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Norrie Regbo

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Message· · Sujet: the waves keep on rolling the waves keep on rolling EmptyDim 30 Juin - 22:48

@harper edwards

Il observait le soleil se lever derrière Windmont Bay et illuminer l’horizon d’un rouge flamboyant. Il contemplait le paysage qui se dessinait devant lui et ne s’en lassait pas. Ses yeux ne pourraient probablement jamais s’en lasser. C’était une des raisons pour lesquelles il se sentait attaché à Regbo Orchard. C’était une des raisons qui l’ancraient à ces magnifiques terres qui seraient siennes un jour. Une des raisons pour lesquelles il n’imaginait pas un futur ailleurs qu’ici. Tout avait changé, pourtant, et tout changerait encore, assurément. Sa mère n’était plus là pour colorer leur quotidien ; il n’y avait plus l’odeur de ses pains à la cannelle qui embaumaient la maison ; il n’y avait plus son rire communicatif pour provoquer les siens, ceux de Mari. Ceux de son père, qu’il n’avait plus entendu rire depuis si longtemps. Il n’y avait plus ces hennissements provenant des écuries qui réchauffaient son cœur ; il n’y avait plus l’écho étouffé des sabots piétinant le sable de la carrière ; il n’y avait plus cette chaleur réconfortante lorsqu’il traversait les box et qu’il caressait un à un le naseau de chaque cheval. Regbo Orchard n’était plus ce qu’elle était il y a une dizaine d’année ; comme les fleurs que lui et son père faisaient pousser, Regbo Orchard se fanait lentement. Peut-être était-ce une destinée inévitable. Peut-être que cette transformation était inéluctable. Il ne voulait pas y croire. Pourtant tout était si évident autour de lui. Même les serres n’étaient plus là. Norrie regardait le sol encore noir, ci-et-là ; la terre portait encore les cicatrices de ce feu qui avait emporté les serres en quelques minutes, pendant la tempête.
Il se frotta les yeux, effaçant les dernières traces de sommeil sur ses yeux, avant de faire glisser ses mains de chaque côté de sa tête, oubliant sa plaie pratiquement cicatrisée, qui elle ne disparaîtrait jamais. Il grimaça quelques secondes, le temps que la douleur soudaine et irradiante se dissipe, laissant ses mains épouser sa nuque et laissant sa tête se reposer sur elles. Il soupira, laissant ses mains tomber de son cou, réajustant les bretelles de sa salopette de travail sur ses épaules. Il regarda la livraison de bois qu’il avait réceptionné la veille et qui attendait devant la grange, qui elle était restée indemne de l’incendie. Il savait ce qu’il l’attendait aujourd’hui, et même si une légère migraine s’installait dans sa tête, même si ses bras étaient encore douloureux de la veille, il ne pouvait reporter le travail à demain.
Il monta les quelques marches du perron et entra dans la maison. Il jeta un œil dans le salon, en traversant le couloir. Son père était dans son fauteuil, les bras branlants de chaque côté des accoudoirs, un léger ronflement ponctuant chacune de ses respirations. Des canettes de sa bière favorite tapissait la petite table basse qui se dressait à côté de lui. Julius Regbo avait encore passé sa nuit dans le salon, à se laisser ronger par l’anxiété, alors que Norrie s’agaçait à le convaincre de ne pas s’en faire. L’argent de l’assurance couvrirait toutes leurs pertes, même plus. L’incendie n’avait pas étouffé le ranch, il lui avait donné un nouvel espoir, bizarrement. Une belle ironie. Il traversa la salle à manger, pénétra dans le salon et regarda son père dormir quelques secondes, avant de ramasser les canettes sans un bruit et de s’en débarrasser dans la cuisine. Il attrapa une grande thermos et y vida la totalité du café qui venait de finir de couler. Il ouvrit une armoire, prit une tasse, puis une seconde, avant de sortir de la maison.
Il se dirigea vers la grange et posa le thermos et les tasses sur un établi, sur lequel il attrapa son porte-outils qu’il accrocha autour de sa taille. Il épousseta ses mains et se retourna vers la maison, puis vers les écuries. Derrière se trouvait une vieille dépendance que son père avait aménagée il y a une dizaine d’années, destinée aux ouvriers que les Regbo embauchaient pour les aider.
Harper était la première à habiter la dépendance depuis des années. Depuis que son père avait commencé à se débarrasser de leurs chevaux. Il soupira, à nouveau ; Dash, Pogo, Rebel, la jument de leur mère, Soldier, Pence, le préféré de Marigold, Houdini, et puis Cisco, bien sûr, son cheval qu’il avait dressé lui même depuis sa naissance, celui qu’il montait chaque jour, jusqu’à il y a quelques mois. Il lui manquait horriblement. Il en voulait à son père de l’avoir vendu ; il ne pourrait jamais lui pardonner, de ça il en était sûr. Il ne restait plus que le vieux Bug, qui devait probablement se sentir bien seul, aujourd’hui.
Il s’appuya contre l’établi et se servit une tasse de café noir, laissant son regard se perdre vers les écuries.

