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 1407 Apple Road ; I FELT THE ANGELS CRY

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Pamela Auber
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Message(#) Sujet: 1407 Apple Road ; I FELT THE ANGELS CRY Mer 20 Jan 2010 - 23:43



we were so good together (...)
Micaela & Gabriel


A force de voir leur relation s’établir dans le temps, Micaela avait eu la bête impression que rien ne pourrait plus jamais prendre fin. Elle dessinait déjà l’intégralité de sa vie, incluant Gabriel dans chacune des étapes qu’elle devrait traverser. Il y a quelques mois encore, la Mexicaine avait la certitude qu’elle ne se sentirait plus jamais seule. Il paraît que c’est beau de rêver mais en réalité c’est douloureux, rien de plus. I couldn't have prepared myself for this fall, shattered in pieces curled on the floor. Supernatural love conquers all, remember we used to touch the sky (…)

Depuis la veille et son entrevue avec Scott, les mots de son ami ne faisaient que résonner dans son esprit. Ils martelaient sa tête avec plus de puissance à chaque fois alors que Micaela se donnait toute la peine du monde à essayer de penser à autre chose. « Comment ça, Gabriel et Maât? » « Bah … Maât et Gabriel, ensembles. Je (…) Je pensais que tu étais au courant. » Ho que non, elle ne l’était pas! D’abord elle s’était emportée contre Scott, faisant passer au jeune homme un quart d’heure dont il se souviendrait certainement toute sa vie. Le pauvre avait servi de tampon entre Micaela et Gabriel, mais il avait encaissé les coups verbaux avec un calme et une compréhension remarquable. Sans doute était-ce parce qu’il n’était pas étranger à ce sentiment d’impuissance et ce peine transcendante qui vous brûle le cœur. Puis elle avait refusé l’évidence. Elle s’était répété un milliard de fois qu’il y avait erreur, que cette histoire était le fruit d’un malentendu. Elle avait trouvé une tonne de raisons pour se convaincre du contraire, parce que si ça avait été le cas, si Gabriel voyait vraiment Maât, il aurait eu la décence et le respect de lui en parler. Non? Seulement la jeune femme ne pouvait pas se voiler la face éternellement, aussi douloureux cela puisse-t-il être, elle devait accepter cette idée. Ainsi, en moins de deux jours Micaela passa par un nombre improbable d’états d’esprit différents.

Gabriel homosexuel, voila une idée qui ne cessait de surprendre Micaela. Bien sûr elle n’avait rien contre une orientation sexuelle différente, mais elle ne comprenait pas comment elle avait pu passer à côté. Elle ne comprenait pas pourquoi il n’avait pas été honnête avec elle non plus. Avait-elle été la cause de son coming out ? Incompréhension et questions ne faisaient pas bon ménage, surtout pas quand chacun de ses doutes attaquait ses sentiments avec une intensité et une force dévastatrice. Elle était blessée, laissée au dépourvu et elle n’en comprenait pas même la cause.
Gabriel était le seul à pouvoir lui apporter des réponses, seulement elle n’était pas sûre de sa capacité à l’affronter. Perdre son amour était une chose, avoir l’impression de perdre sa confiance et son amitié voila qui était plus qu’elle ne pouvait supporter en sauvant les apparences. Malgré tout, il était la seule solution qui existe, il était le seul à avoir une réponse valable et véridique. Alors Micaela tournait en rond comme un lion en cage, son cœur avait du mal à se décider entre la rancœur et de désespoir. Mais après avoir passer sa journée à errer en n’étant que l’ombre d’elle-même, elle se décida à attraper ses clefs de voiture et quitter sa maison. Enfin.

