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 We slip and slide, we just can't get enough [R.]

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Message(#) Sujet: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Jeu 30 Avr 2009 - 8:33

« Tiens, Emily, merci de te joindre à nous ! »
« George, arrête ton petit numéro de ruminant et jette-moi ce chewing-gum à la poubelle. »
« Jordan, on est pas au café ici, tu récupéreras ton portable à la fin de l’heure. »
« Nick, si tu pouvais lire autre choses que des revues coquines pendant mon cours ça m’arrangerait. »



Et cela continuait. Il l’avait choisi certes. Mais plus les années passaient, plus la mentalité des élèves baissaient. C’était dire le niveau quand il était arrivé il y a sept ans. Il ne regrettait pas. Il ne voulait pas regarder en arrière. D’ailleurs il en avait fait sa devise depuis bien longtemps. Mais apparemment, les élèves appréciaient sont petit numéro de prof proche des élèves, qui en plus savait manier les mots et pas que pour corriger les dissertations. Grand bien leur en fasse. Don n’agissait pas comme cela pour eux, pas pour leur plaire. C’était sa façon d’être. Enfin la sonnerie annonçait la fin de l’heure. C’était le dernier cours de l’après-midi, mais il savait qu’il ne rentrerait pas chez lui tout de suite. Il avait encore trop à faire. S’occuper des prochaines commandes du C.D.I. avec la documentaliste, préparer ses prochains cours, corriger encore quelques copies… Il y avait certaines choses qu’il ne voulait pas faire à la maison. Certes il aurait pu le faire pendant la nuit, mais il n’aimait pas travailler chez lui. Ca lui donnait l’impression d’être un cadre d’une grande entreprise, et préférait passer son temps chez lui à ne pas trop penser au travail. Il avait pourtant promis à Rachel qu’il ferait des efforts. Mais bon, autant rentrer chez lui l’esprit tranquille pour pouvoir se consacrer à sa femme et sa fille. Au fur et à mesure que les élèves sortaient de la salle de cours, Donnie sentait la pression se relâcher. Il pouvait enfin souffler et ces quelques minutes en tant que Don, et non en tant que « le professeur de littérature passé chef de département » lui faisaient du bien. Il massa un instant ses tempes douloureuses, puis se leva pour se rendre à la fenêtre. Il l’ouvrit, et respira un bon air marin qui s’élevait de la côte. Mais ses yeux se reposèrent vite vers le spectacle navrant des adolescents de seize, dix-sept ans qui couraient presque en direction de la sortie. Tous sauf une personne. Ce qu’il pensait être une jeune femme montait le chemin qui menait à la cour et par conséquent au bâtiment lui-même. Il ne discernait pas grand-chose, de son perchoir, mais cette silhouette lui semblait étrangement familière. Non, ce n’était pas possible, tu rêves mon pauvre Don. Oh et puis autant ranger ce à quoi il pensait à sa place, tout au fond de son cerveau, là où elle ne la dérangeait pas. Là où il l’avait enfoui depuis des années.

D’un pas décidé, il sortit de sa salle, prenant sa besace, fermant la porte à clé. Menken descendit jusqu’au hall, où il prit un café bien serré. Il serait sans doute sur les nerfs pour le reste de la soirée, mais au moins, il ne s’endormira pas au milieu du C.D.I., sur une pile de commandes. Don soupira, tout en remontant les escaliers d’un étage, où se trouvait la salle en question. Il rencontra Jordana, d’abord, ils parlèrent quelques minutes, jusqu’à ce que celle-ci fût interrompue par une élève qui voulait un renseignement. Le jeune homme en profita pour prendre la tangente, après l’avoir saluée, bien évidemment. Pendant une heure, Christine, la documentaliste, et Don discutèrent des livres qu’ils seraient nécessaire d’acheter. Il se défendit bec et ongles pour l’empêcher, une nouvelle fois, de commander la saga Twilight, ne voulant pas abaisser les élèves à un niveau de littérature de supermarché. Il y avait tellement de livre dix milles fois plus intéressant. Don l’avait lu, bien sûr, pour ne pas critiquer dans le vide. Chaque page avait été un supplice, un gâchis d’abattage de forêts pour une écriture trop grossière. Enfin il vit le bout du tunnel. Vers dix-huit heures, il s’assit dans la une des salles réservées aux professeurs pour corriger les quelques copies qui lui restaient. A dix-neuf heures trente, jugeant qu’il avait assez travaillé, il décida de remettre la préparation du cours du mois prochain à demain. Il se massa le cou pendant quelques minutes, puis, prit ses affaires et descendit à la salle des professeurs. Il n’y avait plus personne dans le lycée à cette heure-ci. Dans le couloir, désert, il sortit son paquet de cigarettes de sa poche. Celui-ci fit tomber un papier, et aussitôt, Don se baissa pour le ramasser. Il se releva et tomba pile en face d’un article de journal encadré qui était accroché au mur. Et qui se trouvait sur l’article ? Miss Baxter. Don soupira. Deux fois en une journée ? Il rentra dans le quartier réservé aux enseignants, et alla directement à son casier. Une copie en retard sur Gatsby le magnifique ? Don sourit. Chaque fois qu’il voyait Gatsby quelque part il repensait à comment il avait rencontré sa femme. Il allait prendre le papier qui suivait lorsque…

« Bonsoir Don. »

Ce dernier sursauta. Il avait bien reconnu la voix. Non c’était une erreur. Il se réveillait parfois en sursaut la nuit, croyant l'entendre. Mais ce n'était qu'un cauchemar. Il se retourna, et la vit, assise sur le fauteuil Louis XV qui trainait au fond de la salle. Ce moment qu’il avait tant redouté, ce moment qu’il ne voulait pas affronté, était arrivé. Rebecca Baxter était là, elle était venue. Il crut un moment qu’elle était venue pour le voir lui. Il secoua la tête. Mais était-elle folle ?

« Rebecca, je ne sais pas ce que tu fais là. D’ailleurs je ne veux pas le savoir. » Mensonge. Bien sûr qu’il mourait d’envie de savoir ce qu’il avait poussé à l’attendre, si c’était ce qu’elle faisait, ici. « D’autant plus que tu ne devrais pas être ici. »
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Jeu 30 Avr 2009 - 13:40




    Demain serait la reprise des cours. Je venais de m’installer avant-hier et je retrouvais cette sensation nostalgique d’avoir quittée Ocean Groove. Dès à présent je sortais de chez moi avec quelques affaires en main, histoire de pouvoir me re-familiariser avec cette endroit qui avait bercer mon adolescence, ou plutôt à été le lieu de sarcasmes. Enfin bref nous n’allons pas revenir sur ces années douloureuses. Je montais dans voiture et me dirigeait vers le lycée. Je n’était plus très loin et je sentais mon estomac se nouait. Pourquoi ? Car je ne savais pas si j’allais le revoir, aujourd’hui. Je savais qu’il était toujours professeur de littérature c’est tout. Je me garais tranquillement dans le parking du lycée et je sortais prenant des feuilles et des livres avec moi. On m’avait donnée l’emplacement de mon casier, et quelques consignes à faire. On me disait aussi que les élèves que j’aurais serait un peu difficile, mais ce n’était pas un problème. Je remontais la cour et me dirigeais vers le bâtiment central où il y avait la salle réservée aux professeurs. Sur le passage il y avait des élèves de premières, des garçons en somme. J’entendais des murmures à mon sujet.

