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 the things we do for money

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: the things we do for money the things we do for money EmptySam 20 Juil - 16:34

CARTER + LYDIA
@Carter Harwell

Jusqu'à la dernière minute, Lydia changea d'avis.
Elle n'irait pas. Elle le laisserait poireauter comme un idiot et tant pis pour la robe à cent dollars, qu'en ferait-elle, de toute manière? Et elle n'avait pas spécialement envie de découvrir ce que sa grossesse  avait laissé comme séquelles sur son corps. Elle avait beau avoir retrouvé sa taille d'avant, Lydia avait l'impression de ne voir que les vergetures qui zébraient ses hanches, ou la fine cicatrice de sa césarienne. Même sa poitrine lui paraissait plus avachie qu'avant que Robin ne vienne la déformer entièrement. Elle aurait dû s'en foutre, elle le savait, ce n'était pas comme si elle comptait se montrer à poil à cet idiot. Puis elle changeait d'avis, elle irait, juste pour l'emmerder et le forcer à sortir ces fichus dollars, ça serait bien fait pour sa gueule et peut-être que la prochaine fois, il traiterait mieux les filles à qui il s'adressait. Elle avait pris, après tout, un certain plaisir à le tourmenter et ce ne serait qu'une occasion de le faire encore, sans risquer de se faire virer parce qu'elle n'avançait pas dans ses tâches qui étaient déjà presque chronométrées. Oui, mais si elle y allait, il verrait un désespoir et le fait qu'elle avait besoin d'argent - sinon pourquoi travaillerait-elle dans un hôtel à dix-sept ans, changeant les draps de clients ingras dans son genre? Mais elle s'en foutait de ce que ce crétin pouvait bien penser d'elle, ce n'était pas comme si elle cherchait à lui plaire ou à se faire bien voir de lui. Avait-elle vraiment envie de passer une heure avec ce type qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam et qui l'avait traitée comme une moins que rien? Oui et non. Cet échange avait au moins eu l'avantage de lui donner l'impression d'être à nouveau la Lydia d'avant. Et puis elle n'avait rien de mieux à faire, alors pourquoi pas?
C'était sur cette conclusion qu'elle s'était décidée à quitter sa chambre pour le rejoindre. Elle avait confié Robin à Bethany, lui assurant qu'il s'agissait d'une urgence - et se jurant intérieurement de ramener un truc, une babiole, n'importe quoi, pour se faire pardonner. Elle avait enfilé un jean, des converses et un pull en laine - le seul qui ressemblait encore à quelque chose, qui n'avait pas l'air de s'effilocher d'usure - et ne sortit ses lunettes de soleil parfaitement inutiles que lorsqu'elle arriva en vue du centre commercial. Son sac en cuir lui battait la hanche tandis qu'elle parvenait au lieu de rendez-vous, pile dans le quart d'heure académique qui l'aurait désigné lui comme le tricheur s'il n'avait pas attendu suffisamment. Elle l'observa derrière ses verres teintés, se demandant s'il allait être agacé par son arrivée nonchalante et elle s'arrêta à sa hauteur en croisant les bras sur sa poitrine, comme si elle était vraiment venue contre son gré.
- Bon. Je suis là, Casanova. J'espère que tu as le blé! dit-elle simplement, l'air blasé avant de relever ses lunettes pour les poser sur le haut de sa tête.
Cette fin d'après-midi promettait d'être étrange. C'était bien la première fois qu'elle allait faire du shopping en compagnie d'un parfait inconnu. Sans compter que ce n'était pas pour n'importe quel achat. Mais qu'est-ce qu'elle foutait, bon sang?

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Carter Harwell

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Message· · Sujet: Re: the things we do for money the things we do for money EmptyLun 22 Juil - 17:57

Il aurait dû la dénoncer. En fait, il n’aurait même pas dû lui courir après. Carter s’en mordait les doigts, mais l’erreur était commise, il ne pouvait plus faire machine arrière. Il allait perdre 100$ et son père allait râler. Il savait déjà comment le justifier. Il inventerait une histoire d’anniversaire de sa petite copine, rencontrée au lycée, à qui il voulait vraiment faire plaisir. Il savait qu’au moins, ça attendrirait sa mère et il aurait la paix pour quelques jours. Il ne connaissait rien de cette fille. Si ça se trouvait, elle était un puits à ennuis. C’était la raison pour laquelle il avait refusé d’aller la chercher chez elle. Il craignait une embuscade comme ce pauvre type qu’on avait roué de coups avant de le découper et de brûler son corps, appâté par une fille alors qu’il n’avait rien demandé. Il regardait peut-être trop Netflix, mais en attendant, il préférait assurer ses arrières. Là dans le centre commercial, il se sentait tout de suite plus à son aise, car même si elle débarquait avec une armada, il pourrait les semer ou se mêler à la foule. Il chassa cette pensée stupide de sa tête, c’était une femme de ménage pas une ninja. Il contrôla sa montre. Elle était en retard. Les femmes n’étaient jamais à l’heure. De toute façon, si elle ne se pointait pas, c’était tout bénef’ pour lui. Il gardait ses cent dollars et il n’entendrait plus parler de la gamine. Il était persuadé qu’elle avait son âge, mais il ne l’avait jamais vue au lycée. Elle pouvait être fille d’indiens et ne pas être scolarisée, ou alors travailler parce qu’elle vivait seule. A vrai dire, ça ne le concernait en rien. Il ne voyait pas ce que ça changerait de le savoir. Tout ce qu’il voulait, c’était qu’elle ferme son clapet au sujet de sa petite-amie parce que ça la contrariait qu’on sache qu’elle était en couple avec un mineur. Il faisait les cent pas, regardant à droite à gauche histoire de guetter l’arrivée de la demoiselle. C’est à ce moment-là qui la vit déambuler, tranquillement dans un pull informe alors qu’il était lui-même vêtu d’un t-shirt et d’un bermuda, ses cheveux blonds platine un peu trop longs lui tombant sur le front. Casanova. Croyait-elle qu’il était là pour la draguer ? Il se fichait bien pas mal de sa petite personne. Qu’aurait-elle à lui apporter de plus qu’une femme de plus de trente ans ? La toisant du regard, il remonta les yeux jusqu’à son visage pour lui dire : « T’avais vraiment que ça à te mettre ? T’as pas honte de te trimballer dans cet accoutrement ? » Il n’était pas gentil, mais en même temps, pourquoi le devrait-il ? Elle lui soutirait de l’argent. Il ne prit même pas la peine de la rassurer au sujet de l’argent et se contenta de lui montrer une boutique en particulier : « On va aller là. Des robes à ce prix-là, ils doivent avoir, pour que tu aies l’air de quelque chose. » Plutôt que d’un sac. Surtout qu’à regarder de plus près, elle était une jolie fille. Elle avait encore ses traits d’adolescente, mais son manque de goût excepté, elle aurait du succès auprès de la gente masculine dans quelques années. Se rendant jusqu’à la boutique qu’il avait pointé du doigt, il fit irruption à l’intérieur et tourna la tête vers sa camarade du jour : « Bon t’en prends une, tu l’essaies et on se casse. J’ai pas que ça à faire. » Il avait l’air du petit-ami qui ne voulait pas faire du shopping avec sa copine. C’était pas faux. Il avait horreur des magasins, il préférait acheter en ligne et renvoyer si ça n’allait pas, mais c’était rare que ça soit le cas.

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☽☽ I wish that I was good enough if only I could wake you up my love won't you stay a while? I wish you'd cared a little more, I wish you'd told me this before. This is you, this is me, this is all we need. Is it true? My faith is shaken, but I still believe. (c) SIAL, lewis capaldi.

   
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Message· · Sujet: Re: the things we do for money the things we do for money EmptyJeu 25 Juil - 11:53

Elle devait quand même être une peste, songea-t-elle en le toisant, pour en arriver à venir dans le seul but de l’emmerder. L’affaire aurait pu être close au moment où ils s’étaient séparés au Majestic : lui se garderait bien de dire quoi que ce soit qui réveille la promesse des cent dollars et elle aurait fait profil bas en espérant ne plus jamais le revoir – même si elle avait le pressentiment que ce n’était pas la première escapade amoureuse du jeune homme avec sa mémé. Rien ne les obligeait à se revoir, techniquement, et pourtant ils étaient là, à se regarder en chiens de faïence, et à se chercher des noises dans l’unique but de dominer l’autre. Mais voilà, son attitude de petit coq en pâte l’avait hérissée et elle comptait bien lui faire ravaler sa langue trop prompte à la dénigrer. Non mais pour qui se prenait-il ?
Le regard qu’il lui lança l’agaça, évidemment, mais ne l’étonna pas. Elle pensait avoir cerné le personnage et le respect des femmes n’avait visiblement pas été coché lors de sa conception. Malheureusement, le monde était ainsi fait et il n’était qu’un élément dans une armée de pauvres types. Sa remarque la piqua au vif mais elle s’efforça de garder un sourire de convenance, railleur, insensible à cette remarque indélicate – pas si surprenante vu le spécimen. La galanterie, il ne devait pas connaître et elle doutait que ce soit pour sa langue fleurie que sa vieille l’aimait. Lydia roula des yeux et haussa les épaules, comme si ce qu’elle s'apprêtait à dire allait de soi :
- Je voulais juste être sûre que tu te fasses pas de fausse idée de cette rencontre. Comme ça tu ne risques pas d’être déconcentré par ce que tu as dans le pantalon !
Elle lui aurait bien tiré la langue si ça n’avait pas paru immature. Il réveillait en elle un instinct de survie et de rébellion longuement endormi. Et s’il continuait sur cette voie, il ne faudrait pas s’étonner s’il quittait le centre commercial avec une belle empreinte de main écarlate sur la joue. Elle se ferait un plaisir de le traiter de tous les noms devant tout le monde – après tout, à ce qu’elle avait compris, il ne tenait pas spécialement à se faire remarquer.
Lorsqu’il désigna une boutique, Lydia y jeta un coup d’œil à peine intéressé puis emboita le pas au désagréable garçon. S’il pensait amoindrir sa peine en la traitant de la sorte, il risquait d’être fortement déçu. La demoiselle jaugea l’endroit d’un œil avisé – elle qui avait surtout chiné ses affaires (certaines dont elle était particulièrement fière, soit dit en passant) dans les magasins de seconde main (non pas par esprit écologique mais bien économique) – puis se tourna vers le jeune homme dont elle ne connaissait même pas le prénom, elle le réalisa tout à coup. Elle parlait avec un inconnu. Il n’avait pas davantage l’air intéressé par son prénom et de toute manière, vu la transaction, était-ce nécessaire de connaitre le patronyme de l’autre ? La curiosité était pourtant là, aussi Lydia opta-t-elle pour une manière détournée de le forcer à se présenter :
- Ecoute, Barry. Tu n’es visiblement jamais sorti faire du shopping avec ta gonzesse, ce qui ne m’étonne pas si vous vous cachez, mais c’est tout un art de choisir une robe. Donc, non, je ne vais pas en prendre une et l’essayer parce que tu veux t’en aller. Je veux une robe qui vaille la peine de me soumettre à cette torture et je compte la choisir en prenant le temps qu’il me faut. Toute pression de ta part ne fera qu’allonger ta peine, alors sois un bon toutou et va t’asseoir dans le fauteuil près des cabines d’essayage, si ça te chante. Je n’ai pas besoin de toi pour choisir ma robe.
La jeune Winters lui offrit un sourire qui sonnait faux, crispé, et le planta là pour se perdre entre les rayons, en quête de ce bout de tissu à cent dollars qu’elle n’aurait sans doute jamais l’occasion de mettre en dehors d’occasions spéciales – et encore, vu sa vie trépidante, ce ne serait pas de sitôt.