Citation :

FLASHBACK ; 25 Juillet 2010
« Goûte moi ça »
dit Micaela en adressant un grand sourire à Gabriel qui trônait à côté d’elle. « C’est du cochinita pibil » termina-t-elle en portant une cuillère en bois jusqu’à la bouche du jeune sénateur. Comme le voulait la tradition mexicaine, le plat était fait de viande marinée avec de l’orange et des graines de rocouyer puis cuite à l’étouffée dans une feuille de bananier. Depuis le temps qu’elle lui parlait du Mexique et de sa nourriture tellement différente, elle s’était finalement décidée à passer à l’action. Micaela s’amusait de voir la moue surprise de Gabriel et posa un rapide baiser sur ses lèvres. Ce soir il n’y avait pas de grand restaurant ni de réception politique, ils étaient simplement chez elle pour déguster un plat local sous le signe de la simplicité. La soirée se déroula merveilleusement bien, prenant fin dans le jardin, tous deux assis sur les chaises longues avec un verre de vin à la main. C’était un de ces moments rares et merveilleux donnant l’impression d’avoir une place quelque part, d’être unique et indispensable au cœur de quelqu’un. Micaela savourait chaque seconde avec gourmandise, la douce chaleur de la nuit qui caressait sa peau, le parfum de Gabriel qui flottait autour d’elle, et sa présence qui suffisait à rendre ce moment mémorable.
L’imprévu s’invita soudainement à petite soirée, déclenchant brusquement l’arrosage automatique alors que tous deux étaient encore allongés paisiblement. Aussitôt qu’elle senti l’eau froide sur elle, Micaela se leva d’un bond en étouffant un cris de surprise. Le froid la ramena violement sur terre, et alors qu’elle s’activait à rentre en riant elle senti la main de Gabriel saisir la sienne pour la retenir. La belle se tourna alors, happée par l’imagine qui s’offrait à elle. Il était là, dominant la brunette de tout son haut avec un sourire discret mais charmeur alors que l’eau ruisselait sur son visage, sa chemise collante, son coup. Avait-il seulement de droit d’être aussi beau? « Tu es trempé » murmura-t-elle en serrant un peu plus sa main. Il ne répondit pas, hochant simplement la tête alors que Micaela se rapprochait pour l’embrasser. Comme on l’est par la foudre elle avait était frappée par le désir, le voulant sien plus que jamais. Elle n’aspirait plus qu’à faire un avec lui ce soir, elle voulait sentir ses mains emprisonner son corps et glisser sur chaque parcelle de sa peau. Et alors qu’elle se sentait entraînée au sol par Gabriel, elle passa ses mains autour de son cou avec une fièvre ardente et irréversible.


Micaela frappa à la porte de Gabriel, espérant qu’il soit là. Ou peut être qu’il n’y soit pas. Mais à défaut de savoir ce qu’elle voulait, elle était sûre de ce qu’elle pouvait plus supporter ; l’incompréhension. Après quelques interminables secondes, la porte s’ouvrit et Gabriel apparut. Le cœur de la Mexicaine s’affola brusquement, et son visage se renferma pour ne pas afficher son mal-être. Il semblait étonné de la voir ici, et c’était légitime après les derniers mois qu’elle avait passé à se montrer distante. Gabriel devina qu’elle n’était pas là par plaisir et anticipa en se poussant pour la laisser passer, une invitation à entrer qu’elle accepta. Elle prit donc une profonde inspiration pour rassembler tout le courage et la force qu’elle avait avant d’aller droit au but.

« Toi et Maât, c’est vrai n’est-ce pas ? » demanda-t-elle en connaissant déjà la réponse. « Pourquoi tu ne m’as rien dit? J’aurais pas du apprendre ça de la bouche de quelqu’un d’autre. » termina-t-elle en frissonnant.

