avait cru remonter la pente, difficilement mais tout de même, lorsqu'elle avait réalisé que dernièrement, ses nuits se faisaient moins agitées. Plus douce, plus calme, malgré des mauvais rêves toujours présents mais au moins se montraient-ils moins intenses maintenant. Ah, l'espoir de faire s'envoler la fatigue s'était fait la malle avec l'instant qu'elle vivait, à attendre de s'épuiser enfin. Dans un coin de sa tête, elle avait passé en revue les options qui s'offraient à elle. Le psychiatre qui l'avait suivie même après sa sortie de prison lui avait prescrit des somnifères, lui soufflant qu'elle pouvait en prendre un dans des cas comme celui qu'elle vivait. Elle n'avait jamais été du genre à se jeter sur les médicaments qu'on lui donnait ; c'était le genre de trucs dans lesquels on pouvait vite s'enliser, l'expérience le lui avait prouvé par le passé, et elle n'avait pas envie de retomber dans une spirale comme ça. L'envie, pourtant, s'était faite ressentir et elle s'était retrouvée avec la boîte qui tournait entre ses doigts, le pouce glissant sur les inscriptions de l'étiquette sur plastique orangé, avant de renoncer et de les remettre dans le placard de sa salle de bains. Pas pour elle. Et peut-être eut-elle raison quand, sans qu'elle ne s'en rende compte, elle se laissa glisser dans le sommeil, alors que l'horloge de son téléphone affichait deux heures trente. Sans doute aurait-elle pu continuer sa nuit jusqu'au petit matin, quand il lui aurait fallu quitter son lit pour se changer et se diriger vers chez Sören pour la journée. Sans doute serait-elle alors arrivée, l'air certes fatigué mais moins que celui qu'elle afficherait réellement dans quelques heures en se pointant chez lui, après avoir été réveillée au milieu de la nuit par des tambourinements contre sa porte. Ils lui arrivèrent d'abord comme un bruit lointain qui ne lui fit que froncer les sourcils, jusqu'à finalement la tirer hors du sommeil dans un grognement mécontent. Elle attrapa d'un mouvement rapide le téléphone à côté d'elle et se frotta les yeux de son poing avant de regarder l'heure. 3:27. Après quelques secondes suffisantes pour se rendre compte que ça ne se calmerait pas, elle secoua la tête et se dirigea en vers l'entrée du petit appartement qu'elle occupait – quelques enjambées avaient été suffisantes, rapides et poussées par l'énervement qui ne pouvait sans doute plus grandir plus que ça en elle –, ouvrant la porte en trombe. « C'est quoi ce bordel ?! » elle cracha presque, sans s'embêter à garder un ton raisonnable par respect pour ses voisins. Son regard se posa sur le visage qu'elle découvrit de l'autre côté et ses sourcils se froncèrent à nouveau, cette fois avec une pointe d'inquiétude qui venait diluer la colère ressentie. Angel n'avait pas l'air bien ; il avait même une allure complètement pitoyable, qui trahissait en un rien de temps le fait qu'il n'était pas dans son état normal, au-delà de la façon dont se dessinait son regard et la difficulté qu'il aurait sans doute à faire deux plus deux si on venait à lui demander. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Elle le détailla quelques secondes de plus et soupira, se reculant de la porte pour le laisser entrer dans l'appartement lorsque, sous la porte voisine, elle vit s'allumer une lumière indiquant que l'habitant avait probablement été réveillé par le vacarme provoqué ; une partie d'elle espéra trouver rapidement un moyen de quitter l'immeuble aux murs aussi fins que du papier à cigarettes. Secouant la tête, elle désigna d'un mouvement de menton le vieux canapé, laissé dans l'appartement quand elle y était arrivée, et croisa les bras sur sa poitrine. « Je peux savoir ce que t'as pris pour être dans cet état ? Et pourquoi ? » Billie voulait garder son ton habituel ; celui qu'elle utilisait comme si elle crachait à la gueule du monde, pour faire ressentir sa mauvaise humeur quasi constante à l'humanité tout entière. Pourtant, elle entendait elle-même la préoccupation qui prenait place dans son ton, à voir l'état de celui qu'elle considérerait presque comme un ami, un peu étrangement.

