AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 We slip and slide, we just can't get enough [R.]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Mar 5 Mai 2009 - 13:34

    Je savais qu’il me détestait en ce moment, mais, bizarrement cela ne m’affectait pas dans le mauvais sens. J’éprouvais ce plaisir à ce qu’il me déteste, qu’il exprime sa colère sur moi. Cela semble un peu dérisoire ? Je vous l’accorde. Je souriais légèrement dévoilant une dentition parfaite. Mon regard se faisait amusé et intense.

    « Je n’ai jamais dit que tu avais peur de moi, par contre peut-être que perdre ne te plairait pas. »

    Je le regardais, je ne faisais que ça. Avoir peur de moi ? Je me doutais bien qu’il était assez fort pour avoir peur de moi. Je détournais ma tête de lui et regardait la cours vide depuis un certain temps. J’entendais alors une chaise se tirait brutalement et Don s’asseoir, ce qui me fit sourire. Le voir énervé était mon passe-temps favori. Plus il était énervé et mieux je me portais. C’est alors qu’il se releva et lorsque je détournais la tête il me prit par la taille. Je le regardais en plissant légèrement les yeux. Je fus bientôt étalée sur la table comme une feuille et je sentais son corps se coller contre le mien. Il y avait de quoi faire monter la température mais je ne montrais rien de tout cela. Je le sentais près de mon oreille son souffle chaud envahir ma peau. Il avait ramené mes bras autour de ma tête, avait encerclé mes poignets de ses mains faisant offices de menottes. Je le regardais amusé par cette situation. Lui gagné ? Il était à deux doigts de péter un câble et monsieur disais que j’allais perdre ? Tu te trompes Don, si jamais je dois perdre mes ailes, tu les perdras aussi, j’y compte bien.

    « Crois-tu pouvoir être en état de gagner si je fais ça ? » dit-je en me rapprochant dangereusement de ses lèvres. Ma langue passa sur ses lèvres et j’observais satisfaite le sillon mouillé qui apparaissait sur ses lèvres.

    Maintenant j’allais dans son oreille, mes lèvres effleurant délicatement son lobe. Je savais que j’allais le rendre fou.

    « Y prend-tu du plaisir à ce jeu ? de mon côté, je n’éprouve aucun plaisir, sauf celui de te rendre fou. »

    Mon visage était toujours près du sien, le défiant du regard.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Mar 5 Mai 2009 - 16:38

    Don était à deux doigts de la laisser gagner. Elle avait raison, elle le rendait fou. Elle prenait un malin plaisir à promener sa langue sur ses lèvres, sur son cou. Il serra les dents. Cet état de torture doucereuse, il le détestait. Ce n’était pas la première fois qu’il l’éprouvait, mais la façon dont les émotions se mettaient en place dans son corps était de trop pour lui. Il décida d’ignorer toutes ses remarques, à quoi bon argumenter pendant des heures, à quoi bon tourner en rond. Ils avaient la même envie, point. Alors avant qu’il ne ramasse son cœur à la petite cuillère, ce même cœur qu’elle aurait mis en pièce avant de le jeter parterre, il fallait qu’il reprenne le court des choses. Premièrement, il pensa à Rachel. Ca pourrait certainement l’aider à se reprendre. L’image de sa famille parfaite, de sa maison parfaite, de son foyer parfait lui fit l’effet d’une gifle sur la joue. A quoi jouait-il ? Sa vie était une vraie mascarade. Il avait vraiment choisi le mauvais corps, la mauvaise période. Il se torturait lui-même l’esprit, il ne savait même pas s’il était heureux. Et évidemment, toutes ses questions dans son esprit ne serait pas revenue si Rebecca n’avait pas pointé le bout de son nez.

    Il soupira, alors que la jeune femme le fixait avec défi. Il commençait à lâcher ses poignets tout doucement. Il essayait de ne pas la regarder, ses yeux passant d’un côté à l’autre de sa tête, fixant le bois foncé et ciré de la grande table. Son souffle revenait peu à peu à la normale. Il était toujours furieux, mais moins après Rebecca, plus après lui-même. Il se détacha d’elle, se redressa, et se remit debout. Il croisa les bras, et reposa enfin le regard sur Rebecca, toujours allongée. En se couchant sur elle, quelques minutes plus tôt, il avait relevé sa jupe. Elle n’y avait peut-être pas fait attention, mais maintenant ses cuisses étaient à découvert, et il ne se gêna pas pour les regarder. Son regard remonta ensuite, admira ses formes parfaites et retrouvait enfin son visage.

