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Xavi Moroe

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Message· · Sujet: if i want it, it's already mine [billie] if i want it, it's already mine [billie] EmptySam 8 Juin - 20:41



and if i lick it, it's mine too.
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@Billie Fairchild

Coincé. Il était véritablement coincé à Windmont Bay. Cette bourgade désuète ne le comblait pas, l'ennuie profond le guettait et le Xavi était à deux doigts de plier bagages. Un ressentiment qui venait à lui tous les jours, vite rattrapé par la raison de sa venue : sa fille. Alors, levant les yeux au ciel une dernière fois, l'héritier scandaleux se résignait à prendre sur lui. Dieu ce qu'il détestait cette vie à la campagne, cette vie pseudo rangée qui le forçait à trouver des alternatives. Et, une certaine Billie, en était une. Elle était charmante, avec un fessier parfait, une poitrine à se damner et une envie de passer deux ou trois soirées attachés en sa compagnie... Mais ce n'était pas pour son physique avantageux que Xavi la guettait. Il y avait bien plus en elle qu'une simple poupée avec qui s'amuser, quand sa propre histoire avait plus d'attrait que tout le reste. Avant d'être un connard de première, le brun était un businessman qui gravitait dans des mondes différents. Si son principal atout était d'être le pdg d'une grande entreprise, il excellait dans bien d'autres secteurs. Le cinéma en faisait parti et il n'avait jamais hésité à investir dans un projet qu'il estimait prometteur. C'est là, que la jolie Billie entrait en scène. Son passé trouble et son histoire plus qu'intéressante, avaient su titiller l'intérêt du jeune homme. A tel point que l'idée tournait à l'obsession. Mais Moroe n'était pas habitué à ce qu'on lui refuse quoi que ce soit, lui qui achetait tout avec une facilité si déconcertante. Depuis sa plus tendre enfance, le brun était pourri gâté, réclamant à tout va et obtenant tout aussi rapidement malgré la désapprobation de sa mère. Une éducation dès plus particulière qui avait fait de lui un homme capricieux à souhait. Le non, donc, n'était pas intégré dans son vocabulaire de base, encore plus lorsqu'il estimait être dans son bon droit - ce qui, au final, était toujours le cas. Soldées par des échecs, ses entrevues avec Billie n'avaient rien données, ce qui le laissait de marbre depuis plusieurs jours déjà. Son esprit embué avait donc fomenté un plan et un type embauché à la va vite avait su lui dire, ce jour là, que la blondinette se trouvait occupé à faire ses emplettes. Il n'en avait pas fallu plus au jeune homme pour débarquer dans une petite supérette au volant d'une voiture hors de prix, prétextant à son majordome qu'il manquait cruellement de picole et qu'il se la chercherait lui même pour aujourd'hui. Alfred, bien qu'employé par l'héritier, avait beaucoup de poids. Un simple regard, un avis tranché, et Xavi doutait, la culpabilité en plus. Aussi entreprit-il de ne rien lui préciser concernant ses agissements, évitant ainsi les reproches du vieux monsieur. Il divaguait désormais dans les allées sous le regard interrogé de certains clients – soit parce que son attitude était étrange, soit parce qu'il reconnaissait le phénomène. Mais l'héritier n'y prêta aucune attention et continua sa petite mascarade jusqu'à arriver sur la silhouette tant voulue. Un large sourire s'invita au creux de ses lèvres alors que Xavi chaparda au passage un panier oublié, laissant ainsi croire que cette rencontre était plus que fortuite. Il stoppa son pas auprès de la blonde et lorgna, en même temps qu'elle, dans le rayon. « Tiens, Wilehlmina. » s'enquit-il, de sa voix suave et charmante – ce qui ne présageait, en général, rien de bon. Par habitude, il la reluqua un instant en se penchant en arrière, puis prit soin de reprendre intérêt de son minois. « Tu m'as manqué ces derniers temps, je n'ai eu aucunes nouvelles de ta part. » Bien évidemment, Billie – prénom qu'il n'utilisait jamais – était tout à fait en droit de ghoster l'héritier de sa vie, du fait de son comportement absolument ingérable. Sa capacité à harceler les autres était également à pointer du doigt. « Tu vois, si tu daignais accepter ma proposition, tu n'aurai même plus à faire tes courses.. tu paierais les gens, pour ça. Sauf dans mon cas, quand.. » Son regard se posa brusquement sur son propre panier qu'il n'avait pas prit le temps de reluquer. Erreur fatale puisque celui-ci contenait, entre autre, des services hygiéniques, des rasoirs roses et une paire de chaussons colorés. Il arqua un sourcil devant sa propre connerie, relâcha le panier dans un coin avec exaspération et tenta de faire bonne figure à nouveau. « Bref. Tu te ferais moins chier, quoi. » conclut-il tout en soutenant son regard, bien décidé, aujourd'hui, à obtenir les droits exclusifs qu'il réclamaient depuis un moment déjà.