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Message(#) Sujet: Re: 1407 Apple Road ; I FELT THE ANGELS CRY Lun 1 Fév 2010 - 8:18

A fear that everything is over between us presses down upon my back
I hate that your tears overflow when I blow your world about by the three words "Let's break up"



(c)Ery_90



Avait-il commit une erreur ? La question titillait Gabriel, chevillée à son esprit comme seul le doute peut le faire. Vaquant d'une pièce à une autre, montant puis descendant les escaliers ou encore rangeant quelque objet insignifiant, juste pour s'occuper un instant de plus. Le lion tournait en rond dans sa cage. Il y avait des jours comme celui-ci où sa liaison cachée avec Maât pesait sur ses épaules plus que de raison. Pas parce qu'il ressentait le besoin de la vivre au grand jour. Ni même parce qu'il se demandait où diable cette relation allait le mener. Non. Ce qui faisait mal, si mal que tout autre problème en comparaison semblait désuet, c'était l'absence de Micaela. Depuis qu'il l'avait quitté, la belle demeurait distante. Hors de sa vie. Le jeune homme n'avait pas à se plaindre d'un sort qu'il avait lui même provoqué. Il était impétueux, il savait ce qu'il voulait, et il savait ce qu'il avait à perdre lorsqu'il avait mit un terme à leur histoire. Après tout si la crainte et le risque étaient des obstacles pour Gabriel, jamais il n'aurait élevé sa carrière là où tout autre aurait cédé face à la pression.

Malgré tout l'évidence était là. Micaela avait été la seule qui lui ai donné confiance, son premier véritable amour après vingt sept ans d'une vie solitaire. A ses côtés ils s'était prit à croire en l'amour à perpétuité. Oui, la Mexicaine avait changé Gabriel. Elle l'avait rendu un peu moins carnassier préoccupé par sa seule ascension, et l'avait façonné plus humain. Plus Gabriel et moins sénateur McAllister. Plus amoureux, qu'indompté... Et le prix à payer pour l'avoir fait souffrir en retour était inévitable. L'absence de la jeune femme se faisait sentir absolument partout. Dans les rue d'Ocean Grove, dans chaque pièce de la maison, elle creusait lentement le vide irremplaçable dans son cœur et le laissait seul, vide et inutile. Car au fond Gabriel, sans Micaela, n'était plus vraiment Gabriel. Il avait beau accepter les conséquences des ses actes, certains jours, il accusait le coup. Aujourd'hui était un de ces fameux jour.

Citation :
FLASHBACK | 18 Janvier 2010

« Tu sais ce que tu es supposée faire là, non ? » demanda Gabriel avec un sourire amusé qui trahissait son faux semblant de sérieux.
Appuyé contre le mur du vestibule, il observait Micaela, toute pomponnée de bon matin pour aller travailler. Sa mine confuse à sa question subite agita ses lèvres d'un début de rire qu'il réprima avec difficulté, pour afficher une superbe moue de chien battu. Les sourcils de la mexicaine se froncèrent de plus belle tandis qu'elle haussait les épaules dans un « Quoi ? » silencieux. Elle était en retard, sans doute parce qu'ils avaient traînés au lit, incapables dans leur amour naissant de se résoudre à se séparer l'un de l'autre pour aller travailler. Contrairement à elle, Gabriel n'avait pas à se presser pour une fois, et il sirotait tranquillement son café matinal, les cheveux encore humides de la douche qu'ils venaient de prendre ensemble. Le beau brun avait beau connaître Micaela sur le bout des doigts, et ce depuis longue années, la découverte toute nouvelle de son quotidien l'émerveillait un peu plus chaque jour. Chaque instant volé à la regarder aller et venir, attrapant son sac à main, son parfum capiteux qui la suivait encore discrètement depuis la salle de bain, lui accordant un regard furtif orné d'un sourire tendre entre deux tâches accomplies. Gabriel s'imprégnait de tout ces petits détails de la vie de couple avec l'appréhension pleine d'enthousiasme d'un enfant descendant doucement l'échelle de la piscine pour pénétrer dans l'eau.
Finalement, la remarque de Micaela selon laquelle, plus vite il lui expliquerait ce qu'il attendait d'elle et plus tôt ils seraient réunit ce soir, eu raison de son petit jeu. Il se détacha du mur pour venir en face d'elle, puis passa ses doigts dans sa chevelure, avant de les faire glisser sur sa joue et finalement sous son menton, qu'il releva doucement pour faire lever les yeux de sa belle au plafond. Et c'est dans un sourire malicieux qu'il appuya gentiment la découverte de ce qui s'y trouvait suspendu d'un « Le gui », son regard toujours rivé sur sa petite amie dont les traits s'illuminaient alors qu'elle découvrait le fin mot de l'histoire.

