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Carter Harwell

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Message· · Sujet: So change your mind and say you're mine (m/c) So change your mind and say you're mine (m/c) EmptyLun 24 Juin - 16:33



'Cause I know this love seems real
but I don't know how to feel.
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@Monroe Keynes
Le jeune Canadien devait consulter son téléphone des dizaines de fois par minute. Il espérait encore que Monroe lui réponde. Pourtant, il avait envoyé des tonnes de messages, tous restés sans réponse. Il était allé se balader vers chez elle, espérant tomber sur une elle alors qu’elle rentrait du travail ou qu’elle y partait. Mais il ne l’avait pas croisée. C’était frustrant. Il ne comprenait pas pourquoi du jour au lendemain, tout était terminé. Il avait longtemps cru qu’elle n’était pas sérieuse, qu’elle reviendrait rapidement vers lui, mais les mois s’étaient enchainés, et Carter n’avait plus eu de ses nouvelles. Ca le rendait dingue. Pourquoi refusait-elle de comprendre qu’il était fou d’elle et qu’il était prêt à tout pour la récupérer ? Elle lui avait énoncé des choses qu’il refusait d’entendre. Elle parlait d’enfant, de différence d’âge, mais pour lui, la seule chose qui comptait, c’était de voir le symbiose qu’ils formaient. Elle le complétait, elle était son âme sœur, il le savait depuis le jour où il avait posé les yeux sur elle. Et pendant deux longues années, il avait pris son mal en patience, il avait vécu sa relations sous les conditions qu’elle lui avait fixées, à savoir maintenir leur relation dans l’ombre. Pourtant, il aurait voulu s’afficher fièrement avec elle, la présenter à ses amis, à ses parents et emmerder le monde si ce dernier s’opposait à leur amour. Carter ne pouvait vivre sans elle. Son cousin avait beau lui dire qu’elle avait rompu parce qu’il était insupportable et qu’elle avait bien fait, il ne pouvait pas comprendre. Le blondinet savait que ce n’était pas du vent ce qu’ils avaient vécu. C’était trop fort pour être feint. Il ne s’était jamais abandonné de la sorte à ses sentiments, le gamin. Il voulait lui offrir le monde. Il était prêt à tout lui donner, même l’inaccessible. Il lui décrocherait la lune. Il avait fini par se décider aujourd’hui à prendre le taureau par les cornes. Il s’était levé aux aurores, et son cousin Resen avait probablement dû croire qu’il allait à l’école – erreur fatale – et il s’était mis en tête d’aller chez Monroe pour l’attendre sur son perron jusqu’à ce qu’elle daigne montrer le bout de son adorable petit nez. Carter était déterminé à attendre autant qu’il le faudrait. Avant d’arriver chez elle, il avait fait en sorte de s’équiper : il avait acheté de quoi manger, boire, comme si son sitting sur le perron de la trentenaire allait durer une éternité. Il n’avait pas oublié sa guitare histoire d’occuper son temps de la meilleure des façons. Depuis qu’elle avait rompu, Monroe avait activé une créativité chez l’adolescent qu’il n’aurait jamais soupçonné. Lui qui était avant tout un fan de rap s’était mis à écrire des balades à la guitare, toutes qui traitaient de sa relation avec l’élue de son cœur et surtout de sa rupture. Ca n’avait pas d’effet sur son chagrin, mais au moins, ça avait le mérite de pouvoir peut-être relancer sa carrière qui était morte dans l’œuf quand son père l’avait empêché de poursuivre sur cette voie parce qu’il était trop jeune. Chantant sur le perron comme le ferait n’importe qui dans le métro bien qu’il ait une technique parfaite et une voix bien singulière, il fut parfois remarqué par des passants qui le saluaient chaleureusement et à qui il rendait un sourire. Toujours pas de signe de son ex-petite-amie. Le temps lui paraissait s’égrener à allure lente, et à force, il s’adossa contre le mur de la maison, las de patienter. Au final, après de longues heures d’attente, il aperçut la chevelure blonde de sa bien-aimée. Elle était là. Enfin. Se relevant d’une traite, il se posta là, sans la lâcher du regard. Son cœur se mit à battre comme un forcené, son ventre se tordit dans une sensation exquise qu’il ne maitrisait pas. « On peut parler ? » Qu’il lui demanda les mains dans les poches, incapable de dire quoi que ce soit d’autre.  

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Dernière édition par Carter Harwell le Mar 25 Juin - 16:56, édité 1 fois
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Monroe Keynes

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Message· · Sujet: Re: So change your mind and say you're mine (m/c) So change your mind and say you're mine (m/c) EmptyLun 24 Juin - 17:37