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Message· · Sujet: Re: if i want it, it's already mine [billie] if i want it, it's already mine [billie] EmptyDim 9 Juin - 19:03

@xavi moroe.
(8 juin 2019)
Gives you hell

Billie Fairchild aimait bien plus de choses qu'elle ne le laissait à croire, avec sa mine renfrognée et ses sourcils froncés la majorité du temps. Son absence de sourire n'était pas constante, simplement se faisait-il plus discret que la plupart des personnes que les gens étaient habitués à voir, à juste titre. Il y avait bien des choses qui la rendaient heureuse, la faisaient se sentir bien – mieux, tout du moins, que l'état constant dans lequel elle avait pris l'habitude de rester bloquée. Mais à côté, la liste des choses capables de lui donner des ulcères était probablement bien plus longue encore, rendant sa réinsertion dans la société plus compliquée que ce qu'elle aurait pu espérer ; non pas imaginer, puisqu'elle n'était pas idiote et se doutait que les choses ne seraient plus jamais aussi simples qu'avant pour elle, si tant était qu'elles le furent un jour. Billie n'était pas agréable, mais elle avait ses raisons pour ne pas l'être ; du moins se le disait-elle en justification d'un comportement qu'elle savait « franchement limite », sans pour autant faire les efforts nécessaires pour s'améliorer de ce côté-là, ne jugeant pas ça nécessaire vu la plupart des gens qui l'entouraient. C'était peut-être là son plus gros problème : juger que ce qui lui était arrivé lui donnait une plus grande légitimité dans le malheur, et banaliser de ce fait les autres. Dans ses tentatives de reprendre un rythme de vie plus normal et plus sain, elle voyait son travail comme une occasion de parvenir à se rapprocher de ce point important pour elle, dans le simple fait de devoir accomplir pour quelqu'un d'autre des tâches quotidiennes qu'elle ne savait plus accomplir pour elle-même. Dans la privation de liberté, elle avait aussi expérimenté celle de la libre-pensée et des agissements voulus, et réalisés. Si elle avait voulu, à l'époque où elle était emprisonnée, prendre un chemin plus long pour regagner son lit, échapper à la surveillance et s'offrir le luxe de l'intimité pendant ne serait-ce qu'une heure, ou ne serait-ce que de choisir de sortir de sa cellule à une heure non autorisée, rien ne lui permettait de le faire et, même après plusieurs mois suite à sa libération, elle se retrouvait encore à vouloir des choses sans s'oser à les faire, n'ayant pas eu pendant trop longtemps la possibilité d'accomplir des gestes du quotidien. Alors les faire dans le cadre de son travail, parce que Sören n'était plus en mesure de les exécuter lui-même, parce qu'il fallait qu'elle l'aide dans son quotidien, c'était un peu pour elle un palier vers les retrouvailles de sa liberté totale et de ce qu'elle lui permettait de faire, même dans la plus grande des simplicités. Entre les étalages des rayons, elle laissait glisser son regard sur les différents produits et essayait de retrouver ceux qui correspondaient à ce dont Sören avait besoin, s'arrêtant parfois un peu plus longtemps sur certaines étiquettes que sur d'autre. Le panier sur la hanche, la même mine d'une neutralité qui semblait impossible à changer, elle ne prêtait pas attention aux gens qui l'entouraient et peut-être se trouvait là son erreur ; si elle l'avait vu avant qu'il ne la repère, elle aurait pu trouver un moyen de fuir et d'éviter sa compagnie, une fois de plus. Elle qui n'aspirait qu'à sa tranquillité n'avait pas été capable de la protéger en guettant un peu plus les visages des différents clients, enfermée dans sa bulle qui ne tarda pas à éclater dès lors que le regard de Xavi Moroe se posa sur elle. La voix, le prénom utilisé – dont personne d'autre que lui n'usait dans cette ville –, le ton sur lequel les deux mots furent prononcés, tout ça suffit à lui arracher un frisson d'exaspération qui grimpa le long de son échine, jusqu'à venir crisper sa mâchoire. Roulant des prunelles jusqu'à les poser sur le visage et la mine satisfaite de Xavi, Billie ne tourna que sa tête dans sa directement, son corps toujours droit face au rayon. « Et le grand garçon que tu es ne comprend toujours pas le message ? » Elle arqua un sourcil et lui lança un regard accusateur. Sa compagnie n'avait jamais semblé agréable à la jolie blonde, mais depuis qu'elle savait ce qu'il avait en tête, une aura de dégoût se dégageait d'elle à chaque fois qu'elle posait son regard sur lui, et ce qu'importait son physique avantageux ou le bleu de son regard ; probablement les seuls atouts de monsieur pour réussir à atteindre ses différents objectifs, pensa-t-elle, au vu de sa personnalité – ou bien n'était-il ainsi qu'avec elle, et voilà où était sa chance une fois de plus. Sa remarque lui arracha un rictus amer, alors qu'elle secoua un peu la tête. « C'est donc ça le secret pour être comme toi ? Merci, je vais pouvoir encore plus éviter ce chemin. » Ses lèvres s'étirèrent dans un des sourires les plus faux qu'elle pouvait lui offrir, alors qu'elle baissa le regard vers le panier qu'il avait accroché à son bras, et arqua à nouveau un sourcil dans sa direction en se rendant compte des articles à l'intérieur, relevant le regard vers le visage de Moroe. « Encore plus si le temps que je gagnerais me fasse m'ennuyer suffisamment que je ne trouve rien de mieux à faire que harceler les gens qui ne m'ont jamais rien demandé. » Perdant son faux sourire, elle soupira et secoua la tête, resserrant son panier contre elle en plantant ses yeux dans ceux de Xavi. « Retourne à ta vie et laisse la mienne tranquille. Je t'ai dit non une fois, et je ne compte certainement pas changé d'avis. » Son existence avait suffisamment fait parler d'elle pour ne pas qu'elle autorise un millionnaire à s'amuser avec ce qu'elle avait pu vivre, et à transformer la vérité comme bon lui semblerait.

