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 it's when your hands do the talking that your eyes do the listening

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Orlando Seavale

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Message· · Sujet: it's when your hands do the talking that your eyes do the listening it's when your hands do the talking that your eyes do the listening EmptySam 25 Mai - 20:39

@Crys Siringo
CRYS + ORLANDO

Orlando avait installé Catalia sur une chaise haute, près de la table de la cuisine, à distance respectueuse des ustensiles de cuisine mais assez près pour qu’ils puissent parler pendant qu’il préparait le repas. Il avait ouvert la porte du frigo, avait contemplé les différents étages, se demandant ce qu’il pourrait faire de ces ingrédients avant de changer de tactique. À la place, il avait commandé quelques vivres essentiels sur une application et avait fait livrer les achats directement sur le pas de la porte de l’appartement de la jeune Siringo. Il aurait pu, évidemment, faire un saut rapide à l’épicerie du coin mais il n’avait pas voulu perdre de temps inutilement, préférant distraire sa protégée jusqu’à ce qu’on sonne. Au moment où la sonnette avait retenti, Orlando avait attrapé la fillette et l’avait emmenée avec lui jusqu’au hall où il avait accueilli le livreur et ses deux sacs pleins.
[Qu’est-ce qu’on dit ?] avait demandé Orlando en s’adressant à Catalia.
- Merciiiii! s’était-elle exclamée à haute voix en signant, sa voix enfantine arrachant un sourire au livreur.
- Merci, oui, avait confirmé Orlando avant d’offrir un généreux pourboire au garçon puis de refermer la porte dans son sillage.
D’une main experte, l’autre tenant toujours la fille de Crystal contre lui, il avait soulevé les sacs et avait été les déposer sur le plan de travail. Il avait ensuite mise Catalia à l’aise puis avait rangé les aliments dans les placards et le frigo. Sa meilleure amie lui ferait sûrement les gros yeux quand elle verrait qu’en plus de la dépanner, il avait rempli ses armoires mais Orlando s’en fichait. Puisqu’elle refusait catégoriquement de le laisser aider, alors qu’il avait largement les moyens, il contribuait à sa façon, détournée, afin qu’il soit trop tard pour qu’elle refuse son geste. Ensuite, le jeune Seavale s’était mis en tête de concocter un délicieux repas. À chaque ingrédient, il s’était tourné vers Catalia pour qu’elle signe le mot et il l’avait corrigée, de temps en temps, mais en général, la fillette s’en sortait parfaitement. Avec un oncle complètement sourd, en même temps, elle se devait d’apprendre cette langue différente. N’importe qui aurait voulu apprendre l’ASL pour Cody, Orlando le savait. Le préadolescent était une crème, tout le monde l’adorait.
- Allez, à toi. Dis-moi des mots que tu ne connais pas et on va les apprendre. On verra si ta maman les connaît, quand elle rentre, proposa Orlando en coupant les différents légumes.
- Girafe! dit la petite fille d’un ton enthousiaste et Orlando gloussa avant de placer sa main au niveau de sa gorge, ouverte, les doigts légèrement repliés, avant de l’élever pour dessiner le cou de l’animal.
Catalia l’imita et Orlando applaudit.
- Égypte!
- Égypte ? Mais où as-tu appris ce mot?
Orlando éclata de rire, se demandant où l’enfant allait chercher ses idées mais il obéit et éleva la main au niveau de son visage, le poing fermé, dirigé vers Catalina, l’index légèrement replié, qu’il agita comme s’il s’agissait d’une drôle d’antenne, ce qui fit rire la fillette à son tour.
- Menottes!
- Quoi ? Tu plaisantes, j’espère?
Mais la fille de Crystal secoua la tête, avec un grand sourire et, là, encore Orlando s’exécuta, s’enserrant un poignet à la fois avec les doigts avant de joindre ses poignets devant lui. Catalina l’imita et quand un bruit en provenance du hall leur parvint, l’enfant se tourna à moitié sur sa chaise, guettant sa mère.
- Maman, devine ce que je dis! s’écria-t-elle avant d’enchaîner les signes comme pour dire qu’une girafe avait été menottée en Égypte.
La main sur la bouche, pour cacher son sourire, Orlando guetta la réaction de la jeune maman puis il écarta les bras, comme pour prouver son innocence et se dédouaner des conséquences de cette conversation insensée :
- Elle a choisi les mots!
Puis avec les mains, pour que Catalia ne comprenne pas :
[Attends qu’un de tes frères lui apprenne un gros mot]
Il en avait presque oublié la sauce qui mijotait et il se précipita soudainement vers la cuisinière pour baisser un peu le feu.
- J’ai préparé un spaghetti bolognaise. Tu veux goûter la sauce?
Orlando plongea une cuiller en bois dans la sauce qui dégageait une odeur appétissante, puis il se tourna vers la locataire des lieux.