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@carter harwell

quelques semaines loin de tout. loin de la ville. de l'amérique, même. quelques semaines pour t'aérer. pour essayer de te changer les idées. et c'est avec ash que tu reviens. l'américain rencontré en france. là où tu as été appelée pour restaurer une peinture. là où tu avais besoin d'être. loin d'ici. loin de ces souvenirs partagés. tu as besoin de l'oublier, monroe. de tourner la page et de tout recommencer. mais le sort s'acharne. et ton coeur en a décidé autrement. carter est bien le seul à te hanter. le seul à qui tu penses. alors, c'est bien plus facile de t'en éloigner. de quitter la ville. d'aller là où il ne peut te trouver. ses messages incessants. et les réponses qui attendent. tu as eu envie de lui répondre. à plusieurs reprises tu t'es saisie de ton téléphone pour enfin écrire quelques mots et les effacer ensuite. tu n'as pas le courage, monroe. pas le courage de l'affronter. et encore moins de le repousser. t'en meurs d'envie, toi. de le revoir. de le toucher. une nouvelle fois. juste une dernière. mais tu ne peux pas. il est déjà tard lorsque l'avion vient percuter le bitume de l'aéroport. assez pour que ash s'éclipse rapidement afin de rejoindre son hôtel. -vous n'en n'êtes pas encore au point d'habiter ensemble. tu n'es pas encore prête à le laisser venir balayer les souvenirs de celui qui avait, il y a encore quelques semaines, une place unique dans ton lit. mais surtout dans ton coeur. encore quelques minutes de route à l'arrière de ce taxi. tes iris rivés sur ton téléphone. remontant d'un geste las les nombreux messages reçus. un soupir vient franchir tes lippes avant que tes yeux ne se ferment finalement. tu te réveilles au contact de la voiture qui se coupe et à la voix du chauffeur qui demande son dû. quelques billets donnés contre ta valise qu'il te tend. un merci à peine murmurer. et finalement, ton regard qui se pose sur le perron de ta maison.

il est là.
debout devant toi.
à quelques mètres.
et y'a ton putain de coeur qui manque un battement.
et y'a ton putain de corps qui le réclame.


j'ai rien à te dire, carter. le ton froid. et tes pupilles qui n'osent l'affronter. y'a ta raison et ton coeur qui se mettent en défaut. qui refusent de s'entendre ne serait-ce qu'une seconde. tu n'as pas envie de ça, monroe. être froide. être distante. tu n'as pas envie d'encaisser une dispute. de laisser ces mots douloureux s'échapper. il n'est pas fait pour toi. il est trop jeune. pas assez mature. il ne t'offrira jamais ce que tu veux réellement. on s'est déjà tout dit. il n'y a rien de plus à ajouter. tu lui as tout dit. mais tu ne l'as jamais laissé se justifier. pas même essayer de te récupérer. parce que tu ne peux pas, monroe. parce que tu es bien trop faible, face à lui. pas assez forte pour ne pas succomber à nouveau. t'as déjà essayé, il y a des années. quand tu as su son âge. quand t'as voulu l'oublier, une première fois. et tu n'as pas réussi. parce que tu n'y arriveras peut-être jamais. tu t'avances dans l'allée. sans oser le regarder. ta valise que tu traînes derrière toi. tu passes à côté de lui. le dépasses pour venir monter les quelques marches qui vous séparent de la porte d'entrée.

ne craque pas, monroe.
résiste.


entre. carter un. monroe zéro. la clé qui tourne dans la serrure. la porte que tu pousses pour finalement le laisser venir. tu sais que c'est une mauvaise idée. t'es consciente de cette erreur. de ce cercle infernal. ta valise que tu laisses en plan. tes chaussures que tu retires et tes cheveux que tu détaches. je suis fatiguée. alors, dis-moi ce que tu veux. le ton est toujours aussi froid. mais cette fois, tes yeux arrivent enfin à venir détailler sa silhouette. tu te diriges vers la cuisine où tu attends, les bras croisés sur ta poitrine, ces mots qui te blesseront sans doute un peu trop.
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Message· · Sujet: Re: So change your mind and say you're mine (m/c) So change your mind and say you're mine (m/c) EmptyLun 24 Juin - 18:54