    « Oh vous avez vu le canon là ? »
    « Ouais, à ce qui parait c’est la nouvelle prof de français qui remplace Mme Kelley. »
    « Oh je sens que je vais aimer le français moi. »

    Je passais outre, un léger sourire entre mes lèvres. Je montais les escaliers et le bruit de mes talons se faisait entendre. Il n’y avait plus personne dans l’enceinte du lycée, sauf peut-être quelques professeurs corrigeant des copies. Il était bien tard et j’arrivais enfin dans la salle des professeurs. J’entrais dans cette petite pièce, qui était bien décorée certes, il y avait eu des changements à ce que je voyais. Lorsque j’étais encore au lycée je passais souvent voir un de mes professeurs pour lui parler de mes projets ou de mes devoirs. Avant il y avait une cafetière et maintenant il y a une grande machine à café automatique. Plutôt pratique mais c’était tellement mieux avant, parce que là on en avait surtout pour ces sous. Mon regard se porta sur les casiers bleus et je me dirigeais pour voir où était le mien. Il y avait les noms des professeurs et un frisson parcourut alors le long de mon échine. DON MENKEN en lettres capitales apparaissait. Je plissais les yeux comme si j’étais en colère, comme si l’homme en question était devant moi. Je me retournais alors et vis un somptueux siège datant de l’époque de Louis XV. Oh je vois que les professeurs ont de beaux goûts ce qui n’était pas trop le cas à l’époque. Je me dirigeais au fond de la salle mettant mes affaires sur la table. Je m’asseyais sur ce cuir de velours qui était pour le moins confortable. Mes mains se glissèrent sur les accoudoirs. C’est alors que je relevais la tête, voyant une silhouette plus que familière entrée dans la pièce. Je sentais les palpitations de mon cœur s’accéléraient. Je le vis se mettre à côté de son casier et l’ouvrir. J’entendais le bruit de plusieurs papiers et je me mis alors à lui parler.

    « Bonsoir Don. »

    Je le vis alors se crisper, ce qui me fit sourire. Il avait même sursauté, et il se retourna en lançant des éclairs avec ses yeux dans ma direction. Il secoua la tête négativement et je continuais de sourire.

    « Rebecca, je ne sais pas ce que tu fais là. D’ailleurs je ne veux pas le savoir. »
    « Pourtant tu vas le savoir. » Je me levais gentiment de mon siège pour lui faire face. Je me rapprochais de la table. « Puisque maintenant, nous serons collègues. Quel drôle d’idée non ? Tu me verras tout les jours puisque je suis ici en tant que remplaçante de Mme Kelley. » je me rapprochais des casiers et m’appuyer contre l’un d’eux proche de Don et le scrutait de mes yeux verts.
    « D’autant plus que tu ne devrais pas être ici. »
    « Je n’ai pas de suggestions à recevoir de toi, je ne suis plus une lycéenne. De plus c’est comme cela qu’on dit bonjour à l’une de ces anciennes élèves ?
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Jeu 30 Avr 2009 - 15:55


It makes me burn to learn
you’re with another man
I wonder if he's half
the lover that I am
Now you've gone somewhere else far away
I don't know if I will find you
But I feel your breath on my neck
Can't believe you're right behind me


Elle souriait, la garce. Elle savait pertinemment ce qu’il ressentait en ce moment même, il en était convaincu. Elle souriait de le voir si contrarié du fait de sa présence. Elle se leva, et il put enfin la voir. Elle passa à côté de la grande table, et ne le quittait pas des yeux. Elle était encore plus belle que cinq ans plus tôt. Encore plus belle que sur la photo du journal qu'il croisait presque tous les jours. Ses cheveux étaient plus courts, ses yeux encore plus verts, elle avait maigri mais pas de beaucoup. Elle était plus que parfaite. S'il n'était pas en train de rêver, il allait vite falloir s'échapper avant que la situation ne dérape. Il respira un bon coup, et se redressa. Elle s’approcha de lui, et prit appui sur les casiers. Il la suivait des yeux alors qu’elle déplaçait si gracieusement son corps. Telle une lionne prête à bondir sur sa proie. Et si Don ne sortait pas très vite de la salle des professeurs, il allait se faire dévorer et finirait en charpie. Becky n’en aurait que pour quelques minutes pour le laisser en morceaux. D’ailleurs elle commençait à entamer son repas à mesure qu’elle lui révélait les raisons de sa présence. Alors comme ça, elle était la remplaçante d’Helen. La pauvre. Il était clair que ses élèves étaient en grande partie responsables de son envoi en hôpital « spécialisé » comme l’avait précisé le directeur. Dans un sens, Don se réjouissait que Rebecca ait à faire à des élèves pareils. D’un autre côté, il savait très bien qu’elle s’en tirerait. Elle était le même genre d’élève à l’époque. Lui savait s’en tirer face à de telles personnalités. Et elle prendrait certainement exemple sur lui. Il ne bougeait pas, mais son intérieur bouillonnait. La voir tous les jours allait être insupportable. Il préféra se taire face à sa révélation, il ne trouvait rien de très percutant à répondre, à part un hochement de tête. Puis elle continua à le rabaisser. Elle avait toujours ce même ton provocateur, posé, blasé, et suave. En fait il avait tellement eu envie de l’entendre depuis tout ce temps. Mais c’était plus pour pouvoir lui répondre quelque chose d’encore plus cinglant. Mais là il ne savait pas quoi dire. Il avait la gorge sèche. La case de son cerveau qui s’occupait de son cynisme était sur pause. Il devait rester maître de lui-même. Il avait envie de rentrer, de retrouver les bras rassurants de sa femme. Ici, avec Rebecca dans la même pièce que lui, il n’était pas en sécurité. Elle était si proche maintenant qu’il arrivait à sentir son parfum entêtant.