_________________

And I hate that you're gone. And I hate that I don't wanna let go. And I hate that you think that I'm weak cuz I don't wanna let you know that I'm gonna build castles from the rubble of your love.
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Crys Siringo

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Message· · Sujet: Re: it's when your hands do the talking that your eyes do the listening it's when your hands do the talking that your eyes do the listening EmptyVen 31 Mai - 20:43

Être mère au foyer n’était pas situation des plus confortables, Crys en avait eu conscience bien avant que le petit machin dans son ventre ne prenne l’aspect d’un être humain. Elle s’était doutée que les premières années seraient avares en repos, les suivantes prolifiques en questions sans grands intérêts et ainsi de suite. Il n’avait jamais été question de lectures approfondies au sujet de la maternité, Crys se faisait amplement confiance — il lui suffisait finalement de ne pas reproduire son propre schéma familial et Catalia s’en sortirait parfaitement bien. Il fallait également reconnaître qu’elle se sentait entourée et soutenue dans ce souhait de devenir mère qui fut plus que surprenant — une tripotée de frères et soeurs l’attendaient à la maison, cela ne lui suffisait donc pas ?  Passant outre les remarques désobligeantes, les paroles réconfortantes de ses proches l’avait aidée à surmonter les appréhensions inhérentes à la grossesse. Elle ne serait pas seule. Jamais telle crainte n’avait été formulés à haute voix mais le sommeil devint dès lors plus aisément.

Dans ce milieu défavorisé dont les Siringo n’ont eu autre possibilité que de faire avec, il était une règle en or : tout ce que l’on dit oralement vaut parole d’honneur. L’aînée ne manquait aucune occasion pour rappeler cet adage auxquel ses frères et soeurs avaient recours dès qu’elle leur refusait une course en voiture — elle avait emprunté un peu d’argent à chacun en échange de les conduire régulièrement là où bon ils désiraient. Elle n’allait donc certainement pas se priver de téléphoner aux uns et aux autres pour garder la petite (ce qui arrivait malheureusement bien trop souvent à son goût) et n’acceptait aucun refus. Ah tu préfères tâter le cul d’une inconnue à ta p’tite soirée étudiante au lieu de prendre soin de ta nièce Crys se fichait bien d’en faire trop, ils s’étaient tous engagés là-dedans avec elle et ils ne pouvaient plus faire demi-tour à présent — elle-même ne le pouvait guère.
Celui sur lequel la jeune maman avait jeté son dévolu en cette fin d’après-midi ne fut autre que son très cher meilleur ami, Orlando Seavale. La crèche l’avait appelée en urgence, une réunion importante se tenait en début de soirée et elle n’avait pas prévenue de sa venue ou non. Elle s’était alors apprêtée à son jeu favori depuis la  naissance de sa fille à savoir la retenue des gros mots qui se glissaient autrefois naturellement entre chaque mot constituant ses phrases. Jeu qui l’amusait plus qu’elle ne l’aurait imaginé d’ailleurs. Elle envoya un sms à Orlando qui lui répondit de suite. Un sourire bête s’était affiché sur ce visage angoissé : son meilleur ami répondait toujours présent pour Catalia, ce qui lui causait toujours une drôle de sensation au fond du bide. Mais elle préféra se dire que c’était de l’anxiété : les réunions de ce genre étaient toujours le moment de recevoir des commentaires sur sa fille, des conseils d’éducation. Crys ne leur demandait pourtant jamais d’avis extérieur quant à sa manière d’élever sa fille pour la simple et bonne raison qu’elle s’en foutait royalement des autres. Elle n’allait jamais fourrer son nez dans les affaires des autres (enfin sauf en cas de nécessité, notion bien relative certes) alors elle attendait que les autres fassent autant. Cela ne l’empêcha pas de se joindre au petit groupe, d’entendre les remarques à propos des gros mots et d’acquiescer aux méthodes éducatives alternatives qu’on lui proposait. Elle jouait le jeu pour le bien de sa fille, pour ne pas nourrir les rumeurs négatives qui couraient à son sujet — bien sûr qu’elle forcerait Catalia à dormir dans son lit afin de la rendre plus indépendante, bien sûr qu’elle mettrait dans une même assiette les aliments salés et sucrés pour qu’elle ne soit pas influencée. Mais c’était quoi leur problème sérieux ?