Ses yeux fixent intensément la personne qu’il a tant attendue depuis des mois. Il est venu à Windmont Bay dans l’espoir de la retrouver. Il a fugué de ses parents, s’est installé chez son cousin même si ce dernier ne le supporte pas, a cherché tant bien que mal à recoller les morceaux avec Monroe par message, mais aucune réponse. Et là, elle est enfin face à lui. Il ne sait même plus s’il doit lui en vouloir. Peut-être que les retrouvailles seront meilleures que tout ce qu’il s’est imaginé ? Elle est resplendissante. Son cœur a envie de s’extirper de sa poitrine, de s’extraire pour venir s’offrir à elle pour l’éternité. Elle, la déesse de ses jours et de ses nuits. Lui qui a toujours quelque chose à dire, reste silencieux, comme immergé dans cet instant immuable. Il entrouvre les lèvres, mais aucun son ne sort. Son attente matinale a valu le coup et il regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt. Il remarque qu’elle tient une valise. Elle était donc partie en déplacement. Depuis combien de temps ? Il n’en a aucune idée. Son regard se porte d’abord sur sa main. Rassuré, elle n’a pas d’alliance. Et puis il bifurque sur le ventre de la femme de sa vie. Pas de polichinelle dans le tiroir. Elle ne l’a donc pas quitté pour quelqu’un d’autre, qu’il en conclut. Elle est parfaite. Mais le son qui émane de ses lèvres qu’il a tant embrassées, ternissent son moment. Elle refuse catégoriquement de lui adresser la parole et il veut se défendre, parce qu’il souhaite des réponses. Ils ne se sont pas tout dit. Il en a l’intime conviction parce qu’il a l’impression de ne pas lui avoir assez montré qu’il l’aimait. Souhaitant protester, il la regarde le dépasser, subjugué par son attitude. « J'ai fait quoi de si terrible ? » Il lâche ces mots comme désabusé, estomaqué par la femme qui il y a encore quelque mois était son oxygène et peinait à se séparer de lui. Et puis, ce seul petit mot qu’elle souffle comme un désaveu, comme si elle ne souhaitait pas le voir rentrer, mais qu’elle s’y résout. Lui, voit là une opportunité qu’il ne tarde pas à saisir. Il rentre dans cette maison qu’il connait bien et se déchausse tout comme elle d’un mouvement rapide de chaque pied, déposant ses Jordan dans un coin pour ne pas gêner. Se passant une main dans les cheveux lâchant un soupir bruyant. « Tu as changé de numéro ? Sinon tu devrais savoir ce que je veux. » Il la suit dans la cuisine, et il revoit là tous les matins de vacances passés à rire à préparer des petits-déjeuners ensemble entrecoupés de moments d’affection. « C’est toi que je veux. » Il lui dit ces mots sans la lâcher du regard. Et il est prêt à se lancer dans un monologue. « Je comprends pas pourquoi d’un coup tu m’as plaqué. Tes explications elles font pas sens ! J’ai bientôt dix-huit ans ! Tu risques plus rien ! » Il s’approche inexorablement d’elle, comblant la distance entre eux, il se saisit de ses mains, baisse le regard sur ces dernières, jouant avec les doigts de la femme aux cheveux dorés. « Je croyais que ce qu’on avait c’était réel. Que tu m’aimais autant que ce que je t’aimais. » Il mourrait d’envie de retrouver ses lèvres, de la prendre dans ses bras et de sentir son parfum si particulier. Il relève les yeux pour trouver les prunelles de Monroe. « Ose me dire que c’était du vent. Je te l’ai peut-être pas assez dit, mais moi je t’aime. Et je le crierai au monde entier s’il le faut. » Mais il n’avait pas parlé de la partie immergée de l’iceberg, de sa souffrance. C’était beaucoup plus complexe de mettre des mots sur des maux. « Je suis venu ici pour toi, pour nous. Et je ne compte pas partir. » L’amour qui lui portait développait chez lui une abnégation infinie et l’affublait d’un comportement à la limite de l’obsessionnel. Mais ce n’était qu’un adolescent, comment le blâmer d’un tel comportement au nom de l’amour ?

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Message· · Sujet: Re: So change your mind and say you're mine (m/c) So change your mind and say you're mine (m/c) EmptyLun 24 Juin - 19:48



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@carter harwell

tu n'y arrives pas, monroe. à le regarder. à l'affronter. il y a cette peur qui s'est emparée de toi. ce sentiment qui traverse ton être. t'es capable de reculer. t'es simplement capable de te jeter à ses pieds. qu'il t'excuse de ces silences pensants. qu'il te pardonne de ces maux causés. tu t'en veux. de t'être laissée aller. de t'être abandonnée à cette histoire. tu n'aurais jamais dû céder. tu n'aurais jamais dû l'aimer. alors, tu cherches à l'éloigner. une décision par si facile à prendre. celle de rompre avec l'être tant aimé. peut-être le seul qui a réussi à te faire vivre. le seul qui a réussi à te rendre heureuse. le seul pour qui tu aurais pu crever. une erreur que de s'être accrochée. une erreur que de t'être laissée aller. parce que c'est aujourd'hui que ton coeur hurle de désespoir. ça fait des mois qu'il y a ce vide en toi. ce sentiment qu'une partie de ton corps t'a été arraché. les mots sont froids. les gestes sont distants. et les pupilles ne se rencontrent jamais. la question que tu ne relèves pas. tu n'as pas la force de lui répondre, monroe. tu n'as pas la force de te battre contre lui. la clé dans la serrure et les armes que tu baisses. juste un mot prononcé. à peine murmuré. une chance que tu lui donnes. une erreur de plus que tu t'apprêtes à commettre. parce que c'est terminé. définitivement. parce que tu ne dois pas lui donner de faux espoirs. mais au fond, monroe. t'es incapable de le repousser.

