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 1571, Lemon Street. Le diable porte des pyjamas roses et aime les licornes. [J]

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Message(#) Sujet: 1571, Lemon Street. Le diable porte des pyjamas roses et aime les licornes. [J] Ven 22 Jan 2010 - 12:53


Chris sentit des lèvres lui baiser délicatement l'épaule. Poussant un long soupir et un grognement d'aise, le jeune homme ouvrit les yeux doucement. Une femme se trouvait juste en face de lui, ses cheveux blonds légèrement en bataille frôlaient le torse de Chris. Son rouge à lèvres d'un rouge vif brillait à la lumière de la lune, si bien qu'elle semblait n'être que des lèvres flottantes dans l'esprit du jeune homme, encore embrumé par un sommeil dont il était fraichement extirpé. Son regard s'habituant à la pénombre, il découvrit qu'il avait le droit à trois partenaires de jeu, des triplettes. Un petit sourire aux lèvres et un regard en biais trahissaient les intentions du jeune homme. Elles se déplaçaient d'une manière sensuelle, telles des panthères, des fauves qui tournaient en rond en attendant de dévorer leur proie. Oh oui, mangez moi ! Poussant des petits gémissements, l'une d'elle s'approcha. Elle posa sa main sur le cou du jeune brun, prenant le contrôle de la situation par cette étreinte ferme et décidée. Elle ouvrit la bouche et un cri, tout droit sorti des enfers, suraigu, vint frapper violemment les tympans de Chris.

Papaaaaa !

Chris se réveilla en vitesse. Avec le temps, des épisodes de frayeur au milieu de la nuit étaient devenus familiers. Bien sur, au début, le jeune homme trouvait cela normal, la petite Prunelle vivant une période vraiment difficile, elle l'exprimait, à sa façon. Et puis, le reste du temps, elle était une petite fille vraiment adorable, Chris n'avait rien à lui reprocher. Seulement, au bout d'un moment, un défaut, aussi petit soit il, qui l'empêche de finir ses nuits, pourrait sérieusement taper sur le système de l'étudiant. Mais c'était le prix à payer pour être avec Jeremiah. Il fallait l'avouer, il était séduisant, gentil, intelligent et amusant. Bref, Chris prenait encore sur lui pour ne pas s'énerver. Et puis, au milieu de la nuit, faire un scandale ne serait sans doute pas la bonne solution pour rattraper ces heures de sommeil qu'il chérissait pourtant tellement. La maison était paisible, bien sur, il pourrait se rendormir, à force de crier, la fillette finirait bien pour se lasser et tomber d'épuisement. Seulement, elle ne pouvait pas se déplacer dans le noir, terrifiée comme elle l'était. Puis puis, le jeune homme avait quand même un peu de cœur, laisser ainsi une petite en détresse, ce n'était pas toujours son genre.
Chris secoua doucement son compagnon. Tous deux commençaient à être fatigués suite à ces crises à répétition. Mais Jeremiah était plus habitué et parvenait maintenant à mettre de cotés ces cris infernaux pour rester dans le pays des rêves. Les volets étaient conçus d'une manière telle, que des stries de lumière éclairaient la pièce, permettant au jeune homme d'observer ce qu'il se passait dans la chambre. Son ami dormait paisiblement sa respiration régulière soulevant lentement sa poitrine. Légèrement tourné vers l'extérieur du lit, il semblait plongé dans un sommeil dont il avait grandement besoin. Finalement, Chris était totalement réveillé, il ne pourrait pas se rendormir. Perdre du temps à tourner dans tous les sens lui était insupportable, autant faire des choses productives dans ce cas. Et puis, lorsqu'il était mal réveillé, Jeremiah pouvait être vraiment impossible, Chris l'imaginait donc très bien utiliser tous les moyens possibles pour que son partenaire arrête de bouger et lui permette de trouver le sommeil. Bref, Chris était piégé dans cet état de zombie. Mais il ne serait pas le seul à être dans ce cas, il pouvait le garantir ! Après un bâillement à s'en décrocher la mâchoire, il se leva avec difficulté, maudissant du fond de son être le sommeil profond du beau brun qui partageait son lit. Déplaçant avec difficulté les draps qui semblaient avoir voulu le ligoter durant son sommeil, comme pour le retenir, le forcer à ignorer cette alarme vivante aux yeux bleus. Après un combat digne de figurer dans les annales, le héros s'assit sur le bord du lit, tentant de sortir du brouillard et de retrouver ses esprits.

Finalement, Prunelle avait pris la chambre la plus proche, pour des raisons de commodité évidentes. Ainsi, elle avait du dire au revoir à sa pièce au papier peint de licorne, un véritable drame. C'était le résultat d'une des crises de Chris, qui avait tout de même réclamé qu'on s'occupe un peu de lui. Faire le tour de la maison pour apaiser la blondinette, c'était au dessus de ses forces. Et puis, il n'était pas son père, tout de même ! Pourtant, le jeune homme se sentait un peu coupable pour tout cela, il faisait partie des changements qui avaient pour la bouleverser. Un père qui se met avec un homme, cela en bouleverserait plus d'un. Et puis, comme dans toute nouvelle relation, Jeremiah était très présent pour Chris, ils étaient encore dans l'excitation des débuts, celle qui laisse place ensuite aux problèmes. La fillette pouvait donc se sentir délaissée. Voulant se faire accepter, l'étudiant attendait donc que l'enfant ait tourné le dos pour mettre en avant ses revendications, tentant de rester calme, patient et aimant pour se faire accepter de la jeune fille. La fatigue aidant, il n'eut vraiment aucun remord à secouer un peu brutalement son compagnon, trouvant qu'il prenait vraiment trop de temps pour se lever. Il n'allait tout de même pas être le seul à faire des efforts. Pour le meilleur et pour le pire, comme on dit...

