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Ali Caldwell

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Message· · Sujet: if you've lost your way, I will leave the light on. if you've lost your way, I will leave the light on. EmptyDim 7 Juil - 21:06

if you've lost your way, I will leave the light on.
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@Jimmy Willys & @Ali Caldwell
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Cela faisait deux heures maintenant qu’Ali faisait le tour du quartier de Harbor Row en espérant que Carmel finisse par arrêter de pleurer. La voiture avait généralement le don de le calmer, mais quand ça n’avait pas fonctionné la première demi-heure de leur périple, Ali avait fini par capituler et avait essayé de le calmer en se promenant à pied. Le rythme semblait plus lui convenir, et elle l’avait vu plusieurs fois presque tombé de fatigue mais uniquement pour mieux se réveiller et se remettre à hurler. Dans ces moments-là, la jeune femme était parfaitement désemparée. Est-ce qu’une personne plus responsable qu’elle aurait réussi à le calmer ? Est-ce que c’était la présence de Zephyr qu’il réclamait ? Ali avait si mal à la tête de ses cris incessants qu’elle était bien incapable de trouver une raison rationnelle à ses cris, laissant germer l’idée qu’elle était une mauvaise mère. Cette idée serait chassée de son esprit dès qu’elle aurait retrouvé un peu de calme, et peut-être même pu échanger quelques mots avec un autre être humain doté de la parole (pas même forcément un adulte). “Mon petit coeur, s’il te plaît, calme toi.” dit-elle alors qu’elle passait devant leur maison depuis au moins la vingtième fois. Elle s’agenouilla devant lui et déposa un doux baiser sur son front qui sembla, enfin, fonctionner comme par magie. Carmel tendit les bras vers sa mère, qui le prit dans ses bras et s’endormit quasi instantanément. Ali se retint de râler, bien heureuse d’avoir cet effet apaisant sur lui mais ne comprenant pas pourquoi cela n’avait pas été le cas les trente-six autres fois qu’elle avait essayé de le prendre dans ses bras.
Ne souhaitant pas prendre le risque de faire un mouvement brusque qui réveillerait l’enfant, elle décida d’abandonner quelques minutes la poussette dans la rue pour aller coucher Carmel, et devenir la récupérer par la suite. Lorsqu’elle entendit du mouvement dans le salon, elle lança d’une voix douce : “Jimmy, tu es là ? Est-ce que tu p--” La bouche ouverte, Ali s’interrompit en voyant le triste spectacle qui se présentait devant elle : Jimmy, seul, à onze heures du matin, un rail de coke devant lui. Elle l’observa un instant, incapable de dire quoique ce soit, puis secoua la tête, et dit, d’une voix absente : “Je vais coucher Carmel. Attends-moi s’il te plaît.” Ali ne comptait plus le nombre de souvenirs qui venaient jusqu’à elle, à cette seule vue. Tous, sans exception, était douloureux. La drogue était pourtant quelque chose qui ne l’avait jamais dérangé : elle aimait elle-même en prendre de manière récréative, et il lui était même arrivé d’en prendre parfois avec Jimmy en soirée. Mais jamais seule, et encore moins le matin. D’une tendresse infinie, à la hauteur du désarroi qu’elle ressentait, elle déposa son fils dans son cosy, activant la fonction bercement. Elle évitait généralement d’utiliser cette fonction pour ne pas qu’il s’y habitue mais la discussion qu’elle s’apprêtait à avoir, était trop compliquée et importante pour qu’elle ne fasse pas tout pour qu’ils puissent l’avoir tranquillement. Elle redescendit les marches, plus doucement que jamais, et sans un mot, se dirigea vers l’extérieur pour récupérer la poussette abandonnée sur le trottoir. Elle prit alors quelques secondes pour elle-même, les yeux clos et fit de son mieux pour rejeter tous les souvenirs de scènes similaires qui se dessinaient devant elle. Ali ne comptait plus le nombre de fois où elle avait dû essayer d’expliquer que la cocaïne était une drogue festive, qu’elle comprenait son attrait mais qu’il ne fallait pas non plus en abuser, que ce n’était pas une vie. Elle ne comptait plus le nombre fois où elle avait prononcé ses mots à défaut d’en connaître d’autres, tout en sachant qu’il tomberait dans l’oreille d’un sourd. Elle essuya une larme qui glissait sur sa joue, puis une deuxième et une troisième avant de donner un coup de pied dans sa boite aux lettres. Ce réflexe un peu idiot eut le mérite de déplacer la douleur dans sa poitrine jusqu’à son pied, et suffit à lui donner le courage de rentrer. Sauf que ce courage fut accompagné d’une colère sourde, qu’elle tâchait d’enfouir en elle depuis des années désormais. Elle referma la porte derrière elle, et alla s’installer sur le fauteuil en face du canapé où Jimmy était installé. Elle voulut dire quelque chose mais se contenta, à plusieurs reprises, d’ouvrir et de refermer sa bouche sans qu’un seul mot ne veuille en sortir. Les mots qui s’échappèrent ensuite de sa bouche était bien plus véhément qu’elle ne l’aurait souhaité : “Ha mais vas-y, hein. Ne te gêne surtout pas pour moi, Jimmy.