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Message· · Sujet: Re: if i want it, it's already mine [billie] if i want it, it's already mine [billie] EmptyLun 10 Juin - 10:59

Wilhelmina Fairchild. Officiellement, il ne connaissait rien d'elle. Officieusement, Xavi avait eu vent d'un bon nombre d'informations la concernant. Informations que lui, et ses partenaires, avaient cru bon d'utiliser à bon escient. Une telle histoire, aussi tragique, avait de quoi intéresser un bon nombre de spectateurs et lui qui investissait de plus en plus dans le cinéma, se voyait donc obligé de tenter l'approche. Approche soldée par du harcèlement mais l'héritier ne faisait plus la différence depuis si longtemps. Parmi ses nombreuses tares, l'argent en était une. Bien qu'il roulait sur l'or, Xavi voyait en elle des billets verts et une notoriété grandissante concernant son statut de producteur. Il ne voyait ni le mal qu'il faisait, ni le fait que cette jeune femme avait souffert plus que de raison, alors qu'elle se clamait innocente. Et quel était l'intérêt d'être innocente ? Une histoire pareille avec un dénouement aussi plat, qu'une femme éprise et innocente ? Rien d'intéressant aux yeux de l'héritier, qui ne souhaitait qu'une chose : obtenir les droits de son histoire et en choisir la fin comme bon lui semblait. Ce à quoi son interlocutrice ne semblait pas disposé. Pour l'instant. « Le grand garçon que je suis pense uniquement à la pauvre petite fille que tu es. » concéda-t-il sous son regard accusateur, qu'il soutint avec intérêt. Billie était sur la défensive, un comportement auquel il était habitué et qui ne le faisait pas ciller. Son objectif étant plus que clair la concernant, il n'était pas décidé à prendre son avis pourtant intransigeant sur la question. Il avait des arguments de poids afin de soutenir son projet et il était tout disposé à passer les prochaines heures en sa compagnie afin de la convaincre. « Oh Billie.. La liberté de faire ce que tu veux sans dépendre de personne ? Même toi tu en rêve, ne me crache pas dessus alors. » siffla-t-il en levant les yeux au ciel, avant d'opter pour le même sourire faux. Elle avait passé un certain temps en prison, coincée dans un rythme qui ne lui appartenait pas, dans une vie qu'elle ne pouvait plus contrôler. Et maintenant, une fois sortie, une fois sa liberté retrouvée, que pouvait-elle demander de plus ? Peut-être la capacité de s'en sortir seule, sans rendre de compte, sans être employée ? La véritable liberté, celle de n'avoir à répondre à personne d'autre qu'à soi même ? Du moins, c'est ce que pensait Xavi en l'observant. La simple venue dans un supermarché pour choisir quelques articles devait être un moment important elle qui, longtemps, n'avait connu que les barreaux froid d'une prison. Mais il y avait tellement plus que les petites choses simples de la vie.. et elle s'y refusait ? Impossible, selon l'héritier. « Je ne lâche pas prise aussi rapidement, tu dois l'avoir compris maintenant. » Surtout lorsqu'il estimait, en plus d'être dans son bon droit, que chacun des partis pouvait y gagner gros. Plus que de l'argent, certes, une notoriété pour lui et une vie différente pour elle. Que pouvait-elle souhaiter d'autre, après tout ? « Tu ne veux pas changer d'avis juste pour une histoire de fin ? Alors que tu gagnerais tellement plus ? Tu crois que ta pseudo innocence intéresse les gens ? » questionna-t-il en fronçant les sourcils, sans une once de pudeur. Là, posé au milieu d'une allée, des gens virevoltant autour d'eux, Xavi abordait le sujet le plus dur de la vie de Billie sans faire preuve d'empathie. A quoi bon. Elle sortait de prison, la dureté de ses propos n'était qu'un détail de plus pour elle. « Fais au moins l'effort d'écouter mes arguments. Tu ne t'en sortiras pas autrement sinon, à moins de changer de ville. J'ai emménagé dans le coin, il n'y a pas que toi que j'aime harceler comme tu peux le constater. » Avait-elle le choix si elle souhaitait retrouver un peu de tranquillité ? Pas vraiment. Puisqu'en plus de la faire suivre, il connaissait également son adresse et plusieurs de ses habitudes. Un comportement dès plus inquiétant pour un homme comme lui mais la blonde ne lui avait laissé d'autres choix. Déterminé, il n'était pas enclin à lâcher du lest la concernant, bien que disposé, peut être, à discuter d'un point ou deux.

