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 n°2301 ♦♦ so hard to see your face again.

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Message(#) Sujet: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Mar 26 Jan 2010 - 22:25



SO HARD TO SEE YOUR FACE AGAIN
starring Eliès Abatucci & Joan Reaghan




Ces derniers mois elle avait comme la sensation de ne plus se reconnaitre. Elle regardait son reflet dans le miroir, il lui renvoyait la même image, et pourtant ses yeux ne semblaient pas percevoir la même chose. Comme si tout avait changé en elle. Elle persistait à agir de manière habituelle, même si en elle, rien n’était ordinaire. Elle n’avait pas pour habitude de ce sentir aussi mal, de s’écœurer elle-même. Elle avait l’habitude de voir des traces de fatigue sur son visage, ayant toujours eu un sommeil agité, mais elle avait comme l’impression qu’elles n’avaient jamais été aussi marqué et creusé que ces derniers temps. Elle effaça rapidement la buée qui s’était déposée sur le miroir de la salle de bain. Elle était de repos aujourd’hui, une journée qui s’annoncerait atrocement longue. D’autant qu’elle savait parfaitement que sa sœur en profiterai pour sortir, après-midi shopping avec ses amies pétasses. Oui Joan n’aimait pas beaucoup les amies en jupes courtes de sa petite sœur. Elle allait surement devoir l’accompagner à un point de rendez-vous en plus. Le genre de chose qui avait une furieuse tendance à l’irriter, elle n’aimait pas être prise pour un chauffeur, mais elle préférait ça, au moins elle avait un minimum de contrôle, sachant où elle était du moins dans la seconde où elle la déposait. Elle n’était pas encore dupe et savait parfaitement qu’elle pouvait lui mentir et faire tout autre chose. Et pourtant Joan espérait secrètement que sa sœur ait suffisamment confiance en elle pour tout lui dire. Qu’elle ne soit pas encore en âge de vouloir trop d’espace, où qu’elles soient assez proche pour pouvoir parler de tout. Mais ça n’avait pas manqué, alors que Joan tentait de rassemblait ses cheveux en un chignon vainement, la petite bouille de sa sœur se dessina dans l‘encadrement de la porte. Ce qu’elle avait pu grandir, elle n’avait d’ailleurs jamais été aussi nostalgique que depuis quelques jours, chaque occasion était bonne pour se remémorer les bons moments avec sa petite sœur, qui n’était d’ailleurs plus si petite. « dis tu m’emmènes à Fairway Place aujourd’hui ? Je dois y retrouver Emy et Caro. » affichant une mine bougonne, elle ne refusa pourtant pas. Enfilant rapidement un bas de jogging, un débardeur et un pull bien trop large pour sa si fine silhouette. Elle se mit rapidement en route avant de se rappeler d’un détail. Beaucoup pourrait trouver ça exagéré mais elle estimait que vérifier la tenue vestimentaire de sa sœur était très important un rituel peu habituel qui avait tendance à pourtant amuser Anita. « baisse toi que je vérifie si tes fesses sont couvertes. » peu habituel comme rituel hein ? Vérifier qu’elle ne porte pas de culotte à ficelle comme elle les appelle et surtout que ça ne dépasse pas de son pantalon, chose qu’elle trouve tout simplement vulgaire, mais qu’elle a déjà vu sur ses amies. Qui sait ce qu’une ado serait capable de faire pour se faire remarquer.
Même si passer l’après-midi seule ne l’a réjouissait pas, elle l’avait tout de même accompagné, son regard de chien battu avait tendance à bien souvent l’attendrir, et assouplir ses décisions. Une fois de retour chez elle, elle se demandait si passer du temps sur sa moto récemment récupérée à la décharge, ne serait pas une bonne idée. Oui elle aimait retaper des engins entièrement, prendre une épave et en faire un véritable bijou. L’occasion pour elle, d’être un temps soit peu fière d’elle-même. Il était évident que pour la jeune femme ce n’était pas la grande forme ces derniers temps. Sa sœur l’avait tout de suite su bien sur, et avait passé énormément de temps avec elle. D’où ce besoin de l’avoir continuellement près d’elle. Joan n’avait jamais pensé traverser quelques choses d’aussi dure, elle n’avait jamais pensé qu’elle pourrait être un jour aussi fragilisée. Anita fut un véritable soutient pour elle, et cela les avait incontestablement rapproché. Mais ce dégout d’elle-même était persistant, un peu trop, alors la satisfaction du travail bien fait, ne serait pas de trop. Si cela faisait déjà plusieurs semaines qu’elle travaillait la dessus, il lui faudrait sans doute encore plusieurs semaines, mais la mécanique lui permettait aussi de s’évader, de ne penser à rien d’autre qu’à la machine qu’elle réparait. Cela devait probablement faire plus de trois heures qu’elle travaillait sans relâche, sans avoir pris le temps d’une pause, lorsqu’elle entendit la sonnette. Elle n’avait pas franchement envie de se lever, peut être un élan de flemme, ou une absence totale d’envie de communiquer avec l’extérieur. Elle n’avait envie de voir personne, probablement qu’il s’agissait d’une voisine en manque d’œuf, encore que, la précédente ce les était pris dans la tronche, il était peu probable qu’une autre s’y risque. Elle se leva donc sans la moindre motivation, se lavant rapidement les mains lorsqu’elle passa par la cuisine, et arriva à la porte d’entrée. Espérant que le temps qu’elle aurait pris, aurait fait fuir son invité surprise. Malheureusement lorsqu’elle ouvrit la porte elle s’aperçut bien vite qu’il ne s’agissait pas d’une voisine en manque d’œuf …



FLASH BACK
Septembre 2010

Ses idées étaient flous, complètement embrumées. Elle n’arrivait pas à penser en réalité, elle pensait tellement qu’elle ne savait plus discerner une quelconque pensée par rapport à une autre. Elle était tout simplement perdue, elle ne s’était jamais imaginée se retrouver dans une telle situation. On a toujours la sensation que cela ne peut arriver qu’aux autres. Et ce jour là elle s’était aperçut que cela était bien trop naïf. Apparemment elle faisait partie des autres cette fois-ci. Au début elle ignorait si elle devait en parler à quelqu’un d’abord, pour se rassurer, pour avoir la conscience tranquille, un soutient. Enfin n’importe quoi, mais elle avait finalement décidé d’agir en personne responsable et d’en parler d’abord au premier concerné. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire après tout. Les autres auraient largement le temps de l’apprendre. Même si ils avaient peu parlé durant ses derniers mois, du moins pas assez pour se connaitre en profondeur, elle savait parfaitement où le trouver. C’était comme si elle le connaissait par cœur, comme si il n’avait aucun secret pour elle, alors qu’il était évident qu’elle ignorait tout de lui. Joan se rendit dans un bar mal-fréquenté de Miami, l’un de ceux où une jolie fille n’ose s’y aventurer que si elle a un goût prononcé pour le risque. Néanmoins elle ne s’était pas trompé il était bel et bien là. Accoudé au bar. Sa silhouette la réconforta d’une certaine manière, elle esquissa un doux sourire en voyant son visage. Même si elle ne voyait que son profil, elle le connaissait tellement bien qu’elle n’avait plus besoin de le voir réellement pour voir son doux visage. Il était gravé dans sa mémoire à l’encre indélébile. Elle était certaine que même des années plus tard, elle verrait encore très clairement son visage, comme si il était toujours là. S’approchant de lui, elle prit soin d’effacer toute trace de son sourire, avant de s’assoir sur un tabouret voisin au sien. Il ne s’était pas retourné pourtant elle savait parfaitement qu’il était conscient de sa présence. Elle ne commanda rien, se retournant directement vers lui, comme si elle n’était là que pour lui, en réalité c’était bel et bien le cas. Il semblait pourtant complètement accaparé par le verre qu’il était entrain de descendre, ignorant presque sa présence. Mais c’était coutumier entre eux, elle n’y prêta aucune attention. « j’ai quelque chose de très important à te dire. »

FIN FLASH BACK



A cette minute pourtant elle aurait préféré qu’il s’agisse de sa pétasse de voisine, saucissonnée dans une robe taille 36 alors qu’il était évident qu’elle remplissait largement un 40. Voir son visage elle y était habitué, elle le croisait souvent, et de toute façon elle n’avait qu’à fermer les yeux pour le voir. Sans doute la raison pour laquelle elle ne dormait que très peu, elle ne supportait plus de voir son visage. Si autrefois il éveillait chez elle, une indescriptible envie de sourire, aujourd’hui il ne laissait plus qu’une trop grande place aux larmes. Mais qu’il soit là devant elle, avait fait bondir son cœur, elle avait presque sentit la déchirure comme si cela pouvait être réel. Il ne s’agissait que d’une image elle le savait, pourtant elle avait comme cette sensation d’une entaille profonde dans son cœur, que sa présence ne faisait qu’agrandir encore plus. Pourtant elle ne lui claqua pas la porte au nez, bien décidé à se montrer forte, plus forte qu’elle ne l’avait été ces derniers mois. « tu veux quelque chose ? » elle n’avait pourtant pas envie de se montrer aimable. elle faisait pourtant preuve de beaucoup d’effort pour ne pas se laisser aller aux larmes qui ne demandaient qu’à sortir. Sa voix n’en portait aucune trace, et pourtant au fond d’elle, elle pleurait, elle pleurait l’absence dont il était responsable …
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Message(#) Sujet: Re: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Mer 27 Jan 2010 - 13:46

Les regrets sont le propre de l’humain du moins c’est ce que disent la plupart des gens. L’homme ne peut passer sa vie sur terre sans avoir au moins regretter une petite chose. D’ailleurs, la plupart des personnes sur cette terre en regrettant car on commet tous des erreurs qui nous rendront triste voir totalement dévasté mais en regrettant nous essayons de nous racheter une bonne conscience face à des actes que nous jugeons d’une certaine manière beaucoup trop maléfiques. Bien entendu, il existe un groupe de personnes qui arrivent à passer leurs vies sans avoir aucun regret. Le cœur est tellement noir qu’il ne peut nullement regretter le mal qu’il fait au monde. Ses personnes passent leur existence en traînant derrière elle un sac remplit de lourds secrets, de choses qu’ils ne diront jamais car leur vie n’appartient qu’à eux. D’ailleurs si quelqu’un leur parlait de regrets et bien ils se mettraient sans doute immédiatement à rire trouvant que ce mot n’a aucune existence valable que ce n’est qu’une chimère stupide que l’on s’inventait pour se donner bonne conscience lorsqu’on agissait. Pourtant, parfois, certaines personnes s’étant promises de ne jamais s’en vouloir pour une chose qu’ils avaient faites changent malheureusement de camp et lorsque pour la première fois de votre vie vous êtes totalement désoler d’avoir fait souffrir quelqu’un cela ne sera jamais une bonne chose. En effet, comment le cœur si noir que vous aviez avant, plus dure que de la pierre, a-t-il pu se laisser attendrir de la sorte ? Et lorsque cela arrivera votre univers vous semblera perdu.

Il était là devant cette maison et il en avait marre de ce cœur dans sa poitrine. D’ailleurs il se demandait même pourquoi il existait puisqu’il n’avait jamais vraiment servit. Un cœur noir voilà ce qu’il était et il n’avait jamais demandé à être un autre. La vie lui semblait tellement plus facile avant, il n’avait qu’à aller dans un bar, draguer la première demoiselle qu’il voyait, passer la nuit avec elle et dès le jour suivant, il pouvait recommencer. Aucune attache, aucun amour, il était libre de ses actes, de son corps et cela lui plaisait tellement de pouvoir sentir qu’il n’appartenait à personne. En effet, la liberté était une chose qu’il avait toujours désiré plus que tout et sans laquelle et bien il aurait bien du mal de vivre. Malheureusement, maintenant, il n’était plus cet étalon libre de cavaler de ville en ville, il n’était plus que l’ombre de lui même coincer dans son deux roues. Tout avait changé depuis qu’il avait perdu l’usage de ses jambes. Comment cela s’était-il passé ? Il n’en avait aucune idée, on lui avait raconté qu’il avait été percuté par une voiture et qu’une âme généreuse avait appelé l’hôpital ce qui lui avait sans doute sauvé la vie. Mais pour lui tout était différent car ce n’était plus vraiment sa vie, ce n’était pas comme cela qu’il se voyait vivre encore et encore, il ne pouvait plus aller nulle part sans demander un peu d’aide. Et puis, il ne supportait pas les regards compatissant voir même remplis de pitié que pouvaient avoir certaines personnes. Lui qui avait toujours été fière ne supportait pas vraiment. D’ailleurs, à ce moment même, il n’était nullement fier de ce qu’il allait faire et il ne savait même pas comme cela allait se passer. Tout ce qu’il savait c’est qu’il devait rouler jusqu’à cette maison et sonner malheureusement cela lui semblait plus facile à dire qu’à faire. Il n’avait jamais été du genre à faire le premier par, il n’avait jamais été le genre de garçons qui rappellent les filles c’était elles qui le faisaient et lui ne les rappelait jamais. Et puis, il ne comprenait pas pourquoi il ne pouvait s’empêcher d’avoir envie de la revoir et surtout pourquoi il avait tellement envie de lui reparler. Cela devait faire un peu moins de 4 mois qu’ils ne s’étaient plus parler. Alors, il ne comprenait pas ce besoin qu’il avait d’aller jusque chez elle et d’avancer vers cette porte sans vraiment savoir s’il allait réussir à sonner au nom. Il était angoissé et ne savait pas vraiment comment réagir, il aurait aimé être encore à l’hôpital et s’injecter une dose de morphine dans le corps. Pire qu’une drogue, il se sentait tout de suite mieux, apaiser et c’était le seul moyen qu’il avait réussit pour trouver le sommeil. D’ailleurs, il ne devait sûrement pas être très beau à voir. Lui qui aimait tellement être toujours propre sur lui affichait maintenant une barbe de plusieurs jours et n’avait pas vraiment envie de se la raser. Il faut dire que dans sa tête, il avait tout perdu, son charme était partit en même temps que l’usage de ses jambes mais déjà bien avant, il y avait quelque chose d’un peu brisé en lui. Est-ce que c’était pour cela qu’il venait ? Parce qu’il n’était plus le même depuis quelque temps et qu’elle semblait être la cause de ce changement ? Parce que lorsqu’elle est partie une partie de lui à changer ? Peut-être une chose était sûr c’est qu’il n’avait jamais été aussi perdu de toute sa vie. Il était là, le regard dans le vide et il ne savait nullement comment réagir. Alors, il prit le peu de courage qui lui restait et il avança tout doucement vers la porte d’entrée et il sonna. Heureusement que la sonnette ne se trouvait pas au-dessus des marches. A l’instant même où il avait sonné tout ce qui c’était passé lui était revenu en mémoire comme par magie.

♣FLASH BACK♣

De plus en plus souvent, il aimait ce retrouver dans les bars. Avant, il y allait déjà souvent mais il n’avait pas vraiment de but précis tout ce qu’il voulait faire c’était s’amuser et s’il repartait avec une fille avant la fin de la soirée et bien c’était tant mieux. Mais depuis quelques temps, il venait de plus en plus dans ce genre d’endroit, il cherchait de plus en plus à draguer les demoiselles et surtout il buvait aussi de plus en plus ? La raison, il sentait que quelque chose n’allait plus chez lui et cela le perturbait tellement qu’il essayait de se prouver le contraire, de se prouver qu’il n’avait nullement changé que tout resterait toujours pareil parce qu’un homme comme lui ne pouvait nullement changer. Alors, il buvait pour essayer d’oublier tout ce qui se passait en lui et tout ce qu’il n’aimait pas. Il faut dire qu’il aimait cette liberté qu’il avait acquise depuis des années personnes ne pouvait le retenir à un endroit et pourtant, il venait de réaliser un exploit, cela ferait bientôt un an qu’il vivait à Ocean Grove. Rien que de repenser à cette idée, l’envie de prendre une nouvelle gorgée le prit et c’est ce qu’il fit. Il regardait autour de lui mais son regard était vide car il réfléchissait trop ses derniers temps. Il avait essayé de partir quelques fois mais il n’y était jamais arriver, quelque chose l’avait toujours empêché d’agir et le pire c’est que ce qui l’empêchait de partir arrivait vers lui. Se retournant immédiatement, il espérait que Joan ne l’ait pas vu car il n’avait nullement envie de la voir aujourd’hui. Du moins, c’est ce que sa tête lui disait mais son foutu cœur pensait différemment mais il essayait de ne pas y faire attention car quelqu’un comme lui ne pouvait avoir de cœur. Il restait ainsi alors qu’elle se trouvait juste à côté de lui. Réagir conduirait à sa perte, elle devait comprendre qu’il n’avait aucune envie de lui parler, qu’il ne voulait rien avoir à faire avec elle que rien que de la savoir ici était une horreur pour lui. Il se détestait car il ressentait ce cœur battre un peu trop vite à son goût lorsqu’elle était là. « j’ai quelque chose de très important à te dire. » Et s’il y a bien une chose qui ne semblait pas vraiment réjouissant c’était bien celle là. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien avoir de s’y important à lui dire pour venir l’emmerder alors que lui et bien il avait rien demander à personne. Devait-il faire comme s’il ne l’avait pas attendu et rester ainsi ou au contraire, devait-il lui répondre et savoir ce qu’elle tenait tellement à lui dire. Le jeune homme lâcha un grand pouf avant de boire une autre gorgée de son verre. « Tu ne vois pas que je suis occupé ? Tom donne moi s’en un autre. » Une chose était sur c’est qu’il allait bien boire ce soir car rien que d’avoir revu Joan le rendait malheureusement parce qu’il ne supportait pas de ressentir ce qu’il ressentait malheureusement pour elle ou du moins ce qu’il commençait à ressentir. Il espérait qu’une seule chose, qu’elle daigne partir mais cela ne semblait nullement être le cas. « Et tant que t’y es met moi une Tequila pour la demoiselle. » Il fit une petite pause avant de se tourner vers la jolie blonde qui ne semblait nullement décider à partir. « Qu’est ce que tu me veux Joan ? » Dès que sa boisson arriva, il en bu une grosse gorgée s’attendant déjà au pire.
♣FLASH BACK♣


