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Desmond Howe

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Message· · Sujet: prozac nation [r] prozac nation [r] EmptyJeu 18 Juil - 12:36



I probably still haven’t completely adapted to the world. I don’t know, I feel like this isn’t the real world. The people, the scene: they just don’t seem real to me
@tyler wolfe


La boîte renfermant une dizaine de comprimés effervescents  lui parut particulièrement attirante à l’instant où il vit arriver, sourire éclatant sur les lèvres, short en élasthanne comprimant un service trois pièces vieillissant : sa bête noire .
Gulliver Sharp, dans toute sa splendeur, tirait derrière lui un caddie en tartan écossais et affichait dans son regard l’air inquiétant de l’hypocondriaque s’étant diagnostiqué un cancer de la prostate métastasé.
L’individu s’était , du jour au lendemain, déclaré doctorant et avait probablement acheté un diplôme en ligne.
Le sourire affiché lui parut fort dérangeant et le Desmond Howe ,qui s’était  malheureusement tapé quelques unités d’enseignements sur les processus psychopathologiques, décelait déjà chez le nouvel arrivé les signes avant-coureurs d’une grave atteinte de la psychés.
L’espace de quelques secondes, le temps que le sexagénaire passe la garde royale (comptabilisant Gina :  cinquante ballets, fumeuse chevronnée, secrétaire à temps partiel et fervente partisane républicaine ainsi que la plante verte qui la flanquait) et s’installe sur le siège métallique revêtu d’une protection en simili-cuir doublée de mousse repêché dans 'Déco 80' pour le nuls'  - , Desmond Howe ,médecin généraliste de profession, se demanda combien de ces comprimés il devait ingurgiter pour que son trépas soit le plus efficace possible ?
Environ cinq à six comprimés, cinq à six grammes, auraient largement suffi à détruire son foie ; sur une période de deux jours, cela aurait été progressif, bien entendu, il aurait été amené à souffrir, énormément, ses organes auraient graduellement (et surtout, chacun leur tour) décidé d’arrêter définitivement leur business, un shut down massif assez brutal mais hautement nécessaire, vu ce qui allait suivre (de l'arsenic n'aurait pas été de refus, non plus).
Gulliver Sharp provoquait cet effet sur toutes les pauvres âmes qui le côtoyaient ; il  avait à lui seul entraîné la démission des trois praticiens qui avaient précédé Des et ce n’était pas peu dire qu’il avait , lui aussi (n’était-il pas humain, après tout ?), envisagé de se faire la malle à au moins neuf différentes reprises (que cette énième visite impromptue élaguait au chiffre désespérant de dix).
