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Stella Kahnwald

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Message· · Sujet: family portrait family portrait EmptyMer 17 Juil - 21:14

BRAN + STELLA
@Brandon Rose

Elle ne s'était pas attendue à retrouver ses marques si aisément. En plus de quinze ans qu'elle avait déserté son rôle de mère et sept qu'elle n'avait même plus mis les pieds à Windmont Bay, préférant se dissimuler derrière des médias impersonnels - cartes postales quand elle se sentait d'humeur créative (ce qui était rare), sms quand l'envie lui prenait de rappeler à son rejeton qu'elle existait (généralement quand elle avait un verre dans le nez ou des résidus de poussières de fée sur la lèvre supérieure), message vocal inintelligible quand elle était vraiment loin - la ville aurait dû changer. Mais qu'est-ce qu'elle croyait? C'était Windmont Bay, bon sang! Une terre d'exil où on envoyait les filles récalcitrantes, une sorte de couvent à grande échelle, pour tuer dans l'oeuf toute tentative de liberté ou de rébellion. Une moue méprisante lui retroussait le nez quand elle pensait qu'elle avait failli s'enliser dans une petite vie bien rangée où certes l'argent ne manquait pas mais où l'ennui, à coup sûr, l'aurait complètement abrutie. Alors, non, elle ne regrettait pas son départ, ses manquements à ses devoirs maternels, sa vie de débauche. Quant à savoir pourquoi ce retour inopiné, elle inventerait sans doute une excuse bidon pour chaque nouvel interlocuteur, avec pour message subliminal: go fuck yourself.
Rien n'avait bougé. Si ce n'est que l'Arc Light et le Davey's avaient subi des dégâts considérables, chacun à un moment différent, chacun victime d'un mal naturel (?) distinct. En passant devant le cinéma qui avait accueilli nombre de ses rendez-vous galants, Stella s'étaient remémoré des moments plus ou moins glorieux. En observant le bar local, elle s'était rappelée les fois où elle s'était présentée avec une fausse carte d'identité à peine crédible mais elle s'était tapé l'un des barmen et elle avait bu à l'oeil. A l'époque, elle n'hésitait pas à s'enfiler les bières qui avaient toutes le même goût. Ce n'était que plus tard, quand elle avait pu goûter au parfum raffiné du vin qu'elle avait réalisé son erreur. Ah, souvenirs de jeunesse, si lointains et si proches à la fois!
Mais c'était un autre lieu qui l'attirait comme un aimant aujourd'hui. Un de ces lieux où elle avait paradé, silhouette svelte qui offrait ses longues jambes aux yeux des garçons de son lycée, quand elle n'en avait qu'un dans le collimateur. Elle aurait pu se demander ce qui la poussait à vouloir retourner dans l'univers de Jacob Rose - qu'elle n'avait d'ailleurs pas averti de son retour, sûre et certaine qu'elle était que la nouvelle ne tarderait pas à lui parvenir - si cela l'avait intéressée. A moins qu'elle sache, au fond, qu'elle voulait retrouver ce pouvoir qu'elle ressentait à l'époque, cette impression d'invincibilité, cette assurance que personne ne pouvait la museler et que ce qu'elle voulait, elle l'obtenait. Une saveur qu'elle n'avait plus jamais vraiment retrouvée, même après qu'elle soit partie, alors que le monde entier lui ouvrait les bras et qu'elle n'avait qu'à choisir sa prochaine destination grâce au chèque conséquent que lui avait refourgué son ex-mari.
Désormais, plus rien ne la liait à lui, si ce n'est un adolescent qui partageait leurs traits et sang. Et c'était peut-être ça qu'elle voulait vérifier: qu'elle pouvait fouler ce territoire hanté sans ressentir le poids du passé sur ses épaules. Et c'était d'un pas souple et déterminé qu'elle filait entre les courts, son regard glacé parcourant les sportifs du dimanche qui frappaient leur balle comme s'ils se prenaient pour des champions. A croire que les gens qui fréquentaient ce genre de club n'évoluaient jamais. Elle aurait pu faire un cliché mental de ce qu'il avait été vingt ans plus tôt et ça n'aurait pas été très différent du spectacle qui s'offrait à elle aujourd'hui.
Sauf qu'elle ne venait plus pour conquérir l'inaccessible mais pour s'en purger. Elle se dirigea vers la petite terrasse où les gens allaient boire un verre après l'effort, pour s'échanger les derniers potins, et faillit poursuivre sans s'arrêter. Mais son regard accrocha un mirage et Stella ralentit, les sourcils légèrement froncés, pensant à une hallucination. Ce devait forcément en être une car Jacob Rose approchait la quarantaine, même avec toute la chirurgie qu'il pouvait s'offrir, il n'y avait pas moyen qu'il puisse avoir gardé ses traits d'adolescent. Pourtant, c'était comme une décalcomanie, et la jeune femme s'arrêta près du grillage pour contempler le garçon qui suait sur le court.
Puis elle réalisa qu'il ne s'agissait pas de Jacob Rose mais qu'on en était pas loin. Sa première pensée, absurde, fut de se dire qu'il était impossible que ce jeune homme soit Brandon - dans sa tête, il avait toujours douze ou treize ans, comme la dernière fois qu'elle l'avait vu - mais il n'y avait pas de doute. Il était le portrait craché de son père, ce qui n'était plus un compliment venant de Stella Kahnwald. La déserteuse fut tentée de faire demi-tour avant que son fils ne l'aperçoive, mais elle savait que ces retrouvailles - même dans sa tête, ce mot suintait l'ironie - devraient arriver tôt ou tard et elle avait l'avantage de ne pas être complètement prise au dépourvu, il fallait qu'elle en joue. Stella s'approcha donc du grillage et mit les mains en porte-voix avant de s'écrier:
- OUH! R-O-S-E! Le roi du tennis!
Elle singea les cheerleaders dont elle s'était foutue quand elle était adolescente - et une paria que ces demoiselles en uniforme considéraient d'un air dégoûté parce que le capitaine de football avait eu le malheur de céder à ses oeillades aguicheuses (qu'est-ce qu'elle y pouvait si la dinde de meneuse n'avait pas su le garder en laisse?) -, applaudit puis laissa retomber ses mains pour laisser le gamin qui lui avait déchiré les entrailles accuser le contrecoup de cette apparition soudaine.