    « Va-t-en. »

    Il l’avait dit plutôt calmement. Becky ne devait pas rester dans son sillage, Don allait devenir fou, et pourrait faire une bêtise. Il aurait très bien pu coucher avec elle, ou l’étrangler. Il ne savait jamais ce qu’il allait faire ensuite lorsqu’il était avec la belle brune. Et c’était bien là ce qui le tracassait. Il serra une nouvelle fois les dents, il fallait qu’il canalise sa colère, ou il pouvait très bien finir avec le poing dans le mur. Et expliquer cela le lendemain matin aurait été difficile. Il s’avança jusqu’à la table, là où elle avait posé ses affaires, et fourra toutes ses feuilles dans son sac, peu importait qu’elles soient froissées ou déchirées. Il se rapprocha d’elle et lui mit ardemment son sac dans les mains.

    « Va-t-en. »

    Dit-il un peu plus fort, avec encore plus de sécheresse dans la voix. Ne cherches plus mon regard, n’essaie plus de me parler, poursuivit-il silencieusement. Il continua à la scruter, puis se retourna. Il en avait assez vu. S’il la contemplait ne serait-ce qu’une seconde de plus, il serait perdu. Il pinca les lèvres. Il savait que tout cela n’était pas fini. Il savait que dès le lendemain, il attendrait son passage dans le couloir, il chercherait à atteindre ses prunelles vertes du regard. Vite il fallait qu’il rentre. Il fallait qu’il oublie tout cela, ou qu’il se réveille de ce séduisant cauchemar.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Mar 5 Mai 2009 - 20:19

    Sa présence sur moi, son regard ancré dans le mien. Je le sentais défaillir. A quoi bon maintenant le défier puisqu’il se retirait du jeu. Je ne sous-entendais pas qu’il avait perdu, non, seulement on était dans une voie sans issue et qu’on tournait en rond comme deux vieilles bourriques. Il relâchait son emprise sur moi, mon regard se faisait moins dur et je regardais ses mains doucement quitter mes poignets. Il ne voulait plus me regarder, je n’arrivais plus à capturer ses yeux. C’est comme si j’avais perdue toute emprise sur lui..Je le regardais se lever et se détacher de mon corps. J’étais toujours allongée et j’étalais mes bras le long de mon corps me massant les poignets. Je me relevais lentement, les cheveux en bataille. Son regard était sans sentiment, je le sentais hors de lui. Je remettais le pan de ma jupe, ne voulant pas qu’il voie mes jambes bien que je me doutais qu’il les avait déjà vu. Une réplique bien cinglante mais dite de manière doucereuse comme une berceuse me frappa en plein visage. Je ne dis rien, regardant par terre mes pieds, je m’humectais mes lèvres. Voulait-il vraiment que je parte ? Je me posais quelques questions. Devrais-je me sentir coupable de tout cela. Il avait une épouse, une belle famille et j’étais devenue cet élément perturbateur. Je relevais alors ma tête pour entendre des feuilles se glissait dans mon sac. Je le regardais faire et je restais interdite devant le spectacle qu’il m’offrait. Il me donna ardemment mon sac, je ne savais que faire. Sa voix m’agressait et pour la deuxième fois je tremblais légèrement, j’avais même les frissons sur mes bras. Je me les frictionnais et descendait de table. Il était maintenant de dos. Je me rendais compte du mal qu’on se faisait. Mais qu’avais-je espérer en venant ici ? Finir tranquillement ce petit jeu et faire comme si de rien n’était ensuite ? Je secouais négativement ma tête, et mes yeux s’attardèrent sur les traits de son visage. Je m’approchais de lui, j’avançais ma main sur son épaule, m’arrêtant en chemin. Ma main se rétracta mais je l’avais effleuré sans m’en rendre compte.

    « Pardonne-moi. »

    Je rendais les armes moi aussi. Nous étions arrivés à une solution critique qui ne présentait pas de solution. Ma voix s’éteint éteint dans ce murmure, je me dirigeais vers les casiers. Je devais déposer mes livres. Pendant une seconde, mon casier me résista et puis je pu l’ouvrir. Je rangeais les livres et fermée brutalement la porte. J’étais en colère contre moi, contre lui, contre tout.

    « Adieu Don. »

    Mes pas résonnèrent dans la pièce et s’éteignirent lorsque je franchissais la porte mon sac en main.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Mar 5 Mai 2009 - 23:02

    L’ouragan était passé. Le calme après la tempête. Leur cynisme à tous les deux résonnait encore entre les murs mais ce n’était qu’un lointain souvenir maintenant. Il croyait qu’elle allait partir, entendant à nouveau le bruit de ses talons sur le sol. Mais elle revenait vers lui. Il croyait qu’elle avait encore une nouvelle attaque en tête, et soupira. Il sentit sa main effleurer son épaule, il tenta de contenir un frisson. Pardonne-moi, disait-elle. Don ne put s’empêcher d’avoir un petit rire ironique. Lui pardonner ? Mais de quoi ? D’exister ? Il n’y avait rien à excuser. Il tourna légèrement la tête, la scruta un instant. Il secoua la tête une nouvelle fois, essayant de lui faire comprendre quelque chose, mais il ne savait pas trop quoi. Elle se retourna alors, rangea des livres dans son casier et prit le chemin de la sortie. Il se retourna. Elle lui dit Adieu, il ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. Il ne fit rien, ne la retint pas. Pourquoi faire après tout ? Il n’y avait rien de plus qu’un petit jeu entre eux. Il attendit quelques minutes, il ne sut pas exactement combien. Puis il sortit de la salle, éteignit les lumières, ferma le bâtiment principal, et rentra chez lui.