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Angel Gutierrez

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Message· · Sujet: Re: rocket man. (a/b) rocket man. (a/b)  EmptySam 15 Juin - 16:56

Il ne voulait plus continuer. Depuis deux jours, Angel errait sans but. Ce n’était pas la première fois, ni sûrement la dernière, mais cette fois, l’escapade ne lui apportait pas l’oubli qu’il cherchait tant. Chacun de ses trébuchements le heurtait aux souvenirs qu’il voulait fuir. Ce coin de rue menait à Parker. Ce graffiti sur le mur - « fuck cops » - lui rappelait Parker. Ce couple qui s’embrassait à pleine bouche lui donnait envie d’embrasser à pleine bouche Parker.  Parker, par cœur. Tout dans cette ville le ramenait au policier et à son cœur en miettes.
Fuck cops.
Il en revenait toujours à la même conclusion : on ne pouvait pas faire confiance à un flic, et surtout pas un flic aux yeux trop clairs, à la peau trop douce, à la bouche trop rose. On ne pouvait pas coucher un flic, et encore moins lui donner son coeur, et espérer quoi que ce soit. La guerre lui avait-elle à ce point fracassé le cerveau ? Etait-il idiot à ce point ? Angel finissait par le croire à force de se repasser la scène du Marceline’s comme une bobine abîmée. Il retournait sans cesse à Parker et à ce dégoût qui suintait dans sa voix.
Mais à quoi d’autre aurait-il bien pu s’attendre ?
Parker avait raison.
Il n’était qu’une épave, un épouvantail bousillé.
Il trébucha à nouveau et s’étala de tout son long. Son front embrassa le bitume et il s’écorcha les mains en tentant - misérablement - de se protéger de la chute. Un instant, il fut tenté de rester là. Il faisait bon ce soir. Il avait dormi sur pire qu’un bout de trottoir. S’il fermait les yeux, Angel était sûr de se laisser emporter par le train du sommeil. Sa vision se troubla, il inspira profondément, prêt à s’échouer sur son rivage de goudron lorsqu’une vive douleur lui irradia le dos et il bondit comme un chien enragé, l’adrénaline pulsant dans ses veines, le coeur au bord des lèvres. Sa rage retomba lorsqu’il considéra l’adversaire, un sdf armé de son caddie. Hagard, Angel hocha la tête : il avait sûrement piqué la place habituelle du pauvre hère, et il consentit à se déplacer sans broncher, les pas malhabiles.
Il ne sut jamais comment il arriva devant l’immeuble de Billie, ni comment il parvint à y pénétrer. Retenir l’étage et le numéro relevait pratiquement du miracle. Où il trouva la force de tambouriner comme un forcené, ça non plus, Angel ne le sut pas. Mais il savait que chez Billie, il serait accueilli, accepté comme le déchet qu’il était. Elle était au moins aussi bousillée et c’était ce qui les avait rapprochés, elle et lui. Leurs noirceurs respectives, leurs erreurs de parcours. Leur propension, leur incapacité à faire corps avec le reste, à se fondre dans la masse, qu’importe à quel point ils l’auraient voulu. Tout aurait été si simple s’ils avaient pu être comme les autres.
Mais ils ne pouvaient pas. Quelque chose, en eux, les garderait toujours de l’autre côté, les empêcherait d’aller au bout de la nuit et de voir l’aube.
La vue brouillée, la tête prête à exploser, Angel tituba dans l’appartement de Billie et renifla lorsqu’elle lui demande ce qu’il avait pris. Il puait le whisky à des kilomètres, et pas le bon whisky, non, le whisky des stations-essence et des 7/11. « Pourquoi ? » croassa-t-il, la voix rauque. Sa gorge le brûlait comme si on y avait passé un cutter saupoudré de sel. « Une bite. Pour quoi d’autre ? » laissa-t-il échapper en tombant sur le canapé de Billie, un sanglot dans la voix. C’était la surface la plus moelleuse sur laquelle il s’était assis depuis des jours et il fut tenté de s’allonger, fermer les yeux et laisser le sommeil l’emporter pour une durée qu’il ne voulait pas déterminer. Mais le regard perçant de Billie brûlait sa nuque et il leva vers elle des yeux humides, presque implorants. « J’ai mal, Billie. » Et il ne parlait pas de l’écorchure qui lui barrait le front et lui ensanglantait les tempes, comme une couronne rougeoyante.

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Billie Fairchild

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Message· · Sujet: Re: rocket man. (a/b) rocket man. (a/b)  EmptyHier à 15:01

