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Benjamin Davis

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Message· · Sujet: There's a lot that we can give (l/b) There's a lot that we can give (l/b) EmptyJeu 27 Juin - 21:58



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@Lucy Holm

Les nuits étaient plutôt courtes ces derniers temps. Benjamin était tant focalisé sur son investigation qu’il en oubliait presque de se sustenter. La pièce qui servait autrefois de bureau à son beau-père s’était transformée en salle à preuves et suppositions. Les murs étaient couverts d’infos et de photos, il avait même écrit à même le mur. Il s’en fichait, il était seul détenteur de la maison à présent puisque son beau-père était parti sans laisser de traces et que sa mère était en maison spécialisée pour les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Cette pièce était celle où il ‘vivait’ à présent. Il l’investissait des heures durant à la recherche d’un indice, d’une piste. Presque obsédé par cette enquête qui ne l’avait jamais intéressée auparavant. Etant seul, sans même un chien pour lui tenir compagnie, il pouvait se le permettre. Mais bien qu’il soit dévoué à cette cause, il en oubliait qu’il devait aussi travailler pour subvenir à ses besoins, et le réveil était plutôt difficile le matin. S’il n’arrivait pas en retard, il affichait une mine de plus en plus affreuse et le temps n’arrangeait rien.
Il faisait plutôt chaud en cette journée estivale et bon nombre de patients de la Windmont Bay Clinic se plaignaient de la chaleur. Pourtant, l’établissement était climatisé, mais il y en avait toujours un pour râler. En revanche, on pouvait dire que la journée n’était pas vraiment animée pour le personnel de la clinique. Benjamin n’était pas franchement débordé et avait fait des allers-retours dans les couloirs juste pour trouver une occupation. Aucune ne lui était tombée du ciel et il avait dû se résoudre à faire un tour par la salle de repos où la plupart du personnel se trouvait déjà. Certains discutaient autour d’un café immonde, d’autres jouaient aux cartes, d’autres se tapaient une sieste sur une banquette ou une chaise et d’autres mangeaient adossés à un pan de meuble. Si bien que Davis ne savait pas où se mettre. Il fit demi-tour et se rendit à la machine à café où il appuya sur un café allongé et se permit même d’y ajouter du sucre. La journée allait être longue. Le son agaçant de la sonnette des patients n’avait pas retenti une seule fois depuis deux heures et ça l’agaçait. Ben ne supportait pas être au travail sans avoir quelque chose à faire. Il pourrait donner un coup de main à Charlotte Lancaster dans ses dossiers, mais elle lui ferait probablement une remarque sur ses doigts gras – qui ne l’étaient pas aujourd’hui puisqu’il n’avait pas mangé de viennoiserie. Il fit de nouveau un tour par les chambres des patients, parce qu’il était persuadé qu’un ou l’autre voudrait discuter, mais non. Un vieux monsieur râla d’avoir été dérangé en pleine sieste et il décida finalement de ne plus chercher à s’occuper et se rendit dans la salle de sieste pour éviter le monde de la salle de repos et être tranquille. C’est en poussant la porte qu’il trouva là, la petite bénévole Lucy. D’ordinaire, il ne la voyait que les weekends, mais en ce moment elle était là assez souvent. « Oh salut Lucy, j’espère que je ne te dérange pas. » Benjamin appréciait la jeune femme, elle était plutôt dynamique et ne rechignait pas aider. Selon lui, elle ferait un bon médecin. Mais elle n’en était pas encore là. S’asseyant sur un des lits, il tenta de faire la conversation : « Toi aussi tu voulais un peu de calme ? Y a pas grand-chose à faire il faut dire… » Il se laissa aller à un sourire à mi-chemin entre la grimace et la moue. Puis, il se mit à boire son café, craignant de le boire froid s’il le laissait un peu plus longtemps dans sa main.

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Lucy Holm

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Message· · Sujet: Re: There's a lot that we can give (l/b) There's a lot that we can give (l/b) EmptyDim 30 Juin - 18:05

Cela faisait maintenant sept ans que Lucy travaillait en tant que bénévole à la Windmont Bay Clinic. C’était assez étrange de se dire que malgré son jeune homme elle travaillait à la clinique depuis plus longtemps qu’un bon nombre de ses employés. Bien évidemment, la demoiselle ne faisait aucune tâche médicale à proprement parler, mais elle connaissait l’établissement comme sa poche, chacune de ses procédures. Cela n’avait absolument rien à voir avec les hôpitaux dans lesquels elle aspirait pouvoir travailler un jour, mais pourtant, Lucy y avait appris des milliers de choses, même médicales. C’était dans ses murs qu’elle avait appris à faire un massage cardiaque mais aussi comment prélever du sang ou placer intraveineuse. Malgré quelques offres de certains médecins ou infirmiers, elle avait toujours refusé de pratiquer le moindre de ses actes médicaux avant d’en avoir légalement le droit mais elle savait exactement quel angle prendre, quelle pression appliqué et même comment corriger ses erreurs. Des mannequins étaient à sa disposition, et pendant les heures creuses, les employés ne rechignaient jamais à lui donner ses connaissances, Anton le premier. C’était un honneur que de pouvoir apprendre à ses côtés, comme si leurs vies avaient toujours été destinées à s’entremêler. D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle avait toujours marché dans ses pas et était heureuse et fière de pouvoir continuer à le faire.
Lors des étés, la jeune femme passait plus de temps à l’hôpital, même si beaucoup de jeunes de son âge préférait partir en voyage. Lucy, elle, ne s’octroyait que cinq semaines par an, ce qui était déjà beaucoup par rapport à la moyenne des américains et travaillait le reste du temps. Elle avait la chance de travailler avec gens intelligents qui la laissaient gérer son emploi du temps comme elle le désirait sous prétexte qu’elle ne coûtait pas un dollar à l’établissement mais la jeune femme ne trouvait pas cela correct : son engagement était le même, et elle n’avait jamais manqué une seule journée. Par contre, dès que le rythme ralentissait comme en cette journée ensoleillée, elle n’hésitait pas à aller s’isoler quelques temps en salle de repos pour s’éloigner de tout le monde. Prise dans sa lecture d’un ouvrage médical (elle prenait de l’avance sur ce qu’elle devrait étudier en deuxième année), elle n’entendit pas la porte s’ouvrir et sursauta quand Benjamin s’adressa à elle, un petit cri s’échappant de ses lèvres. “Salut Ben ! Bien sur que non, tu veux un café ?” proposa-t-elle en se levant pour mettre de l’eau à chauffer avant même d’avoir eu sa réponse. Benjamin et elle ne s’étaient jamais vus en dehors de la clinique, à part à des événements organisés pour le personnel. Pourtant, Lucy le considérait sincèrement comme un ami. Elle ne savait pas s’ils garderaient contact si un jour elle était amenée à quitter Windmont Bay, ou si elle ne travaillait plus à la clinique mais elle savait que leur complicité, née d’une nuit particulièrement compliquée, perdurerait. Il existe des épreuves qui vous rapprochent comme aucune autre ne peut le faire. Des nuits où la terre semble s’écrouler sous nos pieds et si Lucy en avait vécu plusieurs à la clinique, la plus terrible de doute s’était sans aucun doute déroulée avec Ben. Depuis, il y avait toujours cet éclat dans leur regard, qui disait qu’ils savaient d’où ils revenaient. Gérer les urgences dans une clinique de cette taille, avec le peu de moyens qu’ils avaient n’étaient pas toujours aussi aisée que cela en avait l’air. Ils n’étaient pas équipés pour gérer de grave urgence, mais devaient tout de même faire de leur mieux pour les gérer, les grandes villes aux alentours n’étant pas toujours capable de réagir assez rapidement pour les rejoindre. “J’en ai surtout assez de les entendre se plaindre de la chaleur… Je sais que c’est chiant, mais dès que je leur propose de mettre un linge mouillé sur eux pour les rafraîchir, ils m’accusent de vouloir les tuer…” répondit-elle, amusée. Elle lui tendit une tasse de café chaud, réalisa qu’il en avait déjà une dans les mains et haussa les épaules : “Bon, ça sera pour moi, alors.” dit-elle, avant de se réinstaller. “Alors, qu’ai-je manqué dans la vie du meilleur infirmier de Windmont Bay ?