- Monsieur le docteur, avait débuté l’individu grisonnant, tendant dans sa direction une main au poignet de laquelle se trouvait une montre tensiomètre reliée par bluetooth à un téléphone cellulaire dernier cri; chaque mouvement semblait lui provoquer de la douleur, manifestation physique de l’arthrose - , suite à quoi il  s’était alors étiré pour se pencher en avant , poitrine collée au bureau en formica recyclé. J’ai mal quand je pisse. L’expression d’une infection urinaire ? Certainement, toutefois ç’aurait été mal connaître la bébête qui ne perdit pas une excellente occasion d’en rajouter une couche. – Est-ce que je peux vous montrer mon pénis ? Ce fut au tour du médecin de tirer la tronche. Une question-constat à la cryptique récurrence.
Dans 98 % des cas (et ces chiffres étaient loin d’incarner la triste réalité du terrain), les patients à la Gulliver Sharp insistaient pour qu’il leur tripote les couilles. - J’ai aussi remarqué des boutons sur mes testicules ajouta le patient ; n’hésitant pas à désigner de l’index la masse faisant sailli à travers les fibres élastiques du short bleu électrique affectionné par les amateurs de cyclisme dont Sharp (aussi aiguisé que le nom qu’il portait) faisait hélas partie.
 S’il ne remettait pas sa prostate sur le tapis –  le suppliant de lui faire un toucher rectal ‘ juste pour être sûr’- , Des devait s’estimer heureux mais à peine eut-il balayé l’éventualité de palper les testicules que cette même chance dont on lui avait fait grâce depuis le berceau décida de lui envoyer ses salutations les plus distinguées en pleine figure -littéralement - ; Sharp tira sur la taille en spandex de son habit qu'il fit glisser jusqu’aux chevilles pour coller sous les yeux du grand brun ses bijoux de famille. - Et, bon, parfois, j’ai aussi très mal lorsque je défèque. Et voila comment en l’espace de seulement trois minutes, Gulliver Sharp avait à nouveau inspiré à Desmond Howe, praticien généraliste à bout, l’envie d’arrêter sa profession pour rejoindre ...pourquoi pas un cirque itinérant ? Trois minutes et c’était tout un avenir radieux qui se vit faisander par une bestiole poilue sur laquelle le toubib  ne vit pas l’ombre d’un bouton.
Le sosie de Jimmy Carter venait de ruiner sa matinée. C’est tout naturellement qu’il se retrouva – si tôt sa journée au cabinet finie -, une pinte fermement emprisonnée dans sa main ; à attendre qu’un certain autiste vienne égayer les dernières heures d’une journée qui n’avait pas été tendre avec ses nerfs. La simple évocation des mots 'bijoux', 'sexe', 'queue', 'bidule' rappelait à son souvenir le tableau d'Edvard Munch Le cri et inspirait à Desmond l'envie singulière d'arracher son sonotone pour ne plus avoir à se soumettre à une telle tourmente. - Je suis parfaitement conscient qu'mélanger anxiolytiques et alcool c'pas très futé mais j'vous jure la perspective me parait acceptable vu c'que j'ai vécu aujourd'hui.
 