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Harper Edwards

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Message· · Sujet: Re: the waves keep on rolling the waves keep on rolling EmptyMar 2 Juil - 13:24

Etrangement, ce fut le silence qui la fit émerger de son sommeil. Elle avait beau ne résider à Windmont Bay que depuis quelques semaines, et plus particulièrement au Majestic qui l’avait accueillie jusqu’à il y a peu, elle s’était rapidement habituée au doux grondement des vagues qui venaient mourir sur la plage toute proche. C’était une mélodie dont elle ne s’était pas lassée, elle qui avait si longtemps vécu dans un petit appartement insalubre, dont le simple vitrage ne la préservait pas du brouhaha de la rue en-dessous. Les premières nuits, Harper en était même restée éveillée, à cause de ce silence, parce qu’elle l’écoutait religieusement, les jambes repliées contre elle, le menton calé sur les genoux, un sourire incrédule aux lèvres. Elle n’aurait jamais cru qu’il puisse exister une nuit si paisible et, pourtant, la petite ville de l’Oregon lui avait prouvé le contraire, maintes et maintes fois. A présent, c’était un autre type de silence : le chant de l’océan s’était tu pour livrer l’espace à une ferme et à ses bruits ambiants – un coup de sabot, au loin, un hennissement, plus près, des portes qui grinçaient, des cliquetis d’outils. On était plus tout à fait à Windmont Bay mais on en était pas loin non plus. Ce n’était pas la raison pour laquelle Harper avait accepté cette offre, au stade où elle en était au moment où on lui avait parlé de Regbo Orchard, elle aurait été prête à accepter n’importe quoi, mais ce qui l’avait décidée, c’était la perspective de vivre non loin d’une famille, elle qui avait l’impression de n’en avoir jamais eue, sans compter que l’emploi semblait sortir de l’ordinaire et, curieuse comme elle l’était, Harper avait été intriguée, forcément. C’était donc sans la moindre hésitation qu’elle avait abandonné l’horizon infini pour un carré de terre mal en point, entretenu tant bien que mal par Monsieur Regbo et ses enfants – un garçon et une fille, Norman (Norrie) et Marigold, des prénoms qu’elle trouvait agréables et qu’elle aimait prononcer à voix basse, sans trop savoir pourquoi. Elle trouvait l’ensemble idyllique, elle ne pouvait pas se douter que l’endroit avait perdu de son éclat, qu’autrefois il y régnait une ambiance joyeuse. Elle ne pouvait se fier qu’à ce qu’elle voyait et, pour le moment, elle n’en avait pas encore vu grand-chose, mais ça n’allait pas tarder, elle comptait bien faire tout ce qui était en son pouvoir pour prouver aux Regbo qu’ils n’avaient pas eu tort de l’engager, là où d’autres avaient à peine daigné l’envisager, et encore.
Mais si elle voulait montrer sa bonne volonté, il fallait qu’elle émerge de son lit, même si c’était un peu à contrecœur, tant elle avait l’impression d’être Cendrillon, lovée dans ses draps, tandis qu’une nuée de petits animaux s’activaient autour d’elle. S’il y avait une souris sous le plancher, toutefois, elle ne viendrait pas chantonner à son oreille et ce fut donc au prix d’un effort considérable, tant elle n’était pas habituée à ce rythme de vie, qu’elle repoussa les couvertures et s’étira, comme un chat ensommeillé. Elle entreprit ensuite de se brosser les dents, de se coiffer, et de s’habiller. Elle opta pour un short en jeans, coupé haut sur ses cuisses, et dont le tissu effiloché lui chatouillait la peau, et enfila un top grenadine avant de partir en quête de ses vieilles Converses, qui ne feraient peut-être pas l’affaire pour la tâche mais elle n’avait que ça pour l’instant. Elle jeta un dernier coup d’œil dans le miroir en sortant et, satisfaite, partit en quête des Regbo.
Passant près des écuries, elle émergea au coin du grand bâtiment et repéra la silhouette de Norrie. Instantanément, un sourire ravi vint orner les lèvres de la nouvelle jeune employée et elle salua le jeune homme d’un grand geste de la main, tout en se rapprochant de la grange.
- Bonjour Norrie ! s’exclama-t-elle avec un enthousiasme non feint. Comment vas-tu ?
Elle le rejoignit en quelques vives enjambées et vint se poster près de lui, impatiente de commencer sa journée et de se montrer utile. Elle le détailla un instant, nota la présence de la ceinture complexe, puis jeta un coup d’œil vers la maison avant de revenir poser son regard pétillant sur son jeune employeur. Elle s’efforça de ne pas regarder avec insistance la cicatrice qui lui zébrait le crâne, bien qu’elle ait été impressionnée par celle-ci la première fois qu’elle l’avait rencontré, et haussa les sourcils :
- Au début, il faudra peut-être me préciser ce que vous attendez exactement de moi, il y a sans doute des choses qui peuvent m’échapper, je n’ai jamais vécu dans une ferme, mais j’apprendrai vite ! lui assura-t-elle.
Harper lança un regard circulaire, cherchant Julius, mais elle n’aperçut aucun mouvement du côté de la maison et elle demanda, perplexe :
- Ton papa est réveillé ? Tu as besoin d’aide ? Je ne suis pas très musclée mais je peux essayer.
En réalité, elle n’avait jamais vraiment fait d’exercice physique de ce type mais cela ne l’empêcherait pas d’essayer.