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Carter Harwell

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Message· · Sujet: Re: the things we do for money the things we do for money EmptyVen 26 Juil - 20:26

La jeune femme semblait croire que justifier son accoutrement par une allusion à des envies primitives allait être acceptable pour Carter. Soit elle faisait preuve d’un excès de confiance, soit elle croyait vraiment qu’il en avait après son corps d’adolescente et qu’il ne savait pas se contrôler tel un chien en rut. Il a envie de lui dire qu’elle n’est pas assez bien pour lui, juste pour être méchant, parce qu’ils n’évoluent pas dans la même sphère, mais au fond, ce n’est pas la véritable raison, alors il ne voit pas pourquoi il mentirait. Il est vrai que s’il l’avait croisée au Majestic, il ne se serait pas retourné sur elle. Dans un autre contexte, au lycée, peut-être bien. Elle n’était pas moche du tout, elle était même plutôt mignonne. Mais, ce qu’elle semblait ignorer c’était que le jeune garçon était très heureux dans sa relation et il n’avait ni le besoin, ni l’envie d’aller voir ailleurs. Il faisait abstraction des femmes autour de lui, tout ça pour sa petite-amie. Il était convaincu qu’elle était son âme sœur, il n’avait donc pas besoin d’une autre femme dans sa vie. Il le fit savoir à la principale intéressée après s’être passé une main dans les cheveux, machinalement. « Aussi bien faite que tu peux l’être, je suis en couple meuf, tu m’intéresses pas ! » Comme si elle ne le savait pas déjà. Elle n’espérait quand même pas en plus, le faire craquer pour qu’elle ait une raison de plus de le faire chanter ? Il était peut-être parfois idiot, mais pas à ce point. Secouant la tête en levant les yeux au ciel, consterné par le constat qu’elle avait cru dresser à raison, il dit à voix haute : « Vous les meufs dès qu’un gars vous parle vous croyez qu’il veut vous baiser ! » Les mecs étaient des porcs selon certaines qui jouaient les féministes en puissance. Heureusement, certaines autres comprenaient qu’ils n’étaient pas tous à mettre dans le même sac. Alors qu’il pensait qu’elle n’allait pas vouloir s’attarder avec lui, elle lui laissa entendre tout l’inverse. Elle souhaitait prendre son temps, car madame avait un rituel pour choisir une robe. Carter croyait rêver. Tant pis, il allait devoir déambuler dans les allées jusqu’à ce qu’elle ait terminé. Il la soupçonnait en revanche de le faire exprès. Interloqué par le nom dont elle l’affubla, il la corrigea immédiatement pensant qu’elle lui avait attribué ce nom-là parce qu’elle savait qu’il était chanteur. « Carter. Pas Barry. Quoique j’apprécie la comparaison avec Barry White. » Mauvaise pioche, elle ne pouvait pas en avoir conscience, sinon elle l’aurait appelé par son prénom. Il n’aimait pas la façon dont elle s’adressait à lui, mais ça n’était absolument pas suffisant pour faire sortir de ses gonds le grand blond. Pouffant de rire, il en vint lui aussi à lui attribuer un nom ne sachant pas du tout comment elle s’appelait. « Drama queen. Tu prends du temps pour choisir une robe alors que tu es habillée comme un sac Cindy ? » La référence était facile, elle ressemblait à un haillon, quoi de mieux que Cendrillon pour lui coller à la peau. Aussi, alors qu’elle lui offrait le plus hideux des sourires tant il apparaissait forcé, elle s’éclipsa, le laissant là à l’attendre qu’elle daigne le rejoindre. Mais non, il n’allait pas la laisser s’en sortir comme ça. Si elle voulait son argent, elle allait devoir le supporter. Il la rejoignit alors : « Je pense qu’au contraire t’auras besoin de mon avis. » Parce qu’au fond, il avait un peu plus de goût qu’elle.

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Message· · Sujet: Re: the things we do for money the things we do for money EmptyMer 31 Juil - 11:28

Elle ne le montrerait pas mais c’était véritablement une bouffée d’air frais de se trouver dans ce magasin. Cela faisait une éternité qu’elle n’avait pas mis les pieds dans une boutique qui ne sente pas le vêtement déjà porté, un mélange de lessive et de parfum étranger qui lui retroussait toujours un peu le nez et qui ne disparaissait qu’après que les vêtements aient été lavés. Ici, tout sentait le neuf, les néons étaient presque aveuglants mais ils faisaient étinceler chaque bout de métal de l’enseigne ; les textiles étaient doux, intacts au toucher, sans la moindre trace d’usure. Et c’était un bonheur pour l’adolescente qui se cantonnait aux articles recyclés au quotidien. Hors de question de laisser entrevoir cette joie qui pétillait dans le creux de sa poitrine, cela ferait trop plaisir au grand blond et elle n’avait pas envie de voir son sourire de vainqueur ruiner son humeur.
Bon, l’ersatz de compliment offert une minute avant n’était pas non plus étranger à ce frémissement interne, mais elle préférait mourir plutôt que l’avouer. D’ailleurs, à la mention de sa petite amie – n’était-ce pas le comble du ridicule d’associer une femme plus âgée à ce terme général ? – Lydia avait ostensiblement levé les yeux au ciel. Elle n’en avait rien à faire de son statut marital ou de l’intéresser ou non, elle savait comment étaient les mecs – et peut-être que se baser sur sa seule véritable expérience avec un garçon était exagéré mais Carter n’était peut-être pas si différent d’Atticus, tous deux d’allure sportive, conscients de leur charme et populaires. Lydia grimaça à la pensée de celui qui lui avait brisé le cœur et elle le chassa de son esprit en secouant la tête et en clignant des yeux. Pas question qu’elle se demande ce que son ex-petit ami penserait de sa future nouvelle robe – ah, pouvait-elle l’appeler ainsi quand ils n’étaient jamais officiellement sortis ensemble et, dès lors, Carter pouvait-il se déclarer en couple avec sa chérie s’ils ne s’affichaient jamais au grand jour ? Finalement, ils n’étaient peut-être pas si différents, cet idiot et elle.
- Parce que c’est le cas, la plupart du temps, répliqua-t-elle avec un haussement d’épaules. Vous n’êtes pas connus pour avoir envie d’une discussion sérieuse, pas avec des filles que vous ne connaissez pas.
Ils se renvoyaient les clichés les plus absurdes à la tête mais Lydia s’en fichait. Elle ne faisait qu’énoncer ce qui lui semblait être un fait. Ou alors il fallait qu’ils sortent du lot, comme Rufus Munro et dans cas-là, les rôles étaient inversés parce que c’était elle qui avait envie de faire autre chose que discuter ou regarder des séries, alors que son collègue ne semblait pas presser de la déshabiller.
- C’est aussi plouc que Barry, ironisa-t-elle, ravie que son stratagème ait fonctionné.
Le malotru avait désormais un prénom, ça ne changeait rien à sa vie mais Lydia était tout de même satisfaite.
- Encore bien un truc de mec, tiens. Le physique, toujours le physique.
Lydia se garderait bien de le corriger, cependant, appréciant assez l’anonymat que lui conférait cette rencontre. Il ne savait rien d’elle et elle avait un petit point d’avance sur lui. Ce n’était pas grand-chose mais elle s’en contentait pour l’instant. Glissant comme une princesse entre les rayons, caressant les étoffes, repoussant les cintres, elle se fit une idée du genre de vêtements que vendait l’enseigne puis releva le nez quand Carter surgit à nouveau à côté d’elle.
- Quel pot de colle ! soupira-t-elle. Très bien. Tu peux donner ton avis. Mais rends-toi utile en même temps.
Et, en disant cela, elle sortit trois robes sans même les regarder, pour les plaquer contre le torse du jeune homme. Elle comptait bien le faire crouler sous le poids des vêtements – peut-être qu’il serait alors trop fatigué pour sortir tellement d'autres âneries.
- Brave garçon, conclut-elle en se mettant légèrement sur la pointe des pieds pour lui tapoter le haut du crâne.
Puis la jeune Winters tourna les talons et poursuivit son exploration, sans douter un seul instant que Carter allait émettre une objection ou exprimer un avis qu’elle ne désirait pas. Mais c’était le prix à payer – et il n’était peut-être pas si cher payé, songea la demoiselle qui, finalement, s’amusait bien, à le faire tourner en bourrique et à se rêver dans la moitié des tenues exposées dans le magasin.