    Il avait fait comme si de rien était en rentrant. Comme il avait toujours fait. Cacher des choses à sa femme, il avait très bien réussi à le faire jusqu’à maintenant. Ca lui faisait plus mal que d’habitude, mais il avait réussi. Ce qu’il redoutait le plus, c’était le lendemain matin. Il avait passé la nuit à lire, comme à son habitude. Ses deux heures de sommeil habituelles avaient été peuplées de rêves obscènes, cela l’avait dégouté. Il avait vu sa femme lui dire qu’elle savait pour tout ça, et il s’était enfermé chez lui, la laissant dehors. Après il se voyait étrangler Rebecca, tout en découvrant qu’il était en train de lui faire l’amour. Il s’était réveillé en sursaut. Il avait préféré s’éloigner du lit marital, du lit tout court en fait. Il avait relu Gatsby le Magnifique, essayant de se souvenir par la même occasion des premiers jours avec Rachel, comme pour retrouver un équilibre intérieur. Rachel était sa constante, elle arrivait à le remettre dans le droit chemin. Rebecca était comme une variable, elle le faisait dérailler, elle le faisait douter, le rendait fou. Il avait beau le nier, cela revenait toujours dans son esprit, comme une mauvaise chanson dont on voulait se débarrasser. Sa première heure de cours, il l’avait passé tel un robot. Il n’avait pas dit grand-chose, ses élèves avaient trouvé cela bizarre. Aucunes remarques cyniques, aucunes mesquineries, pas de sourire en coin. Il avait soupiré de soulagement lorsque la deuxième heure était arrivée. Don s’était juré de ne pas regarder dans le couloir, à travers la vitre de sa porte, mais il l’avait fait. Il l’avait cherché du regard, s’assurer qu’elle était là. Les battements de son cœur s’étaient précipités, et elle était passée. L’expression de son visage restait neutre. Il croisa son regard, mais ne fit rien. Pas de sourire. Rien. L’heure suivante passa très lentement. Il n’avait pas cours, il était seul dans sa salle, et n’arrivait pas à se concentrer alors qu’il tentait de préparer un cours sur le XVIIème siècle. Il détestait cette période, mais elle était au programme. La sonnerie retentit enfin après ce qui avait paru être une éternité, et il se leva. Il rangea ses affaires, et sortit, fermant la porte à clé. Deux salles seulement les séparaient. Il attendit que tous les élèves soient sortis, et se mit dans l’encadrement de la porte. Il attendit quelques secondes, tentant de paraître naturel mais neutre.

    « Un café ? »

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Mer 6 Mai 2009 - 16:00

    Lorsque j’étais rentrée je m’appuyais sur ma porte d’entrée après mon passage. J’hochais de la tête et tentait de ne plus repenser à ce qui venait de se passer dans cette salle de professeurs si glaciale qui était devenue le témoin d’un jeu malsain. Je m’installais sur mon canapé et une photo attirait mon attention ; celle de Rick, mon petit ami qui ne voulait pas que je parte. Il voulait que je reste près de lui. Peut-être aurais-je du écouter la voix de la raison et rester avec lui. Seulement me revoilà à Ocean Groove avec cet homme qui avait rythmé ma vie pendant deux ans. J’allais me coucher mais cette nuit, fut comme une nuit blanche. Je n’ai dormi que très peu. Il fallait que j’enlève Don de ma tête mais c’était impossible. Alors je téléphonais à Rick et lui parlait durant des heures. Puis je dus aller re-préparer mes fiches qu’il avait déchiré. J’avais passé alors toute la nuit à préparer mon cours. Je soufflais en ayant marre. Je sentais mes paupières se fermer toute seule et je m’endormis sur mon bureau. Le lendemain je me réveillais en sursaut. Je me calmais et allais prendre une bonne douche. Le contact de l’eau me réveilla et je pu m’habiller tranquillement. Un tailleur suffisait, il était de couleur blanc cassé et on m’avait dit qu’il m’allait comme un gant. Des talons, pas très haut fermé blanc. Je me parfumais délicatement et prenait mon cartable. J’arrivais au lycée et entrer dans la cages aux folles. Je fis un bref détour par la salle des professeurs en espérant ne pas y trouver Don. Je soupirais de soulagement et j’essayais de ne pas stresser pour mon premier cours. J’étais pour ainsi dire la plus jeune professeur de ce lycée. Il avait tous dans la trentaine ou alors quarantaine. On m’avait dit aussi de ne pas faire attention aux remarques des élèves. J’acquiesçais et je repartais aussitôt dans ma classe. Je me présenter au élèves en tant que remplaçante et je voyais déjà quelques regards fusaient sur mon corps. Au lieu de faire directement cours, je leur faisais remplir un formulaire pour apprendre à mieux les connaître. Ce qu’ils aimaient en général et s’ils aimaient le français. Je ramassais ensuite les papiers en soupirant légèrement. Après cela je m’appuyais sur le bureau et demander sérieusement où il s’était arrêté dans le programme. Ainsi l’heure passait et je connaissais un peu mieux mes élèves. Je passais deux heures avec eux qui me paraissaient assez longue. Lorsque la sonnerie retentit je soufflais étant contente de mon travail. C’est alors que je vis quelqu’un dans l’embrasure de la porte. Croyant que c’était un élève j’allais parler. Et lorsque ma tête se releva, je vis avec surprise Don m’attendant. Il venait de me proposer un café. Je restais neutre même si j’avais envie de lui sourire.