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Tyler Wolfe

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Message· · Sujet: Re: prozac nation [r] prozac nation [r] EmptySam 27 Juil - 13:42

Ravi de recevoir un message de son meilleur ami pour lui demander de le rejoindre au bar, Tyler répondit un “oui” précipité, monta à l’étage se changer (non pas par pur coqueterie mais parce que caleçon et tee-shirt n’était pas quelque chose dans quoi il pouvait décemment se permettre de se rendre au bar), prit ses clés et sortit de chez lui. Il eut à peine l’occasion d’enfoncer sa clé dans la serrure qu’il réalisa son erreur, ouvrit à nouveau la porte et rentra chez lui. Il rangea alors ses affaires méticuleusement, alla les déposer dans sa chambre, replaçant chaque objet exactement à sa place, puis descendit les marches d’escalier avant de sortir. Une part de lui hésita à passer dans la cuisine pour indiquer sur le tableau blanc qui s’y trouvait qu’il était de sortie mais il décida de s’émanciper de cette tâche : il fallait que Beth s’habitue à ce qu’il ne prévienne pas sans arrêt quand il sortait. S’il n’était pas chez lui alors qu’il aurait “dû” l’être, eh bien c’était simplement qu’il avait mieux à faire. Il poussa un soupir, pour se donner du courage - car il en fallait, pour manquer une telle étape de son rituel et franchit le pas de la porte, le coeur lourd de ne pas respecter ses propres habitudes mais la tête fière de cette nouvelle prise d’indépendance. Il parcourut les pas qui le séparaient de sa voiture, hésita à monter dedans mais puisqu’il avait manqué une séance de sport sur les cinq hebdomadaires, il décida de se rendre à pied à Crescent Lane. Ce n’était de toute façon pas si loin - il fallait qu’il perdre ce réflexe stupide de se rendre en voiture partout. Il parcourait exactement quatre-vingt-sept pas avant de prendre son téléphone dans sa poche. Il tapa avec dextérité son message, indiquant à Beth qu’il voyait Demon ce soir et n’hésita que quartorze secondes à l’envoyer. Tant pis pour l’indépendance, il ne souhaitait pas inquiéter sa mère outre mesure et puis, il fallait se le dire : toutes les habitudes n’étaient pas bonnes à perdre. Il lui fallut une vingtaine de minutes pour rejoindre son ami - son meilleur ami, pas un ami comme les autres - qui avait eu la bienveillance de ne pas choisir un endroit trop bondé pour Tyler. Le jeune homme secoua la tête en entendant ce que Demond précisait au barman et s’assit à coté de lui d’un air dépité. Pour toutes salutations, il lui offrit le fond de sa pensée : “Et tu voulais être mon médecin ? J’ai bien fait de rester avec Anton, dis donc.” L’idée n’était pas de le charier - savoir qu’un médecin qui aurait pu s’occuper de lui, faisait des mélanges du genre ne rassurait pas particulièrement Tyler. Il y avait des mélanges qui étaient déconseillé par toutes les autorités médicales du pays - du monde, même - et qu’il lui semblait donc peu sage de faire tout de même. Tyler avait bien conscience que le commun des mortels avait cette fâcheuse tendance de ne pas écouter ce qu’on leur disait - le réchauffement climatique en était un parfait exemple - mais qu’un médecin le fasse alors qu’il en connaissait parfaitement les conséquences… “J’espère que tu ne prescris pas ça à tes clients quand ils ont une mauvaise journée.” Naïvement, il ajouta même : “Un bon chocolat chaud aux marshmallow t’aurait fait tout autant de bien, et beaucoup moins de mal, tu sais, Des’”. Naturellement, ce n’était pas tout à fait vrai mais Tyler s’imaginait que si. Il avait pourtant eu l’occasion d’essayer de goûter au drogue, mais la sensation de perte de contrôle qui avait accompagnée cette nouvelle expérience, avait été un véritable cauchemar pour lui. Quand on buvait un bon chocolat chaud, cela faisait du bien à son petit coeur et il n’y avait pas de conséquences malheureuses - même si l’on en prenait trois fois par jour, à condition de faire quelques efforts alimentaires le reste du temps. “Une bière blanche.” précisa-t-il lorsque le barman lui demanda ce qu’il souhaitait. Il se tourna ensuite à nouveau vers celui dont il était venu chercher la compagnie et lui tapa aussi légèrement que maladroitement, sur l’épaule. Il avait vu beaucoup de gens faire ça à la télévision - et dans la vie aussi, maintenant qu’il y pensait - pour réconforter les gens. Tyler détestait ce genre de gestes d’affection, se tendant au moindre contact physique (ou presque) mais si cela pouvait aider à son ami à se sentir un peu mieux… “Qu’est-ce qu’il s’est passé ? T’as annoncé à un de tes patients qu’il allait mourir ?” demanda-t-il, utilisant l’exemple de la pire chose qui lui semblait pouvoir arriver.

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Message· · Sujet: Re: prozac nation [r] prozac nation [r] EmptyDim 4 Aoû - 19:19