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Benjamin Davis

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Message· · Sujet: Re: There's a lot that we can give (l/b) There's a lot that we can give (l/b) EmptyMar 9 Juil - 23:05

Benjamin fut amusé de voir que Lucy avait été surprise de son entrée, pourtant loin d’être fracassante. Le cadet des Davis sourit malicieusement sans pour autant se moquer et ferma la porte derrière lui pour garder un peu de calme dans cette pièce qui figurait comme un havre de paix. La jeune femme lui proposa gentiment un café tandis qu’elle se levait d’un bond pour s’en préparer un. Il leva le verre dans sa direction pour lui signifier qu’il n’en aurait pas besoin. « J’en ai déjà un merci ! » Il évitait soigneusement de ne pas carburer au café pour ne pas devenir accro à son composant principal, d’autant plus qu’il ne dormait pas nécessairement bien dernièrement, aussi, il voulait éviter de se laisser aller à des subterfuges, mais se promettait d’aller consulter un médecin afin de comprendre pourquoi il passait des nuits agitées. Il avait bien sa petite idée sur la chose, mais il ne voulait pas croire que tout s’expliquait par l’obsession qu’il développait peu à peu sur le sort de son frère ainé et du mystère qui en découlait. D’autant plus qu’il était habitué dans son travail à gérer le stress perpétuel puisqu’il avait la vie des autres entre ses mains, bien qu’il ne soit pas non plus aussi exposé que les chirurgiens, une erreur de jugement était bien vite arrivée. Dans sa vie, il en avait faites. Son parcours n’était pas linéaire, ni un long fleuve tranquille, et d’ailleurs, il jugeait que les erreurs commises l’avaient rendu meilleur. Lucy pensait probablement la même chose. La petite blonde lui racontait comme elle fuyait les complaintes des patients qui râlaient à longueur de journée à cause de la chaleur et qui ne se contentaient pas des solutions qu’elle leur proposait. Souriant, le natif de Portland les défendit presque, mais toujours avec calme. « C’est vrai, en même temps faut les comprendre, il fait chaud et c’est pas agréable d’être dans un lit d’hôpital toute la journée sans pouvoir se rafraichir soi-même ! » Selon lui, ça n’était qu’une question de fierté. Ils appréciaient surement le geste de la jeune femme, mais ça devait quand même les irriter d’y être dépendants. Il se demande souvent d’ailleurs ce qui se passe dans la tête de sa mère, qui souffre d’Alzheimer, si ça la blesse de se voir à la botte de son fils ou des médecins tandis qu’elle a des moments de lucidité, si tant est qu’elle en ait encore. Alors que Lucy se réinstalle avec son café qu’elle avait initialement préparé pour Davis, l’infirmier éclate de rire à l’entente du surnom qu’elle lui a attribué. « T’es gentille mais j’en suis loin du meilleur infirmier ! » Il le pense. S’il a une expérience variée puisqu’il a pas mal voyagé durant sa carrière, il refuse de croire qu’il est meilleur qu’un autre. Il fait son travail consciencieusement mais parfois, cela ne suffit pas. Il hausse les épaules réfléchissant aux derniers événements : tout tourne autour de la disparition de son frère il y a tant d’années. Ca n’a rien de bien intéressant pour elle, d’autant plus qu’il n’en est qu’aux prémices et qu’il a déjà mis suffisamment de personnes au courant, alors il reste évasif, préférant nettement l’entendre lui raconter ce qu’elle vit au quotidien. « Pas grand-chose… Je travaille sur un projet familial. Et toi ? T’as quelque chose d’intéressant à raconter ? » Soit dit en passant, de plus intéressant que sa propre vie. Le jeune homme boit une grande gorgée de son café, posant son regard sur la petite bénévole prêt à l’écouter déblatérer avec joie. C’est une chose qu’il a toujours aimée faire : observer, écouter, plutôt que de se confier.

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Lucy Holm

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Message· · Sujet: Re: There's a lot that we can give (l/b) There's a lot that we can give (l/b) EmptyMar 16 Juil - 23:09