la maison qui n'a pas changé. reste ici et là vos souvenirs emmêlés. peut-être même encore quelques unes de ses affaires qui traînent. doux instants partagés. ceux que tu tentes de fuir. ceux que tu veux éviter. tes talons retirés et tes pas qui se dirigent vers la cuisine. carter derrière toi. la promiscuité et son odeur qui vient te chatouiller. tu n'as pas les mots, monroe. tu n'as pas la force de le couper. alors, tu le laisses venir se saisir de tes mains. tu le laisses faire de toi ce qu'il voudra. il te dégueule ses sentiments à la tronche. et toi, y'a ta gorge qui se serre. de plus en plus. et ton coeur qui menace d'imploser. arrête. le ton est plus calme. plus doux. ça ressemble plus à un couinement. à une supplication. tu soupires, viens fermer les yeux et souffles pour rassembler le courage dont tu as besoin. cette proximité te déstabilise. et pourtant, tu n'arrives pas à briser ce contact qu'il a établit. ce n'est pas une question d'amour. ni même d'âge. c'est juste que. un silence. et les mots qui ne sortent pas. l'amour. tu devrais t'en contenter. cet amour réel et pur que carter t'offrait. chaque jour un peu plus. hier moins que demain. tu en es consciente, monroe. bien consciente que tu dois tourner la page sur l'amour de ta vie. tes pupilles fixant les siennes. tu libères tes mains pour venir encadrer son visage d'adolescent. aucune ride. aucune imperfection. il a la vie devant lui, carter. il ne devrait pas perdre son temps avec toi. tu dois m'oublier. nous oublier. rentre à toronto. rencontre une fille de ton âge. fais ta vie, carter. un autre soupir vient franchir tes lippes. ça te coûte, à toi. ça te coûte de lui dire ça. ça te coûte de lui fermer ton coeur. de détruire cette vie parfaite qui aurait pu être la votre. de percer cette bulle dans laquelle vous étiez depuis deux ans. tes mains quittent ses joues. tu le repousses doucement. l'éloigne de toi. tu suffoques. tu as besoin d'air. on n'oublie jamais vraiment son premier amour. mais on n'arrive à tourner la page. et finalement, on se rend rapidement compte que ce n'était pas vraiment de l'amour. tu veux t'en convaincre, monroe. qu'il n'est qu'un ado. qu'il ne t'aime pas d'une manière adulte. d'un amour éternel. carter, il n'est que passion. carter, il a la jeunesse en lui. il n'a pas toutes ces obligations qui dictent une vie d'adulte. il ne se rend pas compte à quel point tout est éphémère. même l'amour. même vous.
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Carter Harwell

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Message· · Sujet: Re: So change your mind and say you're mine (m/c) So change your mind and say you're mine (m/c) EmptyLun 24 Juin - 22:21

Il s’était vu vivre ici. Il s’était dit qu’il pouvait avoir un havre de paix à Windmont Bay, à l’abri des grandes villes et de leur effervescence. Avant que sa dulcinée ne rompe avec lui, il avait songé à la rejoindre, tout quitter pour vivre d’amour et d’eau fraiche. Et puis son cœur s’était brisé à l’entente de ces mots qu’il n’avait pas vus venir. Pendant de longues semaines, il avait fait abstraction de cela, persuadé qu’elle ne le pensait pas, qu’elle se rendrait compte de son erreur. Mais non. Elle lui prouvait une fois de plus que sa décision était prise, et qu’elle ne l’incluait pas dans ses plans d’avenir. L’adolescent était blessé dans son plus fort intérieur. Un amour comme ça, il en était persuadé, il n’y en avait qu’un. Il aurait tant aimé qu’elle voie le monde à travers ses yeux pour qu’elle comprenne que son cœur avait été offert au sien et que personne ne pourrait le lui dérober. Elle pouvait le piétiner, le détruire, qu’il lui serait encore tout enchainé. L’atmosphère est chargée en sentiments, mais tel un ciel assailli de nuages, l’ambiance dans la maison est aussi lourde que le poids qu’Atlas porte sur ses épaules. Le gamin cherche à la faire succomber, à lui démontrer par tous les moyens qu’ils ne font qu’un et sont inséparables. Monroe pense tout le contraire. Elle ne veut pas l’entendre lui répéter inlassablement qu’elle est la seule et unique, ni qu’ils peuvent vivre leur histoire au grand jour, mais elle s’arrête au beau milieu de sa justification, sans terminer sa phrase, et Carter s’agace par manque de réponses. « Mais qu’est-ce que tu veux dire ?! » Il se passe nerveusement la main dans les cheveux, puis l’adolescent s’agite à regarder partout, secouant la tête avec dépit. Elle le fait refocaliser sur son doux visage de princesse en prenant son visage entre ses mains, l’observant en silence pendant un court instant. Elle finit par de nouveau réitérer ses propos, et Carter tempête inévitablement. Il ne la comprend pas, plus. « Non ! Ma vie je veux la faire avec toi ! Je rentrerais pas à Toronto, sauf si tu me suis. » Il ne veut pas de tout ça. Ca ne l’intéresse pas de fréquenter une fille de son âge, parce qu’elle n’est pas elle. Il ne veut plus voir ses parents, parce que personne ne le comprend comme elle le fait. Il ne veut pas quitter cette maison, il ne veut pas que leur relation s’arrête en si bon chemin, il l’aime trop fort. Il vit cette demande comme un affront. Contrarié, il n’hésite pas à la contredire une fois de plus : « Tu me dis que c’est pas une question d’âge et après tu dis ‘rencontre une fille de ton âge’ ! » Alors qu’elle le repousse, c’est une nouvelle flèche qui vient se planter dans son cœur. Elle use de sa douceur pour l’anéantir un peu plus comme une belle plante sur laquelle on se pique et qui délivre un poison mortel lentement dans nos veines. « C’est quoi le problème ? » Leur histoire a tout pour être belle, elle ne ressemble en rien à Roméo et Juliette. Il en vient à se dire qu’elle a rencontré quelqu’un. C’est la seule explication plausible. Peut-être que le type est plus beau, plus grand, plus âgé, plus riche. Mais il ne la pense pas attirée par ce genre de choses. Du moins pas comme il la connait. A l’entente d’un beau discours mais loin de sa propre perception des choses, Carter voit rouge et se met à hausser le ton : « Arrête ! J’en veux pas de tes phrases toutes faites ! Pourquoi tu fais ça ?! Pourquoi tu ME fais ça ? J’ai fait quoi pour mériter que tu me brises le cœur de la sorte ? » Impossible de se maitriser, il serre les poings et sa gorge se noue au point d’étouffer un sanglot au travers d’une colère presque silencieuse, mais terriblement visible tant la détresse sur son visage a posé son emprise sur les traits angéliques du garçon. Si contrarié, il refuse de lui montrer qu’elle le blesse davantage que ce qu’elle ne croit. Alors qu’il lui tourne le dos pour chercher à reprendre contenance, il marmonne : « Personne sera capable de t’aimer autant que moi. Pourquoi tu crois pas en nous ? » Tout. Il est capable de tout pour elle. Pourtant elle s’en fiche. Il a l’impression d’être un moins que rien, et ça fait mal. Très mal. Son cœur se noie incapable de crier au secours. Le jeune Harwell n’a jamais été aussi vulnérable qu’à ce jour.