Après son accident  - et peut-être même un peu avant (fallait bien que ses études de médecine aient réussi à imprimer quelques messages d’alerte dans son sombre subconscient), Desmond avait fini par saisir que tous les litres d’alcool de supérette ou ceux des bars qu’il lui était possible d’ingurgiter, n’étaient pas en mesure de  remédier aux angoisses qui lui faisaient la nique à chaque fois qu’un événement X changeait la partition de son quotidien (ex : un Gulliver Sharp engoncé dans un short en élasthanne).
Pour autant, il n’y avait rien, en son sens,  qu’une bonne bouteille de bière fraîche n’était pas en mesure d’améliorer; rehausser le goût d’une sauce frenchie fadasse, rendre écoutable du Céline Dion à  cinq heures du mat’, trucider des pensées dévoyées ( ou les encourager en cas de fringale sexuelle mal avisée – systématiquement après la dégustation éprouvante d’un single malt – il avait quelques exemples qui lui trottaient en tête et qu’il ignorait inlassablement à chaque fois qu’une gorgée (baptisée ‘la gorgée de trop’) mettait en perspective le numéro de téléphone de sa cible préférée, drunk dials, walk of shame et promesse de non réitération et cetera). - Oh, un confrère ? Est-ce que ses domaines de compétence impliquent la prise en charge de cycliste hypocondriaque ? J’aimerais bien lui adresser un de mes patients les plus assidus ; s’entendit-il lancer, considérant sérieusement l’idée bien qu’il fut persuadé que l’entreprise se révélerait infructueuse : ledit anton était chirurgien pédiatrique et pas gériatre’(et à moins de vouloir finir au comptoir d’un bar pour se saouler, il valait mieux avorter la mission).
Desmond croisa le regard de son ami et gloussa comme l’aurait fait un adolescent auquel on aurait évoqué un organe sexuel : zizi ! Nénés !
Comme l’aurait fait celui qui en était à sa seconde bouteille et qui accueillait un autiste : un poil trop gai.
C’était exactement pour ce genre de remarques  un tantinet naïves et complètement immatures qu’il avait fait appel à Tyler. Pour se rappeler que des deux, c’était lui le docteur en médecine, lui le parangon de droiture à la sermon d’hippocrate, lui le gars qui avait passé la majeure partie de sa vingtaine à  inhaler du bisphénol entre et pendant les cours magistraux.
C’était aussi parce que dans cet univers où tout le monde recherchait une once de normalité, Ty et lui faisaient office de ratures. Ils appartenaient tous deux à ces exceptions qui , bizarrement, ne confirmaient aucune règle. Et moins ils paraissaient lisses, mieux ils semblaient se porter. Pratiquement comme si le jeune Wolfe incarnait la boussole morale de cette anecdote vu et revu. -Patient, pas client – sale capitaliste !   – il n’avait pas choisi cette voie pour l’argent. S’il avait voulu s’enrichir, il se serait tourné vers la finance, pas l’humanité, pas la bienveillance, pas tous ces principes à la con dont les livres regorgeaient. Tous ceux qui passaient la porte de son cabinet recherchaient son aide et Des la leur apportait du mieux qu’il pouvait ; un comprimé de diazepam à la fois, s’il le fallait. Mais, si tu penses que je devrais plutôt miser sur un diabète à quarante ans pas de formule de politesse entre ces deux-là ; ils avaient suffisamment vécu d’aventures chacun de leur côté puis ensemble pour s’encombrer de paroles qui n’auraient eu aucun impact sur l’avancée de leur relation.   La tape qu’il reçut sur l’épaule eut le don de le surprendre ; primo parce que Ty n’était pas du genre  à aimer qu’on le touche (du moins, dans le cadre d’une relation platonique, amicale, typique – pour ce qu’il était des trucs qui se passaient entre lui et tout autre individu entre les quatre murs d’une piaule…?!), deuxio parce que ...shit, il ne tenait décidément plus du tout l’alcool. - Annoncer à Gulli Sharp qu'il ne lui resterait que quelques mois à vivre ? Ce serait tellement le rêve ! un 'si seulement' qu'il ne verrait jamais se concrétiser, puisque les stat' n'étaient clairement pas de son côté sur ce coup là et qu'il était fort probable qu'il crève à l'usure (avec un taux d'hémoglobine de grand sportif et une forme pareille, Desmond avait tout à envier à sa bête noire). Au lieu de quoi, il avait passé quarante cinq minutes à expliquer en détail au patient que son PSA était miraculeusement bien dosé pour une hypertrophie de ce genre. Bien sûr qu'il y avait eu toucher rectal; qu'aurait pu justifier un passage par le bar ? -Des et Ty sont dans un bar... Beth n'est pas dans l'coin ? Dois-je m'attendre à ce qu'elle débarque à tout moment pour te ramener à la maison ? c'était une mauvaise blague, un peu lourdaude, à laquelle avait droit le jeune Wolfe à chaque fois que Des et lui se trouvaient dans un bar. Le brun avait conscience que la scénette était légèrement pathétique et qu'il aurait eu de bien meilleures leçons à enseigner à l'autiste. Un peu comme le Charlie Babbitt de Rain Man. - Et toi ? T'as dû annoncer à un amputé des mains que manque de bol il ne pourrait jamais se servir d'une arme ?
 