Allez, on se lève...


Dernière édition par Chris Griffith-Matthews le Dim 24 Jan 2010 - 18:32, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: 1571, Lemon Street. Le diable porte des pyjamas roses et aime les licornes. [J] Ven 22 Jan 2010 - 16:57

    Ce soir là, c'était complètement épuisé que je me laissais tombé entre les draps. Ma journée avait été longue et éreintante et je n'avais absolument pas eu une seconde à moi. Je sentais encore mes bras douloureux d'avoir porter la lourde caméra des heures durant, ma gorge en feu à force d'avoir crier sur l'imbécile qui me servait de stagiaire. Je ne mis donc que quelques secondes avant de sombrer dans un sommeil profond et sans rêve... du moins je l'espérais.

      - Tu ne m'oublies pas j'espère...


    La voix résonnait dans mon esprit et je me sentis froncé les yeux... Étais-je déjà entrain de dormir où étais-ce quelqu'un d'autre qui s'adressait à moi.

      - Qui est là?


    Ma voix résonna en un écho étrange alors que j'avançais à l'aveuglette dans une pièce totalement sombre, il faisait tout à coup froid... si froid...

      - Tu ne reconnais donc même plus ma voix...


    Bien sur que je l'avais reconnue, mais n'osait tout simplement pas y croire...

      - Trystan? Murmurais-je...
      - Oui c'est moi...


    C'est alors que je vis sa silhouette se dessiner devant moi, il n'avait pas changé... Le même regard fier, les mêmes cheveux bruns qui lui tombait sur les yeux.

      - Jeremiah... Est-ce que tu m'oublies?
      - Non! Jamais... Pourquoi dis-tu des choses pareilles!
      - Tu ne parles jamais de moi... à personne...
      - C'est tout simplement parce que... C'est trop dur...
      - Toi aussi tu me manques...


    Ma gorge se serra en entendant ces mots... Je revoyais comme souvent, devant mes yeux la scène de ses derniers instants... Son corps sans vie entre mes bras et moi qui luttait, qui le secouait encore et encore pour tenter en vain de le ramener à la vie. Et maintenant voilà que mon corps se secouait comme le siens, qu'était-il entrain de se passer.

      - Ne pars pas!
      - Trystan! La phrase était cette fois vraiment sortie de mes lèvres alors que j'ouvrais grand les yeux découvrant Chris entrain de me secouer. Mais qu'est-ce que tu fous!?


    Je fronçais les sourcils perturbé par ce réveil brusque et incompréhensible. Mon regard se posa alors sur le réveil matin qui affichait 2h passée.

      - Je peux savoir pourquoi tu me réveilles à... Mais je fus interrompu par une voix qui venait d'une autre chambre...
      - Papaaaaa t'es ou...
      - Ha je... d'accord... Bégayais-je désolé.


    Sans un mot je quittais le lit conjuguale Chris sur mes talons visiblement décidé à me suivre jusque dans la chambre. Tout en entrant je remarquais la veilleuse de ma fille éteinte, l'ampoule avait surement lâché cette nuit, je me tournais alors vers Chris alors que la petite se précipitait vers moi.

      - Tu veux pas aller me chercher une ampoule... s'il te plait. Je lui fis un sourire désolé tout en prenant ma fille dans bras la serrant fort contre moi. ça va, tout va bien, papa est là. T'inquiète pas Chris va aller te chercher une ampoule et tout ira bien. Il ne faut pas t'inquiéter.
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Message(#) Sujet: Re: 1571, Lemon Street. Le diable porte des pyjamas roses et aime les licornes. [J] Dim 24 Jan 2010 - 18:31


La fillette continuait désespérément de se manifesté par des cris langoureux entrecoupés de sanglots. Vous pouvez bien considérer que Chris est un monstre de ne pas avoir pitié dans cette situation, de ne pas chercher à consoler la petite à tout prix. Mais mettre vous à sa place. Il n'était pas le père de cette petite fille, et il n'y avait pas d'amalgame là dessus. Ils avaient beau vivre tous les trois ensemble, ils ne faisaient pas encore une véritable famille qui chanterait ensemble à Noël avec de grands sourires béats. Chris semblait toujours être l'intrus, celui qui s'était glissé tel un serpent vicieux dans la vie de Prunelle pour briser ses rêves. Le jeune homme était un peu paranoïaque, mais il était certain que la blondinette cherchait à lui faire payer celui et à l'éloigner de son conjoint particulièrement sexy. Après avoir du supporter quelques remarques agressive de l'ours mal léché qui qui servait de mari, Chris se décida à se lever. Il pardonnait à Jeremiah ces réveils difficiles, puisque les nuits étaient agitées. Ainsi, le jeune étudiant avait entendu à coté de lui le nom « Trystan ». Evidemment, il ne fallait pas être Einstein pour comprendre dans quelle situation Jeremiah pouvait se trouver. Chris avait connu Trystan avant de faire la connaissance de Jeremiah, et à vrai dire, il s'était bien mieux entendu avec le plus jeune des deux frères. Au mariage, il y aurait sans doute eu un toast sur la rencontre des deux mariés, et Trystan aurait été le centre de l'attention. Au fond, même s'ils tentaient de se soutenir, Chris savait bien que sa propre image était liée à celle du frère décédé à tout jamais, et que sa simple présence pouvait faire souffrir Jeremiah. Au moins, il n'y avait rien à expliquer. Dans le silence, Chris pouvait lire la douleur de son ami.