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Norrie Regbo

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Message· · Sujet: Re: the waves keep on rolling the waves keep on rolling EmptyMar 2 Juil - 14:50

Il porta la tasse jusqu’à ses lèvres et prit une gorgée du café noire, qui fumait encore. La boisson était évidemment bien trop chaude ; Norrie grimaça et avala rapidement, sentant le liquide se déplacer tout le long de son œsophage jusqu’à s’y perdre, laissant une désagréable sensation de brûlure derrière lui. Il grimaça pendant quelques secondes encore, avant de souffler sur la surface noire, faisant danser, devant son visage, les petites volutes de fumée qui s’en dégageaient.
Lorsqu’il releva la tête, ce fut pour apercevoir Harper, dont la silhouette se détacha de derrière les écuries. Norrie se redressa et répondit au sourire lumineux de la nouvelle employée, ou peut-être avait-il commencé à sourire au moment même où il avait observé la jeune femme s’approcher au loin. Voir un visage nouveau à Regbo Orchard faisait simplement du bien ; tellement de bien, même. Depuis quand n’avait-il pas vu quelqu’un ne portant pas le nom Regbo travailler ici ? Une éternité. Il se rappelait du temps où, gamin, il allait embêter Alexis, Terrell, Barbara et Louie, qui travaillaient avec son père et sa mère, aux serres ou aux écuries ; Terrell était tellement vieux qu’il avait même travaillé avec Fraser Regbo, son grand-père, que Norrie n’avait pas connu. Terrell était parti lorsqu’il avait décidé de prendre sa retraite et de s’installer avec sa famille en Nouvelle-Orléans. Barbara avait démissionné après une dispute avec son père, Julius, quelques temps après la mort de sa mère. Quant à Alexis et Louie, le paternel les avait licenciés lorsqu’il n’avait plus eu assez d’argent pour leur payer un salaire décent.
Il regarda Harper, dont l’enthousiasme se lisait sur son visage. L’argent de l’assurance allait couvrir plusieurs mois de salaires, si elle décidait de rester et de l’aider, le temps qu’il reconstruise deux des trois serres qui avaient brûlées. Il n’en avait pas clairement parlé à son père. Il avait seulement parlé de Harper comme une « amie », et il avait été bien soulagé que les deux n’échangent que très peu de mots ensemble. Il savait pertinemment que son père serait contre l’idée d’embaucher quelqu’un ; il savait pertinemment qu’il était contre chacune des idées qu’il pouvait avoir, quoi qu’il arrive. Son père voulait reconstruire à l’identique, par exemple, alors que Norrie voulait reconstruire plus petit, plus efficace, plus productif. Norrie avait juste besoin de quelqu’un, pendant qu’il s’attelait à la reconstruction, pour s’occuper de tout le reste, d’autant plus que son père n’était pas d’une très grande aide ces derniers temps, sa santé limitant ses efforts physiques. Ce n’était pas une mauvaise chose : Norrie travaillait plus sereinement sans les remarques incessantes de son paternel.
– Bonjour, Harper !, répondit-il en mettant autant d’entrain dans sa voix que la jeune fille. Elle rayonnait d’une fraîcheur et d’une certaine insouciance qu’il ne trouvait plus guère ici, à Regbo Orchard. Il tapota la ceinture d’outils autour de sa taille pour répondre à sa seconde question. Prêt au travail ! T’as bien dormi, dans cette vieille baraque ? Je me suis toujours dit que je devais la retaper … Jamais réellement pris le temps de le faire, dit-il en haussant les épaules.
– Oh! ; il se rappela qu’il avait emporté avec lui une seconde tasse pour saluer comme il se devait Harper. Il posa la sienne et attrapa le thermos, l’ouvrit, et versa du café dans ce qui était, il réalisa seulement maintenant, plus un bol avec deux hanses qu’une véritable tasse. Le bol devait appartenir à Marigold ; une petite tête de panda souriait sur la porcelaine. Du café, ça ira ? J’avais que ça ce matin, dit-il en lui tendant le bol.
Il attrapa de nouveau sa tasse et plongea à nouveau ses lèvres dans le liquide, un peu refroidit. Il acquiesça lorsqu’elle demanda des précisions sur ce qui était attendu d’elle. Il pouvait résumer ça en quelques mots : il attendait d’elle qu’elle fasse tout ce qu’il ne pouvait pas faire pendant qu’il remettait sur pieds les serres. S’occuper du vieux Bug, le sortir, nettoyer son box, le brosser, le chouchouter ; s’occuper de la volaille qui leur restait ; s’occuper du potager ; s’occuper de la maison. Il n’était pas du genre à admettre la défaite, mais il avait dû affronter la réalité en face : il n’avait ni le temps, ni l’énergie, ni la force de s’occuper de tout et de s’occuper de Mari. Norrie n’avait jamais été du genre à demander de l’aide, mais cette fois-ci, celle d’Harper était la bienvenue.
– Non, il dort toujours. Il est … fatigué, en ce moment. Et clairement, je le préfère en train de dormir, dit-il en souriant et en jetant un regard vers la maison. Il se tourna vers les serres ; ou, du moins, vers là où il avait entreposé les planches en bois et le matériel livrés la veille. Oh, non, ça, je vais m’en occuper. Mais je te ferai signe si j’ai besoin de toi.
Il posa sa tasse, vide, derrière lui. Il était encore tôt. Il allait travailler la toute la journée. Il avait le temps pour un petit tour du propriétaire.
– Je t’ai pas fait visiter la ferme. Enfin. La propriété. Je ne sais pas si on peut encore appeler ça une ferme, dit-il en se mettant à marcher. D’un signe de la tête, il invita Harper à le suivre, alors qu’il continuait à parler. Y avait tout plein d’animaux, ici, avant. C’était une vraie ménagerie ; ma mère aimait les bestioles. Alors y en avait partout : des oies, des dindes, des porcs, des pigeons, même, et j’en passe.
Il n’aimait pas la nostalgie qui s’emparait de lui, mais partager son passé avec une inconnue avait, étrangement, un effet positif. Libérateur. Il porta les mains à son cou et entortilla ses doigts autour de la chaîne en argent qui si trouvait, avant de toucher le pendentif et de le laisser retomber contre son torse. Il se retourna, quelques secondes, et marcha à l’envers en indiquant de l’index la grange derrière Harper.
– La grange est off-limit ; y a rien à y voir, de toute façon, c’est juste un grand … bordel, dit-il, avant de se retourner. Ils arrivèrent rapidement devant les écuries. Il s’arrêta devant la porte.
– Les écuries. Imagine toi une dizaine de chevaux qui hennissent, qui grognent, qui soufflent. Ça, c’était avant, dit-il en ouvrant les portes. Il n’y avait plus que Bug, maintenant, et les écuries étaient comme une maison de retraite pour la vieille bête. Bug va te prendre le plus de temps. T’as pas peur des chevaux, dis-moi ? lança-t-il en arquant un sourcil, tout en s’approchant du box du cheval, qu’il ouvrit, avant d’y pénétrer.