Si Lucy rejoignait totalement Benjamin sur le fait que les patients devaient se sentir coincés dans leurs lits, elle maintenait tout à fait sa complainte. Elle comprenait leur position, et aurait sûrement réagi de la même façon à leur place mais cela ne voulait pas dire que la situation était plus agréable du côté des gens qui travaillaient ici. Lucy avait la chance de faire ça bénévolement et d’avoir plus de leste dans sa gestion des choses mais cela ne devait pas toujours être aisé pour les employés comme Benjamin. Pour l’heure, cependant, personne n’était à plaindre puisque tout fonctionnait au ralenti - et tant mieux. Même si Lucy savait qu’elle adorerait l’effervescence des hôpitaux lorsqu’elle pourrait enfin y travailler, elle détestait quand tout s’agitait à la clinique. Condamnée à rester à ne rien faire, elle ne pouvait qu'accueillir les patients et fournir le matériel demandé par les infirmiers et médecins. C’était idiot quelque part : elle les avait tant vu effectuer ces gestes, qu’ils lui étaient désormais familiers. Mais les règles étaient les règles, et Lucy n’avait aucune intention de les bafouer de quelque façon que ce soit. Cette vocation était tout pour elle et si elle avait passé quelques années à se demander si elle souhaitait être médecin pour suivre les pas d’Anton, il avait fallu que la jeune femme assiste à un seul cours de biologie pour se rendre compte que ce n’était pas le cas. Non seulement elle était fascinée par tout qui avait été découvert et restait à découvrir sur le corps humain, mais l’idée de passer son temps à aider les gens à se sentir mieux, psychologiquement comme physiquement, la fasciner. Lucy était le genre de personnes qui adoraient redonner le sourire aux gens - mais leur redonner la santé… c’était au-dessus de tout. “Ca j’imagine, mais quand je leur propose de les emmener dehors, ils ne sont pas réceptifs non plus…” Elle haussa les épaules, portant le café à ses lèvres avant d’ajouter : “Après, on a tous nos humeurs, hein. C’est juste plus chiant quand ils se sont tous passés le mot.” Elle s’installa sur le fond de sa chaise, et l’interrogea sur ce qu’elle avait pu manquer dans sa vie. Si la demoiselle considérait sincèrement le jeune homme comme l’un de ses amis, ils ne pouvaient pas dire qu’ils avaient ce qu’on pourrait appeler une relation suivie. Cela se faisait plutôt au grès des fois où ils travaillent ensemble. Par définition, ils se voyaient donc beaucoup plus souvent quand Lucy était en vacances. Parfois, la demoiselle se demandait s’ils resteraient en contact quand elle exercerait à Portland, mais la situation lui paraissait encore tellement lointaine qu’elle ne s’était encore jamais vraiment arrêtée sur le sujet. “Pas si loin que ça ! Tu n’as jamais envisagé d’exercer dans une ville plus grande que Windmont Bay ?” demanda-t-elle, sincèrement intéressée. Ce n’était pas nécessairement un sujet qu’ils avaient eu l’occasion d’aborder par le passé. Lucy, dévorée par l’ambition, avait un peu de mal à s’imaginer que des personnes puissent se contenter de rester à Windmont Bay simplement par choix. Elle-même se sentait contrainte de faire ses études à Portland pour des raisons familiales, mais elle savait pertinemment qu’elle regretterait toute sa vie de ne pas avoir pu prendre son envol. Elle n’était, après tout, pas une Holm pour rien. Peut-être pourrait-elle partir plus tard, quand ses frères et soeurs seraient grands, mais Lucy savait qu’il serait peut-être trop tard. Et puis, il fallait bien se l’avouer : elle préférait avoir un poste important dans une ville plus petite que celle de ses ambitions que d’être une personne lambda dans une ville à sa hauteur. Notant que Ben restait évasif sur le projet familial sur lequel il se concentrait, Lucy se contenta de lui lancer un regard curieux sans pour autant formuler la question qui lui brûlait les lèvres. Elle n’aurait pas forcément voulu qu’on insiste si elle avait été à la place de Ben. “hm… pas grand chose de passionnant, il me semble que je t’avais déjà parlé du voyage humanitaire que je prépare pour Noël 2019 ? J’me suis essentiellement concentrée sur ça pendant mon temps libre, à dire vrai.

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Message· · Sujet: Re: There's a lot that we can give (l/b) There's a lot that we can give (l/b) EmptyVen 19 Juil - 11:35

L’infirmier était attendri par la jeune femme. Elle était encore insouciante et voyait le refus des patients comme un problème alors qu’ils étaient dans leur bon droit. Se plaindre était pour eux un moyen d’attirer l’attention. Notamment les plus vieux. Et puis avec les années, Benjamin les comprenait. Autrefois, il était comme Lucy à vouloir tout faire pour les aider et à avoir au moins une gentille parole en retour. Mais ça ne fonctionnait pas comme ça. Il ne faisait pas ce boulot pour récolter des éloges, mais juste pour faire une bonne action, venir en aide à ceux qui en avait le plus besoin. « Faut pas t’y attacher, tant que tu fais bien ton boulot et que tu le sais, c’est tout ce qui doit importer. La gratitude n’est pas une compensation pour ton effort. Ce qui l’est c’est de voir que ces personnes vont mieux avec le temps. » Certaines personnes n’ont malheureusement pas cette chance, dans ce cas, il faut les accompagner pour faire en sorte que le chemin vers la mort soit moins compliqué à accepter. « Tu sais, il fait chaud pour les emmener dehors. T’aurais fait une bonne infirmière en tout cas, t’es pas aussi détachée que certains médecins. » Du moins pas encore, aurait-il dû ajouter. Ils sont obligés les médecins et chirurgiens de se prémunir et de ne pas lier de trop forts liens avec les patients. Les infirmiers passaient tellement plus de temps auprès des patients qu’il était forcément plus difficile d’instaurer une distance avec les patients. Il appréciait en tout cas la compagnie de la demoiselle qui l’impressionnait par son aplomb mais aussi par cette passion qui transparaissait inévitablement. Au moins, il était sûr qu’avec elle, il ne se prendrait pas la tête. Collant son dos contre le mur pour le soutenir, le jeune homme se mit à sourire et lui donna un conseil au sujet des patients : « Tu peux t’amuser à leur dire qu’ils sont aussi chiants qu’un autre, généralement ils n’aiment pas, ils préfèrent qu’on dise qu’ils sont nos préférés, ça les calme ! » Il était ravi de ne pas être considéré comme le frère de Chris ici. Il avait sa propre identité, forgée loin de Windmont Bay, si bien que beaucoup de personnes avaient oublié qu’il était effectivement le frère d’un des disparus. Alors que l’étudiante lui demandait s’il n’avait jamais songé à exercer ailleurs, il fut surpris qu’elle puisse penser qu’il avait effectué toutes ses années ici. Il n’avait même pas fait ses études à Windmont Bay. « J’ai exercé un peu partout dans le monde déjà. Je ne suis de retour ici que depuis un an. J’ai fait de l’humanitaire aussi. » Qu’il expliqua. Personne n’était au courant de ce qu’il avait fait pendant de nombreuses années, loin de sa mère, loin de cette ville qu’il haïssait tant enfant. Et puis il était revenu lorsqu’il avait appris que sa pauvre mère souffrait seule, laissée tombée par celui qui disait l’aimer pour toujours. Il reprit, donnant son avis à la petite blonde : « Exercer dans une ville plus grande c’est risquer d’être moins proche des patients et de faire du travail à la chaîne. Ici c’est moins contraignant, mais la paie est moins élevée. » Il était honnête, il ne faisait pas ça pour l’argent. Plutôt économe, l’homme pouvait se targuer de vivre correctement et d’avoir de quoi s’acheter une nouvelle voiture si celle-ci venait à tomber en panne. Sa priorité avait été sa mère, mais à présent, sa vie lui apparaissait plutôt vide, routinière. Lucy lui apprit qu’elle avait des envies humanitaires pour les vacances de Noël. Il trouvait l’idée géniale. Elle avait surement dû lui en parler, mais Ben ne s’en souvenait pas plus que ça. « Tu comptes aller où et pour quelle durée ? C’est une bonne chose, c’est super enrichissant ! » Il se souvenait de ses escapades dans les pays d’Afrique ou dans les pays d’Europe de l’Est. Tout avait été différent, mais source de grandes expériences.