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Dernière édition par Desmond Howe le Sam 17 Aoû - 12:37, édité 1 fois
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Message· · Sujet: Re: prozac nation [r] prozac nation [r] EmptyVen 16 Aoû - 15:00

Lorsque Desmond l'interrogea sur le fait que Anton soit ou non capable de traiter un cycliste hypocondriaque, Tyler réfléchit sérieusement à la question. Il savait pourtant pertinemment qu'il s'agissait sûrement d'un tour d'esprit de Desmond, dont il n'aurait pas dû se préoccuper plus que ça, mais il ne put s'empêcher de considérer la question, pesant le pour et le contre, se demandant si Anton en était réellement capable. Il en vint à la conclusion que si Desmond était compétent pour s'en occuper, Anton devait l'être également d'autant plus qu'il continuait de s'occuper de Tyler alors que ce n'était pas franchement son domaine de compétence. Pour autant, Tyler n'avait pas envie de partager la patience de son médecin avec d'autres patients adultes et puis, il doutait que de voir un médecin généraliste ou pédiatre soit la meilleure option pour un hypocondriaque : "Est-ce que ça ne serait pas plus adapté qu'il voit un psychologue surtout ?" demanda-t-il, n'appréciant pas l'ironie de la situation. Tyler avait plus besoin d'un psychologue pour apprendre à gérer ses problèmes que d'un pédiatre lui aussi. Pourtant, il refusait catégoriquement de fréquenter quelqu'un d'autre que son médecin actuel. La confiance qu'il avait en ce dernier était aveugle, mais personne n'était capable de l'expliquer : ce n'était pas non plus comme si Anton avait soigné Tyler enfant puisqu'ils avaient le même âge. "Et puis, adresse-le à quelqu'un d'autre. Ou à la clinique. A moins qu'il te menace de ne refuser de voir qui que ce soit d'autre mais pour un hypocondriaque…" Il y avait peu de chances qu'il ait les mêmes techniques de persuasion que Tyler qui lui avait clairement annoncé à Anton qu'il préférait arrêter de prendre soin de lui plutôt que de voir un autre médecin.
Malgré toutes ses années d'amitié, Tyler devait bien avouer que le cerveau de son ami restait un entier mystère. Il ne comprenait pas la moitié de ses remarques, ne savait pas vraiment où il allait chercher tout ça mais c'était exactement cette raison pour laquelle il l'aimait tant : Desmond ne répondait à aucun code qu'il connaissait. Tout était un mystère pour lui, comme le cerveau de Tyler était un mystère pour la plupart des gens. Malgré les vingt-huit dernières années passées par Beth, Charlie et tant d'autres à lui expliquer comment fonctionnait le reste de la population, les remarques de Desmond Howe le laissaient perplexe, et lui permettaient de répondre comme bon lui semblait puisque de toute façon, il doutait qu'il y ait une réponse appropriée. "C'est la même chose, tu vends un service, et on te paye pour ça. C'est simplement pour vous donner bonne conscience qu'on parle de patients, et pas de clients." Un sourire se dessina sur les lèvres de Tyler lorsque son ami lui parla de diabète, qui n'était pas un si mauvais mal à choisir. Même si cela pouvait signifier