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Tomas Varga

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Message· · Sujet: trying to mend old mistakes trying to mend old mistakes EmptyMar 18 Juin - 17:40

@zoya ryker

La rumeur.
Elle lui avait été rapportée par sa mère. Elle ne connaissait pas cette Zoya Ryker. Elle ne savait pas à quel point cette gamine était incroyable. Elle ne savait pas que Tomas l’avait pris sous son aile, sans qu’il le réalise, sans que Zoya ne le réalise ; ils n’étaient que deux êtres qui s’étaient trouvés et qui, étrangement, s’accordaient parfaitement, même si le contraste entre l’un et l’autre était frappant. Rien ne semblait les rapprocher. Rien de signifiant, du moins. Sa mère ne savait pas qu’il tenait à elle, ni qu’il lui donnait des leçons de boxe – elle apprenait vite, Zoya, et Tomas ne pouvait s’empêcher de sourire en réalisant le chemin qu’elle avait parcouru en si peu de temps. Sa mère ne savait rien du tout. Alors elle s’était contentée de dire, avec une voix faussement abattue : « D’après Mme Baker, une gamine a tenté de suicider. Zoya Ryker. Pauvre petite chose ».
Tomas n’avait pas été sûr d’avoir bien entendu. Il lui avait demandé de répéter. – Non, non, juste le prénom. Comment tu dis qu’elle s’appelle ?. Même lorsqu’elle avait répété le prénom de la rouquine, Tomas n’était pas arrivé pas à comprendre. Alors il avait répété lui-même le nom de son élève, plusieurs fois, intérieurement, avant de saisir ce que sa mère était en train d’essayer de lui dire.
Elle avait réalisé qu’il était chamboulé par l’annonce. Mais elle s’était trompée de raison. Elle s’était mise à se mordre l’intérieur de la joue – Tomas l’avait vu faire, comme elle le faisait à chaque fois qu’elle était à court de mots ou qu’elle était soudainement submergée par une situation qu’elle avait mal anticipée. Évoquer une tentative de suicide à une personne qui elle-même avait tenté de mettre fin à ses jours était maladroit. Encore plus lorsque cette personne avait plusieurs fois tenté de s’ôter la vie. Elle avait certainement oublié ; cela faisait longtemps, maintenant. Presque cinq ans depuis la dernière fois. Elle avait probablement oublié. Mais elle s’en était brusquement rappelée, avant de s’excuser en joignant les mains sur sa poitrine, désemparée par l’effet que l’annonce pouvait avoir sur son fils. – C’est ... non, c’est pas ça, avait-il dit, la voix pleine de lassitude, c’est juste que je la connais.
Tomas ne savait pas si Zoya se rendrait à leur prochain cours. Il ne savait pas si elle apparaîtrait, avec toute son innocence et sa fougue, les gants déjà enfilés, prête à en découdre avec le sac de frappe. Il savait pas, si elle venait, dans quel état il la trouverait. Il ne savait plus rien, il cherchait encore une raison de croire ou non à cette rumeur. Il trouvait difficile de ne pas y croire, même s’il lui semblait qu’il n’y avait aucune explication rationnelle à son acte, si la rumeur était avérée. Est-ce qu’il y a vraiment une explication rationnelle ? Il en avait pour chacune des tentatives qu’il avait faites, alors oui, certainement : il réalisa qu’il ne connaissait certainement pas Zoya aussi bien qu’il ne le pensait. Il ne savait plus rien du tout. Il ne savait pas non plus si le sac de frappe résisterait aux coups enragés qu’il lui assénait.
De temps en temps, il s’arrêtait, prenant quelques secondes pour souffler, la garde haute, les genoux toujours fléchis, le regard fixé sur la porte qu’il avait laissée entrouverte pour entendre Zoya, si cette dernière arriverait.
La rumeur avait réveillé tellement de choses. La rumeur l’avait remis devant tant de situations dans lesquelles il se trouvait pitoyable, lamentable, l’ombre de lui-même, comme cette fois où sa mère l’avait retrouvé sur le sol de la salle de bains, les tablettes de médicaments de sa grand-mère vidées de leurs pilules, et qu’elle avait enfoncé ses doigts dans sa gorge pour le forcer à vomir ce qu’il avait ingéré. Son poing glissa sur le sac ; il perdit l’équilibre en étant emporté par la puissance qu’il avait rassemblée dans sa frappe manquée et manqua de tomber. Il se retourna vers le sac et frappa de toutes ses forces pour calmer sa frustration.
Il ne pouvait pas laisser Zoya le voir comme ça. Si cette dernière venait.