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Jimmy Willys

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Message· · Sujet: Re: if you've lost your way, I will leave the light on. if you've lost your way, I will leave the light on. EmptyVen 26 Juil - 23:49

La musique de la veille bourdonnait encore de façon lointaine dans ses oreilles, lui arrachant un grognement d'ours mal léché alors que, par réflexe, il plaça son oreiller au-dessus de sa tête, tiré de son sommeil par la sonnerie désagréable d'un réveil qu'il avait oublié de désactiver. Tout martelait à l'intérieur, lui rappelant les excès d'une nuit dont il ne gardait que des souvenirs flous et incertains, qu'il essayait de faire remonter à la surface en grattant paresseusement çà et là dans son propre esprit. Rien. Aucun résultat concret, si ce n'était des flashs de lumière, des chansons dont il ne parvenait pas vraiment à reconnaître les mélodies, encore moins les paroles, quelques corps qui se serraient contre le sien pour se frayer un chemin, et une douleur latente dans les narines. C'était comme si, petit à petit, il tentait de réapprivoiser les différentes parties de son corps, d'en reprendre conscience. Sa tête ? Toujours sur ses épaules, apparemment. Plus lourde qu'à l'ordinaire, enfoncée dans son matelas pour quelques secondes de trop qui le poussèrent à la tourner pour parvenir à respirer. Ses poumons étaient donc toujours en état de marche, eux aussi. Une trop grande inspiration provoqua une quinte de toux qui empêcha le mouvement progressif de son corps : obligé de se redresser s'il ne voulait pas s'étouffer, Jimmy fut pris d'un vertige, la tête qui tournait, alors qu'il la prit entre ses mains dans un nouveau grognement ; peut-être ne serait-ce alors son unique moyen de communication pour les heures à venir, au vu de son état. Mordant l'intérieur de ses joues, il sentit sa bouche pâteuse et sa gorge sèche et brûlante de la toux qui venait de le prendre en traître. Son corps, finalement, réclama à manger dans un bruit qui le ramena un peu sur Terre mais qui, surtout, souleva son cœur d'un spasme violent qui ne parvint pourtant pas à calmer la sensation de faim. S'il mangeait, il vomissait, et Jimmy n'avait aucune envie de passer la prochaine demi-heure (ou plus) la tête dans la cuvette des toilettes. Ses muscles endoloris, sensibles, semblaient râler sous chacun de ses mouvements. Encore uniquement vêtu de son boxer, il se releva dans des gestes pénibles et attrapa son t-shirt, ne prenant même pas la peine de le renifler pour savoir s'il était encore portable ou non, et l'enfila difficilement. Instant de pause. Il tendit l'oreille pour tenter d'apercevoir quelconque bruit dans la maison, sans que rien ne lui parvienne. Pas de trace de Carmel, ni d'Ali. Traînant des pieds jusqu'à la porte de sa chambre, il l'ouvrit avec précaution et écouta à nouveau. Toujours rien. Ses pieds butèrent dans le jean qu'il avait abandonné en rentrant quelques heures plus tôt et, se penchant en avant pour en fouiller les poches, sentit ses doigts se refermer sur quelque chose qui éveilla son intérêt. Ça n'était pas une bonne idée. Que ça soit au fond de lui ou non, il savait que ça n'était pas une bonne idée, parce que si Ali n'était pas là dans l'instant, elle risquait de revenir, bientôt. Ses dents, de plus belle, se plantèrent dans l'intérieur de ses joues asséchées par la déshydratation dont il souffrait sans doute et, poussé par son manque d'énergie et la sensation de faim qu'il ne désirait pas combler avec quelconque nourriture qu'il rejetterait aussitôt, il laissa la raison de côté. Pourquoi diable s'en encombrer quand il avait une solution face à lui ? Et sans doute avait-il été assez stupide pour la mettre bien trop loin, ses pieds prenant le contrôle de son corps pour le guider vers le salon, proche du canapé dans lequel son corps se laissa mollement tomber, un bruit mat s'échappant du choc entre peau et toile. La lumière était un peu trop agressive pour lui ; les paumes appuyant contre ses paupières, il tenta de retrouver un peu ses esprits alors que le contact entre le petit sachet qu'il aimait tant et sa peau commençait presque à le brûler, autant que l'envie d'en prendre. Ok, calmes-toi Willys. Il inspira à nouveau profondément, ressenti d'autres douleurs à d'autres endroits de son corps, mordit sa lèvre. Savoir qu'il avait entre ses mains la possibilité d'une ligne déclenchait les tremblements de ses mains et, au bout de quelques secondes, il se redressa et ouvrit le sachet, dessina une ligne sur la table basse en verre et regarda autour de lui pour tenter de trouver un billet, avant de renoncer et de se pencher un peu plus en avant. Il s'apprêtait à le faire, à inspirer, quand la porte de la maison s'ouvrit, et que ses muscles se figèrent. Putain de merde. Et la voix d'Ali se rapprocha, ses doigts se resserrant sur eux-même jusqu'à ce que ses phalanges se mettent à craquer, fermant un bref instant les yeux. Elle l'avait vu, sa réaction ne laissait aucun doute, et il n'avait même pas eu besoin de la regarder pour en avoir la certitude. Déglutissant, il redressa lentement son dos en serrant les mâchoires, son regard se baissant sur la fine poudre blanche installée devant lui. Merde. Merde, merde, merde. Putain de merde. Il ne savait pas vraiment combien de minutes avaient pu s'écouler depuis qu'elle était sortie de la pièce et qu'elle l'avait rejoint ; sans doute peu, mais le temps s'écoulait si lentement pour Willys qu'il ne parvenait pas à faire une estimation plausible. Sa voix, à nouveau, résonna dans le salon et pourtant, il ne releva pas les yeux, se contenta de retenir un soupir de justesse alors que ses oreilles bourdonnaient toujours, que sa tête ne s'améliorait pas quant à la douleur qui la malmenait. Pinçant des lèvres, il laissa quelques secondes couler avant de récupérer son petit pochon et de le ramener sur les bords de la table, se servant du côté de son doigt pour remettre la cocaïne là où il venait de la prendre. Ses gestes, bien trop lents par rapport à l'ordinaire – à ce qu'ils auraient pu être s'il avait eu le temps de faire ce qu'il voulait faire –, il se redressa, frottant son nez avec le même doigt qui venait de lui servir à récupérer sa drogue, et passa à côté d'Ali, ne croisant que brièvement son regard. « Je vais me coucher. » Sa voix enrouée était à peine audible, et dans sa tentative de fuite, sans doute avait-il encore une fois un peu trop manqué de vélocité.