    « Avec plaisir, j’en ai bien besoin. »

    Je prenais mes affaires, effaçait le tableau et fermait la porte. Je regardais Don et poussait un léger soupir. Je pinçais mes lèvres et j’évitais son visage en regardant quelques élèves en retard ou bien ayant fini les cours.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Mer 6 Mai 2009 - 21:21

    Don ne la quittait pas des yeux. Il l’examina évoluer dans la salle de classe, elle s’en sortait plutôt bien. Rebecca sortit de la pièce, et lorsqu’elle finit de fermer la porte, il était à deux doigts de poser sa main sur son dos, comme pour l’accompagner dans son mouvement, chose qui pouvait lui paraître très naturelle lorsqu’il était avec sa meilleure amie par exemple. Il leva son bras, toucha l’étoffe de son tailleur, puis remit son bras le long de son corps. Il n’était pas gêné, il ne savait tout simplement pas comment agir. Il avait besoin de lui faire part de toutes les pensées qu’il avait eu la nuit passée, mais cela l’irritait. Il ne devait pas commencer à se faire des confidences, à partager leurs conversations intérieures. On n’entendait que le bruit des talons de Rebecca résonner dans le couloir. La jungle qui avait eu lieu quelques secondes plus tard avait laissé place à des élèves tous rentrés dans une classe ou l’autre.

    Ils marchèrent jusqu’à la salle des professeurs, sans aucuns mots. Il avait envie de lui parler mais ne savait pas par où commencer. Et puis il y avait toujours cette appréhension, cette intuition qu’il valait mieux ne rien lui dire. Il sortit des pièces de sa poche, et se commanda un café noir, sans sucre. Il remit ensuite des pièces dans la machine et laissa la jeune fille choisir sa boisson. Il posa son sac sur la table, et ouvrit une porte près des casiers. Celle-ci menait à un petit patio, inconnu des élèves, où les professeurs fumaient leur cigarette, essentiellement. Il s’était retourné, et avait fait signe à sa nouvelle collègue de le suivre. Il s’assit dans une des banquettes, posa son café sur une des petites tables, et sortit son paquet de cigarettes de sa poche. Il s’en alluma une, mais n’en proposa pas à Rebecca. Don avait plus ou moins évité son regard jusqu’à maintenant, et lorsqu’elle s’assit, il n’avait plus d’autres choix que de la regarder. Il tira sur son bâton de nicotine, et recracha la fumée.

    « Becky, je… On pourrait passer à autre chose ? Je veux parler de ce qui s’est passé hier soir. » Demanda-t-il en hochant la tête.

    Il but une gorgée de son café, puis le reposa. Il avait les avant-bras bien calés sur ses cuisses, et relevait la tête. Il avait tant d’autres choses à lui dire, mais pour l’instant, il avait envie de savoir ce qu’elle en pensait. Voulait-elle oublier ? En était-elle fière ? Sûrement. Personne n’était aussi fier que Rebecca, en tous cas c’est comme cela qu’il la connaissait. La cendre commençait à lâcher sur sa cigarette, alors il la tapota pour la laisser tomber. Malgré la résolution qu’il voulait prendre, les souvenirs se chamboulaient dans sa tête. Il admettait enfin que Rebecca était une sorte d’obsession pour lui. Il le savait depuis pas mal de temps, mais il avait toujours refusé de se l’admettre, son corps était le pays des merveilles, mais il y avait un truc chez elle qu’il ne supportait pas, qui l’agaçait. Il serra les dents si fort qu’il aurait pu se casser la machoire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Ven 8 Mai 2009 - 11:26