Dans cette situation difficile, Chris décida de suivre son compagnon, sans que celui ci ne lui demande quoi que ce soit. Maintenant qu'il était réveillé, le jeune homme voulait participer à la situation, montrer qu'il était là. Sans doute une étape pour conquérir la fillette qui avait beaucoup d'influence sur le jeune père, et la rallier à sa cause : vivre une belle vie avec Jeremiah. En un instant, il effaça toute la colère qui pouvait marquer ses traits pour se diriger vers la fillette. Il ne voulait pas qu'elle le voit avec des sentiments négatifs. Cela tombait bien, le jeune homme arrivait très bien à afficher des sourires de circonstance. Lorsqu'ils entrèrent la chambre était encore dans la pénombre. Seules les étoiles phosphorescentes étincelaient sur le plafond. Prunelle vint immédiatement se blottir contre son père, visiblement soulagée de ne plus être seule, alors que celui ci se tournait vers Chris.


Tu veux pas aller me chercher une ampoule... s'il te plait. Il lui fit un sourire désolé tout en prenant sa fille dans ses bras. ça va, tout va bien, papa est là. T'inquiète pas Chris va aller te chercher une ampoule et tout ira bien. Il ne faut pas t'inquiéter.

Habituellement, Chris aurait envoyé la personne qui lui faisait ce genre de demande sur les roses. Mais Jeremiah faisait des efforts pour être un bon père, et le jeune homme voulait l'encourager en ce sens. D'ailleurs, l'étudiant se trouvait impressionné par les progrès accomplis par son homme. A vrai dire, les efforts de Chris se faisaient également dans l'éventualité de faire partie d'une telle famille, de participer à une aventure si épanouissante à trois, ils vivraient ensemble en harmonie, formant une véritable petite famille. Les choses ne seraient pas simples au début, mais commencer par chercher l'ampoule, c'était sa manière de montrer sa bonne volonté. Ainsi, le jeune homme se retint de décocher un regard assassin à son concubin, et se dirigea lentement dans la cuisine, poussant un profond soupir une fois qu'il s'était un peu éloigné. Ils avaient sans doute besoin d'intimité, pour se faire des étreintes ou se parler, c'est pourquoi Chris ne se pressa pas pour remplir sa mission. Il leur fallait un espace de liberté, cette notion était assez difficile à gérer pour le jeune étudiant, mais semblait en progrès. Après avoir vaguement cherché l'objet sacré dans le placard sous l'évier, il repartit en direction de l'antre du diable. Il ne savait pas si ses deux colocataires étaient en train de se câliner, dans un moments où les émotions étaient intenses, et venir tout briser. Bref, ce n'est pas sans une certaine appréhension que Chris ouvrit la porte de la chambre qui était déjà entrebâillée. Mieux valait entrer rapidement, comme lorsqu'on enlève un pansement, une douleur rapide. C'est ainsi qu'il procéda, ajoutant à sa démarche.

Et voilà ! Il faudra en racheter demain. Je crois que c'est le bon type d'ampoule. Il ajouta, en haussant les épaules. De toute façon, on n'en a pas d'autres.
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Message(#) Sujet: Re: 1571, Lemon Street. Le diable porte des pyjamas roses et aime les licornes. [J] Mer 27 Jan 2010 - 12:21

    Je fis un dernier sourire de remerciement à Chris avant qu'il ne quitte la pièce. Je me doutais que pour lui la situation actuelle n'était pas des plus faciles, il devait s'intégrer au sein d'une famille que la vie avait brisé et ce n'était pas facile tout les jours pour lui. Je l'appréciais énormément et espérait vraiment que les choses se simplifieraient rapidement au sein de ma nouvelle petit famille. Petit à petit, je sentis l'étreinte de Prunelle se faire moins forte alors qu'elle commençait à se rassurer. Je me dirigeais à l'aveuglette vers son lit ou je m'assis la positionnant sur mes genoux tout en la berçant doucement.

      - Ca va aller... murmurais-je à son oreille. Tout ira bien.


    Alors que je passais ma main dans ses cheveux couleurs blé, je fis ses deux yeux se tourner vers moi grand ouvert.

      -Elle... Elle est où maman...


    Je ne pus réprimer mon soupire, ce n'était pas la première et surement pas la dernière fois qu'elle me posait la question, j'essayais tant bien que mal de lui expliquer la situation comme à une adulte mais elle semblait s'obstiner...

      -Maman est partie... Elle n'était plus amoureuse de papa alors elle est partie.


    C'était bien sur la version simplifiée mais l'étrange réalité... Depuis mon installation à Océan Groove je n'avais quasiment plus eu aucune nouvelle de Cassie, elle avait finit ses études, son diplôme à la main la vie s'offrait à elle et elle allait en profiter j'en étais sur... Ce n'était pas de même pour ses parents... Mon ex-belle famille semblait s'acharner à vouloir récupérer tant bien que mal la garde de leur petite-fille me jugeant incapable de subvenir à ses besoins.