« Je n’ai pas envie de bavarder. Il faut que je rentre. »

Il avait voulu bouger, mais l’odeur lui était monté à la tête et son corps ne bougeait pas. Il repensa à ce qu’elle venait de dire. Faisait-elle allusion à ce fameux jour ? Aurait-elle voulu qu’il recommence ? A en juger par la réaction qu’elle avait eu, Don dirait que non. Il pouvait encore revoir la gifle qu’elle lui avait infligée. Rebecca avait le chic pour souffler le chaud et le froid. D’ailleurs, il lui avait semblé que la température avait monté d’un cran. Mais fais quelque chose bordel, tenta-t-il de se résonner.

« Et quel intérêt de venir me le dire ? Moi qui croyais n’être qu’un salop auquel tu n’avais plus aucune envie de parler ? »


Et là que faisait-il ? Il bavardait non ? Don se maudit intérieurement. Et en plus, il remit sur le tapis ce fameux jour. Espérons qu’elle n’y fasse pas attention. Même s’il savait que c’était peine perdue d’espérer quoi que ce soit de positif de la part de Rebecca Baxter. Surtout lorsqu’il s’agissait de Don dans l’histoire.
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Jeu 30 Avr 2009 - 18:26

    Etre près de lui et voir ne serait-ce que son visage surpris me satisfaisait intérieurement. Je continuais de le fixer de mes yeux verts. Je sentais qu’il voulait détourner les yeux mais il ne le fit pas. Il n’avait pas vraiment changé ; sa barbe de cinq jours, ses yeux bruns rieurs et cynique, ses cheveux en batailles couleur chocolat. J’avais à peine ressentie une lueur de crainte dans ses paroles, comme si je lui faisais peur. Après tout cela n’est juste qu’une impression. Je croisais légèrement mes bras fixant le fauteuil que j’avais auparavant quitté avant de le reporter sur Don. Je m’attendais à ce qu’il me réponde aussi sèchement qu’a son habitude, mais là il me surpris. Don avait-il changé en perdant sa répartie sèche et historique envers moi ? J’arquais légèrement un sourcil, et peut-être que si je l’enfonce il voudra répondre comme il se doit ? Je ne savais pas quoi penser, alors je continuer de le regarder et à sourire à ses paroles. C’était tout lui. Il y a cinq ans plus tôt il aimait bavarder avec moi juste pour me répondre d’une réplique aussi massacrante que la mienne.

    « Je ne vais pas te forcer la main si tu ne veux pas discuter avec moi. »

    Je me détachais des casiers et restait face à lui. Monsieur ne voulait pas discuter avec moi. Alors je me dirigeais lentement vers la table tout en effleurant de mon vêtement le bras de Don ce qui allait le faire enrager sûrement. La vengeance est un plat qui se mange froid. Vous voulez y goûter ? J’écoutais ses paroles qui vinrent à mon oreille comme une chanson.
    L’intérêt ? Tu vas bientôt le savoir mon coco. Je le pensais fortement, je plissais légèrement des yeux. Je faillis étouffer un rire. Un salop ? Oui c’est vrai que je ne voulais plus lui parler après ce fameux épisode dans son bureau. J’étais dos à lui, je m’appuyais sur la table, mais mains encadrant la bordure de la table.

    « L’intêret, et bien disons que je ne voudrais pas que tu sois surpris en me voyant dans quelques heures rôder dans les couloirs.Puis je veux te faire souffrir comme tu m'a fait du mal. Je ne sais toujours pas pourquoi tu t'acharnais sur moi alors que cela aurait bien pu être un autre élève. Alors maintenant tu crois tout ce que je te dis ? C’est bien intéressant, ta pensée n’a pas changée en cinq ans Don. »

    Je me relevais et je contournais la table pour prendre mes affaires. Rien qu’en prononçant son prénom j’en avais les frissons, que j’essayais clairement de cacher. Je pris mes livres et mes feuilles le regardant avec ce même regard qu’au début. Je me dirigeais vers la porte.

    « Oh et puis je pensais que tu ne voulais pas bavarder avec moi. D’ailleurs je te fais ce plaisir, c’est moi qui m’en vais. J’en ai finis avec toi pour aujourd’hui. »
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Jeu 30 Avr 2009 - 23:06

Spoiler:
 

Alors qu’elle se retournait, Don secouait la tête avec un demi-sourire. Elle passa si près de lui que sa hanche frôla sa main. Il réprima un frisson. Il se doutait que tout cela était calculé. Elle avait toujours été froide et calculatrice avec lui. Elle se mit dos à lui, et commença à lui expliquer les raisons de sa présence. Menken déglutit difficilement. Il ne voyait pas vraiment où elle voulait en venir. Il fallait qu’on lui explique. Lui faire mal ? Non, elle avait dû se tromper. Il se comportait avec elle comme avec tous les autres élèves. Elle ne l’avait jamais compris. D’ailleurs elle était la seule à prendre ses remarques au premier degré et y répondre. Allez savoir ce qui se passait dans sa petite tête. Il allait s’avancer vers elle, mais Becky prit soudainement ses affaires et commença à partir. Don ne suivait plus. Si son but était de lui retourner le cerveau pour lui arracher et marcher dessus, et bien c’était réussi. Voilà, il ne la comprenait pas. Il faisait de son mieux, mais son côté lunatique et surprenant ressortait toujours dans les plus mauvais moments. Il soupira et s’approcha d’elle alors qu’elle s’apprêtait à partir. Il l’attrapa par le poignet et la força à se retourner. Il y avait un petit détail qu’il avait besoin d’éclairer. Avait-elle fait exprès ? Tout cela était-il calculé d’un bout à l’autre juste pour savoir pourquoi ? Ce dernier rit intérieurement. Si elle savait.

« Tu as parcouru tout le pays rien que pour savoir pourquoi je me suis comporté ainsi avec toi, il y a cinq ans ? »


Elle voulait savoir ce que c’était d’avoir mal ? Il resserra un peu plus l’étreinte autour de son poignet. Elle était maintenant à quelques centimètres de lui. Il tenta d'oublier la proximité de leurs corps. Qu’était-il en train de faire ? Rebecca lui faisait réellement perdre la tête. Il ne savait plus ce qu’il faisait. Il ne prenait qu’un tout petit plaisir à lui faire cela. Mais toute culpabilité s’envola lorsqu’il repensa à ce que Becky avait dit, quelques secondes auparavant. Si elle voulait le voir souffrir, il n’allait pas rester là sans rien faire. Le petit jeu, commencé quelques années plus tôt, qui consistait à s’envoyer des remarques bien placées là où ça fait mal, avait évolué. Il n’allait pas le nier, elle aussi lui avait fait du mal en un sens. Elle le savait aussi bien que Donnie. Et pour enfoncer le clou, il continua.

