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 N°1992 — Cleaning house, having fun, talking and cocking the gun.

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Message(#) Sujet: N°1992 — Cleaning house, having fun, talking and cocking the gun. Jeu 21 Jan 2010 - 18:27

Aujourd'hui, c'est le grand ménage de printemps ! Qui est aux commandes ? Beka, pour un nouvel épisode de la vie passionnante de Ndella Dembelé. Ndella qui souffre de troubles de la personnalité. Ndella qui a tendance à ne pas avoir le contrôle de son corps. Ndella qui enrage de ne pouvoir avoir le contrôle constant de son corps. En somme, ce matin, c'était Beka qui s'était réveillée, et qui avait constaté que son reflet était toujours aussi repoussant. Beka avait un problème avec son physique. Elle ne s'aimait pas, en fait. Beka avait horreur de son corps, qu'elle trouvait hors norme, et anormal. Beka s'était donc levée, peu motivée, s'était douchée, n'avait pas eu l'idée de sourire à son reflet et s'était habillée sans vraiment prêter attention à ses vêtements. Qu'importe, hein ? Qu'importe, de toute façon, personne ne la regardait. Elle n'était qu'une noire dans une banlieue de blancs. Qu'une femme de ménage alors que tous les autres étaient des docteurs chirurgiens qui gagnaient le quintuple de son salaire de misère. Qu'une femme divorcée dont la garde de son enfant lui avait été retirée. Elle se tapa la tête contre un mur, d'autorité, pour arrêter d'y penser. Puis elle jeta un coup d'œil à l'emploi du temps qui trônait à côté de la cafetière. Elle avait du boulot ce matin. Ménage chez les Vescovi, comme tous les vendredis matins. Un coup d'œil à la pendule, presque neuf heures. Elle prit le sac posé devant la porte, ne vérifia même pas qu'il y avait tout ce qu'il fallait, elle faisait confiance aux autres personnalités pour assurer. De toute façon, elle vidait jamais son sac. Il y avait sans doute les produits qu'elle utilisait pour faire le ménage. Elle prit une pomme dans le panier de fruits, puis sortit, et ferma derrière elle à clé. Et descendit Lemon Street à pieds, en direction de chez les Vescovi.
Elle avait été engagée par une des fille de Mrs Vescovi : Silvana. N'avait jamais vraiment su pourquoi. Ndella avait supposé qu'il s'agissait d'une sorte d'aide pour la mère. Et puis, du moment qu'elle était payée, le reste importait peu. De toute façon, il fallait bien qu'elle ait des rentrées d'argent pour pouvoir payer petit à petit l'avocat qui l'avait défendue pendant le procès pour la garde de Dustin. Elle se tapa la tête de la pomme qu'elle tenait dans sa main, tout en marchant, histoire de ne plus y penser. Beka soupira, et une fois arrivée devant chez les Vescovi, elle sortit son trousseau de clés et ouvrit. L'intérêt d'une femme de ménage, c'est qu'on a un double des gens, et qu'on peut donc nettoyer même quand ils ne sont pas là, ou qu'ils ne sont pas réveillés. De toute façon, aujourd'hui, Beka allait faire les carreaux, les vitres et la poussière. Grand ménage de printemps ? Si on voulait, sauf qu'on était en Janvier.

Passons. Elle était donc en équilibre sur une chaise pliante à nettoyer les grandes vitres du living room lorsqu'elle entendit des pas caractéristiques et qu'elle se retourna pour regarder qui ça pouvait bien être. Silvana Vescovi se tenait donc debout devant elle, en contrebas. Et Beka de saluer avec respect et une certaine révérence :

    « Bonjour Silvana, j'espère que je ne vous ai pas réveillée ? »


Soit, il était neuf heures passées, mais il était des gens dans ce quartier résidentiel qui dormaient jusqu'à midi ! Passons. Et oui, vous aurez sans doute remarqué que, contrairement à d'autres personnalités qui avaient pris l'habitude de tutoyer Silvana (tout en la respectant bien sûr), Beka la vouvoyait encore.
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Message(#) Sujet: Re: N°1992 — Cleaning house, having fun, talking and cocking the gun. Mar 26 Jan 2010 - 21:01