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Message· · Sujet: Re: the waves keep on rolling the waves keep on rolling EmptyMer 3 Juil - 10:05

Il ne lui fallait sans doute pas grand-chose pour être excitée comme une puce mais la perspective de ce changement de vie, tellement différent de ce qu’elle avait expérimenté jusque-là, la rendait extatique. Cela devait se ressentir dans la façon dont elle s’exprimait – même si elle était d’un naturel enjoué avec tout le monde – mais aussi dans ses gestes et dans sa façon de se tenir. Elle avait l’impression d’être montée sur des ressorts, prête à sauter sur la première tâche que le jeune homme lui indiquerait. Elle n’avait pas peur de récurer, de laver, de brosser, d’aménager, de cuisiner, pas plus qu’elle ne redoutait les tâches plus physiques, à moins que celles-ci ne mettent en péril son nouvel emploi et son nouveau logement. Mais elle ne voulait pas partir avec cette idée défaitiste en tête, elle voulait s’approprier ce nouvel environnement, se calquer à la vie du ranch et devenir un rouage irremplaçable de cette drôle de mécanique à laquelle elle ne connaissait rien et qu’elle n’avait aperçu que très brièvement – tout comme le père, d’ailleurs, qu’elle n’avait pu saluer que vaguement, en lui offrant son plus joli sourire, même si elle avait eu quelque peu l’impression de le gêner. Elle en avait conclu que c’était un grand timide, à moins qu’il ne sache comment réagir face à son enthousiasme débordant (elle avait l’habitude, elle ne s’en formalisait pas, mais qu’y pouvait-elle si elle débordait d’énergie, surtout avec cette liberté retrouvée ?). Par chance, les enfants étaient beaucoup moins distants, Marigold l’avait ensorcelée dès les premières minutes et le sérieux de Norrie, s’il l’avait impressionné au début, l’avait intriguée. Il n’était pas beaucoup plus âgé qu’elle et pourtant, il dégageait quelque chose de… sage ? raisonnable ? Elle n’aurait su quel mot utiliser si ce n’est qu’il imposait le respect, malgré sa jeunesse. Et elle avait envie d’en savoir plus, de le connaitre davantage, parce qu’elle était curieuse, sans doute, et parce qu’il lui rappelait un ami à elle, qu’elle avait lâchement abandonné dans son sillage. Elle espérait qu’il allait bien, fut une pensée fugace qui lui traversa la tête comme un courant d’air, avant qu’elle se concentre sur son interlocuteur – et employeur.
- Tu te lèves toujours si tôt ? s’enquit-elle naïvement, incapable d’imaginer la quantité monstrueuse de tâches qui devaient occuper Norrie durant une seule journée. Oui, très bien, merci ! Je pense que j’étais si emballée à l’idée de commencer que j’ai épuisé toute mon énergie. Mais de toute manière, je peux dormir à peu près n’importe où et à n’importe quel moment, lui assura-t-elle avec un petit rire.
Un talent qui lui avait bien servi lorsqu’elle avait dû faire un voyage interminable, entre bus, train et autres bus – moins rapides que l’avion mais beaucoup plus pratique pour se fondre dans la masse. De toute façon, elle n’avait jamais pris l’avion et elle devait avouer que voler si haut lui faisait peur, elle n’était pas vraiment tentée par l’expérience.
La jeune femme regarda Norrie lui servir une tasse de café et elle le remercia, n’ayant même pas songé un seul instant au petit-déjeuner, tant elle était impatiente de découvrir son nouvel univers. La tasse la fit rire et elle la leva à hauteur de ses yeux pour rendre son sourire au panda.
- C’est parfait, merci !
