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Dillon Carver

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Message· · Sujet: nebraska [r] nebraska [r] EmptyVen 19 Juil - 19:37

ZACH AND DILLON, part V
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Elle devait couper court.
Elle savait exactement par où commencer.
La Vista, comté de Sarpy, Nebraska.
Le berceau de tous ses maux se trouvait à plus de dix neuf heures de trajet : Monty Carver et la rouquine hyper bien gaulée qui lui servait de fiancée.
Tous deux plutôt magnifiques, le portrait était sensationnel, avec en fond la toute nouvelle baraque achetée à crédit. Leurs sourires respectifs étaient si melliflus qu’elle aurait été capable de dégobiller au moindre regard porté sur la page instagram qu’ils s’étaient crées (une page de couple, avec comme principaux hashtags ‘couple goals’, ‘perfection’, ‘happiness’ — et une ribambelle révoltante de pauses dignes d’un catalogue pour résidence destinée au troisième âge. Un troisième âge  sexy, croquant la vie à pleines dents auquel une banque audacieuse avait consenti à prêter de l’argent - eye-rolling).
Dillon avait demandé à Bialik, Zvonareva, Hibshman, Liselotte – même à Lindberg  alors que leur dernière escapade avait viré au cauchemar initiatique- , seul Springer avait été laissé à l'écart (elle n'avait aucune intention de donner à l'individu d'autres batons pour qu'il la batte).
Quant à son coach, Zachary Allen, époux d’une Devan qui ne supportait pas la vue de Dillon, pour cause : n’était-elle pas irrésistible et affreusement fraîche ?, la joueuse de tennis aurait largement préféré envisager une autre convenance.
Mais, bien sûr, sur qui d’autre pouvait-elle compter ?
Il avait été là alors qu’elle claquait le bitume d'une démarche de robot, il avait été là lorsqu’elle ne supportait plus la solitude, il avait été là, tout, du, long.
Elle s’était réveillée, le matin du jour où elle avait appris que Gaelan Springer allait lui servir de sparring-partner, avec la ferme intention d’exorciser les derniers démons qui jouaient les prolongations sur les terrains glissants d’sa vie distordue.
Et comme à chaque fois qu’elle entamait un plan, si savamment pensé fut-il présentant pourtant un nombre assez stupéfiant de colles, il lui fallait absolument un acolyte.
Il lui fallait absolument qu’un garde fou juge les situations et temporise lorsqu’elle était fortement susceptible de tout dynamiter : après Acapulco, satisfaite de son nouveau classement, heureuse de pouvoir à nouveau fanfaronner auprès de ses pairs (et sur sa page twitter officielle), Dillon Carver avait l’impression de s’être redécouverte.
Taper la balle en compagnie d’un certain natif de seattle n’était pas non plus étranger à la rage de vaincre qui l’habitait désormais en tout temps.
Avait-elle autant la rage d’en découdre avec ce père qui n’avait rien trouvé de mieux que de s’effacer d’un tableau au premier plan duquel il s’était toujours trouvé ?
D’en découdre avec l’espèce de croqueuse de diamant vulgaire (bien gaulée, right mais un tad too improper) qui s'était installée à la place qu'elle avait occupée ces vingt quatre dernières années ?
Elle attendait le trentenaire, Stetson au sommet d'son crane blond; slushs fermement emprisonnés dans ses paumes; sirotant via la paille du gobelet qui lui était destiné (elle s'était trompée de paille à trois reprises depuis que les boissons avaient été mises dans ses mains par un serveur qui s'était clamé fan de la première heure et qui avait, quand même, pour un fan de la première, écorché son prénom l'appelant Dayton Carver, ''pourriez m'signer un autographe m'dame Dayton Carver, j'adore regarder vos matchs de football'. Elle n'avait pas eu la force de le reprendre, même si elle s'était sentie insultée. Elle n'avait pas le corps aussi musclé que celui d'une joueuse de football ? Si ? Et, avait-elle l'air d'être lesbienne ? Hein ?).
Un jet prêté par nike avait été mis à sa disposition - à dire vrai, il s'agissait davantage d'un ULM que d'un véritable jet lorsqu'elle posa le regard dessus; elle pivota pour apprécier l'expression de surprise sur le visage de son coach. Evidemment, elle s'était gardée d'entrer dans les détails; elle lui avait parlé d'aller voir son père, Portland s'était transformé en La Vista et le moyen de transport s'était vu pousser des ailes. Elle espérait qu'il n'ait pas eu peur de l'avion; autrement, ils étaient deux dans ce cas là et il valait mieux qu'il y en ait un qui sache effectuer une RCP au cas où elle se retrouvait en arrêt cardiaque. - Je n'ai pas précisé l'heure à laquelle on rentrait, j'espère que Devan - qu'elle prononça avec la douceur du cyanure - ne t'en tiendra pas rigueur - ça se voyait qu'elle était heureuse de prononcer ces paroles, d'ailleurs, elle s'en fichait pas mal qu'elle lui en tienne rigueur ou non; oui, puisque l'importance même de ce voyage amenuisait l'importance de tout le reste. Elle se fichait éperdument de Devan, de l'Indian Wells auquel elle n'avait même pas pointé sa tronche.
Toutefois, lorsqu'elle pénétra dans l'habitacle de L'ULM, elle faillit déchanter. John Fitzgerald Kennedy, Jr n'était-il pas mort à cause de ce genre d'engin ?