Alors qu’il revenait doucement à la réalité, il la vit, si douce, si charmante, si elle-même et une chose était sur c’est qu’elle n’avait pas changé, elle était toujours si belle. Pourtant, elle semblait différente de l’intérieur. Elle avait l’air d’une certaine manière totalement perdue et il n’aimait pas vraiment la voir ainsi. Ce qu’il aimait encore moins c’était son foutu cœur qui ne pouvait pas s’empêcher de battre plus fort lorsqu’elle était là. Est-ce que c’était pour cela qu’il était venu ? Parce qu’il avait tellement envie de la voir, parce que ces derniers mois avaient été une torture pour lui ? Parce que pendant ses derniers mois, il n’avait pensé qu’à une seule chose, le petit être qui aurait du grandir dans le ventre de la belle blonde mais qui ne grandirait jamais. Il la regardait et des millions de regrets lui venaient en tête et il détestait cela. « tu veux quelque chose ? » Il sentait rien qu’au son de sa voix qu’elle n’était nullement contente de le voir ici et cela ne lui donnait que plus envie de partir mais il devait rester car il en avait besoin. Il avait besoin d’une chose qu’il détestait tellement. Il voulait son pardon où au moins une chance qu’elle lui reparle un jour. Il se détestait de penser cela et surtout, il sentait que toute sa fierté n’existait plus, la vie avait tellement changé en 5 mois car pour la première fois de son existence, il éprouvait des regrets qu’il n’arrivait malheureusement pas à définir. La seule chose qu’il savait c’est que toutes les choses pour lesquelles il s’en voulait avoir un rapport avec la demoiselle. « Juste parler, aucune parole blessante, ni aucun mot incorrect, juste parler. » Il avait parlé d’une voix qui ne lui ressemblait guère. En effet, cela ne lui arrivait pas souvent de se trouver dans une personne qui n’oubliait pas. Même si pour le moment ce qu’il remarquait surtout c’est qu’il ne pourrait pas rentrer dans la maison de la belle blonde sans avoir un peu d’aide de sa part et cela le tuait encore plus d’une certaine manière. Il allait devoir demander de l’aide et s’il y a bien une chose qu’il ne supportait pas c’est de se sentir faible et surtout devant la demoiselle. « Joan, est-ce que ça te dérangerais de m’aider à rentrer ? » Il avait essayé d’être gentil mais son ton avait sans doute été plus que rageant. Cela lui demandait tellement d’effort d’être comme un poids mort que les gens étaient obligés d’aider et l’envie de boire un coup le reprit.
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Message(#) Sujet: Re: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Lun 1 Fév 2010 - 18:28



FLASH BACK

Depuis des mois qu’elle l’avait rencontré, leur relation n’avait eu de cesse de fluctuer, au début très conflictuelle, ils passaient plus de temps à se cracher au visage, qu’à manifester leurs attirances. Attirance au début purement sexuelle, facilement déchiffrable dans les gestes qu’ils avaient à l’égard l’un de l’autre. Peu à peu les insultes perpétuelles, et l’agressivité, avait laissé une petite place à la tentation, place qui grandissait avec le temps. Le premier à avoir l’autre avait gagné. Si ils mourraient tous les deux d’envie de céder à l’autre, leur orgueil les poussait toujours plus loin. Néanmoins sans qu’ils ne se l’avouent, la tentation, le désir existants entre eux, prenaient une place de plus en plus importante. Peut être même trop, résister était devenue presque impossible. Un jeu que l’on pourrait qualifier de malsain. Car si en apparence ils ne faisaient que s’amuser, profiter ensemble de plaisir charnel. Joan ne parvenait plus à cacher son envie de stabilité. Elle n’aspirait pas à une vie des plus structurée, mais pourtant elle aurait souhaité, que cette relation soit plus stable, savoir précisément à quoi s’en tenir. Même si elle avait toujours cette sensation de le connaître de le comprendre et le cerner à la perfection, elle savait que ce n’était qu’une apparence, qu’elle ne pourrait jamais réellement tout savoir de lui, encore moins comment le gérer. Un être si volatile, lunatique, aspirant à tellement de liberté, qu’elle enfermait un peu plus. Même si à la base ce n’était pas son souhait, s’était pourtant ce qui s’était passé. Ce jeune homme si loin de toute routine, avait pourtant pris ses habitudes avec la jeune femme. Des habitudes peu conventionnelles certes, mais elles étaient bien là.
Elle aurait aimé savoir sur quel pied danser avec lui, surtout dans ce genre de situation, savoir quoi dire, comment se comporter, pour qu’il comprenne qu’il ne s’agissait plus de jouer, c’était sérieux. Elle était pourtant très peu sérieuse, n’aimant pas se prendre la tête, elle ne se mêlait d’ailleurs que très rarement des affaires des autres. A moins que les problèmes de ces personnes la touchent, comme pour sa petite sœur par exemple. Lorsqu’il s’agissait de pouvoir aider, oui, elle préférait y mettre son petit grain de sel. Mais lorsqu’il s’agissait de se payer une migraine pour son propre compte, elle détestait ça, et le fuyait même. On aurait pu la croire lâche, fuyante, mais non pourtant, elle avait la force d’affronter les problème, elle l’avait toujours eu. Et ce soir elle avait du le prouver une fois de plus. Si elle aurait préféré rester dans son lit, éteindre la lumière et tentait de partir loin dans ses pensées. Si loin que rien ne pourrait plus l’atteindre, rester dans son lit et s’enfuir loin de tout problème, loin de lui et de ce qu’il avait apporté dans sa vie. Même si elle n‘aurait jamais été capable d‘avouer qu‘elle aurait préféré le voir rester, qu‘elle ne voulait pas passer les prochains mois seule. Seule signifiant à ses yeux, sans lui. Elle se détestait de lui avoir accordé une telle attention, elle qui s‘était fermée à toutes relations sans doute pour se protéger, elle n‘avait pas su faire avec lui. Elle avait voulu jouer mais au final, même lorsqu‘elle gagnait, elle se perdait un peu plus à chaque minute. Chaque seconde passait dans ses bras, était une minute de trop pour la femme indépendante qu‘elle voulait être. Parce que chacune de ses minutes étaient devenues des moments précieux qu‘elle n‘aurait voulu interrompre pour rien au monde. Ce jeu stupide entre eux avait duré des mois, elle avait adoré céder dans ses bras, le sentir contre elle, avoir la sensation durant un instant, qu’ils étaient seul au monde, sans que rien ne puisse venir gâcher ce moment. Seulement il y a des choses sur lesquelles nous n’avons véritablement aucun contrôle, du moins pas en apparence. Si ils s’évertuaient tout les deux à laisser croire à une relation mêlant simplement amusement et sexe, il était évident entre eux que cela avait dépassé les limites. Et pour cause, ils n’avaient de cesse de se revoir comme aimanté l’un par l’autre, ils ne pouvaient passer plus de quelques jours éloigné l’un de l’autre. Et pourtant au début il ne s’agissait que de hasard, des rencontres dû seulement au fruit du hasard. Et puis avec le temps ce n’était que leur volonté qui parlait.

Ce soir elle n’avait pas pris la décision d’aller le voir simplement pour repartir dans leurs vieilles habitudes. Ce soir elle n’avait pas prévu de geste déplacé, de regard plus qu’explicite pour lui dire à quel point elle pouvait le désirer. Ce soir elle avait besoin de l’homme qui se cachait derrière ce séducteur mystérieux et détaché de tout, qu’il voulait paraître aux yeux du monde. Elle avait besoin de sa solidité, pour se donner plus de force peut être. Pour la première fois en dix mois, elle avait besoin d’une conversation sérieuse, sans insulte ni méchanceté gratuite. Mais elle savait pourtant qu’il n’était pas près à l’écouter sérieusement, pouffant lorsqu’il réalisa qu’elle ne s’en irait pas si vite, il se commanda rapidement un verre de plus. « Tu ne vois pas que je suis occupé ? Tom donne moi s’en un autre. » Rien qu’à l’odeur Joan pu remarquer qu’il était assit là, à consommer depuis pas mal de temps. Levant les yeux au ciel, elle se contenait pour ne pas être trop agressive, pour ne pas ruiner elle-même toute ses chances d’obtenir une minute de son attention. « Occupé à boire comme un trou ? Ça ne prendra pas longtemps, prends ton mal en patience, s‘il te plait. » si d’ordinaire elle aurait pu se montrer agressive, et arrogante, cette fois-ci, sa voix s’était faite douce et calme, même si à l’intérieur de sa tête, le chaos régnait en maître. « Et tant que t’y es met moi une Tequila pour la demoiselle. » Lorsqu’il reporta son attention sur le barman pour commander un verre à Joan, elle s’empressa de faire un signe de tête négatif à l’adresse de ce dernier. Eliès déjà bien enivré, ne remarquerait surement pas qu’elle ne boirait pas le verre qu’il a commandé et qui n’arriverait pas par la même occasion. Apparemment ce n’était peut être pas le moment de lui en parler, mais y avait-il réellement un moment plus opportun qu’un autre ? Y avait-il d’ailleurs une marche à suivre qui rendrait les choses plus facile, plus simple ? Elle en doutait « Qu’est ce que tu me veux Joan ? » oubliant le ton qu’il avait employé, se maitrisant au maximum pour ne pas s’emporter trop facilement, elle avait cependant peur, même si cela ne lui ressemblait pas, si elle avait d’ailleurs cette fichue hantise de devenir faible et en proie à des peurs toutes aussi futiles les unes que les autres, elle tentait de la surmonter de son mieux. Concentrant toute son énergie à rester le plus calme possible, elle tentait de capter son regard, mais en vain, il s’évertuait à plonger le sien dans son verre. « je suis enceinte, et inutile de me bombarder de questions idiotes, si je viens te le dire c’est qu’évidement il est de toi. » elle s’était elle-même épatée à ne pas employer d’ironie, aucune arrogance ni de mot plus haut que l’autre. Le même ton aussi calme et doux qu’elle parvenait à maintenir depuis le début de cette conversation. Néanmoins ses mains enfouis depuis lors dans ses poches, tremblaient, la peur de sa réaction était telle, qu’elle se manifestait physiquement sans que Joan ne parvienne à avoir le contrôle.

FIN FLASH BACK


Il est parfois difficile de plonger son regard dans celui d’une personne qui nous a fait souffrir. Qu’importe la raison de cette blessure, c’était comme si le voir, la ouvrait de nouveau, et laissait son cœur se faire dévorer par toute cette peur, cette solitude mais surtout cette douleur.
C’était ce que ressentait Joan à cet instant, alors qu’elle croisait ce regard qu’elle pensait ne plus revoir. Alors qu’elle pensait s’être libérée de cette histoire, de tout ce qui pouvait la rattacher à lui, cela lui revenait en pleine figure. Comme si tout était là seulement enfouis si profondément qu’elle avait parfois l’illusion que cela avait définitivement disparu. Mais il n’en était rien, et elle réalisait toute l’ampleur de sa bêtise et de sa naïveté. Elle qui s’était cru bien loin de toutes ces histoires que se racontent ses groupes de copines superficielles qu’elle peut croiser de temps à autre. Elle se dégoutait de penser comme une fille trop sensible, comme si elle accordait de l’importance à un mec qu’elle s’était tapé dans un bar sous le coup d’émotions trop diffuses et confuses. Il n’y avait pas eu que cette fois là, mais pour elle, c’était préférable de s’en tenir à celle-ci. De se dire qu’ils ne s’étaient jamais revu après ça, qu’il fut une aventure de passage et rien d’autre. C’était plus simple à ses yeux d’ignorer tout ce qui avait pu se passer par la suite, c’était plus simple et moins douloureux surtout. Néanmoins le voir là dans son fauteuil, lui brisait le cœur, si elle s’évertuait de toutes ses forces à vouloir le haïr, à ce moment précis elle n’y arrivait pas, elle aurait voulu faire quelque chose pour lui, bien qu’il aurait mérité qu’elle l’abandonne, comme il avait très bien su le faire. « Juste parler, aucune parole blessante, ni aucun mot incorrect, juste parler. » il demandait exactement ce qu’il n’avait pas su faire avec elle, pourquoi aurait-elle la « gentillesse » de se comporter correctement avec lui, alors qu’il en avait été incapable ? Elle savait très bien ce qu’aurait répondu sa petite sœur, malgré son jeune âge et son immaturité face à certaine situation, il y avait des moments où Joan s’en retrouvait scotchée. Scotchée de l’entendre dire qu’elle n’avait pas à s’abaisser à son niveau, qu’elle valait mieux que lui, qu’elle n’avait pas à agir avec rancune, parce que cela ne lui apporterait que plus de souffrance. Elle prit alors son courage à deux mains comme on dit, pour rester calme et détachée, comme si elle se fichait qu’il soit là, comme si cela n’avait pas d’impact sur elle, alors qu’en clair, si bien sur que ça en avait. « si c’est ce que tu veux. » Cependant elle demeurait surprise d’un tel calme venant de lui, d’une telle démarche surtout. Cela ne lui ressemblait pas, elle cherchait déjà dans son esprit la raison de ce revirement de situation, peut être avait-il besoin de quelque chose. Elle ignorait la raison de sa présence ici, la raison de ce changement soudain, et elle ne cachait pas qu’elle était curieuse de connaître le mot de la fin. « Joan, est-ce que ça te dérangerais de m’aider à rentrer ? » consciente de l’effort considérable qu’il venait de faire en lui demande de l’aide, elle n’osa pas une remarque qui aurait été déplacé, et aurait sans doute ruiné toutes ses chances d’en savoir plus sur sa venue. Malgré le ton un peu agressif qu’il avait employé, elle ne se formalisait pas. Le contournant pour le faire entrer, elle ne prononça pas le moindre mot. Et pourtant elle n’avait de cesse de l’observer. Constater qu’il se négligeait un peu, qu’il se laissait probablement aller, prenant sans doute comme excuse son récent handicape. Même si la rancœur qu’elle gardait au fond d’elle, l’aurait sans doute poussé à de telles mesquineries, elle résistait, décidant de demeurer le plus courtoise possible. Une fois qu’elle était parvenue à lui faire passer la porte d’entrée, elle la referma, se retournant vers lui, croisant les bras sur sa poitrine. Le regard assez sévère, elle ne parvenait pas à éclaircir ses idées pour y trouver des mots délicats, néanmoins elle s’y risqua. « bon et bien je t’écoute, qu’est ce que tu voulais me dire au juste ? T’as besoin d’argent ? T’as besoin de quelque chose en particulier ? » si elle ne s’était pourtant pas montrée agressive, elle avait conscience, qu’il pourrait s’emporter, et à la limite elle s’en moquait, si il faisait des efforts, elle aussi, les larmes qui avaient pris possession de sa gorge ne semblait pas vouloir partir. Et elle ignorait si elle serait capable de tenir tout le long d’une conversation courtoise pour éviter de se montrer si faible. Surtout face à lui, elle ne voulait pas lui montrer à quel point elle souffrait, et surtout elle était intimement convaincu que pleurer face à lui, serait lui donner une preuve de son attachement, et ça elle n’y était pas du tout résolue. Prenant une faible inspiration, elle recentra ses idées, afin de s’adresser à lui correctement. « On recommence, tu voulais me parler de quoi ? » elle tentait d’imaginer une tout autre personne, quelqu’un qu’elle n’aurait pas l’envie de battre à mort dans l’espoir que sa douleur disparaisse définitivement, cependant consciente que le perdre si radicalement serait sans doute plus douloureux encore.
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Message(#) Sujet: Re: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Ven 12 Fév 2010 - 14:20