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Message· · Sujet: Re: if i want it, it's already mine [billie] if i want it, it's already mine [billie] EmptyMar 11 Juin - 15:45

Tout, chez Xavi Moroe, lui hérissait les poils. De son air de petit connard arrogant au ton qu'il employait avec elle, passant bien évidemment par sa fâcheuse tendance au harcèlement, chaque part de lui qu'elle voyait lui donnait envie de serrer le poing et tout à la fois de partir le plus loin de lui comme de finalement se laisser aller à ses instincts et coller sa main dans son nez ; non pas qu'il s'agissait de la plus sage décision qu'il soit. Elle n'aurait donc jamais la paix. Peut-être le Tout-Puissant n'avait-il pas jugé sa peine suffisante pour lui imposer la présence de cet homme dans son quotidien maintenant qu'elle pensait avoir enfin retrouvé sa liberté, se faisant marcher dessus par la simple existence d'une personne capable, elle en était sûre, de lui provoquer un ulcère. Elle soupira, se retenant par la même occasion de rouler une fois de plus des yeux. « Quelle générosité. Fais attention à toi, on risquerait de croire que tu es quelqu'un de bien, ce serait dommage d'entacher une réputation si durement acquise. » Elle ne baissa pas les yeux quand ils accrochèrent les siens, fixé droit dans les iris de l'héritier. À quoi s'attendait-il ? Dans la vie réelle, l'obtention de nos désirs ne se faisait pas par le simple claquement du pouce et de l'index ; la lutte était parfois longue et, parfois encore, complètement vaine. Elle espérait qu'il le réalise rapidement, ne voulant pas avoir à supporter son aura dans les parages pour trop longtemps ; le plus vite se mettrait-il dans la tête que jamais ses doigts ne se poseront – au sens propre comme métaphorique – sur son existence, le plus vite obtiendrait-elle enfin le répit qu'elle jugeait mériter. Mais sans doute n'était-ce utopique que de croire en cette idée, quand il se retrouvait accroché à elle comme une moule à son rocher ; une part d'elle priait pour qu'une déferlante l'emmène le plus loin possible de sa personne et le fasse s'écraser ailleurs. Son regard accusateur pointa sur lui et, si seulement la métaphore pouvait tuer, Xavi aurait fini fusillé sur son peloton d'exécution. « Parce que tu penses qu'il en adviendrait quoi de ma liberté, si je te laissais faire mumuse avec mon histoire ? Ma vie a été suffisamment foutue en l'air pour ne pas que tu t'amuses à malmener la vérité, en plus de ça. » Comment les choses seraient interprétées, alors ? Comme un aveu de la part de Billie, parce qu'elle aurait signé les papiers ? Comme un pied-de-nez à la justice, qui avait déjà mis bien trop de temps avant d'admettre qu'elle était innocente ? Elle refusait de souffler sur le combat qu'elle avait mené simplement pour la lubie d'un millionnaire. Son monde à elle ne fonctionnait plus comme ça, et le simple fait de quantifier la liberté sur les dollars amassés lui serrait la gorge tant elle était la raison qui l'avait mise dans cette situation impossible dans un premier lieu. « Tu sais que le harcèlement passible d'une condamnation, n'est-ce pas ? Parce que je pense qu'il serait intéressant que tu gardes cette idée en tête, étant donné que je l'ai très bien saisie de mon côté. Mais j'imagine que ta liberté n'est pas menacée, si tu la base sur ton compte en banque. » Elle roula des yeux, ne pouvant plus retenir cette envie qui la prenait depuis qu'il était apparu dans son champ de vision. Pendant une poignée de secondes, elle le détailla et repensa à ce qu'elle était il y a encore quelques années, avec une pointe de tristesse en se disant qu'un homme comme lui aurait pu la séduire si rapidement à l'époque. Aujourd'hui, elle préférait les éviter comme la peste. Fronçant les sourcils, elle tourna son corps vers lui pour lui faire face, le dos droit et le visage si fermé qu'il en était devenu crispé. « Ma pseudo innocence, tu dis ? » C'était probablement le plus gros combat de son existence, au-delà même de ce qu'elle avait pu vivre et combattre avant de tomber dans la spirale infernale qui avait suivi la mort de son amant, entre silence et envie de hurler. « J'ai un scénario pour toi, Xavi. Qu'est-ce que tu penses de l'histoire de l'ex condamnée qui retourne en taule après avoir fracassé la tête d'un petit connard dans les rayons d'un supermarché ? » Elle secoua la tête, recula d'un pas en le toisant de haut en bas, puis de bas en haut, un air dégoûté se dessinant au détour de ses traits. « En plus d'être écœurant, tu es complètement taré. Va te faire soigner, Moroe, sinon j'ai peur pour toi de l'endroit dans lequel tu risquerais de te retrouver. » Lui adressant un dernier regard, elle arqua un sourcil. « Quoique, ça te ferait une bonne histoire à adapter, au moins. » Un nouveau soupir passa la barrière de ses lèvres rosées et, dans une tentative vaine de fuir cette conversation aussi ridicule que particulièrement dérangeante, elle tourna les talons et s'éloigna de lui tout en sachant qu'il ne tarderait pas à la suivre, puisque tel était apparemment devenu son jeu préféré depuis plusieurs semaines.