Harper souffla quelques secondes sur sa tasse, tout en continuant à observer le jeune homme et l’écouta religieusement en hochant la tête à chacune de ses phrases, pour bien lui montrer qu’elle était à l’écoute, qu’elle emmagasinait le flot d’informations qu’il lui transmettait et, d’après sa description, elle se dit qu’elle pourrait s’en sortir – même si elle ne s’était jamais occupée de chevaux, elle aimait les animaux et se dit qu’elle prendrait plaisir à apprendre à chouchouter le vieux cheval. Elle devrait sans doute également apprendre les bases pour s’occuper de la volaille et du potager, mais la tâche ne l’effrayait pas. Quant à s’occuper d’une maison, elle avait toujours rêvé de ça : avoir quelque chose à soi – d’accord, dans ce cas-ci, rien ne serait à elle, mais rien ne l’empêcherait non plus de prendre plaisir à faire comme si – en prendre soin, ranger, nettoyer, cuisiner, le tout en chantonnant sans doute. Comme les héroïnes Disney de son enfance, auxquelles elle pensa avec un sourire étrange, un peu nostalgique.
- D’accord. Noté. Ne pas déranger Papa Regbo, approuva Harper avec un sourire, sans saisir la nuance de ce que cette préférence impliquait pour Norrie.
Lorsqu’il posa sa tasse, Harper n’en était qu’à la moitié de la sienne mais elle l’imita sans hésiter, abandonnant le petit panda près de sa comparse pour pouvoir mieux se concentrer sur les paroles du jeune homme. Elle s’efforça de suivre son rythme tout en essayant d’imaginer le tableau qu’il lui peignait avec ses mots. Elle chercha à visualiser les oies, les dindes, les cochons – et une vache, elle ajouta sa propre jolie vache aux yeux doux, elle avait toujours aimé ces animaux calmes qu’elle voyait brouter en bord de route – et elle regretta presque que tous ces animaux aient disparu. Elle se demanda brièvement pourquoi ils n’en avaient plus mais eut le pressentiment qu’il valait mieux garder cette interrogation pour elle. Harper ne put toutefois s’empêcher de jeter un coup d’œil au garçon, désolée de voir à quel point cela devait manquer à Norrie car il en parlait avec tellement de douceur, et elle remarqua qu’il touchait instinctivement un pendentif. Lorsqu’il se retourna pour lui parler en marchant à reculons, Harper resta fixée sur le bijou, pour la bonne et simple raison qu’elle avait toujours aimé les choses qui brillaient – il n’y avait qu’à voir sa collection de bracelets, boucles d’oreilles et bagues, même si elles étaient la plupart en toc – et les symboles de certains bijoux. Comme hypnotisée, elle observa l’objet non identifié qui reposait au creux du torse du jeune homme, et répéta distraitement ce qu’il racontait, comme si elle n’enregistrait plus rien de ce qu’il disait :
- Off-limit… D’accord, pas de souci, acquiesça-t-elle en le suivant jusqu’aux écuries.
Elle se força à porter son attention vers l’intérieur de la bâtisse, peinant à imaginer ce lieu désert bruissant d’une vie envolée et il fallut que Norrie lui pose une question directe pour qu’elle sorte de sa torpeur. Avait-elle peur des chevaux ? Pas à sa connaissance. Mais, après, elle n’en avait jamais vraiment côtoyé de près, si elle devait être honnête – ce qu’elle ne fut pas, puisqu’elle ne le mentionna pas.
- Non, non, je n’ai pas peur des chevaux. Sauf s’ils se mettent à ruer, évidemment, grimaça-t-elle avant de s’approcher du box où le vieux Bug se reposait tranquillement.
Harper se glissa à l’intérieur et s’approcha du large museau qu’elle caressa prudemment avant d’effleurer sa joue avec la sienne. Le souffle chaud de l’animal lui chatouilla l’épaule dénudée et Harper gloussa en s’écartant :
- Je crois qu’on va bien s’entendre, Bug et moi déclara-t-elle avant de se glisser du côté où Norrie était.
Leur rapprochement dû à l’espace restreint du box ramena son attention au pendentif de son jeune employeur et, sans réfléchir, Harper l’attrapa délicatement entre ses doigts pour le détailler :
- C’est joli ! Qu’est-ce que ça représente ?
Elle avait soufflé sa question, sans songer que Norrie pourrait être mal à l’aise d’une telle attention venant d’une presque inconnue. Mais Harper était comme ça : nature, spontanée, emportée par ses pensées immédiates.