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Dernière édition par Dillon Carver le Sam 27 Juil - 20:02, édité 2 fois
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Zachary Allen

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Message· · Sujet: Re: nebraska [r] nebraska [r] EmptySam 20 Juil - 22:03

Dillon avait fini par capituler et c’était une bonne chose. Suite à son très bon résultat à Acapulco, elle avait eu des envies trop élevées, et Zachary avait eu du mal à lui faire entendre qu’il était préférable de ne pas tenter l’aventure à Indian Wells, craignant une déconvenue et un blocage psychologique d’un retour prématuré là où sa carrière avait basculé dans une descente vertigineuse. De plus, elle n’était pas dans les meilleures dispositions. Il le savait, la petite blonde faisait face à des problèmes intempestifs puisqu’ils concernaient sa famille et tant que cela ne serait pas réglé, elle ne pourrait performer au plus haut niveau. S’ils avaient eu une petite discussion à ce sujet, il ne l’avait pas relancée là-dessus. Il estimait qu’elle était suffisamment grande pour prendre ses décisions toute seule, et qu’il n’avait pas à lui dire quoi faire, mais plutôt lui suggérer des pistes. Quelque chose l’empêchait d’avancer, mais ça n’était pas à lui d’y mettre un terme. Elle seule le pouvait, quand elle se sentirait prête. Pour autant, la situation de sa joueuse lui rappelait inévitablement la sienne : un père absent qui lui avait tourné le dos au moment où il en avait eu le plus besoin. Il n’avait pas eu l’occasion de lui faire remarquer son attitude pour un homme de Dieu, parce qu’à sa sortie, il était partie vers d’autres contrées, à l’Ouest du pays, emmené loin de sa famille qu’il n’avait jamais revue. Ca ne lui manquait pas, il s’était fait une raison. Mais Dillon était bien plus sensible que ce qu’il pouvait l’être. On pouvait mettre ça sur le compte des hormones féminines.

Dillon lui avait donné rendez-vous aujourd’hui pour rendre visite au père de la joueuse à Portland. Si Zachary avait été surpris de l’entendre mentionner Portland et son père dans la même conversation, il n’était pas dupe. Il savait bien qu’ils ne se rendaient pas dans la ville la plus proche, mais qu’ils allaient bel et bien à la Vista. Il fallait dire que le lieu de rendez-vous la trahissait un peu. Elle lui aurait demandé de conduire sinon. Alors qu’ils arrivèrent devant leur moyen de locomotion qui n’avait rien à envier à l’avion présent au début du film Pearl Harbor, il ne dit rien jusqu’à ce que Dillon lui adresse la parole, comme s’il savait pertinemment qu’elle allait tenter de se justifier. Il s’en fichait de savoir où ils allaient. L’essentiel pour lui, c’était que sa joueuse puisse reprendre la compétition dans le meilleur des états d’esprit. Mais Dillon avait raison sur une chose : à trop faire de surprises à son coach, elle impacte également la relation de ce dernier à sa femme. Devan est jalouse de la joueuse, il l’a bien compris depuis le début. Pourtant, il ne comprend pas trop d’où vient cette attitude. Il n’y a jamais rien eu d’ambigu entre eux, et leur relation a toujours été strictement professionnelle. Mais il pouvait sentir une certaine animosité réciproque chez la tenniswoman rien qu’à l’évocation du prénom de sa femme. Tout ça parce qu’elle avait été désagréable à sa manière. Zach n’a que faire de ces querelles puériles, et préféra la rassurer à ce niveau, même s’il s’avait d’ores et déjà que sa réponse ne l’intéressait pas. « Je lui ai dit que j’étais en déplacement pour régler un problème et que je la tenais au courant. » Mais il était vrai que la tension dans le couple se faisait sentir. Elle semblait lui donner des torts qu’il n’avait pas commis et il en avait plus que marre de passer son temps à se justifier ou à se disputer. Haussant les épaules, il jugea que ça n’était pas important, que ce n’était qu’une mauvaise passe. « Un peu plus ou un peu moins de toute façon. » Mais le sourire aux lèvres, il tenta de piquer au vif la petite princesse de la Vista : « Elle boude puis elle revient, c’est pas dramatique. Elle fait comme toi en fait. » Elle lui avait prouvé par de nombreuses occasions qu’elle était capable de faire la tête pendant un long moment avant de finir par revenir malgré tout. Debout devant l’avion, Zach demanda quand même des précisions quant à leur venue dans le Nebraska. Il voulait s’assurer qu’il n’avait pas un rôle quelconque à jouer. « Je voudrais juste que tu m’expliques exactement ce qu’on va faire à la Vista. » Il posa un regard insistant sur le visage de sa joueuse quand il constata qu’elle s’était figée. Il éclata de rire : « Quoi ? T’as peur de monter dans l’avion ? » Lui s’en fichait, il n’avait jamais eu peur de mourir, et s’il devait finir comme Payne Stewart, alors qu’il en soit ainsi. Il faisait suffisamment confiance aux pilotes pour connaitre leur job. « Je vais devoir te tenir la main ? » Il raillait, mais il était persuadé qu’elle en ferait des tonnes, comme d’habitude.
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Message· · Sujet: Re: nebraska [r] nebraska [r] EmptyLun 22 Juil - 14:22