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Message· · Sujet: Re: family portrait family portrait EmptyDim 11 Aoû - 19:51

Depuis sa dispute avec son père au sujet du « larbin » qui lui avait « retourné le cerveau » et fait de lui « une répugnante petite folle », les vivres lui avaient été coupés, la Range Rover confisquée et l’accès au country club, interdit. Bien entendu, Bran avait considéré ces interdictions pour mieux les ignorer totalement et il s’était garé sur la place VIP de Jacob Rose, l’énorme 4x4 rutilant au soleil, à quelques mètres à peine du Windmont Bay Country Club. Il était entré dans le lobby, ses lunettes de soleil sur le bout de son nez bronzé et constellé de tâches de rousseur et quand le réceptionniste avait tenté tant bien que mal de lui expliquer que son accès premium avait été révoqué, Bran ne s’était pas démonté. Relevant ses lunettes, l’enfant terrible avait considéré le réceptionniste et lui avait décoché un sourire éclatant, tout en lui promettant de provoquer un scandale d’une magnitude si gigantesque et incontrôlable que le pauvre homme finirait par regretter d’avoir eu ne serait-ce que l’idée ridicule et fort déplaisante de venir au monde. La menace, couplée à celle d’appeler Jacob Rose à qu’il serait sans doute très intéressant d’expliquer pourquoi l’accès du club était refusé à son fils unique et chéri, avait eu son petit effet et Bran profitait désormais du court le plus agréable depuis deux heures déjà. Bien entendu, il savait que la trêve ne serait que de courte durée. C’était sans doute la dernière fois qu’il mettait les pieds ici avant que son père ne s’aperçoive de la supercherie et qu’il doive désormais aller faire du tennis sur les courts publics, avec toute la plèbe incapable de manier une raquette, alors il en profitait. Seul sur le court, il avait préféré enclencher la lanceuse de balles et se battait contre un adversaire imaginaire, chaque coup plus puissant, plus rageur que le précédent.
Qu’est-ce que tu comptes faire de ta vie, Brandon ? Jouer les fées du logis comme une petite tantouze ?
Dans sa tête, la balle allait s’écraser avec une grâce particulièrement satisfaisante sur le nez aquilin de son père.
Quitte à être pédé, tu aurais pu en choisir un qui sait s’habiller.
Toujours dans sa tête, la balle entrait en collision avec l’entrejambe de son paternel.
Tu me déçois. Tu m’as toujours déçu.
Victoire par KO. La dernière balle achevait de mettre son père à terre et cerise sur le gâteau, lui éclatait toutes ses dents refaites à prix d’or au Brésil.
Dans la réalité, la lanceuse de balles ne lui envoyait plus rien et Bran battit des paupières. Ses tempes bourdonnaient et il sentait son polo blanc lui coller au dos. L’espace d’un instant, il aurait voulu appeler Jax, lui dire de le retrouver derrière le country club et le laisser faire ce qu’il voulait de son corps et de son esprit, le laisser le disloquer, l’éreinter, centimètre par centimètre. Mais l’ouvrier avait d’autres choses à faire et suffisamment subi les sautes d’humeur et sa rage du petit prince pour que Bran n’en rajoute aujourd’hui. Il fallait qu’il puisse se défouler autrement.
Et comme si le hasard avait joué aux dés avec le destin, l’occasion se présenta d’elle-même. Un cri attira l’attention de Bran et il tourna la tête, surpris. L’épellation des quatre lettres de son nom le ramenait en arrière, à Edgewater, où il avait l’habitude que chaque lettre de son patronyme soit crié environ trois fois par jour pour une raison x ou y. Mais au lieu de reconnaître une camarade ou pire - Aspen - il s’immobilisa lorsqu’il reconnut Stella Kahnwald.
« Maman ? » Maman.
Le mot lui avait échappé. Dans sa bouche, il sonnait creux, vidé de son sens. Maman. Voilà un mot qu’il n’avait pas prononcé depuis des années. Sept ans, précisément, depuis que Stella avait une fois de plus décidé d’entrer et de sortir de sa vie comme un courant d’air. Toute une vie s’était écoulée depuis. Toute une vie qu’elle avait manqué.
Bran ne parlait jamais de Stella. Il ne pensait jamais à elle. Il n’en avait pas besoin : quelle importance aurait bien pu avoir la jeune femme dans sa vie, elle qui ne s’insérait nulle part, pièce ronde dans un puzzle carré, elle qui ne voulait rien avoir à faire avec lui de toutes façons ? Les doigts de Bran se crispèrent légèrement autour du manche de la raquette. Sans un mot, dans un geste souple et gracieux, il pointa sa raquette en direction du panneau accroché à la grille. Members only. « Problème de vue ? » offrit-il avec un sourire aussi délicat qu’un coup de griffe. Avec une nonchalance calculée, Bran ramena sa raquette et la posa sur ses épaules, les bras relevés pour la maintenir en place. « À ton âge, je peux comprendre. » ajouta-t-il, parfaitement à l’aise dans le rôle du fils perfide. Du perfide tout court, car pour être fils, il fallait déjà avoir une mère et ce n’était pas son cas. Son sourire s’esquinta légèrement et une lueur mauvaise brilla dans les prunelles glacées, identiques à celles qu’il transperçait à travers le grillage.

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Message· · Sujet: Re: family portrait family portrait EmptyJeu 15 Aoû - 18:03