« Ce qui s’est passé, dans mon bureau, tu te rappelles ? » commença-t-il en fixant ses yeux verts. « C’était une erreur. Une énorme erreur. »

C’était faux, bien sûr, mais Don se doutait bien que cela allait lui faire mal. Car même si elle avait réagi de façon plutôt violente à cette « erreur », cette réaction était survenue un peu trop tard à son gout et sonnait plutôt faux. Et d’un autre côté, elle y avait plutôt bien réagi au début, il avait été attentif. Il ne souriait pas. Son visage se voulait neutre. Mais au fond de lui, tout était confus. Il était énervé, il était en colère. Après elle, et aussi après lui. Comment pouvait-elle avoir un effet si négatif sur elle ? Il n’avait pas encore trouvé le remède à Rebecca Baxter, d’ailleurs, il ne le trouvera jamais. Décrétant que le petit jeu avait assez duré pour aujourd’hui, il relâcha sa main. Il devenait vraiment cinglé. Il l’avait prédit. Si jamais elle revenait, il allait perdre la raison. Il était au bord de la falaise et allait tomber dans quelques instants si elle continuait de jouer avec lui.
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Jeu 30 Avr 2009 - 23:44

    Voilà c’était dit. Pendant combien de temps fallait-il que je le torture et que je me torture pour pouvoir être satisfaite ? A l’intérieur de moi-même, je voulais qu’il m’arrête qu’il me regarde et puis voilà. Je voulais juste ressentir le contact de sa peau contre la mienne. Compliquée ? Oui je l’étais. Je voulais lui faire du mal, mais au final je m’en faisais plus qu’autre chose. Peut-être que je prenais au premier degrès, mais pourquoi il continuait ? Normalement un professeur fait en sorte de ne plus recommencer pour ne plus se prendre la tête non ? Je ne comprenais plus rien. Je crois que je n’en sortirais pas indemne de ce lycée.Alors que je m’apprêtais à partir, je sentis une pression sur mon poignet gauche. Il me retourna brutalement vers lui et mes affaires tombées, je les suivais du regard que je reportais ensuite sur Don.Touchée coulé. Ses paroles étaient comme des lames de rasoir sur ma peau. Je ne savais presque plus quoi répondre, emprisonnée dans ses paroles. Il m’avait bien eut. J’essayais de me détacher de son étreinte.

    « Je..Que veut-tu que je te dise ? Que je suis venue juste pour toi me semble un peu égoïste. Et puis lâches-moi tu me fais mal. »

    Je sentais son regard menaçant sur moi, le voilà qu’il recommencer à prendre du poil de la bête. Je me retrouvée dans une voie sans issue. Est-ce que je vais finir par devenir folle ? Quand je suis avec lui, mes moyens sont précaires et je n’ai plus toute ma tête. Il ne semblait pas m’écouter et serrait d’avantage mon frêle poignet. Que lui arrivait-il ? Nos deux corps s’étaient rapprochés mais je ne pensais pas à cela, du moins c’est ce que je voulais me faire croire. Comme si cela ne suffisait pas il en rajouta une couche. J’émis un léger rictus. Je le fixais dans ses précieuses perles marrons.

    « Ah oui.. »

    Il relâcha ma main et je me massais légèrement le poignet. J’hochais négativement de la tête et je portais un vague regard à mes affaires étendues sur le sol. Je reportais mon regard sur lui et je m’approchais de lui, le forçant à reculer et il buta sur la table. J’approchais mon visage tout prêt du sien.

    « Alors pourquoi à tu fais cela si c’était une ENORME erreur, j’aimerais bien le savoir. »

    Voilà si il voulait me mettre en colère c’était gagné. Maintenant je n’étais plus calme, j’allais devenir hystérique si ma colère ne se calmait pas. Je le fixais des yeux, ma mâchoire bougeait.Je tremblais légèrement sous le cou de l’émotion et je lui tournais le dos. Je portais mes mains à mon visage fermant les yeux. Que m’arrivait-il ? Je jetais un bref regard derrière moi, sentant son regard courroucé.
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Ven 1 Mai 2009 - 8:27

Becca l’avait supplié de le lâcher. Don était satisfait. Il eut un sourire cruel. La proximité de leurs corps les faisait vraiment dérailler. Il avait senti son pouls battre plus fort à mesure qu’il encerclait son poignet. Il savait que cela était dû à la douleur mais il savait qu’il y avait autre chose. Il ne faisait plus attention à rien. Ses affaires étalées sur le sol, il n’en avait rien à foutre. Il la relâcha et après s’être massé le poignet, elle s’approcha tellement vite de lui que, légèrement surpris, il n’eut pas d’autre choix que de reculer, se prenant au passage la table dans le dos.

« C’est ce que tu voulais non ? Tu voulais avoir mal. Tu ne sais pas ce que tu veux Becky. »


Le visage de la jeune femme était tout prêt du sien. Ils se touchaient presque. Quelque chose en Rebecca le rendait fou, dans tous les sens du terme. Don se redressa alors, pestant contre la domination qu’elle avait sur lui. Là, son visage a quelques millimètres du sien, il aurait pu l’embrasser. Mais il n’aimait pas avoir ce gout d’inachevé dans la bouche. Il voulait aller au bout des choses, c’était la raison pour laquelle il avait tenté de ressortir avec Jordana. La raison pour laquelle, et bien sûr il l’aimait, il s’était marié avec Rachel. La raison pour la quelle il avait ce qu’il avait fait avec Rebecca, ce fameux jour, dans son fameux bureau. Et pourquoi donc il avait fait cette fameuse erreur, ce jour-là ? Heureusement qu’elle ne pouvait pas lire en lui. Elle y verrait un tas de choses, un tas de choses qu’elle ne serait pas forcément heureuse de voir. Elle commençait à respirer un peu plus fort, ses narines bougeant au rythme de ses soupirs effrénés. Bien, elle était en colère. Au moins, ils partageaient quelque chose. Il allait ouvrir la bouche. Peut-être pour lui répondre quelque chose, mais la referma. Au même moment, alors qu’elle commençait à trembler, elle se retourna. Don secoua la tête. Lorsqu’elle lui jeta un regard par-dessus son épaule, il saisit l’occasion, et la retourna violemment contre la table, lui saisit les épaules, et se mit face à elle. Des flammes brûlaient dans les yeux du jeune homme, tous deux étaient énervés, on aurait presque pu toucher la tension du bout des doigts. Il ne dit rien pendant un petit moment. Il ne faisait que la fixer de ses yeux agacés et irrités.

