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Mavis Ridley

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Message· · Sujet: — it's an sos [etta] — it's an sos [etta] EmptySam 1 Juin - 19:12



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@Etta Moreno

Mavis avait écouté pendant plus de deux heures les récits ahurissants d'un vieil habitué du bar d'un quartier de Portland. Un énergumène répondant au doux nom de Mike, une barbe d'une semaine ou plus bien installée, la dégaine d'un vieux motard exilé mais avec un fameux accent texan, elle en était persuadée. Le type lui avait raconté ses aventures sur les routes, sa vie avec son ex femme, son fils aujourd'hui bien accommodée de sa nouvelle vie en Australie.. si bien que la brune en avait oublié sa venue première. Son rendez-vous avec un certain Jackson, rencontré au hasard du rayon épicerie. De toute beauté, avait-elle pensé en l'apercevant la première fois. Une fois la conversation bien engagée, ils avaient tous deux estimés être en droit de mieux se connaitre et s'étaient donc donnés rendez-vous ici. Mais après plus d'une demi-heure de patience, la jeune Mavis s'était résolue à quitter l'endroit bredouille, tandis que son cher interlocuteur venait à la rescousse. Malgré l'étrangeté de la situation, la brune n'avait eu d'autre choix idée que de continuer la soirée en sa compagnie. Ils étaient rares, les gens intenses comme lui, qui dépeignaient une vie avec autant d'attrait et de tripes. Une soirée on ne peut plus rehaussé par une découverte dès plus fameuse. Ravie par sa rencontre, la jeune femme avait bu quelques verres - dans la limite du raisonnable, elle conduisait - et c'est après une dernière histoire, qu'elle crut bon de s'éclipser, tout en lui précisant qu'elle souhaitait le revoir à la même place, la semaine suivante. Guillerette, elle s'extirpa du bar avec aisance. Le brouhaha intérieur contrastait avec la douceur de l'air extérieur et le silence qui y régnait offrit à Mavis un peu de répit. Après une bouffée d'air frais, elle prit la direction de sa voiture, garée dans une ruelle quelques mètre plus loin. Seul résonnait le cliquetis incessant de ses talons mais un bruit plus sourd parvint à se oreilles. Mavis n'y prit attention sur le coup mais celui-ci sembla s'intensifier à mesure que la jeune femme avançait. Fronçant les sourcils, elle pivota légèrement la tête vers l'arrière et crut y observer une ombre. Pouvait-elle être suivie ? Cette seule pensée accéléra son coeur déjà bien emballé par sa soudaine paranoia. Elle reprit donc une allure bien plus rapide et alors qu'elle souhaita faire volte face à l'individu qu'elle croyait derrière elle, Mavis rata son enjambée et se retrouva rapidement au sol. Étonnée, mais entière, elle mit plusieurs secondes à réaliser ce qui lui arrivait quand une ombre se pencha au dessus d'elle. Un homme d'une quarantaine d'année l'observait, un sourire en coin, de noir vêtu et rien dans son comportement n'insinuait qu'il voulait l'aider. Par réflexe, elle eut un mouvement de recul mais celui-ci venait déjà de lui empoigner le bras pour l’entraîner quelques allées plus loin, dans une ruelle mal éclairée. — Qu'est-ce que vous me voulez !? Ne me touchez pas ! hurla-t-elle en se débattant, alors que son agresseur finit enfin par lâcher prise. Simple réflexe pour lui, puisqu'une silhouette se dessinait de l'autre côté du trottoir, un oeil peut-être rivé sur eux. Mavis le sentit hésitant - la peur de se faire prendre la main dans le sac surement. Un brin tétanisée sur le coup, son coeur manquant de la lâcher au passage, elle ravala un temps son hésitation, puis reprit, toujours en hurlant. — Je ne suis pas seule ! Elle espérait, de tout son être, que cette personne prenne pitié de sa situation et vienne rapidement à sa rescousse, où elle ne donnerait pas cher de sa fin de soirée, ni même de sa vie.