Il ne fallut pas lui répéter deux fois qu’ils en avaient fini pour aujourd’hui que Crys se leva d’un bond, la veste en cuir n’ayant jamais quitté ses épaules, et se rua dans sa voiture afin d’échapper aux griffes acérées des mères qui avaient également toutes un mot à lui adresser. Elle fit ronronner le moteur, salua de la main une mère qui tapait contre sa vitre pour lui parler et fonça loin de cette folie. Il lui tardait d’être auprès de Catalia, de sentir son odeur et voir sa main se soulever au rythme de la respiration de sa fille. Il lui tardait de sentir ce frétillement au fond d’elle, celui qui l’invite à murmurer qu’aucune chose n’a d’importance lorsqu’elle la tient entre ses bras.

— C'est moi ! lança-t-elle à peine la porte d’entrée entrouverte. Sa veste tomba sur une chaise, ses chaussures furent envoyées dans  un coin quelque part et c’est un sourire franc qui s’afficha à présent sur ses lèvres une fois qu’elle aperçut l’air complice de Catalia et Orlando. Elle n’eût pas à remuer ciel et terre pour qu’on lui explique ce qui se tramait dans l’air. Son corps se plia en deux accompagné d’un rire à gorge déployé lorsque sa fille signa quelque chose à propos d’une girafe et de menottes. Ses lèvres vinrent se poser sur le front de Catalia ainsi que ses joues rebondies. Et elle eut du mal à tenir son sérieux et lancer un regard désapprobateur à l’adresse de son meilleur ami. Elle était bien évidemment pour les leçons de signe, quelque part ça l’arrangerait bien que les gros mots soient inaudibles pour le personnel de l’école, mais il y avait tout de même des limites à la bizarrerie.

— C’est supposé me rassurer ? répondit-elle en parvenant à feindre un début de colère (mais alors un début peu convaincant). Ma chérie, personne ne menottera personne et encore moins une girafe. Dans cette maison on est contre toute violence. Elle adressa un sourire hypocrite à son meilleur ami qu’elle rejoignit derrière le plan de cuisine.
Compris ? demanda-t-elle à sa fille avant de répondre aux signes d’Orlando. Il manquerait plus que ça. Apparemment elle dit des gros mots à la crèche. Toutes les poufiasses en ont profité pour me tomber dessus. Mais elle préférait ne pas s'attarder sur le sujet. Catalia était bien plus maligne qu'elle ne laissait paraître.

— Montre-moi comment tu signes "La sauce de tonton Orlando est en train de brûler" ! Sa main rejoignit celle de sa fille en un high five (même si sa phrase n’était pas tout à fait correcte). Elles observèrent le concerné se précipiter au feu et lui proposer de goûter à ce qui semblait être son plus délicieux breuvage.

— Ca dépend, est-ce que t’as dépensé un PEL pour remplir mon frigo ce soir ? Orlando avait cette mauvaise manie de faire ses courses tout en sachant pertinemment que Crys détestait cela. Ok il était d’une aide précieuse pour garder sa fille mais elle était mal à l’aise de lui demander plus. Ce qu'elle ne faisait jamais, même lorsqu’elle aurait dû.
Propose-moi quelque chose d’un peu plus fort et je ferai genre que c’est la meilleure bolo de toute mon existence. Clin d'oeil. Clin d'oeil.
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