Elle l'ignora complètement - si tant est qu'on puisse ignorer une manifestation si évidente d'angoisse - ce battement de cœur qui résonna comme un glas lorsque le garçon tourna la tête dans sa direction. Comme si ça ne suffisait pas, une pointe s'enfonça dans son ventre, une sorte de réminiscence d'une sensation oubliée, lointaine, enterrée depuis belle lurette: cet attrait fou que le père avait exercé sur elle, dès le premier regard. Il n'avait pas été question d'amour, Stella le savait maintenant - d'ailleurs, elle n'était même pas certaine d'avoir aimé qui que ce soit jusqu'ici - mais d'un instinct plus primaire, vif, ancré en elle. Elle ne croyait pas aux âmes sœurs, évidemment, mais si elle avait dû essayer d'expliquer ce tourbillon qui l'avait emportée, elle imaginait que c'était cette illusion qui s'en serait le plus rapprochée. Elle qui contrôlait sa vie - ou en était sincèrement persuadée, en tout cas - avait perdu la tête à cause de cet imbécile. Et voilà qu'elle revivait, à vingt ans d’intervalles, cette émotion indéfinissable. Mais elle mourut presque aussitôt. Parce que Stella s'était jurée que plus jamais on ne l'y reprendrait et parce qu'il s'agissait de son fils, évidemment. Rien que ça, ça anéantissait le reste et Stella fut ravie d'être de ces personnes au visage de marbre, que rien ne laissait filtrer et le trouble passager se noya donc dans l'instant, tandis qu'elle observait ce garçon, sa chair. Un inconnu.
Il ne fallait pas vraiment être devin pour deviner ce qui glissa sur les lèvres de Bran et Stella ne chercha même pas à réprimer le dégoût et le mépris que ce mot lui inspirait. Son sourire polaire prit une teinte jaune désagréable et son nez se froissa. Qu'est-ce qui lui prenait donc? Pourquoi ce mot avait-il fusé alors qu'elle n'avait jamais fait le moindre effort pour l'être, sa mère? N'en avait-il pas, une petite maman qui s'était chargée de soigner ses écorchures et sécher ses pleurs? Celle qui avait été là tout au long de sa vie - et que Stella, au fond, avait toujours haïe. Pourtant, qu'espérait-elle en laissant son gosse à son ex-mari? Qu'il l'élève seul? Était-ce la punition qu'elle avait cherché à lui infliger? Elle n'avait même pas pensé si loin. Il n'en restait pas moins qu'elle ne comprenait pas cette exclamation instinctive qui, heureusement, se borna à un mouvement de lèvres lointain, le son se noyant dans l'air.
Stella attendit, considérant que la balle était toujours dans le camp de la réplique de Jacob Rose. Elle aurait voulu qu'il ne lui rappelle pas tant ses erreurs passées mais c'était comme si on la provoquait en lui foutant celles-ci sous les yeux. Impossible, alors, de ne pas se demander ce qu'elle fichait là, ce qui lui avait pris de permettre une telle collision. Il finit par désigner un panneau et la jeune femme tourna lentement la tête pour y lire les quelques mots éloquents. Et? Depuis quand elle s'arrêtait à ce genre de détails? Ne la connaissait-il donc pas? Non, techniquement non, mais cela, il aurait pu le déduire, tout de même. Pour la première fois en sept ans, elle entendit la voix de son fils - une voix plus grave, une voix de ce qui aurait pu être un homme si elle ne l'avait pas considéré comme un gamin. Et même celle-ci semblait un copie de celle de Jacob Rose. Tout comme la remarque qui suivit et qui ne fit qu'étirer les lèvres de Stella en un sourire carnassier, qui n'avait rien de charmeur.
- Je m'attendais à un peu mieux de ta part. T'en prendre à l'âge d'une femme pour la rabaisser, c'est très petit.
Pas de chance pour Bran, elle n'avait jamais été complexée par son âge - sans doute parce que celui-ci ne l'avait jamais entravée, ne l'avait jamais empêchée de faire quoi que ce soit. Mais après, pourquoi s'en étonnait-elle? Il était la copie conforme de son père, il était donc naturel qu'il use des mêmes bassesses.
- Mais j'imagine que ça ne devrait pas m'étonner. La pomme ne tombe jamais loin de l'arbre et c'est du Jacob Rose tout craché.
Elle ne pouvait pas savoir que Bran s'était disputé avec son père, ni à quel sujet. Mais Bran n'ignorerait pas l'insulte déguisée et si elle avait pu, Stella aurait désintégré le nabot sur place. A la place, elle lui offrit ce sourire indéchiffrable qu'elle offrait à tous ceux qui lui donnaient envie de bailler et elle haussa les épaules:
- Je ne te dérange pas plus longtemps, si c'est tout ce que tu trouves à me dire. Ciao!
Et comme elle l'avait fait toutes ces années, elle tourna les talons comme si cela ne lui coûtait rien d'abandonner son fils dans son sillage - ce qui avait été plus ou moins vrai. Sauf que cette fois, ce n'était qu'un coup de bluff.
Parce que quelle autre raison que Bran avait pu la pousser à revenir s'enliser à Windmont Bay?

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Message· · Sujet: Re: family portrait family portrait EmptyDim 8 Sep - 21:54