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Lucy Holm

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Message· · Sujet: Re: There's a lot that we can give (l/b) There's a lot that we can give (l/b) EmptyVen 26 Juil - 13:44

"Je ne suis pas d'accord avec toi, Ben. Mon boulot primaire, c'est de les soigner, on est d'accord. Mais quand je serai médecin, je ne vois pas mon rôle se limiter à les diagnostiquer, les traiter et leur dire au revoir. Chaque maladie laisse des séquelles, elles peuvent parfois être psychologiques et en tant que médecin, je devrais m'assurer qu'elles sont aussi minimes que possible. Le seul fait d'être dans un hôpital… enfin, j'adore personnellement puisque c'est mon choix de carrière, mais en tant que patiente, je ne sais pas si je serai aussi heureuse d'y être. Je leur demande pas de me remercier de vive voix, mais de comprendre que même si je ne leur donne pas de médicaments à proprement parler, je les soigne aussi d'une certaine façon." Lucy avait conscience que sa vision des choses était utopique et que dans les faits, elle n'aura probablement pas le temps de consacrer autant de temps aux patients lorsqu'elle serait médecin. La recherche du profit dans les hôpitaux était un véritable problème qui forçait les médecins à traiter plus de patients qu'ils ne le devraient et à enchaîner les gardes pour pouvoir soigner tout le monde mais aussi pour rembourser ses prêts étudiants. Lucy avait une chance incroyable d'avoir des parents qui pouvaient lui offrir ses études sans s'endetter et en avait parfaitement conscience, mais le fonctionnement du système de santé américain était tel qu'elle se retrouverait probablement à faire des horaires qui ne lui permettaient pas de récupérer comme il le faudrait – et donc de soigner ses patients dans les meilleures conditions. Il était certain que ça allait la changer de ses heures qu'elle passait à discuter avec chaque patient de la Windmont Bay Clinic. Elle sourit en l'entendant dire qu'il faisait trop chaud pour les emmener dehors et s'expliqua, sans être vexée pour autant de sa remarque : "J'sais bien. Mais être dans une chambre d'hôpital toute la journée, franchement… " Elle le remercia du regard lorsqu'il lui dit qu'elle aurait fait une bonne infirmière, et accepta le compliment pour ce qu'il était. Lucy ne faisait pas partie de ces gens qui estimaient qu'être un(e) infirmier(e) était moins bien que d'être médecin. Elle considérait d'ailleurs que le rôle des infimiers/infirmières, qui étaient au contact constamment des patients, étaient plus importants : ils étaient les personnes les plus à même de détecter des changements inopinés et de sauver des vies, en réalité. Elle rit en entendant Benjamin lui donnait la technique qu'il utilisait pour que les patients se mettent plus compréhensifs. "Je note pour la prochaine fois, merci du tips !" Il était vrai que Lucy avait remarqué que cela fonctionnait plutôt bien mais une part d'elle ne pouvait s'empêcher de se sentir mal à l'idée de mettre son "affection" en compétition, et qui plus est, vis–à-vis de personnes plus âgées.
"Ha mais oui, c'est vrai ! On en a jamais vraiment reparlé, mais tu me l'avais mentionné quand on s'est rencontrés, je crois." précisa-t-elle, un peu gênée de ne pas s'en être souvenue plus tôt. "C'est dans quel endroit que tu as préféré exercer ? Et celui que tu as le moins aimé ?" L'excitation qui pointait dans la voix de Lucy ne laissait aucun doute quant au fait que Benjamin s'apprêtait à être soumis à un interrogatoire digne de ce nom. Même s'ils n'existaient pas exactement le même métier, Lucy savait qu'elle avait beaucoup à apprendre de Benjamin, et d'autant plus maintenant qu'elle se souvenait de ses expériences à l'étranger. "Oui… mais tu n'es jamais frustré par le manque de moyens ? Je sais que la maire fait ce qu'elle peut mais l'hôpital le plus proche se trouve à une demi-heure… Ce n'est pas de refuser de travailler ici qui changerait quoique ce soit mais je trouve ça inadmissible que Windmont Bay ne puisse pas offrir des soins dignes de ce nom à ses habitants." Mais cela revenait à la même question que celle qu'elle se posait précédemment sur les conséquences de la privatisation des hôpitaux. Finissant sa tasse de café, elle soupira légèrement à la dernière question de Benjamin : "Eh bien, j'aimerai aller à la frontière nord-coréenne ou au Soudan mais mes parents ne sont pas vraiment partants et je n'ai pas envie de me fâcher avec eux avant de partir. Je suis en train de regarder pour partir en Somalie ou au Bénin, mais ce n'est vraiment pas mon premier choix… Par contre, je pense partir un mois. Je voudrais voir comment ça se passe avant de m'engager sur une durée plus longue, et je voudrais également trouver un programme qui me permette de partir une année sans pour autant stopper mes études." Car il ne fallait pas oublié que la jeune femme était ambitieuse et que si l'expérience humanitaire était quelque chose qui la bottait vraiment, il ne fallait pas que ce soit quelque chose qui aille à l'encontre de ses études. Dans le pire des cas, elle pourrait toujours partir une fois celles-ci achevées (brillament).