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Elle n’avait que vingt quatre ans : elle n’avait rien vu, rien connu et si elle avait su positiver, elle aurait volontiers considéré toutes les expériences vécues jusque lors pour se donner le courage de relativiser.
Dillon était faite comme un rat.
Découvrant parmi un méli-mélo de sensations et de savoirs, étriquée, là, une claustrophobie dont elle n’avait jamais estimé l’existence ; réduisant ses membres à un tas désarticulé (et invertébré) de chair molle.
Elle suait nettement plus , coincée sur ce siège couvert de cuir (un vulgaire trompe l’oeil, car à l’instant où elle avait pénétré dans l’habitacle et où l’avion avait émis un bruit alarmant, elle avait eu envie de hurler à s’en détacher les cordes vocales), que sur un terrain de tennis.
Plus que le jour où elle s’était retrouvée assise sur une chaise style italien, devant les quelques membres dégarnis d’une commission, prêts à la questionner sur les raisons de sa chute, prêts à pérégriner jusqu’aux confins de sa vie intime.
Il avait bien fallu qu’elle leur explique.
Et, quelques instants plus tôt, alors qu’elle posait un regard effaré sur le monstrueux engin capable de lui causer du tort , elle avait bien dû expliquer – sommairement et de manière décousue comme à son habitude- à son coach, ce qui justifiait un trajet de deux heures, depuis l’oregon jusqu’au nebraska, au bord d’un truc qu’un ingénieur et une équipe de mécano avaient construit en papier mâché.
Des envies suicidaires, probablement.
Candace aurait argué ‘une merde survenue lors de son développement psycho-affectif’. La jalousie maladive dirigée vers Red Sonja qui portait inhumainement  bien le bikini en peau de bête et à laquelle elle aurait éprouvé le malsain plaisir de crever un œil à l’aide d’un ongle.
Dillon Carver, sportive de haut niveau  revenue d’une retraite médicale, avait la forte impression que ses muscles vésicaux n’allaient pas tarder à  lâcher – et bien qu’elle ait atteint un certain degré d’intimité avec son coach, préférait encore entretenir le mythe selon lequel ‘une célébrité ‘ était physiologiquement bien trop céleste pour uriner, déféquer ou en langage de la plèbe commune pisser et chier comme l’aurait fait un animal. Ses mains serraient les accoudoirs, la ceinture de sécurité, quant à elle, lui sciait l’abdomen et diantre comme elle appuyait encore plus sur une vessie qui sous stress culminant menaçait de rendre ce voyage improvisé particulièrement invivable (pour le pilote, qui affichait un air serein qu’elle se serait bien vu ébranler à coup de gifles et pour le grand gaillard qui la flanquait à sa gauche et qui , comme le pilote, lui semblait apprécier les joies d’un vol à haut risque). ULM acronyme équivalent à MUL et qui chez la jeune femme cachait une signification plus obscure : Mort Ultra Lente.
Bien sûr qu’elle avait envie que le gars, là, qui aurait sûrement sifflé sa bonne humeur, lui prenne la main et la serre durant tout le trajet, ou au moins jusqu’à ce qu’on son xanax kick in’.
Elle avait été partout, elle avait passé des années au dessus des continents, au dessus des mers et des océans de ce monde ; aurait-on supposé qu’après tout ce temps elle ait réussi à surmonter une peur aussi risible ? Il aurait tout aussi bien pu lui tenir la main, comme l’assommer d’un violent coup sur l’oreille, dérangeant ses canaux internes et l’aidant à plonger dans un état de coma-sommeil qu’elle aurait apprécié (et pour lequel elle lui aurait même fait don d’une prime!). - On a décollé ou pas encore ? - s’entendit-elle demander, d’une voix étranglée. Oui, parce qu’elle avait décidé depuis trois bonnes minutes de fermer les yeux, pouvait-elle avoir peur de ce qu’elle n’était pas en mesure de voir ? Comme le vide qui s’étendrait autour et qui se ferait un plaisir de lui rappeler qu’une chute depuis cette hauteur là (11 miles) ne pouvait être que fatale. Elle n’était pas sûre que cette angoisse ne soit que l’expression de cette phobie ; peut-être que Monty y était pour quelque chose. Peut-être que le retour à La Vista y était pour quelque chose. -Dis, Zach, t'attends quoi pour me donner la main ? Que j'agonise ? Ou que je me mette à pleurer ?Utilise au moins ton joli timbre de voix pour me chanter une chanson de neil diamond si tu ne te sens pas en mesure de te lancer dans une démonstration publique d'affection.

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Message· · Sujet: Re: nebraska [r] nebraska [r] EmptyMer 24 Juil - 14:53

Zachary trouvait amusant de voir que la jeune femme angoissait alors que la situation avait été instiguée par la joueuse. Allen n’avait jamais angoissé sur les hauteurs, ni même dans un habitacle de petite taille sans fenêtre – merci le pénitencier de Shirley, Massachussetts – et ce n’était pas le bruit qui allait le perturber. Il était serein, le visage aussi peu expansif que d’habitude, mais clairement conscient que ce n’était pas la même chanson pour sa protégée. Le visage encore plus laiteux qu’à l’ordinaire, il semblait au coach que la demoiselle n’allait pas tarder à faire un malaise. S’il observait en silence, il savait qu’il devait demeurer alerte dans le cas où cela devrait arriver. S’il avait entrainé une équipe de footballeurs qui étaient censés être des durs à cuire, il en avait eu des malaises en plein été après une forte chaleur et un manque d’hydratation de Tight Ends stupides. Et puis, bien qu’il n’en parle jamais, Zachary avait été un grand frère exemplaire pour sa petite sœur et il avait été de ceux qui prenaient le temps de rassurer sa cadette si elle faisait un cauchemar en pleine nuit, même séparés par des kilomètres dans une chambre universitaire. Mais l’attitude qu’il avait alors à peine âgé de la vingtaine avec un membre de sa famille et l’attitude qu’il pouvait adopter avec sa joueuse ne pouvait être la même. Il refusait qu’on l’affuble d’une casquette qui n’était pas la sienne – celle de profiter d’une situation défavorable pour se rapprocher de Carver – d’autant plus que sa femme était persuadée qu’ils étaient plus proches que ce qu’il voulait bien le dire. Il ne pouvait qu’exposer les faits. Rien ne pouvait laisser croire qu’il se passait quelque chose entre lui et la tenniswoman de la Vista. La tension montait en elle, il pouvait le voir alors qu’elle agrippait avec force les deux accoudoirs de part et d’autre de sa place. Ils n’avaient même décollé, qu’est-ce que ça serait quand l’avion prendrait de la vitesse ? Il l’ignorait, mais il fallait bien qu’il stoppe l’hémorragie avant qu’elle ne soit en proie à une crise de panique. Elle se remet à parler, au moins, c’est un bon signe, et il se contente de lui donner la réponse : « Pas encore. » Un manque d’investissement ? Non. Il ne voulait juste pas la stresser davantage. Savoir qu’elle était encore au sol pourrait peut-être la détendre un peu plus. Apparemment pas, toujours en proie à une angoisse toujours plus grande elle se mit à exiger un peu d’affection et à l’engueuler pour son manque de réactivité. Ne sachant pas s’il pouvait rire ou non, complètement subjugué par la situation amusante qu’elle lui offrait, il se pinça fortement les lèvres pour retenir un rire. Reprenant contenance, il s’expliqua : « J’attendais que tu te manifestes! » Après tout, elle était dans le besoin. Lui n’avait pas besoin de gérer ses nerfs. Il n’allait dans le Nebraska que pour lui tenir compagnie et la rassurer de sa présence. « J’ai pas envie que tu m’accuses de profiter de la situation. » Ajouta-t-il, comme pour se défendre sans pour autant s’exécuter. Conscient de l’avoir assez faite marcher et n’étant pas certain que ça ait détourné l’attention de sa peur terrible de l’ULM, il adopta une toute autre attitude en joignant ses doigts aux siens et entourant le corps de la jeune femme de son autre bras, l’incitant à poser sa tête sur son torse. De son pouce, il caressait la main de la demoiselle et ajouta : « Et tu n’as pas envie de m’entendre chanter America ou Sweet Caroline, je t’assure. » En référence à Neil Diamond. Il n’était pas vraiment le mieux placé pour chanter. Ca l’angoisserait plus qu’autre chose de l’écouter. « Ca va mieux comme ça ? » Qu’il lui demanda, conscient qu’elle ne dirait probablement rien. Entendant le moteur vrombir, le départ était imminent. Zachary resserra son étreinte et souffla à l’oreille de la joueuse : « On va bientôt décoller, ça va bien se passer. Je veux juste que tu respires bien, calmement. Fais-moi confiance. » Ces derniers mots étaient un gage de bonne volonté. Il savait qu’elle avait confiance en lui et c’était la raison pour laquelle leur duo fonctionnait si bien. Il la savait capable de surmonter ses peurs et ses angoisses. La preuve, elle se rendait dans le Nebraska à la Vista pour affronter son père et ça, c’était un grand pas en avant pour la championne.
@Dillon Carver