♣FLASH BACK♣

Il est parfois dur pour une personne de savoir ce qu’elle veut. En effet, certaines fois, nos choix sont d’une facilité déconcertante. Par exemple, il est très facile de savoir si l’on va prendre un ou deux sucres dans son café. Pour les filles, il est nettement moins facile de savoir ce qu’elle va porter le lendemain matin. Mais là où cela se complique vraiment c’est quand nous ne sommes pas sûr de ce que nous voulons. En effet, notre corps nous dit une chose, notre cœur une autre et puis notre esprit une troisième. C’est exactement ce qui se passait dans la tête du jeune homme et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle il buvait autant. Certes, il avait toujours aimé boire mais avant, ce n’était que pour s’amuser, il n’en avait pas vraiment besoin. Il se contentait de faire comme tout le monde, de boire un peu pour se mettre dans une ambiance festive et il adorait cela. Maintenant, l’alcool avait prit une toute autre dimension, c’était le seul et l’unique moyen qu’il avait trouvé pour faire taire ce tourment en lui. Alors, il buvait de plus en plus jusqu’à ne même plus savoir qui il l’était. Cela l’amenât à se retrouver dans les lits de demoiselles avec lesquelles il ne se souvenait même plus qu’il avait parlé. Avant, se trouver dans le lit de quelqu’un lui paraissait tellement agréable alors que maintenant, ce n’était plus qu’une sorte d’échappatoire. C’était la seule façon qu’il avait trouvé pour essayer d’oublier la jolie blonde qu’il avait toujours en tête. Pourtant, toutes ses conquêtes lui paraissaient tellement fades en comparaison de cette jolie demoiselle. Il faut dire que dès le départ, ce qui s’était passé entre eux n’avait rien de logique. Premièrement, il a joué le jeu du petit ami pour la sauver lui qui ait très loin d’être un prince charmant et puis, elle l’a embrassé alors que d’habitude, c’est toujours lui qui fait le premier pas. Et ils se sont détestés sans même qu’il ne comprenne comment. Tout cela rend leur relation impossible à comprendre puisqu’ils se haïssent, se désire et entre dans l’une des relations des plus malsaines qu’il soit. Bien entendu, dans l’esprit du jeune homme, elle n’est qu’une femme comme les autres du moins, c’est ce qu’il se persuade tous les jours car pour lui, c’est impossible qu’il aime. Alors il boit et il oublie qu’il n’arrive pas à penser à une autre qu’elle, que le fait qu’elle soit où non à côté d’elle ne change pas grand chose à la situation, que tout reste pareil dans son esprit et qu’elle commence peu à peu à prendre possession de son cœur. Il la haïssait d’ailleurs pour cela, il savait que sans elle et ses pouvoirs presque mystiques, il aurait déjà quitté cette ville car l’envie d’aventure n’était plus pareil en lui. Il ne voulait pas partir car il ne voulait nullement laisser et rien ne pouvait faire plus mal dans son cœur que de savoir qu’il était devenu un être fragile où du moins, qu’une fille tel que Joan avait réussit à provoquer une faille dans sa manière de fonctionner. Le seul point positif que l’on pourrait y trouver c’est qu’il n’a jamais si bien peint que depuis qu’une sorte de muse est apparue dans sa vie mais son haleine ainsi que tout son corps n’a jamais été autant imbibé d’alcool. C’est d’ailleurs pour cela qu’il essayait de ne pas faire attention à sa nouvelle présence dans la pièce. En effet, depuis son arrivée qui remontait quand même à un certain nombre d’heures et bien, il n’avait fait que boire encore et encore, il n’avait même pas chercher à voir qui se trouvait autour de lui. D’ailleurs, il commençait peu à peu à ressentir les effets de l’alcool mais quand il l’avait vu arriver, c’est comme son corps voulait encore et encore plus d’alcool pour oublier à quel point cette drogue malsaine le regardait droit dans les yeux. L’ignorer, c’est tout ce qu’il avait trouvé pour essayer de garder sa muraille et il faut l’avouer ce n’était pas vraiment ce que pouvait appeler quelque chose d’efficace car il ne pouvait s’empêcher de lancer des petits regards en direction de celle qu’il n’oublierait sans doute jamais. D’ailleurs, l trouvait cela bizarre qu’elle ne l’avait pas encore attaqué car c’était ainsi qu’ils fonctionnaient, faire sortir le pire d’eux même pour finir par se retrouver dans le même lit. Toujours vouloir rabaisser l’autre, lui faire comprendre que c’est nous et non lui qui avait gagné. Un jeu auxquels seuls des fous se risquent et puis, ce soir, elle n’était sans doute pas la seule à ne pas avoir envie de jouer. Eliès ne se sentait pas vraiment d’attaque à supporter toutes les paroles que pouvait sortir la demoiselle. Bien entendu, si elle l’attaquait, il allait répondre car il ne laisserait pas la jolie blonde lui enlevé son ego, c’est la seule chose qu’il avait encore réussit à garder intact et il n’espérait qu’une seule chose que cela dure. Par contre, il espérait que Joan s’en aille le plus rapidement possible car parler avec elle n’était nullement ce qu’il avait envie ce soir. D’ailleurs, il n’avait pas envie d’elle ce soir où du moins, c’est ce qu’il essayait de se prouver à lui-même en regardant toutes les femmes autours de lui. Finir sa soirée avec une autre que sa cher psychopathe semblait être pour lui la seule et la meilleure des solutions envisageables. Il avait essayé de la faire partir en employant un ton que l’on ne pouvait nullement qualifier d’amical ou autre. Il n’y avait même pas de drague contrairement à d’habitude car il était saoul ou pas loin de l’être et qu’il buvait pour oublier la sirène assis juste devant lui. « Occupé à boire comme un trou ? Ça ne prendra pas longtemps, prends ton mal en patience, s‘il te plait. » S’il avait eut un verre dans sa main, il l’aurait laissé tomber car jamais au cours de toutes ses fois où il lui avait parlé, il ne l’avait entendu lui dire s’il te plait. Cela le laissait un peu sur le cus car il n’y était pas du tout préparer. Il tourna la tête vers la demoiselle sans pour autant se résoudre à se montrer aimable. « C’est une occupation comme un autre et puis moi au moins je ne dérange personne mais comme je vois que tu n’as nullement envie de me laisser en paix dis moi ce que tu as à me dire et va-t-en. Au cas où tu ne l’aurais pas vu j’ai aucune envie de te voir ce soir Joan. » Il lui parlait comme le dernier des salauds, sans doute aidé par l’alcool et son amour propre qui se sentait totalement impuissant depuis qu’elle était là. Trop de fois, il l’avait laissé entré, découvrir un peu plus ses bon côtés et cela n’avait rien amené de bien. Ayant enfin reçu son verre, il replongea son regard dedans n’ayant aucune envie de la regarder. Il devait faire comme si elle était un fantôme, comme si elle n’existait pas. « je suis enceinte, et inutile de me bombarder de questions idiotes, si je viens te le dire c’est qu’évidement il est de toi. » Il était en train de boire une gorgée d’alcool lorsqu’il l’entendit parler et la réaction fut immédiate, tout ce qu’il avait dans la bouche se retrouva en un seul coup expulser et le regard plus que paniqué d’Eliès vint se poser sur Joan. C’était impossible dans esprit que cela soit possible. Même imbiber d’alcool il ne pouvait nullement accepter cela. « Bravo Joan, t’as technique pour essayer de me piéger est en train de marcher parfaitement, d’abord, tu m’obliges à rester ici et maintenant tu viens dire que tu es enceinte pour que je devienne comme tous ses gens avec leur vie bien rangée. Je suis sûr, tu l’as fait exprès et puis comment être sûr même si tu le dis qu’il soit de moi, je n’ai aucune preuve et venir me déranger pour ça. Et merci, je viens de perdre tout mon verre par ta faute ! » Il avait crié si fort que s’il n’avait pas eu de musique et bien tout le monde se serait retourné vers lui. Il s’était levé, lui faisait face et agissait en homme totalement plein qui réagissait d’une manière peu voir pas du tout approprié à quelque chose dont il n’était absolument pas capable de comprendre. Il n’aurait jamais du lui parler de la sorte mais parfois, un homme ne sait contrôler ses actes même s’il ne pense nullement ce qu’il dit.
♣FLASH BACK♣


Il repensait à tout ce qu’il lui avait dit cette nuit-là et il se sentait mal comme si l’homme qu’il était à l’époque avait quelque peu changé. Cela devait sans doute être le cas car jamais l’ancien Eliès n’aurait accepté de venir ici et de s’apprêter à faire ce qu’il allait faire. Il se détestait toujours d’une certaine manière d’agir ainsi mais maintenant, il se détestait encore plus d’être coincé dans ce fauteuil sans être libre de ses mouvements. Est-ce que c’était ce fauteuil qui l’avait empêche de partir ? Est-ce que c’était par sa faute qu’il vivait toujours à OG pour le moment ? La réponse la plus plausible lui paraissait oui car pour quelle autre raison ne serait-il pas parti ? Mais quand on y pense, cet accident n’est survenu qu’au moins de janvier et cela faisait dès quelques mois que tout était finit avec Joan. Il regardait la douce jeune femme et voyait d’une certaine manière toute cette peine qui se lissait sur son visage et cela lui faisait de la peine à lui aussi. Même s’il ne voulait pas se l’avouer, s’il n’était pas parti c’est parce qu’elle vivait encore ici et qu’être loin de lui était une chose qu’il ne supportait pas. L’état dans lequel il se trouvait ne faisait que confirmer ce qu’il n’osait pas s’avouer. Jamais, les regrets n’ont réussi à traverser son âme avant qu’il ne se retrouve en face de cette demoiselle et qu’il comprenne sans même un mot tout le mal qu’il lui avait infligé sans vraiment le vouloir. A l’époque, ce n’était pas tant lui faire du mal qu’il voulait mais plutôt empêcher son cœur de battre dans sa poitrine et malheureusement pour lui, cela n’avait pas vraiment marché. Jamais, il n’avait réussit à faire sortir de sa tête l’image de Joan. Aujourd’hui c’était la journée des efforts et il venait d’en faire un immense en venant ici et puis en lui disant qu’il voulait tout simplement parler, doucement, gentiment. En quelque sorte, il lui faisait une promesse, celle de rester calme et de bien se comporter et cela était deux choses qu’il ne faisait que très rarement voir jamais. Bien sur, il savait, qu’il ne méritait nullement qu’elle soit gentille avec lui et il était plus que sûr qu’elle ne l’accueillerait pas à bras ouverts, au contraire, il pensait que dans la tête de Joan, elle n’avait qu’une seule idée, celle de le tuer. « si c’est ce que tu veux. » S’il n’avait pas été lui, il aurait sans doute sourit mais il ne fit rien de tel. Il se contentait de la regarder et surtout de voir l’effort sur humain qu’elle avait du faire pour le laisser entrer et d’une certaine manière, il la remerciait mais seulement par un petit regard qu’il lui lançait. Elle avait d’ailleurs prit un ton neutre pour qu’il remarque qu’il n’était nullement le bienvenu ici et c’était une chose qu’il n’allait pas oublier car avant même d’avoir appuyé sur la sonnette, il savait que ça ne plairait nullement à Joan de le voir. S’il y avait une chose que l’on ne pouvait pas lui reprocher aujourd’hui c’est le fait qu’il faisait beaucoup d’effort pour rester calme et le pire fut sans doute quand il fut obliger de demander de l’aide pour rentrer chez Joan. La demoiselle l’aida et cela voulait dire que d’une certaine manière, il devait peut-être avoir encore une petite place dans son cœur même si c’était celle du pire salaud de la terre, elle ne l’avait pas oublié. A cet instant, il aurait sans doute tout donné pour savoir ce qui se passait dans la tête de Joan et surtout ce qu’elle pouvait bien penser de lui. Il y avait quelque chose de changer chez elle et cela lui paraissait plus négatif que positif et tout cela était entièrement sa faute ce qui n’aide pas vraiment à dormir la nuit. Il faut avouer que ses nuits n’ont jamais été calmes depuis qu’elle ne fait plus partie de sa vie. Chaque nuit, il repense aux erreurs qu’il a commises et la façon horrible dont il s’est comporté avec lui, alors il boit pour essayer de trouver la paix mais malheureusement cette paix ne vient jamais. « bon et bien je t’écoute, qu’est ce que tu voulais me dire au juste ? T’as besoin d’argent ? T’as besoin de quelque chose en particulier ? » Ce que venait de dire la demoiselle lui donnait un peu envie de rire mais il ne fit pas. Au moins, c’était clair, elle voulait savoir la raison qui avait un tant soit peu le pousser à venir la voir de la sorte. De toute façon tout n’était pas vraiment clair dans la tête, il ne savait pas du tout ce qu’il allait lui dire même s’il avait essayé des millions et des millions de fois de trouver une bonne façon de dire ce qu’il voulait dire et bien il ne l’avait pas trouvé. Sortant de sa tête, il vit la tristesse qu’avait la demoiselle et s’il était tout autre, il n’aurait pas hésité une seule seconde à la prendre dans ses bras et lui montrer qu’il pouvait parfois être doux mais ce n’était pas sa façon d’agir. « On recommence, tu voulais me parler de quoi ? » Le jeune homme prit une profonde inspiration et essayait de regarder Joan droit dans les yeux même s’il avait bien du mal à capter son regard. Le plus dur pour lui était de trouver les bons mots pour dire ce qu’il ressentait à l’intérieur de lui et que pour la première fois de sa vie, il s’en voulait d’avoir fait quelque chose de tellement dégeullasse à quelqu’un à qui il ne pouvait s’empêcher de penser. La vie serait tellement simple si l’on pouvait lire dans les pensées des gens. « Ce n’est rien tu sais, je comprends tout à fait que tu te demandes ce que je fais ici. Mais je ne suis pas ici pour te demander de l’argent, de ce côté là je m’en sors assez bien. » Il aurait dû dire immédiatement ce qu’il pensait et surtout ce qu’il voulait mais les mots n’arrivaient pas à sortir beaucoup trop dur pour lui. Tellement d’envies, tellement d’idées mais aucun mot ne voulant franchir sa bouche. « Tu es plutôt Italien ou Chinois ? » Joan allait sûrement le prendre pour un fou mais c’est la seule chose qu’il avait réussit à prononcer. Il avança doucement dans la maison de Joan qu’il connaissait fort bien pour aller vers le salon. Il n’avait nullement envie de partir, passer un peu de temps avec elle, au fond, voilà ce qu’il voulait vraiment.
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Message(#) Sujet: Re: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Mer 17 Fév 2010 - 20:59



FLASH BACK

Il y avait ce genre de réaction que l’on ne parvenait pas à prévoir, on pouvait regarder une personne, le dévisager, tenter de sonder son âme en un profond regard, on pouvait malgré tout être surpris. En entrant dans ce bar Joan avait bravé sa peur, bien qu’elle hésitait plus que tout à l’idée de venir lui parler, oser lui demander une véritable conversation à lui, mais en plus sachant ce qu’elle mettrait sur le tapis. Elle savait pertinemment que cela n’aurait rien de facile, bien au contraire d’ailleurs, cela ne pouvait l’être, il était bien trop à part. En marge de la société, Joan avait tout de suite vu clair en lui, même s’il demeurait un océan de mystère elle avait très bien vu qu’il n’était pas le genre d’homme à vouloir se poser. Préférant voyager, la diversité, que cela soit entre ses conquêtes, que tout ce qui l’entourait. Il ne tenait pas en place, et quelque part, c’était aussi ça qui lui plaisait. Plonger son regard dans le sien, et imaginer ce que ses magnifiques yeux avaient bien pu voir. Elle qui n’avait vu que très peu de belle chose, rêvait de découvrir le monde à travers son regard, elle imaginait parfois une tout autre vie, et souvent il n’était pas loin dans son rêve. Une grande maison, probablement loin d’Ocean Grove, même si beaucoup de personne l’y raccrochait, elle aurait aimé partir ailleurs, changer du tout au tout, probablement ouvrir son propre garage, mettre son passé totalement derrière elle. Depuis que ce test était revenu positif, pendant les trois plus longues minutes de sa vie, oui elle s’était perdue dans ses pensées, perdue à imaginer ce que pourrait être sa vie avec lui. Bien sur elle revint rapidement à la réalité, elle n’était pas naïve, si elle se cachait bien loin de cette image, elle demeurait rêveuse, comme beaucoup elle se perdait à rêver d’autre chose, des choses qui n’arriveraient probablement jamais.
Assise sur son tabouret, si elle semblait le fixer du regard, ses yeux se perdaient sur les autres clients de l’établissement. Elle n’aimait pas particulièrement s’arrêter dans ce genre de bar, si elle y était c’était uniquement pour lui parler, même si elle était parfaitement capable de se défendre, elle ne s’y sentait pas en sécurité, et le pire c’était sans doute ce sentiment d’insécurité qui se renforçait lorsqu’elle posait son regard sur lui. Si elle n’avait pas peur qu’il lève un jour la main sur elle, elle se sentait d’une certaine façon faible face à lui. Elle n’avait plus réellement le contrôle sur sa vie, sur ses propres pensées, elle n’arrivait pas à le chasser de sa tête, si elle avait essayé pendant quelques mois, elle avait fini par y renoncer. Mettant de côté la véritable raison qui la poussait à agir ainsi, comme si on pouvait enfouir ses sentiments si profondément qu’ils finiraient par disparaître. Pure connerie. En voyant le visage de tout ces ivrognes elle avait cette crainte, chacun lui rappelait le même homme. Démolis par la vie, qui se permettait d’infliger le même sort à sa famille, son père … s’il n’avait pas toujours eu besoin de boire pour se comporter comme un véritable enfoiré, il avait quand tendance à perdre définitivement tout contrôle après quelques verres. Se demandant si tout ces paumés étaient du même acabits, elle ne se posait pas la question pour Eliès, elle ne le savait pas violent, du moins pas gratuitement, mais elle savait qu’il pouvait perdre pied facilement. Mais ce sentiment de faiblesse ne la quittait plus désormais, tout ces paradoxes qu’elle détestait tant, adorer rester près de lui tout autant que vouloir fuir le plus loin possible, espérant fuir ses sentiments. C’était sans doute ce qu’elle détestait le plus chez lui, elle s’était toujours jurer de ne jamais devenir faible, hors il était presque inconcevable de se sentir faible auprès de la seule personne qui vous ait réellement donné la sensation de vous sentir vivant. Alors qu’elle le regardait, elle brûlait d’envie de se jeter dans ses bras, de prendre possession de ses lèvres dans un baiser passionné, de lui montrer dans des gestes toute l’étendu de ce qu’elle pouvait ressentir pour lui, le serrer contre elle, sentir sa peau contre la sienne. Bien sur elle savait que c’était impossible, non seulement elle n’était pas là pour ça, mais ces moments qu’elle souhaitait si ardemment, n’étaient qu’éphémères, elle le perdait quelques minutes après. Si elle avait apprit à apprécier le côté positif de cette relation, elle gardait bien sur secrètement le souhait de le voir un jour choisir une autre route, demander peut être plus, une demande qu’elle serait elle-même bien évidement incapable de formuler.