« Si je te l’avoue, tu seras satisfaite. Tu auras de quoi me faire souffrir. Je ne veux pas rester là sans rien faire. Tu as entamé quelque chose, maintenant c’est à moi de le finir. Tu auras mal, Rebecca. »

Alors il avança son visage vers elle. Ses yeux brûlaient de plus en plus. Pourquoi avait-il dit cela ? Il n’en était pas sûr. Il ne voulait pas en arriver là. Le Don de d’habitude n’y aurait pas prêté attention. Mais quelque chose en elle le poussait presque à agir très mal, à être l’homme qu’elle voulait avoir en face d’elle. Il n’y en avait jamais assez dans leur perversion. Lorsqu’elle était assise en face de lui, cinq ans plutôt, et qu’elle lui répondait avec autant de sarcasmes que lui, si ce n’est plus, il aurait très bien pu se taire. La laisser gagner. Après tout, qu’est-ce que ça aurait changé ? Il l’aurait ignoré et serait passé à autre chose. Mais non, il avait ce besoin incessant d’avoir le dernier mot avec elle, d’appuyer là où ça faisait mal et surtout de la blesser le plus possible, mais toujours intelligemment. Alors oui, il se conduisait avec elle de façon différente. Il se l’avouait enfin. Il s’avançait de plus en plus, leurs corps se touchait déjà, ses lèvres allaient en faire de même. Mais au dernier moment, il se recula. Il la lâcha. Il la fixait toujours avec le même air. Elle souffrait assez là ? Car lui, il souffrait beaucoup maintenant.
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Ven 1 Mai 2009 - 14:02

    Je fulminais, j’étais en colère contre lui. D’ailleurs pourquoi était-il resté ? Il voulait vraiment remettre le couteau dans la peau. Si je n’avais pas la moindre once d’importance pour lui, il aurait sûrement du être parti à l’heure qu’il est. Il me rend vraiment folle, je n’ai jamais été dans un état pareil dans toute ma vie. J’arquais légèrement un sourcil à ces paroles. Moi avoir mal ? J’en ai déjà assez pour ne plus en redemander.

    « Je n’ai jamais dit que je voulais avoir mal Don. »

    Je serrais mes poings, à ce moment là j’avais une montée d’adrénaline. Si j’avais pu le giflée je l’aurai fais, mais, mon corps ne veut pas du tout ce que réclame ma conscience. Je risquais alors un léger coup d’œil derrière moi pour voir dans quel état j’avais pu le mettre. C’est alors que je sentais son bras sur le mien et il me projeta violemment contre la table manquant de me faire mal. Il me saisit par les épaules et je réprimais un léger frisson. Je me sentais mal à ce moment même, je n’arrivais plus à contrôler mon rythme cardiaque, je ne faisais que le fixais des yeux. Nos yeux lançaient des éclairs et même des étincelles passant au feu directement. On brûlait de colère et ce n’était pas près de finir. Je l’entendais vociférais ces paroles contre moi comme des couteau voulant de découper en fines rondelles. J’hochais la tête. C’est lorsque je voulais rappliquer quelque chose que mes lèvres restèrent entr’ouverte luttant contre l’assaut de son visage contre le mien. Nos corps était comme soudés à cet instant, je sentais mon corps bouillonnait. Je savais bien qu’il jouait, il voulait me torturer et il n’aurait pas imaginé pire que celle qu’il m’afflige. Je sentais son souffle sur mes lèvres, nous étions proches, très proches. Je ne respirais même plus cela en devenait presque gênant. Cela me faisait penser à cinq ans plus tôt dans son bureau. La même situation sauf qu’au début j’étais surprise et que j’aimais cette sensation qui me traversait, mais lorsque je reprenais mes esprits, je comprenais alors que je faisais une erreur et alors je l’avais insulté et giflé, ôtant ses mains. Il s’avançait de plus en plus, je ne pouvais plus reculée, j’avais atteint le maximum, si il n’arrêtait j’allais fondre sur lui. C’est alors qu’il s’enleva de moi et je pu retrouver un rythme normal. Il me lâchait mais me fixait toujours autant comme auparavant. Je m’humectais les lèvres préparant ce que j’allais dire.

    « As-tu honte de m’avouer cette chose ? Crois-tu que cela soit suffisant pour que je puisse l’utiliser contre toi ? Tu as tort, je n’ai pas besoin de cela pour le faire. Tu ne sais rien de moi. »

    Je me rapprochais de lui, étant à son niveau, épaule contre épaule, je le regardais du plus profond de ses yeux pendant quelques instants.

    « As-tu vraiment envie de finir ? Alors je ne serais pas la seule à avoir mal Don. »

    Je le fixais une dernière fois pour aller ensuite ramasser mes affaires. Je me baissais légèrement ramassant une de mes feuilles éparpillées.
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Ven 1 Mai 2009 - 16:37

    Don lui faisait maintenant face, et croisa les bras, sans la quitter des yeux. Elle lui demandait s’il avait honte, et Don leva les yeux au ciel. Honte n’était pas tout à fait le mot approprié. Premièrement il ne le considérait pas comme une erreur, il n’en avait pas spécialement honte. On ne peut avoir honte de lui avoir fait ce qu’il lui avait fait. Il y repensa un instant encore. Le visage de Don se changea en un rictus alors qu’elle venait de lui dire qu’il ne savait rien d’elle. C’était faux. Il savait beaucoup de choses d’elle. Il savait pour son père, il savait ce qu’elle voulait faire lorsqu’elle était lycéenne. Il connaissait sa sœur, qui avait l’air d’être tout son contraire. Il savait qu’elle n’était pas du genre populaire, et qu’elle préférait passer son temps à travailler à la bibliothèque. Il savait qu’elle était sérieuse. Il l’avait souvent observé dans la cour de l’école. Il savait qu’elle pouvait être rieuse, joyeuse. Il savait que toute cette comédie avec lui n’était qu’un masque. Car il savait qu’elle était spontanée et généreuse, l’article du journal dans le couloir pouvait assez le prouver non ? Elle était têtue aussi, le fait qu’elle fut là à vouloir le faire souffrir le montrait assez bien. Cependant il préféra garder pour lui toutes ces informations.

    « Tu te trompes, Becky. Tu m’en as laissé voir beaucoup de toi. Et ce n’était pas forcément volontaire. »

    Elle se rapprocha de lui. Mais lui ne bougeait pas. Lui annonçant une nouvelle fois qu’il allait souffrir, Becky voulait encore une fois lui faire peur. Mais comme il lui avait déjà dit une fois, il n’avait pas peur d’elle. Impressionné peut-être par ce qu’elle était devenue, et pas qu’au niveau de sa carrière. Il était évident qu’elle avait un physique affolant. Il était parfois amusé de ses réactions, du fait qu’elle prenait au premier degré toutes ses remarques. Il était souvent agacé de sa façon d’agir, comme aujourd’hui par exemple. Alors, il souffrira peut-être, il souffrait déjà, mais n’avait pas peur de Rebecca Baxter. Il se doutait qu’elle allait revenir, il avait tenté de s’y préparer, puis il avait préféré ne plus y penser. Jusqu’à ce que l’article arrive, comme un boomerang qui l’aurait frappé en pleine tête. Histoire de lui dire qu’elle n’était jamais loin. Son sourire avait maintenant disparu. Alors qu’elle s’était baissé pour ramasser ses affaires, il se dirigea à la fenêtre. Aujourd’hui, le charme du petit parc qui faisait face à la salle des professeurs ne faisait pas d’effet sur son humeur. Rebecca était juste derrière lui, et elle agissait comme un micro climat dès qu’elle était dans ses parages. Il changeait d’humeur. Son soleil devenait un orage. Le jeune homme se retourna et s’assit sur le rebord de la fenêtre. Il étudiait chaque forme de son corps, chaque courbe qui se mouvait alors qu’elle attrapait un papier ou un livre. Un papier jonchait le son juste à côté de sa chaussure. Don fixa la jeune fille s’approcher pour le ramasser. Il posa le pied sur la feuille et la força à relever la tête. Il ne dit rien pendant un instant.