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Message· · Sujet: Re: the things we do for money the things we do for money EmptyJeu 1 Aoû - 10:47

Carter n’était pas véritablement une âme charitable. Il avait beau être le petit dernier d’une grande famille, il n’avait pas de reconnaissance outre mesure. Il lui arrivait d’être poli, de rendre service, mais il avait eu l’habitude qu’on lui offre tout sur un plateau. Aussi, depuis peu, son attitude était devenue déplorable, parce qu’il ne saisissait pas pourquoi le monde cessait d’agir de la sorte avec lui et lui mettait des bâtons dans les roues. Il y voyait un certain acharnement. Comme chez cette femme de ménage qui avait saisi l’opportunité de le mettre à mal tout ça parce qu’il était contraint de garder le secret sur sa relation. Il la soupçonnait d’abuser de sa clémence et de la situation, alors pourquoi être agréable ? S’il avait voulu l’entretenir, il lui aurait proposé, or ça n’avait pas été le cas. « Parce que vous ne brillez pas pour votre intelligence apparemment. » lâcha-t-il face au portrait qu’elle dresse des hommes. Certes ils parlent très souvent de femmes entre eux, ils sont crus au possible, se retournent dès qu’une paire de fesses ou de seins se trouvent à proximité mais il n’empêche que quand ils sont en couple, certains sont prêts à décrocher la lune à leur petite-amie. Il en fait partie. Alors ça l’énerve. On se plaint des généralités, mais on en fait sans arrêt. Il peut avoir des discussions sérieuses, mais là encore il reproche l’infantilisation dont on fait preuve avec lui sous prétexte qu’il n’a que dix-sept ans. Mais il n’a pas envie d’épiloguer alors il se contente de rouler des yeux, secouant la tête pour montrer son désaccord. Peu lui importe en réalité, il ne cherche pas à ce qu’elle le porte dans son cœur. Il est là pour lui payer une robe pour acheter son silence et puis ça sera la dernière fois qu’il la verrait. Ce qu’on ne fait pas par amour… La jeune femme fait parfois bien son âge, tout comme lui. Ils sont d’une puérilité sans nom qu’ils ne dépassent pas les discussions de bac à sable. Elle n’aime pas son prénom et ça lui fait une belle jambe. Pouffant de rire parce qu’il n’en a absolument rien à faire, il rétorque immédiatement : « Tu diras ça à ma mère si un jour tu la croises. Elle en sera ravie ! » Ils se chamaillent comme s’ils avaient un quelconque lien de parenté. Mais il vient de se rendre compte qu’il ne connait toujours pas son nom. Il pourrait passer un coup de fil à l’hôtel pour le savoir, mais il trouve amusant de l’affubler d’un nom différent à chaque fois qu’il lui adressera la parole, ou surnom – loin d’être affectueux. « C’est pas une question de physique, dummy, c’est une question d’apparence. T’aurais plus de succès si tu savais t’habiller parce que physiquement ça va. » Qu’il juge et complimente sans s’en rendre compte. Elle n’est pas Alicia Vikander mais elle est pas mal pour autant. L’attitude de la petite brune est déroutante. Elle voudrait qu’il la laisse faire sans qu’il ait son mot à dire alors qu’il est le fournisseur d’argent. Peut-être que s’il avait été son mec il lui aurait fait confiance, mais là, il préfère avoir un droit de regard. Il est consterné alors qu’elle lui met dans les bras les vêtements choisis et s’il les attrape malgré tout, il s’exprime : « Hey Kylie tu vas te calmer, c’est de mon argent qu’il s’agit ! » Il est normal qu’il la suive. « A moins que tu préfères que je ne te lâche ici et que tu n’aies pas ta robe en fin de compte. » Après tout, il peut aussi bluffer. Même si évidemment elle va s’empresser de lui rappeler qu’elle peut cafter. Au fond, ce n’est pas lui que ça embêterait, mais la femme qui partageait ses draps. Son regard se fronce à la suite de l’attitude de la petite femme de ménage qui lui tapote sur le crâne comme s’il était son animal de compagnie. Ca le met en rogne. Aussi, il sourit malicieusement. Si elle veut jouer, elle allait perdre. Il n’est pas le dernier pour faire des conneries ni pour ennuyer les autres, c’est lui le numéro un. Alors il met une des robes devant lui et s’exclame pour qu’elle l’entende : « C’est moche, on repose. » Ni une ni deux, il pose la robe dans le rayon où il se trouve, n’importe où. Se saisissant de la seconde, il continue d’avancer pour suivre la petite brune et fait le même constat. « Ca aussi. Hideux. » Il conserve la troisième de part et d’autre de son bras gauche. « Je garde que celle-là. Le reste ça faisait grand-mère. » Son regard se porte sur un tout autre style de robe, qui faisait plus habillé, plus classe que tout le reste. Prenant la plus petite taille, il s’empresse de rattraper la jeune femme et de lui balancer la robe dessus : « Hey Mandy! Tiens essaie ça ! Ca te mettra en valeur ! » Le prix n’est pas le même, elle est bien plus onéreuse, mais c’était pour la bonne cause non ?

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Message· · Sujet: Re: the things we do for money the things we do for money EmptyDim 4 Aoû - 21:14

Le temps où elle prenait plaisir à chercher une robe dans le seul but d'éblouir quelqu'un lui semblait lointain, appartenant à une autre ère. Une ère pré-Robin, une époque où elle ne doutait de rien et surtout pas d'elle-même. Désormais, tout lui semblait fragile, d'un équilibre si précaire qu'un simple souffle pouvait tout faire basculer. Comme ce moment, dans ce magasin. Tant que Lydia avait l'impression de mener les choses comme elle l'entendait, tout allait bien, elle se surprenait même à apprécier la compagnie de Carter - aussi malpoli et vexant soit-il. Mais il suffirait d'un détail, un mot de travers, pour que tout s'effondre. Peut-être qu'on pouvait la qualifier de susceptible, de soupe au lait, mais elle ne voulait surtout pas que le jeune homme perçoive les fissures béantes qui avaient brisé son ego d'adolescente rebelle. Elle ne voulait pas qu'il voit la faiblesse, elle voulait qu'il ne sente que la combattante, quand bien même celle-ci ne s'avérait plus qu'un leurre. Et peut-être que l'achat de cette robe n'était qu'un prétexte pour retrouver celle qu'elle était. Mais peut-être la jeune Winters souhaitait-elle vraiment, inconsciemment, que cette nouvelle acquisition soit un bouclier contre ce qui la hantait, un remède improbable, parfaitement superficiel, à son mal-être quotidien.
Elle leva les yeux au ciel, une fois de plus, et sûrement pas la dernière. Comment était-il possible de débiter tant d'âneries à la minute? Comme si la plupart des garçons de leur âge relevait le niveau de la conversation. La bonne blague! Lydia abandonna cependant la bataille sur ce terrain-là. Elle n'avait pas envie de l'entendre dénigrer les filles, elle n'avait pas envie de l'écouter faire la liste des défauts de la gent féminine, même si elle était tentée de lui rappeler que sa gonzesse avait eu leur âge, elle aussi, ce qu'il semblait oublier. A force de vouer une adoration ridicule à sa chérie, il en devenait risible. On dirait un chien fou, songea l'adolescente. Qui jappe, sautille et agite la queue dès qu'il voit sa maitresse. Du grand n'importe quoi.
- J'espère bien que non! s'exclama-t-elle en grimaçant à l'idée de croiser celle qui avait mis cet idiot au monde.
D'ailleurs, avait-il présenté sa dulcinée à sa mère? Ou se gardait-il bien d'avouer qu'il se tapait une femme qui avait le double de son âge? Elle fut à deux doigts de le lui demander, avec un ton sarcastique, évidemment, avant de se raviser. Peut-être plus tard, s'il se montrait exécrable.
- Peut-être que je ne veux pas de succès, lâcha-t-elle, agacée, noyant la pointe de satisfaction du pauvre compliment qui accompagnait la remarque. Peut-être que j'ai eu ma dose de succès et que je m'en passerais volontiers.
Il allait se foutre de sa gueule mais elle n'en avait rien à faire. Il était loin le temps où elle cherchait à séduire un garçon inaccessible. Quant à Rufus, il l'avait vue en tenue de femme de chambre, mais elle gardait à l'idée de trouver un moyen de lui faire oublier cette vision peu attrayante. Elle avait d'autres atouts, elle allait les lui montrer. Et peut-être qu'elle enfilerait le butin de son drôle de marché avec Carter? Elle verrait bien le moment venu, en attendant, elle était toujours coincée avec Carter et ses charmantes réflexions sur le sexe opposé.
- Oui, oui, ton argent, je ne risque pas de l'oublier, ne t'inquiètes pas, dit-elle, railleuse. Ce n'est pas le marché, Carter, ajouta-t-elle en se tournant vers lui. A moins que tu ne sois pas du genre à honorer ta part, mmh?
Elle le défia de s'aventurer sur cette pente glissante, les yeux légèrement plissés. Cela ne l'aurait pas étonnée, en un sens. Rien, en effet, ne l'empêchait de tourner les talons, de la planter là, sans robe, sans rien. Que pourrait-elle y faire? Aller se plaindre au Majestic? Elle était perdante dans l'affaire, si Carter s'en allait. Or, des deux, elle préférait qu'il soit le perdant. Ce fut au tour de l'adolescent de faire son numéro et Lydia l'observa, croisant les bras sur sa poitrine, tandis qu'il remettait en place les vêtements, sans oublier de commenter chaque tenue, évidemment. Elle soupira et se détourna de lui pour poursuivre son exploration des rayons, sans manquer le regard d'une vendeuse qui avait dû voir leur manège - à moins que ça soit le grand blond qui l'intéresse, plus que leur petite querelle de faux amoureux.
Lydia se tourna au bout de quelques pas, juste à temps pour réceptionner la robe que Carter lui jeta. Sceptique, elle écarta la robe pour y jeter un coup d'oeil d'ensemble et elle fut bien contrainte d'admettre que malgré ses manières de rustre, il n'avait pas mauvais goût. Toutefois, plutôt que d'admettre la chose, Lydia glissa la robe sur son avant-bras et déclara:
- Bon. Tu as au moins une lettre de juste. C'est un début, dit-elle, ce qui ne semblait vouloir rien dire pour une personne qui n'avait pas suivi leur discussion, mais qui aiguillerait peut-être Carter si savoir le prénom de sa tortionnaire - ou souffre-douleur, selon le point de vue - l'intéressait toujours.
Elle revint sur ses pas et reprit l'autre robe que le jeune homme avait conservée.
- Si tu en trouves encore une, je veux bien réduire ta peine à l'essayage de trois robes. Mais ne prends pas n'importe quoi, sinon ça ne compte pas.
Et sur cet ordre qui lui paraissait équitable, Lydia tourna les talons pour se diriger vers les cabines d'essayage. Elle choisit celle du milieu et ferma le rideau d'un geste décidé. Elle se tourna ensuite vers le miroir et grimaça, ayant presque oublié que les cabines avaient toujours l'art de mettre les défauts en valeur. Il lui faudrait sans doute sortir pour voir le véritable effet que le vêtement lui faisait - et dès lors subir les commentaires indésirables de son compagnon d'infortune. Elle jeta un coup d'oeil à l'extérieur pour voir si Carter était dans les parages et comme elle l'apercevait, elle referma le rideau et entreprit de se changer. Quand elle le devina non loin de la cabine, elle demanda à voix assez haute pour qu'il l'entende, plus à l'aise pour aborder le sujet s'il ne la dévisageait pas de ses grands yeux bleu océan:
- Pourquoi vous vous cachez, toi et ta... petite amie? Elle est mariée?
Lydia était à peu près certaine qu'il allait l'envoyer balader mais elle ne pouvait s'empêcher de se poser la question - et surtout d'y voir un parallèle avec son histoire cachée. Leurs relations n'étaient en rien similaires mais l'adolescente se demandait pourquoi il se donnait tout ce mal quand il était évident que sa compagne tenait plus à sa réputation qu'à lui. Mais peut-être qu'elle projetait simplement son passé sur Carter. Peut-être qu'il se satisfaisait amplement de la situation actuelle, y trouvant un côté grisant que Lydia avait elle aussi aimé au début, avant de se rendre compte à quel point cela l'avait blessée.