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Zoya Ryker

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Message· · Sujet: Re: trying to mend old mistakes trying to mend old mistakes EmptyJeu 20 Juin - 21:03

Elle avait hâte d’arriver à la salle pour son cours de boxe. Zoya avait toujours hâte d’y être, mais ce jour-là encore davantage, et pour cause : elle avait enfin suffisamment économisé pour pouvoir s’offrir des gants neufs, des vrais, à elle, elle ne devrait plus enfiler la paire que Tomas lui prêtait pour ses leçons. Il allait sûrement s’imaginer qu’ils étaient rose bonbon ou ornés de nœuds, comme l’imbécile de vendeur avait essayé de plaisanter quand elle s’était rendue à la boutique. Un regard, toutefois, avait suffi à lui faire ravaler sa langue et l’adolescente avait éprouvé une certaine satisfaction. On la prenait visiblement de moins en moins pour une gamine et de plus en plus pour une adulte – ou au moins quelqu’un qu’on pouvait prendre au sérieux. Elle devait encore sortir les crocs, certes, mais elle s’en fichait. Bientôt, elle pourrait même foutre une beigne à celui qui s’en prenait à ceux qu’elle aimait et alors, là, on verrait bien qui rirait le dernier. En attendant, il lui avait fallu des mois pour parvenir à réunir la somme nécessaire – Inej était radine sur l’argent de poche et Zoya s’était vite lassée des quelques baby-sittings qu’elle avait faits. Elle était encore trop jeune pour pouvoir se dégoter un boulot d’étudiante – elle n’abandonnait pas l’idée de devenir serveuse pour se faire des pourboires en or – mais peut-être que ça irait mieux quand elle aurait quinze ans. En attendant, elle en avait toujours quatorze et filait sur son vélo cabossé – la chute avec Oliver n’avait pas aidé – pédalant comme une dératée pour ne pas arriver en retard – non pas qu’elle pense que Tomas s’en souciait vraiment, après tout, il n’avait pas spécialement été emballé par l’idée de lui servir de coach, même s’il avait fini par céder assez facilement devant sa mine butée. Car il n’y avait sans doute pas plus borné que Zoya Ryker à Windmont Bay.
Elle arriva sur place, à peine essoufflée par sa course et abandonna son vélo sur la pelouse, sachant parfaitement que personne ne chercherait à lui voler cette vieille bécane et elle pénétra dans le bâtiment avec l’impression que ses pieds ne touchaient plus le sol, tant elle était excitée par son acquisition.
- Tomas ! J’ai une surprise ! Enfin, pas vraiment, pas pour toi, je veux dire, mais regarde!
Zoya était entrée dans la salle et s’était exclamée dès qu’elle avait aperçu la silhouette du jeune sportif. Tout à son engouement, elle ne remarqua pas la mine soucieuse du jeune homme, ni ne nota le grincement du sac qui se balançait au bout de sa chaîne après avoir reçu un coup violent. Elle balança son sac sur un banc en bois et ouvrit la fermeture Éclair d’un geste empressé pour plonger les mains à l’intérieur et en extraire deux gants noirs aux coutures bleu électrique. Ils brillaient encore, n’avaient pas la moindre éraflures et elle les brandit fièrement en s’approchant de Tomas. Elle était déjà en tenue, s’étant habillée chez elle avant de prendre son vélo – devoir passer par les vestiaires était une perte de temps et elle n’avait aucune patience aujourd’hui.
- Bon, j’avoue que j’ai un peu poussé le vice jusqu’à assortir mes vêtements, gloussa-t-elle et, en effet, elle portait un legging noir et un haut bleu éblouissant qui faisait ressortir ses yeux.
Elle qui ne se souciait jamais de ce qu’elle portait avait soudainement eu envie de faire honneur à son achat et elle enfila les gants avant de les frapper l’un contre l’autre, comme pour les échauffer, eux aussi.
- J’ai demandé conseil au vendeur. Au début, il se foutait un peu de ma gueule mais il a vite compris que je ne rigolais pas ! Ils sont cools, hein ? Bon, j’ai dû me ruiner mais ça en valait le coup. Je vais en découvre avec ce fichu sac, tu vas voir!
Zoya prit conscience qu’elle pépiait comme un moineau et elle s’arrêta pour se focaliser sur Tomas, plus essoufflée par sa tirade que par son effort physique pour venir à la salle en un temps record. Elle remarqua enfin l’air étrange du jeune homme et fronça les sourcils :
- Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu trouves que je n’aurais pas dû les acheter?
Elle ne le connaissait pas assez pour deviner ce qui le rendait maussade mais elle s’était peu à peu faite à son caractère ombrageux et distant. Ça faisait partie de Tomas et elle ne s’était jamais laissée démonter lors de leurs leçons précédentes. D’un côté, elle appréciait ce sérieux parce qu’il incitait à faire confiance au garçon. Elle s’était peu à peu habituée à ses silences, à ses froncements de sourcils, à sa réticence naturelle, rien qui ne l’ait détournée de lui jusque-là. Pourtant, elle jura que quelque chose clochait cette fois, quelque chose de plus grave.
- Il est arrivé quelque chose à ta famille? demanda-t-elle, ne voyant pas d’autre raison.
Mais il n’avait sans doute pas envie d’en parler. Elle fut quelque peu déçue que ses gants ne fassent pas plus d’effets mais ravala son amertume en considérant son interlocuteur. Mine de rien, elle n’aimait pas le voir faire cette tête-là.

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