Depuis son arrivée à Windmont Bay, Billie en avait croisé, des chemins. Des personnes qu'elle apprenait parfois à connaître, le plus souvent non, qui ne l'intriguaient jamais assez pour faire naître en elle un intérêt certain et qui, au contraire, la lassaient rapidement ou lui donnaient l'envie de prendre ses jambes à son cou. Elle n'était pas agréable. Se jugeait en droit de ne pas l'être. La présence des autres l'exaspérait la plupart du temps, mais malgré tout Billie avait fini par se lier d'affection avec certaines personnes ayant traversé sa route pour s'y faire une place – plus ou moins grande, plus ou moins faite pour rester... elle préférait nettement ne pas se poser de questions sur ce point, le reléguant ainsi à l'idée d'un simple détail auquel elle ne prêtait pas attention. Parmi ces personnes qu'elle avait appris à apprécier, il y avait l'homme qui lui faisait face désormais, le visage torturé et malmené par l'alcool qu'il avait ingéré et qui embaumait autour de lui, comme une sorte d'aura qui se dessinait pour sa personne ; empestant le whiksy bon marché et donnant à Billie l'impression qu'il lui suffirait de craquer une allumette à côté de lui pour qu'il prenne feu. Il n'était pas bien. C'était une évidence qui lui sautait au visage alors qu'elle pinçait doucement des lèvres en le voyant ainsi, et qu'elle oublia pendant une seconde la colère qu'elle avait nourrie contre celui qui osait venir tambouriner à sa porte d'entrée et réveiller ces voisins avec qui elle n'entretenait déjà pas la meilleure des relations. Jetant un coup d'œil vers la porte du vieux en face de chez elle, elle soupira et fit rentrer l'ancien militaire dans son bien piètre appartement, le regardant tituber sans même prendre la peine de tendre les bras pour le ramasser avant qu'il ne tombe, si tel était ce qu'il devait arriver. Elle n'était pas du genre à voler au secours des autres ; si Angel se prenait les pieds dans l'air, il comprendrait un peu mieux la douleur dans le fait d'abuser de l'alcool lorsque le moral était en berne. À la place, elle reclaqua la porte d'entrée et entendit gronder de l'autre côté face au bruit qu'elle avait fait, n'ayant pas pensé sur le coup au fait qu'elle pouvait y mettre un peu plus de force de par les restes de colère qu'elle gardait malgré tout en elle. Bras croisés sur sa poitrine, elle toisa l'une de ces rares personnes qu'elle s'imaginait appeler « ami » et laissa un soupir lui échapper à la réponse si philosophique que lui offrait Angel. C'était donc Parker, le problème ? Si elle avait voulu faire preuve d'un comportement des plus désagréables, sans doute aurait-elle pu souligner la mauvaise idée que c'était de se taper un flic lorsque l'on était quelqu'un comme lui – comme eux, au passé trouble et aux rumeurs tenaces sur leurs dos. Mais elle n'avait pas envie de remuer le couteau dans la plaie, lorsqu'elle voyait la douleur se dessiner sur ses traits et entendait les sanglots qui troublaient sa voix. Elle ne l'avait jamais vu comme ça et le voir dans cet état, affalé sur son canapé et les yeux humides, la laissait pantoise. Pinçant des lèvres, elle le détailla et chercha un instant ce qu'elle était censée faire. Elle ne détourna pas le regard de lui, et peut-être le sentit-il alors qu'il pencha la tête en arrière pour l'apercevoir, lui offrant une vue renversée sur son visage attristé. La colère s'était fait la malle, pour laisser place à un désarroi qu'elle n'aimait pas plus que sa prédécesseur. Billie n'était pas de ceux capables d'essuyer les maux des autres, déjà qu'elle n'arrivait pas à combattre les siens. Elle ne répondit rien, alors, parce qu'il lui était nécessaire de chercher encore un peu les mots qu'il faudrait dire ; quand bien même elle savait pertinemment qu'elle ne parviendrait pas à mettre la main sur les formulations nécessaires.  Après un rapide détour dans la salle de bains – quelques enjambées, encore une fois, furent suffisantes pour traverser ; quand bien même elle savait qu'il ne s'agissait que de l'histoire d'un changement de décision pour que s'offre à elle la possibilité d'un meilleur endroit où vivre, elle préférait encore se contenter du peu qu'elle avait –, elle revint et laissa tomber sur les genoux d'Angel une serviette propre, avant que son corps ne rejoigne les côtés du sien et qu'elle se retrouve, une fois de plus, à le fixer. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Son regard intentionnellement pressant, elle le fixait dans l'attente de la réponse et finit par froncer un peu le nez à l'odeur qui se dégageait de lui. « T’empeste l'alcool, j'ai l'impression d'être bourrée rien qu'à renifler le même air que toi, Angel. » Elle soupira doucement, avant de sentir le ton de sa voix se radoucir un peu. Inconsciemment, elle vint frotter son visage pour tenter d'extirper une partie de la fatigue de son corps, en vain. « Qu'est-ce qu'il t'a fait pour que tu finisses dans cet état ? » Parce qu'elle n'était pas du genre à croire qu'il était forcément le fautif, elle qui était si bien placée pour savoir que les accusations étaient faciles à faire lorsque peu d'éléments étaient à notre disposition.

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