      -Puis tu sais demain on est mercredi, ça veut dire que Grand-père et Grand-mère vont te téléphoner et ils te donneront des nouvelles de Maman.
      -Est-ce que tu es amoureux Chris?


    La question de ma petite tête blonde me surpris, celle là c'était la première fois que je l'entendais. Je déposais alors un doux baiser sur son front.

      - Oui. Papa aime beaucoup Chris. Tu sais lui aussi il t'aime beaucoup, tu devrais essayer de faire un effort pour être gentil avec lui. Je sais qu'il ne remplacera jamais Maman dans ton cœurmais il pourrait aussi être ton ami.


    Elle me fixa longuement comme si elle tentait de lire en moi ce qui était assez étrange puis finalement elle me lança un simple « D'accord » comme les enfants peuvent le dire.

      - Merci mon cœur, tu sais que je t'aime fort moi? Tout en lui souriant je mis à doucement la chatouiller pour lui changer les idées, elle se mit à rire tout en gazouillant un oui retentissant


    C'est à ce moment là que Chris revint avec l'ampoule en main.

      -Et voilà ! Il faudra en racheter demain. Je crois que c'est le bon type d'ampoule. De toute façon, on n'en a pas d'autres.
      - Merci c'est parfait.


    Un large sourire s'étirait sur mon visage alors que je me levais déposant prunelle sur son lit, m'accroupissant au niveau de la veilleuse je la débranchais et changeait l'ampoule puis remplaçait l'appareil en place qui s'alluma aussitôt répandant une lumière douce et diffuse dans toute la pièce.

      - Parfait! Réitéraisje. Et maintenant dodo! Ajoutais-je à l'adresse de la petite blonde qui se glissait sous ses draps.
      - Une histoire d'abord! S'iiil teeee plaiiit.


    Je pouffais avant de soupirer, j'étais exténué mais je savais très bien qu'elle ne parviendrait pas à se rendormir sans... Une idée me traversant l'esprit je me tournais vers Chris puis la petite.

      - Et si c'était Chris qui te racontait une histoire hein? Papa reste dans la pièce aussi t'inquiète pas.


    Je tournais alors mon regard interrogateur vers le brun c'était un moyen comme un autre d'essayer de les rapprocher.
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Message(#) Sujet: Re: 1571, Lemon Street. Le diable porte des pyjamas roses et aime les licornes. [J] Sam 6 Fév 2010 - 19:41


- Merci c'est parfait.

Puis, se dirigeant vers la prise providentielle, il se pencha pour vérifier si le modèle était le bon. A ce moment, Chris savait qu'il devait faire des efforts pour rester avec Jeremiah, que cela valait le coup. Non, ce n'était pas parce qu'il était un père aimant, ou quelqu'un d'une gentillesse extrême. Ni parce qu'il travaillait comme un fou pour subvenir à leurs besoins. Non, dans cette situation, Jeremiah avait démontré des atouts non négligeables. En effet, en se baissant, Chris étant juste derrière, il eut une vue parfaite sur ses vêtements de nuit, tendus sur son postérieur par la position inconfortable. Oui, Chris était comme tout homme, il savait remarquer ce genre de détail et l'apprécier à sa juste valeur. Même dans la pénombre, le caméraman était un homme des plus séduisant, et beaucoup de femmes accepteraient de faire quelques concessions envers le diable blond pour être récompensées en nature. Oubliant qu'ils n'étaient pas seuls, Chris se plongea dans ses pensées, imaginant ce qu'il pourrait bien lui préparer pour le mettre en appétit la nuit suivante. Jeremiah revenait toujours très fatigué du travail si bien que l'étudiant était près à être très imaginatif pour lui redonner l'inspiration. Chris sortit néanmoins de sa rêverie lorsque le jeune père ajouta.

- Parfait! Et maintenant dodo! Ajouta-il à l'adresse de la petite blonde qui se glissait sous ses draps.

Chris n'osait pas imaginer quelle aurait été la situation si l'ampoule n'avait pas été la bonne. Peut être aurait elle été autorisée à dormir avec eux, qui sait ? Décidément, la fibre paternelle du jeune homme s'amoindrissait de jour en jour. Voyant enfin le cauchemar se terminer pour ce soir, Chris poussa un soupir de soulagement. Ils allaient enfin pouvoir être tranquille, et les choses s'étaient suffisamment bien passées ce soir pour que les deux amants ne se disputent pas à propos de toute cette situation. Le jeune étudiant avait gardé son calme, cela semblait être le principal. Alors qu'il commençait à tourner les talents, la voix perçante de la fillette se fit entendre.

- Une histoire d'abord! S'iiil teeee plaiiit.

Et voilà, c'était reparti. Chris continuait à avancer lentement et discrètement pour que le reste de la famille ne voit pas son exaspération extrême. Mais il se stoppa immédiatement lorsqu'il entendit la proposition tout à fait non conventionnelle de son conjoint.

- Et si c'était Chris qui te racontait une histoire hein? Papa reste dans la pièce aussi t'inquiète pas.

La nuque de Chris se raidit, et, se tournant vers la fillette, il la regarda dans les yeux. Elle avait un petit sourire en coin, visiblement satisfaite de son coup. Garder Chris éveillé encore un peu plus longtemps, lui faire faire des efforts, et ce, sans qu'il puisse protester, voilà qui semblait particulièrement jubilatoire. Ce genre de situation était récurrent maintenant, et Chris se souvenait très bien du moment où cela avait commencé.