    Je suivais Don jusqu'à la salle des professeurs. Auparavant j’avais ressentie quelques frissons que mon être tentait de se retenir, lorsque ses doigts effleurèrent mon tailleur sur mon épaule. Peut-être voulait-il me dire quelque chose mais je n’en étais pas vraiment sûre. Tous les élèves étaient dès maintenant partis et je faisais ce qui était en mon possible pour ne pas affronter le regard de Don, alors qu’avant je le cherchais absolument, comme si c’était important de capter son regard, d’y plonger et de me noyer dans tout ce marron. Aucun de nous deux ne parlaient de peur de faire un faux mouvement ou tout simplement je ne savais pas quoi lui dire. Ce qui s’était passé revenait dans ma tête à grand galop.

    Nous arrivâmes enfin à notre endroit et la machine à café nous faisait face. Don sortait des pièces et choisissait sa boisson tandis que je déposais mon sac dans un vague soupir. Je me retournais et il mettait encore des pièces. Il voulait me payer un café. Non je ne voulais pas qu’il me le paye mais je n’avais pas pu l’en empêcher, alors je me disais que c’était un acte gentil de me l’offrir. Je choisissais alors un café bien serré, j’en allais sûrement avoir besoin avec Don à côté de moi. Je restais perplexe pendant quelques secondes et je me retournais pour voir où était passé Don. Je le vis alors rentré dans une sorte de patio, je ne l’avais jamais vu, cela devait être normal, cet endroit n’était que réservé aux professeurs du lycée. Alors je marchais dans sa direction et découvrait une jolie salle confortable et cela devait être un espace fumeur car il y avait beaucoup de cendrier. Il s’installa sur la banquette qui était proches de nous et j’avais vu qu’il n’essayait pas de me regarder. Lorsque je m’asseyais à ces côtés il fut bel et bien obligé de me regarder. Je fus quelques peu déstabilisée par son regard et ses paroles. Il fumait et je le regardais tiré une taffe et la recrachée. Il me regardait tout en me parlant et en hésitant. J’avais bien cru un instant qu’on allait recommencer ce jeu si malsain mais non. Il ne voulait pas recommencer mais bel et bien parler. Remarque ce n’était pas plus mal. Je me râclais légèrement la gorge et lui adressais un petit regard en biais.

    « Je..Hum. Oui enfin.Je...Je t’écoute. »

    Je me maudissais de n’avoir dit que ça. J’hésitais comme lui, je ne savais pas vraiment quoi dire. J’aurais pu en dire plus mais ma gorge était nouée. Je ne voulais plus le regarder, je regardais la petite fenêtre qui donnait sur la cour du lycée. Je m’étais assise à l’autre bout du canapé comme si j’étais gênée de me rapprocher de lui.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Ven 8 Mai 2009 - 15:28

    Je t’écoute ? Don fronça les sourcils. Elle avait du mal comprendre où il venait en venir. Il ne voulait pas parler de hier soir, il ne l’oubliait pas, mais il voulait passer à autre chose. Il n’oublierait pas, cela était impossible. Comme la scène d’il y a cinq ans, il s’empêchait d’y penser, mais il ne l’avait pas oublié. Il se redressa, et se cala dans un coin du canapé. Sa proximité le gênait. Il avait du mal à penser correctement. Il leva enfin la tête pour regarder Rebecca et elle s’était également levée pour se remettre plus loin. Il eut un petit rire. Cette situation était ridicule. Où était donc passé le Don sûr de lui, arrogant et mystérieux ? Il roula des yeux. Il savait très bien où Don Menken était passé. Il réprima un frisson. Reportant son attention sur Rebecca, il essayait de trouver des banalités à lui dire, avant de lui faire part de ses pensées. En fait il retardait ce moment le plus possible, il ne voulait même pas lui dire. Mais quelque chose le poussait à lui dire.

    « Non, je ne veux plus en parler. Parlons d’autre chose. »

    Mais rien ne venait. Il but une gorgée de son café refroidit par le vent. Il était pressé par ce besoin d’en finir avec cette situation. Cette gêne entre eux était ridicule. Elle n’était plus son élève maintenant, ils étaient adultes, il fallait agir en tant que tel. Il y avait quelque chose qu’il voulait savoir. Il connaissait déjà la réponse, ou en tous cas s’en doutait. Et il ne savait même pas comment le lui demander. Pourquoi donc voulait-il savoir si elle voyait quelqu’un ? Peut-être que si la réponse était positive, il comprendrait peut-être les sentiments de la jeune fille. Ou plutôt ce qu’elle voulait réellement.