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Message· · Sujet: Re: There's a lot that we can give (l/b) There's a lot that we can give (l/b) EmptyDim 28 Juil - 22:09

Benjamin sourit alors que Lucy émet un avis différent. Elle défend son point de vue, et l’infirmier n’est pas en désaccord avec elle. Bien au contraire. Elle voulait s’impliquer, et il l’encouragerait dans cette voie, il ne voulait pas qu’elle se retienne. Ce qu’il souhaitait qu’elle comprenne c’est qu’on ne peut pas forcer les gens à remercier, ni à être reconnaissant. D’autant plus que dans un autre contexte, la plupart le serait. Selon l’infirmier, c’est juste qu’ils ne voient que leur mauvaise situation, leur maladie, leur condition qui s’est détériorée et le reste leur parait insignifiant, pas important. « Je ne t’ai jamais dit de te limiter à ce rôle-là. Je t’ai dit de ne pas t’offusquer parce qu’ils ne te remercient pas. » Il veut s’assurer qu’elle comprenne son point de vue, que selon lui, ça ne l’empêche pas de se donner à fond, de leur rendre la vie meilleure. « Ca ne veut pas dire qu’ils en ont pas conscience, c’est juste qu’ils voient leur situation comme un calvaire même si tu cherches à améliorer leur quotidien. » Au fond, Lucy et Ben sont assez similaires dans leur manière de faire. « Moi qu’ils soient agréables ou pas, je fais de mon mieux. C’est tout. » S’ils sont contents, c’est un plus, mais il n’en ferait jamais une affaire d’état si l’un des patients venait à râler alors qu’il est aux petits soins pour lui. Mais la jeune femme était encore très jeune et Ben parlait par expérience. Elle avait encore le temps de se faire son idée. D’ailleurs elle trouvait que ce n’était pas bon pour les patients de passer la journée enfermés et s’il était d’accord, il lui apprit qu’ils essayaient donc de composer pour leur permettre de voir l’extérieur pour ceux qui le pouvaient : « Oui, c’est pour ça qu’on les sort le soir, c’est déjà plus supportable ! » A la clinique le personnel cherchait à être le plus arrangeant possible, mais ils manquaient parfois de bras et de moyens. Toutefois, l’humour que pratiquait Benjamin avec les patients leur permettait parfois de se sentir un peu plus à l’aise et d’oublier le manque de moyens. « Y a pas de quoi. » Qu’il ajouta alors qu’elle le remerciait du conseil donné pour taquiner les patients. Il ne s’offusque pas quand elle admet qu’elle avait peut-être oublié qu’il lui avait parlé de ses escapades lors de leur première rencontre. D’autant plus que Benjamin n’était que très rarement bavard à ce sujet. Il en avait vécu des choses, mais il les gardait pour lui. « Bonne question. Je dirais que j’ai apprécié les missions dans les petits villages, que ce soit en Afrique du Sud, aux Philippines, en Serbie et autres, et j’ai moins aimé travailler pour des hôpitaux français. Parce que comme toi au début de ma carrière, je m’attachais aux remerciements… » Et il avait été surpris que les gens continuent à exiger alors que leur service de santé était déjà gratuit et malgré le manque de moyens, très investi. L’ingratitude l’avait agacé, il était parti. Il voit en Lucy un jeune Benjamin. Evidemment qu’il aimerait travailler dans de meilleures conditions, mais s’il est à Windmont Bay, ce n’est que pour sa mère, pas pour lui. Alors autant mettre son expérience à contribution. « J’ai vu tellement pire tu sais… Des gens qu’on a dû soigner sans anesthésie… Je dirais pas que j’aime travailler ici, mais c’était le seul moyen pour m’occuper de ma mère. » Il est honnête. Il n’aurait jamais remis un pied ici si ce n’était pas pour Tina, esseulée, autrefois entourée de trois hommes dans sa vie et qui étaient tous partis : Chris le premier, Ben le second, puis son mari Dale. Il se fichait de savoir où il était, mais il en voulait à cet homme d’avoir abandonné sa mère au pire des moments. Il écouta le projet de la jeune blonde. C’était honorable, elle avait de bonnes idées, mais il trouvait certaines trop dangereuses pour une fille de son âge. Bienveillant, il déclara : « Je te conseillerais de ne pas aller à la frontière Coréenne, pas sûr que tu en reviennes vu le conflit avec les Etats-Unis… » Et Donald Trump. D’autant plus que les prisonniers étaient à peu près sûr de finir exécutés. « Ah oui, je ne saurais pas te dire si Portland propose un tel programme… A voir avec eux… Mes études étaient moins longues, ça a aidé. »

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Lucy Holm

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Message· · Sujet: Re: There's a lot that we can give (l/b) There's a lot that we can give (l/b) EmptyMar 6 Aoû - 17:49

Lucy écouta attentivement Benjamin, avec qui elle appréciait particulièrement d'avoir des discussions de ce type. Même si leurs points de vue étaient plutôt dans l'ensemble similaire, Lucy avait bien conscience que Benjamin bénéficiait de l'expérience en plus, et donc d'un point de vue plus abouti que le sien. Bien sûr, cela n'empêchait pas la jeune femme de ne pas toujours être 100% en accord avec ce dernier – Lucy avait tout de même son caractère, mais ce retour d'expérience était de toute façon utile d'une façon ou d'une autre. Ses doigts pianotant sur sa tasse, le bruit de ses ongles retentissant doucement dans la pièce, la jeune femme ne put s'empêcher de hausser doucement les épaules quand Benjamin précisa qu'il faisait de son mieux, peu importe les circonstances. Elle fronça légèrement les sourcils, se demandant s'il sous-entendait qu'en cherchant un minimum de reconnaissance, elle ne ferait pas de son mieux avec tous ses patients. Elle pinça légèrement les lèvres, décidant de ne pas tirer des conclusions hâtives, et continua alors d'exposer son point de vue : "Bien sûr que je fais de mon mieux également, mais le problème du fait qu'ils râlent, ou qu'ils n'expriment pas clairement leur reconnaissance, c'est qu'on ne peut pas toujours être certain que notre mieux leur convienne. Certaines personnes ont besoin de parler de leurs problèmes pour se sentir mieux, d'autres ont simplement besoin de rester quelques heures en paix pour gérer les choses à leur façon. Si nos patients râlent, peu importe les solutions qu'on leur propose pour pouvoir se sentir mieux, on ne peut pas vraiment savoir ce qui leur fait du bien. Et ce n'est même pas une question d'expérience, simplement de les connaître – et on a pas toujours le temps d'apprendre à les connaître." La jeune femme, par sa réponse, se montrait probablement un peu plus sur la défensive que d'ordinaire, mais avait tenté de rester calme. Elle connaissait assez Benjamin pour savoir qu'il était quelqu'un de bienveillant et que c'était probablement plus son ego qui avait été touché par ses propos qu'autre chose. "Oui, c'est vrai que c'est plus malin !" précisa-t-elle, se demandant pourquoi elle n'y avait pas pensé elle-même. Maintenant que Lucy le précisait, cela lui semblait assez évident qu'il était plus prudent de leur permettre de sortir le soir mais parfois emportée par la fougue de la jeunesse, Lucy pensait plus à bien faire qu'à la meilleure façon qu'elle pouvait avoir de faire les choses. Elle apprendrait assurément à l'avenir. C'était d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles la jeune femme avait choisi de continuer son bénévolat au sein de la Windmont Bay Clinic. Son visage se détendit entièrement lorsqu'elle aborda le sujet du voyage humanitaire avec Benjamin. Les genoux ramenés contre son buste, elle posa sa tête sur ces derniers, écoutant attentivement ce qu'il avait à lui dire. L'aventure dans laquelle la jeune femme voulait se lancer était exaltante mais surtout aurait un réel impact sur le monde qui l'entourait. Lucy avait tout à fait conscience que les Etats-Unis avaient autant besoin de médecins que le Burkina Faso ou la Corée du Nord, mais elle savait également que c'était un pays qui avait beaucoup moins de mal à rassembler et surtout qui avait les moyens de payer ses médecins. Lucy acquiesça d'un signe de tête lorsque Benjamin précisa qu'il était uniquement de retour pour s'occuper de sa mère. C'était assez touchant de voir la relation qui l'unissait à la sienne et si Lucy se savait parfaitement capable de faire la même chose pour ses frères et sœurs, elle n'était pas certaine qu'elle en aurait fait de même pour ses parents. Peu importait en réalité, Lucy laissa donc ce point d'interrogation de côté. "Comment va-t-elle ? Et toi, tu es quand même heureux ici ?" demanda-t-elle timidement, parfaitement consciente de la tournure personnelle que prenait la conversation. Sans chercher à vexer Benjamin, Lucy ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel quand elle l'entendit lui dire que la frontière coréenne n'était peut-être pas la meilleure idée qu'elle ait eu. Il lui sortait exactement le même argument que ses parents, et même si elle le comprenait, cet argument était justement la raison pour laquelle la jeune femme tenait tant à y aller. Les volontaires pour se rendre dans ce pays étaient encore moins nombreux que ceux pour aller ailleurs. "On est généralement plutôt bien protégés dans ce genre de voyage, et honnêtement… tu vas sûrement dire que je dis ça parce que je suis jeune, mais je n'y vais pas spécialement pour me sentir en sécurité. C'est un plus, c'est certain mais ces gens se retrouvent dans des positions impossibles, et sont bien plus en danger que nous. Je me doute que tu en as conscience, vu ta carrière, mais je trouve qu'on ne doit pas les abandonner simplement parce que la situation y est plus compliquée qu'ailleurs… Et puis notre cher président se rapproche de la Corée du Nord un jour sur deux, alors tu sais…" Elle reposa sa tasse désormais vide sur la table, puis ressera ses genoux contre elle à l'aide de ses bras. "Certains disent que oui, et d'autres nient en boucle… Je verrai en temps voulu. Je ne peux pas vraiment m'absenter avec mes frères et sœurs pour le moment, de toute façon."