      ► Novembre 2010. 15h30. Miami, USA.

      Chris et Prunelle étaient tous les deux à table. Le jeune homme avait fait son apparition dans la famille depuis assez peu de temps, et Jeremiah avait sans doute trouvé judicieux de les laisser un peu en tete à tête, pour qu'ils fassent connaissance et créent des liens. Dans un premier temps, Chris avait vu cela comme une très bonne idée, et cette situation partait d'une bonne intention. Après avoir fait quelques jeux, la fillette avait convaincu l'étudiant en droit de faire des lasagnes au lieu de lui préparer les légumes que son père avait prévu. Elle savait être convaincante, la gamine ! Ils discutaient tranquillement, lorsque la blondinette vint briser les quelques secondes de silence qui venaient de s'écouler.

      - Dis Chris... tu repars quand chez toi ?

      Le jeune homme fut particulièrement étonné par cette question. Il savait que Jeremiah avait tenté de lui expliquer la situation, mais la nouveauté et la douleur liée au départ de la mère de la famille faisait que le sujet revenait inévitablement. Voulant se montrer doux et compréhensif, Chris reprit vite ses esprits pour lui expliquer, sur un ton calme :

      - Et bien, je compte rester, tu sais, je m'installe ici. On va bien s'amuser, tu verras.

      - Je sais que tu ne veux pas que ma maman revienne. Mais ici, c'est chez moi. Alors je vais te faire partir, parce que tu n'as pas le droit de prendre sa place.


      C'est depuis ce jour que les relations ont été particulièrement tendues entre les deux proches de Jeremiah. Tous les deux se battant pour une place dans son cœur, et dans cette famille, la fillette lui en avait déjà fait voir de toutes les couleurs. Mais Chris n'était pas du genre à se laisser faire, et allait riposter, tôt ou tard. Même contre une fille, pas de quartier, à la guerre comme à la guerre.




► Janvier 2011. 23H35. Lemon Street, Miami, USA.


La veilleuse ne suffisait pas à reellement éclairer la pièce, si bien qu'ils ne pouvaient voir que de manière partielle les gens qui les entouraient. Mais Chris et Prunelle étaient très conscients du nouvel épisode de la guerre froide qui était en train de se dérouler sous leurs yeux, un passage décisif. Avec un grand sourire innocent, Prunelle attendait pour exécuter sa sentence, tel un bourreau sanguinaire attendant la brebis apeurée. Le jeune homme déglutit difficilement et s'approcha d'un pas lent pour s'asseoir sur le bord du lit, prenant le moins fébrilement possible le livre que son homme lui tendait. Il pouvait le faire. Courage.

- Allons y...
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Message(#) Sujet: Re: 1571, Lemon Street. Le diable porte des pyjamas roses et aime les licornes. [J] Jeu 11 Fév 2010 - 10:31

    HJ; désolé c'est court >_<
    Mon regard voyageait de Prunelle à Chris. J'avais tellement envie d'apporter une union à cette famille que j'étais prêt à tout pour y parvenir. Chris et Prunelle se ressemblaient beaucoup plus qu'il n'y paraissait. Souvent j'avais presque l'impression d'avoir deux enfants à la maison, tout d'abord à cause de ce côté un peu « gamin » que mon mari possédait mais qui était tout de même assez attendrissant, et puis ils étaient tout deux assez capricieux et demandaient beaucoup de temps et d'attention mais je m'en complaisait facilement, mon affection pour les deux surpassant souvent l'exaspération que je pouvais ressentir.

    Je souris à Chris qui finalement se dirigeait vers le lit de la petite et je décidais de lui laissé ma place à mes côtés. Je sentis la main de Prunelle se serrer à la mienne et je lui lançais le sourire le plus réconfortant possible afin qu'elle me lâche. Je lui déposais ensuite un baiser sur le haut de son front avant de m'installer dans un rocking-chair chair un peu plus loin dans la pièce. Une fois dedans je me mit à instinctivement me balancer alors que Chris débutait son histoire.

    Ma vie, ici à Ocean Groove, n'avait plus rien de chaotique, je m'y sentais même particulièrement bien. Tout semblait plus facile ici, rien avoir avec ma vie à New York lorsque j'étais adolescent où mes vacances de folies à Miami... J'aimais la routine qui s'était petit à petit installé dans ma vie me laissant le temps de respirer. Mais le problème quand tout va bien dans notre vie c'est que l'on se remet à pensé à tout ce qui n'allait pas bien avant et depuis que je m'étais installé dans la maison de mon cousin Dallas, il m'arrivait de plus en plus souvent à pensé à mon défunt frère Trystan.

    Où serait-il aujourd'hui? Que ferait-il? Pourquoi n'avais-je rien vu et pourquoi ne l'avais-je pas tout simplement sauvé. Tout ça était en grosse partie de ma faute et il n'était pas rare que je me sente complètement ronger par ma culpabilité... J'étais plus impliqué dans sa mort que personne ne pouvait en douter et chaque fois que j'y repensais je sentais cette boule énorme se former au creux de mon estomac. « Trystan pardonne moi » aurais-je voulu pouvoir lui dire une dernière fois avant que ses yeux ne se ferment à jamais...