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Message· · Sujet: Re: if you've lost your way, I will leave the light on. if you've lost your way, I will leave the light on. EmptyMer 31 Juil - 11:57

Ses lèvres se touchèrent à peine, une fois le prénom de son ami prononcé, qu'Ali regretta déjà les propos tenus, la façon dont ils avaient été prononcés et de ne pas s'être assise aux côtés de son ami, plutôt qu'en face de lui. De là, elle se trouvait dans la position de la moralisatrice – ou pire, de la psy – et ce n'était absolument pas cette image qu'elle voulait renvoyer. Jimmy était son ami, elle serait là pour lui. Elle souffla, son cœur lourd de toutes les choses qu'elle aurait aimé lui dire, pourtant incapable de prononcer un mot de plus. Elle avait trop peur de ce qui sortirait de sa bouche, des confessions qu'elle pourrait lui faire tout comme de la façon dont elle pourrait s'adresser à lui. Elle l'observa, comme il refusait, lui, de lui jeter le moindre regard. Elle profita de ce silence pour essayer de se redonner une constance et surtout, trouver une solution de repli pour que Jimmy s'ouvre à elle. Ali ne savait que trop comme il serait facile pour lui de se renfermer, de faire comme si cet événement n'avait jamais eu lieu ou pire, de l'ignorer totalement pour les semaines à venir. Les secondes s'étiraient, interminables et ils étaient là, sans que l'un ou l'autre ne bouge. Jimmy finit par esquisser un geste et Ali se demanda s'il allait vraiment y aller, prendre cette ligne à cette heure-ci dans leur salon, devant elle comme s'il prenait simplement un café. Elle ne parvint pas à retenir un soupir de soulagement lorsqu'il commença à rassembler la cocaïne pour mieux la ranger. Elle n'ouvrit pas la bouche pour autant, cherchant toujours quoi lui dire. Une part d'elle avait envie de lui hurler dessus, de lui dire à quel point c'était un comportement idiot et qu'il aurait dû venir lui parler, lui dire qu'il avait un problème plutôt que de s'adonner à ça. Une autre part d'elle comprenait sa position : si elle avait eu un problème avec la drogue (car, même si c'était la première fois qu'elle le voyait prendre de la drogue autrement qu'en soirée, Ali n'était pas dupe. Ce n'était sans doute pas la première fois qu'il en consommait à des heures aussi… matinales), elle n'aurait sans doute aucunement eu envie de se confier à lui. Elle n'aurait pas eu envie de voir la déception dans le regard de son ami, ni qu'on lui propose des solutions qui ne marchaient pas pour régler ses problèmes. Ali n'avait jamais sombré dans la drogue, mais elle ne se rappelait que trop combien tout le monde avait essayé – et certains essayaient encore – de gérer la mort de Zephyr comme eux imaginait que c'était le mieux de le faire. Cette part d'Ali avait juste envie de serrer son ami dans ses bras et de lui dire qu'elle était là pour lui. Une autre part d'Ali encore, avait simplement envie de pleurer de voir son ami s'infliger quelque chose de la sorte. Elle n'avait jamais vraiment douté du fait que Jimmy ne soit pas à proprement dit heureux dans sa vie. Elle connaissait assez celui qui partageait sa vie pour ne pas se bercer d'illusions à ce sujet, mais à ce point-là ? Honnêtement, Ali s'en voulait de ne rien avoir vu plus tôt, et la colère qui battait dans ses tempes était d'ailleurs plus destinée à elle-même qu'à son ami. Elle ferma les yeux, quelques secondes, espérant que cela suffirait à laisser passer les vagues de souvenirs qui l'assaillaient et cette voix qui lui répétait qu'elle aurait dû voir les signes plus tôt, qu'elle les connaissait pourtant par cœur et qu'elle n'était guère plus capable d'aider Jimmy qu'elle l'avait été Zephyr. Une larme se forma au creux de son œil, à la pensée que son meilleur ami puisse subir le même sort que son amoureux, et elle attendit quelques secondes pour rouvrir les yeux, comme pour chasser l'eau salée logée auprès de son œil droit. Lorsqu'elle les rouvrit, Jimmy avait fini son opération de rangement méticuleux, récupérant au passage les particules de cocaïne sur son doigt, et s'apprêtait à partir. La larme, traitresse, roula le long de la joue d'Ali qui attrapa le poignet du jeune homme quand il passa devant elle. "C'est plus efficace sur les gencives…" dit-elle, sans une once d'animosité, sa voix se brisant sur la fin de sa phrase. Sans relâcher son étreinte, elle se redressa, et secoua la tête de gauche à droite comme pour lui dire que non, il était hors de question qu'il aille se coucher. Elle attira ensuite Jimmy vers elle, sa tête se logeant dans son cou alors que sa main glissa le long du poignet du videur pour mieux entrelacer leurs doigts. Serrant ses mains aussi forts qu'elle le pouvait, elle profita qu'il ne puisse voir son visage pour le laisser se briser, le temps de quelques secondes, puis, se forçant à reprendre le dessus, s'éloignant de Jimmy, le regard bienveillant – du moins, l'espérait-elle. "Je suis là, ok ?" Elle abandonna sa main droite, mais prit soin de garder la gauche dans la sienne, et l'attira doucement vers la cuisine. "Je vais te préparer un truc à manger, et on va parler, ok ?" Elle n'avait en réalité aucune intention de lui laisser le choix, mais le choc de la découverte avait provoqué un véritable raz-de-marée en elle, la faisant vaciller d'une émotion à l'autre en une poignée de seconde. Le bras tendu, elle attendit le moindre geste de coopération de Jimmy pour qu'il la suive. Cela serait un premier pas mais ensuite… par où devrait-elle commencer ? Elle n'en avait pas la moindre idée.