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Message· · Sujet: Re: So change your mind and say you're mine (m/c) So change your mind and say you're mine (m/c) EmptyMar 25 Juin - 9:49



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@carter harwell

tu aurais voulu être plus forte, monroe. réussir à balayer ce désir de maternité d'un revers de la main. tu aurais voulu oublier cette histoire d'enfant pour continuer à avancer avec carter. main dans la main. sans jamais se soucier des lendemains. tu aurais aimé que ton amour pour lui soit plus fort que tes envies égoïstes. plus fort que cet enfant que tu ne portes toujours pas. plus fort que cette peur constante de vieillir et d'être bientôt trop âgée pour devenir mère. et quand tu vois carter. là. juste devant toi. quand tu le vois aussi désemparé. aussi désespéré. tu en oublies tes bonnes résolutions. celles de l'éloigner le plus possible de toi. ces résolutions de l'oublier. de tourner la page. de refaire ta vie avec un autre. avec ash. il te faut une force extrême pour ne pas succomber. pour ne pas te lover dans ses bras. pour ne pas fondre sous ses mots. cette force qui te tient. qui te provient d'on ne sait où. tu restes froide. distante. malgré tes mains qui viennent encadrer son visage. malgré tes paroles qui se font plus douces dans tes explications. celles que tu lui as déjà servies. ces même mots prononcés il y a quelques mois. ceux qui n'ont aucun sens. mais tu t'adresses à un mur, monroe. tes justifications, carter est incapable de les encaisser. incapable de les comprendre. incapable de voir au-delà de ses propres sentiments. y'a ce feu ardent qui brûle entre vous. y'a cette passion qui persiste. cette tension qui s'est installé. et ce gouffre qui se creuse, chaque jour un peu plus.

tu n'as rien fais. tu souffles dans un murmure. tes yeux qui se détachent de son dos. c'est pas toi, carter. c'est juste moi. ce n'est pas l'amour. c'est la vie. la vie qui vous veut du mal. la vie et tes envies qui vous séparent. je vais avoir trente-quatre ans. toi, dix-huit. c'est une question d'âge. bien sûr. c'est une question de maturité. de visions totalement divergentes de l'amour et de l'avenir. je veux un enfant, carter. je veux fonder une famille. devenir une épouse, une mère. et ça, ce n'est pas quelque chose que tu peux m'offrir. il ne peut pas. il ne veut pas. parce qu'il est trop jeune. parce qu'il est au lycée. parce qu'il n'en a pas envie, tout simplement. pendant trop longtemps tu t'es laissée aller à penser que votre histoire allait rester merveilleuse. elle l'a été, après tout. jusqu'au bout. jusqu'à cette décision que tu as été contrainte de prendre. jusqu'à cette journée où tu as débarqué pour rompre. définitivement. sans te retourner. sans plus jamais lui donner signe de vie. y'a tes mains qui se crispent contre le plan de travail. y'a ton coeur qui ne supporte plus cet affront. y'a tes yeux qui menacent de laisser des larmes perler sur tes joues. je t'aime. je ne peux pas le nier. je t'aime bien plus que je n'aurai pu imaginer pouvoir donner un jour. mais je n'arrive pas à me contenter seulement de ça. adieu les phrases bidons. celles toutes trouvées qui ne justifient en rien votre rupture. ta décision. pas une question d'âge. simplement d'envie. des envies qui ne peuvent correspondre. qui ne peuvent se rejoindre. et si je dois tirer un trait sur ce que je veux pour être avec toi, je ne suis pas certaine de ne pas te le reprocher un jour. et ça, ce n'est pas ce que je veux. tirer un trait sur ton désir de maternité. juste vivre de ton amour pour lui. tu y as pensé. tu as longuement réfléchis avant de prendre cette décision. tu as retourné le problème dans tout les sens. tu le lui reprocheras. d'ici dix ans. peut-être vingt, même. tu lui reprocheras de ne jamais t'avoir donné un enfant. et à ce moment là, votre couple s'effritera. à ce moment là, ce ne sera plus deux années qui voleront en éclat. mais toute une vie. un nouveau soupir vient franchir tes lippes. et ça, est-ce qu'il le comprendra ? est-ce qu'il est capable de l'entendre ?
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Message· · Sujet: Re: So change your mind and say you're mine (m/c) So change your mind and say you're mine (m/c) EmptyMar 25 Juin - 11:04