Le nouvel an était passé depuis 18 jours mais Gabriel s'amusait à changer l'emplacement du gui chaque fois que Micaela devait passer la nuit chez lui. Tantôt dans la cuisine, tantôt dans le salon, chaque matin, un nouvel endroit, un nouveau baiser.

Gabriel se dépêcha d'ouvrir, aux quelques coups frappés à sa porte. Il n'attendait pas de visiteur, mais à Ocean Grove, les visites prévues à l'avance semblait être une utopie. Son cœur fit un bond dans sa poitrine alors qu'il découvrait la mexicaine sur son pallier. Comme s'il recommençait seulement à battre, qu'à sa seule vue l'oxygène regagnait ses poumons et que le monde autour tournait de nouveau. Malheureusement l'air préoccupé de la jeune femme était plus augure d'une nouvelle séparation entre les deux jeune gens, que de leur éventuelle réconciliation.

Le couperet tomba dès qu'elle eut passé la porte « Toi et Maât, c’est vrai n’est-ce pas ? » Le brun pinça les lèvres et hocha la tête tandis qu'il refermait la porte derrière elle. Pourquoi serait-elle venu si ce n'était à cause de cette découverte ? « Pourquoi tu ne m’as rien dit? J’aurais pas du apprendre ça de la bouche de quelqu’un d’autre. » Il encaissa la question autant que le reproche, avec toute la réserve apparente dont il était capable. Il se tenait là devant elle, prit au dépourvu comme jamais. Comment l'avait elle apprit ? La question lui traversa rapidement l'esprit, mais Micaela attendait une réponse. Elle méritait la vérité. « Non tu n'aurais pas du l'apprendre de la bouche de quelqu'un d'autre » avoua t-il à voix basse, en maudissant ce fichu quelqu'un d'autre quel qu'il soit. Puis il fuit le regard de la mexicaine un court instant, cherchant ses mots. « Ce n'est pas si simple que ça. » commença t-il en relevant sur elle un regard lourd, mi-sur la défensive, mi-résigné. « Je ne te l'ai pas dis parce que... » Il passa sa main sur son visage d'un geste las. « Ce n'est pas seulement de Maât dont il était question. Mais toi, et moi, et tout ce que nous avions vécu ensembles. » La confession était délicate et Gabriel n'était pas sûr de trouver les bons mots. Il demeurait sur ses gardes, un peu trop droit, mais à chaque mot qu'il disait, il craignait de blesser davantage la mexicaine. C'était sa seule maigre chance de recoller les morceaux avec Micaela ou de la perdre définitivement, et il n'y était pas du tout préparé.


I just want more of that warmth that we had just before.
I don't know what to do now. I don't know.
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Message(#) Sujet: Re: 1407 Apple Road ; I FELT THE ANGELS CRY Mer 3 Fév 2010 - 2:53