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Xavi Moroe

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Message· · Sujet: Re: if i want it, it's already mine [billie] if i want it, it's already mine [billie] EmptyDim 16 Juin - 17:14

Windmont Bay regorgeait d'histoires attrayantes toutes prêtes à être adaptées en long métrage. Desperate Housewives n'avait-elle pas pariée sur une bande de femme aux foyers toutes plus cinglées les une que les autres ? Pari gagnant, donc. Certes, la bourgade devait foisonner de récits et autres archives glauques dont Xavi aurait pu obtenir les droits avec facilité ; le monde lui-même fourmillait de calamités qu'on lui serviraient probablement sur un plateau. Oui, mais Xavi n'aimait pas la simplicité, Xavi voyait les choses sous un angle différent. Un angle tout à fait propice à sa nature d'héritier à qui tout était dû. Billie n'était pas une option, c'était un choix tout à fait délibéré, consenti par ses associés, la difficulté à convaincre en plus. Par nature, il voyait la femme plus faible que l'homme et donc encline à courber l'échine plus simplement. Avec le temps, il s'était néanmoins rendu compte de son erreur et c'était là, la seule explication plausible concernant son attitude. Il était revenu pour faire plier Georgie, il continuerait sa route en faisant plier Billie. Presque dans un défi fixé à lui-même, il estimait qu'une défaite n'était pas envisageable. Son égo était plus fourni que sa raison, le calcul était vite fait concernant sa capacité à déclarer forfait. « La réputation n'a plus aucun intérêt pour les gens comme moi. » Comprenez, les riches, ce à quoi il ajouta un bref haussement de sourcils. Un détail, une utopie que de croire qu'une réputation se limitait à nos actes ou nos paroles. Pour sûr, un comportement avait certes des conséquences mais les conséquences divaguaient en fonction d'un interlocuteur ou d'un autre. Billie voyez en lui un sombre arrogant qui ne prenait pas en compte ses sentiments. Un autre aurait vu en lui un homme déterminé, désireux de poursuivre son projet jusqu'au bout. Même situation, mais point de vue différent. La seule question qui subsistait était la suivante : lequel des deux ferait part de son ressenti avant l'autre ? Là était tout le problème d'une potentielle réputation, elle ne se jouait à pas grand chose et dans le cas de Xavi, n'avait plus aucun intérêt depuis le jour où il avait choisi de s'en séparer. Dans le cas Billie, les choses étaient différents et sa considération était plus importante que le reste - que l'argent, apparemment, qu'une bref histoire lancée au cinéma. Etait-ce si difficile à comprendre, qu'un simple film ne changerait rien à l'image que les gens se faisait d'elle ? La justice, ou pire, les médias, avaient déjà prit part à cela et le mal était fait. Il n'avait aucunement envie de changer la donne, de redorer son blason en jouant les bienfaiteurs, il voulait raconter une histoire sous un angle différent avec une fin qu'il jugeait nécessaire, car vendeuse. Mais son attitude s'enfonçait un peu plus à chaque seconde et Xavi observait son interlocutrice s'évanouir dans un énervement palpable qu'il crut bon de balayer d'un revers de la main, toujours via son petit sourire en coin mais ajouta cette