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Message· · Sujet: Re: — it's an sos [etta] — it's an sos [etta] EmptyVen 28 Juin - 6:34

N’en déplaise au club, Etta n’avait jamais aimé répondre à une autorité quelconque. À l’époque si elle était souvent embauchée pour un sale boulot ici et là, la brune n’en faisait qu’à sa tête, avait toujours refusé de telles entraves. Choisissant, qui, émettant ses conditions, son tarif. Posant les termes du contrat sans possibilité de négocier. On avait besoin d’elle pour se salir les mains, non l’inverse. Ça, elle l’avait très vite comprit la belle, et l’a usé jusqu’à la corde, jusqu’à épuisement. Jusqu’à s’ennuyer à mourir. Et si à plus d’un égard elle ne regrettait pas cette vie, une chose lui manquait, sa liberté. Car il y avait bien une chose qu’elle exécrait plus encore que l’ennuie, l’autorité d’un homme. Il lui était si difficile de répondre à l’autorité d’un homme, de se soumettre à son bon vouloir à ses choix et décisions. Toutefois, Caïn était un homme à l’écoute et de confiance. Pas grande bavarde, n’émettant une opinion qu’avec parcimonie, le vieux motard avait tout de suite su qu’il pourrait voir en elle une alliée de confiance, qu’elle n’aurait que les intérêts du club à coeur. Mais il ne l’écoutait pas toujours, et malheur à celui qui estimait être au dessus d’elle -de quelque façon que ce soit par ailleurs. Le Davey’s aurait pu représenter un refuge, un havre de paix n’appartenant qu’à elle, mais éviter le club dans son QG relevait de l’impossible. Comme toujours lorsqu’elle sentait cette rage l’envahir, bouillonnant dans ses veines, faisant frémir la moindre parcelle de son corps, la belle devait partir. Sur son bolide, blouson en cuir sur les épaules, elle filait à tout allure. L’asphalte glissant sous ses roues ne laissant derrière elle qu’une trainée de fumée. Direction Portland, nul utilité d’aller bien loin pour s’échapper de la promiscuité d’une ville comme Windmont Bay. C’était d’ailleurs un choix étrange la connaissant. Un petit patelin où tout le monde se connaissait, des voisins presque trop enthousiastes à l’idée de vous croiser trop tôt le matin devant votre boîte aux lettres. Ces gens trop souriants, trop chaleureux, trop niais. Qu’est-ce qu’elle haïssait ces démonstrations d’affections factices et d’usages, préférant ses grognements et ses regards dédaigneux à tout sourire feint. C’était une femme de la ville, pouvant se fondre dans la masse, se faire discrète et aussi petite qu’une souris, les possibilités étaient infimes, là où elles étaient désormais ridiculement inexistantes à Windmont Bay. Mais là où elle voulait être seule, elle aimait aussi cet entourage, cette famille qui l’avait adopté quand la sienne l’avait rejeté. Elle aimait sa solitude autant que leur présence. Un paradoxe, trop attachée pour vivre sans attache, le coeur rêvant de liberté de se soustraire de ces mêmes entraves qu’elle s’était imposée. Son altercation avec Caïn le lui rappelait encore. Qu’est-ce qu’elle foutait là? Il s’agissant encore de Iyovi, encore cette gamine qui semblait obséder le vieux et son désir refouler de paternité. Elle débectait cette attitude