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Message· · Sujet: Re: the waves keep on rolling the waves keep on rolling EmptyMer 3 Juil - 22:52

Norrie pouvait devenir qu’Harper mettait toute son énergie et sa volonté à vouloir bien faire. Il n’avait pas fait le mauvais choix, en la choisissant. Il en était sûr, même si son père aurait choisi la concurrence. Il avait tenté d’être juste. De faire ce que sa mère aurait fait : Harper lui avait semblé avoir réellement besoin de ce job. Pas seulement pour l’argent – Norrie l’avait d’ailleurs prévenu que ce n’était pas en rejoignant la ferme qu’elle deviendrait riche –, mais pour autre chose. Il ne lui avait pas posé beaucoup de questions, encore moins de questions personnelles : il s’était contenté de s’assurer qu’elle était vraiment motivée, le reste n’avait pas d’importance, du point de vue de Norrie, l’employeur.
– Hm, ouais, plus ou moins, dit-il en prenant une gorgée de café. Il aurait pu lui dire qu’il ne dormait pas beaucoup, depuis son accident, mais c’était un détail dont elle pourrait se passer. Depuis quelques jours, il se réveillait souvent en pleine nuit, la tête à la limite d’exploser, une migraine qui l’empêchait totalement de se rendormir. Lorsque ça lui arrivait, il préférait se lever et se réfugier sous le porche, ou bien auprès de Bug. Faut bien que le travail se fasse, donc … Il sourit en imaginant Julius trouver Harper en train de faire une sieste dans les écuries, ou à l’ombre d’un arbre. La scène avait son potentiel comique, pour une personne extérieure. Harper le vivrait certainement différemment.
– Essaie juste de pas dormir en plein boulot, dit-il en prenant une dernière gorgée de café. Il était temps de lui faire faire le tour du propriétaire, à commencer par les écuries, vers lesquelles il se dirigea après lui avoir indiquer que la grange était une no-go zone. Harper lui semblait être du genre fille curieuse : il se demanda si cette indication éveillerait chez elle un intérêt particulier. Il n’avait rien à cacher : il n’y cachait pas de gamins fraîchement enlevés. Il n’avait simplement pas envie de répondre à certaines questions. Il ne se rappelait même plus la dernière fois où il avait ouvert la grange : il avait vu son père y aller, il y a quelques jours. Il en était sorti une heure après.
Il suivit Harper à l’intérieur des écuries, et s’arrêta devant Bug, avant d’entrer dans son box.
– T’inquiète pas, je l’ai jamais vu se mettre à ruer. Mais fait quand même attention à lui, c’est un charmeur … dit-il, alors qu’il regarda, l’air surpris, Harper se rapprocher soudainement de lui, sans préméditation certainement, après avoir contourné Bug. Il resta immobile, soudainement paralysé par la gêne que la situation lui procurait. Norrie fronça les sourcils, baissant les yeux pour observer Harper, qui leva une main et attrapa le pendentif qui pendait autour de son cou. Le geste de son employée lui provoqua un moment de recul, mais il ne pouvait pas reculer sans percuter le mur derrière lui. Par réflexe, il attrapa la main de Harper. Son mouvement, brusque, ne fut pas du goût de Bug, qui grogna dans son coin.
– Euh, c’est … C’est un buste. Le buste de Cléopâtre. Il glissa sa réponse dans un murmure. Il savait pertinemment qu’Harper n’avait aucune mauvaise attention ; il ne la connaissait que depuis peu de temps, mais tout en elle lui inspirait la confiance et la bonté. C’était pour cette raison qui l’avait choisie, elle, et pas l’autre candidat, un garçon, musclé, qui aurait été certainement capable de faire beaucoup plus qu’Harper en une journée.