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Jimmy Willys

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Message· · Sujet: Re: if you've lost your way, I will leave the light on. if you've lost your way, I will leave the light on. EmptyMer 7 Aoû - 13:04

Jimmy ne saurait pas vraiment dire à quel moment, exactement, sa vie était partie en couille au travers de la prise de drogues, des soirées qu'il enchaînait, des verres d'alcool qu'il descendait cul sec pour tenter de gérer les descentes douloureuses après l'euphorie temporaire dans laquelle il se complaisait. Il aurait aimé pouvoir prétendre qu'il n'avait pas de problème, pouvoir continuer à bercer d'illusions les gens qui l'entouraient en même temps qu'il jetait de la poudre à ses propres yeux sur un sujet plus que délicat. Au début, il parvenait à s'auto-convaincre qu'il n'y avait rien de grâce dans ce qu'il faisait. Qu'il ne faisait que s'amuser, comme la plupart des gens qu'il rencontrait à ces soirées. Qu'il savait se stopper, se passer de tout ça, et retourner dans la normalité de son existence une fois le soleil levé et les portes des boîtes de nuit fermées. Il aurait aimé pouvoir continuer sur cette fois, s'assurer la sécurité d'une prise purement récréative face au gouffre de l'addiction, mais la vérité était surtout qu'il était tombé dedans la tête la première, sans corde pour lui permettre de remonter à la surface. James Willys était un drogué. Il avait un problème d'addiction qu'il n'était plus en mesure d'ignorer, de mettre de côté en se bouchant les oreilles et en chantant à pleins poumons pour étouffer le brouhaha d'évidences qui s'agitait autour de lui. Et peut-être que pour certaines personnes, admettre que l'on avait un problème était un premier pas pour la guérison. Pour lui, cependant, admettre qu'il avait un problème ne signifiait rien d'autre que de se le dire à soi-même et de se démerder avec le constat tirer ensuite. Ça ne le rendait pas moins coupable de se dire ça en prenant une ligne alors que la journée en était encore à son commencement. Ça ne l'aidait pas à mieux dormir quand il pensait aux verres qui s'alignaient devant lui à chaque soirée, entre shots, pintes, et autres, et au gouffre qui se creusait dans son compte en banque. Jimmy était dans la merde financière, dans la merde quant à sa santé également, et pourtant il ne parvenait pas à remonter la pente, sortir la tête de l'eau et respirer à nouveau un air plus pur que celui qui noircissait ses poumons au rythme de l'enchaînement de tabac et de weed qu'il mettait en œuvre parfois aussi, pour tenter de s'en sortir avec un peu plus de facilité dans la gestion des symptômes de manque qui le prenait au corps autant qu'à l'esprit. C'était la merde. Il en avait conscience mais ne parvenait pas à se diriger vers quelconque solution pour autant. Son seul réconfort jusque-là ne tenait que dans le fait que ses proches n'en avaient pas nécessairement consciences, eux. Et ce matin lui soufflait qu'il aurait dû faire plus attention. Écouter son instinct qui allumait le signal d'alarme pour lui souffler que ça n'était pas une bonne idée que de s'adonner à ça dans une pièce de vie, quand d'ordinaire il avait la présence d'esprit de le faire dans sa chambre. Pourquoi avait-il décidé de changer de pièce aujourd'hui ? L'odeur de renfermé qui surplombait là où il dormait ? Le bordel ambiant ? Il n'en avait pas la moindre idée, et avait envie de s'insulter mentalement alors qu'il remettait, aussi vite – lentement – qu'il le pouvait, son achat de la nuit précédente dans son petit pochon. Ses muscles hurlèrent de courbatures alors qu'il se redressa et tenta d'avancer, toujours à un rythme limité, jusqu'à retrouver sa chambre, son lit, et le réconfort d'un monde autre que celui dans lequel il vivait, se replongeant dans le sommeil à défaut de pouvoir augmenter son énergie. Ses mouvements, pourtant, s'arrêtèrent à la remarque d'Ali sur les gencives. Ses dents, plus profondément encore, s'enfoncèrent dans l'intérieur de ses joues et, de façon lointaine, il entendit ses phalanges craquées d'avoir été soudainement trop serrées. Il ne répondit pourtant pas, fit un nouveau pas vers sa chambre, ne réalisant qu'à cet instant les doigts qui entouraient son poignet. Il soupira, pris au piège de sa propre connerie. Pourquoi. Baissant le regard vers le sol, resserrant ses doigts autour de son sachet, il en vint à déglutir alors que les bras d'Ali passaient autour de lui, qu'il sentit son visage se lover dans le creux de son cou. D'instinct, ses doigts se serrèrent un peu plus autour de la drogue alors que ceux de son amie s'approchaient pour s'entremêler avec et, avant qu'elle ne puisse le faire, il fit basculer le sachet dans son autre main pour s'assurer qu'elle ne viendrait pas le lui prendre. Ses bras restèrent le long de son corps, refusant de bouger, figé par l'incapacité à savoir ce qu'il était censé faire là, maintenant, tout de suite. Mordant l'intérieur de ses joues avec un peu plus de force jusqu'à sentir un filet de sang se glisser contre sa langue, il secoua la tête sans comprendre lui-même s'il répondait à son affirmation ou s'il cherchait à chasser des idées de son esprit. Alors que sa main se relâcha de l'une des siennes, lui permettant de se raccrocher un peu plus à ce qu'il tenait, il fit le même mouvement de sa tête. « J'ai pas faim. » Sa voix était toujours lointaine, un peu enrouée de n'avoir que trop peur servie, et de devoir se forcer pour se faire entendre malgré le silence lourd qui planait dans la maison. « Et je veux pas parler. » Pour quoi faire ? Avouer ses faiblesses, sa vulnérabilité ? Merci, mais non merci. Il cherchait à se protéger du mieux possible de cet instant, et même s'il avait commis une erreur ce matin, il ne se retrouvait pas soudainement prêt à admettre à Ali qu'il était perdu, à la dérive. Il stoppa les mouvements de son corps avant de rentrer dans la cuisine et força alors sa meilleure amie à s'arrêter à son tour, ne croisant son regard que pour la première fois. « Je veux aller dormir, pas parler, pas manger. » Ces simples idées suffisaient à remuer un peu plus son estomac, provoquant chez lui une vague de nausée nouvelle dont il aurait pu se passer.