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Benjamin Davis

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Message· · Sujet: Re: There's a lot that we can give (l/b) There's a lot that we can give (l/b) EmptyMer 7 Aoû - 13:38

Le natif de Portland ne cherchait pas à ce que Lucy boive ses paroles et soit d’accord avec lui. La discussion était saine, il émettait juste son avis et qu’elle soit d’accord ou non, ça ne changerait rien pour lui. Il l’appréciait réellement, elle était intelligente et elle avait une carrière brillante qui l’attendait. Cependant son jeune âge la trahissait parce qu’elle voulait beaucoup trop en faire. Quand on est jeune, on se croit surhumain, capable de bouger des montagnes. Benjamin a lui aussi été jeune et insouciant. Il se disait que les gens avant lui ne s’étaient pas assez investis et qu’il pouvait changer les choses ; il avait bien vite réalisé qu’on ne peut radicalement changer des institutions établies. On ne peut que faire ce qui nous semble juste et donner son maximum tout en prenant en compte que dans le médical, il y a une forte part d’influence sociale car chaque être humain est différent. Il est conscient que la jeune femme souhaite se donner corps et âme pour son métier, mais il sait également qu’elle devra garder un peu de distance pour qu’elle puisse soutenir le poids des drames. Il sourit de façon bienveillante, parce qu’il est conscient que ce qu’elle avance est honorable. « Oui, mais à faire de ton mieux Lucy, ça veut dire que tu ne peux pas faire plus, dans un sens. Certaines personnes râlent et pourtant sont très satisfaites. Mais tu ne peux pas les changer. Ne prends pas leur comportement comme une attaque personnelle, c’est la même chose avec tout le monde. » Voilà pourquoi il lui disait de ne se concentrer que sur ses propres actes. Si elle jugeait s’investir à fond, personne n’avait le droit de la critiquer ou du moins, elle ne devait pas les laisser l’atteindre. D’ailleurs, il tient à lui montrer que tout ne doit pas passer par une seule personne mais par un ensemble de gens autour d’un patient. « Vous avez déjà beaucoup de travail en tant que médecin, s’ils veulent parler c’est généralement à un proche ou à un psy qu’ils le font. Tu ne peux pas tout faire à la fois. C’est certes honorable de ta part, mais sur le long terme tu t’épuiseras ! » Et pour qu’elle continue d’être un bon médecin, il faut éviter le burnout. Le sujet dévie rapidement sur sa mère et sur le bonheur de Benjamin. Ce n’est pas le genre de choses qu’il a l’habitude d’aborder. L’état de sa mère le tracasse beaucoup, il a du mal à trouver le sommeil le soir, peu préparé à la perdre, culpabilisant d’être parti pendant dix ans. « Son état se dégrade de jour en jour. Elle ne me voit même plus comme son infirmier. Elle ne parle quasiment plus. Mais bon avec la maladie d’Alzheimer, il n’y a pas grand-chose à faire… » Il est honnête, mais il songe à la ramener à la maison, mais ça impliquerait une pause dans son travail et il n’est pas sûr que ce soit une bonne raison. Quant à son bonheur, il évite un peu la question. Benjamin veut être prudent. Il n’aime pas Windmont Bay, ça n’a pas changé, mais il y a Mavis qui a déboulé dans sa vie et qui le pousserait peut-être à rester puisqu’il est tenu de s’occuper de sa mère également. Est-il heureux ? La réponse a l’air bien trop complexe pour qu’il soit catégorique à ce sujet. « C’est pas important si je suis heureux ou pas. Je veux juste m’assurer qu’elle ne soit pas seule jusqu’à la fin. » Ce n’est pas qu’il ne tient pas à se confier, mais plutôt qu’il n’a jamais vraiment su le faire. Lucy est quelque peu utopiste, son jeune âge démontre une fougue et une confiance aveugle dans le système qu’il s’empresse de déboulonner un peu, non pas pour lui causer du tort, mais pour la mettre en garde. « Pas toujours dans la réalité, Lucy. Il y a des endroits pauvres partout où tu peux aider tout en étant en sécurité. Je comprends ce que tu me dis, mais je ne suis même pas sûr qu’on te laisse passer à la frontière Nord-Coréenne. Je ne connais pas suffisamment le pays, ni les conditions, mais tu es encore jeune. Ces pays-là, il vaut mieux y aller plus tard à mon sens. » Les prises d’otages ont toujours effrayé le grand blond qui lit très souvent dans les journaux que ça s’est mal terminé pour des personnes qui n’étaient venues que pour des raisons humanitaires. « Je ne te dissuade pas, je te demande juste de prendre tous les facteurs en compte dont ta sécurité personnelle. » Il agit presque comme un grand frère avec elle, lui qui était le dernier de sa famille. Lucy évoque la sienne et curieux, il l’interroge : « Pourquoi tu ne pourrais pas partir à cause de tes frères et sœurs ? C’est toi qui les élèves ? » Ca lui semble compliqué de mener de front ses études avec cette tâche en plus.