Bran ne comprenait pas ce que Stella faisait là. Sa présence ne pouvait pas s’expliquer par une simple coïncidence, pas ici, dans ce country club. Il ne pouvait que le deviner, car il ne connaissait rien des circonstances qui avaient amené ses parents à se rencontrer, mais il l’imaginait sans mal ici, avec vingt ans de moins. Elle portait sûrement un mom jean hideux et de l’ombre à paupières pailletée, et son père devait sûrement porter les cheveux à la mode de l’époque, plus longs, comme ceux d’un membre d’un stupide boy’s band. Il n’y avait pas de photos pour corroborer ses suppositions. Pas d’albums souvenirs, pas de diapositives, rien qui supposait un jour que Stella et Jacob Rose avaient été ses parents, à deux. C’était un passé qui n’existait pas, aussi flou que l’avenir.
Et pourtant, Stella était sa mère, impossible de nier, de ne pas voir. Elle était sa mère sans l’être vraiment, une ombre, un mirage, un mystère qui s’était couvert de poussière au cours des années comme un vieil objet qu’on remisait au grenier. Ce n’était même pas quelque chose qu’on ressortait pour les grands moments. Elle n’avait jamais été là pour lui, pour l’aider à faire ses devoirs ou pour l’encourager, ou tout simplement pour lui passer la main dans les cheveux. Bran réprima l’envie de lever les yeux au ciel. Et depuis quand avait-il besoin de ça, exactement ? Il s’était toujours très bien débrouillé sans Stella et son amour maternel inexistant. Tout ce dont il avait eu besoin pour être le garçon qu’il était aujourd’hui, c’était la carte de crédit Platine de son père et il s’en était bien tiré, non ? Certainement pas d’une mère aussi fiable que l’avaient été ses méthodes de contraception il y a vingt ans de ça et qui en plus, se permettait de lui faire la leçon. Bran haussa un sourcil incrédule et cette fois, ne se retint pas de lever les yeux au ciel. « Aaaw, désolé. Je suppose que j’ai manqué d’une présence féminine qui aurait pu m’apprendre à parler aux femmes. » répondit-il sur le même ton acerbe, son sourire de fauve miroitant exactement celui de sa génitrice.
Plus il la regardait et plus il avait l’impression de contempler une parfaite inconnue. Même les traits familiers, ceux qu’il pouvait - à son grand désespoir - replacer sur son propre visage, devenaient flous, striés par le grillage de la barrière qui les séparait. Ironique, d’ailleurs, que leurs retrouvailles se fassent de cette façon. Mais bienvenu, également, car l’attaque en traître de Stella donna des envies de meurtre à Bran. Il serrait sa raquette si fort qu’il en avait mal aux phalanges mais hors de question de donner à Stella le plaisir de savoir qu’elle avait visé en plein dans le mille. Si elle possédait un instinct maternel, alors il était certainement destiné à faire souffrir Bran, car elle ne manquait jamais de le faire. Et Bran se détestait de la laisser faire. Qu’est-ce qu’elle pouvait en savoir, de s’il ressemblait à son père ou pas ? Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire, de toutes façons ? Elle n’allait pas rester. Elle allait retourner à son monde inconnu. Lui, il avait Jax et c’était plus de chance que Stella Kahnwald n’en aurait jamais. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Tel père, tel fils. T’avais qu’à être là. » répliqua-t-il, les lèvres pincés, ramenant les bras devant lui pour les croiser, les doigts serrés comme des pinces autour de sa raquette. Et pourtant, ce n’était pas l’envie de la fracasser contre le grillage qui lui manquait, surtout quand Stella se permettait de conclure leur échange d’un fichu sourire. Elle n’avait pas changé. Elle ne changerait jamais, en fait, réalisa Bran. Elle serait toujours celle qui l’avait abandonné sans se retourner, celle qui tournait les talons dès que ça n’allait pas dans son sens (et non, il ne voulait pas réfléchir au fait que ça lui rappelait trop bien quelqu’un).
Il n’allait pas la laisser s’en sortir si facilement, en revanche. Peut-être qu’elle ne réagirait pas, peut-être qu’elle continuerait à lui tourner le dos, mais Brandon Rose ne laissait jamais un combat sans en savoir le dernier mot. « Oh, parce que tu avais quelque chose à me dire, peut-être ? Ce serait une première. » persifla-t-il. Qu’est-ce qu’elle attendait de lui ? Qu’il lui court après comme un gamin de trois ans qui réclamait sa petite maman chérie ? Il n’avait pas besoin d’elle. Never did, never will, et ce n’était pas parce qu’elle débarquait comme une fleur après toute une vie d’abandon qu’il allait lui sauter dans les bras. De toutes façons, il doutait fortement que ce soit ce que Stella attendait de lui. Elle ne devait même pas être là pour lui, songea Bran et il détestait que cette certitude claque comme une gifle. Connaissant Stella, elle devait sans doute s’être perdue sur le chemin d’un bar et Windmont Bay n’était qu’un point sur la carte dont elle déguerpirait bientôt, quand elle aurait eu ce qu’elle voulait - l’argent de Jacob Rose, à n’en pas douter. Il les détestait tous les deux, Jacob comme Stella, il les détestait comme rarement il avait détesté quelqu’un et en contemplant le dos que lui tournait Stella - qu’elle lui avait toujours tourné, au final - il se disait que ces deux-là s’étaient bien trouvés il y a presque vingt ans de ça. « C’est ça, va-t-en ! Va chercher ce pourquoi t’es venue et dis bonjour à Papa pour moi, il ne veut plus me voir non plus. Pour une fois, vous tombez d’accord. » C’était plus d’information qu’elle n’en méritait et Bran regretta aussitôt de s’être livré autant. Car avec Stella, il pouvait toujours prédire la suite des évènements : qu’importe ce qu’il dise, elle disparaissait toujours.

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Message· · Sujet: Re: family portrait family portrait EmptyMar 10 Sep - 21:07