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Message· · Sujet: Re: if you've lost your way, I will leave the light on. if you've lost your way, I will leave the light on. EmptySam 17 Aoû - 14:31

Ali n'avait jamais probablement eu autant conscience de l'amour qu'elle portait à Jimmy qu'en cet instant. Elle savait qu'il avait pris tout de suite une importance radicale dans sa vie, qu'il s'était installé doucement mais durablement jusqu'à ce qu'elle n'envisage plus de passer une seule de ses journées sans lui. Les mauvaises langues parleront sans aucun doute qu'une vulgaire habitude liée au simple fait de vivre avec lui, mais la musicienne n'aurait aucun mal à démentir : elle avait cherché la présence de Jimmy dans son quotidien bien avant de l'inviter à partager une maison avec elle. Par deux fois, il s'était retrouvé là quand elle n'avait personne vers qui se tourner, quand elle ne savait pas à qui parler. Ils n'avaient pas forcément échangé plus que quelques mots mais assez pour que Ali ne puisse s'empêcher d'aller vers lui quand elle le croisait par la suite. Petit à petit, ils étaient devenus amis, et puis… beaucoup plus. Jimmy n'était pas son meilleur ami, n'était pas son amant mais il restait l'homme avec qui elle voulait passer le reste de son ami. Si le concept des âmes sœurs existait vraiment, assurément il faisait partie de celles de la jeune femme. Elle n'avait pas de mot pour définir ce qu'elle ressentait pour lui, pour le sourire que sa seule présence suffisait à faire naître sur son visage peu importe l'état dans lequel elle se trouvait. Elle n'avait pas de mot parce que l'amitié qu'elle partageait avec Jimmy était indéfinissable, bien au-dessus de tout ce qu'elle avait connu et qu'elle ne connaîtrait jamais. Pourtant, jamais Ali ne s'était rendue compte de l'importance que Jimmy avait pris dans sa vie. Elle le soupçonnait, mais pas à ce point et… pas comme ça. Chaque cellule de son corps souffrait de le voir dans cet état et d de ne savoir comment l'aider. Il y avait la détresse de Zephyr qu'elle retrouvait dans ses traits, les pensées communes qu'elle le soupçonnait d'avoir également mais ce n'était pas ça. Pas que ça. Car si son cœur se comprima un peu plus dans sa poitrine lorsqu'il ne lui rendit pas son étreinte, aucune part de l'ego d'Ali ne sentit bon de se manifester. Elle fut peinée mais se contenta de prendre Jimmy tel qu'il était. Parce que si elle s'était toujours doutée qu'il était loin d'être le plus heureux des hommes, elle n'avait pas imaginé cette détresse qui l'assaillait. A moins qu'elle n'extrapole ? Elle soupira doucement à cette seule pensée : bien sûr que non, elle n'extrapolait pas. Pendant tous ces mois passés à cohabiter, Ali avait laissé Jimmy prendre soin d'elle, sans se douter un instant qu'elle aurait probablement dû se montrer plus maternelle avec lui. Elle avait été là pour lui, bien entendu, avait cherché à voir apparaître un visage sur son sourire quand elle le voyait tourner en rond mais en cet instant, la jeune maman ne savait que trop qu'elle ne s'était pas montrée à sa hauteur. "Je suis désolée, Jimmy. J'aurai dû… j'aurai dû m'en rendre compte plus tôt." précisa-t-elle pour toute réponse lorsqu'il lui dit qu'il voulait