complaisante pour la jeune femme, ce favoritisme permanent. Il avait des oeillères la concernant, et s’il répétait qu’il avait confiance en elle, en son bras droit, son obstination à faire fit de ses conseils prouvait le contraire. À bien des égards, Etta ne se sentait plus légitime à ses côtés, lui qui, au profit de cette gamine, remettait sans cesse sa parole en doute. Qu’est-ce qu’elle foutait là? Alors elle s’était barrée, rien de définitif, elle avait besoin de temps, de s’aérer un peu, d’apaiser sa colère qu’elle aurait volontiers écraser sur la gueule de Caïn, mais le respect et l’affection qu’elle ressentait pour lui l’en empêchèrent. Il lui fallait quelqu’un à cogner et ce n’était pas les pochtrons du dimanche de la ville qui feraient de bons candidats. De temps à autres Etta s’adonnait alors à des combats illégaux, avant c’était monnaie courante, deux à trois soirs par semaine. Aujourd’hui ce n’était plus qu’un hobby ponctuel. Mais elle savait toujours où aller pour s’amuser un peu.
Elle arpentait alors les rues de Portland, la nuit était tombée depuis quelques heures déjà et la belle ne semblait pas perturber par la pénombre ni les risques que cela pouvait représenter pour une femme seule. Au contraire même, Etta usait de ces petites ruelles et raccourcis qu’elle avait découvert avec le temps. C’est au détour de l’une d’elle qu’une situation, pour le moins tristement habituelle, attira son attention. Une jeune femme se débattait face à un inconnu insistant, trop insistant. Le sang de la brune ne fit qu’un tour. De ses grandes enjambées elle rejoignit les deux inconnus. « Ah te voilà ! » fit-elle en passant son bras sous celui de la jeune femme comme si elles se connaissaient depuis toujours. « Je te cherchais partout. » son regard glissa vers l’homme qui s’apprêtait à ouvrir la bouche, Etta serra son poing si fort que ses jointures en devinrent blanchâtres. Il ne vit rien de tout cela, seulement ce regard de défiance qu’elle posait sur lui. Un jeu de domination silencieux qu’Etta remporterait d’une façon ou d’une autre, elle n’avait pas le moindre doute là dessus. Puant la confiance, sans le moindre tressaillement de peur. Peut être l’avait-il jugé comme une petite idiote inconsciente, d’où son hésitation qui ne dura que quelques secondes avant qu’il ne disparaisse dans la pénombre d’une ruelle adjacente. « Viens, ils nous attendent. » relança-t-elle en entrainant, d’un pas énergique mais sans précipitation, la jeune femme vers une artère principale de la ville. Il commençait à se faire tard, mais les rues étaient encore éclairées, de nombreux établissements encore ouverts et beaucoup de personnes déambulaient paisiblement. Après s’être assurée qu’elles n’étaient pas suivie, Etta se stoppa. « Il est parti. » affirma-t-elle, tout en réalisant aux mains tremblantes de l’inconnue que cela ne suffirait pas à faire passer le choc. « Vous devriez vous assoir un instant. » suggéra-t-elle en montrant les marches d’un immeuble juste derrière elles. Sans pour autant vouloir être intrusif, la jeune femme avait l’air en état de choc et elle ne pouvait décemment pas la laisser seule dans un moment pareil.