    « Quelle est la prochaine étape ? Tu as encore des plans en réserve pour me faire tomber ? »

    Il ne comprenait pas. Comment pouvait-on être aussi obsédé par quelqu’un ? Là il parlait de lui-même. Depuis tout ce temps, il n’avait pas réussi à l’oublier, à passer au-dessus. Il avait besoin d’elle pour qu’elle réponde à ses remarques, quelqu’un qui n’agisse pas comme tous les autres élèves, ou toutes les autres personnes. Mais elle aussi avait l’air d’être bien arrangé le concernant. Il voulait savoir ce qu’elle attendait de lui. Il avait besoin qu’elle lui dise quoi faire. Il commençait à prendre goût à tout ce qu’elle venait de et voulait lui faire subir. Il en voulait encore. Là était le problème.
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Ven 1 Mai 2009 - 17:49

    Je commençais à me sentir lasse de tout ça, ce jeu si excitant et à la fois malsain. Seulement ma tête me demandait de continuer comme si cela était devenu une nécessité. Je voyais son visage qui se transformait en un léger rictus. Je devais m’en doutait qu’il devait connaître des choses sur moi, mais je me persuadais que tout ce qu’il disait n’était que mensonge, encore un moyen de me faire flancher. Comment pouvait-il tout savoir de moi alors que je ne savais strictement rien de lui. A part qu’il avait une femme qu’il devait chérir. Cela se voyait juste à son alliance. Peut-être était-il un homme bon, je n’en avais aucune idée, peut-être que j’étais la seule à faire ressortir son mauvais côté ? Non je ne suis sûrement pas la seule. Il faut que j’arrête de me faire des idées. Je ne répondais pas à ces propos, ne trouvant rien à redire, juste un hochement de tête. Combien de temps ma tête et mon corps allait-ils devoir supporter encore toute cette mascarade ? Je ne savais pas. Lui et moi c’était comme chien et chat, on ne s’entendait pas mais notre comportement influençait beaucoup l’autre. Je n’aurais jamais crue qu’un homme comme Don, qui plus est un de mes professeurs puisse avoir autant de pouvoir sur ma personne. Moi qui avait été élevée par ma mère, une telle puissance masculine était du jamais vu. Est-ce que j’avais bien fais de revenir ? Moi qui voulais lui faire du mal, je m’en faisais plus à moi. J’essayais de garder mon calme et repérer mes affaires m’arrêtant pendant quelques secondes. Je du me mettre à quatre pattes comme les bébés et je ramassais des feuilles. Seulement lorsque je me retournais une de ces maudites feuille se retrouvaient au niveau de Don. Je le fixais du regard et je voyais dans son regard qu’il allait faire quelque chose. Je me relevais tout en essayant de me précipitée vers cette feuille et au moment où je me baisse pour la prendre, Don mit son pied dessus, ce qui me força à relever ma tête et à le fusiller du regard. J’écoutais attentivement ces paroles.

    « Et toi que va tu faire ? Tu peux dire ce que tu veux maintenant que je suis à ta merci. Aurais-tu l’obligeance d’enlever ton pied. »

    Je soupirais puis regarder ma feuille. Je me relevais doucement et me rapprochais de Don. Je mettais mes mains sur les bords de la fenêtre. A ce jeu-là je suis la plus forte, même si Don maîtrise à la perfection ses impulsions. Quoique, on va dire partiellement. J’approchais mon visage tout près du sien et faire en sorte que la tension monte au maximum. Je m’approchais de son oreille, ma bouche effleurant légèrement son lobe.

    « J’en ai sûrement d’autre en réserve mais je ne compte pas te le dire sinon ça ne serait pas amusant. »

    Je ne savais pas si cela avait fait effet mais je me détachais de son corps. Je me baissais légèrement pour prendre ma feuille qu’il avait libérée et prendre par la même occasion mes affaires. Je lui tournais le dos et posais ma feuille sur la table pour essayer de la défroisser. Je massais légèrement mon cou et je sentais mon tatouage sous mes doigts.
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Sam 2 Mai 2009 - 10:49

    Monter la tension à son paroxysme, il fallait avouer que Rebecca savait le faire. Don avait du mal à respirer, elle se mit tout prêt de lui. Elle approcha son visage, Don crut un quart de seconde qu’elle allait l’embrasser. Mais au dernier moment, elle dévia la trajectoire de ses lèvres et il la sentit frôler son oreille. Il frissonna. Et fut soulagé. Becky lui répliqua qu’elle ne voulait rien dévoiler de peur de gâcher la surprise. Puis se détacha de son corps, et Don, qui restait interdit, ne dit rien, ne la retint pas. De profil, face à lui, Rebecca se massait le cou. Il étudia encore quelques instants ses courbes. La vie était-elle si compliquée ? Il était certain que dans un autre contexte, tout cela ne se serait jamais passé. Il y aurait peut-être eu cette même tension, mais il l’aurait utilisé à autre chose. Et non pas à ce détruire de la sorte. Il se releva alors, et alla se placer derrière elle, comme quelques secondes auparavant. Seulement cette fois, il ne lui attrapait pas les épaules et ne la retourna pas violemment. Il se contenta de rester comme ça, son souffle rebondissant sur la nuque de la jeune fille. Il gardait les mains le long de son corps, tentant de se contrôler. Il se détestait. Il avait envie de plus, et il voulait aussi lui passer l’envie de revenir à Ocean Grove.