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Carter Harwell

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Message· · Sujet: Re: the things we do for money the things we do for money EmptyLun 5 Aoû - 16:29

Il y avait quelque chose chez cette fille qui dépassait Carter. Rien n’avait de sens. Elle lui apparaissait fragile et en même temps loin des bonnes manières qu’elle semblait vouloir véhiculer. Il y avait quelque chose chez elle qui clochait, et il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. C’était comme si elle attendait de pouvoir exploser, de se révéler, comme si elle se cachait dans une chrysalide. Elle devait probablement chercher un sens à son existence. Peut-être même qu’elle était jalouse de la liberté qu’il s’offrait, n’ayant aucune limite. Les seules barrières qu’il se fixait, c’était pour convenir à un cercle très réduit de personnes : sa petite-amie et les artistes. Cette attitude de wild child était enviée par de nombreuses personnes qui pourtant condamnaient son comportement et le grand blond trouvait ça amusant. A réfléchir, il avait l’intime conviction que la petite brune jouait un jeu et ne se montrait pas sous son vrai jour. Alors pourquoi ne pas la titiller jusqu’à ce qu’elle révèle enfin qui elle est ? Après tout, il avait convenu de ce marché pour acheter son silence, mais ça ne devait pas dire qu’il devait uniquement se tenir à payer la robe promise. Carter n’en avait pas conscience, mais la petite femme de ménage et lui vivaient sensiblement la même chose, passant par des états d’âme d’adolescents, réagissant à des événements de façon différentes, mais en proie à une quête d’identité d’adulte. « T’as de la chance qu’elle ne vienne pas souvent ici. » Qu’il l’informe au sujet de sa mère. Elena est loin d’être une tortionnaire. D’autant plus qu’elle serait capable de conter à la demoiselle qu’elle avait voulu le nommer Alexei, mais que son mari avait considéré qu’un prénom anglophone serait plus facile à porter au Canada. Aussi, le nom russe avait été relégué au plan de second prénom. Il était d’ailleurs plus attaché à sa mère qu’il ne voulait l’avouer. Il aimerait qu’elle passe plus souvent le voir, mais ça l’écorcherait que de l’avouer. Malgré tout, il ne se confiait plus autant à elle que lorsqu’il était un petit garçon et qu’il passait des heures dans ses bras parce qu’il venait de se faire engueuler par son père.
Il ne veut pas croire que la jeune femme ne cherche pas le succès auprès des garçons et qu’elle se vêtit volontairement comme un sac pour éviter d’attirer les regards. Il aurait pu le comprendre si elle avait des kilos en trop, mais il n’y avait qu’à poser le regard quelques secondes sur elle pour se dire que ce n’était pas possible. Etait-ce donc juste un problème d’argent ? « C’est ça ! Tu vas me dire que ça te plait de faire la bonne aussi ? » Il leva les yeux au ciel. Peut-être venait-elle des bas-fonds de Windmont Bay ou alors elle cherchait simplement à se financer un plus grand projet, comme lui en chantant dans la rue. A l’évocation d’une dose de succès, Carter se demande si lui pourrait avoir marre du succès, et il constate que non, qu’il n’aspire qu’à ça. A être connu et reconnu pour ses chansons, être apprécié pour sa musique. S’il avait évoqué la possibilité de la planter là et de ne pas honorer sa part du marché, après tout il ne risquait rien dans l’affaire, c’était plus pour sa compagne qu’il en était arrivé là, il ne comptait pas se défiler pour autant. S’il ne craignait pas la femme de sa vie, la crainte de la perdre, elle, était bien présente. « J’honore toujours ma part du marché Rhonda, j’ai des valeurs ! » Un nouveau nom, et ça en devenait ridicule. Et la jeune femme ne manqua pas de lui faire remarquer en lui faisant jouer aux devinettes, non sans garder la robe dans ses bras. A l’entente des paroles de la jeune femme, le Canadien raille : « Tu comptes me faire jouer au pendu pour deviner ton prénom ? T’as qu’à me le dire, ça m’évitera de perdre mon temps à te trouver un nom différent toutes les trente secondes. » Ca l’agace même lui, et pourtant, il en a encore plein en stock. Il savait que ça ne lui apporterait pas grand-chose de le savoir, mais ça lui éviterait de cogiter plus longtemps ou qu’il finisse par lui donner un surnom désagréable. Un sourire fier se nicha sur ses lèvres quand elle fit mine de vouloir alléger sa souffrance en n’essayant que trois robes. Il avait saisi qu’elle préférait ne pas le complimenter sur ses choix, mais ça lui donnait quand même satisfaction, et il ne se fit pas prier pour fanfaronner, comme à son habitude : « Ah mademoiselle reconnait que j’ai du goût ! » Mais il était d’accord avec le marché dans le marché, et il entreprit d’aller trouver une autre robe, qui paraissait peut-être moins habillée, mais toujours aussi classe. Celle qu’il trouva était moins chic, mais il la trouvait mignonne et pouvait aisément imaginer la femme de ménage dedans. Il revint vers les cabines où elle s’était éclipsée plus tôt et restant devant ces dernières sans savoir où elle se trouvait. C’est quand il l’entendit s’exprimer à haute voix sur sa vie privée que ses poils se dressèrent. Il n’allait pas aborder la question en criant devant une cabine fermée. Il se contenta de lâcher : « Elle n’a pas d’alliance au doigt. » Ne savait-elle pas qu’elle était juste plus âgée que lui et qu’elle craignait d’être accusée de détournement de mineur ? « Réfléchis, je suis sûr que tu connais déjà la réponse. » Il se cachait aux yeux de tous et pourtant, il n’aurait pas eu honte de s’afficher avec sa petite amie. Au contraire, il aurait aimé voir la gueule de son père s’il lui avait présentée. « Si ça tenait qu’à moi, je me cacherais pas. Mais qu’est-ce qu’on ne fait pas pour la femme qu’on aime ? » C’est peut-être la première fois qu’il en parle ouvertement. Personne n’est au courant et la petite brune qui lui taxe de l’argent se voit là sa confidente. Le fait qu’il ne l’ait pas en visuel doit sûrement aider. Carter n’est pas vraiment le genre de gars qui se confierait à qui que ce soit. D’autant plus qu’à l’aimer à en crever, il se sent plus que vulnérable. N’ayant pas envie de tomber dans ce genre de discussion à l’eau de rose, il presse la demoiselle à travers la cabine se saisissant même du rideau, sans pour autant l’ouvrir. « Bon tu montres à quoi ça ressemble ? »

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: Re: the things we do for money the things we do for money EmptyMer 7 Aoû - 21:34