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Message· · Sujet: Re: nebraska [r] nebraska [r] EmptySam 27 Juil - 21:27

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Sweet Caroline...elle adorait cette chanson.
Tonalité préférée des services de télé-marketing, égayant une attente interminable ; titre indémodable, berceuse de prédilection Montyienne.
C’était leur chanson. Souvent, elle s’imaginait môme, assise sur les genoux de sa mère, portant une robe à fleurs, l'écoutant chanter.
Pas Neil Diamond mais Cece Carver. Cette mère qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de connaître et qui, d’après les dires de son père, était une femme formidable. Un être humain d’exception.
Dayton Carver , oups, Dillon Carver aurait voulu changer les choses.
Mais, changer les choses impliquait qu’elle n’ait pas vu le jour, car longtemps elle fut tentée de croire que si elle n’avait pas pointé ce sept septembre de l’année mille neuf cents quatre vingt quatorze, peut-être que Cece aurait réalisé son rêve d’être une grande chanteuse pop.
Dillon avait grandi sans elle ; pourtant, dès qu’elle fut en âge de comprendre, Monty n’eut de cesse de lui rappeler qu’elle lui ressemblait. C’était d’elle qu’elle avait hérité sa blondeur (qu’un coiffeur de chez Bergdoff Goodman avait autrefois réussi à sublimer) , d’elle qu’elle avait hérité son nez (qu’elle s’était fait un point d’honneur à faire passer sous l’bistouri) , d’elle qu’elle avait également hérité du caractère. Tout ce qu’aurait voulu entendre la Dillon de huit ans, c’était surtout qu’elle tenait de Monty.
De cet homme qui se trouvait tous les jours couché sur le canevas de sa vie, qui avait un sourire éclatant, des yeux opalins en amande si expressifs que des ridules se dessinaient à chaque fois qu’il prononçait un mot.
Cet engin était oppressant ; comme la poche des eaux, cet espace exigu – chaleureux mais tristement sombre, situé dans l’utérus de Cece. Il n’y avait pas de réseau dans cet appareil, elle n’allait pas pouvoir appeler Bialik pour lui annoncer qu’elle avait besoin d’une séance, fissa. Elle espérait filouter, détourner cette  attention excentrique, focalisé sur le pouce qui décrivait des cercles sur le dos de sa main, de ces doigts contre les siens, de cette paume légèrement calleuse sur la sienne. Détourner son attention de cette réassurance épatante, pour en revenir à ses moutons odieux : l’ULM de malheur, la nouvelle claustrophobie à laquelle elle était assujettie, le pilote-qui-n’en-avait-rien-à-foutre. Red Sonja. Cece. Tête calée sur le torse de Zachary, elle avait failli oublier tout ça ; non, ça n’allait pas mieux.
Ça n’irait probablement jamais mieux.
Ce jour là ne ressemblait pas à la veille,
le lendemain ne ressemblerait jamais à ce jour là.
Il n’était pas plus question de couper court que de reconnaître qu’elle avait perdu du temps, qu’elle devait se résoudre à ce que plus rien ne porte les traces de l’association Monty/Dillon. Mais quelle opération de chirurgie esthétique aurait pu l’amener à accepter ce constat ?
Lorsque son coach resserra son étreinte, elle se surprit à fermer davantage ses paupières,  elle eut mal aux yeux, mal aux cheveux, mal aux zygomatiques (parce qu’elle serrait les mâchoires), mal à la poitrine (parce que coeur battait à tout rompre), mal aux doigts (parce qu’elle serrait ceux de Zach à s’en jaunir les jointures).
Elle avait beau respirer calmement, comme l’y avait intimé le trentenaire, rien ne possédait le pouvoir de diminuer cette sensation. Pouce décrivant des cercles aurait pu. Coeur de Zach propageant un rythme aurait pu. Bientôt l’appareil décolla et Dillon vit défiler toute sa vie devant ses yeux. Elle vit défiler les épisodes de joie, ceux de tristesse, elle vit défiler la gloire, elle vit défiler la défaite. Il s’imagina quelques instants à La Vista, voisine d’un Zachary Allen qui ne l’aurait pas interpellé à cause de son mauvais appui sur une jambe blessée seulement pour la saluer, alors qu’il aurait tondu un gazon très bien entretenu. Cette réalité là – eut le don de lui faire oublier l’ascension, jusqu’à ce que son audition revienne. Jusqu’à ce qu’elle ouvre les paupières et qu’au lieu d’une alternative, elle fasse face à la seule réalité à laquelle elle était confrontée : les ailes de cet ULM vibraient étrangement sous le joug de l’air. - Putain de merde, si j’avais su – ah, était-ce utile de préciser qu’elle était derrière toute cette machination et qu’elle se retrouvait victime de ses propres intrigues ?
Belle preuve qu’elle aurait mérité de faire l’objet d’une vidéo youtube dédiée à la nullité de son quotient intellectuel (rectification, une vidéo existait déjà). Si Nike avait précisé que ,dans leur vocabulaire, jet était remplaçable par tacot faisant l’objet d’une interdiction stricte de voler peut-être aurait-elle revu l’intérêt de toute leur collaboration ?  - Sweet Caroline good times never seemed so good - ce sera ma marche nuptiale.En fait, pas complètement, je ferais un medley des meilleurs titres de Journey et de Lou Reed. Une fois, je suis allée à l'un de ses concerts, Neil Diamond...et bah j'ai fini sur la banquette arrière d'une vieille chevrolet à boire d'la moonshine en compagnie d'un dénommé Dick à parler de Qui veut la peau de Roger Rabbit ? T'as d'jà regardé ce film, Zach ? Un classique. Mais pas un classique-classique, plutôt un classique, classique. Tu vois ?  Mais, j’comprends pas ? J’ai pris cinquante milligrammes de Xanax, normalement je devrais être dans le coma, non ?!  Elle quitta sa position - c'est à dire : joue collée contre le t-shirt de son entraîneur, y laissant une jolie trace de fond de teint, pour coller l'autre joue contre la vitre froide de l'engin. Vous ne pouvez pas voler plus vite, ohé, Pete Mitchell ? Appuyez sur le champignon, por favor. J'ai un destin à déjouer.