« Bravo Joan, t’as technique pour essayer de me piéger est en train de marcher parfaitement, d’abord, tu m’obliges à rester ici et maintenant tu viens dire que tu es enceinte pour que je devienne comme tous ses gens avec leur vie bien rangée. Je suis sûr, tu l’as fait exprès et puis comment être sûr même si tu le dis qu’il soit de moi, je n’ai aucune preuve et venir me déranger pour ça. Et merci, je viens de perdre tout mon verre par ta faute ! » un sourire nerveux s’étira sur ses douces lèvres, d’une certaine façon elle n’était pas choquée d’une telle réaction, elle aurait pu parier et remporter un beau tas de fric, si elle avait su … Mais elle trouvait cette situation parfaitement ridicule, se levant pour lui faire face, elle plongeait ses yeux dans les siens. La colère s’y lisait parfaitement, mais son propre regard n’exprimait plus rien, elle était simplement blasée, épuisée probablement. Mais surtout déçue, elle aurait espéré qu’il puisse être capable de la surprendre, envisager qu’il puisse avoir une réaction qui n’avait rien de prévisible, qui n’avait rien de si stupide et puéril. Tentant de garder son calme, elle chassa toute envie trop négative, comme prendre son tabouret pour le lui lancer gentiment en pleine figure, ou lui écraser le crane contre le bar peut être. Ô la liste pouvait être longue tant elle mourrait d’envie de lui faire autant de mal qu’il venait de lui en faire. « Tu délires mon pauvre garçon. Franchement j’ai pas que ça à foutre. Ô j’pourrais te manipuler et ruiner ta vie, mais crois pas que j’irais polluer la mienne, et me déformer dans l’unique but de t’avoir. Si je devais le faire, je ferais attention à ce que le mec en question en vaille réellement la peine. » le dévisageant avec dédain, les mots qui sortaient de sa bouche étaient de plus en plus venimeux, sa haine se sentait à travers son regard, elle ne parvenait pas à croire qu’il puisse penser une chose pareil, même si elle l’avait aisément prévu. Néanmoins elle persistait à rire, rire oui mais au fond sa tristesse pouvait être palpable. « Tu n’es qu’un véritable con, et étrangement je l’ai su à la minute même où j’t’ai rencontré. Oui j’ai fais exprès de tomber enceinte, volontairement pour venir t’emmerder ce même soir alors que tu te noyais pitoyablement dans ton verre. » Se dirigeant vers la sortie, elle n’oublia pas de se retourner pour lui offrir ce qu’elle pensait être l’ultime tirade de leur relation. « JE t’obligeais à rester ici ? Ne t’en fais pas pour ça Eliès, dégage, barre toi de Miami !! » Échangeant un dernier regard, elle passa la porte, tentant de faire abstraction de ces larmes qui coulaient silencieusement sur ses joues …

FIN FLASH BACK


C’était un sentiment très étrange que de ce retrouver face à lui après tant de temps. Oui elle avait passé ces derniers mois à l’éviter, à changer de trottoirs si malencontreusement elle tombait sur lui, bien que les paradoxes subsistaient. Et oui lorsqu’elle faisait une petite course à l’épicerie d’Ocean Grove, elle ne pouvait s’empêcher de le chercher du regard. D’une certaine façon elle en était toujours imprégnée, si elle s’évertuait à penser que non, c’était tout bonnement un mensonge. Le revoir, lui parler, être dans la même pièce que lui n’était pas arrivé depuis vraiment longtemps, peut être trop ? Quoi qu’il en soit elle demeurait surprise de cette visite, elle ne s’attendait pas à ce qu’il fasse un pas vers elle, enfin façon de parler. Et puis en vu de leur dernier échange, elle se demandait ce qui avait bien pu le retenir ici tout ce temps, après tout, il l’avait accusé d’être la responsable, une fois qu’elle était sortie de sa vie, qui était-ce ? Elle était loin d’être naïve, peut être un brin paranoïaque c’est vrai, mais elle était certaine que sa démarche n’avait rien d’altruiste, qu’il n’était pas là réellement pour elle. Qu’encore une fois il était simplement intéressé par sa petite personne, probablement que son accident l’avait un peu changé. Elle le savait farfelue, il était peut être de ceux qui croyaient au karma, qu’il voulait simplement rééquilibrer la balance et obtenir un pardon. Surement que pendant ce temps là il avait sympathisé avec l’infirmière, cela ne la surprendrait pas de toute façon. Elle ne s’attendait plus à rien venant de lui. Il lui avait fait trop de mal, l’avait trop déçu. Néanmoins elle pensait encore trop à lui, beaucoup trop, même si elle lui vouait une haine sans nom, même si la rancune la rongeait, elle s’était souciée de lui. Avait pris discrètement de ses nouvelles, et lorsqu’elle avait apprit pour l’accident, elle s’était précipitée à l’hôpital. Ô elle n’était pas restée à son chevet non, elle était dans l’enceinte de l’hôpital, rodait parfois autour de sa chambre, une fois qu’elle fut certaine que tout allait bien, elle était rentrée chez elle et avait simplement passée des heures à pleurer. Pleurer à s’en écœurer sans être capable de comprendre pourquoi il pouvait lui faire autant de mal rien que par sa présence. Il était difficile pour elle de rester de marbre devant lui, alors que le manque déchirait ses entrailles, autant qu’elle voulait taper sur lui jusqu’à faire disparaitre toute race de sa colère. Mais elle avait apprit à faire semblant, mentir sur ce qu’elle ressentait, sur ce qu’elle pensait, jouer un jeu. « Ce n’est rien tu sais, je comprends tout à fait que tu te demandes ce que je fais ici. Mais je ne suis pas ici pour te demander de l’argent, de ce côté là je m’en sors assez bien. » Il était si calme, si pausé, il ne ressemblait pas du tout au Eliès qu’elle avait « quitté », il avait l’air changé, différent, mais elle ne voulait pas être dupée, ce serait trop douloureux cette fois encore, elle ne serait pas capable de l’encaisser cette fois-ci. Cependant elle ne niait pas que ça avait quelque chose d’agréable de le voir ainsi, néanmoins elle ne répondit rien, posant simplement son regard dans le sien. Il semblait si épuisé, comme si les derniers mois furent tout aussi difficile pour lui, elle n’était pas habituée à le voir si « négligé », au contraire, Eliès avait un charme naturel, qu’il aimait entretenir et elle le savait. Là, il avait plutôt la gueule du mec qui n’avait plus rien à perdre, ce qu’elle n’avait jamais vu sur lui auparavant. Attendant les bras croisés sur sa poitrine qu’il ose en venir au fait, elle ne parvenait pas à soutenir son regard aussi longtemps qu’avant, comme si les choses étaient radicalement différentes entre eux. « Tu es plutôt Italien ou Chinois ? » écarquillant les yeux, elle ne tarda pas à laisser échapper un léger rire, de surprise surement, elle ne s’était définitivement pas attendu à une telle question. Sans doute qu’il avait su trouver le moyen de détendre un peu l’atmosphère. Le suivant du regard tandis qu’il se dirigeait vers le salon, elle finit par rétorquer. « Sérieusement ? Tu n’es tout de même pas venu pour me demander une chose pareille ? » Lui emboitant le pas, elle fini par le rejoindre dans le salon, prenant place sur le rebord de l’un de ses fauteuils, elle se demandait si sa question n’était pas également à double sens. Elle savait parfaitement qu’Eliès était Italien, alors à savoir s’il n’était pas venu dans le but de la provoquer, qui sait, il était peut être foncièrement tordu ce genre de chose pouvait arriver aussi. Néanmoins elle opta pour une attitude détachée, restant elle-même et surtout franche, elle aurait pu répondre Chinois par provocation, chacune de ses réponses pourraient être prises de façons différentes, alors autant se ficher des doubles sens, et répondre honnêtement. « Mais pour répondre à ta question, je suis plutôt Italien. Tu veux peut être boire quelque chose ? » Sa proposition n’était peut être pas judicieuse, non seulement il buvait beaucoup trop, mais de plus, c’était l’inviter ouvertement à rester un peu plus longtemps chez elle. Mais après tout il souhaitait parler, alors autant l’accueillir correctement, elle n’était pas incorrect non plus, même si d’ordinaire, elle l’aurait sans doute poussé sur la route. Mais elle était toujours curieuse de connaître la raison de sa venue, faire autant d’effort pour mettre son orgueil de côté, il y avait forcement une explication totalement rationnelle à ça. « Dis moi la vérité, pourquoi tu es venu ? » Elle osa poser ses yeux sur lui sans laisser la moindre émotion transparaitre, elle voulait seulement appuyer ses quelques mots, lui montrer qu’elle n’était plus là même. Encore qu’elle n’était pas sur, que cela soit réellement le cas.
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Message(#) Sujet: Re: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Jeu 25 Fév 2010 - 19:31

♣FLASH BACK♣

Il y a des jours où il ne fallait rien demander au jeune homme et ces jours étaient malheureusement beaucoup plus nombreux que ceux où on pouvait tout lui dire. En effet, la bonne humeur n’était pas vraiment ce que l’on pouvait appeler une qualité que possédait ce jeune homme. Il était insouciant et ne pensait nullement aux conséquences de ses actes et se moquait un peu de tout ce qui pouvait arriver aux autres du moment que tout allait bien pour lui. D’une certaine manière ne pas être une personne très généreuse était pour lui une sorte de revanche sur sa vie passée où personne n’avait jamais été très gentil avec lui. Se faire seul et ne compter sur personne sont sans doute les deux éléments qui le caractérisent le mieux. D’ailleurs, s’il croyait un temps soit peu à l’existence de dieu, son entrée au paradis serait totalement compromise vu toutes les erreurs qu’il a pu commettre dans sa vie et dont il ne sait jamais vraiment excuser. Le regret n’est pas vraiment une chose qui pourrait l’empêcher de dormir la nuit, au contraire, il fait ses choix et si ça ne convient pas aux autres, il s’en moque, c’est lui, c’est sa vie et personne ne viendra changer qui il est où ce qu’il fait. Ce soir, l’envie de faire quelque chose d’intéressant n’était pas vraiment au rendez-vous. A par si certaines personnes considèrent que passer maintenant plus de deux heures assit sur un tabouret dans un bar est une activité que l’on peut qualifier d’intéressante. Pour Eliès, c’était simplement un moyen de s’amuser, de profiter de sa jeunesse, de trouver quelqu’un avec qui il pourrait passer la nuit. Dans son esprit, il ne pensait plus vraiment à ce qui pouvait se passer à l’extérieur de ce bar, tout ce qui comptait c’était le moment présent. Voilà comment il avait fonctionné pendant des années. Malheureusement, les choses ne se passent jamais vraiment comme on le voudrait et ce fut le cas du jeune homme. En quelques mois, une demoiselle avait réussit à entrer dans sa vie et changer totalement sa façon de fonctionner. Il n’arrivait pas à faire le vide dans sa tête lorsqu’il venait ici. Une partie de lui pensait toujours à la jolie demoiselle pour qui il n’était rien et c’était pareil de son côté. Du moins, c’est ce qu’il essayait de se persuader à chaque verre et sans doute la principale raison qu’il buvait de plus en plus. Chaque jour, son esprit avait de plus en plus de difficultés à se convaincre que Joan n’était qu’une demoiselle parmi tant d’autres, que le fait qu’il ne se lasse pas de tous ses moments où il la voit n’existe pas. Parfois, l’homme peut se persuader de beaucoup de choses lorsqu’il ne veut pas accepter la vérité et c’était son cas. Le nez plonger dans son verre qui se vidait et se remplissait assez rapidement, il n’osait regarder la demoiselle, ne voulant nullement tomber dans son si joli regard et se sentir comme ensorcelé. Il était totalement irritable car son esprit et son cœur ne parlait pas le même langage et qu’il se retrouvait prit entre deux feux. Elle était là, à côté de lui et tout ce qu’il voulait c’était lâché son verre, se ruer sur elle, l’embrasser, la serrer dans ses bras et ne pas les quitter avant un très long moment. Pourtant, rien que de penser à l’idée, il se sentait totalement dégoûté, tous ses gestes, ses signes c’était vraiment peu pour lui. Il était un salaud et non le prince charmant qui repart avec la belle princesse. Alors, lorsqu’elle lui avait annoncé la terrible nouvelle, il n’avait nullement réfléchit et s’était immédiatement lever comme si elle venait de lui dire la pire chose au monde. En effet, fondé une famille ne faisait pas vraiment partie des priorités du jeune homme et n’en ferait sans doute jamais parler. Dans une situation logique, il se serait contenter de dire qu’il n’assumerait nullement son rôle de père. Mais à la place, sur le coup de l’énervement et de toutes ses choses contradictoires, il avait sortit le pire discours au monde. Le pire c’est qu’il accusait la demoiselle d’une chose dont elle n’était pas réellement responsable. Il était vrai que d’une certaine manière, il était rester car il ne se voyait pas la laisser même s’il ne se l’avouait que trop peu mais aussi, il se plaisait bien ici. D’une certaine manière son bien être devait sans doute provenir de la demoiselle qu’il regardait les yeux remplient de rages. « Tu délires mon pauvre garçon. Franchement j’ai pas que ça à foutre. Ô j’pourrais te manipuler et ruiner ta vie, mais crois pas que j’irais polluer la mienne, et me déformer dans l’unique but de t’avoir. Si je devais le faire, je ferais attention à ce que le mec en question en vaille réellement la peine. » Stupide c’est sans doute le mot qui collerait le mieux au jeune homme sans doute lorsqu’on voyait le regard de la demoiselle et surtout la colère que l’on entendait au son de sa voix. Il l’avait bien cherché mais il était tellement saoule qu’il lui était impossible de réagir d’une façon que l’on pourrait qualifier de censée. Alors, il agissait comme le pire des salauds car il ne voulait nullement s’avouer qu’en plus de tout cela, il avait une part de responsabilités dans le fait que Joan soit enceinte. Pour le moment, il ne voyait qu’une seule chose, qu’ils se disputaient et qu’il n’allait sûrement pas être celui qui allait arrêter la dispute même si d’une certaine manière c’était lui qui l’avait commencé. Etre trop têtu n’a pas que des avantages mais il ne le comprenait malheureusement pas encore. Il voyait seulement ce qu’il voulait voir et cela ne ressemblait qu’à une pâle copie sans vraiment grand intérêt. « Tu n’es qu’un véritable con, et étrangement je l’ai su à la minute même où j’t’ai rencontré. Oui j’ai fais exprès de tomber enceinte, volontairement pour venir t’emmerder ce même soir alors que tu te noyais pitoyablement dans ton verre. » La demoiselle continuait de plus belle et lui ne l’écoutait déjà plus que d’une seule oreille où c’est ce qu’i essayait de faire paraître. Il voulut lui répondre mais aucun mot n’arrivait dans sa bouche qui avait trop avalé d’alcool en une seule soirée. « JE t’obligeais à rester ici ? Ne t’en fais pas pour ça Eliès, dégage, barre toi de Miami !! » Si seul les sentiments comptaient, il y aurait fort à parier qu’il l’aurait suivit et qu’il l’aurait embrassé sachant pertinemment qu’il ne pourrait pas vivre si elle n’était pas près de lui. Mais dans la situation son cœur n’avait pas un mot à dire et il la regarda partir tout en sentant quelque chose se briser en lui comme si ce départ sonnait comme une sorte de fin pour une chose qu’il ne voulait malheureusement pas accepter. Tout doucement, il reprit sa place au bar tout en remarquant que quelque chose coulait doucement de sa joue, une chose qu’il ne pensait nullement voir sur son visage et qui n’était nulle autre qu’une larme. Comme dans un souffle, il lâcha un simple mot mais qui voulait tout dire même si son esprit était embué d’alcool. « Joan. » D’un signe de la main, il commanda un autre verre sachant que la soirée serait longue et qu’il finirait sans doute totalement saoul sur un trottoir.
♣FLASH BACK♣