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Lucy Holm

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Message· · Sujet: Re: There's a lot that we can give (l/b) There's a lot that we can give (l/b) EmptyDim 25 Aoû - 1:00

Si la relation qui unissait Lucy et Benjamin avait commencé de façon tout à fait improbable, Lucy se disait qu'au final, il s'agissait peut-être d'un mal pour un bien. Certes, les choses n'avaient pas du tout commencé de manière idéale, et ils garderaient très probablement en mémoire le souvenir de cette nuit chaotique encore longtemps mais cela les avait rapprochés. Ils ne s'étaient jamais vraiment adressés la parole auparavant et étaient désormais capables de discuter pendant des heures de sujets aussi sérieux que celui dont ils discutaient présentement. Ben avait cette façon de présenter les choses qui lui permettaient de donner son opinion, parfois fermement, sans pour autant jamais donner l'impression à l'autre d'être un imbécile, ou qu'il le jugeait tout simplement. Ainsi, malgré le côté un peu moralisateur des propos qu'il tenait, Lucy ne s'en offusqua pas et l'écouta avec attention. Elle réfléchit à ce qu'il était en train de lui expliquer, jouant avec ses doigts sans réellement y prêter attention. Il lui semblait comprendre ce qu'il souhaitait dire. Lucy savait au fond qu'elle avait raison, et notamment lorsqu'il indiquait que les médecins avaient trop de travail pour réellement prendre le temps de discuter avec chaque patient mais c'était également pour cela qu'elle cherchait à s'intéresser d'autant plus à eux à l'heure actuelle. A force de fréquenter des patients, peut-être apprendrait-elle à mieux lire les signaux qui se présenteraient à elle. Une sorte de sixième sens qu'elle développerait et qui lui permettrait de reconnaître les patients qui n'allaient pas aussi bien qu'ils le disaient sans pour autant devoir négliger ces autres patients. Elle soupira doucement, sachant que l'exigence qu'elle avait envers elle-même, dépassait probablement cette fois les limites du réalisme. Malheureusement, si son métier était nécessaire à la vie de bien des gens et exigeait un certain altruisme, Lucy ne savait que trop que ses patrons vivraient avant toute dans une société capitaliste et que le profit restait maître mot dans les hôpitaux. "Ouais, je sais que tu as raison." Se redressant légèrement sur sa chaise, elle continua : "C'est juste un peu frustrant de se dire qu'on ne va les aider que partiellement et qu'on risque de passer à côté de gros problèmes simplement parce qu'on a pas le temps de s'occuper des gens comme il faut." Elle n'en dit pas plus, sachant pertinemment que Ben était probablement le mieux placé pour comprendre ce dont elle voulait parler. "Je sais que c'est pareil pour vous, et peut-être encore plus ici puisque Windmont manque clairement de moyen." Elle lui offrit un petit sourire entendu, sachant qu'il comprendrait parfaitement à quoi elle faisait référence.
Lucy ne put s'empêcher de tendre une main qu'elle voulut réconfortante vers Benjamin en entendant ce que ce dernier traversait. Elle avait rapidement entendu dire que sa mère souffrait de la maladie d'Alzheimer mais elle ne s'était pas imaginé qu'elle soit déjà à un stade aussi avancé. Elle soupira, osant à peine imaginer ce qu'elle ressentirait si ses parents étaient incapables de la reconnaître. Elle se demanda si être dans le milieu médical rendait ce genre de choses plus faciles, quand on était capable de savoir quels stades de la maladie la personne allait devoir traverser ou si au contraire, l'anticipation de toutes les difficultés que cela entraînerait rendait la chose encore pire. Elle ne posa pas la question, par pudeur et parce que Lucy n'aurait pas aimé qu'on lui fasse parler de ce genre de choses à dire vrai. Elle qui souhaitait pourtant être médecin, détestait parler des maladies qui pouvaient affecter ses proches. La demoiselle avait été relativement épargnée. A sa connaissance, seule une de ses cousines éloignées avaient eu des problèmes de santé, mais elle s'en était entièrement remise. "Je suis désolée que tu aies à vivre ça, Benjamin…" Elle soupira doucement, ne sachant pas vraiment quoi dire pour le réconforter. "Si je peux faire quoique ce soit pour t'aider, n'hésite surtout pas, mais ton bonheur est important aussi." Elle sourit doucement et précisa le fond de sa pensée. "Je comprends tout à fait le fait de se sacrifier pour tes proches mais ménage toi quand même." La situation de Lucy était certes différente, puisqu'elle n'avait pas à s'occuper de sa mère malade mais elle se sacrifiait régulièrement en s'occupant de ses frères et sœurs tandis que ses parents préféraient à les confier à une babysitter. Lucy leur en avait longtemps voulu, notamment pendant ses premières années à l'université mais elle s'était désormais faite une raison et comprenait que qu'elle avait aussi, d'une certaine façon, choisi d'adosser ce rôle de mère/grand sœur et qu'il fallait qu'elle trouve satisfaction dans ce choix à défaut de prendre le risque de devenir aigrie.
Elle acquiesça d'un signe de tête en notant ses conseils, mais Lucy savait déjà tout ce qu'il lui disait. Elle savait que la plupart des gens avaient tendance à partir du principe qu'elle n'avait pas fait des recherches exhaustives sur la question parce qu'elle était jeune, mais c'était en réalité tout l'inverse. Lucy avait passé des semaines entières à travailler sur ce projet, elle connaissait tous les avantages et inconvénients de chacune des destinations qu'elle avait présélectionnée. Elle savait également les défauts et avantages de chaque organisation qu'elle pouvait rejoindre. Et bien entendue, elle savait pertinemment que la frontière nord-coréenne était l'une des plus dangereuses. Mais si elle ne le faisait pas maintenant, quand pourrait-elle le faire ? Lucy estimait qu'il était plus pertinent de prendre des risques à son âge que d'attendre d'avoir une famille et des enfants, pour le faire. Certes, son entourage assimilait cela pour un gain en maturité et un gain d'expérience qui lui permettrait de mieux évaluer les risques. Elle haussa alors doucement les épaules et lui précisa : "mais plus tard, des gens dépendront de moi, et je refuse de leur faire ça". Tout comme elle refusait d'abandonner ses frères et sœurs à l'heure actuelle. "Mais je comprends ce que tu veux dire, et j'y ai bien réfléchi ne t'inquiète pas." Elle se leva ensuite pour attraper un verre d'eau et en profita pour jeter un coup d'œil à l'accueil qui restait vide. Même si techniquement, il lui restait un bon quart d'heure de pause, elle n'aura pas voulu que sa collègue se retrouve à devoir gérer un flots d'arrivée seule, surtout que ce n'était pas comme si elles avaient été débordées le reste de la journée. Elle sourit légèrement à sa question, puis se rassit lui tendant également un verre d'eau. "Oui, et non. Mes parents sont souvent absents, donc je suis un peu la seule constante avec la babysitter. Je préfère éviter de partir longtemps alors que mes parents sont eux-même tout le temps en voyage d'affaires…"