fois ci un ricanement déplacé. « Tu as vraiment la naïveté de croire qu'une simple adaptation te renverrait directement derrière les barreaux ? » Il arqua un sourcil, cherchant lui-même la réponse à cette question. Là était donc tout le problème, sa liberté, qu'elle croyait compromise en acceptant son offre ? Balivernes, pensa-t-il, mais elle attira déjà son attention sur un autre point dénommé harcèlement. Un terme devenu si familier qu'il ne cilla pas. « Les flics sont si corruptibles, dommage que tu ne sois pas en mesure d'appliquer ma méthode. » Bien sûr qu'il éviterait la prison, bien sûr que rien dans ce monde ne l'inquiétait moins que les forces de l'ordre. Son argent y était pour beaucoup, ses connaissances peut-être, mais avant tout, sa réflexion. Xavi avait bien graissé la patte d'un flic ou deux mais avec le temps, sa méthode avait évolué vers le chantage. Tout savoir de quelqu'un permettait, entre autre, de tout obtenir - et d'éviter certaines situations pesantes, au passage. Mais voilà que son interlocutrice montait d'un cran, profanant des menaces qui n'eurent aucun effet sur lui, pas plus que le dégoût qui s'installait dans son regard. Stoïque, Xavi croisa les bras en toisant Billie. « Pas assez de rebondissements, histoire trop banale. » Murmura-t-il avec arrogance, faisait mine, tout de même, de considérer sa proposition de scénario, son air de connard en prime. « Oh, tu t'inquiètes pour moi, c'est.. » Mignon. Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase, que déjà la jeune femme avait prit la tangente. L'exaspération avait prit possession de son être, lui qui avait tout donné pour obtenir ce qu'il voulait. Un jeu bien amusant, au début de leur conversation, dont il avait fini par se lasser dans la foulée. Le refus catégorique de Billie et ses explications vaseuses ne réussissaient pas à convaincre l'héritier qui, encore une fois, se lança à sa poursuite. D'un geste, il faillit saisir son bras mais le contact n'était pas approprié dans cette situation, si bien qu'il se contenta de lui couper la route. « Alors, laisse moi te présenter la situation sous un autre angle, Willie. Je peux tout à fait adapter ce film de ton point de vue mais il y a un autre point de vue à prendre en compte, c'est celui de la défunte victime et je suis à peu près persuadé que sa famille sera tout à fait en mesure d'accepter les termes de mon contrat. Quant à la fin que tu redoutes tant, j'imagine qu'ils voudront l'accentuer de leur propre chef, n'est-ce pas ? » Passablement stoïque, le regard noir, un brin énervé par cette blondinette, Xavi conclut sans lui laisser le temps de répondre. « Je te laisse méditer sur la question et sur le fait qu'une adaptation, reste une adaptation et que, dans les faits, c'est vers toi que je me suis tourné et non eux, grand seigneur que je suis. Alors, elle te convient ma réputation, maintenant ? » Nul besoin de comprendre que leur conversation s’achèverait ici et que ses menaces n'étaient destinées qu'à obtenir gain de cause. Il voulait la version de Billie, il voulait Billie, et personne d'autre.

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Message· · Sujet: Re: if i want it, it's already mine [billie] if i want it, it's already mine [billie] EmptyJeu 20 Juin - 13:03