Ah. Parent défaillant. Etait-ce un second point commun? Lydia espérait que ça s'arrêtait là. Elle ne voyait en tout cas pas ce qu'ils pouvaient encore avoir de similaires. Il parlait à tort à travers, il faisait trop de bruit, il pensait que sa parole était évangile. A coup sûr, il était enfant unique, se dit Lydia. Il n'y avait qu'un gosse autour de qui tout avait tourné qui pouvait se comporter ainsi, comme si le monde était à lui, comme si le monde devait s'arrêter parce que monsieur l'avait décidé. Tout le contraire de l'univers des Winters, donc, où ils étaient assez nombreux pour se taper sur le système et pour avoir l'impression de n'avoir jamais la moindre intimité. Elle exagérait sans doute, surtout maintenant qu'elle travaillait et menait sa vie comme elle l'entendait, mais elle se souvenait nettement de la frustration qui l'avait habitée à l'époque où elle voyait Atticus en cachette: pas moyen de le voir au lycée, pas moyen de le voir chez lui et, évidemment, pas moyen de le ramener chez elle, où ses frères ainés n'auraient pas manqué de lever un sourcil auquel elle ne préférait pas prêter la moindre interprétation - après tout, ça n'était jamais arrivé, ils n'avaient jamais eu l'occasion de la voir avec la star de football. Personne, en fait, ne les avait vus ensemble, et ça participait à l'impression de Lydia que tout ça n'avait été qu'une invention de son propre esprit alors qu'elle savait que non. La preuve, elle était née neuf mois après leur rupture et même si c'était une preuve douloureuse, elle ancrait une histoire d'amour gâchée dans la réalité. Peut-être que c'était pour cela que Lydia n'avait pu aller au bout de la procédure d'avortement: si elle se débarrassait de l'enfant, que lui restait-il de ces quelques mois de bonheur indescriptible?
Elle divaguait. Pourquoi laissait-elle un fantôme du passé surgir dans ce magasin? N'avait-elle pas assez à faire avec le blond qui aurait mieux fait de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler? Pourquoi fallait-il toujours qu'elle lui laisse une place alors que tout était terminé depuis plus de deux ans et demi? Elle avait fait le deuil - elle voulait s'en persuader, du moins - elle avait tiré un trait sur le grand brun et son sourire irrésistible. Il n'avait plus le droit de signifier quoi que ce soit. Ce n'était pas pour lui qu'elle voulait cette robe hors de prix. C'était pour un autre, n'importe qui, et, accessoirement, pour rabattre le caquet de l'adolescent qui se prenait pour un roi alors qu'il n'était qu'un prince de pacotille! Son analyse succincte n'alla pas plus loin: mère absente, point. Elle ne se demanda pas - ou à peine - s'il vivait avec son père, ce qui aurait pu expliquer cette volonté typiquement masculine de vouloir la dominer. Le pauvre garçon manquait certainement de repères féminins, était-ce pour cela qu'il s'était tourné vers une femme plus âgée? Etait-ce une sorte de complexe d'oedipe détourné? Oh, elle ne voulait pas le savoir, elle ne voulait pas lui donner la moindre profondeur, il pouvait rester le garçon vexant qui parlait à tort et à travers, elle ne comptait pas le revoir après cette fin d'après-midi, il n'y avait dès lors pas de raison qu'elle cherche à le comprendre ou à lui trouver des excuses débiles.
- Je ne vois pas le rapport, grommela-t-elle. Il y a des gens qui ont besoin de travailler. Qui n'ont pas l'argent de Papa ou Maman à claquer comme bon leur semble.
Dans des conneries, avait-elle failli ajouter. Mais qu'aurait-elle qualifié de conneries? Le fait qu'il roucoule dans une chambre d'hôtel? C'était sûrement sa dulcinée qui se chargeait de la note, en dédommagement du mensonge qu'elle l'obligeait à jouer. Ou qu'il soit là, avec elle, pour dépenser 100$ pour son seul silence? Sans doute les deux. Quant aux valeurs qu'il assurait avoir, elle aurait aimé savoir lesquelles - ou pas. Traiter une autre femme que sa chère et tendre avec un minimum de respect n'en faisait pas partie, à coup sûr? Mais là encore, elle ne lâcha pas sa remarque à haute voix. Elle grimaça par contre à l'entente de ce prénom qu'elle trouva particulièrement moche, aussi bien à l'écrit qu'à l'oral. Mais c'était elle qui avait refusé de décliner son identité, si elle voulait cesser d'être affublée de prénoms peu harmonieux, elle n'avait qu'à se retourner et lui dire: Lydia. C'est Lydia, mais elle ne voulait pas lui offrir cette satisfaction, elle voulait garder son anonymat un peu plus longtemps, même si ça paraissait absurde. Ne pas être Lydia Winters, la fille-mère, la femme de chambre, l'adolescente sans avenir, le maillon faible de sa famille.
- C'est moins drôle. Tu sais écrire, non? Ne t'inquiètes pas, il n'est pas très long. Et si ça t'ennuie tellement, tu peux aussi cesser de te creuser la cervelle à trouver des trucs aussi horribles.
Bref haussement d'épaules plein de désinvolture pour lui signifier qu'elle se fichait pas mal de ce qu'il ferait. Si ça ne l'intéressait pas, il pouvait aussi le dire, après tout, leur tête-à-tête avait une date de péremption extrêmement rapprochée: d'ici une heure, grand maximum, ils partiraient chacun de leur côté et ils pourraient oublier ce jeu idiot, cette joute verbale qui n'avait aucun but réel sinon faire mousser l'autre - ce pour quoi ils étaient particulièrement doués, apparemment. Carter, en tout cas, était très doué pour lui hérisser les nerfs. Comme lorsqu'il se gaussa en devinant qu'elle ne trouvait pas la robe hideuse, sans accepter de l'admettre. Elle retint un soupir, peinant à croire qu'une femme adulte - une femme tout court, même - puisse supporter ce petit coq. Il était encore plus irritant quand il jubilait. Elle préféra le planter là, avec le silence pour seule réponse, pour rejoindre une cabine.
Elle devait avoir perdu la tête pour se mettre à l'interroger sur sa relation top secrète - puisqu'elle n'en avait rien à faire, de sa petite histoire de coeur, puisqu'elle ne voulait même pas s'immiscer dans sa vie. Il savait tout mieux que tout le monde, il devait donc savoir ce qu'il faisait avec sa copine, non? Et pourtant, Lydia ne pouvait s'empêcher de voir le rapprochement avec un secret trop lourd à porter, un secret qui l'avait menée en partie là où elle était aujourd'hui. Après tout, s'il n'y avait pas eu la rupture, le désarroi et puis surtout la naissance de Robin, elle serait à deux doigts de terminer le lycée, elle serait occupée à envisager une fac de seconde zone où aller étudier, juste pour avoir une illusion de liberté. Elle ne serait pas femme de chambre au Majestic et, dès lors, elle n'aurait jamais rencontré Carter et sa grande gueule de crétin.
- Et? Qu'est-ce que ça prouve? Une alliance, ça s'enlève, jusqu'à preuve du contraire, rétorqua-t-elle. Tu ne le sais même pas?
Il semblait si épris, elle en avait déduit que c'était une histoire solide. Qu'elle soit mariée ne changeait pas grand-chose, ça pouvait juste être une raison de se cantonner à ce secret. Lydia ne serait pas plus ou moins choquée selon la situation, elle n'en avait rien à faire, au fond, de ce qu'il fichait de sa vie, ce mec qu'elle n'avait jamais vu de sa vie avant aujourd'hui. Il fallait quand même que le monde soit étrange, songea-t-elle brièvement, pour qu'elle se prête à cette mascarade avec un parfait inconnu. Et il fallait décidément qu'elle soit désespérée pour avoir accepté ce marché ridicule. Lydia se débattait avec le fermeture Eclair dans son dos lorsque Carter lui déclara qu'elle connaissait déjà la réponse. L'adolescente cessa ses mouvements et laissa retomber ses bras le long de son corps, les sourcils légèrement froncés. Elle dévisagea son reflet dans le miroir en absorbant les mots du garçon: qu'est-ce qu'on ne fait pas pour la femme qu'on aime? Devait-elle en conclure qu'Atticus ne l'avait jamais aimée? Elle pinça les lèvres. N'était-ce pas ce qu'elle s'était martelée depuis qu'il l'avait quittée? Pourtant, c'était comme si l'idée n'avait jamais voulu se frayer un passage jusqu'à ce coin de son cerveau qui aurait dû l'accepter.
Lentement, Lydia repoussa le rideau sur le côté et leva le nez vers Carter, le regard vide, comme si la fille qui le faisait tourner en bourrique depuis des heures s'était volatilisée.
- Il faut que tu m'aides pour la fermeture, dit-elle en sortant de la cabine et en lui offrant son dos.
Pendant ce temps-là, elle pencha la tête sur le côté en analysant sa silhouette, lissant machinalement le tissu sur son ventre, ses hanches et ses cuisses.
- Je vais sûrement le regretter mais alors? Qu'est-ce que tu en dis? J'essaierai quand même les deux autres.
Elle s'éloigna de lui de trois pas, pieds nus sur le parquet brillant, et tourna sur elle-même, les bras écartés. Elle était un peu mal à l'aise de s'offrir à son regard critique - et à sa langue trop prompte à dire ce qu'il pensait - mais cela faisait partie de la comédie, en quelques sortes. Cela ne l'empêcha pas, pourtant, de revenir à cette personne qui n'était pas là mais qui, en un sens, les avait menés là où ils étaient.
- Je sais que tu n'en as rien à faire de ce que je pense mais je trouve quand même qu'elle n'a pas le droit de jouer avec toi comme ça. C'est le genre d'histoire qui finit mal. Toujours. Les relations cachées, ça n'est jamais un bon plan.
Peut-être qu'elle était un peu trop injuste, peut-être qu'elle ne voulait pas trouver d'excuse à cette femme qui ne lui avait rien fait, mais Lydia estimait qu'elle aurait dû assumer ou laisser tomber, que donner des faux espoirs à un adolescent n'était pas correct. Elle jouait avec son innocence, elle profitait de lui et Carter y laisserait forcément des plumes et, qui sait, développerait une amertume envers le reste de la gent féminine, pour finir par les mettre toutes dans le même sac, indignes de confiance. Après tout, n'était-ce pas précisément ce qu'elle avait fait? Elle parlait en connaissance de cause mais ça, forcément, elle ne l'avoua pas au grand blond.