Si Bran ne réagissait pas et la laissait filer, Stella savait qu’elle serait trop fière pour revenir sur ses pas et l’occasion de parler à son fils lui passerait sous le nez. Ce ne serait qu’une occasion perdue de plus. Une parmi des centaines. La différence avec ces autres fois qui avaient ponctué les errances de la mère indigne, c’était que c’était la réalité, un face-à-face auquel elle croyait s’être préparée mais pour lequel elle ne serait jamais vraiment prête, elle le savait. Manquer cette conversation, c’était différent d’une lettre déchirée avant d’avoir été envoyée, d’une touche ‘raccrocher’ pressée au moment où trois sonneries avaient égrené le silence ou même de ce moment de flottement où elle demandait à Jacob de lui passer Brandon, sachant pertinemment la réponse qu’elle allait obtenir. C’était certes plus poli qu’un va te faire foutre mais ça valait exactement la même chose. Au souvenir de la rage qui la consumait à chaque fois qu’elle se retrouvait face à la tonalité agaçante, Stella aurait dû opter pour une autre tactique, au lieu de jouer son rôle à merveille. Le souci, c’était qu’elle ne savait pas faire autrement. C’était si profondément ancré en elle qu’elle se réfugiait derrière cette paroi, cette vitre sans tain, cette froideur inébranlable, cet air impénétrable. Si instinctif qu’elle s’éloignait déjà alors qu’elle n’était pas venue pour offrir son dos à ce gamin qu’elle avait abandonné, voilà des années.
Mais elle n’était pas non plus venue pour se ramasser un écho de Jacob Rose en pleine face. Si Bran ne se contentait pas de reproduire les traits de son père, Stella n’était pas sûre de vouloir se frotter à ce mépris, quand bien même elle savait ne pas mériter mieux que ça. C’était elle, après tout, qui l’avait laissé derrière elle sans le moindre remords. C’était elle qui allait et venait dans sa vie à sa guise, sans sembler se soucier de ce qu’il pouvait ressentir. C’était elle qui avait fait des choix pour eux deux, elle n’avait qu’à en payer le prix, hein?
Ses attaques, son sarcasme dégoulinant, Stella avait envie d’en sourire. A quoi s’était-elle attendu d’autre? Elle avait l’habitude, elle convoquait ce genre de réaction partout où elle allait. Elle n’était pas douée pour se faire apprécier, elle avait même un talent inné pour inviter le contraire. Cela remontait à loin - à toujours? Aussi loin qu’aille sa mémoire, elle avait toujours été la gamine qui se mettait à dos le reste du monde. Parce qu’elle était trop capricieuse, trop indépendante, trop solitaire, trop bagarreuse, trop mesquine, trop farouche ou parce qu’elle n’était pas assez patiente, pas assez calme, pas assez prudente, pas assez respectueuse. Rien de ce qu’elle faisait n’était jamais assez pour sa mère et elle en avait développé cette volonté de fer et ce besoin viscéral de choquer, juste pour voir les sourcils maternels se hausser d’indignation ou de honte. Il y avait la goutte qui avait fait déborder le vase, évidemment, et puis Windmont Bay.
Ensuite, c’était Jacob Rose, puis Brandon Rose. Aussi chaotique ait pu être sa vie, Stella avait l’impression que tout menait à ce moment. Cet instant fatidique qu’elle n’aurait pu réellement qualifier. Tentative de rédemption? L’idée même faisait naitre un rictus sur ses lèvres. Volonté de se heurter encore une fois au fil barbelé? Ou quête d’une raison de partir, une bonne fois pour toutes? Parce que Stella le savait: si elle quittait à nouveau Windmont Bay, ce serait la dernière fois. Plus personne n’entendrait parler d’elle. Ni Jacob, ni Brandon, ni Jimmy, ni Hayes. Sans doute qu’aucun ne s’en plaindrait. Alors pourquoi s’infliger cette humiliation? Pourquoi prendre le couteau et le retourner dans la plaie? Pourquoi s’offrir en pâture à un gamin qu’elle ne connaissait même pas?
T’avais qu’à être là.
La remarque avait fait frémir les lèvres de Stella. Dans cet univers alternatif où elle était restée, où elle était toujours Madame Jacob Rose, où elle avait vu grandir ce blondinet au nez tacheté, à quoi ressemblait-il? Etait-il aussi bousillé qu’elle? En aurait-elle fait un monstre à son image? Impossible. Ce tableau. Cette autre dimension. Elle n’aurait jamais pu rester prisonnière ici. Elle n’avait jamais été faite pour être mère, elle l’aurait attiré dans son gouffre personnel, il n’en serait pas ressorti vivant. Alors qu’il la fouette de ses mots, qu’il la lacère de son regard glacé, Stella préférait subir ce traitement que d’être responsable d’un plus grand malheur que celui d’avoir été abandonné par son incapable de mère.
La remarque acerbe la sauva d’une fuite irrémédiable et Stella s’arrêta, sans pour autant se retourner. Avait-elle quelque chose à lui dire? Même pas. Sa réflexion n’avait pas été si loin. D’ailleurs, elle le savait, si elle avait davantage envisagé le scénario et ses multiples issues, elle ne serait pas venue. Elle se serait trouvé une quantité d’excuses minables et lâches pour ne pas combler la distance entre elle et Windmont Bay, elle aurait continué sa route en zigzag, sa descente aux enfers, sa chute sans fin. Enfin non, il y avait toujours une fin et pendant quelques jours, elle avait bien cru que c’était la sienne. Mais ça, comme tout le reste, elle ne le dirait pas à Bran. Elle voulait bien qu’il l’invective mais elle ne lui donnerait pas le bâton pour se faire battre.
Par contre, les perches tendues, elle n’hésitait pas à les saisir et quand la jeune femme se retourna finalement, avec une lenteur calculée, une lueur intriguée et moqueuse dans le regard, ce fut pour hausser un sourcil inquisiteur. Elle n’allait pas le cacher: savoir qu’il y avait de l’eau dans le gaz entre le père et le fils était jouissif et ça suffit à la faire revenir à son point de départ.
- Qu’est-ce que le fils prodige a bien pu faire pour que son petit papa lui en veuille à ce point, mmh? C’est à cause de Yale? Il n’a pas supporté que tu ne suives pas ses plans?
Bien sûr que Stella était au courant. Elle avait beau jouer les mères fantômes, elle suivait de loin en loin l’évolution de Bran, même si ça se résumait à des clichés postés sur Mazebird ou des articles du temps d’Edgewater Academy. Lorsque sa grand-mère vivait encore, Stella arrivait à lui soutirer des informations plus précises, même si son aïeule le faisait quelque peu à contrecoeur et ne manquait pas de lui demander pourquoi elle ne venait pas le voir, au lieu de passer par des chemins détournés.
Ce à quoi Stella répondait invariablement: c’est mieux comme ça.
Traduction: il est mieux sans moi.

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Message· · Sujet: Re: family portrait family portrait EmptySam 28 Sep - 19:18