Micaela croisa ses bras sous sa poitrine, comme à chaque fois qu’elle se sentait vulnérable et contrariée, une habitude qu’elle avait depuis toujours et qui lui donnait l’impression de mieux supporter le poids de ses états d’âme. Elle avait fait quelques pas dans la maison pour ne pas rester sur le pas de la porte, mais elle s’était rapidement arrêtée, plantée entre l’entrée et le reste de la maison. La Mexicaine ne se sentait pas le courage d’affronter les souvenirs liés à cette maison, et elle savait pertinemment qu’ils afflueraient massivement si elle mettait les pieds un peu plus loin. Le salon, les couloirs, la cuisine, les escaliers qui menaient aux chambres de l’étage, elle connaissait chaque souvenir qui s’y reliait par cœur, alors elle préférait autant s’épargner. Si elle avait souvent regretté de se montrer si distance vis-à-vis de Gabriel, elle avait maintenant la confirmation que c’était la meilleure chose à faire. Elle avait essayé, mais se trouver face à lui, se perdre dans ses yeux azurs et son parfum envoutant, le regarder en ayant toujours ce manque viscéral, c’était trop pour elle, elle en était incapable. S’éclipser de sa vie le temps de se reconstruire, le temps de se faire à l’idée qu’elle ne serait jamais plus que son amie et qu’elle devait tirer un trait définitif sur leur histoire. Malgré tout elle avait l’espoir de le retrouver, de sauver un peu de cette alchimie particulière qui les avait toujours uni. Aujourd‘hui, à défaut d‘avoir fait tout le travail sur elle-même dont elle avait besoin, elle comprenait au moins. Elle ne se lasserait plus l’esprit à coup de questions sans réponses, de doutes et de culpabilité. C’était le poids le plus accablant que Scott avait fait disparaître grâce à sa révélation maladroite. Elle se sentait donc un peu plus apte à se tenir face à lui sans fondre au contact des émotions brûlantes qui parcouraient son corps à toute vitesse. La Mexicaine se tenait droite comme un i, son regard sombre et tranchant planté dans les prunelles claires de Gabriel, attendant une réponse avec appréhension. « Non tu n'aurais pas du l'apprendre de la bouche de quelqu'un d'autre » Commença-t-il avait de dévier le regard. Aussitôt Micaela pencha la tête pour chercher à la récupérer mais ce fut sans succès. Elle pouvait sentir le malaise de Gabriel à des kilomètres, lui détournant le regard, voila quelque chose qu’elle l’avait rarement vu faire. Elle soupira alors, le temps qu’il mit à chercher ses mots, pour combler le silence désagréable qui c’était installé quelques secondes. « Ce n'est pas si simple que ça. (…) Je ne te l'ai pas dis parce que... » Micaela retrouva enfin son regard. Mais elle arqua un sourcil en attendant la suite. « Ce n’est pas si simple. » Oui, ça elle l’avait bien compris et ressentit mais ce n’était définitivement pas une raison valable. « Ce n'est pas seulement de Maât dont il était question. Mais toi, et moi, et tout ce que nous avions vécu ensembles. » Micaela l’écouta attentivement en sentant sa mâchoire se crisper automatiquement. Elle ferma les yeux l’espace d’une seconde pour calmer les élans douloureux et irréguliers de son cœur, puis les rouvrit en sentant la chaleur monter jusqu’à son visage. Elle ne comprenait pas sa réponse, du moins elle ne trouvait pas que ça justifiait son silence, au contraire. Avant d’être un couple, ils avaient longtemps été des amis très proches, peut-être avaient-ils perdu ça en même temps que ce reste? Cette idée glaça le sang de la Mexicaine qui frissonnait à force de devoir gérer des émotions qui soufflaient chaud et froid en même temps sur son corps. Plus encore, comprendre le pourquoi du comment n’était-ce pas le meilleur moyen pour Micaela de pouvoir accepter la situation et tourner la page de cette séparation difficile pour se concentrer sur la complicité qu’ils auraient ainsi pu garder? Aux yeux de la belle, tout ceci n’avait pas de sens.