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Carter Harwell

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Message· · Sujet: Re: the things we do for money the things we do for money EmptyVen 9 Aoû - 16:00

Carter était un enfant roi. Et pourtant, pas fils unique, juste le petit dernier. Sa fratrie n’avait d’ailleurs jamais compris pourquoi leur mère s’était comportée différemment avec lui. Elle l’idolâtrait, quoi qu’il fasse, et il était plus coutumier des bêtises que des réussites. Personne n’avait d’emprise sur ce gamin qui au final était délaissé parce que plus personne ne le supportait. Sa mère dirait que c’est un moyen d’expression, qu’il faut chercher à le comprendre, mais au final, elle l’avait bien laissé chez son cousin après sa fugue. Trop contente de le savoir en sécurité certainement. Il ne se posait pas la question de savoir si ses parents s’inquiétaient, ni s’il dérangeait son cousin ou les autres, trop focalisé sur son petit bonheur, filant le parfait amour avec une femme qui était juste parfaite à ses yeux. Et elle serait probablement la seule personne à dresser un portrait positif du garçon. Les autres, qui trainaient avec lui diraient que c’est parce qu’il est drôle, qu’il ne se prend pas au sérieux et qu’il repousse sans arrêt les limites de l’acceptable. Mais personne ne dirait qu’il était mature et le cœur sur la main. Dans son égoïsme, ça lui arrivait pourtant. Sa mère disait qu’il n’était qu’un adolescent qui avait eu la chance de vivre une expérience incroyable dans le showbiz mais beaucoup trop jeune et que ça avait joué sur son comportement, persuadée que dans quelques années, il serait bien différent. Mais il pourchassait tant ce rêve de célébrité, qu’il était loin de vivre comme tout le monde. La petite femme de ménage le contredit, et il lève les yeux au ciel. Il ne saisit pas qu’elle n’ait pas cherché à faire un job moins contraignant que nettoyer les chambres d’un hôtel. « Y a d’autres jobs qui paient mieux que femme de ménage. » Il lâche cette affirmation d’un air agacé, comme s’il la trouvait idiote. Et puis il poursuit, arquant un sourcil : « T’insinues que mes parents me paient tout ? T’es jalouse ? Et je travaille moi aussi ma vieille ! » Il n’en a pas l’air, mais jouer de la musique dans la rue signifie travailler pour lui. S’il n’a pas de contraintes d’horaires, il amasse de l’argent et s’entraine pour atteindre les sommets. Ca peut paraitre condescendant de prétendre que chanter dans la rue est moins dégradant que de travailler dans un hôtel, mais le grand blond le perçoit comme cela. Parfois, il aurait besoin qu’on lui remette les idées en place, qu’il se rende compte de la difficulté de la tâche qu’il s’est fixée, d’autant plus qu’il fait de nombreuses erreurs sur le chemin et à n’avoir personne pour le conseiller, il est possible qu’il regrette ses choix plus tard. Mais pour l’instant, il est drogué au bonheur, à l’amour et peu importe ce qui se dresse en travers de son chemin. Il ne pleurera pas pour 100$, même si c’est une somme, il n’a que très peu de dépenses grâce à toutes ses combines. La petite brune refuse de lui donner son prénom, comme si elle craignait qu’il l’utilise à mauvais escient, et alors qu’elle lui avoue trouver drôle qu’il le devine, le piquant au vif en insinuant qu’il ne sait pas écrire, il renchérit sans s’offusquer : « Je suis convaincu que t’as un nom hideux Ruth ! C’est pour ça que tu ne veux pas me le donner ! » Ils se chamaillaient comme deux amis qui avaient fini par se rendre compte que leur amitié était basée sur quelque chose d’erroné, ou un couple après une rupture, voire juste des membres d’une même famille. Les adolescents pouvaient avoir des réactions débiles et tous deux l’illustraient bien. Ils semblent être en désaccord même quand ils partagent le même point de vue. Il ne saisit pas pourquoi elle pose tant de questions sur son couple. Soit c’est de la curiosité mal placée, soit parce qu’elle se faisait une idée erronée du couple qu’il formait. D’ailleurs elle remettait en question sa phrase. S’il avait utilisé l’alliance c’était pour éviter de crier sur tous les toits qu’il voyait une femme plus âgée que lui. « Je te dis qu’elle n’est pas mariée ! » Il s’emporte quelque peu et il soupire bruyamment, agacé par cette remise en question perpétuelle de ses actes. C’est aussi pour ça que personne n’est au courant, car ça soulève beaucoup trop de questions. La jeune femme sortit finalement de sa cabine, portant la première robe qu’elle avait choisie, mais ayant besoin que le Canadien lui zippe sa robe dans le dos. Il s’avança et s’y affaira immédiatement en saisissant du bout des doigts la petite fermeture éclair qu’il remonta lentement pour s’assurer qu’aucun de ses cheveux ne soit pris dedans. Puis, la petite femme de ménage se mit à tournoyer sur elle-même pour lui montrer la robe dans tous ses états. Il jugea qu’elle pouvait faire des progrès sur sa façon de défiler, mais il ne lui en fit pas part. Il détailla le corps de la jeune femme, observant la robe sous toutes ses coutures et s’il convenait qu’elle lui allait bien, il pensait que l’une des deux autres lui irait encore mieux. « Elle te va bien. C’est déjà bien mieux que ton pull informe. Essaie les deux autres que je t’ai trouvées. » Il se garda bien de lui dire que tout lui allait. De toute façon, elle aurait à faire un choix, il ne pouvait pas financer les trois. Ca n’était pas le marché. La voilà de nouveau à le tanner sur le sujet de sa relation avec la femme de sa vie. Il leva les yeux au ciel. Elle le met en garde en quelque sorte, cherchant à lui faire entendre qu’elle joue avec lui. Il n’est pas d’accord. Ils s’aiment vraiment. Il en est certain. Elle a fait des sacrifices pour lui qu’elle n’aurait pas faits si ça n’avait pas été le cas. « Elle joue pas avec moi. Mais la situation est compliquée. J’habite à Toronto, elle vit ici. Et elle a peur de finir en prison si ça se sait, parce que je suis pas majeur. » Au fur et à mesure qu’il expliquait, il baissait d’un ton et se rapprochait d’elle finissant par chuchoter la fin de sa phrase, alors qu’au fond elle l’avait bien compris selon lui. Regardant machinalement autour de lui, il s’éloigna et repris : « Ca finira pas mal, je vais venir ici m’installer avec elle. C’est une femme exceptionnelle. Toi tu as vu que le sexe, mais c’est pas que ça. C’est mon âme sœur je le sais ! Ca paiera d’être patient. » Il en est convaincu. Il a déjà mis en œuvre un plan pour quitter Toronto, il ne sait juste pas quand. « Mais t’as l’air d’avoir eu une expérience de relation cachée, je me trompe ? » Arquant un sourcil, Carter est maintenant curieux d’en savoir plus sur la petite Cendrillon du Majestic.

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: Re: the things we do for money the things we do for money EmptyMar 13 Aoû - 21:55