    Alors que je me balançait doucement, bercé par la voix de Chris qui continuait de conter une histoire à Prunelle je sentais mes paupières se faire de plus en plus lourdes. J'étais éreinté et m'éveiller au milieu de la nuit n'était pas ce qui était le mieux pour m'aider à rester éveillé le lendemain. Une longue journée m'attendait au studio, des heures à porter des kilos de matériel cinématographique... Je soupirais doucement alors que je cessais inconsciemment de lutter contre le sommeil et me laissait emporter par les bras de Morphée.
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Message(#) Sujet: Re: 1571, Lemon Street. Le diable porte des pyjamas roses et aime les licornes. [J] Dim 14 Fév 2010 - 16:14


Chris appréhendait particulièrement ce genre de situation. N'ayant jamais eu l'occasion de s'engager réellement dans de telles relations, jamais il se s'était investi de cette manière. Aujourd'hui, il avait l'occasion de former une vraie famille, comme celle des gens qui lui faisaient la morale habituellement, sous couvert d'avoir mieux réussit leur vie. Oui, il avait l'occasion d'arriver au stade où l'on a réussi notre vie, où l'on est quelqu'un de respectable. Bien sur, Jeremiah avait déjà connu ça, et puis, à première vue, il imposait déjà le respect. C'était d'ailleurs peut être cela qui avait fait craquer Chris dans un premier temps. La perspective de pouvoir apprendre de quelqu'un qui lui voudrait du bien, qui le ferait évoluer de son stade de gamin où il restait encore bloqué. Évidemment, le jeune homme savait bien qu'il pouvait être une charge pour son mari, n'étant pas tout à fait autonome, ni vraiment mature. Les évènements s'étaient enchainés à une vitesse folle, Chris prenait un peu de temps pour s'y faire, tandis que Jeremiah avait pris les choses en main d'une manière remarquable. Pourtant, l'étudiant savait que ses efforts paieraient un jour, et qu'il arriverait à rendre la pareille à son homme, comme il le méritait.

Dans le voir venir, un de ces moments où il devait assurer était arrivé. L'air particulièrement éreinté, Jeremiah s'était dirigé vers la chaise à bascule, avec la ferme intention de se reposer. Il laissait ainsi seuls Prunelle et Chris. Prenant une grande respiration, le jeune homme débuta donc son histoire, tandis que la fillette s'installa confortablement dans ses draps moelleux, attendant patiemment de trouver le sommeil, bercée par la voix grave et posée de l'étudiant.

(…)

L'histoire choisie lui semblait particulièrement longue. Les mots s'enchainaient à une vitesse infernale tandis que le jeune homme sentait ses paupières se fermer à chaque seconde. Jeremiah était maintenant endormi depuis un bon moment, et la blondinette semblait avoir fermé les yeux, s'étant enfin apaisée pour laisser un peu tranquilles les deux amants. Peu désireux de connaître la fin de l'histoire, Chris fit une pause et commença à refermer délicatement le livre, pour ne réveiller personne. La pièce était baignée dans une atmosphère de paix totale, reposante, d'un silence qui résonnait sans fin, après la cacophonie de la journée. Néanmoins, Chris sursauta lorsqu'il entendit une voix perturber cette harmonie. « Continue ». La fillette s'était manifestée de sa petite voix autoritaire, l'étudiant n'avait pas le choix. Il se souvenait comme si c'était hier de la première fois où il avait osé remettre en question l'autorité du petit tyran.

    ► Décembre 2010. 15h30. Lemon Street, Miami, USA.

    Chris se méfiait de Prunelle depuis déjà quelques semaines. Il savait bien que la fillette allait mettre son plan à exécution d'un moment à l'autre, et voulait la court circuiter, l'attaque lui semblant être la meilleure des défenses. Le moment était venu de voir qui était le chef. Jeremiah avait demandé à Chris de faire en sorte que la petite diablesse vienne à table, même si elle jouait bien tranquillement. Elle devait se plier aux horaires des adultes, ainsi allait la vie. Prenant une profonde respiration, il s'approcha donc d'elle, non sans une certaine appréhension, c'était le moment le vérité.

    - Prunelle, il faut aller manger.

    - Non, je n'ai pas fini de jouer. Reviens quand j'aurais fini.


    Réaction plutôt prévisible, elle n'obéissait jamais, avoir ce qu'il voulait si facilement aurait été trop beau pour être vrai.

    - Je ne te demande pas, je te dis de venir, alors tu viens. Répondit Chris d'un ton un peu plus autoritaire, espérant la surprendre et qu'elle réponde positivement aux ordres, enfin.

    - Si tu ne me laisses pas jouer, je crie !

    - Essaie donc, pour voir.

    - Papppppppaaaaa !


    Chris était totalement paniqué par cette situation, sachant très pouvait être très convaincante et retourner la situation à son avantage en un clin d'œil. Il se précipita donc vers elle, lui faisait signe d'un capitulation, pour ne pas changer. Un jour, l'étudiant se promit de la maitriser, et depuis ce moment, il essayait de mettre au point une stratégie pour la contrôler et retrouver la paix dans son foyer.




► Janvier 2011. 00h14. Lemon Street, Miami, USA.