simplement dormir. Elle ne lâcha pas sa main, se forçant à maintenir son regard dans le sien. La vérité était qu'Ali avait honte : de ne pas avoir vu plus tôt, de ne pas savoir comment agir maintenant et de soupçonner qu'elle ne serait jamais assez bien pour le sauver. Elle avait, après tout, déjà échouer une première fois à ce combat. Elle baissa les yeux, libérant doucement sa main. Elle aurait voulu la garder pour toujours, pour s'assurer que tout irait bien, qu'il irait mieux mais elle ne voulait pas non plus lui donner l'impression qu'il pouvait partir comme ça, que ce n'était pas si grave. Elle soupira doucement, hésita, laissant son regard se perdre dans la pièce comme si elle espérait pouvoir y trouver les réponses à toutes ses questions. Ali s'approcha alors de son ami un peu plus et déposa un baiser d'une tendresse infinie sur la joue de son ami. "Ok." Elle posa doucement son front contre le sien. "Va te reposer, je t'attends, mais il faut vraiment qu'on parle, Jimmy." Elle avait tant de choses à lui dire et alors que la voix de Carmel se fait doucement entendre à l'étage, qu'Ice aboya de l'escalier pour demander à Ali de venir s'occuper de son fils, elle se demanda ce qu'elle faisait, à ne pas avoir pensé une seule seconde à son fils, au fait qu'il vive avec un… elle ne pouvait se résoudre à seulement penser ce mot, et qu'il puisse un jour par erreur tomber sur de la cocaïne ou autre chose et en ingérer. Elle ferma les yeux, déglutit et chercha quoi faire, quoi dire. Comment pouvait-elle être une bonne mère et une bonne amie à la fois ? Elle tendit l'oreille mais plus aucun bruit à l'étage ne se fit entendre, et elle put enfin se concentrer sur Jimmy. Elle voulait lui dire qu'il était irresponsable de se comporter de la sorte alors qu'ils avaient un bébé dans la maison, qu'il avait étalé sa cocaïne sur la table où ses mains potelées se tenaient pour apprendre à marcher, mains qu'il portait irrémédiablement à sa bouche. Ses yeux s'humidifièrent à la seule pensée de son petit Carmel cocaïné, et totalement désarçonnée par cette pensée, Ali se mit à pleurer là, devant Jimmy, à défaut de savoir quoi dire d'autre. Par chance, des sanglots ne l'étranglaient pas encore, ses yeux se contentant de déverser le désarroi de la jeune femme, comme si les stocks de courage d'Ali avaient besoin d'un peu de temps pour se recharger. "Il faut que tu fasses attention avec Carmel…" Elle essuya ses yeux du revers de la main et ajouta : "et je ne veux pas que tu meurs." Voilà qui résumait parfaitement sa pensée. "Je voudrais que tu sois heureux. On va tout faire pour, ok ?" Même si elle ne savait pas vraiment ce que ce tout signifiait, et si elle avait ce pouvoir, ou avait la moindre chance d'y arriver. Mais elle ferait tout pour, c'était certain. Elle donnerait tout ce qu'elle avait pour que Jimmy, un jour, n'est pas besoin de cette drogue pour survivre à son quotidien, même ce dont il ne voudrait pas. Même ce qu'elle n'avait pas.

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Jimmy Willys

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Message· · Sujet: Re: if you've lost your way, I will leave the light on. if you've lost your way, I will leave the light on. EmptyMar 20 Aoû - 17:07

