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 there is no place like home // judaiah

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Isaiah Dawson

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Message· · Sujet: there is no place like home // judaiah there is no place like home // judaiah EmptyMer 3 Juil - 2:08

there is no place like home.
ft. @jude dyer.

t'es sûr de repartir isaiah ? t'es sûr que ça va aller ? t'as haussé les épaules, vaguement hoché la tête en toute réponse à ta génitrice probablement trop inquiète du sort de son unique progéniture encore en vie. vaguement, t'as approuvé. c'est difficile d'être sûr d'une chose qu'on ne saurait prédire dans les jours, semaines à venir, c'est difficile de promettre des idioties qu'on est pas sûrs d'tenir. alors, tu te contentes de répondre, comme ça te chante. parce qu'il est temps. parce qu'un bouclé et ses perles aux teintes émeraudes hante tes nuits, tes jours, chaque seconde et que le manque s'accentue un peu plus à chaque instant, comme un drogué privé de sa meth ou dieu seul sait quelle connerie menant à l'extase. ça ira, maman. j'dois rentrer. t'as senti la douceur de sa paume rassurante sur ton épaule aux allures parfois encore si frêles d'une adolescence se faisant de plus en plus lointaine. il compte donc tant que ça pour toi. une phrase restée en suspens, ne recevant nulle réponse tant l'évidence fut grande, indéniable, aussi visible qu'un nez au milieu d'une figure.

il est temps, jude. je l'sais.
il est temps d'rentrer à la maison.
(...)


welcome to windmont bay.

c'est inscrit en lettres capitales sur ce panneau dont la couleur a l'don d'agresser les yeux dans la pénombre qui vient s'installer en ce début de soirée estivale. c'est inscrit en lettres capitales. c'est chez toi. et pourtant, l'espace d'un instant, t'as appréhendé, ton estomac s'est noué, et tu as hésité, tu as douté. parce que tu as su, isaiah, à l'instant même où tu prenais la décision de rentrer à la maison, de retrouver jude et l'creux de ses bras rassurants, que rien ne serait comme avant, qu'il y aurait toujours cette part de toi effrayé par le lendemain. les lendemains d'vide, les lendemains de néant. alors, t'es là, adossé contre le capot de ton véhicule, t'es là à contempler les comètes et les épiphanies, t'es là à imaginer mille et une images, t'es là à espérer, puis désespérer. t'es là, à croire à des conneries dénuées de sens. parce que la vérité, c'est que plus que jamais, t'as peur. mais qu'tu peux pas te permettre d'infliger cette peur aux autres, pas à jude. parce qu'il a assez souffert sans que tu y rajoutes ton lot d'idioties. mais j'suis là. j'suis rentré pour toi. pour nous.

trop de temps perdu, trop de temps gaspillé à courir après des morceaux qui ne se recolleront jamais plus à l'identique ensemble, comme un éternel puzzle désaccordé, dont les pièces ont été tant éparpillées qu'elles en ont disparu. ton esprit divague. ton esprit erre, ici, là, à mesure que tu redécouvres inlassablement la ville qui t'a vu grandir, ta ville natale, la ville qui te verra, tu l'espères, vieillir, la ville qui t'verra heureux parc'que bordel, c'est tout ce à quoi tu aspires. être heureux, rire à t'en crever les poumons, à en pleurer tel une adolescente en fleur.

l'est de la ville s'est dessiné, à la fois trop vite, à la fois trop lentement. ton myocarde s'est affolé et a commencé à tambouriner un peu plus à chaque seconde. c'est comme si une partie incomplète de ta propre personne venait peu à peu à se combler, à s'apaiser à mesure que la distance avec cet être si cher s'amenuisait de minutes en minutes. la peur a laissé place à de l'excitation. t'as littéralement bondit hors du véhicule sitôt garé, délaissé à son triste sort au même titres que tes effets personnels abandonnés dans le coffre. t'en a que faire, lorsque tu réalises qu'il est , si proche, après trop de mois séparés. les escaliers avalés dans la foulée une fois au sein de l'immeuble, le souffle court comme si tu venais d'courir un marathon, foutue nicotine, c'est presque instinctivement que tu toques à la porte d'entrée de cet appartement que tu n'connais qu'trop bien avant d'entrer, en l'absence de réponse - ou plutôt parce que cinq secondes d'attente et tu étais déjà prêt à entrer.

et puis, c'est comme si l'temps venait s'arrêter.
ton palpitant loupe plusieurs tours,
tes prunelles s'posent sur cette silhouette, cette crinière brune si familière.
et tu l'sais, tu sais que t'as fait le bon choix.


devine qui c'est! bon, ok, clairement, pour l'effet de surprise, on repassera.
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Jude Dyer

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Message· · Sujet: Re: there is no place like home // judaiah there is no place like home // judaiah EmptyDim 14 Juil - 18:54