un traitement à vie, et des tests réguliers, le diabète était généralement moins fatal qu'une overdose et moins dangereux qu'un rein ou un foie endommagé par l'alcool et les médicaments. Il suffisait de se montrer vigilant, tandis qu'un organe mal en point pouvait nécessiter une greffe, donc trouver un donneur compatible… Non vraiment, se résoudre à prendre du chocolat chaud régulièrement lui semblait être une bien meilleure option que de se laisser aller aux drogues ou à l'alcool. Il prit ensuite une longue gorgée de l'alcool de houblon, appréciant la fraicheur qui descendait dans son œsophage et demanda ensuite à son ami ce qui lui valait une attitude si défaitiste – non pas que Desmond puisse être pour autant considéré comme un joyeux luron d'ordinaire. Il lui tapota rapidement sur l'épaule, retirant sa main aussi rapidement que possible, et vit dans le regard de son ami qu'il savait que ce geste n'était pas anodin. A dire vrai, il aurait été un bien mauvais ami s'il avait considéré que Tyler était particulièrement tactile, mais l'autiste ne pouvait s'empêcher d'être content que son geste soit remarqué : il lui coûtait assez pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur. "Pourquoi tu ne lui annonces pas plutôt que c'est à toi qu'il ne reste que quelques mois à vivre ? Il sera obligé de chercher quelqu'un d'autre, et du coup, il te foutrait la paie." Loin de lui l'idée d'imaginer à quel point il devait être compliqué de traiter avec ce monsieur Guller et du temps que cela pouvait lui prendre par rapport à d'autres patients. Quand bien même le docteur Howe lui aurait donné la durée de ce rendez-vous interminable – et les détails peu reluisant qui allaient avec – Tyler ne se serait probablement pas rendu compte du sacrifice que cela pouvait être. Ses rendez-vous à lui duraient au minimum une heure, parfois deux. S'il y passait moins de temps, il n'avait pas réellement le temps de prodiguer le moindre enseignement sur un temps plus court. Il s'agissait plutôt de rendez-vous pour présenter aux gens ce qu'il allait faire et savoir s'il apprenait de les prendre en tant que futur élève. Il fronça les sourcils en entendant son ami lui parler de Beth, et leva les yeux au ciel. "A bientôt trente ans, je pense que j'ai le droit de sortir sans avoir à lui dire quoi que ce soit." Et ce quand bien même il s'était senti obliger de la prévenir. D'une certaine façon, Tyler détestait être infantilisé de la sorte mais d'une autre, il savait pertinemment que le jour où sa mère cesserait de s'inquiéter pour lui de la sorte, ce serait lui qui s'inquiéterait – voire même se vexerait. "T'es en forme, dis donc! Mais non, journée chiante à mourir. J'ai fait de l'administratif, et j'ai pas pu toucher une arme de la journée…" Depuis les quatre ou cinq années qu'il exerçait ce métier, rares étaient les journées où Tyler n'avait pas pu toucher une arme, ni même tirer. Il n'était pas quelqu'un de particulièrement violent, bien au contraire mais il y avait un certain pouvoir à tenir une arme dans ses mains, et être capable de s'en servir… Vous vous sentiez presque… invincible.