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Dernière édition par Dillon Carver le Lun 12 Aoû - 18:14, édité 1 fois
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Message· · Sujet: Re: nebraska [r] nebraska [r] EmptyMer 31 Juil - 11:13

Zachary n’avait jamais été un grand fan de Neil Diamond. Au fond, même s’il écoutait de nombreux genres de musique, il n’y avait qu’une chanson qui restait dans son esprit parce que sa mère la lui chantait pour s’endormir le soir d’une voix mélodieuse et apaisante. Cette chanson, c’était America the Beautiful, dont les paroles retentissaient dans chaque stade lors du Super Bowl en février. Inoubliable pour lui, d’autant plus qu’elle n’avait pas le même impact sur lui puisqu’il l’identifiait au visage de sa mère. Cette chanson lui resterait éternellement en tête et le rendait vulnérable aux émotions. Un secret qui se gardait bien d’avouer, évidemment. Il n’était pas de ceux qui accepteraient de parler de ce genre d’événement marquant et tragique que celle de la mort de la personne la plus importante à vos yeux alors que vous n’avez pas cessé de grandir. C’est pourquoi il n’avait jamais abordé la question avec Dillon. Il savait que son père filait le parfait amour avec une femme autre que la mère de la joueuse et considérant qu’elle n’avait jamais mentionné cette dernière, il avait conclu qu’elle et lui partageaient cette même souffrance de l’avoir perdue dès le plus jeune âge. Une mère est irremplaçable et il voulait croire que c’était peut-être là la source des maux de Dillon et de cet attachement intempestif à son père, parce qu’elle n’avait plus que lui. Pendant longtemps, Zach s’était attaché à s’occuper de sa petite sœur, comme si ça pouvait combler le vide créé par l’absence de la magnifique Anna. Ce qui avait toujours tracassé l’homme, c’était que malgré les photos et les souvenirs, l’image qu’il gardait inscrite dans son esprit c’était ce corps las, ce visage éreinté, pâle comme la mort de sa mère qu’il avait trouvé laid. Mais il ne parvenait pas à le remplacer par une image plus glorieuse, sans savoir pourquoi. Il n’avait que six ans à l’époque. Ca ferait bientôt trente ans qu’elle avait disparu. Son esprit vagabonda ailleurs, durant de longues minutes, et pourtant, il n’avait pas lâché son étreinte, ni stoppé son effort de la rassurer. Il le sentait, le décollage l’avait tendue. Elle paniquait. Il se promettait à l’avenir de l’empêcher de gérer elle-même sur un coup de tête ses soucis, et la sommerait de lui en parler avant plutôt que de lui préparer des mauvaises surprises. « Le mieux la prochaine fois, c’est de m’en parler et on prend un avion commercial, parce que déjà que tu es stressée à cause de ton père, là, ça n’arrange rien. » Il ne la blâmait pas pour autant, il lui faisait juste remarquer que ce n’était pas franchement judicieux. Comme si le Xanax qu’elle avait pris la faisait délirer, elle se lança dans un monologue sans queue ni tête, si bien qu’il en perdit le fil. Il ne retint que l’histoire concernant le film. Et il lui répondit sans vraiment y mettre du sien. « Il y a très longtemps. » Il n’était qu’un petit garçon à l’époque. Depuis, il en avait vu des choses, mais il avait vu plus d’informations et de shows débiles que des films, enfermé dans sa petite cellule. « Détends-toi. Ca va aller. T’as fait le plus dur. » Qu’il lui répéta juste alors qu’elle se détachait de lui et qu’elle s’adressait au pilote qui ne pouvait pas l’entendre puisqu’il était focalisé sur son job. Aussi, Zachary crut bon de faire la conversation, pour préparer la petite blonde à son entrevue avec son père, pour savoir aussi, de quoi il en retournait. « Dillon. Qu’est-ce que tu comptes dire à ton père ? » Au fond, Allen ne savait pas bien ce qu’elle manigançait, ni même ce que ça présageait, et le trentenaire aurait voulu être au parfum. « Ca sera une conversation plus utile que celle sur un film des années 80. » Qu’il justifia alors posant son regard sur elle. De toute façon, ils n’allaient pas trop tarder à arriver, le trajet était plutôt court. Autant l’occuper à bon escient. N’ayant jamais rencontré le père Carver, il se demandait bien quel genre de personnage il était. Il en avait entendu des rumeurs sur lui, surtout de la bouche de sa fille, mais il n’arrivait pas à se dire que cet homme n’en avait que faire de sa progéniture sous prétexte qu’il était trop occupé à vivre sa relation à cent pour cent. Les deux n’étaient pas incompatibles. En revanche, Allen était sûr d’une chose : les parents coachs étaient à proscrire dans le monde professionnel car cela détruit le joueur qui devient dépendant d’une relation qu’il n’arrive pas à dissocier du lien familial qui les unit.