Rien que se trouver en face d’elle lui paraissait tellement difficile car il ne savait nullement de quelle façon il devait agir, ce qu’il devait dire. C’était une première dans sa vie, jamais il n’avait fait le premier pas vers quelqu’un et il sentait déjà qu’il n’arriverait sans doute pas à dire tout ce qu’il avait en tête. Il avait peur des réactions de la demoiselle et surtout de ne pas trouver les mots pour la convaincre. Or, il voulait plus que tout obtenir son pardon où au moins qu’elle réapparaisse même en le traitant de tous les noms dans sa vie car vivre loin de quelqu’un peut changer la donne. Avant, il ne ressentait pas cet effet de manque, beaucoup plus fort que ne pourrait ressentir un alcoolique ou un drogué, il n’avait pas besoin d’elle car elle était toujours là pour lui. Il ne comprenait que maintenant combien il aurait du agir autrement ce fameux soir et surtout trouver les mots qu’il n’a jamais oser dire. Bien entendu, Eliès restait Eliès et il avait toujours autant de difficulté à s’avouer toutes ses choses et encore plus à les accepter mais il commençait à s’y faire petit à petit. Cela était un grand changement pour lui mais ce n’était pas vraiment celui que l’on voyait le plus. En effet, son apparence physique avait considérablement changé, bientôt, son look mal rasée se transformerait en barbe incontrôlable et ses yeux avant toujours pétillants semblaient totalement éteint comme si la flamme qui lui permettait d’être un don juan s’était éteint en même temps qu’il l’avait laissé partir. D’ailleurs, il ne se trouvait avec elle que depuis quelques minutes et elle ne semblait nullement heureuse de le voir et pourtant il se sentait plus bien qu’il ne s’était jamais sentit ses derniers mois. Bien entendu, elle ne serait jamais tout cela et il était sur que la seule envie qu’elle avait c’était le tué de la pire des manières qu’il soit et il la comprenait car il s’était comporter comme le dernier des imbéciles et il ne savait même pas encore à quel point il regrettait. La seule chose qu’il savait c’est que chaque soir, alors qu’il voulait s’endormir, il revivait la scène dans laquelle il s’était si mal comporter et n’arrivait malheureusement pas à changer l’issue fatale où elle partait et lui restait là comme le dernier des salauds qui ne pouvaient pou autant pas se retenir de lâcher cette toute petite larme. Essayant de rassembler toutes ses forces pour lui dire ce qu’il pensait vraiment et voyant surtout que la demoiselle n’attendait qu’une seule chose qu’il daigne s’en aller, il essaya de se concentrer pour lui dire tout ce qu’il avait en tête mais malheureusement, il ne réussit à sortir qu’une toute petite phrase qui n’avait pas vraiment de sens. Il voulait lui demander de l’excuser ou au moins de lui donné une chance de lui montrer qu’il peut être quelqu’un de normal comme il le veut en l’emmenant dîner dans un merveilleux endroit. Le problème c’est qu’il pensait tellement aux deux lieux qu’il préférait qu’il lâcha simplement les styles de cuisines que l’on trouvait dans chacun des restaurants. De plus, il ne comprit qu’après qu’en parlant d’Italien elle pouvait s’imaginer qu’il parlait de lui ce qui n’était nullement le cas. Il savait qu’à ses yeux, il n’était plus rien et même si parfois, il pouvait se montrer un peu rêveur, sur ce point, il était sur de ne pas l’être. Est-ce que cela l’aurait dérangé si elle ressentait un tout petit quelque chose pour lui ? Bien sûr que non même si c’était une chose qu’il n’aimait pas s’avouer, Joan avait un effet sur lui qui était totalement incontrôlable et qui avait d’une certaine manière le don de lui faire totalement peur. . « Sérieusement ? Tu n’es tout de même pas venu pour me demander une chose pareille ? » Ils se trouvaient maintenant dans le salon et l’air qu’avait employé la demoiselle l’amusait plus que tout. Il faut dire qu’aucune personne dite censée n’aurait posé ce genre de questions mais parfois, ne pas être quelqu’un de logique peut-être une bonne chose. Au moins, ça lui permettait de cacher tout ce qu’il n’était malheureusement pas en mesure de dire. Il la regarda longuement dans les yeux, ses si beaux yeux qui paraissaient avoir subit l’assaut de millions de larmes. Est-ce qu’il en était responsable ? Il n’en avait aucune idée tout ce qu’il savait c’est que la voir ainsi n’était pas ce qu’il préférait car on pouvait lire en elle une sorte de tristesse. « Oui, enfin non, je ne suis pas venue rien que pour te demander cela mais ça faisait partie des choses à te dire. Tu sais bien que parler n’a jamais vraiment été mon fort. » Ne pas savoir comment se comporter était une chose qu’il ne supportait pas et c’est ce qui se passait à l’instant, il était mal à l’aise car s’il y avait quelqu’un dont il ne connaissait nullement les réactions. Joan pouvait être un ange comme le pire des démons et d’une certaine manière, il espérait qu’au moins aujourd’hui, elle se montre gentille. « Mais pour répondre à ta question, je suis plutôt Italien. Tu veux peut être boire quelque chose ? » Son regard changea tout à coup, elle n’avait pas répondu d’une façon négative ce qui voulait dire que l’idée de manger avec lui ne la dérange nullement. Du moins c’est ce qu’il espérait et il allait sans doute bientôt savoir ce qu’elle pensait vraiment même s’il lui faudrait un certain temps avant de tout lui expliquer. Par contre, lorsqu’elle se mit à parler de boire quelque chose, deux envies vinrent en lui. La première, lui disait de commander un bon verre d’alcool car cela faisait trop longtemps qu’il n’avait pas bu et un effet de manque se faisait peu à peu ressentir. D’un autre côté, il voulait être raisonnable et ne commander qu’un simple verre d’eau puisqu’il était venu pour parler et que l’alcool le conduisait souvent à mal se comporter. « J’aimerais bien un verre d’eau. » Normalement on devrait ajouter s’il te plait mais cela était d’une certaine manière trop lui en demander. Eliès se mit à sourire car il venait de comprendre une simple chose c’est qu’en lui proposant à boire et bien, elle le laissait rester un peu plus longtemps et cela ne lui déplaisait nullement. Est-ce que cela durerait ? Il n’en avait aucune idée mais si elle le laissait revenir même un tant soit peu dans sa vie, c’est tout ce qu’il désirait. « Dis moi la vérité, pourquoi tu es venu ? » Sa tête changea quelque peu, elle avait été franche et lui n’y arrivait malheureusement pas. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes car d’habitude il était totalement franc mais en une telle situation, il n’y arrivait malheureusement que trop peu. Une partie de lui avait envie de dire la totale vérité alors que l’autre voulait partir en courant pour être sûr de ne pas tomber plus que qu’il ne l’était déjà. Prenant son courage à deux mains, il se mit à parler. « J’euh, je suis venu car …euh … je suis comment dire contrarié. Enfin non, c’est pas vraiment ça c’est plutôt que j’euh.. ressens quelque chose de bizarre. Je crois que l’on appelle ça regrets. Tu sais quand euh on… on … s’en … veut énor…mé…ment d’avoir fait du … mal … à … quelqu’un. » Le jeune homme reprit son souffle et n’arrivait nullement à regarder la demoiselle dans les yeux. Tout ce qu’il voulait c’était partir sentant qu’il venait de raconter la pire de toutes les erreurs et c’est là que son regard se posa sur un petit document qu’il connaissait bien et il ne pouvait s’empêcher de reparler sans doute pour lui faire oublier ce pardon qu’il avait essayé de lui dire. « Tu comptes aller au mariage de Goldie ? » Cette fois-ci, il la regardait dans les yeux intéresser dans sa réponse.
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Message(#) Sujet: Re: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Ven 26 Fév 2010 - 17:54



Se retrouver seule avec lui dans sa propre maison, lui semblait presque étrange, comme s’il ne s’agissait que d’un rêve. Il y avait une notion d’irréel dans cette situation. Tout d’abord lorsqu’elle le voyait ici, assit dans son fauteuil, négligé, tellement différent de celui qu’il avait été au tout début. Surprise également, qu’il ait également prit la décision de venir, qu’il ait fait la démarche de renouer le contact avec elle, en quelque sorte faire un pas en avant. C’était étonnant venant de lui surtout vu sa réaction à leur dernière rencontre. Elle avait mit des mois à s’en remettre. Elle était enceinte, et n’était pas en mesure d’élever un enfant seule, elle avait déjà la tutelle de sa petite sœur. Gérer une adolescente était bien suffisant, elle n’était pas capable de prendre la responsabilité en plus d’un bébé. Un enfant dont le père ne voulait pas, dont le regard lui aurait sans cesse rappeler celui de son père. Eliès était dans son esprit quoiqu’elle fasse, elle avait eut beau essayer c’était impossible. Lorsqu’une semaine après s’être royalement faite jeter, elle avait avorté, elle s’était sentit à la fois soulagée et ignoble. Elle n’était pas du genre à s’encombrer de sentiment que l’on pourrait qualifier d’inutile, elle était plutôt du genre à toujours peser le pour et le contre avant de sauter sur une occasion. Pourtant là, l’issue lui apparaissait comme simple, elle serait seule, seule avec un enfant dont il ne voulait pas, elle se rappellerait sans arrêt sa relation avec celui qui était lâchement partie. Trop attiré par sa liberté, trop désireux de pouvoir sauter sur tout les petits culs qui se baladaient devant ses yeux. Elle ne pouvait supporter de donner naissance à un enfant qui n’était pas voulu, qui ne rappellerait aucun souvenir positif, elle ne pouvait se permettre de devenir ce genre de mère rejetant sur son fils l’échec de sa relation qui allait de toute façon, droit dans un mur. Mais elle n’était pas sans cœur, elle ne pouvait pas être indifférente face à ce geste. Elle avait après tout tuer son propre enfant, elle n’avait pourtant rien contre lui, elle était même certaine de pouvoir s’en occuper dignement, mais à quoi bon, si personne n’est là, près à partager les moments les plus beaux et les plus anodins d’une vie de famille. Rêver était inutile, elle avait bien vite arrêté de souhaiter une issue plus heureuse, lorsqu’elle voyait des femmes enceintes, des mères célibataires, ou pire encore des couples heureux avec leur enfant, elle ne pouvait nier l’existence de ce vide en elle. Comme si en lui refusant la vie, elle s’était amputée d’une partie d’elle-même. C’était comme si il ne restait plus grand-chose d’elle à présent, Eliès lui avait prit son cœur et en avait écrasé chaque morceau plus douloureusement les uns que les autres. La perte de cet enfant n’avait fait qu’agrandir cette douleur qui déchirait sa poitrine. Non le rêve était définitivement exclu de sa vie. Le voir était forcement réel et à la fois plus douloureux, elle ne pourrait pas se réveiller et chasser son visage de sa mémoire, il était bien là dans son salon, et quoiqu’elle puisse en dire cette journée avait bien lieux, et pas uniquement dans son esprit orienté presque uniquement vers lui.

« Oui, enfin non, je ne suis pas venue rien que pour te demander cela mais ça faisait partie des choses à te dire. Tu sais bien que parler n’a jamais vraiment été mon fort.  » Si elle le savait ? Évidemment, au début elle l’avait trouvé si éloquent, d’une finesse dans ses propos, d’une candeur insoupçonnable, on pouvait y déceler le côté rêveur du jeune homme. À côté de sa franchise, de sa tendance à aller droit au but, il était évident que tout cela différait de beaucoup. Avec le temps elle avait comprit qu’il n’était pas seulement le vagabond, idéaliste aux idées utopiques, il était aussi irascible, il n’aimait pas que l’on bouleverse son univers encore moins si ce qui bouleversait sa vie était une femme, qui lui annonçait l’éventualité d’être père de famille. Une stabilité dont il ne voulait pas. Ou peut être n’était-elle pas celle avec qui il souhaitait vivre cette stabilité. C’était également une hypothèse qu’elle n’écartait pas. Elle demeurait tout de même curieuse de savoir ce qu’il comptait encore lui annoncer. Cela faisait après tout tellement longtemps que l’on pourrait croire que toute cette animosité avait disparu, mais peut on réellement effacer les dégâts d’un cœur brisé ? « je sais. » lui dit-elle dans un souffle, et oui elle connaissait ses difficultés, pour en avoir fait les frais bien souvent, au moins elle avait eu la satisfaction d’avoir été tout aussi dure avec lui, à ceci près qu’elle ne s’était pas montrée injuste avec lui. « J’aimerais bien un verre d’eau. » elle s’exécuta rapidement, retournant en vitesse à la cuisine pour lui chercher un verre d’eau. Malheureusement elle n’avait pas mesuré à quel point elle-même avait pu se laisser aller également, elle comprenait à présent ce que sa sœur lui disait, ce qu’elle subissait aussi . Prenant rapidement un verre dans l’évier, elle le lavant soigneusement et aussi vite que possible, pour y accueillir l’eau qu’il avait demandé. Réapparaissant dans le salon, elle lui tendit son verre alors qu’elle prenait place dans le canapé juste à côté de lui. Elle n’allait pas non plus établir un périmètre de sécurité à ne pas franchir entre eux cela en deviendrait ridicule, elle voulait simplement achever cette conversation et comprendre ce qu’il en était. Elle ignorait où tout cela mènerait, elle se fichait des formules de politesses, elle s’amusait certes de ses difficultés à aller droit au but, mais ce qui l’intéressait par-dessus tout, demeurait l’issue de cette conversation. Elle ne désirait pas le voir partir pour autant, si cette blessure dans sa poitrine semblait plus vive et plus présente, elle semblait aussi comme apaisée par sa seule présence. Encore et toujours des contradictions entre ces deux êtres qui ne parvenaient pas à s’avouer une chose pourtant si bête. « J’euh, je suis venu car …euh … je suis comment dire contrarié. Enfin non, c’est pas vraiment ça c’est plutôt que j’euh.. ressens quelque chose de bizarre. Je crois que l’on appelle ça regrets. Tu sais quand euh on… on … s’en … veut énor…mé…ment d’avoir fait du … mal … à … quelqu’un. » elle le vit galérer comme jamais à admettre qu’il avait des regrets. Une révélation qui la laissait un peu perplexe, non pas qu’elle le pensait incapable d’en ressentir, plutôt qu’elle trouvait ça un peu inespérée tout autant qu’inattendue et probablement tardif. Cependant elle demeurait méfiante, elle ne voulait pas une nouvelle fois se faire avoir par ses belles paroles, par le regard auquel elle n’avait jamais résisté. Par sa voix suave qui bien que trahissant son manque d’assurance, lui faisait toujours autant d’effet. « Des regrets ? Tu regrettes quoi au juste, vis-à-vis de qui ? » elle se demandait si ce n’était pas plus pour lui qu’il devait éprouver des regrets, ô certes il l’avait laissé en piteux état, mais elle s’en relèverait, peut être plus difficilement que d’habitude. Mais elle s’en relèverait, du moins c’était ce dont elle s’était persuadée. Tentant de capter son regard, pour comprendre les motivations d’une telle démarche, comme si elle pouvait tout savoir en sondant simplement son regard. Chose qui lui était complètement impossible, s’il avait des yeux incroyablement expressif, il savait en revanche comment en jouer pour cacher ce qu’il voulait absolument garder pour lui-même. Elle vit son regard se détourner d’elle cependant, s’attardant sur le faire-part de mariage déposé sur la table basse en face d’eux. Une invitation qu’elle avait reçu le matin même, et balancé sans le moindre intérêt pour le document. « Tu comptes aller au mariage de Goldie ? » Pour dire vrai, elle ne s’était même pas posée la question, c’était tellement évident pour elle, elle n’avait pas envie de se pavaner en robe soit disant élégante, pour voir une inconnue dire oui à un autre inconnu. Elle ne savait même pas pourquoi elle était invitée, probablement qu’ils avaient la folie des grandeurs et que quiconque résidait à Ocean Grove était immédiatement sur la liste des invités. Elle n’aimait pas le bonheur des autres, elle n’avait aucun mal à l’avouer, elle enviait les autres, et ne se voyait pas gâcher une journée avec des pensées assombries. « Très honnêtement, je vois pas pourquoi j’irais je connais pas cette femme. Probablement que ma sœur va y trouver l’occasion de mettre une magnifique robe qui lui ira parfaitement bien et qu’elle m’y trainera dans mon bon vieux jogging que j’aurais pas abandonné. Mais pourquoi cette question ? » Elle ignorait s’il avait posé la question pour détourner la conversation, ou s’il était simplement intéressée par la réponse, comme si elle était d’une certaine façon déterminante.


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Message(#) Sujet: Re: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Mer 3 Mar 2010 - 21:25

Eliès venait de prendre conscience d’une chose tellement stupide mais en même temps tellement vrai. Il se trouvait dans le salon de la tendre demoiselle et c’est la première fois qu’il regardait vraiment à ce qui l’entourait. Il était venu quelques petites fois chez la demoiselle mais ce n’était toujours que pour une seule et unique chose : une nuit avec elle. Jamais il n’avait fait attention à la maison, à ce qui s’y trouvait. Pourtant, aujourd’hui tout paraissait différent car il faisait attention à tout ce qui était autour de lui. Il eut même une légère envie de rire en voyant une photo de Joan beaucoup plus jeune dans un déguisement. Bien entendu, il n’en fit rien, sachant que moins longtemps il resterait plus elle en serait heureuse. Cette triste réalité ne lui donnait envie que d’une seule chose, s’en aller et boire une bonne bouteille d’alcool. Il savait pourtant que boire n’arrangerait rien à ses problèmes, au contraire, il ne ferait qu’augmenter mais c’était devenu pour lui une sorte d’automatise. Il ne pouvait se sentir bien sans un verre remplit d’un liquide tellement fort qu’il laissait une sensation forte dans la gorge. Est-ce qu’il était alcoolique ? Sans doute, mais ce n’était pas totalement cela, il cherchait juste une échappatoire devant une vie où il ne comprenait plus rien. En trop peu de temps, tout ce qu’il avait cru était parti et il s’était retrouvé différent. Ce changement semblait être pour lui la pire de toutes les choses à accepter et c’est sans doute pour cela qu’il a commis autant d’erreurs. A l’époque, la cause de tous ses changements ne pouvait lui venir que d’une seule et même personne qui se trouvait être Joan. C’est pour cela qu’il la repoussait toujours sans pur autant arriver à l’éloigner complètement de sa vie car elle était d’une certaine manière ce qu’il désirait le plus au monde. Il crachait tout son venin sur elle et pourtant, chaque fois qu’il en avait l’occasion, il se retrouvait avec elle pour des choses que l’on peut qualifier de peu catholiques. L’ancien Eliès se retrouvant en face du nouveau et ne sachant pas comment réagir. Il avait donc choisit la plus stupide et il s’était retrouver devant Joan, un soir dans un bar où il avait agit comme le pire de tous les idiots. Voilà sans doute la pire erreur de sa vie n’avoir pas su se comporter comme il le devait devant la si douce demoiselle. S’il avait réagit autrement tant de choses auraient été différentes mais jamais celui qu’il était à l’époque n’aurait pu agir autrement qu’il ne l’avait fait. Le changement peut partir de n’importe quoi et le sien, bien qu’amorcer par l’arrive dans sa vie d’un ange, n’avait véritablement commencé que lorsque celui-ci était malheureusement partit. Elle était partie comme une étoile filante. Chaque jour qu’il passait sans elle était un jour de plus où il remarquait que tout n’allait pas aussi bien qu’il le pensait et que sa façon d’agir n’avait peut-être pas été la bonne. Bien entendu, même si au fond de lui, il connaissait cette réalité, il lui était presque impossible de se l’avouer. Il préférait nier ce qu’il avait devant ses yeux et croire que le départ de cette demoiselle ne l’avait nullement affecté. Pourtant, peu à peu, il avait dû se résoudre à l’évidence, que depuis qu’elle n’était plus là, quelque chose lui manquait. L’envie de plaire, le sentiment de ne rien regretter, voilà ce qu’il avait perdu ce fameux soir. Est-ce que c’était pour cela qu’il venait aujourd’hui chez elle ? Son orgueil donnera une réponse positive, affirmant que la seule raison de sa présence dans cette maison c’est se racheter une conscience pour pouvoir revivre la même vie qu’avant. Pourtant, ce n’était nullement dans ce but qu’il était venu ici, il voulait simplement avouer qu’il avait fait une immense erreur et sans doute la pire de sa vie en agissant de la sorte avec elle. D’une certaine manière, il était venu ce soir pour avouer la pire chose du moins dans son esprit, il allait parler de regret, de pardon, deux mots dont il n’avait jamais eut l’utilité avant. Mais ce n’était pas cela qui l’effrayait le plus, c’était plutôt de voir jusqu’où il était prêt à aller pour Joan. « je sais. » La demoiselle avait parlé doucement et lui savait à quel point, il pouvait se comporter comme un con et ne pas dire ce qu’il pense vraiment. D’une certaine manière, il espérait que la belle blonde l’avait un tant soit peu compris même s’il savait à quel point ce qu’il lui avait dit avait dû lui faire mal. Il n’avait pas su être là au moment où elle avait besoin de lui et comprenait seulement maintenant à quel point la belle demoiselle avait souffert.