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Benjamin Davis

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Message· · Sujet: Re: There's a lot that we can give (l/b) There's a lot that we can give (l/b) EmptyMer 11 Sep - 1:05

Benjamin appréciait la conversation, parce qu’elle lui rappelait ô combien il avait muri depuis le début de sa carrière. La fougue qui transparaissait chez la jeune femme, il l’avait connue. Un peu trop même. Si bien qu’on l’avait très souvent remis à sa place. Cela ne voulait pas dire qu’il avait cessé de faire son travail correctement, mais il avait appris à se ménager un peu plus. Si on ne s’occupe pas de soi, on finit par faire des erreurs, et il l’avait appris à ses dépens de la manière la plus difficile qu’il soit. S’il avait fini par se remettre de ses émotions, il tenait à rappeler à Lucy que s’épuiser ne la mènerait probablement pas au succès, qu’il fallait garder un certain équilibre dans sa vie personnelle et professionnelle. Il comprenait qu’elle craigne de passer à côté de quelque chose d’important, mais elle oubliait une chose importante : elle n’était pas seule dans cet hôpital, donc même si elle passait à côté d’un détail qui pouvait changer la donne, il y avait fort à parier qu’un autre membre de l’équipe médicale s’en aperçoive. Car l’hôpital ne pourrait fonctionner sans travail d’équipe, c’était une évidence. Bienveillant, Benjamin sourit comme pour chercher à la rassurer. « Il ne faut pas te dire ça. On est plusieurs à les encadrer, donc il y a bien moins de chances que ça arrive si tout le monde fait son boulot correctement sans être saturé ! » Malheureusement, ce n’était pas le cas partout. Beaucoup de personnes se dédouanent pour en faire le moins possible, surchargeant leurs collègues consciencieux, et il n’y avait peut-être pas grand-chose à faire dans cette situation. Il était d’accord avec la jeune femme, la clinique de Windmont Bay ne possédait pas de services exceptionnels à cause d’un manque certain d’argent pour remplacer de nombreuses vieilles machines ou pour embaucher plus de personnel. Mais Ben refusait de le voir comme un problème, comme si la responsabilité de chacun, c’était de faire en sorte que cela ne se ressente pas. Il hausse les épaules alors qu’elle indique que ça doit être compliqué pour les infirmiers. Il avait vu pire, surtout qu’au fond il faisait ce job que pour rester auprès de sa mère. « Je ne me prends pas la tête moi tu sais. Pour l’instant je suis ici, peut-être que dans trois ans je serais ailleurs. Je fais avec ce qu’on me donne. » Lucy le savait bien, la seule raison pour laquelle il avait remis les pieds à Windmont Bay, c’était l’état de santé préoccupant de sa mère. Il ne serait jamais revenu si elle ne s’était pas retrouvée seule ici. Son beau-père – ou du moins son père adoptif qu’il n’avait jamais considéré comme tel – s’était fait la malle alors que sa mère ne pouvait plus se gérer seule. Quel homme est capable d’une chose pareille ? Il ne l’acceptait pas et en voulait à cet homme qui ferait mieux de ne plus jamais se pointer. Benjamin n’hésiterait pas à lui tomber dessus, et pourtant, il n’était pas violent. Quand Lucy se montre compatissante, il secoue la tête. Ce n’est pas lui qui souffre le plus, mais sa mère. « C’est comme ça. C’est surtout elle qui doit vivre l’enfer. Moi, depuis que mon ex-femme a placé ma mère dans un centre spécialisé, j’ai du temps. Mais c’est pas juste pour elle. » Il s’était certes épuisé en bossant à temps partiel puis en gérant sa mère, mais au moins, il avait l’impression de se faire pardonner auparavant. Tandis qu’à présent, bien qu’il lui rende visite, ce n’était plus la même chose. Il regrette d’avoir été absent si longtemps. « C’était une bonne mère. » Il parle d’elle comme si elle était morte, car au fond, elle semble être vide, dénuée de tout souvenir, le regard vitreux, incapable de reconnaitre son cadet et ce depuis de nombreux mois. Cherchant à lui faire comprendre qu’il apprécie sa proposition, il troque son regard attristé pour de la reconnaissance. « C’est gentil. » Même si évidemment, Benjamin ne demandera jamais rien à quiconque, il supporte en silence. Son bonheur n’a pas d’importance à ses yeux. Il retrouve un peu de ça en Lucy, et tandis qu’elle s’évertue à lui dire qu’elle n’a pas d’attache et que c’est maintenant qu’elle peut le faire, il lui fait une remarque plutôt bienveillante, mais qui va dans le sens contraire de ce qu’elle dit : « Je pense que tu viens de me dire que des personnes dépendent déjà de toi. » Elle vient de lui mentionner ses frères et sœurs. Quoiqu’il en soit, Davis ne l’empêchera pas d’atteindre ses objectifs, c’est une évidence. « De toute façon la décision t’appartient. Je ne suis pas là pour t’empêcher de le faire. » Juste de lui faire peser le pour et le contre pour ne pas qu’elle regrette un peu plus tard. En revanche, quand elle lui explique qu’elle gère ses frères et sœurs parce qu’elle est leur point d’ancrage, il comprend qu’elle est tout à fait prête à prendre les meilleures décisions. Elle a un cœur en or, ça ne fait aucun doute. « Je vois… C’est pas simple de devoir s’occuper d’eux à ton âge… C’est noble en tout cas. » Elle devrait en être fière.

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