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Message· · Sujet: Re: — it's an sos [etta] — it's an sos [etta] EmptyDim 14 Juil - 16:48

Mavis avait pour habitude de se retrouver coincée dans des situations difficiles. D'une part, elle était responsable de certaines, d'autre part, elle avait peut-être tendance à se retrouver au moment endroit au mauvais moment, comme aujourd'hui. Sa bouche toujours grande ouverte, la brune n'était néanmoins pas capable de se défendre. Un fait qui lui était devenu insupportable avec le temps. Elle ne se souvenait pas de tout, concernant son passé, mais les quelques bribes lui rappelaient une seule chose : son besoin de se protéger. Personne ne viendrait la sauver, personne ne serait toujours à ses côtés pour l'aider. Pas comme ce soir, pas comme cette femme qui avait compris son appel au secours et héla ce couple étrange. Les yeux rivés sur l'homme, qui semblait aussi déçu qu'excité de voir une deuxième proie potentielle s'approcher, Mavis ne cilla pas. Elle déglutit difficilement, l'appréhension bien présente. L'inconnue la saisit d'ailleurs par le bras, se prenant au jeu lancé par Mavis. Elle fronça d'ailleurs les sourcils en l'observant alors que la poigne entourant son bras eut pour effet de relâcher une part de tension qui résidait toujours en elle. Toujours incapable de bouger, la brune réussit néanmoins à esquisser un large sourire à son interlocutrice. — J'me suis perdue ! claironna-t-elle, toujours à l'affût du comportement de son agresseur. Elle observa longuement leur manège, sa sauveuse prenant un air de défiance, l'inconnu, qui lui souriait bêtement. Son corps refusait de réagir, son esprit était totalement embourbé devant cette situation et sa seule envie était de rentrer chez elle. Cette mésaventure avait tout ruiné, sa soirée, et ses prochains jours qui, elle le savait, seraient difficiles à endurer. La boule au ventre, Mavis sentit ses doigts se crisper sur son héroïne, tandis que son agresseur s'en allait doucement dans une ruelle. Son coeur battait la chamade et elle parvint à peine à comprendre les prochaines paroles de son interlocutrice, que déjà celle-ci l'emmena un peu plus loin. Sous le choc, elle eut un mal fou à marcher, ses jambes tremblantes ne voulant pas suivre la cadence. Arrivée sur une artère principale, elle eut pour seul réflexe d'observer les gens autour d'elle, la lumière qui émanait des lampadaires, puis son elle. Ses mains, elle aussi refusaient de lui obéir, alors que Mavis suivit sans réfléchir les instructions données. Elle s'assit sur les marches, le regard vide et joint finalement ses paumes pour tenter de se calmer. Mais déjà une larme coulait sur sa joue sans qu'elle ne puisse la stopper. — Je. Oui. Pardon. Les mots n'avaient pas de sens et elle était confuse d'avoir un tel comportement envers cette femme. Choquée, elle tentait de faire le vide dans son esprit qui ne cessait d'envisager tout un tas de possibilités. Et si elle n'était pas intervenue ? Et si elle n'était tout simplement pas venue ici ? Et si les choses avaient dégénérées ? Une ribambelle de questions qui tourmentaient désormais Mavis. — Pardon. Je veux dire, merci. réussit-elle enfin à baragouiner correctement, alors que d'un revers de la main, elle essuya ses larmes. Malgré ses yeux encore embués, elle observa la femme qui venait très certainement de la sauver d'un dessein plus sombre. Grande, brune, un air un brin rebelle, absolument magnifique et généreuse, visiblement, Mavis comprit rapidement ce qui avait poussé son agresseur à prendre la fuite. Il se dégageait d'elle un sacré caractère, le genre de femme à qui on ne cherchait pas des noises. Le genre qu'elle aurait aimé être ce soir. Alors, en plus de son remerciement verbal, elle réussit à lui esquisser un sourire, toujours aussi perdue. — Je m'appelle Mavis. ajouta-t-elle, n'ayant pas l'impression de la connaitre. — Je ne sais pas comment vous remercier, dites moi ? conclut-elle, avant de prendre une grande bouffée d'air frais, histoire de calmer ses nerfs et de permettre à ses joues de reprendre une couleur normale et non rougies par des larmes. Elle ignorait tout bonnement comment la remercier dignement, et son regard posé dans le sien parlait pour elle : elle lui était redevable.

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Message· · Sujet: Re: — it's an sos [etta] — it's an sos [etta] EmptyMer 24 Juil - 22:10