    « Je suppose que tu as quelqu’un dans ta vie. Ca ne m’étonnerait pas. »

    Il savait très bien sur quel terrain il s’engageait. Elle allait sûrement comprendre des sous-entendus qui n’existaient pas. Ou si peu. Sa phrase n’attendait même plus de réponse. En fait il ne savait pas s’il avait envie de savoir ou pas. Il écrasa le mégot de sa cigarette dans un des cendriers, et ne la regardait plus. Il regardait sans voir les plantes qui ornaient le patio. Il secoua la tête et reporta son attention sur elle. Il darda un regard mystérieux sur la peau dorée de ses jambes, et relâcha un soupir qu’il s’était surpris lui-même à retenir. Menken croisa les mains, et ses doigts s’arrêtèrent sur son alliance qu’il mit à tourner nerveusement autour de son annulaire.

    « J’ai beaucoup réfléchi cette nuit. »

    Il n’ajouta rien de plus. Peut-être n’avait-elle pas envie d’entendre ses déblatérations débiles sur ce dont il avait envie. Don avait tout de même besoin de lui dire. Qu’elle reste ou pas, il fallait qu’elle sache.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Ven 8 Mai 2009 - 16:01

    J’étais mal à l’aise. Vous savez ce sentiment qui vous fait les mains moites et que vous avez un nœud dans le ventre. Je ne le regardais pas. Alors qu’il me disait qu’il voulait passer à autre chose et ne pas en parler, je lui donnais un regard interrogateur ne comprenant pas ce qu’il voulait. Il faudrait savoir ce que tu veux Don ! Parler d’autre chose, hum oui cela semblait bien mais rien ne nous venait.Comme si nous étions..handicapés de toute paroles. Mes mains étaient jointes sur mes cuisses et je les fixais. Don fumait tranquillement à côté de moi. Nous étions gênés et cela se ressentait. Voyons, nous sommes des adultes responsables, bon pas si responsables que ça mais bon on peut faire le lien entre le bien et le mal ? Quoique j’en doute. Je ne pu réprimée un léger sourire à ces dires. Depuis quand ma vie amoureuse l’intéressait ?

    « Ta supposition est exacte Don. Pourquoi cela ne t’étonnerait pas ? »

    Et voilà que je lui répondais sotte que j’étais. J’aurais pu le rembarrer comme je le faisais d’habitude mais là non. J’avais chaud et dès à présent je tournais la tête ailleurs que dans sa direction pour que mes yeux ne cherchent pas les tiens. Peut-être qu’il y avait des sous-entendus mais je n’y faisais guère attention. Non il fallait que j’essaye d’arrêter qu’il devait avoir une certaine part d’attention pour moi et que pour lui ce ne fût qu’un simple jeu. Je décroisais mes jambes et me leva de la banquette. Je marchais dans la salle jusqu'à atteindre la fenêtre qui nous faisait face. Je l’ouvrais, j’avais un besoin horrible d’air. Je fronçais les sourcils à ces paroles. Il avait beaucoup réfléchis cette nuit mais à quoi ?

    « Ah oui ? Quel était le problème de tes pensées ? »

    Je devais le savoir et je le savais. Il était inutile de le lui demander mais je voulais vérifiée que je ne me tromper pas. Je croisais mes bras et passais ma main sur mon bras gauche et je caressais doucement ma peau comme si j’avais un peu froid. Je me retournais pour lui adresser un regard et je reportais mon attention sur la nature et tout les oiseaux qui s’égosillaient la voix.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Ven 8 Mai 2009 - 16:52

    Ah il aurait mieux fait de se taire. D’une il allait devoir répondre de sa curiosité. Et en plus elle l’avait mis au pied du mur. Elle voulait savoir. D’un autre côté il avait eu sa réponse. Elle avait quelqu’un. Il en était comme rassuré. Il avait envie de tout savoir. Comment il s’appelait, que faisait-il, s’il embrassait mieux que lui. C’était idiot mais il voulait se comparer à lui. Evidemment que ça l’agaçait aussi. Il la suivait des yeux alors qu’elle se levait pour ouvrir la fenêtre. Elle était mal à l’aise par toutes ces questions. Lui aussi d’ailleurs. Il passa sa main sur sa fine barbe, comme s’il réfléchissait. Il se leva à son tour, pour la rejoindre. Mais sa jambe heurta la table et il renversa le fond de son café sur son pantalon. Quel con il pouvait être parfois, toujours à mettre ses gobelets au bord de la table.

    « Ah p*tain. »

    Il sortit un mouchoir à l’effigie de Dora l’Exploratrice de sa poche pour essuyer le liquide qui avait formé une auréole sur son genou. Il n’avait pas vu le dessin sur le mouchoir, le matin-même, il l’avait pris dans la pile au hasard, sans regarder. Il appartenait à Sam, mais Rachel ne devait pas tout le temps faire attention lorsqu’elle rangeait le linge. Oh il ne la blâmait pas, cela lui permettait de se souvenir de sa fille lorsqu’il se mouchait. Sympa. Il examina ensuite le mouchoir, et eut un petit rire. Il garda le mouchoir dans sa main alors qu’il s’approchait de la jeune femme. Il se mit à regarder la cour vide, d’un œil absent. Il se tenait juste à côté d’elle. Contrairement à la veille au soir, il n’avait plus envie de lui faire mal… Pour le moment xD.