Jamais Carter ne l’a vue si distante. Il a l’impression que quoi qu’il dise, elle restera impassible, de marbre face à des mots qu’il a pourtant rechigné à dire des centaines de fois. Il avait honte de se sentir vulnérable, de montrer qu’il était capable d’être amoureux au point d’en sourire d’un air débile et niais et d’occulter le monde autour. Et il s’en veut aujourd’hui d’avoir pu croire qu’il était immunisé à la souffrance. Il a beau fanfaronner d’ordinaire, à cet instant même, il est démuni, il n’a qu’une envie c’est de se terrer dans son lit pour ne plus jamais le quitter. Dans ces moments extrêmement difficiles à vivre pour lui tant il n’aurait pas cru qu’un chagrin d’amour puisse lui brûler l’âme à ce point – il regrette de ne pas avoir sa mère dans les environs. Il a beau vouloir être considéré comme une grande personne, le petit blond a encore des moments où il a besoin de retrouver le réconfort de sa mère. Comme elle le dit si souvent, Carter restera son bébé. Et quelque part, il se demande parfois s’il n’est pas tombé amoureux de Monroe parce qu’elle avait cet instinct maternel. Il ne supporte pas l’entendre dire qu’il n’est en rien responsable de cet échec. Il ne peut l’encaisser parce qu’il refuse d’admettre qu’elle ait changé de point de vue sans aucun événement ne vienne perturber leur équilibre. Il pivote sur ses deux jambes, et les sourcils froncés, il râle, une fois de plus. « On s’en fout ! Ca m’a pas posé de problème quand j’avais quinze ans, ça m’en pose pas à presque dix-huit ! » Il soupire bruyamment, s’agite dans la pièce à faire les cent pas. Et il prononce des mots qu’il ne pense même pas. « Et puis si tu crains que je ne veuille plus de toi dans trente ans, c’est pas grave, je te paierais du botox ou tout ce qui te fera plaisir ! » Il ne pensait pas jusque-là au fond, bien qu’il sache pertinemment que la célébrité pourrait lui monter à la tête, pour lui l’amour qu’il portait à cette femme était immuable. Une nouvelle fois, elle lui souffle ces mots qu’il avait complètement occultés lors de leur rupture. Ses envies d’enfant. Pourquoi est-elle tant obnubilée par cette envie rocambolesque ? Carter n’a en aucun cas conscience de l’horloge biologique féminine. Tout ce qu’il souhaite c’est s’afficher avec la femme qui fait battre son cœur, partir en vacances avec elle et poster des photos sur Mazebird en permanence. Il veut pouvoir vivre dans une maison où il pourrait dormir contre elle sans avoir l’inquiétude de se dire qu’elle sera partie au petit matin. Avec elle, il veut vivre à 100 000 à l’heure et rester insouciant, étouffer le monde de son amour pour elle. L’épouser, il peut le faire, mais il s’était imaginé demander sa main sur scène devant des milliers de personnes. Elle le met dans l’urgence, et il n’aime pas ça. « Si je peux ! Mais pas maintenant ! Tu peux pas attendre encore cinq ou dix ans ? Je me vois pas gérer un gamin maintenant. Je veux profiter de notre temps à deux. » Il sait très bien qu’il pâtira de cette nouvelle arrivée parce qu’elle n’aura de temps que pour le bébé. Une femme qui souhaite être mère, elle est dédiée à son enfant et oublie d’être femme dans le même temps. Carter le sait car c’est ce que son père a reproché à sa mère à chaque fois qu’elle a été maman, mais encore plus avec le petit dernier qu’il était. Carter n’est pas prêt à la partager. Monroe lui appartient comme il lui appartient également. Il a beau avoir le cœur qui se soulève à l’entente de la belle déclaration de la trentenaire, le garçon serre la mâchoire, ne retenant que la fin de ses dires : « Alors tu m’aimes pas tant que ça si ça te suffit pas. » Il croise les bras, vexé. L’ego de Carter prend un sacré coup. Pourtant, ses intentions sont nobles quand elle dit qu’elle ne veut pas le lui reprocher et qu’elle met un terme à leur histoire pour éviter de plonger leur couple dans un échec des années plus tard, mais Carter ne se projette pas si loin et la différence entre eux, elle est là. Il vit dans le moment présent, elle pense à l’avenir. Têtu, il ne veut pas comprendre. Et bien plus égoïste qu’elle, l’adolescent expose sa vision des choses puisqu’elle lui en donne la possibilité. Il s’est rapproché d’elle, mais sa voix se fait plus accusatrice. « Je peux pas avoir un gosse maintenant. Moi ce que je veux c’est avoir ma carrière dans la musique, pouvoir voyager dans le monde et t’emmener partout avec moi. M’enchainer à un mioche c’est la mort. » Il veut lui faire entendre qu’elle lui en demande beaucoup et que s’il est prêt à faire des concessions, il n’est pas résolu à élever un enfant à tout juste dix-huit ans. Ca serait le priver de sa jeunesse. « En plus, déjà que j’ai dû cacher notre relation à tout le monde, là avec un gosse ça sera quoi ? Tu vas me demander de prétendre que je suis ton frère ou ton fils ? Et puis t’auras d’yeux que pour lui et au final je passerais au second plan, et j’en n’ai pas envie. » Il ne veut pas la partager. Il ne veut pas d’enfant, parce qu’il sera privé d’elle si c’est le cas. Il n’a aucune envie d’être père, d’avoir des responsabilités. Mais il ne veut pas la perdre, alors une fois de plus après avoir décoiffé ses cheveux blonds, il suggère quelque chose, sachant très bien que ça ne lui conviendra pas puisqu’elle n’enfantera pas.« Ou alors… si tu veux vraiment un enfant tu peux adopter, mais je veux pas m’en occuper. »