Si Eliès avait demandé un verre d’eau c’est qu’il ne voulait nullement boire devant elle, il savait que dès qu’il buvait ses réactions pouvaient devenir incontrôlables mais surtout, il en devenait beaucoup plus salaud. Or, c’est la dernière chose qu’il avait besoin aujourd’hui. Alors, il se contentait d’un verre d’eau qui ne mis pas très longtemps à arriver. Joan était rapide mais il n’allait pas s’en plaindre car sa gorge devenait de plus en plus sèche. Il faut dire que dans quelques instants, il allait avouer tellement de choses qui avant lui auraient paru totalement impossible. Il allait d’une certaine manière ouvrir son cœur à quelqu’un et il en avait peur. Il avait fait tellement de choses dans sa vie et sans doute pire que ce qu’il s’apprêtait à faire et pourtant, il était plus terrifié que jamais. Juste avant de prendre la parole, il se mit à regarder la demoiselle droit dans les yeux comme pour se donner un certain élan de courage et il en avait bien besoin. Elle était là, tellement proche de lui et dans d’autres circonstances, il l’aurait embrassé. La revoir, lui rappelait à quel point les moments qu’il avait passer avec elle bien que destructeurs lui était agréable. Elle était la première de qui il ne se laissait pas bien au contraire même si dans son esprit cela ressemblait plus à une mauvaise qu’une bonne chose. Galérer, c’est le mot qui convenait le mieux à la situation. Jamais, il n’avait été dans un tel état de stress et surtout jamais il n’avait eu du mal à parler, c’était même un grand baratineur. Malheureusement, face à une vérité trop dure à avouer, il n’y arrivait pas comme si ce qu’il voulait ne correspondait pas à e qu’il était en mesure de faire. Il n’osait plus vraiment regarder la demoiselle et n’espérait qu’une seule chose, que ce moment passe vite, vraiment vite. D’un autre côté, il savait qu’elle était une étape obligatoire en vue d’un renouveau avec Joan. Il la voulait à nouveau dans sa vie mais savait à quel point il était improbable que cela se passe. « Des regrets ? Tu regrettes quoi au juste, vis-à-vis de qui ? » Ce que venait de dire la demoiselle lui faisait comprendre qu’il n’avait pas été des plus clair et il voulait d’une certaine manière se rappeler et montrer qu’il pouvait avouer certaines choses parfois. Pour cette nouvelle prise de paroles, Eliès n’essayait pas d’échapper au regard de Joan, au contraire, il se plongeait dans le sien pour qu’elle remarque qu’il était tout à fait sincère. « Je regrette plusieurs choses que j’ai faites … ou plutôt que je n’ai pas faites en fait c’est plutôt que je n’ai pas agit de la bonne façon. Alors, je pense …. Beaucoup … beaucoup trop … même quand je … je rêve … je pense à ce que j….ai … fait. » Au fur et à mesure qu’il avait parlé, son regard était descendu pour se retrouver vers le sol. Le jeune homme avança son fauteuil jusqu’à se trouver en face de Joan pour la regarder totalement dans les yeux et être sûr qu’elle face de même. « Cette personne … c’est … est … est … t … o .. o .. o …i. Je m’en veux de la façon dont je t’ai traité, dont je me suis comporté. Ce soir-là, j’ai dis tout le contraire de ce que je pensais, j’étais saoul mais surtout, j’étais trop borné pour comprendre que ce pourquoi je t’en voulais c’est parce que je n’acceptais pas d’apprécier ta compagnie. Je ne suis pas venu ici pour que tu me pardonnes, que j’ai moins de regrets et que l’on ne se parle plus après. Ce que je veux c’est qu’on se reparle, entre amis et que peut-être tu trouves un jour la force de me pardonner. Si j’avais compris cela plutôt tant de choses seraient différentes et surtout tu n’aurais pas ce regard si triste. » Il continuait de le regarder droit dans les yeux car il venait de dire la totale vérité où du moins une grande partie et il ne savait plus vraiment où se mettre car pour la première fois de sa vie, il ouvrit un peu son cœur à quelqu’un et cela était dur surtout qu’il ne savait nullement comment elle allait réagir. Il avait peur, qu’elle lui dise de partir immédiatement mais au moins, il lui avait dit ce qu’il pensait et on ne pourrait pas lui dire que pour une fois, il n’avait pas été doux, gentil et honnête mais cela arrivait trop tard. . « Très honnêtement, je vois pas pourquoi j’irais je connais pas cette femme. Probablement que ma sœur va y trouver l’occasion de mettre une magnifique robe qui lui ira parfaitement bien et qu’elle m’y trainera dans mon bon vieux jogging que j’aurais pas abandonné. Mais pourquoi cette question ? » Si le jeune homme avait parlé du mariage de Goldie c’est parce qu’il devait y aller mais que si la demoiselle y allait ça n’en serait que mieux. En effet, il pourrait passer plus de temps en sa compagnie et puis, ce mariage lui paraîtrait moins long si elle y était. « Je vais y aller et voir un visage familier est toujours une bonne chose et puis passer un mauvais moment avec quelqu’un le ferra paraître moins mauvais. Et si tu viens en robe, je me raserais la barbe. » S’il pouvait la faire venir et bien, il ferait tout ce qui est possible pour qu’elle s’amuse un tant soit peu même si comme lui, elle n’aimait pas vraiment ce genre d’évènement.
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Message(#) Sujet: Re: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Mar 9 Mar 2010 - 11:59



« Je regrette plusieurs choses que j’ai faites … ou plutôt que je n’ai pas faites en fait c’est plutôt que je n’ai pas agit de la bonne façon. Alors, je pense …. Beaucoup … beaucoup trop … même quand je … je rêve … je pense à ce que j….ai … fait. (…) Cette personne … c’est … est … est … t … o .. o .. o …i. Je m’en veux de la façon dont je t’ai traité, dont je me suis comporté. Ce soir-là, j’ai dis tout le contraire de ce que je pensais, j’étais saoul mais surtout, j’étais trop borné pour comprendre que ce pourquoi je t’en voulais c’est parce que je n’acceptais pas d’apprécier ta compagnie. Je ne suis pas venu ici pour que tu me pardonnes, que j’ai moins de regrets et que l’on ne se parle plus après. Ce que je veux c’est qu’on se reparle, entre amis et que peut-être tu trouves un jour la force de me pardonner. Si j’avais compris cela plutôt tant de choses seraient différentes et surtout tu n’aurais pas ce regard si triste. » Elle ne s’attendait pas à cet instant, en réalité elle ne s’attendait même pas à ce qu’il s’approche si près d’elle. Elle n’était pas gênée par leur proximité mais plus parce qu’elle pouvait lui rappeler. Les mots qu’il prononçait, s’écrasaient avec force contre son cœur brisé, lui rappelant douloureusement sa présence. Elle ne pouvait nier l’effet que cette confession provoquait en elle. Elle se sentait comme paralysée, incapable de bouger de prononcer le moindre mot, seul les siens résonnaient sans cesse dans sa tête. Ayant instantanément baissé le regard qu’elle soutenait auparavant, la, la force lui manquait, elle sentait les larmes coincées dans sa gorge. Ces révélations presque inespérées arrivaient dans sa vie alors qu’elle n’en attendait plus rien. Si elle ne se trouvait pas chez elle, sans doute aurait-elle fuit, mais elle imaginait déjà la réaction de sa jeune sœur si elle lui racontait. Jamais Joan n’avait été lâche, elle avait eu peur, mais elle avait affronté chaque situation du mieux qu’elle avait pu, en échouant parfois. Seulement cette fois-ci, elle comprenait à quel point l’orgueil était un mur entre elle et le monde, tout comme pour le jeune homme en face d’elle. Réalisant ce que sa sœur penserait d’elle, elle l’imaginait déjà râler pour n’avoir rien fait, alors qu’il demandait en quelque sorte une autre chance. Cependant elle n’arrivait pas à réaliser que ce moment soit bien réel, il y avait tellement longtemps qu’elle n’avait pas entendu le son de sa voix, qu’elle n’avait pas croisé son regard. Et jamais en chacun des instants qu’elle avait autrefois passé avec lui, elle avait eu cette absolu certitude qu’il ne lui mentait pas. Pourtant elle cherchait toujours une explication, encore une fois la plus évidente ne lui vint pas en tête, persuadée qu’il était certes sincère, mais qu’être ami avec elle, ne lui serait d’aucun intérêt. Elle était une nouvelle fois, à la croisé des chemins, quoiqu’elle déciderait elle emprunterait une route dont elle ne pourrait revenir. Elle avait souvent entendu parler de ce genre de décision qui pouvaient changer une vie, certaine décision étant d’une très grande importance, et d’autre comme celle-ci pourrait paraitre insignifiante, et pourtant sans doute la plus importante. Si l’on y regarde de plus près, elle était en face de l’homme qu’elle aime, incapable d’admettre ses sentiments, mais contrainte d’admettre qu’il était le seul à lui avoir fait si mal. L’amour étant la plus grande cause de douleur, la conclusion était pourtant évidente. Il lui faudrait cependant choisir, accepter de jouer le jeu et tenter de lui pardonner, ou essayer de lui faire comprendre qu’un poids alourdissait son cœur, ravivait sans cesse les blessures infligées. Eliès s’était sans doute attendu à ce qu’elle prenne un peu de temps avant de lui rétorquer quoique ce soit, bien que son stress était palpable et rendait presque l’atmosphère plus pesante qu’elle ne l’était. Chaque seconde de réflexion l’éloignait de plus en plus de ce que son cœur lui hurlait. Si sa réaction première aurait été de se jeter dans ses bras, se blottir contre lui comme elle en avait tant rêvé ces derniers mois, sans pour autant se l’avouer. Mais elle savait que ce n’était pas ainsi qu’elle devrait agir, il s’agissait de l’une de ses situations où l’on devait également écouter sa raison, tenter d’être plus terre à terre, tout en sachant écouter les battements de son cœur. Des battements si irréguliers qu’elle en avait enfin fait la conclusion, qu’il ne battait que pour lui, qu’à la mesure de ses mots, de ses gestes, animé que par sa présence.
Elle ne savait même pas par où commencer, mais instinctivement elle saisit ses mains, qu’elle enfermait avec douceur dans les siennes. Le contact de sa peau lui avait manqué, mais ce manque était si douloureux qu’une nouvelle fois les larmes s’étaient bloquées dans sa gorge, les refoulant comme elle pouvait, elle ne pouvait se résoudre à briser ce contact. Machinalement elle se mit à caresser le dos de sa main avec son pouce. Un geste tendre qu’elle n’avait jamais eu avec lui, jamais on aurait pu associer le mot tendresse à leur relation et pourtant. Inspirant profondément pour ce donner du courage, elle releva la tête pour plonger son regard dans le sien. « On a jamais été ami, on a jamais pu, comment cela pourrait-il marcher ? Ce qui s’est passé ne s’effacera pas en quelques mots ou gestes amicaux. J’aimerais pouvoir l’effacer crois moi, je ne demande pas mieux. Fermer les yeux sans avoir à réentendre sans arrêt ce que tu m’as dis ce soir là. Il t’a fallut tant de temps pour réaliser que tu regrettais ? » elle avait pris la parole calmement, même si les larmes serraient dans sa gorge pouvaient s’entendre, elle ne fut pas agressive, au contraire même, étonnement sa voix était douce. Elle réalisait les efforts qu’il avait du faire pour venir jusqu’ici et dire ce qu’il pensait, parce que si sa confiance en lui était à son plus faible, elle avait pourtant cru en la sincérité de ses paroles. Le connaissant elle savait qu’il n’arrivait pas à parler de ce genre de chose, et pourtant il l’avait fait, elle ne pouvait pas non plus se résoudre à briser tout ça. Serrant un peu plus ses mains, entrelaçant ses doigts au siens, elle releva une fois de plus son regard vers lui. « Je ne sais pas si ça pourrait marcher, mais pourquoi pas essayer ? » un léger sourire avait fendu son visage, elle savait aussi que si elle n’avait pas accepté, sa sœur aurait remué ciel et terre pour qu’elle y remédie, et même sans elle, elle voulait lui donner une petite chance, espérant qu’il reprendrait une petite place dans sa vie.

Lorsque la conversation avait basculé sur ce mariage, Joan aurait souhaité changer de sujet, la seule chose qu’elle aimait dans ce genre de festivité, était sans doute le buffet et le champagne coulant à flot. Pourtant, rien de tout ça ne parvenait à lui donner l’envie d’y aller. Elle savait pourtant qu’Anita trouverait tout les moyens possible pour l’y contraindre. « Je vais y aller et voir un visage familier est toujours une bonne chose et puis passer un mauvais moment avec quelqu’un le ferra paraître moins mauvais. Et si tu viens en robe, je me raserais la barbe. » elle ne s’attendait pas à une telle « invitation » cependant sa dernière condition l’a fit sourire, elle était surprise de le voir si doux, si gentil, en dehors des paroles venimeuses qu’ils avaient pu se balancer l’un et l’autre, elle n’avait jamais eu l’occasion de le voir plus « agréable ». « J’irais surement avec ma sœur, mais on peut s’y retrouver. Et je viendrais en robe. » lui répondit-elle avec un léger sourire. Elle n’était pas très à l’aise pourtant elle était satisfaite d’une certaine façon, elle avait souvent imaginé ce moment, certes le scénario changeait un peu, mais elle ne pouvait nier sa joie de le revoir, même si elle aurait tout de même souhaité le voir en meilleur état.



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Message(#) Sujet: Re: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Jeu 11 Mar 2010 - 20:38

J’aimais au cours de sa courte existence, Eliès n’avait eu autant de difficultés à s’exprimer devant quelqu’un. Jamais, il n’avait avouer ce qu’il venait d’avouer et jamais il n’avait demander à quelqu’un de lui pardonner. Aujourd’hui, s’il a avait joué au jeu du je n’ai jamais fait, il aurait bu beaucoup moins que s’il l’avait fait le jour d’avant. Est-ce que cela lui faisait plaisir ? Il ne le savait pas vraiment, les choses étaient beaucoup trop confuses dans sa tête. Tout ce qu’il savait c’est que plus rien ne serait pareil car il venait de faire un grand pas vers un autre Eliès sans doute plus humain. Tous ses changements lui semblaient pour le moment plus mauvais que bénéfique mais il savait qu’il ne pouvait aller que dans cette voie. C’était son seul moyen de retrouver un peu de paix intérieur et peut-être de penser moins à Joan. Pourtant, il n’avait jamais autant pensé à elle qu’en l’ayant en face de lui comme si cela faisait remonter toutes ses choses qu’il avait essayées de cacher depuis bien longtemps, la raison même de son comportement si méchant avec elle. Son orgueil n’a nullement accepté qu’elle puisse être plus qu’un coup d’un soir à ses yeux et pourtant, s’il avait réussit à faire ce petit effort tant de choses seraient différentes. Est-ce qu’il acceptait cette idée maintenant ? D’une certaine manière, il l’acceptait mieux même s’il ne voulait nullement l’admettre. Pourtant, son regard trahissait un peu tout ce qu’il n’osait lui dire. Il venait de faire un pas en avant mais il n’avait pourtant avoué qu’une seule chose, qu’il était désolé de l’avoir fait souffrir. Il n’avait pas pu en dire plus alors qu’il y avait tellement de choses qui hantaient son cœur et son esprit lorsqu’il pensait à Joan. Parfois, il n’avait même pas besoin de penser à elle pour que son délicieux visage arrive dans son esprit. Lorsqu’il dormait, ses songes n’étaient remplis que d’une seule et même personne. Il est vrai que parfois, ses rêves rajoutaient cet enfant qu’ils n’ils n’auraient jamais et tout cela par sa faute. Au prix de la stupidité, il aurait sans doute gagné et haut la main. Pourtant, alors qu’il avait eut tellement de mal à parler avant, il n’en avait aucun maintenant à regarder la demoiselle droit dans les yeux. Pour la première fois depuis leur rencontre, il lui avait avoué quelque chose et surtout il y avait mis toute sa sincérité. Les yeux sont le miroir de l’âme et pendant quelques instants, il donnait la chance à Joan de savoir ce qu’il cachait au plus profond de son âme. Une façon pour lui de lire dire tout ce qu’il n’arrivait malheureusement pas à dire. Est-ce qu’elle l’avait remarqué, il ne savait rien, la demoiselle évitait de le regarder et plus elle attendait pour répondre à ce qu’il venait dire, plus le jeune homme s’attendait une réponse plus que fatale. Eliès n’avait nullement penser aux conséquences qu’elles soient négatives ou positives des paroles qu’il venait de prononcer. En effet, ce n’est pas tous les jours que l’on avouait à quelqu’un à qui nous avons fait tellement de mal que nous regrettons surtout quand les évènements sont si lointain. Au fond de lui, il tremblait et avait peur de sa réaction. Il s’attendait surtout à ce qu’elle le frappe avant de l’envoyer lui et son fauteuil dehors et peu-être même sur la rue. D’une certaine manière, vu la façon dont il s’était comporter avec lui, il ne méritait pas vraiment mieux. Pourtant être si près d’elle, avec seulement quelques petits mettre de distance était une chose qui lui faisait un bien fou tellement cela lui avait manqué. Il n’aimait pas se l’avouer mais une partie de lui avait besoin de la demoiselle à ses côtés et même si elle le détestait, il devait tout faire pour montrer qu’il n’était pas si méchant que cela. Mais surtout, qu’il avait un cœur, rien que de penser à cette idée, lui donnait envie de vomir.