    « Qu’est-ce que tu veux réellement Becky ? »

    Il déglutit difficilement. Il n’allait pas pouvoir, encore une fois, la voir déambuler dans les couloirs, la voir le narguer chaque fois qu’elle allait passer devant sa salle. On allait vite se retrouver dans la même situation que cinq ans plus tôt. Don secoua doucement la tête, un sourire cynique accroché à son visage. Rebecca avait presque dicté la vie qu’il menait aujourd’hui. S’il avait demandé Rachel en mariage et lui avait fait cet enfant, c’était en grande partie grâce à Becky. Il avait voulu oublier la jeune fille, mais c’était peine perdue. Elle faisait partie de sa vie maintenant. Il en était responsable en plus. Il le reconnaissait maintenant. Après tout, s’il ne lui avait pas demandé de venir dans son bureau, il n’en serait certainement pas là. Il aurait pu poser ses mains sur ses hanches, refaire voler tous les papiers qu’elle venait de reposer sur le bureau, et la coucher sur la table. Mais quelque chose l’en empêchait. Si ce n’était pas le respect et la fidélité envers sa femme, c’était certainement sa fierté. Ce serait comme avouer qu’elle avait gagné. Elle voulait qu’il souffre, et s’il le faisait, il allait souffrir, et par conséquent, elle ne pourrait que se déclarer vainqueur. Serrant les dents, il continua.

    « Tu aurais voulu que je reprenne les choses où on les avait laissé, c’est ça que tu veux ? »

    Il avait tenté de garder son calme, mais une once de cynisme refaisait enfin surface dans ses paroles. Il savait qu’elle serait autant tiraillé que lui de donner une réponse à cette question. Il se tourna alors, se mit juste à côté d’elle. Il appuya sa main à un dossier d’une des chaises, et posa sa main sur le dos de Rebecca. Il remonta le long de son dos, s’arrêta sur sa nuque, puis passa les mains dans ses cheveux. Il en agrippa quelques-uns, puis tira sa tête en arrière. Il n’avait pas fait attention à la force qu’il avait mise dans son emprise. Il la força à le regarder.

    « Réponds-moi. »
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Sam 2 Mai 2009 - 18:23

    Ma feuille ne voulait pas se défroisser. J’avais beau insister elle ne voulait pas. Don pouvait bien être fier de lui, il en mit en tas mon cours de français que j’avais préparée la veille pour la rentrée. Mon cou me faisait horriblement mal et je me le massais. J’étais nerveuse et mes nerfs ne se calmeraient pas tant que je serais en compagnie de Don. J’essayais de me concentrer mais je sentis alors la présence de Don derrière moi. Son souffle chaud, puissant et régulier offrait à ma peau de longs frissons que j’essayais de camoufler sous ma froideur. Je fermais néanmoins les yeux pendant quelques secondes, me calmant et luttant contre cette douce torture. J’écoutais attentivement ses paroles, remarquant que son air n’avait pas changé et il m’attaquait avec cette fameuse question. Ce que je voulais ? Apparemment tu n’as pas l’oreille attentive Don. Je veux te faire souffrir et nous n’en sortirons pas indemne à ce jeu, comme si cela en devenait nécessaire.Comme si nous jouions avec le diable, mettant en tortures nos âmes.

    « Je t’ai déjà dit ce que je voulais Don. »

    Ma voix ressemblait à murmure. Je ne comptais pas élever la voix, sinon il aurait compris que j’étais déstabilisée, chose que je ne voulais absolument pas montrer. Je gardais en vain mon calme, même si cela était impossible car lorsque je suis en sa compagnie je ne réponds plus de moi-même. Je sentais son corps tout proche des miens, ses doigts effleuraient les miens, j’avais crue devenir folle. De toute façon lorsqu’il s’approche ne serait-ce qu’un peu trop, mon corps sonne l’alarme et j’essaye de me contenir, c’est difficile. Combien de temps pourrais-je tenir fasse à ses assauts. Je ne voulais pas le regarder et je serrais mes poings. Je le voyais alors se mettre à côté de moi. Son regard essayait de sonder mon âme, de voir ce que je pouvais penser. Je tournais délicatement ma tête et plongeait mes yeux dans les siens sans la moindre once de défaillance. Il n’y avait plus un mot mais du défi. Précédemment il me confia que je voulais sûrement reprendre là où on s’était arrêté il y a cinq années déjà. Je plissais les yeux, continuant à le défier sans cesse du regard. Si je voulais reprendre ? Je n’allais pas lui dire que j’en mourrais d’envie sa serait idiot. Pourtant...je devais reconnaître qu’il m’avait quelque peu coincé avec cette question. Je me souviens encore de cette gifle mémorable. Je fus interrompue dans mes pensées par sa main qui se fraya un chemin dans mon dos, remontant lentement ma colonne vertébrale, j’ouvrais légèrement la bouche. Je me forçais à ne pas fermer les yeux pour ne pas succomber et il monta, caressant mes cheveux puis il les prit d’une poigne et baissa ma tête en arrière. Il était proche de moi et je sentais mon souffle qui était court. Je portais ma main à la sienne.

    « Que veut-tu que je te réponde. Que j’en meure d’envie ? Sa serait idiot. D’un côté si je te disais oui, tu voudrais le faire ? »

    Je gémissais légèrement ayant mal. Sa poigne était violente, ma peau était soumise à rude épreuve. Je le regardais attendant sa réponse. Je me noyais dans l’immensité de ses yeux marrons et son visage marqué par la colère.
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Sam 2 Mai 2009 - 23:02

    Don sourit une nouvelle fois. Elle commençait à vaciller. Lui gagnait du terrain à mesure qu’elle reculait. Il s’était renvoyé la balle pendant quelques minutes mais le jeune homme semblait avoir l’avantage. Premièrement, elle murmurait. Elle semblait avoir perdu toute assurance dans la voix. Ensuite, Don lui tirait la tête en arrière, comme si elle était une marionnette qu’il pouvait manipuler à sa guise. Enfin son souffle était court, elle respirait rapidement comme si elle venait de courir un marathon. Il sentait qu’il marquait un point avec sa question. Il avait appuyé la où cela faisait mal et l’avait piégé. C’était exactement ce qu’il voulait. Avec cette question, il savait que sa réponse le fixerait sur ce qu’elle voulait.

    « Bien, maintenant je sais exactement ce que tu veux. »

    Enfin il comprenait. Soit elle jouait très bien la comédie, ce dont il doutait fort. Becky voulait tout simplement le faire souffrir, ça il l’avait compris, mais en reprenant le cours des choses. Elle détestait sûrement Don, mais une part d’elle-même le voulait, c’était clair dans son cerveau. Et c’était justement cela qui le poussait à devenir sadique. Elle était venue pour ça, pour le faire souffrir après tout. Alors il allait s’amuser aussi. Ce qu’elle voulait tellement, il la laisserait certainement espérer dans ses gestes, mais la fera toujours attendre. Elle comprendra peut-être qu’il est inutile de s’en prendre à lui. Don tira un peu plus sa tête en arrière, s’approcha encore un peu. Il l’entendit gémir, ce qui décupla son plaisir. Becca posa sa main sur la sienne, comme si elle en voulait encore plus, enfin c’est ce qu’il crut. Un sourire malsain continuait de fleurir à ses lèvres, alors qu’elle lui demandait si lui avait envie de le faire. Continuer à se mentir serait pure folie. Bien sûr que oui, il en avait envie. Mais lui accorder un tel plaisir, une telle faveur de lui dire la vérité, serait lui rendre son point et lui donner la victoire. Alors il répondit à sa question en détournant la réponse.