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Monroe Keynes

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Message· · Sujet: Re: So change your mind and say you're mine (m/c) So change your mind and say you're mine (m/c) EmptyMar 25 Juin - 12:14



'Cause I know this love seems real
but I don't know how to feel.
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@carter harwell

y'a ce désir d'enfanter. ce besoin devenu oppressant d'être mère. bien plus qu'une envie. bien plus qu'une simple passade. tu es née pour ça, monroe. pour mettre au monde un enfant. pour nourrir en ton sein la chaire de ta chaire. pour protéger un petit être qui sera tien. toutes les femmes sont nées avec ce gêne là. celui de vouloir, un moment ou à un autre, devenir mère. tu le sais que c'est différent pour les hommes. la plupart du temps, ils souhaitent et acceptent de devenir père lorsque l'enfant est dans leurs bras. mis au pied du mur. eux n'ont pas cet instinct qui te bouffe. qui te prend aux tripes. c'est différent. ce n'est pas comparable. et encore plus lorsque celui que tu imagines être le père de tes enfants, l'homme de ta vie, n'a pas encore dix-huit ans. évidemment qu'il n'est pas prêt, carter. évidemment qu'il n'a pas ce projet là en tête. si à son âge, tu voulais déjà devenir mère, tu étais tout de même consciente qu'il était bien trop tôt pour toi. et tu tentes de garder ton calme, monroe. encore plus lorsqu'il prononce ces mots. ceux d'un monde superficiel qui ne te ressemble pas. ceux qui prouvent que carter ne te connait peut-être pas vraiment. pas autant que tu le pensais, en tout cas. poings et mâchoire serrés. tu préfères ne pas rétorquer. le plus important à tes yeux, c'est qu'il comprenne. qu'il puisse encaisser le contre-coup de cette rupture. qu'il accepte ta décision. ces choix difficiles que tu as pu faire. cinq ou dix ans ? tu t'rends compte de ce que tu dis ? je ne pourrais plus faire d'enfant dans cinq ou dix ans ! le ton s'élève. tu le regardes faire les cent pas dans l'appartement tandis que tes mains menacent d'exploser le marbre du plan de travail que tu serres. égoïste. c'est cette part de lui qu'il te montre. et qu'au fond, tu peux comprendre. il te veut pour lui seul. il voudrait t'afficher comme un trophée à son bras. matez moi cette milf que j'me tape. vous ne vous comprenez pas. vous ne vous comprenez plus. y'a ce gouffre qui s'installe entre vous. et vos différences qui font surface. tu as longtemps tendu le dos. tu as longtemps espéré repousser cette échéance. parce que tu étais bien, avec lui. parce qu'il n'y avait pas vos années d'écart pour vous séparer quand vous étiez ensemble. c'était bien plus simple. bien plus facile. y'avait cette insouciance. cette naïveté de s'aimer. c'était vous contre le reste du monde. il n'y avait rien pour vous séparer. rien pour faire de l'ombre à ce magnifique tableau que vous avez peint de vos doigts. de vos corps. peut-être. ouais. peut-être que tu ne l'aimes pas assez pour faire des concessions. pour faire cette concession. peut-être que cet instinct maternel dépasse tout. même cet amour que tu lui portes. peut-être que tu termineras seule. vieille et aigrie d'avoir laissé passer ta chance avec lui. tu n'en sais rien, monroe.

mais tu te rends compte de ce que tu dis ?! y'a les derniers mots qui deviennent plus aigus. qui montent dans les octaves. cette fois, tu en as entendu trop. bien trop pour garder ton calme. bien trop pour continuer à encaisser ses mots. t'es égoïste, carter ! un doigt accusateur pointé vers lui. et cette fois, tu n'arrives plus à retenir tes larmes. y'a les sanglots que tu peux encore étouffer. la voix tremblante. tu as toujours su te contrôler, monroe. tu as toujours réussi à cacher tes émotions. à les maîtriser. mais c'en est trop, cette fois. entre la colère et la déception. entre la fureur et l'incompréhension. tu ne vois que ton nombril. pas plus loin que le bout de ton nez. les reproches fusent. mais tu sais, monroe. tu sais que tu ne vaux pas mieux. parce que c'est tout autant égoïste de ta part d'en arriver là. parce que c'est tout aussi égoïste de préférer un enfant à lui. c'est quoi la suite de ta connerie, hein ? tu préfères ne pas l'entendre. t'es incapable de croire qu'il puisse penser ce genre de choses. t'es incapable de considérer que vos chemins se sont à ce point éloignés. finalement, tu aurais dû t'en douter. il n'y a jamais eu d'autre issue. ce que tu veux, ce n'est pas ce que je veux. et pour ça, ça ne fonctionnera jamais entre nous. le ton est plus doux. plus calme. et pourtant, les mots sont bien plus difficiles à prononcer. bien plus durs.