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Message· · Sujet: Re: prozac nation [r] prozac nation [r] EmptySam 17 Aoû - 14:03


Il fallait bien qu’il soit payé pour qu’il puisse vivre de son activité.
Pourtant, lorsqu’il avait levé la main droite – signe de bonne foi après avoir présenté sa thèse, face au buste du dénommé Hippocrate afin de prêté un serment qui énonçait une ligne de conduite : respect des secrets, de l’humanité -  il avait bien conscience que tous les mots qui allaient sortir de sa bouche se verraient à un instant t donné, remis en question, violentés dans leur essence même. Il ne recherchait pas l’appât du gain mais, il appréciait le champ de portée de toute son influence, la gloire qui en résultait.
Qu’importe ce qu’il avait bien pu réciter, d’une voix vibrante d’émotion, face à une assemblée d’aréopages réunis là pour juger de l’effort fourni durant pratiquement une décennie de sa vie. Il avait fait du chemin depuis Vinalhaven, ce bout de rocher entouré de flotte. Et ne se passait pas une seule journée où il ne pensait pas à ces intrigues qu'il avait mené, aux coups foireux et aux petites mesquineries auxquelles il s'était adonné pour s'assurer de décrocher la bourse Ward McConnell : il lui semblait parfois avoir encore quelques bouts de chair, de cheveux et de sang séché accrochés aux semelles de ses chaussures, générant un son désagréable à chaque fois qu'il effectuait un pas.
La rançon de la gloire; un goût de bile au fond du gosier et une oreille en moins.  
Parfois, il avait du mal à comprendre ce que les autres avaient à lui dire; il avait probablement davantage de mal à entendre, plutôt qu'à écouter: souvent, il recoupait les paroles et supposait.
Sa vie , du jour au lendemain, était passée de certitudes à des suppositions; encadrée par des demandes de reformulations. Mais, Desmond Howe avait toujours été trop fier. Même lorsqu'il était gros et rigolo (pour survivre, il fallait forcément se distinguer), il n'avait été qu'indolence travaillée face aux remarques déplacées et sarcasmes face à  l'incompréhension d'autrui. Heureux de représenter le déclin de l'Amérique, du moins, la jeunesse  laissée à l'abandon. Désormais, il était un adulte corrosif et impertinent; que tous les Gulliver Sharp du monde étaient incapables de ramener au sol, il savait qu'à chaque coup du destin, il se relèverait - renaîtrait de ses cendres, il n'était pas  une créature mythique, juste Desmond, Des. Un toubib un peu cinglé, excellent dans son domaine, probablement fort présomptueux mais quelqu'un de solide, agité mais solide. Tyler Wolfe n'avait aucun soucis à se faire. - Jure ! - Beth était une mère, subversive dans sa manière d'appréhender la maternité, légèrement susceptible de créer chez sa progéniture un tas de problèmes psycho-affectifs inaltérables (était-il si étonnant que le fils ait décidé d'avoir un suivi auprès d'un pédiatre à pratiquement trente ballets ? Si cela ne constituait pas un indice sur le niveau de fouterie de toute leur association...? Desmond s'était senti légèrement vexé par le choix de son ami mais, il valait peut-être mieux taire ce genre de sentiment, cela faisait un bail qu'il avait cuisiné son coeur à la cassolade; il n'était plus émotif pour si peu. N'était-ce pas ce qu'il cherchait avec autant de panache à faire avaler ?) Tu la salueras de ma part ? Et tu lui diras aussi que mon invitation à se faire une toile en tête à tête tient toujours - un clin d'oeil suggestif, suivi d'un rire plus tard, il se saisit de sa bière et en but une longue gorgée. Beth considérait l'individu d'un air réprobateur, persuadée qu'il s'agissait de ces mauvaises fréquentations qui pousseraient son moutard (l'incarnation de l'innocence) à être retrouvé un soir, dans une ruelle puant la pisse, une aiguille intradermique enfoncée dans le bras, un filet de bave au coin des lèvres.
Que le grand brun ait été capable d'effectuer une réanimation cardio respiratoire car - forcément - médecin de profession (la joie de glisser cela dans une conversation engendrait des instants de pure alacrité, une jouissance de soi-même unique) ne changeait rien à la perception que la femme avait de lui. Patrick Wayne Kearney n'était-il pas ingénieur électronique ? Avant d'être tueur en série ? - J'ai touché les couilles d'un mec et son trou de balle, moi. Donc je te bats. Et tu sais ce que cela signifie, bébé ? Clignement de sourcils, rictus machiavélique; après toutes ces années à se côtoyer,la mise en place d'un code  - le leur, strictement réservé aux êtres brindezingues de leur genre - se fit de manière naturelle. Quatre shots : soit de tequila soit de vodka. Suivis  de quatre autres de jell-o. Suivis d'un cocktail (pina colada ou mojito - selon les disponibilités, le savoir faire) - tout un planning. Et s'ils devaient se retrouver aux urgences pour une pancréatite aigue, c'était un léger risque à prendre (petits joueurs comme ils étaient, il ne fallait tout de même pas s'attendre à ce qu'un record soit dépassé).  - Señor, por favor, 4 shots de tequila. Se debe tomar a temperatura ambiente, hermano. Citron et sel ! - Beth avait du mouron à se faire. Il jeta un coup d'oeil circulaire, avisa la présence de quelques individus de sexe féminin. Etant le maître de cérémonie, c'est à moi de choisir ta proie de ce soir. Je te file cent dollars pour que tu perdes à nouveau ta virginité.
 