Avec ses doigts, il détacha un à un ceux qu’Harper avait entourés autour du pendentif de sa mère, dont le visage s’imprima rapidement dans sa tête. Il inspira, longuement ; le parfum de la brune pénétra dans ses narines. Il fut surpris à nouveau et se mit à sourire. Harper s’était parfumée juste avant sa journée de travail. C’était une des choses qu’il aimait, à propos de son nouvel employé : elle était d’une spontanéité permanente et ne cessait de l’étonner depuis qu’elle avait fait posé ses valises. Il reprit possession du pendentif et se dégagea du box, se faufilant entre le mur et Harper, posant sa main sous le menton de Bug au passage.
Il avait toujours le buste entre ses doigts.
– C’était à ma mère. Je m’en sépare plus depuis son accident de voiture, dit-il en tentant de prendre un air détaché. Il prit une nouvelle longue inspiration et plaça le pendentif sous son t-shirt. Bref. Revenons à Bug ! Quatre repas par jour, des petites quantités, à chaque fois. Pas plus, même s’il te fait les yeux doux. Tu trouveras ce qu’il faut au fond, dit-il en tendant le menton vers l’arrière des écuries. Tu peux le monter, aussi, si tu veux et si je ne suis pas déjà en train de le faire. Chut, souffla-t-il en mettant son doigt sur ses lèvres. Ne dis rien aux docteurs, ils ne seraient pas contents, conclut-il en faisant glisser son index de sa bouche jusqu’à sa cicatrice, qu’il tapotait doucement pendant une fraction de seconde.
– Tu viens ? Ferme derrière-toi, il serait capable de nous coller aux basques, dit-il alors qu’il était déjà en train de sortir des écuries. Il s’arrêta une seconde une fois sortie, regarda derrière lui pour s’assurer qu’Harper n’avait pas de mal avec les vieilles portes des box, et reprit sa marche en prenant à droite, vers le cirque. Il ne vérifia pas si elle était en train de le suivre ; il continua à parler. Il ne pouvait plus s’arrêter une fois qu’il discutait de la ferme. Il ne se lassait pas de raconter les mêmes histoires, même si elles n’étaient pas toujours très réjouissantes.
– On avait une dizaine de chevaux, avant. Ça grouillait de vie. Maintenant y’a plus que Bug. C’est ma mère qui l’a sauvé … y a vingt ans, maintenant ? Ouais … Vingt ans. Il appartenait à un cirque ambulant, je sais pas trop ce qu’on faisait de lui. L’histoire veut que ma mère se soit enfuit sur le dos de Bug après s’être infiltrée en pleine nuit dans le cirque. Il n’avait jamais réellement su si c’était vrai ou non. Il se mit à sourire ; sa mère avait été son héros depuis qu’il avait appris à marcher. Partout où il allait, Norrie la suivait. C’était de là que lui venait sa passion pour les chevaux. Il avait passé tellement d’heures à observer sa mère, à essayer d’imiter ses gestes et d’imiter ses ordres … il aurait aimé qu’elle soit encore là : il avait encore tellement à apprendre d’elle. Mais tout cela ne servirait à rien : il n’y avait plus de chevaux à dresser, à Regbo Orchard. L’héritage de sa mère se résumait à Bug.
– Je te montre jusqu’où vont nos terres ?, dit-il en se retournant derrière lui. Il s’était arrêté à la limite du paddock, où sa mère avait « cassé » une centaine de chevaux. Aujourd’hui, l’enclos était envahi de mauvaises herbes.
Une fois Harper à ses côtés, il lui sourit, puis pointa du doigt un énorme érable d’une quinzaine de mètres de haut, qui se trouvait à environ une centaine de mètres d’eux.
– Tu vois l’arbre, là-bas, avec les grosses feuilles ? Ça s’arrête ici, et ça va jusqu’au champ de maïs. Si tu regardes bien y a un petit sentier : tu peux le prendre avec Bug. Ça t’amènera jusqu’à la rivière, c’est un coin sympa pour y plonger les pieds.
Il se tourna à nouveau vers elle, et lui demanda, avec un sourire :
– T’as des questions, avant de continuer ?