Qu’il le veuille ou non, Bran avait lancé cette phrase comme un naufragé lance une bouteille à la mer : dans un moment de désespoir. C’était la vision du dos de Stella. Enfant, quand elle lui manquait encore et qu’il ne parvenait pas à comprendre pourquoi elle n’était plus là, il faisait ce rêve récurrent où allongé dans son lit et ligoté, il voyait passer Stella dans le couloir. Il tentait de l’appeler, de se libérer, de recracher le tissu qui l’empêchait de crier mais elle ne se retournait pas. Il ne voyait que son dos et les long cheveux blonds qui finissaient par disparaître. Peu à peu, les rêves s’étaient éloignés pour finir par disparaître ; sa belle-mère était arrivée dans sa vie et Bran avait grandi. Pleurer, c’était pour les bébés. Est-ce qu’il était un bébé ? Non. Il était Brandon Rose. Les dieux ne pleurent pas.
Pourtant, aujourd’hui sur ce court de tennis, alors qu’il contemplait le dos de sa mère-fantôme, Bran avait la gorge serrée. Il se sentait idiot. Il n’avait pas besoin d’elle comme elle n’avait jamais eu besoin de lui. Si elle était à Windmont Bay, c’était forcément parce qu’elle avait besoin d’argent et que la source était toute trouvée en la personne de Jacob Rose. Lui, il n’était qu’un dommage collatéral, un grain de sable dans les rouages nébuleux de Stella. Tout comme Stella n’existait que dans la tangente de sa vie, en orbite, bien loin de la petite planète Brandon Rose. Pourquoi aurait-il voulu la retenir ?
Il était si persuadé qu’elle ne se retournerait pas que lorsqu’il vit Stella ralentir, puis tourner les talons, Bran resta muet, la bouche entrouverte mais incapable de produire la moindre remarque sardonique. À nouveau, la question obsédante ressurgit : qu’est-ce que Stella pouvait bien faire ici ? Elle s’était retournée. Elle voulait peut-être juste mettre de l’huile sur le feu, frotter du sel sur les plaies, mais elle s’était retournée et Bran restait interdit face à cette situation inédite, sa mère qui revenait vers lui, qui lui parlait. Son coeur battait à tout rompre et faillit éclater lorsqu’elle mentionna Yale. Comment pouvait-elle être au courant ? Est-ce que son père lui avait dit ? Non, impossible. Jacob et Stella ne se parlaient plus. Même pour lui. Une seconde, le masque vacilla. Il ne voulait pas parler de Yale. C’était à lui, ce qui s’était passé là-bas. À lui et à lui seul. Sa peine comme sa rémission. Mais hors de question qu’il laisse Stella penser qu’elle s’en tirerait avec une pirouette sarcastique. À ce jeu-là, il était imbattable, invaincu et il se ferait un plaisir de lui rappeler qu’ici, elle était en terrain conquis. « Oh ça ? J’ai juste suivi ton exemple. Abandonner d’un coup sans explication, il faut croire que c’est dans mes gènes, Stella. » Il appuya sur son prénom. Elle n’était pas maman, elle ne le serait jamais et Bran lui dévoila un sourire angélique. Tenait-il tant d’elle, au final ? Toute cette rage, tout ce fiel, tout ce cynisme, était-ce l’empreinte indélébile de Stella en lui ou était-il tout entier le produit de son éducation ? Si Jax l’avait vu attaquer à coup de griffes, il n’aurait certainement pas reconnu le garçon qui partageait de nouveau sa vie. Face à ses parents, Bran se transformait en fauve, celui qu’il avait toujours dû être pour survivre à la jungle des Rose. Il réservait sa douceur à son amoureux mais de Jax, ici, nulle trace et il frapperait jusqu’au bout. « Papa a surtout eu du mal à accepter que je ne poursuive pas la tradition familiale de mettre enceinte la première venue. » Un sourire de squale lui fendit le visage et Bran haussa les épaules avec une souplesse nonchalante, comme pour mieux faire passer l’attaque déguisée. Son père l’aurait-il mieux accepté s’il avait avoué qu’Aspen était enceinte ? La jeune fille aurait-elle été envoyée loin de Windmont Bay pour dissimuler son état ? Sans doute. C’était ça que Jacob Rose ne lui pardonnait pas, au final : être là, en pleine lumière, avec Jax, l’absence de honte et de remords qui auraient dû naturellement submergé son fils ingrat - du moins, c’était ce que Bran avait compris. Quand Jacob lui avait dit qu’il n’était plus le bienvenu, Bran n’avait pas supplié. Il ne s’était pas mis à genoux pour implorer le pardon de son paternel. Il n’en avait pas besoin. Pardonné d’être aimé et d’aimer en retour ? Pardonné d’être lui ? Bran contracta la mâchoire, les tempes soudain brûlantes.
Il n’avait rien fait qui nécessite d’être pardonné. Rien du tout.
Et Stella, qu’en penserait-elle ? Il ne parvenait pas à l’imaginer aussi inflexible que Jacob Rose. Mais là encore, qu’aurait-il pu en savoir, hein ? Il ne connaissait rien d’elle : ses goûts, ses opinions, ses expériences, sa vie avant et après lui. Elle était une page blanche sur laquelle il avait gribouillé des idioties d’enfant, mais pour ce qui était de lire entre les lignes, Bran n’avait jamais été capable de le faire. Et Stella s’était toujours bien gardée de dissiper ses doutes. Pourquoi aurait-il pris la peine d’en faire de même ? « À la place, j’ai innové : je suis avec le fils de l’ex-jardinier. » annonça-t-il, la voix faussement légère. Il ne pouvait pas flancher, pas devant Stella et son sourire suffisant. Et puis, ça faisait du bien de le dire tout haut. Il était avec Jax. Il ne voulait pas dire « je me tape le fils du jardinier », ça n’aurait pas été vrai, même pour choquer Stella et lui montrer qu’il n’était plus le gamin qu’elle avant abandonnée sans un regard ni un remord. Non, il il lui montrait qu’il possédait ce que ni Jacob Rose ni Stella Kahnwald n’avaient jamais réussi à obtenir : une histoire d’amour. Et une vraie, hein, pas une amourette édulcorée ni un coup d’un soir, non, Jax et lui, c’était plus que ça, tellement plus et ça, Stella ne pourrait jamais le comprendre. Elle n’était pas faite pour et Bran savait qu’elle savait, et cette certitude était aussi douce que du miel. « Je suppose que ce n’est pas très country club material. » conclut-il d’un haussement d’épaules impertinent, les yeux habités d’une lueur de défi. Come at me, bitch.

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Message· · Sujet: Re: family portrait family portrait EmptyDim 20 Oct - 21:37