Le jeune homme jeta un regard suppliant vers son conjoint, toujours assoupit. A ce moment, il eut peut être quelques envies de meurtre, le mettre dans une telle situation pour ensuite partir sans superviser la situation, il lui ferait payer cela, un moment ou un autre. Après un bref soupir, l'étudiant désespéré se décida enfin à continuer son histoire, sans broncher, en espérant pouvoir se coucher au plus vite et oublier le plus rapidement possible cette nuit qui lui semblait affreuse et interminable. Une fois terminé, il poussa un nouveau soupir et referma le livre. Seulement, il n'était pas au bout de ses peines, puisqu'en déposant délicatement le bouquin sur la table, la blondinette se releva brusquement. Comment voulait elle avoir encore la force de faire la guerre à cette heure. Elle annonça, d'une voix ferme, qui résonnait dans la pièce.

- Tu t'es trompé, ce n'est pas la vraie fin de l'histoire. Je veux la vraie ! Tu ne dois pas me mentir !


Dernière édition par Chris Griffith-Matthews le Lun 22 Mar 2010 - 21:48, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: 1571, Lemon Street. Le diable porte des pyjamas roses et aime les licornes. [J] Dim 14 Mar 2010 - 22:13

    Mes jambes continuant inconsciemment à reproduire le léger mouvement de bascule presque maternelle, je m'enfonçais de plus en plus dans les abysses d'un sommeil qui se voulait profond. Ronger par les longues heures de travail que j'accumulais afin de pouvoir subvenir aux besoins de ma famille, je revenais souvent errinté et repartait le lendemain matin toujours aussi fatigué. Les week-ends étaient une réelle bénédiction mais bien trop court semblaient disparaître à peine débutés. J'avais besoin de vacances, de me détendre, mon organisme ne cessaient de me le signaler par divers appels au secours mais je n'avais tout simplement pas le droit de céder.

    La voix de Chris me parvenait à certains moments par brides légères, je ne parvenais pas à saisir le sens des mots qui s'échappaient des ses lèvres mais ceux-ci contribuait à mon apaisement générale.

    Telle une toile impressionniste, devant mes yeux clos se dessinaient l'image d'une scène qui m'étaient étrangement familière. Je reconnus alors une nouvelle voix, plus douce et plus mélodieuse que celle qui venait à moi quelques secondes plus tôt. On pouvait sentir l'amour émané de chacun des mots prononcés sur un ton qui se voulait doux et rassurant. Petit à petit apparurent les traits de celle qui étonnait l'histoire, je reconnus presque aussitôt le visage de ma mère... De longues boucles blondes encadraient son visage avant de tomber en cascade jusque dans le bas de son dos, ses prunelles d'un bleu de glace étaient rivés sur un immense ouvrage à la couverture très colorés. En même temps qu'elle parcourait l'ouvrage des yeux, un faible sourire grandissait sur ses lèvres. Confortablement assise dans un immense rocking chair en bois massive, elle était encadrée par deux immenses lits d'où émergeaient deux petites blondes.

    Je ne mis qu'une fraction pour me reconnaitre, où plutôt nous reconnaitre, mon frère et moi il y de ça de nombreuses années. Nous devions avoir entre 5 et 7 ans, tout deux les yeux rivés vers notre mère qui continuait à nous conter l'histoire enfantine. À la seule lueur d'une lampe de chevets, nous nous laissions bercés par le flot harmonieux de mots. Alors que moi aussi je me surprenais à me laisser une nouvelle fois envoûté je sentis alors le regard de l'un de deux garçonnet droit vers moi. Ses deux petites iris bleutées me fixait intensément , moi qui me croyait invisible dans cette réminiscence fut surpris en flagrant délit. Je reconnus aussitôt Trystan en la personne de l'enfant, cette manière si caractéristique qu'il avait de fixer les gens était reconnaissable entre milles, du moins pour moi...

      - Tout est de ta faute... Me lança l'enfant d'une voix qui se voulait ferme et vindicative. Tout est arrivé par ta faute et tu le sais, plus rien ne serait plus jamais comme avant...


    Je me reculais sous les reproches de mon frère jumeau mais me surpris à être captivé par son regard accusateur.

      - Alors tu n'as rien à dire pour ta défense ? Hein! Jeremiah?! Tu as perdu ta langue?


    Il s'était à présent relevé de sa position couché et je vis les regards des autres personnes se tourner vers moi... Les battements de mon cœur s'accélérèrent... Le petit Trystan se dirigeait à présent vers moi.

      -Tu ne dois pas me mentir !


    Je sursautais dans mon demi-sommeil, la voix de mon frère n'était plus la sienne mais celle que je pourrais reconnaître entre des milliers, celle de ma fille prunelle. Presque instantanément le décor qui était apparut quelques instants plus tôt s'évapora alors que j'ouvrais les yeux. Mon cœur tambourinait toujours dans ma poitrine. Petit à petit je me réhabituait à la lueur dans la chambre et plongeait mon regard ma montre et découvrait l'heure avancé de la nuit. Je portais enfin mon attention vers Chris et Prunelle. Le jeune homme me jetait un regard presque implorant alors que Prunelle quant à elle ne semblait pas très satisfaite... Baillant assez bruyamment je m'extirpais enfin de ma chaise à bascule et me dirigeait vers les deux amours de ma vie.

      - Prunelle maintenant ça suffit. Tu n'es plus un bébé, Chris t'as lu une histoire c'est vraiment gentil de sa part, maintenant Dodo! Demain tu as école!


    Mon ton se voulait ferme sans paraître mauvais, je savais que la petite pouvait se trouver capricieuse de temps à autre et je tentais de lutter contre ce trait de caractère en faisant presque d'autorité. Je déposais un baiser sur son front et lui murmurait.