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I have become another child.
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Harper Edwards

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Message· · Sujet: Re: the waves keep on rolling the waves keep on rolling EmptySam 20 Juil - 23:13

Harper se souvenait précisément du premier bijou qui lui avait appartenu - et qu'elle avait malheureusement depuis longtemps perdu, il avait dû rester dans sa maison. Il s'agissait d'une bague trop grande pour ses petits doigts d'enfant, avec une pierre d'un bleu profond, au métal argenté. Sa grand-mère lui avait trouvé un lacet solide pour y accrocher l'anneau afin qu'elle puisse le porter autour de son cou. Comme ça, ta maman t'accompagnera partout où tu iras, lui avait assuré son aïeule avec un sourire triste que la gamine n'avait pas compris; elle ne gardait aucun souvenir de sa mère et si elle pensait en avoir, c'était uniquement parce qu'on lui avait fourré des photographies sous le nez, pour qu'elle imprime ce visage aux traits délicats, aux yeux foncés dont elle n'avait pas hérité, et maintenant qu'elle y songeait, Harper se disait qu'elle n'avait aucune ressemblance avec la femme qu'on lui présentait comme étant sa mère. Tout ça était rangé dans un tiroir de la mémoire que la jeune Edwards n'ouvrait plus jamais, jusqu'à ce moment, alors qu'elle constatait que Norrie et elle avaient ce triste point commun d'avoir perdu leur mère. Etait-ce la raison pour laquelle Papa Regbo semblait si triste? se demanda la jeune femme, pensée furtive qui lui échappa presque aussitôt, parce qu'elle ne s'attardait jamais sur des questions abstraites, se concentrant sur l'instant présent. Et le moment actuel, il était avec Norrie, alors qu'il lui ouvrait les portes de son univers, où elle espérait se faire une place, même toute petite. Elle rêvait de trouver sa place quelque part, c'était précisément la raison pour laquelle elle était venue à Windmont Bay.
- Oh non, je suis très professionnelle, jamais je ne ferais une chose pareille! s'exclama-t-elle, sincère.
Elle n'aurait jamais dû se vanter d'avoir ce talent caché et parfaitement inutile dans ce boulot mais qui s'était révélé salvateur en bien d'autres occasions - mais ça, elle ne tenait pas à le lui expliquer. Si elle avait mis sa vie d'avant derrière elle, ce n'était certainement pas pour l'évoquer maintenant. Heureusement, nulle suspicion ne vint froisser les traits du jeune Regbo et Harper se concentra sur l'animal qui, elle en était sûre, allait devenir son nouveau meilleur ami. Elle se demanda comment un cheval pouvait bien être un charmeur mais le bijou singulier de Norrie chassa cette question. Et la main du jeune homme sur la sienne la surprit. Les sourcils haussés, elle regarda les doigts de Norrie puis releva les yeux vers lui.
- Cléopâtre? murmura-t-elle, prise de court.
Un autre souvenir surgit d'un autre tiroir, l'aveuglant quelques secondes, alors qu'elle se revoyait enfiler une toge blanche et une perruque noire. Elle avait maquillé ses yeux à outrance mais il avait eu l'air d'apprécier ses yeux de chat. Harper se souvenait avoir fait une petite danse qu'elle espérait égyptienne, bien qu'elle ne sache pas grand-chose du pays en dehors de la présence des Pyramides. Ce qu'elle avait préféré, c'était la couronne dorée et il lui fallut fermer les yeux puis battre des paupières pour revenir dans la grange, alors que ses doigts étaient un à un écartés du collier de Norrie. Elle entrevit le visage de la reine mais Norrie s'éloignait déjà et si Harper avait été moins naïve, elle aurait pu penser qu'il la fuyait.
Lentement, la jeune femme se tourna pour le suivre des yeux et l'écouta expliquer que le bijou avait appartenu à sa mère et qu'il ne s'en séparait plus depuis son accident de voiture. Elle le suivit pour sortir du box, encore assommée par le souvenir et par la promptitude avec laquelle Norrie était revenu au sujet de base, à savoir le soin de Bug, la quantité de nourriture qu'il fallait lui donner et où trouver celle-ci. Harper l'aurait bien interrompu pour lui présenter ses excuses, lui assurer qu'elle ne poserait plus de question stupide et se mêlerait de ses affaires mais le jeune homme s'évertuait tant à continuer sur la voie initiale qu'elle décida qu'il ne valait probablement mieux pas insister. Elle s'efforça donc de chasser son malaise passager et le suivit, obéissant quand il lui indiqua de fermer derrière elle.
C'était étrange, cette sensation d'être dépassée. D'habitude, elle était celle qui parlait sans cesse, qui laissait les gens perplexes. Or, ici, les rôles semblaient s'être inversés et il lui fallut trottiner à la suite de son jeune employeur pour espérer ne pas perdre une miette de ce qu'il lui exposait.
- Ta maman avait l'air d'être une personne extraordinaire, s'exclama-t-elle, admirative, quelque peu essoufflée et effrayée à l'idée que tous les jours soient comme ça et que Norrie se rende compte à quel point elle pouvait être maladroite et avoir du mal à saisir des choses élémentaires.
Elle ne voulait pas qu'il soit déçu de son choix et regrette de lui avoir proposé cet emploi. Aussi acquiesça-t-elle avec un sourire embarrassé quand il proposa de lui montrer jusqu'où allaient leurs terres. Elle le rejoignit, essayant de dissimuler son manque de souffle, et mit la main en visière pour regarder dans la direction que Norrie lui indiquait, là où un grand arbre fendait l'horizon. Elle enregistra la présence d'une rivière d'un hochement de la tête puis reporta son attention. Norrie lui souriait et elle se sentit d'emblée rassurée: il ne la prenait pas pour une petite fouineuse et n'avait pas l'air d'avoir remarqué sa peine à le suivre. Harper esquissa à son tour un sourire puis lui adressa une petite grimace gênée:
- Est-ce que tu es toujours aussi énergique? Je trouve ça cool, ne te méprends pas, mais je n'ai pas l'habitude de croiser quelqu'un d'aussi exalté. En général, c'est moi qui cause et les autres qui peinent à suivre ce que je raconte. Pour une fois, c'est moi qui ai du mal. Je crois qu'il y a beaucoup de choses à apprendre et il me faudra sûrement quelques jours pour toutes les apprendre comme il faut.
Harper se passa le poignet sur le front, où une pellicule de sueur s'était formée, puis elle pressa la main sur son coeur qui tambourinait:
- Mon coeur bat à cent à l'heure! Tout parait si neuf, si... merveilleux! Mais il y a une chose que je dois t'avouer, ou te demander, je ne sais pas vraiment.
Son nez se froissa alors que son sourire s'agrandissait, soulagée de cette pause bienvenue. Les mains sur les hanches, elle prit une grande inspiration puis expira son aveu-requête:
- J'aime beaucoup les chevaux mais je n'en ai jamais monté auparavant. Tu voudras bien m'apprendre?
La simple idée de pouvoir partir en balade sur le dos du vieux Bug la ravissait. Et, secrètement, elle se voyait déjà organiser un pique-nique où ils partiraient tous les trois, pourquoi pas près de cette rivière à laquelle Norrie avait fait allusion, pour passer un après-midi au soleil. Elle ne le suggéra pas, toutefois, n'ayant pas envie qu'il sache qu'elle imaginait déjà une journée de congé alors qu'elle n'avait même pas encore véritablement commencé à travailler pour lui.

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I know that I'm talking too much and I'll get nowhere trying to do it at once but oh my god, I wanna be someone. So stay young with me, cause I hope that it's you that I'll break my pact trying to run home to. Just stay young.
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