Sa mère disait d’elle qu’elle était irrécupérable. Ce mot avait longtemps résonné dans l’esprit de l’adolescente qu’elle était à l’époque. Qu’avait-elle fait pour canaliser sa punaise de fille? Rien. Ou plutôt, si, elle n’avait rien trouvé de mieux à faire que de l’envoyer dans une petite bourgade d’Oregon, espérant sans doute que la poigne de fer de sa propre mère parviendrait à redresser l’enfant récalcitrant qu’était une Stella de douze ans, parfaitement consciente de ses forces (et de son charme). Pas de chance pour elle, la mère sévère était devenue une femme fragilisée par la maladie qui n’avait pas forcément l’énergie de maîtriser une panthère en devenir. D’ailleurs, Stella doutait que son aïeule, même au meilleur de sa forme, serait parvenue à quoi que ce soit. Personne n’avait jamais su contrôler la gamine rebelle et chercher à l’enfermer dans une cage de quelques kilomètres carrés n’avait pas aidé à l’apaiser. Alors sans doute qu’elle l’était, irrécupérable. Bran conviendrait sûrement du terme. Elle avait été une fille irrécupérable, elle était devenue une mère irrécupérable, c’était dans la logique des choses. Stella ne cherchait pas à ‘récupérer’ quoi que ce soit, d’ailleurs. Elle ne rattraperait jamais le temps perdu, les moments essentiels manqués (les premiers pas de Bran, ses premiers mots, ses premières chutes, ses premières victoires). Elle s’en rendait compte, à cet instant précis, alors qu’elle le contemplait toujours à travers le grillage et c’était sans doute une belle métaphore de ce qu’avait été son attention pour le rejeton: trouée, quadrillée, limitée. Tout ce qu’elle savait de son fils, Stella l’avait appris via une tierce personne, un médium quelconque, jamais véritablement de ses propres yeux. C’était un étranger et, elle avait beau vouloir le nier (et elle savait faire preuve d’une conviction bornée quand elle le désirait), cela lui faisait l’effet d’un coup de poing dans le ventre. Elle aurait pu se tourner vers son garçonnet, se raccrocher à lui avec le désespoir des personnes seules, en se persuadant que sans elle, il n’était rien, qu’elle serait toujours sa personne ressource, son ancre, son phare dans la tempête. A la place, elle l’avait fui et elle constatait avec une amertume cynique qu’il n’avait eu nullement besoin d’elle. Mais n’était-ce pas précisement dans ce but qu’elle était partie? Pour ne pas être enchainée à Windmont Bay, oui, mais l’excuse était bancale puisqu’elle aurait pu l’emmener avec elle, Jacob Rose n’aurait rien pu y faire, si elle en avait décidé ainsi. Pour ne pas contempler le désastre qu’elle savait être, surtout. C’était la lâcheté, plus que la quête de liberté, qui l’avait fait agir, prendre des décisions irrationnelles. Irrécupérables.
Se trahissait-elle en mentionnant l’échec qu’avait été Yale? Brandon en déduirait-il qu’elle l’avait épié, surveillé, sans jamais prendre la peine de l’appeler pour savoir comment il allait? En vérité, elle n’avait aucune idée de ce qui avait pu lui arriver, du gouffre dans lequel il avait failli dégringoler. Les informations qu’elle recevait étaient bien trop succinctes, bien trop lointaines, pour lui permettre de savoir quoi que ce soit de l’état d’esprit de Bran tout au long des étapes franchies. Pouvait-elle prétendre savoir quoi que ce soit à partir de photos d’articles? De captures d’écran? D’extraits de vidéos bien trop rares pour lui avoir permis de suivre l’évolution de celui qui partageait sa chair et son sang? Stella savait que non. Elle n’était pas naïve. Elle n’avait effleuré que la surface, elle n’avait observé Bran qu’à travers le miroir déformant que pouvait être un lac d’infinies possibilités. Parfois, elle avait l’impression que c’était l’illustration la plus révélatrice: elle, perchée sur la berge d’un étang, cherchant à voir son fils qui nageait dans l’eau claire, loin, la voix étouffée et le corps flou.
Et maintenant il se tenait là et elle n’avait aucune idée de ce qu’elle pourrait lui dire, de ce qu’elle pourrait faire, pour enterrer la hache de guerre. Elle n’était pas douée pour apaiser la tension, elle préférait généralement envenimer les choses. C’était plus fort qu’elle - encore une preuve, sans doute, qu’elle était irrécupérable. Va au diable, Mother, gronda-t-elle intérieurement. Elle ne voulait pas imaginer le sourire que sa mère arborerait en la voyant batailler, en la voyant incapable de savoir comment amadouer son rejeton. Bien fait pour moi, hein? songea la jeune femme, un sourire sardonique aux lèvres. Bran ne pourrait jamais deviner l’origine de cet arc méprisant et c’était tant mieux.
Stella ne broncha pas à l’attaque mesquine de Bran. Ses traits ne frémirent même pas, c’était comme si les mots la traversèrent sans atteindre leur but - qui était de la blesser, sans doute, mais Rose Junior avait encore beaucoup à apprendre s’il voulait vraiment la froisser.
- Faut croire, ouais, répliqua-t-elle simplement, ponctuant ses mots laconiques d’un haussement d’épaules.
Les tentatives de Bran étaient presque attendrissantes et Stella ne cacha pas son amusement, un sourire railleur aux lèvres. Elle arqua simplement un sourcil, attendant la suite avec une curiosité non feinte. C’était tout? Elle était presque déçue. Pauvre chaton qui se prenait pour un lion. Il avait visiblement l’air fier de son coup, en plus, et Stella fut à deux doigts de secouer la tête d’un air apitoyé.
- En attendant, tu ne serais pas là pour fanfaronner s’il n’avait pas mis enceinte la première venue, lâcha-t-elle, un sourire entendu aux lèvres.
Il pouvait la traiter de catin, si ça lui chantait, ça ne changeait rien à l’affaire et, honnêtement, Stella avait entendu bien pire. Elle espérait qu’il avait mieux sous le coude parce qu’elle allait franchement finir par s’ennuyer et regretter d’avoir fait tout ce chemin pour ça.
Apparemment, il suffisait de demander pour être contentée puisque Bran enchaîna avec une annonce saugrenue qui fit naturellement glousser la blonde. Brandon Rose et le fils du jardinier. Bien sûr. Jacob Rose devait être aux anges. Il plaisantait, évidemment. Non? Le doute germa et Stella cessa de sourire pour fixer Bran d’un regard intrigué. Tout à coup, le gamin provocateur prenait une dimension différente. Avait-elle sauté un chapitre? Bran semblait attendre quelque chose d’elle mais elle n’aurait su dire quoi, exactement. Pourtant, elle ne pouvait rester muette face à cette provocation et elle finit par hausser un sourcil, froissant le nez d’un air vaguement dégoûté:
- C’est tout ce que tu as trouvé pour emmerder ton père? s’enquit-elle, narquoise. C’est sûr que tu ne risques pas de mettre quelqu’un en cloque, si tu empruntes cette voie-là.
Finalement, la nouvelle amusait Stella plus qu’elle ne s’y attendait et si elle fut tentée de poser des questions indécentes, juste pour se montrer irrévérencieuse, Stella opta plutôt pour un soulagement feint, se passant la main sur le front avant de lâcher:
- La lignée des Rose s’arrête donc avec toi! J’aurais tellement voulu voir la tête de ton père quand tu lui as annoncé la nouvelle!
Elle aurait été pliée de rire, c’était certain. La déconvenue de Jacob Rose, un rêve éveillé auquel il ne lui avait jamais été donné d’assister. La rage qui avait dû bouillonner et faire passer ses traits délicats à un rouge affreux. Un tableau exquis, vraiment! Quant à en savoir davantage sur l’amant du petit diable, honnêtement, ça ne l’intéressait pas. Bran pouvait bien se taper qui il voulait, pour ce que ça changeait à sa vie. Du temps où il était avec sa poupée, déjà, Stella ne prêtait qu’une oreille sourde ou un oeil aveugle à la demoiselle en question, pourquoi se serait-elle souciée d’un fils de jardinier?