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Dillon Carver

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Message· · Sujet: Re: nebraska [r] nebraska [r] EmptyMer 14 Aoû - 17:30

ZACH AND DILLON, part V
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Que comptait-elle dire à son père ?
Depuis la fameuse nuit blanche au cours de laquelle elle avait découvert l’existence de Red Sonja, la Floride, leur visite des Everglades (où le couple goals avait donné naissance à un cliché pathétique des deux loustics un bébé alligator dans les mains et de flamboyantes facettes déclinées en sourires surjoués)  et l’énorme cailloux (de carbone pur, pas du vulgaire zirco apparemment d’après les comm’ lus), Dillon avait eu le temps de dresser une liste plutôt exhaustive de toutes ces choses qu’elle aurait aimé avoir dite.
Des choses qu’elle comptait dire (et , bien sûr, toutes celles qu’il valait mieux qu’elle taise si elle ne voulait pas que le fiasco soit total et amer). - A bon ? Parce c’est vraiment un film très sous estimé – qu’y avait-il à dire ?
Tout d’abord, il y avait eu cet appel téléphonique, passé après un entraînement qui s’était soldé par une conversation majoritairement caractérisée par des pauses gênantes.
Monty et Dillon – le duo – n’avait jamais vécu une sécheresse émotionnelle de cette envergure, pas une seule fois en plus de deux décades.
Ensuite, son passage à Acapulco avait donné naissance à une session facetime particulièrement inutile ( Monty, au volant de son nouveau SUV s’était montré distrait et incapable de produire des répliques ayant démontré une réelle implication de sa part ; Dillon s’était vu obligée de tout écourter, prétextant avoir une ‘multitude’ d’autographes à signer pour sa ‘multitude’ de fan alors qu’en réalité, elle avait plutôt une ‘multitude’ de larmes à essuyer du revers de sa manche en regardant un épisode de Beverly Hills 90210 doublé en espagnol. ‘fue una mierda !’ Est-il nécessaire de especificar qu’elle était de nuevo tombée follement enamorada de David Silver durant l’interlude mexicana ? Ce n’était pas négligeable ! D'autant qu’elle avait également réussi à parfaire son bronzage (et son espagnol !). La présence de Monty Carver n’aurait fait que ruiner les choses – après quelques glaces et une petite bouteille de tequila piochée dans le mini bar -  elle avait presque réussi à s’en convaincre).
Enfin, il avait fallu que Rio ,le vagabond du troisième banc en partant de la gauche, situé pile devant le parc et à trois mètres du foodtruck où se vendaient d’excellents panuchos, évoque quelques  versets de la Bible – un passage impliquant l’amour filial blablablabla et le sens du sacrifice parental blablablablabla – cela avait suffi à faire poindre un sentiment qui n’était pas inhabituel chez la blonde : le remord. - On débarque à l’improviste – comme l’auraient fait deux criminels notoires durant leur hold-up numéro 100. Sans pression aucune. Prêts à faire des ravages. La seule chose qu’elle semblait persuadée de voler, à cet instant là, c’était la vedette à Red Sonja dont elle avait décidé de ne surtout pas retenir le prénom. Monty au courant de sa venue ? Cela aurait donné :  une chambre d’amis préparée pour sa venue (ce dont elle commençait à douter car Red Sonja ne lui avait pas été proprement présentée jusque là) ou l’offense de constater que son père ait pris grand soin de lui réserver une chambre au Blueberry Inn- l’hôtel cinq étoiles situé à deux pas des terrains de golf du country club où on lui aurait sorti le grand jeu : la chambre présidentielle digne d’un bed and breakfast low cost.  Avec le temps, la joueuse de tennis avait fini par comprendre que le label cinq étoiles impliquait simplement des canalisations propres et le luxe de ne pas tomber sur un cafard au détour d’un couloir. Je ne sais pas trop ce que je vais lui dire ; peut-être que je vais lui proposer qu’on se remate Qui veut la peau de Roger Rabbit ? Ça va nous permettre un bonding comme au bon vieux temps, en espérant bien sûr que sa toute nouvelle fiancée aux nibards flambants neuf accepte de nous accorder trois secondes de répit. Elle en était si jalouse.
Si, maladivement, jalouse. Mais, les ailes de l'ULM (et l'ULM tout entier) se rappelèrent à elle lorsque l'appareil chuta de quelques mètres , lui soulevant le coeur au passage et lui arrachant un hurlement de terreur. Que des voyants lumineux se mettent subitement à clignoter n'arrangea pas les choses; Dillon fut certaine de connaître le même sort que John K jr. - Nous allons devoir atterrir, l'un des réacteurs commence à faire des siennes - les informa le pilote suite à quelques manip' et un appel via radiofréquence. Ils n'en étaient qu'à vingt minutes de vol, dans un vieux cou-cou du genre, cela équivalait à quelques centaines de kilomètres parcourus. - Est-ce qu'on va mourir ? voulut savoir la jeune femme, tandis qu'elle collait à nouveau sa joue au torse de son entraîneur.  Elle ne voulait pas mourir. Non, elle n'avait remporté aucun master 1000. Elle n'avait pas eu l'occasion de faire du charme à Tim McGraw. Elle n'avait pas été au Népal. Elle n'avait pas appris à faire du piano. Elle n'était même pas montée au dernier étage de l'empire state building ! Elle n'avait rien fait de sa vie et il avait fallu qu'elle se lance dans cet espèce de geste romantique désespéré ? Mais quelle conne ! - Je...je - et bien évidemment, c'était à un réacteur de la mort qu'il fallait que son bégaiement se manifeste à nouveau.se-suis t-tellement - désolée ? Fichue ? - contente de t'avoir connu, Allen. M-Mais...je préfère être honnête avec toi: tu mérites mieux que Devan.Elle aurait surement pu poursuivre ce quart d'heure vérité - les quelques minutes grappillées à un destin farceur, les minutes les plus importantes de son existence qu'on le précise -  à descendre en flèche un personnage qui lui était profondément antipathique plutôt que de confronter sa réelle peur: l'inachevé. - Accrochez-vous bien - il fallait qu'ils s'accrochent. Elle s'accrocha à Zachary , à son soutien, à ce roc pour ne pas sombrer seule et elle se permit même de chuchoter un 'jetaimebeaucoup', face contre son torse, puisque c'était peut-être le moment d'oublier les barrières. C'étaient les mêmes mots qu'elle se serait vue chuchoter à son père.
Mais, il n'était pas là, lui.