    « Tu es tellement… »

    Il hésitait sur le mot à employer. Il allait dire désirable, mais il ne voulait pas se trahir.

    « Je ne sais pas. Tu ne pouvais pas rester seule très longtemps, regarde-toi. »

    Mais il ne tournait pas la tête. Il ne la regardait pas. Il ne voulait pas. Ils étaient si proche qu’il pouvait sentir qu’elle se caressait le bras. Il jeta un œil à son bras, discrètement. Il n’y avait aucun problème à ses pensées. En tous cas, pour lui. Bien sûr, certaines personnes pourraient ne pas se sentir à l’aise. Mais il avait ce besoin qu’il n’expliquait pas. Rebecca était tellement elle, tellement vrai. Comme s’il pouvait échapper à cette vie qu’il n’était pas vraiment sûr d’aimer. Il se tourna enfin vers elle, et la fixa dans les yeux.

    « J’ai repensé à tout cela. J’ai besoin de toi. Tu es la seule personne qui me fait vraiment vivre. Je ne veux pas être avec toi. J’ai juste besoin de ta présence et que tu me répondes, que tu uses de ton cynisme. Je n’ai pas l’impression d’être totalement moi en ce moment. Tu me fais oublier qui je suis. »

    Il n’y avait aucun romantisme dans ses mots. Il ne voulait même pas « se la faire », comme certains pouvaient dire. Il ne voulait pas entamer de liaison qui compliquerait sa vie plus qu’elle ne l’était aujourd’hui. Ces mots étaient confus, mais la dureté de sa voix en faisait quelque chose de compréhensible.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Ven 8 Mai 2009 - 21:44

    Je le sentais venir vers moi comme si mon intuition me le soufflait. C’est alors qu’il se fit mal, ce qui me fit légèrement rire. A croire qu’il devait être doué pour se faire mal. Je me retournais avec un petit sourire et je le voyais sortir un mouchoir à l’effigie de Dora l’exploratrice. J’en devais conclure qu’il devait avoir une fille et être un papa heureux.

    « Rien de cassé ? »

    Après avoir reçue une réponse positive, je me retournais. Je fixais un point de l’horizon sans jamais le quitter. Je sentais sa peau effleurait légèrement la mienne. Je l’entendais parler, répondre à mes questions. Je secouais légèrement la tête. Tellement quoi ? Stupide ? Naïve ? Qu’allait-il dire sur mon compte ? Je ne savais pas mais il allait bientôt m’éclairer. Finalement un sourire vint se poser sur mes lèvres. Il disait que je ne pouvais pas rester seule pendant bien longtemps. Je me raclais la gorge.

    « Tu sais, il n’y a pas que le physique Don qui compte si tu pense à cela. Cela fait deux ans que je suis avec lui. »

    Et voilà que je commençais à lui raconter ma vie. Il devait bien s’en foutre de ma vie. Alors je ne sais pas pourquoi j’avais eu l’idée de lui dire que cela faisait deux ans que j’étais avec Rick. A son arrivé, il ne m’avait pas regarder c’est alors qu’il me fixa et je du bien tourner ma tête pour le regarder. Il m’avouait qu’il avait repensé à hier, qu’il avait besoin de moi. PAUSE. Besoin de moi ? Non je ne pense pas. Comment pourrait-il avoir besoin de moi ? Passons à la suite. La seule personne qui le fait vivre et alors j’ai pas insisté sur le vraiment. C’est incroyable et en même temps c’est la première fois que l’on me dit cela. Il ne voulait pas être avec moi mais seulement sentir ma présence et sans oublier mon fameux sens du cynisme.

    « Tu as besoin de moi ? C’est..c’est insensé. Je suis la seule personne qui te fait vivre, vraiment ? T’est sérieux ? Je..je suis flattée. Te faire oublier qui tu est…tu n’aimes pas la vie que tu mènes ? Pourtant je crois que tu à l’air heureux non ? Une belle femme, un enfant que dire de plus ? Moi je ne sais même pas si je vais me fiancer avec mon petit-ami… »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Ven 8 Mai 2009 - 23:14


    « Tu sais, il n’y a pas que le physique Don qui compte si tu pense à cela. Cela fait deux ans que je suis avec lui. »

    Don sourit. Il en avait de la chance cet inconnu. Bien sûr qu’il pensait au physique, mais pas que cela. Elle était Rebecca, c’était un tout. Sa beauté, mais sa façon d’être aussi. Il se tourna encore un peu pour être face à elle. Elle n’avait pas l’air de comprendre où il voulait en venir. Qu’est-ce qui pouvait être si difficile à comprendre ? Dans son esprit, c’était clair. Elle devait rester à Ocean Grove. Ils devaient continuer à se voir et se parler. Evidemment, elle ne connaissait pas toute son histoire, et forcément, elle se sentait perdue.