C'était presque étrange qu'à chaque fois qu'elle inspirait, le parfum du vêtement neuf lui emplissait les poumons. Il lui semblait que ça faisait une éternité qu'elle n'avait plus rien acheté de nouveau. Parfois, elle avait l'impression que sa vie était elle aussi de seconde main. Usée. Fatiguée. Terne. Monotone. Ennuyeuse. Le seul endroit qui lui donnait l'illusion (mais elle savait que ça n'était que ça, une illusion, alors est-ce que ça comptait vraiment?) était Mazebird, où elle pouvait afficher ce qu'elle voulait, faire croire ce qu'elle désirait, leurrer le monde entier, elle l'espérait. Seuls ceux qui la côtoyaient au quotidien verraient sans doute le mensonge, la décalcomanie, le coup de bluff. Elle souhaitait surtout aveugler certaines personnes - bon, une, en fait, principalement mais il y en avait d'autres - juste pour qu'elles ne sachent pas quelle déchéance était sa vie. Mais s'en souciaient-elles seulement? Atticus avait disparu, purement et simplement, même si c'était si dur à croire. A ce moment-là, alors qu'elle tournait sur elle-même sous les yeux d'un autre garçon, Lydia n'avait pas encore revu le sportif qui avait piétiné son coeur, il n'était qu'un fantôme qui hantait sa mémoire, un truc qui lui collait à la peau et dont elle n'arrivait pas à se défaire, quels que soient ses efforts pour le reléguer aux oubliettes ou, au moins, à la case passé (mort et enterré). Ses anciennes amies épiaient peut-être encore ses faits et gestes mais ça n'était même pas certain. Juste au cas où, cependant, Lydia tenait à jouer la mascarade. Et puis, elle le faisait aussi pour elle, bien sûr. C'était sa vie rêvée qu'elle postait, comme tant d'autres. C'était ce qu'elle aurait dû être. Elle n'aurait pas dû s'émouvoir de la douceur d'un tissu qui n'avait jamais été porté. Mais elle en était bien réduite à ça. Cela ne signifiait pas pour autant que Carter devait s'en rendre compte, cependant.
- Tu travailles?
Au ton employé, un peu railleur, il était évident qu'elle se fichait de lui, qu'elle n'en croyait pas un mot. Elle faillit ajouter: Ah, oui, être gigolo, c'est du boulot mais si elle s'en abstint, son sourire en coin devait sûrement trahir le fil de sa pensée. Elle n'arrivait même plus à se vexer des prénoms qu'il allait pêcher pour l'embêter.
- Tu refroidis, dit-elle simplement, d'un haussement d'épaules désinvolte.
Mais se chamailler, ça allait cinq minutes. Cela lui donnait surtout l'impression d'être en compagnie de l'un de ses frères - Chase, pour ne pas le citer - qu'elle passait son temps à bousculer et lui, parce qu'il était précisément son frère, se permettait des choses qu'un autre garçon n'aurait pas dû oser faire. Or, pour une obscure raison, Carter ne se gênait pas pour la malmener, se foutant ouvertement d'elle, méprisant tout ce qu'elle faisait, disait - et pensait même, s'il avait été capable de lire ses pensées.
- Très bien, très bien, elle n'est pas mariée, capitula Lydia, et son ton disait clairement: inutile de monter sur tes grands cheveux, mon coco!
Elle s'en fichait, elle, qu'elle soit mariée ou une vieille qui se trouve tout à coup un goût prononcé pour les hommes (enfin, garçons, car pour elle, Carter n'était pas un homme) qui avaient la moitié de son âge. Peut-être qu'aucun homme de sa tranche d'âge ne la regardait, peut-être que c'était pour ça qu'elle se tournait vers des cibles plus influençables - mais là elle conjecturait. Et d'ailleurs, se savoir analysée sous toutes les coutures l'empêchait un peu de penser à autre chose qu'au regard de Carter sur elle.
- Arrête de critiquer mon pull, il est très confortable, rétorqua-t-elle d'un air hautain, en croisant les bras.
Et puisqu'il était désagréable, elle le serait aussi. Elle ne lâcherait pas l'affaire. Lydia s'attendait à ce qu'il l'envoie sur les roses mais, contre toute attente, il répondit avec une franchise presque désarmante - la brunette aurait pu en être émue si elle ne l'avait pas vu à l'oeuvre avec ses remarques désobligeantes. Lydia le jaugea alors qu'il se rapprochait, ne tenant pas, à l'évidence, à ce qu'une oreille indiscrète surprenne leur conversation.
- Il n'était pas nécessaire de me rappeler ce que j'ai vu, fit-elle avec une grimace dégoûtée. Parce que tu crois que ça va être plus facile ici? Tu n'as visiblement pas encore eu affaire aux langues de vipères qui peuplent cette ville! Ta chérie ne voudra pas davantage être vue avec toi si tu viens vivre ici. Tu l'as dit toi-même, le problème principal n'est pas là et je ne vois pas comment vous pourriez le régler puisque tu seras toujours plus jeune qu'elle.
Elle n'avait pas à mettre son nez dans son histoire, elle le savait, et elle n'aurait pas dû essayer de briser ses espoirs d'amoureux transi mais son pessimisme naturel - et son coeur meurtri, il fallait bien l'avouer - prenait des libertés et quand Carter lui renvoya la balle, l'interrogeant à son tour à propos de son histoire, Lydia battit en retraite en décidant qu'il était peut-être temps d'essayer une seconde robe. Elle disparut derrière le rideau, les lèvres pincées et alors qu'elle se retrouvait en sous-vêtements dans la cabine, hésitant entre les deux modèles restants, elle déclara à contrecoeur:
- Oui. J'ai été celle qu'on cache. C'est pour ça que je sais que peu importe la raison, compréhensible ou non, elle n'est jamais bonne et ça finit toujours mal. Et non, ce n'était pas parce que je suis femme de chambre. C'était avant. C'était il y a longtemps...
Au fil des mots, sa voix s'était étouffée pour finir par marmonner le dernier mot. C'était vrai et faux à la fois. Cela paraissait appartenir à une autre vie et en même temps, c'était comme si ça s'était passé hier. Quant au fait qu'elle soit mise face à ses choix et ses bêtises chaque fois qu'elle rentrait chez elle, forcément, ça n'aidait pas à tourner la page.
- N'empêche. Si tu habites Toronto, qu'est-ce que tu fiches ici? Oui, je sais, c'est pour elle, ce que je veux dire c'est que ce n'est pas la porte à côté, ça doit coûter cher, ces allers et retours. Et le lycée, dans tout ça?
Sa question était peut-être ridicule puisqu'elle-même n'y avait plus mis les pieds depuis une éternité. Mais c'était peut-être un moyen d'en savoir davantage sur cet énergumène qui ne mesurait pas ses paroles. Et puis Lydia devait l'avouer: cette manifestation d'amour inconditionnel, ça lui comprimait le coeur et ça la faisait rêver. Un tout petit peu.

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Carter Harwell

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Message· · Sujet: Re: the things we do for money the things we do for money EmptyVen 16 Aoû - 11:35

Il n’était pas dupe, il voyait bien que la petite femme de ménage appréciait malgré tout se retrouver dans cette boutique. Pour lui, elle n’avait rien de transcendant, il ne faisait pas la différence entre une boutique de haute-couture et une boutique de marque lambda parce qu’il ne se souciait pas nécessairement de ce qu’il portait tant qu’il était à l’aise. Toutefois, il avait appris à apprécier être bien vêtu quand il avait quatorze ans et qu’il faisait bien vingt centimètres de moins. Les stylistes avaient eu du goût et ça lui avait donné le sentiment d’être mieux dans sa peau, et pourtant, il n’avait jamais eu de problème de confiance. Il reconnaissait cependant, que faire de la télévision avait été déroutant à un âge où on cherche encore qui on est, et que depuis, il s’était affirmé, qu’il s’était immunisé face au regard des gens. Le jour où il avait gagné The Voice, le jeune garçon avait pu voir que certaines personnes respirant la jalousie avaient cherché à le critiquer sur des choses qui pouvaient être blessantes. On l’avait qualifié d’homosexuel parce qu’il avait pleuré, on l’avait trainé dans la boue en disant qu’il avait gagné que parce qu’il était jeune et que de toute façon il tomberait dans l’oubli quand il muerait. Mais surtout, on l’avait attaqué sur ses cheveux longs, à remettre en question son genre et ça l’avait touché à l’époque. Aujourd’hui, il n’en avait que faire, étant en mesure de faire face, juste parce qu’il avait été entouré à ce moment, et qu’on lui avait expliqué que tant qu’il se plaisait à lui-même, ce que les autres pensaient ne devrait pas l’atteindre car il y aurait toujours des personnes pour critiquer. L’air dédaigneux qu’adopte l’adolescente ne lui pose aucun problème. Elle croit peut-être être la seule à chercher à se faire de l’argent et le blond rit jaune. « Oui, je suis musicien ! Pas la peine de prendre ton air je me la pète parce que je travaille, ça n’a rien d’original ! » Il en connait beaucoup des jeunes qui bossent dans des diners ou autres pour se faire quatre sous. Il soupire. Elle n’est pas disposée à lui donner son prénom. La raison lui échappe. Peut-être qu’elle en a honte au final. « Tu m’agaces Nelly ! » Qu’il lâche alors, se désintéressant totalement de cette tâche, au fond, pourquoi se fatiguer alors qu’après cette escapade au centre commercial ils ne se reverront plus – ou du moins se comporteraient comme des étrangers. Windmont Bay semble bien trop petite pour ne pas la croiser. Quoiqu’au fond, pour l’instant, il n’est pas là souvent, il se contente de venir au Majestic pour partager les draps avec sa petite-amie et partir en weekend avec elle. Alors qu’elle admet qu’il connait mieux qu’elle le statut civil de sa compagne, il en rajoute une couche en marmonnant : « Sinon elle ne me tannerait pas pour avoir un enfant. » Oui parce que récemment, elle a dû y faire allusion une dizaine de fois, à lui parler de son horloge biologique, à lui dire que certains sont parents à son âge et qu’ils s’en sortent très bien. Sauf que Carter refuse d’avoir un gosse alors qu’il n’est même pas encore adulte. Il veut profiter de sa jeunesse pour ne pas regretter et s’enchainer à un gosse c’est dire adieu à ses espoirs de devenir chanteur et ça signifie trouver un job ennuyeux pour subvenir aux besoins de sa famille. C’est trop de sacrifices. Les petites disputes qui agrémentent chacune de leurs retrouvailles l’ennuient profondément, mais faire l’autruche semble pour l’instant fonctionner. Ricanant quand la petite brune se vexe pour sa petite invective au sujet de son pull, Carter en rajoute une couche : « Ouais comme celui que je mets à Noël ! » Ou du moins celui que sa grand-mère paternelle le forçait à mettre pour la photo de famille avec le caribou hideux sur fond rouge. Il ne sait même pas pourquoi il se confie à elle au sujet de sa petite-amie. Peut-être parce qu’il ne peut en parler à personne d’autre puisque personne n’est au courant de cette situation dérangeante qui ferait couler beaucoup d’encre. « N’empêche, tu m’as frustré à mort. » Qu’il atteste sans honte. Elle ne sait pas ce que c’est de se priver d’une personne pendant de longues semaines, de se cacher à chaque fois qu’ils se retrouvent, et à faire l’amour dans des endroits qui ne leur évoque rien, presque sur commande tant tout est arrangé, calculé. Etre empêché de prendre son pied parce qu’on les a surpris ça l’a contrarié, parce qu’évidemment, il sait que maintenant ils ne pourront plus aller au Majestic sans qu’elle n’en devienne parano à se dire que la femme de ménage allait faire irruption dans la chambre. La jeune femme est d’un pessimisme sans nom et ça l’interpelle. Elle semble vouloir le mettre en garde. « Meuf, pour l’instant je viens quand je peux pour la voir quand elle est disponible ! Elle a un boulot très prenant ! Mais une fois que j’ai terminé le lycée, je viendrais m’installer avec elle. Ca sera plus facile car on me verra plus comme un gamin une fois sorti du lycée ! Et quand je serais majeur ça sera différent ! Je lui demanderais de m’épouser et puis on s’en foutra de ce que les gens racontent ! » Il ne sait pas rendu compte qu’il a dit tout ça à haute voix et quand il percute, il soupire. Depuis qu’elle a ouvert la porte de la chambre, la petite brune lui fait commettre des erreurs. Il admet d’ailleurs que s’il l’a poursuivie ce n’est pas dans son intérêt, mais pour sa compagne. « C’est pour ça que je m’en fichais que tu le balances, mais pas elle. Et c’est pas parce que ton histoire s’est mal finie que ce sera pareil pour moi ! » Elle lui avoue alors en rentrant de nouveau dans la cabine qu’elle a vécu une situation similaire bien qu’elle lui ait dit ne pas être sortie avec quelqu’un de beaucoup plus vieux. Ce qui signifie que la personne avait honte d’elle, ce qui n’est pas son cas. « Y a longtemps, t’avais quoi ? Dix ans ? T’étais amoureuse de ton chanteur préféré ? » Qu’il se moque alors qu’il passe la tête à travers le rideau, se fichant bien de savoir si elle était nue ou non, après tout, elle l’avait vu lui en tenue d’Adam. S’il se moque, il a conscience qu’elle semble profondément atteinte par cette rupture, mais qu’est-il censé faire ? Il ne va quand même pas s’asseoir à côté d’elle et la consoler, si ? En tout cas, elle est bien curieuse sur la vie qu’il mène et ça le fait sourire : elle qui ne fait que le critiquer semble développer un grand intérêt pour lui. « Je viens en long weekend ! Et je dis à mes parents que j’ai loupé l’avion quand je veux rester plus. » Techniquement, il mentait à ses parents en disant qu’il allait en weekend avec Jensen et Kevin à Portland dans la maison de vacances de leurs parents et en cas de pépin, les jumeaux s’empressaient de le couvrir. Ca coutait cher, mais ses parents ne s’y opposaient pas, convaincus qu’il était essentiel pour lui de passer du temps avec ses amis pour retrouver une vie normale. « Le lycée je m’en fous. Je veux pas aller à l’université de toute façon ! Mes parents me font la guerre, ils veulent que j’aille à l’université pour devenir avocat, mais c’est pas ce que je veux faire. » Et jusqu’à preuve du contraire, c’est de sa vie qu’il s’agissait.