    « Rebecca, ne te fais pas d’illusions. »

    Il approcha encore un peu son visage. L’air ne passait même pas entre leur peau tellement ils étaient proches. La colère et le sadisme étaient peints sur son visage.

    « Ca n’arrivera jamais. Tu sais très bien pourquoi, car je suis marié. »

    Il avait insisté sur ce dernier mot qui était parti mourir sur les lèvres de la jeune fille. Qu’elle comprenne bien que lui aussi pouvait faire mal. Il se réjouissait tout seul, il savait qu’il avait mené à bien son dessein. Il la relâcha enfin. Mais ils étaient toujours aussi proches et il continuait de la regarder, de haut, comme pour la défier de faire quoi que ce soit.
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Sam 2 Mai 2009 - 23:42

    Il était inutile de dire que j’avais perdue du terrain, mais je comptais en regagner d’une manière où d’une autre. Me provoquer encore et encore ne faisait qu’attiser ma colère. J’entendais ses paroles, le maudissait à l’intérieur de moi-même. Ce que je pouvais le détesté. Dans ma vie je ne pense pas avoir autant détesté une personne à ce point-là. Don surpassait tout cela et je haïssais cet homme au plus haut point. Je souriais à ces paroles. Ainsi maintenant il savait ce que je voulais. Cette phrase sous-entendait quelque chose.

    « Tu a peur que je gagne ? Avoue-le. »

    Même si je n’étais pas en position de dominance, ma parole ne m’avait pas quittée. Je voyais dans ses yeux qu’il ne voulait pas que je gagne. De toute façon cela ne pourrait pas être pire que maintenant. Il resserrait son étreinte de plus en plus alors que ma main essayait de le stopper. Lui devait comprendre le contraire. Il s’approcha encore plus de mon visage et je feignais l’indifférence. L’indifférence est la plus belle arme que j’avais. Je me contentais de le regarder d’un air défiant. J’émis un léger rictus. Me faire des illusions ? Non mais je devais rêver. Don Menken, qui me disait de ne point me faire d’illusions. C’est le comble. Il se rapprocha encore et encore de mon doux visage. Je sentais presque sa barbe toucher mon épiderme. J’arquais un sourcil.Cela n’arrivera jamais ? Mais il se contredit là ! Si il croit que cela va me faire enrager et bien il se trompait ! Il croyait me faire du mal en disant qu’il était marié, comme si je ne le savais pas.Il me relâcha enfin. Je me massais légèrement ma tête et passait à l’attaque.

    « Tu oublies que c’est déjà arrivé. Comme si je ne savais pas que tu étais marié. Il ne fallait pas ouvrir les hostilités dans ton bureau. »

    Si il voulait avoir de la souffrance il allait en avoir. Je me rapprochais de lui, il allait détester mes gestes. Une de mes mains se mit sur son torse et remonta jusqu'à son cou pour caresser son visage que je griffais à peine. Mes lèvres effleurèrent les siennes.Je sentais un léger soubresaut et c’était avec plaisir que je me rapprochais encore pour me détacher de lui. J’avais un sourire sadique sur mon visage.

    « Si tu crois être le seul à pouvoir faire mal, c’est mal me connaître. »

    Je me dirigeais vers la fenêtre et je m’asseyais sur le rebord. Je croisais mes jambes et attendait sagement sa réponse.
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Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Dim 3 Mai 2009 - 8:32

    Don émit un léger rire. Becky croyait vraiment qu’il avait peur d’elle. Elle se faisait réellement des illusions. Peut-être y avait-il une once, minime, de peur dans le mélange de sentiments qu’il éprouvait à son égard. Après tout, on ne contrôlait pas vraiment ce qu’on ressentait pour une personne. Mais on savait précisément de quoi ces sentiments étaient faits. En l’occurrence, la peur n’en était pas le moteur essentiel. Don préférait ne pas trop penser à ce dont ses propres émotions étaient faites. Ne compliquons pas la situation plus qu’elle ne l’était.

    « Je croyais pourtant t’avoir déjà dit que je n’avais pas peur de toi. »

    Le mot qu’elle employa pour décrire la scène du bureau le fit sourire. Des hostilités ? On aura tout vu. Bien sûr, il en était responsable, mais quelle hypocrite quand même. Elle avait apprécié ces hostilités, qu’elle ne dise pas le contraire. Elle pouvait dire tout ce qu’elle voulait d’ailleurs, il savait qu’elle en avait savouré chaque seconde. Lui aussi bien sûr, mais évidemment, il ne lui montrera pas. Il essayait tant bien que mal de lui prouver que c’était une erreur, en vain. Alors qu’il était en train d’y repenser, elle passa une main sur son torse, et dans la plus douce des souffrances, la remonta jusqu’à sa joue. Il se mordit l’intérieur de la joue, à défaut de fermer les yeux. Si elle voyait quoi que ce soit, s’il se trahissait, il était perdu. Becky se rapprochait de plus en plus, griffa sa joue, et leurs lèvres entrèrent en contact. Il se recula très vite, mais le mal était fait. Si la vie tranchait autant qu’un couteau, Becky, pour sûr, était celle qui l’aiguisait. Et le pire c’est qu’il aimait le contact du couteau sur sa peau. Satisfaite, elle se recula et alla s’assoir sur la fenêtre. Agacé, à la fois parce qu’elle l’avait embrassé et parce qu’elle s’était reculé, Don, tira la chaise qui se trouvait devant lui bruyamment, puis s’assit dessus, fixant un point imaginaire sur le mur d’en face. Il ne voulait plus la regarder. Elle lui faisait trop de mal comme ça. Furieux, il se releva. Il la rejoignit sur le rebord de la fenêtre, la souleva en la prenant par la taille. Il ne quittait pas son visage des yeux, mais ne l’embrassait pas. Il l’emmena jusqu’à la table où il l’étendit dessus. Il se mit au-dessus d’elle, ces doigts encerclant ses poignets, ses mains ramenant les siennes au-dessus de sa tête.

    « Peut-être que tu sais me faire mal, mais je gagnerai à ce jeu, crois-moi. »

    Don descendit son visage jusqu’à son oreille et en mordit le lobe. Il resserra ses doigts autour de ses poignets. Pour l’instant il se contenterait de lui faire mal physiquement. Et lorsqu’il la quittera ce soir-là, il sait que la mal moral sera fait. Mais sur lui aussi sûrement.
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