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Message· · Sujet: Re: prozac nation [r] prozac nation [r] EmptyMer 16 Oct - 23:23

A y réfléchir, Desmond et Tyler n’auraient probablement jamais dû être amis, et encore moins des amis aussi proches. La façon dont le cerveau du médecin fonctionnait était un véritable mystère pour l’instructeur, plus encore que le reste des cerveaux des autres habitants de cette planète. S’il lisait les indices comportementaux qu’on lui avait inculqué, il aurait juré que Desmond se moquait de lui, quand il lui demandait si sa mère le laissait sortir seul, s’il l’avait informé de se sortir ou encore là maintenant quand il sortait ‘jure”. Dans une certaine mesure, c’était d’ailleurs vrai, Tyler en avait conscience, mais il y avait quelque chose derrière tout cela, une sorte de… moquerie affective, qui ‘allait jamais très loin, savait toujours s’arrêter là où il fallait. Desmond connaissait parfaitement Tyler et les années auraient probablement pu expliquer qu’il sache sur quels boutons appuyer, quand et comment le faire sans pour autant jamais dépasser les bornes des limites mais la vérité n’était pas là : depuis qu’ils s’étaient rencontré, Desmond avait toujours eu le même comportement avec Tyler sans que jamais il n’évolue réellement - du moins, pas sur ce point là. “Bah ouais, je jure si tu veux.” Les sourcils froncés, l’autiste avait bien compris que la question était probablement plus rhétorique qu’autre chose - des années d’entraînement lui permettaient d’obtenir ce résultat. Toutefois, pas tout à fait sur du résultat de cette expérience, et probablement un peu échaudé par de nombreuses erreurs, Tyler avait préféré choisir la seconde option : faire mine de ne pas avoir compris. Il était toujours plus facile pour lui de faire comme s’il n’était pas en mesure de comprendre autre chose que du premier degré (ce qui n’était pas tout à fait faux quand il était obligé de se concentrer pour comprendre que c’était du second, voire troisième degré), que de devoir expliquer qu’il avait pris tellement clignement de paupière, associé à tel ton, et enfin couplé à telle gestuelle pour une chose qui s’en avérait finalement être une autre. Il s’y aventurait parfois avec Desmond, l’amitié qu’ils partageaient n’étant en rien comme les autres, mais l’un dans l’autre, il préférait éviter devoir expliquer son fil de pensées. “Oui, pas de souci. Je lui dirai, mais je ne comprends pas : tu parles de peinture ou de cinéma ? et pourquoi tu ne lui proposes pas ta moi-même?” Il hésita même à demander pourquoi il avait ponctué sa phrase d’un clin d’oeil puis d’un éclat de rire, mais n’ajouta rien pour l’instant. Les explications que lui fourniraient Desmond suffiraient peut-être à répondre à cette interrogation, et puis, dans le pire des cas,il ne serait jamais trop tard pour revenir sur ce point.
Portant sa pinte de bière à ses lèvres, Tyler écouta en fronçant légèrement les sourcils le résumé, graphique, que Desmond lui faisait de sa journée. Un sourire se dessina sur ses lèvres lorsque Desmond s’estima victorieux d’un concours que ni l’un ni l’autre n’avait gagné, tandis qu’il reposait sa bière sur le bar en bois, se demandant quelle étrange idée Desmond allait encore bien pouvoir lui souffrir - et peut-être un peu aussi pourquoi Desmond continuait de lui donner des surnoms ridicules, comme bébé, quand vraiment cela n’avait ni queue ni tête. Le manège qui s’en suivit suffit cependant à répondre à l’interrogation que Tyler n’avait pas encore eu le temps de poser. En d’autres mots : Desmond avait envie de rendre cette soirée mémorable - et de se bourrer la gueule. “Ma proie ?” demanda-t-il, sans comprendre ni ce qu’il entendait par proie ni non plus la fin de sa phrase, ou plutôt pourquoi il tenait tant à parier de l’argent sur quelque chose comme ça. “Je n’ai rien à perdre “à nouveau” et je ne comprends pas pourquoi tu veux dépenser ton argent. En plus, le but de la soirée, ce n’était pas de la passer ensemble ?


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