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Message· · Sujet: Re: the things we do for money the things we do for money EmptyAujourd'hui à 11:43

Pendant un court instant, elle se demanda comment serait sa vie si ça avait marché, entre elle et Atticus. Ce n'était évidemment pas la première fois qu'une telle pensée lui traversait l'esprit - à leur rupture, avant même qu'elle ne découvre qu'elle était enceinte, elle avait passé des heures à se torturer à ce propos. Ce qui était parfaitement ridicule, elle le savait. A partir du moment où votre histoire se faisait dans l'ombre, dans le secret, c'était voué à l'échec, non ? Pourquoi cela aurait-il changé tout à coup ? Pourquoi Atticus aurait-il décrété, du jour au lendemain, qu'il voulait bien s'afficher avec elle au grand jour ? Peut-être que ça aurait pu se produire, si son rêve avait fonctionné, s'il était parti pour une autre ville où elle aurait pu le suivre. Là-bas, personne n'aurait su qui elle était, il n'aurait pas eu de raison de la dissimuler. Mais c'était pathétique d'envisager une telle issue, Lydia le savait. Parce que ça n'aurait fait que démontrer le peu de respect que le sportif avait pour elle. Et qu'on aille pas lui faire croire qu'il s'agissait de la préserver elle parce qu'il n'y avait que lui qui avait eu peur d'égratigner sa réputation. Enfin bon, soupira-t-elle intérieurement, à quoi bon se fatiguer à imaginer une autre dimension, elle était dans celle-ci et elle n'était à l'évidence pas prête de s'en dépêtrer. Mais si elle s'était laissée aller à se figurer ce futur où tout s'était mis en place pour qu'elle soit heureuse - elle voulait même bien y inclure la naissance non programmée de Robin - elle serait sur le point de finir sa dernière année de lycée, elle s'apprêterait à profiter des mois estivaux avec son amoureux et le reste serait sans doute très flou, un grand point d'interrogation, mais elle s'en contenterait parce que l'espoir illuminerait ses jours et ses nuits, parce qu'elle se sentirait aimée, parce qu'elle ne serait pas seule. Mais d'espoir, il n'y en avait plus. Il n'y avait que le quotidien morne, les responsabilités qui la dépassaient et la solitude qui l'écrasait. Alors elle ne se laissait plus prendre au piège, elle vivait dans le moment présent - c'était en tout cas comme ça qu'elle se consolait, sans savoir si elle arrivait véritablement à se leurrer. Et le moment présent, il était pleinement vécu, avec cet idiot de grand blond trop sûr de lui.
- Musicien! Incroyable!
Il vivait donc dans un doux rêve. Quand elle parlait de travailler, elle, elle voulait dire faire quelque chose contre son goût, quelque chose dont il avait dû se contenter. S'il était musicien, c'était sûrement parce qu'il aimait ça, non ? Alors Lydia estimait que ça n'entrait pas dans la même catégorie, et que c'était vraiment se prendre au sérieux que de considérer gratter une guitare ou appuyer sur des touches ou encore battre les caisses d'une batterie comme un véritable métier. Combien de gens arrivaient à vivre de la musique, après tout, hein ? Elle ne s'intéressa pas davantage à la carrière de Carter, il aurait tout le loisir de lui annoncer sa participation à une émission télévisée plus tard, quand ils auraient par quelque miracle (?) échangé leurs numéros. Pour l'heure, une telle issue semblait plus qu'improbable et Lydia ne put s'empêcher d'ouvrir de grands yeux lorsqu'il marmonna que sa chère et tendre n'aspirait qu'à avoir un enfant. Mais pourquoi s'en étonnait-elle, seulement ?
- Vous les accumulez, les problèmes, à ce que je vois, répliqua-t-elle, bien qu'elle ne puisse que comprendre qu'il ne veuille pas devenir père.
Ils n'étaient que des gamins, bon sang, ils ignoraient la plupart du temps ce qu'ils voulaient faire le lendemain, comment vouloir être obligé à le faire à moins de... eh bien, oui... d'y être contraint et forcé. Là encore, Atticus fit un passage furtif dans l'esprit de Lydia qui se dit que même s'il revenait, s'il cherchait à se faire pardonner, la découverte de l'existence de Robin ne ferait que le faire fuir à nouveau. Pourquoi accepterait-il un fardeau pour lequel il n'avait aucunement été concerté ? Mais le jeune homme fut chassé, encore et encore, inlassablement, parce que ça n'apportait rien à Lydia de le faire figurer dans sa vie quand il avait clairement démontré qu'il n'en avait aucune envie.
Heureusement, en un sens, Carter était suffisamment distrayant pour éloigner les nuages sombres, même si c'était pour dire des conneries et critiquer son pull. D'ailleurs, Lydia se contenta d'un haussement d'épaules qui prouvait bien qu'elle n'en avait strictement rien à faire qu'il aime ou non son pull.
- Oh ça va, je suis désolée, okay ? J'ai mal lu la fiche des chambres occupées, sinon je ne serais pas entrée et je t'aurais laissé terminer ta petite affaire!
Lydia réalisa que c'était la première fois qu'elle exprimait le moindre remords. Et elle était d'autant plus sincère qu'elle savait, à présent, qu'il n'avait pas l'occasion de voir sa dulcinée aussi souvent qu'il le voulait. Elle avait beau avoir l'air de désapprouver et ne cesser de critiquer ses choix, elle ne lui souhaitait en aucun cas le moindre mal ou le chagrin qui avait pu l'accabler, elle, à l'issue de son histoire.
- Tu me parais bien naïf pour croire que juste parce que tu auras fini le lycée, votre différence d'âge ne sera pas jugée. Enfin, peut-être que ça pourra passer si personne ne te connait en ville, mais excuse-moi de te dire que ça n'a presque pas d'importance parce qu'on verra bien que tu es bien plus jeune qu'elle. Vous avez quoi ? Vingt ans de différence ? Allez, dix-sept ou dix-huit ? Ce n'est pas rien. Même quand tu en auras trente, elle approchera des cinquante...
Il fallait qu'elle se taise, il n'avait certainement pas besoin d'elle pour calculer ou pour savoir les difficultés qu'ils allaient continuer à rencontrer, tout au long de leur histoire. Mais peut-être que ça pouvait marcher, pendant un temps, ça avait bien l'air d'être le cas entre cet acteur de trente ans et sa réalisatrice de femme de plus de cinquante ans, non ? Ils avaient même eu des enfants ensemble. Mais que se passerait-il quand il en aurait à son tour soixante et elle près de quatre-vingt ? Ce que Lydia ne voulait pas voir, à l'évidence, c'était les décennies de bonheur qui pouvaient se passer avant d'en arriver là. Fallait-il donc qu'elle soit brisée à ce point pour en arriver à ne voir aucune lueur d'espoir nulle part ?
La demoiselle ne répondit pas lorsqu'il déclara qu'il s'en fichait qu'elle les balance, contrairement à sa petite amie. Elle faillit lui dire qu'elle n'avait jamais eu l'intention de dire quoi que ce soit à qui que ce soit mais ça aurait signifié risquer que le marché passe à la trappe en un claquement de doigts. Lydia se mordilla la lèvre. Avait-elle seulement besoin de cette robe ? Serait-elle réellement déçue si elle ne l'obtenait pas avant qu'ils reprennent chacun leur route ? Peut-être un peu, mais uniquement parce qu'elle verrait à quel point il serait facile pour Carter de tourner les talons dès qu'il se saurait hors de danger. Alors Lydia se tut... et poussa un cri suraigu quand le rideau laissa apparaître l'incorrigible crétin.
- CARTER, QU'EST-CE QUE TU FOUS BON SANG! s'exclama-t-elle en plaquant ses paumes sur le visage du fauteur de trouble, tout en le repoussant. Je commence vraiment à me demander comment tu as été éduqué! Tu fais ça avec ta chérie si ça te chante mais pas avec moi!
Lydia s'empressa d'enfiler la seconde robe et ouvrit le rideau d'un geste brusque, fulminant qu'il puisse être tellement à l'aise qu'il ose se comporter ainsi avec elle. Le respect masculin était-il donc définitivement mort ?
- Estime-toi heureux d'avoir des parents qui se soucient de ton avenir! Peut-être que ça te semble être une plaie mais c'est mieux que des vieux qui vivent leur vie et ne se demandent jamais comment tu vas ou s'en foutent royalement!
Il était évident qu'elle parlait d'elle et elle n'avait pas eu l'impression d'éprouver une telle colère vis-à-vis de la génération au-dessus qu'elle pinça les lèvres, essoufflée par sa colère.

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