Les muscles de Fairchild se crispaient de plus en plus à mesure qu'elle passait du temps à côté de l'héritier, qui ne semblait rien trouver de mieux à faire de ses journées que de harceler des gens ne voulant pas de lui dans leur existence. Pourquoi diable ne voulait-il pas lâcher l'affaire ? Des histoires de meurtres, où l'accusé était réellement coupable ou bien suffisamment con pour accepter les termes d'un tel contrat, il y en avait à acheter à chaque foutu coin de rue. L'espace d'un instant, elle se demanda si Xavi était particulièrement excité à l'idée de lui casser les pieds, si c'était une façon tordue pour lui de draguer ou quoi que ce soit ; elle préféra balayer l'idée d'un revers de la main, sincèrement dérangée par cette dernière, et se concentra sur l'expression exaspérante qu'il affichait face à elle. Arquant un sourcil, elle le toisa de haut en bas. « C'est sûr qu'à partir du moment où tu es catalogué comme un connard, autant t'en tenir à ce rôle que d'essayer de le changer. » Non pas que sa remarque puisse l'atteindre, évidemment ; elle en avait pleinement conscience mais n'était pas pour autant dérangée par cette idée, puisqu'elle lui permettait de cracher un peu de son venin à la figure d'un homme qui représentait une grosse (immense) partie de ce qu'elle détestait. C'était dans des moments comme celui-ci qu'elle savait qu'elle avait bien fait de ne pas accepter certaines propositions, quand bien même elles sommeillaient toujours quelque part, entre autres choses. Elle aurait pu tendre la main et prendre les billets qui lui étaient tendus, mais préférait, aussi parce que des gens comme Xavi lui montraient le « dark side of the money » plutôt que celui de la lune, et les attitudes qui en découlaient. Plutôt s'étouffer que de prendre le risque de finir comme lui, ou ne serait-ce que de s'en rapprocher un peu. L'argent était déjà une part de ce qui l'avait mise dans une situation que certains décriraient comme étant 'délicate' (comme si un moment de votre vie où vous risquiez la mort pour quelque chose que vous n'aviez pas commis était simplement « délicat ») , et elle refusait de retomber dans ce genre de ritournelle maintenant qu'elle avait l'impression qu'elle pouvait au moins tenter de s'en sortir et de s'en défaire. Le fusillant du regard à la remarque sur la naïveté, Billie dû se mordre l'intérieur des joues pour se forcer à ne pas rétorquer quoi que ce soit, se forçant à se rappeler qu'ils étaient dans un lieu public, et que les esclandres étaient très clairement le genre de choses qu'elle préférerait éviter. « Tu veux qu'on teste jusqu'à quel point tu es capables de leur graisser la patte, peut-être ? » Son ton commençait à perdre de son calme et Billie détestait l'idée de se faire afficher de la sorte au milieu d'un parterre de gens qui devaient, pour certains, déjà avoir leur avis bien tranché sur elle. Pour autant, rien ne parvint à la retenir de lui balancer une remarque à la figure, lui proposant une alternative finale à l'histoire qu'il voudrait adapter, de plus en plus tentée de la faire passer dans la case « histoire vraie » plutôt que de la laisser dans l'imaginaire qu'elle avait développé par rapport à ça. « Tu m’écœures, Moroe. » Elle soupira et, ne le laissant même pas terminer sa phrase, préféra tourner les talons et s'éloigner au plus vite de lui tout en sachant tristement que ça ne serait pas suffisant pour se débarrasser de sa personne près d'elle. Ses longues jambes lui permirent de faire quelques grandes enjambées avant que le cauchemar ne réapparaisse en face de ses yeux ; tenter de se réveiller (et donc de fuir) n'était même plus une solution envisageable, alors ? Elle se stoppa face à lui et esquissa un geste dans sa direction lui intimant de ne surtout pas oser la toucher ; le contact physique la mettait déjà mal à l'aise de base, alors l'imaginer avec lui parvenait à déclencher des vagues de frissons dégoûtées en elle. Elle l'écouta. Silencieuse, les yeux plantés dans les siens sans ciller, une expression neutre collée sur le visage, elle le laissa terminer son laïus et observa son visage se teinter d'une colère nouvelle : la simple idée de parvenir à l'exaspérer autant qu'il le faisait lui donnait presque l'envie d'esquisser un demi-sourire, qu'elle retint pourtant. « Moroe, tu sais tout aussi bien que moi que si tu étais d'accord de te contenter de retranscrire l'histoire du point de vue de sa veuve, tu l'aurais déjà fait et tu n'aurais pas pris la peine de mener ta petite conquête pitoyable auprès de moi. » Elle pencha légèrement la tête sur le côté, sans détourner le regard. « Ne joue pas au bon samaritain avec moi, ça ne prendra pas. Non, c'est non, je ne te donnerais jamais l'autorisation pour ton scénario à la con, alors maintenant fous moi la paix ou je hurle à l'agression au milieu du rayon fruits et légumes. Est-ce que tu es sûr de vouloir tenter ça ? » Regard appuyé dans sa direction, elle le toisa un bref instant et le contourna de plus belle.