Les lendemains de fête, c’était toujours pénible. Votre tête tambourine comme un fou juste pour vous faire prendre conscience que vous avez encore trop abusé des bons cocktails du buffet. Vous vous sentez tellement molle que même sortir de votre lit paraissait une étape. Les réveils difficiles, Silvana connaissait cela. Elle avait beau être une fervente pratiquante de la vie nocturne, elle n’arrivait pas à s’y faire. Et tous les matins, c’était la même chose. « Plus jamais » se disait-elle, en regardant ses traits fatigués et son bâillement à sensation devant sa glace quand elle se levait. Mais Miami était pire que Rome pour tenter une cure de désintoxication de fêtes. Cela nuit d’ailleurs assez sur ses études. D’ailleurs, aujourd’hui, elle avait décidé de ne pas aller en cours. Ce n’a pas été vraiment une décision à prendre mais plutôt qui s’est vue imposer devant ses yeux, alors qu’elle se trainait hors de sa chambre d’un pas trainant, une de ses mains posées sur son front. Mon dieu, son marteau piqueur ne pouvait-il donc jamais prendre de vacances ? Elle pouvait même le lui payer, s’il souhaitait. Mais non, c’était le genre de choses qui vous ramenait vite fait à la réalité et que vous vous maudissez de vous être laissé, une nouvelle fois, charmer par vos fripouilles d’amis. Silvana n’était jamais d’une grande résistance sur ce sujet là. C’était même carrément son point sensible. Aussi, c’était pour cela qu’elle s’en fichait de rater les cours de la faculté, aujourd’hui. Si elle avait sût, elle aurait prit une année sabbatique avec un contrat prolongé de quelques décennies pour pouvoir vivre comme elle l’entendait. La jolie brune ne voit pas pourquoi elle devrait continuer à rester sur les bancs de l’école alors qu’elle pourrait devenir chargé d’évènementielle en un rien de temps. Enfin, selon elle, sa sociabilité et son bagout pouvaient très bien lui être utile sur le terrain. De toute façon, elle a toujours trouvé l’école ennuyante. Passer sa journée à emmagasiner des paroles, des notions ou encore des cours, très peu pour elle. Silvana grogna un moment dans sa barbe alors qu’elle repensait aux paroles de sa mère. « Silvana, il va peut-être falloir songer à te prendre en main. Tu dois obtenir ton diplôme final pour accéder à la vie active, tu le sais ? » Sa fille avait alors hoché docilement la tête, plutôt embêtée par cette conversation et n’ayant pas vraiment l’envie de la poursuivre plus que de raison. « Il serait donc tant que tu te comportes comme une adulte, ma fille. Et être adulte ne signifie pas aller se trémousser sur une piste de danse tous les soirs. Tu as intérêt à te mettre au travail, Silver. Sinon, je te bloque ton compte jusqu’à nouvel ordre. Est-ce bien clair ? » Oh oui que c’était très clair. Elle n’aurait jamais été plus explicite si elle n’avait pas prononcé le mot « compte » dans son discours. Malheureusement, ces jolies paroles lui revenaient sans cesse mais jamais au bon moment. Ce n’était que quand la jolie brune se réveillait qu’elle y pensait. Comme si, en plus du marteau piqueur à domicile qu’elle avait le droit, on voulait la rendre coupable de ses fautes. Alors, Silver se maudit une nouvelle fois. Elle va finir en enfer, à ce rythme-là. Mais elle n’y pouvait rien, c’était plus fort qu’elle. Elle acceptait ses fautes, et elle les assumait, mais les conséquences, c’était déjà plus dur pour elle de ne pas se laisser submerger par l’ampleur de la connerie qu’elle avait faite. Et pourtant, ce n’était pas cela qui semblait vouloir l’arrêter. Quoiqu’il en soit, Silvana se trainait jusqu’au rez-de-chaussée d’un pas trainant, le visage douloureux à chacune de ses descentes. Pour sûr, elle était prête à passer le reste de sa journée à dormir. Bâillant une nouvelle fois en s’étirant alors qu’elle arrivait à la dernière marche, l’italienne se dirigea d’abord vers le salon, où un léger bruit semblait se faire attendre. Fronçant les sourcils en premier lieu, elle ne reconnut pas la personne qui lui faisait dos et qui se tenait en équilibre sur une chaise pliante. Puis, l’intruse se retourna. « Bonjour Silvana, j'espère que je ne vous ai pas réveillée ? » La concernée pencha légèrement la tête tout en s’approchant un peu plus avant de faire un léger O avec ses lèvres, signe que ses neurones commençaient enfin à se reconnecter entre eux et qu’elle avait reconnu ce visage dans les abîmes de ce qui lui restaient de mémoire. Cependant, elle fronça de nouveau les sourcils. Ndella ne la vouvoyait pas. Enfin, normalement. Silvana avait été mise au courant des multiples personnalités de sa femme de ménage et cela ne la dérangeait nullement, bien au contraire. Elle avait eut la chance de les voir un peu toutes les ... Combien y en avaient-elles ? Six, sept... Six, si elle se rappelait bien. Et sur les six, y en avait qu’une qui était supposée la vouvoyer. L’italienne pressa son front pour tenter de remettre de l’ordre dans ses idées. Beth, Bianca, Béa...


BEKA ! s’écria-t-elle soudainement, levant le doigt, comme si elle venait faire preuve d’une grande illumination. Ce qui était le cas, il fallait bien l’avouer. Sous le regard que lui lançait la concernée, l’hôte des lieux passa sa main dans sa nuque, l'air gêné et amusé. . Je jouais aux devinettes avec mon subconscient et, euh ... De toute évidence, j’ai gagné. dit-elle, en souriant légèrement. Mais, toutes les autres me tutoient, pourquoi toi, tu déroges à la règle ? J’aime pas qu’on me vouvoie, je te l’ai déjà dit.

Silvana ne semblait pas vraiment prendre mal le fait que son employée la forçait à répéter plusieurs fois les choses. Elle ne lui en voulait pas. Après tout, à tout bien y songer, devoir partager un corps avec d’autres gens, ça doit être bien compliqué. Déjà qu’elle-même toute seule, elle avait du mal alors elle n’imagine même pas le désastre que ça serait s’il y avait six mini Silver qui se trimbalait en elle et qui s’amusait à partir et venir et repartir et revenir. Silver croisa les bras ; Ndella, Beka et les autres méritaient forcément le respect.

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