Il avait mal dormi la nuit dernière. Il fallait avouer que pour la troisième fois, il avait manqué de mettre le feu à l’appartement. Depuis lors, il avait décidé de supprimer toute utilisation du four ou du micro-onde. Il avait l’impression d’être un enfant qui ne pouvait vivre tout seul sans risquer sa vie au moins une bonne quinzaine de fois par jour. Peut être avait-ce un lien avec le fait qu’il n’aimait pas vivre seul, n’ayant jamais eu l’habitude en ce sens et ce même s’il n’avait pas vraiment le choix. Retourner vivre dans sa maison natale avec sa grande sœur qui l’aimait profondément avait sans le moindre toute ses attraits, en rapport notamment avec ses talents culinaires qu’il ne possédait assurément pas. Mais vivre dans un appartement avec un enfant en bas-âge, un nouveau né, une maman qui subissait encore les affres de ses hormones post-natals et Eckart Frobisher l’avait curieusement vacciné à cette idée. S’il risquait sa vie en tentant de se sustenter, il ne pouvait renoncer à son sommeil réparateur au risque de retomber dans un cycle infernal dont il avait mis tant d’années à se défaire. Et ce même si le sommeil demeurait difficile bien des soirs. Il s’était après tout fait assez rapidement à l’idée de dormir accompagné et le départ d’Isaiah, nécessaire pour la santé mentale et la carrière professionnelle du jeune homme, avait laissé un grand vide dans l’existence du chanteur. Il aurait peut être pu l’accompagner sur la côte Est et retrouver son appartement. Ils auraient pu traverser la ville ensemble, manger des bagels à Tompkins Square, se balader le dimanche à Coney Island ou encore aller voir un match de basket au Madison. Tout ce qu’ils n’avaient pas pu faire lors de leur première rencontre dans la Grande Pomme, Jude étant encore un trop jeune homme enfermé dans les griffes de producteurs et de managers qui ne voyaient en lui que l’argent qu’il pouvait leur apporter. Il aurait pu le suivre, traverser tout le pays pour lui et recommencer une vie qu’il avait volontairement laissée de côté. Il savait qu’avec le danseur à ses côtés, les tentations et les risques seraient moins grands. Mais c’était bien là le souci : les risques, aussi amoindris soient-ils, existaient toujours. A New York, plus fort qu’ailleurs. Il y avait toute son ancienne vie. Ses anciens amis et compagnons de fêtes se rappelleraient rapidement à lui et l’emmèneraient en soirée dans tous les endroits qu’ils avaient l’habitude de fréquenter. Bien sûr, ils salueraient son hygiène de vie et ne manqueraient pas de le féliciter pour s’en être sorti. Mais Jude se connaissait. Il se savait trop fragile encore. Et rapidement, ce ne serait pas uniquement ses amis qu’il contacterait par téléphone et qui viendront et sortiront de son appartement lesté de quelques billets verts en plus. Il était parvenu à se sortir de l’enfer de la drogue et était heureux. Il était encore trop tôt pour lui pour se mettre à l’épreuve. Même à Windmont Bay, où les tentations étaient moindres, c’était manifestement compliqué pour lui.

Les sourcils froncés, une migraine sourde battait dans sa tête alors que des bribes de la soirée lui revenaient en mémoire. C’était au moins le côté positif : il se souvenait un tant soit peu de ce qu’il s’était passé. Au moins, il ne s’était pas enivré jusqu’au point de non-retour. Mais sa bouche pâteuse et ses tempes qui battaient laissaient présager un reste de journée compliquée. S’étant levé difficilement, revêtu uniquement d’un caleçon et n’ayant pas l’intention de revêtir autre chose, étant seul désespérément seul, il tapotait sur son téléphone portable et attendait que le café passe, la cafetière étant sa seule alliée dans sa lutte contre les incendies de cuisine, il fronça les sourcils en entendant la porte d’entrée s’ouvrir et des pas résonner dans l’appartement. Il passa tout en revue : un cambrioleur qui décidait de venir lui dérober sa télévision en pleine journée ; une fan qui voulait sentir et se glisser entre ses draps n’ayant toujours pas compris qu’il préférait la compagnie d’hommes et d’un en particulier ; sa mère qui avait débarqué à l’improviste pour faire le ménage avec force aspirateur et torchons ; un extra-terrestre qui avait pour mission d’enlever un être humain et de le ramener dans son vaisseau spatiale pour lui faire passer une batterie de test avant de tenter de créer un hybride avec ce dernier. Il devait vraiment arrêter de lire les magazines laissés dans la salle d’attente de l’hôpital. Avec précaution, son portable à la main, prêt à appuyé se le bâton d’urgence, il attrapa ce qui lui passa sous la main comme arme, en l’occurrence un balais, et avança avec précaution vers le salon, espérant de tout cœur que ce ne soit pas un castor attiré par les restes de l’indien d’hier midi. La silhouette qu’il découvrir le surprit bien davantage que celle de Zlog, martien en mission diplomatique sur Terre. « Isa… ? » murmura-t-il éberlué, n’en croyant pas ses yeux. Etait-ce encore l’alcool qui lui jouait des tours où l’être qu’il aimait le plus au monde se trouvait face à lui ? Après quelques secondes d’ébahissement, il laissa tout tomber, balai et téléphone portable, pour réduire la distance entre eux et saisir le visage du danseur entre ses mains. Sans lui laisser la possibilité de respirer ou de répondre, il l’embrassa doucement au début, comme s’il craignait de le voir s’évaporer, comme si c’était un rêve dont il allait s’éveiller. Il se détacha lentement, plongeant son regard dans le sien, observant ses traits. « C’est bien toi ? Tu es rentré ? » De son pouce, il caressa tendrement sa joue avant de ne pas pouvoir résister à nouveau et de l’embrasser une fois encore.

_________________
so excuse me forgetting, but these things i do. you see, i've forgotten if they're green or they're blue. anyway, the thing is, what i really mean it's yours are the sweetest eyes i've ever seen and you can tell everybody this is your song. it may be quite simple, but now that it's done, i hope you don't mind that i put down in words how wonderful life is, now you're in the world.
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