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Xavi Moroe

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Message· · Sujet: Re: if i want it, it's already mine [billie] if i want it, it's already mine [billie] EmptySam 22 Juin - 16:38

Paroles, paroles, paroles... Les yeux levés au ciel, un bref sourire. Connard était son second prénom. Xavi Connard Moroe sonnait plutôt bien depuis des années et avec le temps, il avait su se faire à l'idée. Elle pouvait le toiser, rouler des yeux comme elle le faisait si bien, l'insulter à tout va et utiliser le qualificatif qu'elle souhaitait le concernant - même les menaces d'une plainte n'arrivaient pas à calmer le petit démon qui trônait sur l'épaule de Xavi. Celui-là même qui agitait son petit trident et motivait l'héritier dans ses actions les plus sombres. Le petit ange, lui, avait fini écraser par son tricycle alors qu'il était âgé de deux ans. C'est tout du moins la charmante histoire que son père avait choisi de propager au cours des années, espérant ainsi y voir une lueur d'explications. Pourtant, à bien y regarder, il n'y avait pas d'explications concernant son comportement : Xavi n'était ni heureux, ni malheureux, ni dépressif et l'alcool et la drogue ne comptaient pas dans le schéma. Rien ne permettait de comprendre ce qui rendait cet homme aussi abjecte, pour la simple et bonne raison qu'être un connard n'était pas le résultat d'un problème, mais d'une nature. Nature qui ne le quitterait jamais. Aussi crut-il nécessaire, une fois encore, de ne pas soulever son petit commentaire inutile qui, tout au mieux, lui glisser sur le croupion. Elle perdait patience, chacun de ses muscles semblaient se raidir peu à peu et une simple fuite pour apaiser son esprit ou sa peine ne suffirait en rien à laisser l'héritier sur le bas côté de la route. Le son mélodieux de sa voix ne cessait de transparaître en lui qui, pourtant, ne se voulait plus très loquace et observait son interlocutrice s’épanchait peu à peu dans un comportement qu'il qualifiait d'humain. Le public présent n'avait aucune importance, l'idée même d'être perçu, photographié, épié, ne résonnait plus en lui depuis des années. Les unes de magazine n'étaient qu'une formalité de plus à ses yeux et toute publicité était bonne à prendre, quitte à engendrer des dommages collatéraux - dommages sans grande importance. Il l’écœurait. Son sourire s'étira sur ses lèvres comme ci, selon lui, il venait de faire un pas de plus vers la victoire. A force, n'allait-elle pas craquer ? Une simple réflexion qui fut recalée dans la foulée par une Billie plus déterminée que jamais. Et, en un court instant, son sourire pourtant si satisfait avait disparu. Une nouvelle fois, malgré les menaces, malgré toute la poigne qu'il mettait dans son discours, elle l'écourtait une nouvelle fois. Une gifle de plus pour celui qui croyait tout obtenir, mais plus encore, un instant de perspicacité en elle qui avait parfaitement compris son petit jeu. Mais n'était-ce qu'un jeu ? Au final, n'était-il pas en mesure de réaliser ses pires cauchemars par vengeance, par plaisir, car il était un petit être capricieux qui se devait de donner des leçons à ceux qui ne lui voulaient pas obéissance ? Voilà, une fois de plus, malgré le regard appuyé de son interlocutrice, malgré son refus catégorique, l'esprit de Xavi Moroe se perdit une nouvelle fois dans de sombres penchants, alors que cette fois-là, il lui saisit bel et bien le poignet pour stopper sa route. « Hurle ma jolie, si tu n'es pas en mesure d'accepter mon argent, eux par contre.. » Il balaya les alentours du regard, observant le petit peuple avec un dédain presque sympathique venant de lui. Ils vaquaient à leurs occupations mais leurs regards en coin trahissaient leur véritable pensée : que se tramait-il entre ces deux-là ? « Je vais t'envoyer ma seconde proposition, et tu la signeras. » Elle avait dit non mais Xavi n'avait pas imprimé la chose, ne souhaitait même pas la prendre en compte et continuait symboliquement dans sa propre voie, bien qu'il ait désormais relâché son étreinte sur elle. « Et si tu ne la signe pas, eh bien.. » Son ton se perdit dans l'air, signe d'une réflexion profonde de sa part. Il pouvait bien lui promettre monts et merveilles, Billie n'était pas très encline à entendre les menaces. Néanmoins, il avait l'art et la manière de fouiner dans les sujets fâcheux et une aussi jolie demoiselle devait être une source inépuisable de problèmes. Sa mine assombrie depuis un moment, finit subitement par s'éclaircir mais le beau temps n'était jamais annonciateur de bonnes nouvelles lorsqu'il s'agissait d'un Moroe. « La suite ne sera pas aussi agréable. » Une menace ? Non. Une promesse, juste avant son départ.

TERMINE.

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