Stars fell on Alabama last night 07 février 2010
Avec l’aide d’Isobel Reynolds une bénévole à l‘hôpital, Micaela avait réussit à faire entrer une platine de vinyle dans le Baptist Hospital, la machine n’était pas facile à transporter, et encore moins à faire passer inaperçue. La Mexicaine avait une idée bien précise derrière la tête, et pour ça elle avait besoin de sa platine. Elle ne pouvait donc pas se permettre de demander l’autorisation aux infirmières et prendre le risque de devoir faire face à un refus. Alors elle avait convaincu Izzie de lui donner un coup de main, et c’est ainsi que les deux jeunes femmes s’étaient retrouvées dans la petite pièce où les draps étaient entreposés, accompagnées d’un des chariots qui servaient à distribuer les repas aux patients. Dessus elles avaient enveloppé la platine dans un draps en espérant que ça suffirait à ne pas trop attirer l’attention du personnel. C’est Izzie qui s’était chargée de pousser le chariot jusqu’à la chambre de Gabriel, faisant mine d’aller rendre visite à un patient en compagnie de Micaela. Une fois arrivée devant la fameuse chambre, la métissée remercia son amie qui s’éclipsa rapidement et la Mexicaine ouvra la porte en tirant le chariot derrière elle, s’amusant du regard interloqué de Gabriel. Ca faisait deux semaines qu’il était cloué à son lit d’hôpital et Micaela le connaissait assez bien pour deviner qu’il était sans doute au bord de l’implosion. Elle avait donc pensé devoir trouver un moyen de lui changer les idées. « Ne me regardes pas comme si j’étais folle » ria-t-elle en enlevant le draps blanc pour dévoiler la platine. Dans la matinée, elle était allée faire un tour chez son disquaire préféré et était tombée sur un vieux vinyle. En quelques secondes, tout un plan s’était échafaudé dans son esprit.
Elle plaça le chariot en dessous de la télévision accrochée au mur puis fouilla dans son énorme sac à main pour en sortir le vinyle fraichement acheté avec un sourire enjoué au coin des lèvres. Elle brancha ensuite la platine sur la secteur à la place de la télévision et la mit en route pour finalement lancer Stars fell on Alabama last night de Louis Armstrong & Ella Fitzgerald . Ses yeux se posèrent sur Gabriel, et dans un geste tendre elle vint s’allonger au creux de son bras. Elle s’était énormément inquiétée pour lui, mais maintenant que les médecins disaient son état stable, elle se sentait de nouveau capable de profiter de chaque moment à ses côtés sans avoir l’idée terrifiante que ce pourrait être le dernier. La jeune femme glissa sa main sur le torse de son compagnon pour la laisser délicatement posée sur son cœur avant de reprendre la parole « Je pense que tu vas aimer cette chanson » dit-elle doucement alors que les premières notes de trompette retentissaient. Micaela ferma ensuite les yeux pendant quelques instants, s’imprégnant de de l’aura apaisante du morceaux puis elle les rouvrit et leva le visage vers Gabriel avec un sourire malicieux. « Tu me ferais danser ? » demanda-t-elle les yeux brillants et commençant déjà à se lever. Elle se fichait bien du contexte, elle était simplement plus enthousiaste que jamais à l’idée de danser avec lui, peu importe que ce soit dans une chambre d’hôpital et qu’il soit vêtu d’une des tuniques médicales. Il était Gabriel, le seul avec qui elle avait envie de partager ce moment.

Quelques instants plus tard, ils étaient tous deux debout au pied du lit et la Mexicaine plaça sa main dans la paume du sénateur avant de se rapprocher de lui en sentant sa main se poser sur ses reins. Sa main libre vint se loger à son cou et elle déposa un baiser sur ses lèvres avant de poser sa tête contre lui. Les deux corps dansaient en harmonie sur le rythme lent des notes de musique alors que Micaela espérait silencieusement que chaque seconde dure une éternité.


« Justement, tout ce que nous avons partagé aurait du te pousser à être honnête. » Micaela secoua négativement la tête pour marquer son désaccord. « Le plus dur, c’était de devoir me faire à l’idée que finalement tu ne m’aimais pas, sans même comprendre pourquoi tu avais eu cette soudaine prise de conscience. » Dit-elle la gorgé serrée. « … Si au moins j’avais pu comprendre, les choses ne seraient pas aussi tendues. Alors donne moi une raison valable ou explique toi mieux. » Termina-t-elle sur un ton qu’elle aurait préféré moins sec, essayant de garder le contrôle de ses émotions. Ceci dit elle pouvait bien faire ce qu’elle voulait, Gabriel la connaissait mieux que personne et un seul de ses regards était suffisant pour qu’il sache ce qui traversait l’esprit troublé de Micaela. Elle resserra alors son étreinte autour de son buste sans jamais quitter Gabriel des yeux. Soutenir son regard était à la fois douloureux et soulageant, nécessaire mais intimidant malgré tout.

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