Il aurait tellement aimé cesser d'y penser, oublier toutes les sensations désagréables qui s'étendaient dans son corps à mesure que le manque continuait de se propager entre ses muscles et ses articulations. Se mordant l'intérieur des joues pour tenter de contrôler tout ça – pour se persuader qu'il en était capable –, il chercha un moyen de s'évader. Pas seulement de l'emprise de la main d'Ali autour de son poignet, du contact physique qu'il n'était pas en mesure de supporter, encore moins d'apprécier, et ferma un instant les yeux pour tenter de conserver le calme dont il ne faisait probablement preuve que parce qu'il n'était pas en mesure d'agir avec suffisamment de vivacité pour autre chose. Il voulait s'enfuir de tout ce que représentait sa vie dans des moments de l'ampleur de celui qu'il vivait. Comme si une guerre trouvait lieu en lui, prête à sévir un peu plus fort encore lorsqu'il baisserait sa garde, Jimmy ne supportait pas d'être dans un état comme celui-ci et voulait pouvoir s'offrir le luxe de calmer la machine en se flinguant un peu plus la tête. Rien ne l'aidait à laisser de côté la sensation de manque qui le prenait entièrement, le mâchait pour mieux le recracher, le laissant dans un état déplorable – plus pitoyable encore que celui dans lequel il se sentait déjà –, encore moins les yeux humides qu'Ali posaient sur lui et qu'il sentait peser plus que le reste. Voulait-elle le faire se sentir misérable ? C'était gagné. Jimmy aurait aimé disparaître, se transformer, plus petit encore qu'un rat, qu'un grain de poussière, et s'évaporer. Ou se noyer quelque part, quitte à se laisser embourber dans la merde qui l'entourait et menaçait de toute façon d'en finir avec lui, ou de le pousser à le faire lui-même. Ses muscles douloureux lui hurlaient de s'isoler suffisamment longtemps pour adoucir un peu leur tracas. Le sang dans ses veines ne coulait plus qu'à un rythme ralenti, presque en pause. Jimmy se sentait sur le point de craquer, quand pourtant son visage restait vide de toute expression. Est-ce que Ali pouvait se targuer de savoir lire au travers de la neutralité qui se prêtait à ses traits ? Est-ce qu'elle reconnaissait sa gorge nouée, et le fait qu'intérieurement, une immense partie de lui s'effondrait maintenant qu'il se retrouvait exposé de la sorte, sans savoir quoi dire ou quoi faire, autre que de réclamer sa liberté de mouvements pour pouvoir redevenir le famulus de ses addictions en paix ? Il ne voulait pas assumer la vision qu'il avait d'elle, ne se doutant que trop bien des souvenirs qu'il lui faisait revivre, lui qui connaissait son histoire et plus encore celle de son ex. « Arrête ça. » Il souffla entre ses dents serrées, conscient d'être injuste dans le ton employé alors qu'elle ne cherchait qu'à l'aider, mais ressentant aussi ce besoin de ne plus avoir ses doigts autour de ses poignets, de ne plus se sentir retenu comme un gamin qui aurait fait une connerie – si la connerie était vraiment faite, au moins n'était-il plus à gamin, et se retrouvait-il désireux de ne pas être traité comme tel. Ses poings se serrèrent entre eux, rappelant à lui les mauvaises habitudes qu'il avait depuis trop longtemps, et il détourna les yeux lorsqu'elle se rapprocha de lui, la gorge de plus en plus obstruée par une boule, certes invisible mais énorme. Ses paupières closes, son corps se crispa au contact approfondi et prolongé d'Ali contre lui ; quand bien même il l'aimait autant qu'il lui était possible de le faire, il ne parvenait pas à accepter un tel rapprochement dans une situation comme celle-ci. Ses mains, enfin, le relâchèrent, et Jimmy commença à s'éloigner lentement vers sa chambre, rapprochant de lui le poing toujours serré qui tenait le petit sachet de cocaïne. Il se retint de lui souffler encore qu'il ne voulait pas parler. Ça servait à quoi, de parler ? Mettre en lumière la médiocrité dont il faisait preuve et qui le rendait suffisamment malade sans qu'il n'ai besoin de lui faire d'autant plus face de la sorte. Les aboiements lui firent froncer les sourcils, après que la voix de Carmel ait déjà commencé le boulot. Il était là aussi. Baissant les yeux, ses mouvements se figèrent alors que la mélodie de celle d'Ali se fit entendre à son tour, et qu'il l'entendait pleurer. Il le savait, malgré son dos tourné, et peut-être était-ce la raison pour laquelle ses propres yeux s'embuaient désormais. C'était ce qu'il était devenu, alors ? Quelqu'un de suffisamment minable pour se retrouver dans cette situation ? Pour faire du mal à ses proches ? Lui qui était pourtant bien parti dans ce que l'avenir semblait lui réserver, il s'était retrouvé comme un con, à s'écraser violemment au sol. À l'évocation du bébé, Jimmy se sentit se briser un peu plus et les vannes lâchèrent, laissant les larmes s'écouler le long de ses joues sans qu'il n'accepte de se retourner vers Ali. Celle de la mort lui arracha un sanglot plus bruyant alors que, sans réfléchir, et sans entendre le reste, il porta ses mains à son visage, sans savoir s'il cherchait stupidement à se protéger ou à se noyer lui-même dans ses larmes. C'était ridicule. Pitoyable. Pathétique. S'il avait été en mesure de bouger, sans doute se serait-il mit à courir pour se cacher ailleurs, mais son corps tout entier refusait de bouger du moindre millimètre, si ce n'était sa poitrine qui tressautait sous l'effet des paroles de sa meilleure amie. Pourquoi était-il comme ça ? Comment avait-il fini par se briser de la sorte, au point de se croire incapable d'être réparé ? Jimmy sentit sa respiration se faire plus difficile, plus douloureuse.