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Carter Harwell

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Message· · Sujet: Re: So change your mind and say you're mine (m/c) So change your mind and say you're mine (m/c) EmptyMar 25 Juin - 17:30

Il se demande encore comment ils ont fait pour en arriver là. Les disputes ont été rares en deux ans. Peut-être parce qu’ils ne se voyaient pas si souvent que ça, peut-être parce qu’ils n’abordaient pas les sujets qui fâchent autrefois. Ils ne vivaient que pour les bons moments. Ca lui manque, Carter, de pouvoir se lover contre elle, d’écouter battre son cœur à l’unisson avec le sien. C’était si simple avant. Là, il a l’impression d’avoir le couteau sous la gorge. Elle veut lui imposer quelque chose qu’il ne peut évidemment pas lui offrir tout de suite. Il sait qu’il finira par fuir s’il se force à envisager devenir père. Pourtant, il essaie d’être positif, il essaie de lui dire que ça changera, qu’avec le temps il pourrait le considérer, mais même cette option ne convient pas à Monroe. Il se défend, une fois de plus. Elle aura presque 39 ans dans cinq ans, ce qui ne va pas sans lui rappeler la situation de sa propre mère. « Mais bien sûr que si ! Ma mère m’a eu à 39 ans ! Elle en n’est pas morte ! » Certes Mme Harwell avait eu trois autres enfants avant lui, mais il voulait lui montrer que c’était tout à fait possible. L’attente devait cependant la tuer. Il l’avait bien compris, il s’agissait là du rêve ultime de cette femme incroyable. Il y avait réfléchi. Il s’était dit que plutôt que de la perdre, il serait prêt à lui offrir une fois de plus ce qu’elle désirait, car il ne supporterait pas de la voir aux bras d’un autre homme. Mais même à se convaincre que c’était la seule solution, il faisait un blocage. Si bien qu’il avait acheté une boite de préservatifs, craignant qu’elle ne tombe enceinte. Elle s’insurge, et lui face à leurs divergences ne perçoit qu’une seule chose : « J’ai l’impression qu’en fait je te sers qu’à ça. Que le but ultime de cette relation c’est que je te fasse un gosse, le reste tu t’en fous ! » Etait-il une bonne poire ? Il en doutait, parce qu’il y avait des couples bien moins complexes et des personnes de son âge qui auraient pu lui offrir ce qu’elle désirait. Il est si contrarié qu’il balance des âneries sur le coup de la colère, incapable de maitriser ses émotions, lui qui est si je-m’en-foutiste d’ordinaire. Il s’arrête de faire les cent pas lorsqu’elle avoue à demi-mot qu’elle ne l’aime pas autant que ce qu’elle aurait pensé. Cette remarque fait mal. Elle l’étouffe. Son visage se tord dans une expression grimaçante, perdu entre l’impassibilité et la souffrance perceptible mais il est incapable de dire quoi que ce soit. La chute est vertigineuse, il en a la nausée. S’il retient ses larmes, c’est parce qu’il est désabusé et qu’il ne réalise pas encore. Le monde autour de lui devient un bourdonnement, il n’entend même plus la voix de Monroe s’en prendre à lui, jusqu’à ce qu’il entende un reproche que son entourage n’a cessé de lui répéter. De l’entendre de la bouche de celle pour qui il a tout fait, c’est trop. Cette fois, le visage du blond devient rouge et il laisse éclater sa colère : « Moi égoïste ?! » Qu’il répète comme s’il avait mal entendu. « Tu plaisantes, j’espère ? Mon monde n’a tourné qu’autour de toi, je me suis plié à toutes tes exigences sans jamais rien dire, j’ai menti à ma mère pour te couvrir, je t’ai traité comme une reine, et je suis égoïste ?! » Il respire plus que bruyamment, agacé de voir qu’une mise au point ne sert à rien, qu’elle a déjà pris sa décision et qu’elle ne reviendra pas dans ses bras. Il ne supporte pourtant pas la voir pleurer, il culpabilise, il voudrait se calmer, s’excuser, mais à quoi bon ? Ca ne marche de toute façon pas. Il se tait un instant, lui tournant le dos parce qu’il ne veut pas craquer devant elle, mais il est forcé de constater que la douleur qu’il ressent est bien trop vive pour qu’il ne lâche pas prise. Laissant un sanglot s’extirper tant bien que mal de sa bouche fermée, les larmes elles, coulent sur ses joues à torrent, telles les chutes du Niagara. Il pleurniche et marmonne et il fait terriblement son âge à cet instant. « J’ai mis de côté ma fierté pour toi. Je suis venu jusqu’ici pour toi. Ca fait six mois que j’ai eu aucun rapport sexuel, parce que je te respecte, alors ne me dis pas que je suis égoïste, parce que s’il y a une personne égoïste ici, c’est toi ! » Il sait pourtant que les torts sont partagés, mais il comprend également que c’est terminé. « Tu réalises même pas ce que tu me demandes. » Il énonce cela d’une toute petite voix, comme lessivé par cet échange qui n’a rien de positif.

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