      - Bonne nuit mon ange.


    Me levant , j'entrenais Chris à ma suite e saisissant sa main. Une fois dans la chambre à coucher je me laissais tomber comme une masse sur lit conjugual avant de soupirer bruyamment.

      - Merci. Fis-je à l'adresse du brun qui était toujours debout.
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Message(#) Sujet: Re: 1571, Lemon Street. Le diable porte des pyjamas roses et aime les licornes. [J] Sam 3 Avr 2010 - 17:20


    - Tu t'es trompé, ce n'est pas la vraie fin de l'histoire. Je veux la vraie ! Tu ne dois pas me mentir !


Chris sentit son visage se crisper lorsque la petite fille poussa ce cri. Décidément, les choses ne semblaient pas prêtes à s'arranger. La blondinette avait tourné la tête vers son père, tout comme Chris. Il devait faire l'arbitre, comme il le faisait toujours. Comment se faire respecter d'un enfant lorsqu'on ne pouvait pas avoir d'autorité sur lui ? Là était la grande problématique de la vie de Chris en ce moment. Jeremiah semblait doucement émerger de son sommeil. Au fond de lui, l'étudiant se sentait coupable de ressentir ce sentiment, mais il se sentait soulagé de voir son mari qui calmerait peut être la situation, même s'il avait réellement besoin de sommeil en ce moment. Un silence se fit sentir dans la pièce, la tension était palpable, malgré l'heure avancée. L'adulte de la famille s'étira lentement, comme pour soulager ses membres endoloris par un travail pénible et fatiguant. Il avait l'air particulièrement éreinté, mais se dirigea tout de même vers sa fille. A vrai dire, Chris ne savait pas vraiment comment les choses allaient se passer à ce moment. En effet, en général, son mari soutenait souvent sa propre fille, il tentait de dédramatiser une situation que le jeune homme considérait comme critique. Les caprices et les ordres donnés par la fillette étaient particulièrement pénibles, et Jeremiah semblait ne pas s'en rendre compte et toujours la voir comme sa petite princesse. Ce fut donc non sans une certaine appréhension que Chris écouta ce que son partenaire avait à dire.

    - Prunelle maintenant ça suffit. Tu n'es plus un bébé, Chris t'as lu une histoire c'est vraiment gentil de sa part, maintenant Dodo! Demain tu as école!


Chris se retint de sourire. Il était vraiment soulagé que, pour une fois, Jeremiah soit de son coté. Une danse de la victoire aurait été de rigueur, si cela n'avait pas été mal venu de narguer la fillette. Les choses semblaient s'apaiser et la tension retombait lentement. Après une petite moue boudeuse et taquine, la blondinette accepta enfin de dormir et laisser les deux amants batifoler en paix. Les choses se terminaient bien, et Chris voulait que cela reste ainsi. Il évita donc soigneusement qui croiser le regard de Prunelle, histoire de ne pas raviver les disputes et finalement relancer toute cette mécanique infernale. Après quelques protestations, elle accepta enfin de se glisser dans ses draps, et Chris se dépêcha de se lever, histoire de donner une dynamique qui fuirait cette chambre infernale qu'il souhaitait quitter au plus vite.

    - Bonne nuit mon ange.


A ce moment, Chris était déjà arrivé près de la porte. Jeremiah était un père, un vrai. Il offrait une formidable éducation à sa famille, et ça, le jeune homme ne pouvait pas le lui reprocher. Lorsqu'il sentit son compagnon lui saisir la main, l'étudiant ne put réprimer un frisson. Même s'il était tard, Chris semblait particulièrement réconforté par le fait d'avoir enfin un soutien dans la famille. Tous les deux étaient fatigués, c'est pourquoi Chris tentait de ne pas faire de réflexion quant à l'épisode qui venait d'avoir lieu. Jeremiah faisait des efforts, et semblait comprendre son partenaire de mieux en mieux. Ils entrèrent dans la chambre, et Chris prit soin de refermer la porte fermement, comme si Prunelle pouvait débarquer si celle ci était mal enclenchée. A ce moment, aux yeux du jeune étudiant, un verrou n'aurait pas été de trop. Lorsqu'il se retourna, son mari était déjà allongé sur le lit tout en le regardant.

    - Merci.

Oui, effectivement, il avait de quoi le remercier. Jamais Chris n'aurait supporté ce genre de choses pour qui que ce soit auparavant. D'un naturel assez égocentrique, l'étudiant faisait de sérieux efforts pour que la situation s'améliore. Néanmoins, il était toujours turlupiné par ce sujet qu'il voulait mettre sur le tapi, il voulait être rassuré et tenter à nouveau, comme il avait de toute façon l'habitude de le faire, de régler les contradictions qui sévissaient dans le foyer des Callaghan.

    - Chéri, tu sais, ça ne pourra pas toujours continuer comme ça. Je ne suis pas son frère ou son pote, elle n'a pas à me parler comme ça. Même si c'est ta fille.

Affirma le jeune homme d'une traite, pour ne pas être interrompu, et d'une voix ferme, pour être véritablement pris au sérieux. A ses yeux, une conversation immédiate à ce sujet était indispensable.
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Message(#) Sujet: Re: 1571, Lemon Street. Le diable porte des pyjamas roses et aime les licornes. [J]

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