Les minutes commençaient à se faire de plus en plus longue et le mutisme de Joan ne lui disait vraiment rien qui vaille. Préparait-elle un plan où elle prévoyait de le faire fuir à la poêle avant de donner ses restes à manger à son chien ? A chaque seconde passant, une nouvelle fin arrivait dans sa tête et c’est à cela qu’il pensait quand il s’entendit deux mains saisir les siennes. Aussitôt, ses pensées, sa tête, son regard et tout ce qui faisait qu’il était lui n’appartenait qu’à la personne qui tenait si doucement ses mains. Ce contact totalement nouveau entre elle et lui avait un effet inattendu sur le jeune homme. Son rythme cardiaque s’accéléra et il avait envie de joindre ses lèvres au siennes comme jamais. Il savait pourtant qu’il ne pourrait pas le faire. Rien que l’idée de se rapprocher de Joan faisait accélérer son pauvre cœur qu’il pensait totalement mort. Il la regardait droit dans les yeux et il voyait couler doucement de ses yeux des petites larmes qu’il n’avait qu’une seule envie sécher de l’une de ses mains. Pourtant, il ne fit rien, sentant que le doux ange devant elle avait besoin de ce contact avec lui. Une certaine tendresse naissait entre eux et cela ne semblait pas être une si mauvaise chose pour le jeune homme. . « On a jamais été ami, on a jamais pu, comment cela pourrait-il marcher ? Ce qui s’est passé ne s’effacera pas en quelques mots ou gestes amicaux. J’aimerais pouvoir l’effacer crois moi, je ne demande pas mieux. Fermer les yeux sans avoir à réentendre sans arrêt ce que tu m’as dis ce soir là. Il t’a fallut tant de temps pour réaliser que tu regrettais ? » Répondre quelque chose, il savait que c’était ce qu’il devait faire mais pour le moment, les mots restaient bloqués dans sa gorge. Il regardait pourtant la demoiselle droit dans les yeux et ne supportait plus d’une certaine manière de la voir pleurer. Alors, sans dire un mot, il enleva doucement l’une des mains qu’elle tenait pour venir la poser sur son doux visage. Tout doucement, il enlevait toutes les larmes qu’il pouvait y trouver. Il était proche d’elle comme jamais et s’il l’avait voulu, il aurait pu l’embrasser. Mais il savait que c’était ni l’heure, ni le moment. Séchant toujours ses larmes, il respira un grand coup avant de parler à son tour. « On ne peux pas savoir si cela va marcher mais on peut essayer. Qui ne tente rien n’a ren et …t…tu……m…..a…….man……qu…..é. » Le jeune homme du rependre son souffle, il avait eut un mal fou à avouer que Joan lui avait manqué. Puis, le jeune homme se remit à penser au parole de la demoiselle et un accès de colère naquit à lui, il posa ses deux mains sur le visage de Joan et la regardait droit dans les yeux, sa bouche à quelques centimètres de la sienne. « Je suis désolé de ce que je t’ai infligé. » Il n’avait pas fait exprès, mais il avait crié, s’en voulant lui même de la voir dans un tel état. « J’ai toujours été un peu long à la détente » Il aurait pu rajouter qu’il n’avait jamais passé une seule minute sans penser à Joan mais il ne pouvait pas encore avouer ce genre de choses. Eliès lâcha tout doucement le visage de Joan qu’il tenait et aurait même aimé le garder davantage même s’il savait qu’il ne pouvait nullement le faire. Etre si proche d’elle lui faisait un bien fou et plus cela durerait, plus il en serait heureux. Pour la première fois depuis des mois, l’envie de boire ne le prenait nullement, il voulait simplement rester là avec elle. « Je ne sais pas si ça pourrait marcher, mais pourquoi pas essayer ? » Rien que d’entendre ses mots faisaient naître sur le visage du jeune homme un délicieux sourire. Il essayait de ne pas trop le montrer mais ses mains touchaient si délicatement celle de Joan qu’elle ne pouvait avoir aucune doute sur ce que ressentait Eliès à cet instant précis. « Je trouve qu’essayer est une très bonne idée et puis, cela fait plus de dix minutes que nous sommes dans la même pièce et nous ne nous sommes pas encore disputés. Je pense que c’est un bon départ non ? » Il venait d’obtenir la chose qu’il voulait le plus, une chance de pouvoir acquérir ce pardon qu’il voulait tellement. Etre ami avec Joan, il ne savait pas vraiment où cela pouvait le mener mais si cela lui permettait de la voir, il acceptait.

Le mariage ne semblait nullement être l’un des sujets favoris de Joan et ce n’était pas non plus le sien mais si cela lui donnait une occasion de la revoir et bien, il ferait tout et n’importe quoi pour que cela arrive. De plus, il avait en quelque sorte essayer de faire une invitation déguisée pour qu’elle l’accompagne à ce mariage. Il était même prêt à raser sa belle barbe pour qu’elle l’accompagne et qu’il puisse passer encore quelques moments ne sa compagnie. Etre prêt d’elle semblait être la seule chose qu’il voulait. Il ne savait pas encore si elle accepterait où non mais une chose était sûr c’est qu’il avait réussit à la faire sourire ce qui était un bon point de départ. « J’irais surement avec ma sœur, mais on peut s’y retrouver. Et je viendrais en robe. » Un sourire apparu sur le visage d’Eliès rien que de savoir qu’elle viendrait et qu’en plus, elle serait juste à côté de lui. Et il était sur que voir la demoiselle en robe devait être plus que magnifique même si cela l’obligeait à couper le vestige de tous ses mois passés dans un état plus que déplorable. « Je te réserverais deux places et je pense que je serais assez reconnaissable avec ce fauteuil argenté. J’espère que tu va mettre une très jolie robe car j’ai une magnifique barbe. » Il la taquinait gentiment, chose qu’il n’avait jamais fait d’habitude, ils ne donnaient à l’autre que le pire d’eux même. Cette nouvelle façon de communiquer ne le dérangeait nullement même si cela incluait qu’il ne pouvait plus finir dans le même lit que la demoiselle. « Et sinon comment va ta sœur ? Et comment va se cher brioche qui a toujours débordé d’un amour fou à mon égard ? » Il aurait aimé lui demander comment elle allait mais il connaissait déjà la véritable réponse d’avance et il ne voulait nullement se sentir encore plus coupable de voir ses délicieuses prunelles pleurer milles et une larme. Il se contentait de la regarder droit dans les yeux tout en la tenant toujours avec ses mains ce qui dans un sens n’était pas vraiment un comportement que l’on avait avec ses amis.
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Message(#) Sujet: Re: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Lun 15 Mar 2010 - 16:54



Il n’y avait pas de place à la douceur entre eux, pas de place aux sentiments, chacun gardait ses états d’âmes par pudeur, par orgueil, ou probablement un mélange des deux. Cela faisait déjà quelques minutes et c’était toujours aussi calme, pas de cris, de disputes, de haine. Pas de fougue non plus ni d’étreintes passionnées. C’était parfaitement inhabituelle entre eux, comme si chaque geste, chaque mot était pesé avec soin, réfléchit, rien n’était pourtant sous contrôle mais c’était si différent. Joan voulait y croire, elle n’était pourtant pas le genre de fille à croire bêtement les yeux fermés, que tout pourrait marcher et s’endormir en faisant de beaux rêves. Mais chaque fille, même la plus machiavélique, à ses propres rêves, souvent ils se rejoignent. Nous rêvons tous, ou presque de finir sa vie auprès d’une personne qui nous compléterait, nous comprendrait. Une personne qui serait présente pour nous en n’importe quelle circonstance, sentir cette complicité, voir sa vie se concrétiser en assouvissant des rêves et désirs communs. En chaque femme, sommeil la petite fille qu’elle était, cette enfant qui rêvait de robe blanche, de vie de famille de son propre conte de fée. Si Joan jouait les fortes têtes, les filles au sacré caractère, assez masculine dans sa façon d’être, elle ne mentait pas pour autant, ce n’était pas dans sa nature. Aussi franche qu’elle était, elle ne pouvait mentir sur ce qu’elle était … rêveuse. Oui elle se laissait bercer de tendres illusions, espérant ainsi voir un changement dans sa vie, bien souvent Eliès en était le centre, le dénominateur commun à tout ses rêves différents. Il était celui dont elle espérait tant. Peut être était-ce naïf, mais elle se perdait à croire qu’il avait vraiment changé. Après tout, n’avait-il pas mis sa fierté de côté pour lui demander de l’aide à passer le pas de la porte ? N’avait-il pas fait la démarche au préalable de venir se confronter à elle, en toute connaissance de cause ; Sachant pertinemment qu’elle pourrait très bien réagir violemment ? Ne venait-il pas d’admettre qu’il regrettait, qu’il était désolé ? Pourquoi alors ferait-il tout ça, si ce n’était dans une démarche sincère de rédemption ? Il n’y avait qu’une solution, il était sincère, il voulait obtenir ce pardon, et par-dessus tout Joan, voulait y croire, elle en avait besoin. Besoin de le retrouver, besoin de leur donner une autre chance.

Elle n’avait pas pour habitude de se laisser aller, encore moins de pleurer devant qui que ce soit, pas même devant sa sœur. Mais cette fois-ci c’était différent, elle ne pouvait en faire autrement, elle ne contrôlait rien. Tandis que les larmes coulaient le long de ses joues blafardes, elle sentit l’une des mains d’Eliès quitter la sienne, pour venir se poser doucement sur sa joue. A ce contact elle ferma immédiatement les yeux, appréciant ce moment de douceur, cette nouveauté entre eux, tandis qu’un frisson venait de la paralyser, l’empêchant radicalement de bouger, elle plongeait de nouveau son regard dans le sien. « On ne peux pas savoir si cela va marcher mais on peut essayer. Qui ne tente rien n’a ren et …t…tu……m…..a…….man……qu…..é. » elle ne pouvait plus le quitter des yeux, tentant surement d’y trouver la preuve de ce qu’il avançait, pourtant elle y croyait, elle en était même heureuse, un léger sourire naissait sur ses lèvres tandis qu’elle réalisait l’ampleur de ses mots. Apprendre qu’elle lui avait manqué était sans doute la chose la plus réconfortante qu’il ait pu lui dire, ainsi l’importance qu’elle lui accordait, était réciproque. Cependant elle ne répondait rien, préférant écouter ce qu’il avait à lui dire, ne voulant pas le couper dans son élan. Alors que sa seconde main s’était posée elle aussi sur sa joue, rapprochant ainsi leurs visages, elle sentit son cœur faire un bon dans sa poitrine, et battre si vite, et de manière si irrégulière. Mais c’était pourtant réconfortant d’un côté, au moins son cœur n’était pas vraiment mort, juste anesthésié par la douleur. « Je suis désolé de ce que je t’ai infligé. » sursautant légèrement, elle ne s’était pas attendu à ce qu’il hausse le ton, mais elle n’était pour autant pas effrayée, elle était habituée, et il lui en fallait plus. Elle était surtout surprise d’une telle réaction, serait-ce à lui qu’était destiné ce ton agressif ? Probablement … « J’ai toujours été un peu long à la détente. » une fois de plus, il réussit à lui arracher un petit sourire, elle devait l’admettre, aussi éloquent et beau parleur qu’il était, il avait parfois du mal à réaliser certaines choses. Mais pouvait-elle l’en blâmer, alors qu’elle était sans doute dans le même cas que lui ? De toute évidence non. Ses mains étaient retournées chercher la chaleur de celles de Joan, tandis qu’il avouait avec un petit sourire « Je trouve qu’essayer est une très bonne idée et puis, cela fait plus de dix minutes que nous sommes dans la même pièce et nous ne nous sommes pas encore disputés. Je pense que c’est un bon départ non ? » Elle devait le reconnaitre, et il n’avait pas tord, jamais cela n’avait été aussi calme entre eux, jamais aussi tendre non plus. Il n’avait donc peut être pas tord, cela pouvait marcher, il y avait peut être un nouvel avenir pour eux, pour leur relation, leur enfant n’aurait pas disparu en vain. Mais elle avait elle aussi quelque chose à lui confier. Se donnant du courage en regardant brièvement leurs mains pour la première fois entrelacés, elle reporta son attention sur lui, son regard dans le sien. Lâchant ses mains pour que les siennes puissent se poser sur ses joues, et ainsi se rapprocher un peu de lui. Cette proximité appuyant le regard tendre qu’elle posait sur lui, ainsi que les quelques mots qu’elle s’apprêtait à prononcer. « Tu dois avoir raison, en quelque sorte on peut dire que ça marche déjà. » souriant légèrement elle s’était quelque peu soulever, pour que sa bouche atteigne son oreille, comme si elle souhaitait lui murmurer quelque chose, profitant alors que sa joue se pose doucement contre la sienne, elle lui dit dans un souffle. « Tu m’as manqué. » déposant un léger baiser sur sa joue, elle se rassit enfin, ne parvenant pour autant pas à le quitter du regard.

La perspective de se rendre à ce mariage l’écœurait déjà, mais elle devait admettre, qu’en un sens c’était le prétexte idéale pour qu’elle puisse tester cette nouvelle amitié. Elle n’allait pas non plus à l’abattoir, elle n’irait pas seule, dans le pire des cas il y avait toujours Anita, mais elle espérait quand même pouvoir passer du bon temps avec lui, différemment d’autrefois, voir si vraiment cette amitié avait une chance de subsister. « Je te réserverais deux places et je pense que je serais assez reconnaissable avec ce fauteuil argenté. J’espère que tu va mettre une très jolie robe car j’ai une magnifique barbe. » Elle n’était décidément pas habituée à avoir une telle conversation avec lui, décontractée, honnête et surtout dans le plus grand calme, sans haussement de voix. Elle n’était pas non plus habituée à parler d’un éventuel rendez-vous, bien qu’il n’en soit pas complètement un, il en avait quelque peu l’allure. « Je ferais l’effort de m’étouffer dans une très belle robe, c’est promis. Et je n'ai pas besoin de ce fauteuil pour te reconnaître. » Elle avait pourtant un placard rempli de nombreuses robes, qu’elle portait assez régulièrement, pour sortir en réalité. Mais il y avait bien longtemps qu’elle ne s’était pas préparée pour une sortie. Habituée à présent à son style plus basique, jean, t-shirt, la simplicité la plus totale, sans la moindre touche de glamour. Mais elle devait admettre, que cela lui manquait un peu, elle avait seulement perdue l’envie de plaire. « Et sinon comment va ta sœur ? Et comment va se cher brioche qui a toujours débordé d’un amour fou à mon égard ? » C’était également la première fois qu’il prenait des nouvelles de cette façon, qu’il s’intéressait un peu au « reste ». Ce n’était plus rythmé de provocations, dans le seul but de finir dans le même lit, non c’était devenu plus ordinaire, normal. « Anita va bien, c’est une ado alors elle est parfois incompréhensible, mais bon je crois que ça va. Et brioche est toujours aussi en forme et débordant d’amour. Il est en balade avec ma sœur, mais je suis convaincu qu’il t’aime toujours autant et serait près à te le prouver s‘il était là. » Sans doute qu’il y avait un petit sous-entendu là dedans, parlait-elle réellement toujours de brioche ? Ou plutôt d’elle-même, toujours autant amoureuse, mais sans doute pas encore assez confiante pour l’avouer ou le prouver ? Oui, il y avait bien un sous-entendu, restait à savoir si Eliès saurait y voir clair.



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Message(#) Sujet: Re: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Sam 20 Mar 2010 - 22:28

Jamais il n’avait cru aux contes de fées, sans doute parce que dans son esprit, l’amour n’avait jamais existé et que dans ce genre de livres pour enfants, l’histoire finit toujours bien et les gens sont heureux pour toujours et ont beaucoup d’enfants. Eliès pourtant tellement rêveur ne croyaient pas en ses choses et pourtant, il sentait jusqu’au plus profond de ses veines que Joan l’avait envoûté. Depuis la première fois qu’il avait vu Joan, il n’avait plus su se détacher d’elle. Elle avait été l’une des seules avec qui il avait couché plus d’une fois et alors que tout était réunit pour former un happy ending, il n’a pas pu s’empêcher de tout foirer. Sentir que quelqu’un pouvait lui tenir à ce point lui était à cette époque insupportable. L’ange qu’il avait devant lui était son paradis et son enfer en même temps. Depuis qu’il ne l’avait pas revu, il ne désirait qu’une seule chose la retrouver car il était en manque d’elle. Et en même temps, il se détestait de vouloir une pareille chose. Il la regardait tout en repensant à tout ce qui aurait pu changer s’il arrivait à exprimer et même à comprendre ce qui se passait en lui. S’il était un autre que lui-même, tout aurait été différent, il n’aurait pas été si fier, si arrogant et surtout si orgueil. Il serait maintenant avec Joan et dans le ventre de la demoiselle, il y aurait sa petite fille qui serait même sur le point de naître. Malheureusement, il n’était pas ce genre d’hommes ou du moins, il ne l’était pas du tout à cette époque. Depuis que les regrets sont entrés dans sa vie, tant de choses sont différentes et même si l’idée d’être père le répugne encore autant, il accepterait sa responsabilité dans le fait d’avoir mis enceinte et essayerait d’être père si la demoiselle le gardait. En regardant la demoiselle, il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle aurait fait une merveilleuse mère et que par sa faute, elle avait du avorter. Secouant doucement la tête, il essayait de penser à autres choses que ses erreurs mais il était parfois bien difficile de ne pas remarquer ce que l’on a sous le nez. Il était en fauteuil et c’était la vie qui se vengeait de toutes ses fois où il avait essayé de jouer avec elle. Il avait perdu et pourtant d’une certaine manière ne plus être totalement libre de ses mouvements l’avait rendu un tout petit peu plus humain. Il savait même maintenant pourquoi il était revenu pour une nouvelle chance avec elle et cette fois-ci, il ne la gâcherait pas. Bien entendu, il était conscient que cela ne se passerait pas en un jour et qu’avant d’avoir même sa chance de retenter quelque chose avec Joan, elle devait d’abord lui parler et accepter l’étape amitié. C’était cela qui leurs avait manqué, ils n’avaient pas assez apprit à s’apprécier avant de se faire dévorer par leurs envies débordantes. Ils avaient brûles les étapes comme pour mettre leur sorte de relation dans le mur et pourtant, malgré tout cela, il savait au fond de lui depuis le premier jour qu’il l’aimait mais il ne se l’avouait pas encore.