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Zachary Allen

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Message· · Sujet: Re: nebraska [r] nebraska [r] EmptySam 17 Aoû - 13:53

Le problème avec Dillon était qu’elle avait toujours besoin de soutien. Si ce n’était pas son père, elle se rattachait avec force à quelqu’un d’autre, telle une bouée de sauvetage en pleine mer alors qu’elle avait pied. La jeune femme manquait cruellement de confiance en elle et Zachary songeait que couper le cordon ombilical était la seule solution pour qu’elle finisse par reprendre confiance en elle et voler de ses propres ailes. Mais le chemin était encore long. Heureusement, elle grapillait petit à petit de la satisfaction grâce au tennis et cela l’aidait grandement, mais faire face à son père, bien qu’elle ait pris la décision de le faire aujourd’hui, semblait inatteignable pour l’instant, comme si elle voulait gravir l’Everest sans entrainement. Aussi, le trentenaire cherchait à la guider tant bien que mal, à chercher à préparer son discours mais il savait aussi qu’elle serait incapable de dire quoi que ce soit à son père. Elle serait tétanisée. Selon lui, il n’y avait pas de mal, elle avançait pas à pas, ça prendrait le temps qu’il faudrait. En revanche, s’il y avait bien une chose qui l’agaçait, c’était que la petite blonde avait toujours un malin plaisir à répondre à côté, à éluder les questions. Ca trahissait là son incapacité à faire face aux problèmes. Sèchement, Zachary lui répondit : « Dillon. Je m’en fous de ton film ! » Ca ne l’intéressait pas. Le Bostonien n’était pas du genre à apprécier les débarquements à l’improviste. Il ne se serait jamais pointé chez son père à Boston sans l’appeler avant – quoi qu’il n’avait plus aucun contact avec lui depuis de longues années maintenant, si bien qu’il ne savait même pas s’il était encore en vie. Mais peut-être que Dillon y voyait là un moyen de s’exprimer, de laisser son ressenti parler pour elle. Alors qu’elle osa mentionner le film une nouvelle fois, il roula des yeux, restant silencieux jusqu’à ce qu’elle finisse sa tirade dans laquelle elle s’attaquait une nouvelle fois à la femme de son père. Il sentait la jalousie pourtant pas fondée émaner du corps de la jeune femme. « Je crois que tu fais une fixation inutile sur cette femme. Elle ne te vole pas ton père. Vous n’avez pas la même relation. Tu es sa fille, ça ne changera pas. Mais à 24 ans… » Il s’arrêta un instant pour lui demander confirmation, « c’est ça ? » Puis reprit sa phrase : « tu ne devrais pas dépendre de lui à ce point. T’es adulte. Tu n’as ni besoin de son aval, ni de lui pour avancer. » Il tenait à le lui dire, bien que ce soit dit de façon abrupte parce qu’il estimait qu’elle se trompait de combat et que ça déteignait sur ses objectifs.
Mais la discussion ne put se poursuivre plus loin. Un trou d’air et le cri de Dillon répondant aux secousses folles dans lesquelles l’avion semblait être pris. Des bruits alarmants, l’aveu d’un matériel défectueux. L’ex-taulard crut rêver. Aussi, il cria à l’attention du pilote dont il ne connaissait ni le nom, ni la véritable profession : « Hey Gary, t’as vu le film Sully ? Tu vas me faire le plaisir de réussir ton atterrissage comme lui. » C’est tout ce qu’il lui dit, n’écoutant même pas la possible réponse du pilote et se concentrant immédiatement sur la jeune Carver qui voyait déjà sa vie défiler devant elle. L’entourant de ses bras, l’ancien joueur de football tint à la rassurer en lui assurant : « Tu ne vas pas mourir, tout va bien se passer. » S’il n’avait pas véritablement confiance en le pilote et encore moins en l’appareil, Zachary apparaissait étrangement calme, cherchant à communiquer une certaine zénitude à la jeune fille qui se colla un peu plus contre son torse, commençant à bégayer tant la peur l’étreignait. Zachary en venait presque à faire abstraction des secousses vives de l’appareil hors de contrôle plongeant vers le bas. Dillon lui fit une étrange révélation et il se mit à rire se demandant ce qu’elle voulait vraiment dire par là. « Hey, t’auras le temps de me dire tout ce que tu penses de Devan après ça, ok ? » Tout ça pour qu’elle pense qu’ils n’allaient pas mourir. Il ne le savait pas, peut-être allaient-ils faire la une de la page sportive le lendemain. Il s’en fichait. Zachary n’avait jamais eu peur de la mort parce qu’il la connaissait depuis son plus jeune âge. Caressant les cheveux de la joueuse de tennis, il l’invita à suivre ses conseils : « Ferme les yeux, respire, je suis là. Tout va bien. » Il la laissa lui agripper les doigts à lui en détacher les phalanges, et la voix du pilote résonna avant un gros fracas, puis le bruit des branches qui vinrent fracasser la tôle de l’appareil. Avant l’impact, Zachary chercha à protéger la jeune femme en mettant son corps en opposition tandis que l’avion finit par se stopper, dans un arbre. Regardant par le hublot, Zachary constata qu’il ne voyait que des branches et de la verdure à perte de vue. Le pilote semblait inconscient puisqu’il ne l’entendait pas. Portant sa main au front, Zachary observa ses doigts ensanglantés. Il avait dû taper la tête contre quelque chose. Caressant le visage de Dillon, il lui souffla : « Ok Dillon, tu peux ouvrir les yeux. On est sains et saufs, mais… ne panique pas, et écoute-moi bien. » L’appareil n’avait pas l’air très stable, et il ne voulait rien risquer. « Déjà tu vas bien ? » Observant les alentours, il finit par lui expliquer : « Je ne sais pas si l’avion va tenir longtemps dans cette position, donc tu vas venir sur mon dos, tu me lâches sous aucun prétexte, entendu ? » Il allait les sortir de là, coute que coute, peu importe si le pilote y restait, il n’était pas sa priorité.