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Ali Caldwell

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Message· · Sujet: Re: if you've lost your way, I will leave the light on. if you've lost your way, I will leave the light on. EmptyJeu 7 Nov - 12:08

Ali ne comprenait pas comment elle se retrouvait toujours dans ce genre de situations. Elle s'était levée d'excellente humeur, avait été se promener au marché avec Carmel puis était revenue, décidée à passer le reste de la journée à préparer des bons petits plates à son fils. Et voilà qu'elle se retrouvait désormais à chercher à comprendre où sa vie avait dérapé. Ce n'était pas tant de compter un drogué dans les personnes les plus importantes de sa vie qui la gênait le plus mais plutôt le fait qu'elle ne s'était rendue compte de rien. Enfin… Ali n'était pas complètement dupe non plus. Elle avait bien vu que Jimmy consommait probablement un peu trop de drogue pour son bien, et qu'il voudrait qu'elle aborde la question un jour ou l'autre. Mais la gravité et l'urgence de la situation ne lui avait pas paru aussi limpide que cela. Elle s'était dit, tout simplement, que c'était le milieu dans laquel il travaillait qui ne lui rendait pas service, qu'il avait besoin de trouver un autre emploi et qu'il irait mieux, mais s'il en était à avoir besoin de consommer de la cocaïne dès le matin, pire dès le réveil… Ali s'était plus que fourvoyée sur la situation. Et elle s'en voulait, Dieu qu'elle s'en voulait. Comment pouvait-elle être une si piètre amie ? Les signes, elle les connaissait pourtant mieux que les médecins eux même pour avoir vécu avec eux pendant sept ans. Elle avait passé les plus belles années de sa vie à être capable d'identifier la quantité de cocaïne ingéré par Zephyr, de savoir s'il était dans une bonne ou mauvaise période rien qu'à la dilatation de ses pupilles… Et avec Jimmy, elle avait échoué. Elle avait voulu voir en lui son sauveur, parce qu'il avait été présent à plusieurs reprises, par pure coïncidence, dans des moments où elle avait été touchée sa gentillesse, où elle en avait plus besoin qu'elle ne s'en était elle-même rendue compte. Mais la situation n'était-elle pas inversée, au final ? Peut-être que ce n'était pas Jimmy qui était entré dans sa vie pour la sauver mais plutôt pour qu'elle le sauve, pour que l'histoire ne se répète pas. Et elle, elle n'avait rien trouvé d'autre à faire que de fermer les yeux sur des signes qui lui paraissaient pourtant gigantesques avec le recul. Ali soupira, se demandant comment elle avait pu être aussi idiote, contenant difficilement les larmes dans ses yeux. La façon qu'il eut de lui dire "arrête ça" comme il aurait pu lui dire "arrête ton cinéma" ou "ça suffit les caprices" suffit à ouvrir entièrement les vannes. Elle ne lui en voulut pas, pas même une seconde, trop occupée qu'elle était à sentir ses défenses tomber sous le poids de la culpabilité. Mais Ali savait également qu'elle n'était pas là pour craquer, qu'il ne s'agissait pas d'elle en cet instant mais de Jimmy et qu'elle devait trouver un moyen de réussir à le faire parler, d'avoir une vraie discussion avec lui avant qu'il ne retourne dans sa chambre ou ne retourne travailler. L'urgence qu'elle ressentait à mettre les cartes sur table était peut-être injustifiée, la tragique façon dont elle avait perdu son Zephyr jouer peut-être sur celle dont elle percevait les choses mais Ali connaissait également Jimmy : si elle ne lui parlait pas maintenant, il serait bien capable de passer les prochains jours, si ce n'était les prochaines semaines à tenter de l'éviter comme la peste pour ne jamais avoir à discuter de ce dont elle venait d'être témoin. Elle le retient, comme elle peut, de sa voix, et lui dit tout ce qu'elle voulait lui dire en trois phrases. Pour être certaine qu'il les entende, pour s'assurer qu'il lui laisserait le temps de les dire. Elle aurait encore beaucoup de choses à dire sur ces trois points, elle en parlerait des heures durant et en toute honnêteté : surtout du premier. Mais pour l'heure, elle n'était pas certaine que Jimmy soit capable d'entendre plus. Elle n'était pas non plus certaine d'être capable de dire plus quand il lui semblait que la formulation de ses trois phrases sans éclater en sanglots lui avait pris toute son énergie. Et puis, ce fut autour de Jimmy de craquer. Ali le regarde plusieurs secondes, en larmes elle aussi. Ah qu'ils avaient l'air de deux cons là, à chialer tous les deux au milieu du salon. Si la situation n'avait pas été si tragique, elle n'en aurait presque été drôle tant elle était cocasse. Lorsqu'elle fut certaine que Jimmy n'avait pas l'intention de fuir, qu'il acceptait de se montrer comme ça devant elle, Ali s'approche d'un pas, puis de deux. Elle lutta contre les souvenirs qu'il l'assaillait, se souvenant parfaitement de la dernière fois où elle s'était approchée de quelqu'un aussi lentement et précautionneusement. Elle souffla doucement, pour se donner du courage, pour forcer ses muscles à se ré oxygéner puis tendit la main vers Jimmy. Lorsqu'elle effleura sa main, Ali sursauta presque, entendant le bruit de la déflagration qui, cette fois, n'avait pas eu lieu mais que son esprit avait pourtant tenu à lui rappeler. Elle serra doucement la main de Jimmy dans la sienne et s'approcha à nouveau, sans l'enlacer cette fois, le laissant combler l'espace qui les séparait.

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