Pour la première fois de sa vie, il se montrait très tendre avec Joan, il avait mis ses mains sur son visage pour sécher toutes les larmes qui s’y trouvait, son cœur s’emballa lorsque Joan se mit à frissonner. Et puis, tout en séchant ses larmes et en la regardant droit dans les yeux, il lui dit des mots qu’il n’avait presque jamais prononcés dans sa vie, il lui dit qu’elle lui avait manqué. Pour lui, cet aveu relevait d’un exploit, d’un immense combat contre lui-même. Il était si proche d’elle avec ses mains sur son doux visage que tout son corps ne désirait qu’une seule chose que ses lèvres embrasse celle du doux ange qui lui tenait compagnie. Si les choses étaient si faciles cela ferait plus de dix minutes qu’il l’aurait embrassé. Se sentant bien, il continua ses aveux même s’ils ne représentaient pas grande chose face à tous ses choses qu’il avait envie de lui dire. Il était désolé du mal qu’il lui avait fait et il aurait pu dire bien plus que la simple petite phrase qu’il lui avait dite. Enfin pour lui c’était déjà un grand pas même s’il restait en lui tellement d’agressivité envers lui-même. Il se faisait souffrir par des millions de façons implicites qu’il ne s’en rendait même pas compte. Tenant toujours le visage de Joan, il la vit sourire ce qui lui faisait du bien. Il arrêta pendant quelques secondes de sécher ses larmes pour toucher de l’une de ses mains ses lèvres et surtout ce si beau sourire qui la rendait encore plus magnifique. Lorsqu’il voyait une toute petite larme, il la séchait encore même si celles-ci étaient de plus en plus rares. Eliès voulait prouver à Joan qu’ils avaient une chance d’être amis même si lui-même avait du mal à y croire. Sans doute parce qu’il avait encore envie de beaucoup plus qu’une amitié avec elle mais il devait se contenter de ce qu’il pourrait avoir. Il avait d’une certaine manière fait trop de mal à Joan pour que celle-ci l’accueille à bras ouverts. Il s’arrêta de parler, en espérant que la demoiselle commencerait à parler à son tour. Il n’aimait pas ne pas savoir ce qu’elle pensait. Le jeune homme avait doucement lâcher le visage de la demoiselle pour tenir une nouvelle fois ses mains. Elles étaient si douces comme l’était Joan au fond, elle était certes forte mais en même temps, il y avait une grande par de fragilité chez elle. La demoiselle lâcha doucement les mains d’Eliès et celui-ci se demandant pendant un court instant si elle avait changé et si elle n’allait pas le mettre dehors. Mais lorsqu’il sentit les mains de la demoiselle se posé sur son visage, son sang ne fit qu’un tour et son cœur s’emballa, elle était là si proche de lui, il l’entendait respirer et il n’aurait qu’à tendre sa tête pour l’embrasser. Il sentait son cœur battre la chamade dans sa poitrine. « Tu dois avoir raison, en quelque sorte on peut dire que ça marche déjà. » Les paroles qu’elle prononça fit naître un petit sourire sur le visage du jeune homme une chose qui était assez rare. Grave à ce sourire sa bouche touchait légèrement l’une des mains de Joan. Il la regardait droit dans les yeux profitant de chaque seconde de cet intense bonheur. « Et je suis sûr que si on le veut vraiment on peut y arriver. » Il pensait vraiment à ce qu’il venait de dire même si au fond de lui l’amitié n’était pas vraiment ce qui lui conviendrait le plus. Il sentit alors la demoiselle se rapprocher davantage de lui et venir coller sa joue à la sienne, il avait tellement envie de bouger sa tête pour venir l’embrasser avec passion et lui montrer à sa manière qu’il ne l’avait pas oublié. « Tu m’as manqué. » Il était proche d’elle et en plus, elle lui disait qu’il lui avait manqué. Son cœur battait beaucoup trop vite mais il s’en moquait, pour la première fois de sa vie, il n’avait pas peur de l’entendre battre si fort, bien au contraire. Il la regardait sans parlé et lorsqu’elle déposa un doux baiser sur sa joue, il aurait aimé que ce moment dure encore. La demoiselle coupa beaucoup trop tôt à son goût, il voulait encore se trouver près d’elle. Il la trouvait trop loin et ne pu se résoudre qu’à une seule chose approcher un tout petit peu son fauteuil. « J’espère qu’on ne passera plus des mois avant de vraiment se parler. » Le jeune homme disait cela puisque les mois qui avaient précédé cette rencontre avait été plus que houleux, se criant presque dessus en pleine rue.

Il voyait oh combien le mariage semblait un sujet et un moment qu’elle n’aimait pas et il la comprenait parfaitement sur ce point. Il n’aimait pas les mariages mais devait y aller et si c’était en compagnie de Joan, il était prêt à faire tous les efforts possibles et inimaginables. Il ne voulait qu’une seule chose qu’elle vienne avec lui à ce mariage pour qu’il s’ennuie un peu moins et surtout pour montrer à la face du monde entier qu’ils n’étaient plus ennemis, qu’ils avaient trouvé un petit terrain d’entente. Et puis, il était sûr que personne ne pouvait égalé la beauté de Joan à ce mariage même pas la mariée. « Je ferais l’effort de m’étouffer dans une très belle robe, c’est promis. Et je n'ai pas besoin de ce fauteuil pour te reconnaître. » Un sourire naquit aux lèvres du jeune homme ainsi qu’un léger rire. Une chose était sûr c’est que tout le monde aura les yeux rivés sur Joan, elle serait plus que magnifique en robe et il n’attendait qu’une seule chose la voir si belle bien que maintenant, elle l’était déjà. La deuxième phrase qu’elle avait sortit lui avait fait plaisir car la plupart des gens l’identifiaient maintenant par rapport à cet engin qu’il devrait peut-être supporter toujours. Il enleva de sa tête son fauteuil pour se concentrer uniquement sur la jeune femme qu’il avait devant lui. Il pensait déjà dans sa tête à tous les efforts vestimentaires qu’il ferait rien que pour elle. « Et moi dans un très beau costume comme ça nous seront à égalité. » Le jeune homme se mit à demander comment allait la sœur et le chien de Joan. Au fond, il n’osait pas lui poser la question ayant tellement peur de la réponse. Sans doute qu’il pensait qu’en connaissant l’état d’esprit de sa sœur, il aurait plus de facilité à déceler ce qui se passait dans celui de Joan du moins c’est ce qu’il espérait. Une chose était sure c’est qu’il voulait rester ici le plus longtemps possible. « Anita va bien, c’est une ado alors elle est parfois incompréhensible, mais bon je crois que ça va. Et brioche est toujours aussi en forme et débordant d’amour. Il est en balade avec ma sœur, mais je suis convaincu qu’il t’aime toujours autant et serait près à te le prouver s‘il était là. » Eliès se mit çà rire quelques instants imaginant la scène. Joan en proie à une ado cela devait être assez drôle pourtant il était sûr qu’elle s’en sortait parfaitement bien. « Je suis sûr que tu te débrouilles parfaitement bien avec elle et puis quel garçon aurait idée de mettre ses pattes sur ta sœur. Et oui, tout le monde ne sait pas supporter ma psychopathe préféré. » Cela faisait tellement longtemps qu’il ne l’avait plus appelé ainsi. Le jeune homme n’avait répondu qu’au sujet d’Anita car quelques petites choses qu’elle avait dites sur Brioche le troublait. En effet, il se demandait si en parlant du chien, elle n’avait pas aussi parler un peu d’elle-même. Le jeune homme se rapprocha de la demoiselle tout en lui tenant toujours les mains. Il recula tout en tenant toujours les mains de la demoiselle ce qui l’obligea d’une certaine manière à s’asseoir. Puis tout doucement, il a fit s’assoir sur lui avant de mettre sa tête tout prêt de la science pour lui parler droit dans les yeux. « Joan, tu ne parles plus de Brioche n’est ce pas ? » Il n’attendit pas la réponse de la demoiselle et rapprocha davantage son visage du sien, il le touchait doucement et ne résistant plus à cette envie débordante de l’embrassé, il approcha tout en douceurs les lèvres de la demoiselle des siennes. Il avançait petit à petit et à un moment, il scella celle de Joan aux siennes. Jamais il n’avait entendu son cœur battre la chamade aussi fort et il enleva bien trop vite à son goût ses lèvres. Il savait qu’elle allait sûrement lui en vouloir mais cela ne l’empêchait pas de continuer de tenir Joan dans ses bras.
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Message(#) Sujet: Re: n°2301 ♦♦ so hard to see your face again. Mar 23 Mar 2010 - 14:47



Ils avaient passé tellement de temps à se détruire mutuellement, à se vouer une haine qui n’avait pas le moindre sens, à se tester l’un l’autre, comme pour déterminer les limites de chacun. Qu’ils finirent par en oublier les sentiments que cela cachait. Leur rencontre n’était qu’un hasard, tout avait pourtant bien commencé. Joan d’ordinaire très indépendante avait prit l’initiative de se débarrasser d’un lourdaud en faisant entrer Eliès dans son jeu. Elle se rappelait encore de ce premier baiser échangé, il n’y avait pas le moindre sentiment derrière si ce n’était du désir. Parce que oui, dès la première seconde où son regard croisa le sien, elle sentit monter le désir en elle. Un désir qui la consumait encore aujourd’hui. Si par la suite tout s’était envenimé c’était sans doute la faute à pas de chance, un malentendu. Mélangez tout ça avec leurs sales caractères et le tout devenait irrévocablement explosif. Et pourtant, plus le temps passait, plus ils s’attachaient mutuellement l’un à l’autre, devenant rapidement dépendant de la présence de l’autre. Si Joan ne l’avait jamais avoué à voix haute, elle s’en était rapidement aperçue, il l’obsédait, ne quittait pas ses pensées. Elle n’avait que cette envie de le rejoindre sans cesse, seulement ce n’était pas simple, un jeu malsain les unissait, ils continuaient de se tester. C’était à celui qui céderait le plus vite à l’autre. Ils savaient résister, mais n’y parvenaient pas longtemps, c’était bien trop dure pour eux. Mais jamais ils n’avaient prit le temps de parler, d’en apprendre concrètement plus l’un sur l’autre. Ce qu’ils avaient découvert, n’était que le fruit de hasards. Pourtant le nombre incalculable de dispute, laissait aujourd’hui place à une véritable conversation, la première depuis un peu plus d’un an. Joan réalisait que dans le fond, elle l’avait bien cerné, qu’elle n’en ignorait pas tant qu’elle l’aurait cru.

Elle n’avait jamais envisagé de devenir son amie, tout simplement parce que cela demeurait inconcevable à ses yeux. Non pas qu’elle ne l’aimait pas assez, c’était plutôt le contraire, elle se savait jalouse, extrêmement possessive, et n’avait guère apprécié de le voir en compagnie d’autres femmes. Elle ne le voulait que pour elle, et accepter une amitié était sans doute aussi accepter qu’il ne demeure pas seul. Après tout elle ne le voulait pas non plus, mais elle aurait préféré arriver elle-même à l’apprivoiser. Alors elle voulait croire à cette histoire d’amitié, pour l’espoir que cela lui donnait sur le reste de leur relation. Peut-être parviendraient-ils à s’aimer simplement sans avoir recours à d’abjectes réflexions et provocations. Elle ne voulait pas simplement se retrouver dans le même lit que lui, elle voulait passer de vrais moments auprès de lui. C’était sans doute utopique que d’espérer une relation amoureuse et surtout stable avec l’insaisissable Eliès, mais elle continuait d’espérer. Elle se surprenait d’ailleurs, alors que quelques minutes plus tôt l’éventualité de le pousser sur la route lui avait traversé l’esprit, elle se demandait à présent comment elle avait pu une seule seconde concevoir une vie sans sa présence. C’était tout bonnement impossible et idiot, et si bon nombre de fois elle était passée pour une folle capable de tout et n’importe quoi, elle n’était pourtant pas prête à le perdre. Parce que tant qu’il était encore là, l’espoir de pouvoir le retrouver subsistait. C’était peut être pour ça qu’elle n’arrivait pas à avancer, elle ne vivait que dans l’espoir, peut être idiot, de partager sa vie avec le jeune homme. Profitant alors de ce moment de tendresse, de son regard qui avait radicalement changé, il n’exprimait plus de colère, il était doux. Tout autant que ses mains qui avaient doucement séchés ses larmes. La douleur qui lui empoisonnait le cœur depuis des mois, semblait disparaitre, comme annihilée par sa présence, par ses gestes. Elle ne s’en plaignait pas, pour la première fois elle se sentait véritablement bien près de lui. Elle n’avait pas pu résister à l’envie d’approcher son visage du sien, elle avait voulu l’embrasser, retrouver la chaleur de ses bras, sentir sa peau contre la sienne, mais elle n’était pas prête, elle avait peur des conséquences que cela pouvait provoquer. Elle se contentait d’un baiser sur la joue, bien trop cours à son goût. « J’espère qu’on ne passera plus des mois avant de vraiment se parler. » d’ordinaire elle lui aurait surement répondu que tout était de sa faute, mais elle n’en avait pas envie, cela ne lui traversait même plus l’esprit, elle était un peu plus sereine, plus légère, comme libérée d’un poids en quelque sorte. Ses lèvres s’étirèrent en un fin sourire, avant qu’elle ne lui réponde. « J’espère aussi. » Et pourtant c’était elle qui avait mis autant de distance entre eux. Tout simplement parce qu’elle ne voulait plus souffrir de nouveau. Mais elle avait décidé de lui donner une seconde chance, alors pour qu’il ait l’occasion de regagner sa confiance, il fallait bien qu’ils se revoient un peu.

Si elle avait accepté de se rendre à ce mariage, ce n’était au départ que pour satisfaire sa jeune sœur qui adorait ce genre de festivité. Évidemment apprendre qu’Eliès s’y rendait, même si elle n’en voyait pas plus la raison, était une occasion supplémentaire. Bien sur ce n’était pas encore gagné, ils n’étaient pas un couple, elle avait même une certaine retenue quant à imaginer une telle chose, presque comme si leur couple n’avait pas d’avenir en réalité. Il fallait dire qu’en vu de leurs antécédents il était un peu normal de douter, le contraire serait même un peu idiot. Fixant ses prunelles, elle l’écoutait, mais elle ne parvenait plus vraiment à se concentrer pour répondre quoique ce soit qui en vaille la peine. Rien n’avait vraiment d’importance, aucun mot ne parvenait à franchir ses lèvres. Elle restait là à l’observer, le gratifiant d’un sourire par si par là en guise de réponse. Ce qui n’avait d’ailleurs pas eu l’air de le gêner plus que ça. Elle ne s’était pas vraiment attendu à une manœuvre de sa part pour qu’elle puisse s’assoir sur ses genoux, elle ne s’était pourtant pas relevée brutalement, ne l’avait pas repoussé. Elle avait simplement obtempéré, peut être simplement parce qu’elle en mourrait d’envie. Lorsque ses bras vinrent entourer sa frêle silhouette, elle sentit une nouvelle fois un frisson la parcourir, son cœur battait à tout rompre, elle avait presque la sensation qu’il finirait par bondir hors de sa poitrine. « Joan, tu ne parles plus de Brioche n’est ce pas ? » Elle ne s’était pas montrée particulièrement subtile quant au message qu’elle voulait lui faire passer, elle le savait, mais dans le fond c’était peut être une démarche faussement maladroite, elle cherchait peut être à lui avouer ses sentiments sans avoir à réellement les formuler concrètement. Mais elle n’eut pas le temps de répondre quoique ce soit, elle sentait son souffle sur son visage qui se rapprochait dangereusement du sien. Lorsque leurs lèvres se sellèrent enfin pour un baiser tendre mais bien trop cours, Joan avait la sensation qu’il l’embrassait pour la première fois que tout était différent. Elle aurait probablement dû le repousser, s’écarter, se lever et lui demander de partir, lui expliquant que c’était beaucoup trop tôt, que le mal qu’il avait fait ne pouvait s’effacer en une simple conversation et quelques larmes séchées. Elle aurait du lui expliquer que ce serait un processus qui prendrait du temps, plus de temps qu’ils n’en avaient eu pour l’instant. Mais elle ne trouvait pas la force de se séparer de lui. Ses bras autour d’elle était un véritable réconfort, elle se sentait bien, elle ne voulait pas rompre ce moment. Alors qu’elle tentait de reprendre ses esprits, elle réussit à trouver les mots pour lui répondre « Non je ne parlais plus de lui. » sans doute qu’elle commettait une erreur. Lui avouer ainsi la nature de ses sentiments, même si c’était encore implicite, était un risque énorme. Le risque que cette fois-ci il brise son cœur, tout en sachant ce qu’elle éprouvait pour lui. Ce qui était d’autant plus difficile à accepter. Mais comme une erreur en entraîne une autre, elle posa doucement sa main sur son visage, frôlant ses lèvres de son pouce. Elle hésitait, son cœur battait si vite qu’elle finissait par perdre tout contrôle. Une fois de plus elle s’approcha de lui, lui offrant comme réponse, un baiser passionné comme elle en avait tellement eut envie. C’était une erreur, elle le savait à la seconde même où ses lèvres touchèrent les siennes, mais elle n’avait pas pu s’en empêcher, il était tout ce qu’elle désirait, elle ne pouvait se résoudre à s’éloigner de lui plus longtemps.



END.


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