Cela ne ressemblait en rien aux plans qu’elle avait prévu pour cette soirée. Cela avait même le don de raviver des souvenirs qu’elle préférait taire et oublier. Des images qu’elle revivait un peu trop souvent en dépit des années écoulées. Toutefois, elle n’aurait jamais pu agir autrement. Pas une seconde elle ne s’était posée la question de faire demi tour, d’ignorer cette situation, les appels de cette femme, l’agressivité dans l’attitude de cet homme. Bien sur, instinctivement elle aurait préféré mettre l’inconnu à terre et le voir supplier. Mais elle ne pouvait laisser cette jeune femme seule, ni la terroriser plus qu’elle ne devait l’être. À croire que vieillir l’avait quelque peu assagit, ou l’influence bienveillante de Caïn avait agit insidieusement au fil du temps sans qu’elle ne l’ait réellement vu à l’oeuvre. « Etta. » répondit-elle, son regard résolument inquiet posé sur son interlocutrice. Ce n’était pas une tendre, pas non plus le genre de femme à vous gratter le dos amicalement pendant que vous relâchiez la pression de la journée. Ce n’était pas une femme à s’épancher sur ses sentiments et détestait qu’on lui fasse part des siens. Allergique à toute forme de sentimentalisme. Loin de se penser vulnérable de ressentir quoique ce soit, elle s’était enfermée trop longtemps sous cette apparente dureté et se sentait mal à l’aise d’abattre les quelques barrières la séparant du reste du monde. De plus c’était ce qui lui avait permis de survivre. Son psychiatre lui avait pourtant répété qu’ignorer n’était pas guérir, elle avait pourtant l’impression d’avoir avancé puisque son réflexe n’était dès lors qu’un haussement d’épaules au lieu d’un crochet du droit bien senti! La violence faisait parti d’elle comme un organe vitale dont elle ne pourrait se passer. C’était toute sa vie, l’essence même de son être tout entier. Ce qui la faisait vibrer et la rendait vivante. Loin de la violence aveugle qui l’habitait les premières années après son retour à une vie normale. Non, une violence maîtrisée, orientée vers ceux qui la méritait. Comme cet homme disparu dans une ruelle quelques mètres plus loin. Mais elle n’aurait pas pu prendre le risque de mettre en danger cette jeune femme. Mavis. Tout ce qu’elle voulait c’était la mettre en sécurité, la sortir de là. Dommage, toutefois, qu’elle n’ait pas le temps d’observer plus longuement son agresseur. Une meilleure luminosité, quelques secondes d’observations supplémentaires et Etta aurait eu assez d’éléments pour le retrouver histoire de lui faire savoir sa façon de penser. Si elle pourrait toujours essayer, elle avait assez longuement fait ce travail pour savoir qu’il lui serait quasi impossible de le retrouver basée sur cette seule « rencontre » mais que dans ce laps de temps elle croiserait suffisamment d’ordures pour pouvoir passer ses nerfs. « Je ne dirais pas non à un café. » suggéra-t-elle seulement pour faire la conversation, sans s’attendre pourtant à quoique ce soit. Elle essayait seulement de reprendre le cours normal d’une soirée lambda, tentant d’aider cette pauvre jeune femme à calmer le trublion de pensées négatives et anxiogènes l’assaillant à cet instant. Elle les connaissait, les connaissait par cœur. Avait vécu avec elles pendant plus de cinq ans. Elle savait tout d’elles, sauf peut être comment les faire disparaître définitivement. « Puis vous auriez bien besoin de boire quelque chose et de vous poser dans un endroit plus confortable. » les regards des passants pouvaient s’avérer aussi rassurants que désarmants. Rassurants puisqu’elles n’étaient plus seules, mais pesants et lourds d’interrogations que ni Mavis ni elle ne voulaient satisfaire. « Ça va un peu mieux? Vous vous sentez capable de marcher? » s’enquit-elle alors, tentant d’estimer l’état de stress de la jeune femme dont la respiration était légèrement plus apaisée sans pour autant que les tremblements agitant ses mains n’aient cessé. « Vous habitez loin d’ici? Je peux aussi attendre avec vous que quelqu’un passe vous chercher. » hors de question de laisser cette jeune femme seule désormais. Tant qu’elle ne serait pas en présence familière de quelqu’un susceptible de la rassurer, ou à l’abri chez elle, Etta ne saurait passer à autre chose et reprendre le cours normal de sa soirée. En réalité, il était assez fort probable qu’elle passerait les prochains jours à penser à la jeune Mavis. Bien qu’elle soit intervenu à temps, le choc l’accompagnerait malheureusement pendant plusieurs jours, elle en savait quelque chose.