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Message· · Sujet: Re: nebraska [r] nebraska [r] EmptyHier à 12:09

ZACH AND DILLON, part V
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@zachary allen

Son Stetson, où était donc passé son foutu chapeau ?
C’était un cadeau de son père pour ses treize ans ; pour son premier rodéo, pour se rappeler cette journée chiatique durant laquelle elle avait eu ses premières règles.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux comme le lui avait intimé le trentenaire, l'habitacle n’était plus qu’un carnage de métal et de bris de verre ; plus qu’éléments figurés s’écoulant paresseusement d’une plaie située sur le front de son coach – fascinants, elle ne fixait plus que le carmin oxydé, devenu violet, une explosion dans ce dégradé vif, rendu sombre au contact des molécules d’air.
Sa vision était bien nette ; accrue même : il y avait des branches qui poignaient à travers les hublots cassés,  des feuilles dans ses cheveux emmêlés, des éraflures sur ses avants bras.
Un bourdonnement étranger résonnait dans ses oreilles.
Et il y avait Zach, infiniment protecteur ; consistant dans cette atmosphère inhabituelle.
L’avion s’était enfoncé dans le vide, figure of speech.
Avait-elle eu le temps de perdre connaissance ? Sans doute en aurait-elle eu besoin. Pour ne pas avoir tout le loisir de se remémorer tous les mots qui avaient quitté ses lèvres ; la déclaration d’affection – stupide et abusive - , le commentaire fait à l’encontre de l’épouse de Devan – très inapproprié qu'elle s'imaginait abjurer, du moins s'ils survivaient à cet enfer.
Dillon se passa une main sur la joue, la même substance poisseuse observée sur le visage de son entraîneur, qu’elle vit aussitôt maculer ses doigts, formait des tâches éparses comme des peintures de guerre indiennes; elle resta quelques secondes à en apprécier la viscosité, à se rappeler la valeur – quelle tanche, si elle s’était montrée plus intéressée par ses cours de physique qu’elle prenait par correspondance. Peut-être qu’elle aurait su cette putain de valeur de merde ; c’était un fluide non newtonien. C’était un fluide, tout de même.
Où était son putain de Stetson ?
Elle lança un regard circulaire. S’ils étaient sains et saufs, pourquoi alors n’arrivait-elle pas à distinguer les paroles dans ce flot de stimuli  imprécis, presque vaporeux ?  
Les lèvres de Zachary bougeaient -  son regard inébranlable servait d'ancrage à cet esprit  vagabond qu'elle avait toujours eu, inhibant la panique -  et elle avait appris à lire dessus (il avait été un repère au cours des matchs et elle adorait lorsque depuis son rectangle, elle était capable de se sentir soutenu même à plusieurs mètres de celui qui la coachait).
Elle leva une main engourdie qu’elle posa sur la sienne à l’instant où elle passait sur sa joue. Elle devait être en état de choc - ce n'est pas pour autant qu'elle sortit de son hébétude. Elle eut l'impression que toutes ses fonctions étaient passées en mode économie d'énergie - une opération mathématique simple (une addition) aurait représenté une tâche difficilement traitable par ce cerveau là ; elle lança un ‘tu saignes’ mais lorsqu’elle n’entendit pas le son de sa propre voix, l'angoisse se manifesta par les cavalcades désordonnées entre les parois des ventricules rudoyés.
Elle finit par comprendre - avec un retard de plusieurs secondes - qu'il fallait qu'elle monte sur le dos de Zach, il s’était mis en position après lui avoir expliqué; s’ils s’agitaient trop, il était probable qu’ils finissent par se briser le cou, plusieurs mètres en dessous. Leur situation était surréaliste et elle se vit bientôt héroïne d'un drame survivaliste dont la dépouille serait découverte plusieurs dizaines de jours plus tard, morte de froid ou pire dévorée par les loups. Elle n'aurait pas souhaité une telle fin, même à Garbine ou à la Wozniabitch.
Pas même à ce connard égocentrique d'Amber. Il était évident qu'elle ne se la souhaitait pas, pas plus qu'elle ne la souhaitait à Zachary Allen qu'elle avait avoué beaucoup aimer. S'ils ne mourraient pas dans les heures qui allaient suivre, peut-être lui serait donnée l'occasion de clarifier les choses: les sentiments qu'elle nourrissait envers Allen n'étaient pas d'ordre amoureux. C'était de l'admiration, de la reconnaissance, de la tendresse. Une projection incohérente de ressentis refoulés par Monty. Et Candace avait été très claire là dessus.
Après avoir pris une profonde inspiration, elle monta sur le dos de Zach, enroula ses bras autour de lui. Puis elle se mit à prier, comme elle ne l'avait plus réellement fait, pas depuis l'indian wells, la californie. Through the Holy Spirit, - Comme au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles, amen. Elle resserra son étreinte. Je ne sais pas comment tu comptes faire, Tarzan. Mais, si l'on survit, tu pourras ajouter 'descendre de l'épave d'un avion accidenté, depuis la cime d'un arbre' à ton CV, ce qui devrait t'aider à booker une saison de Mountain Men. Si elle avait été sur un cheval, c'était le moment où il aurait fallu que d'une légère frappe du talon, elle notifie le canasson de se mettre en branle, en espérant qu'il ne l'envoie pas mordre la poussière.

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