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Message· · Sujet: Re: family portrait family portrait EmptyVen 29 Nov - 22:34

Si Stella était restée, se seraient-ils affrontés comme ça aussi, griffes contre griffes, sauvés du massacre par la présence du grillage entre eux ? Quelle aurait été sa place dans la jungle rose pastel du 7193, Ocean Avenue ? Est-ce qu’elle aurait bordé Bran tous les soirs ? Est-ce qu’elle lui aurait chanté des chansons douces et passé la main dans les cheveux lorsqu’il avait encore peur des monstres sous son lit ? Est-ce qu’elle aurait été sa mère ou serait-elle restée de toutes façons cette étrangère qui le toisait d’un regard qui ressemblait trop au sien ?
Il ne voulait pas ressembler à Stella, même pas en rêve. Bran ne voulait pas de la moindre similarité avec elle. De toutes façons, il n’en avait aucune, non ? Tout le monde lui répétait, ad nauseam, qu’il était le fils de son père, qu’il était une copie carbone de Jacob Rose et tout à coup, il n’en voulait plus non plus de cet héritage. Il voulait être Brandon Rose sans être qui que ce soit d’autre et surtout pas le dommage collatéral du crash qui avait eu lieu il y a vingt ans de ça, sur une plage de Windmont Bay, entre Stella et Jacob. Ils ne voulaient pas de lui ? Parfait, il ne voulait pas d’eux non plus ! Il allait leur montrer qu’il n’avait rien à leur prouver, il allait leur montrer qu’il pouvait parfaitement se faire orphelin s’il le décidait. Il était Brandon Rose et rien ne l’arrêtait. Il était insubmersible.
Il ne laisserait pas Stella l’entraîner vers le fond. Il y avait trop de choses à la surface qui l’attendait - sa vie avec Jax, son avenir dont il était le pilote pour la première fois de sa vie, cet appartement qu’il entendait bien faire sien. Il avait tellement à espérer et à faire. Quoique Stella était venue chercher à Windmont Bay et surtout quoiqu’elle attendait de lui en se pointant ici, Bran refusait de lui donner. Il connaissait Stella : elle prenait et prenait et prenait, et puis elle tout à coup, elle disparaissait. Elle ne laissait rien derrière elle, pas même un sillage. Elle s’évanouissait au coin de la rue et c’est comme si elle n’avait jamais été là. Elle ne se souciait de rien, et surtout pas du fils qu’elle avait abandonné plus de fois que Bran pouvait l’accepter. Tant qu’elle restait à distance, il pouvait oublier, faire comme si elle n’existait pas. Mais qu’elle revienne là, qu’elle se rappelle à lui comme si de rien n’était ? Non, c’était fini. Elle n’aurait rien de lui si ce n’est ce qu’elle lui avait laissé en héritage : un goût prononcé pour la lacération verbale et la volonté d’avoir le dernier mot. Il n’allait pas la laisser s’en tirer à si bon compte, pas quand elle pensait qu’elle pouvait froncer le nez. Bran haussa un sourcil satisfait, l’ombre d’un sourire lui glissant sur les lèvres. Elle jouait les effarouchées, maintenant ? Ça ne trompait personne, son petit air dégoûté de mijaurée de la haute. Stella Kahnwald pouvait bien essayer de grimper toutes les échelles sociales qu’elle pouvait en se faisant mettre en cloque par tous les fils de bonne famille qui tombaient dans son piège, elle restait désespérément basique et Bran remerciait le ciel de ne pas avoir écopé de cette triste incapacité à ressembler à autre chose qu’une parodie de soccer mom sortie de prison pour trafic de Xanax.
Il observa son petit manège, et soudain, la vérité qui s’échappait par mégarde, sous couvert de mépris, lui sauta au visage. Elle était là, entre eux, tous les trois mots. Ils n’étaient que deux sur ce terrain de tennis mais une troisième ombre était là, indissociable de leur dynamique bousillée. Pour le roi des absents, Jacob Rose semblait pourtant presque prendre corps sur la terre battue. Encore un peu et si Stella répétait son nom trois fois, elle pourrait bientôt le convoquer au beau milieu du court. « Pourquoi ? Parce qu’il t’obsède toujours alors qu’il a de toute évidence trouvé mieux ailleurs ? » demanda Bran d’une voix de velours, un sourire ornant délicatement sa bouche comme une fleur. Soudain très à l’aise face à sa mère, Bran croisa les bras et la considéra de la tête aux pieds. Move on, Stella, it’s embarassing. Soudain, il avait presque pitié d’elle. Si elle espérait reconquérir son ex en se pointant devant sa porte, c’était qu’elle n’avait jamais compris qui il était et Bran se ferait un plaisir de savourer l’échec de sa génitrice. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien penser ? Que Jacob allait lui tomber dans les bras parce qu’elle battait des cils ? Ridicule. Et triste, çar Bran était bien placé pour savoir que jamais Jacob Rose ne quitterait sa douce petite trophy wife pour qui que ce soit. « C’est pour ça que tu es de retour ? Tu bloques toujours sur Jacob Rose ? » s’enquit-il en observant ses ongles avec intérêt. Puis il releva les yeux et décocha un sourire angélique à sa mère. « Gênant. » conclut-il. Enhardi, il s’approcha à pas félins du grillage qui les séparait et soudain, il se trouva peut-être plus proche qu’il ne l’avait jamais été de sa propre mère. Il ne se souvenait pas d’avoir pu la détailler de si près - les rares souvenirs qu’il conservait d’elle lorsqu’il n’était qu’un bambin étaient tous flous, presque des rêves. Il pouvait la voir pour ce qu’elle était. Juste une femme seule, derrière un grillage, qui l’observait sans pouvoir le toucher d’une quelconque manière. Bran l’affronta du regard, sans ciller. Il n’avait pas peur d’elle, ni de sa présence ici. Stella pouvait bien faire ce qui lui chantait ici à Windmont Bay, il n’en avait plus rien à faire. « Je compte avoir plein de gamins, au fait. Avec lui. » souffla-t-il soudain. Oui, il en allait avoir plein, assez pour constituer une équipe d’aviron et se faire haïr de tous les autres parents d’élèves. Il se sentait féroce tout à coup, féroce et certain. « Ils seront à moi ou à lui, ou ni l’un ni l’autre. Je m’en fiche. » Ça n’avait pas d’importance. « Et de toute évidence, je me passerai de mes chers parents pour les conseils d’éducation. » siffla-t-il, sourire de givre et yeux de glace. Il allait se débrouiller tout seul, comme toujours avec eux. Du mouvement à sa droite attira son attention et il jeta un rapide coup d’oeil à deux gardes de sécurité qui semblaient avoir fini par réaliser qu’une intruse était présente sur les sacro-saintes du country club. Bran recula d’un pas, puis deux, et décocha à Stella un petit salut insouciant. « Tu devrais partir. See ya never. » Et pour la première fois, il tourna le dos à Stella. Qu’importe ce qui arrivait à sa mère, désormais. Ce n’était plus son problème.

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