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Message· · Sujet: Re: — it's an sos [etta] — it's an sos [etta] EmptySam 27 Juil - 13:46

Le danger était ce qui faisait vivre Mavis au quotidien. Un danger visiblement superficiel, devant la réaction qu'elle avait eu ce soir. Si la brune aimait le danger, elle le choisissait avec soins, généralement dans une aventure un brin farfelue et pas dans une ruelle sombre où sa vie avait été mise entre parenthèse. Tout ceci lui rappelait New York et les quelques semaines passées dans la rue, avec l'hypothétique idée de ne pas survivre à une nuit de plus. La vie avait été rude à cette période de sa vie et malgré le peu de temps écoulé durant cet instant, la brune avait été particulièrement marqué. Elle avait vu des horreurs, n'en avait certes subi aucune mais était passé, à plusieurs reprises, à deux doigts de la catastrophe. Mais NY restait NY et à aucun moment elle ne s'était imaginé revivre cela ici. Portland était un brin plus grand que Windmont Bay mais, étonnamment, elle s'y était toujours senti en sécurité. Un point qu'elle devait revoir, c'était évident. Sa mésaventure dans la rue datait de plusieurs années désormais, une dizaine en soit et, entre temps, Mavis avait appris à ne plus trop se méfier, estimant qu'elle s'en était sortie. Une faille dans le système qui venait de mettre à mal son esprit pour les prochaines semaines. En plus d'être secouée par cet événement qu'elle n'avait pas cru possible dans un environnement comme celui-ci, Mavis s'en voulait d'avoir été une petite jouvencelle en détresse. Avant, elle aboyait beaucoup, mordait aussi en cas de nécessité, rien à voir avec la douce gazelle qui s'était laissée extraire de là pour la version humaine de Wonderwoman, ou quelque chose dans le genre. Elle haïssait ce sentiment de vulnérabilité qui l'avait longtemps habité sans qu'elle ne puisse s'en séparer. La mort de ses parents y était pour beaucoup, tout comme le fait de ne pas avoir de famille. Mavis s'était forgée seule, dans les rues, dans un centre, avec toute la difficulté du monde et malgré ça, elle tremblait encore devant un type prêt à lui sauter dessus. Il était évident qu'elle devait, une fois encore, se reprendre en mains. Une décision qu'elle réfléchirait plus mûrement une fois son palpitant remis à un bon rythme et son esprit revenu sur terre. Car, pour l'instant, la brune était dans tous ses états et ne pouvait cesser de s'imaginer la suite des événements. Et s'il l'avait violé ? Ugh, cette seule pensée réussit à lui balancer un haut le coeur alors que la dénommée Etta était toujours à ses côtés. Mavis l'observa du coin de l'oeil : elle ne semblait ni troublée, ni inquiète de le voir revenir et une certaine force, voir une grande assurance, irradiaient d'elle. — Un café, d'accord. réussit-elle à baragouiner alors que son regard se portait déjà au loin, à la recherche d'un endroit où se poser. Ses pensées confuses ne l'aidaient à rien à réfléchir correctement et les passants non plus. Interloqués, avides d'en savoir plus, la brune n'y prêta plus attention après quelques secondes, les mains toujours posées sur ses cuisses, qu'elle frottait pour se rassurer elle-même et redescendre sur terre. Un endroit plus confortable ? Mavis hocha brièvement la tête, sans pour autant répondre à son interlocutrice. Son coeur tambourinait dans sa poitrine et elle aurait souhaité avoir le pouvoir de lui rendre sa lenteur habituel. Et pourtant.. — Non, ça va aller, je devrais pouvoir marcher. confia-t-elle finalement tout en se redressant. Oui, elle tenait debout et réussit à marcher droit, bien que ses mains soient toujours sujettes à plusieurs spasmes et qu'elle avait l’impression de se sentir défaillir. — Je vais appeler quelqu'un, ne vous inquiétez pas.. suggéra-t-elle enfin tout en dégainant son téléphone pour envoyer un sms. Message qu'elle eut un mal fou à rédiger correctement. — En attendant, on peut.. allez là-bas. Elle offrit un signe de tête vers un petit dinner dont les lumières scintillantes éclairaient toute la rue. — Café si vous voulez, moi j'ai besoin d'un petit remontant bien corsé. lança-t-elle, bien désireuse de fourrer son jolie nez dans un bon verre de whisky ou de vodka qui lui permettrait, peut-être, de calmer ses nerfs plus rapidement.

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