    « Comprends-moi bien Rebecca. Pour ce qui est de reprendre les choses où on les avait laissées… » Il s’efforça d’employer un ton moins cruel que la veille. « On ne doit pas continuer. Je ne vais pas nier que j’en ai envie. Mais comme tu l’as très bien déduit, j’ai une famille, que je ne veux pas briser. »

    Il rit intérieurement. Don devenait-il raisonnable ? Bien sûr, et demain il arrête la clope… Il passa une main dans ses cheveux. Il n’arrivait pas à lui dire une chose très simple. Il voulait juste qu’ils soient amis. Mais venant de Don, et surtout pour Rebecca, c’était carrément insensé. Il voulait que leur relation revienne comme avant, la relation prof/élève en moins. Ce serait certainement plus léger. Mais une partie de lui l’en empêchait toujours. Peut-être parce qu’elle était revenue la veille en lui annonçant clairement qu’elle voulait le faire souffrir, cela l’avait refroidi. Il avait toujours peur qu’au moment où il s’y attende le moins, elle fasse quelque chose de dément qui la mènerait au but qu’elle s’était fixé. Et puis il y avait la façon dont lui avait réagi, au quart de tour. Lorsqu’il y avait repensé, la nuit dernière, assit à son bureau, cela l’avait choqué. Il avait réussi à presque l’oublier, ou en tous cas ne plus penser à Rebecca Baxter en cinq ans, et là, ils s’étaient revus depuis cinq minutes et il était rentré dans son jeu. Don soupira. Néanmoins, il prenait presque du plaisir à la voir s’acharner de la sorte.

    « Ne te sens pas flattée. Il n’y a pas de quoi. Tu ne me connais pas, tu ne sais pas de quoi je parle. Juste… Crois-moi. Reste ici. Ne t’enfuis plus. »

    Il lui parlait comme il n’avait jamais parlé à personne. Même pas à Rachel. Il ne l’avait jamais vraiment forcé ou supplié de quoi que ce soit. Il avait même envie de lui raconter toute sa vie. Mais il restait prudent. Il savait qu’elle pouvait attaquer d’un moment à l’autre.

    « Parle-moi de lui. Parle-moi de toi. »

    C’était presque un ordre. Il voulait savoir, encore une fois. Il voulait se comparer à lui, sans même savoir pourquoi.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Sam 9 Mai 2009 - 0:16

    Le comprendre. Il m’en demandait beaucoup. Pendant toutes ses années je n’avais pas réussi à le comprendre à savoir ce qui nous avait motivés à faire cela. Ne pas continuer..Mes lèvres formaient un rictus. Oui je comprenais qu’il ne voulait pas réduire en bouillie sa famille. Je ne voulais pas être cet élément qui foutrait tout en l’air. De mon côté j’avais mis du temps à me reconstruire. Lorsque j’étais avec Rick c’était le seul à pouvoir me faire oublier Don.

    « Te comprendre…J’essayes mais c’est impossible.. Alors tu sous-entends que tes pulsions vont pouvoir se contrôler. Est-ce que c’est une bonne solution ? De toute façon même si nous étions ennemis cela serait pareil, on serait dans la même situation..Je te souhaites bien du bonheur avec ta famille..Au moins toi, tu seras là pour tes enfants.. »

    Me sentir flattée, et bien c’est tout bonnement possible. Jamais un homme ne m’avait avouait une chose pareille. Non je ne le connaissais pas et pourtant c’était tout comme. Lui devait bien me connaître par l’intermédiaire de mon ancien dossier scolaire que j’avais. Rester ici, et ne plus m’enfuir. Il l’avait dit tel un ordre. Je n’aimais pas recevoir des ordres en général, j’acceptais que ceux de ma mère. Je me sentais étrangement lié à lui, je ne savais pas pourquoi.

    « Non je ne te connais pas, c’est vrai. Te croire ? Donne-moi une raison de croire Don. Tu vois où cela nous à amenés. Je voulais te faire du mal et résultat je m'en suis fait à moi. Rester ici, je ne sais pas tu sais ça me manque et puis..non rien. M’enfuir, non j’aurais plutôt dit changer d’air. »

    Je lui accordais alors un vague sourire comme si j’étais intimidée par lui. Il voulait que l’on soit amis. Je ne voulais pas non plus entamer une relation car je ne veux pas briser tout ce qu’il avait construit pendant mon absence. Il s’était tourné complètement vers moi, je fais abstraction de son regard et je me retournais vers lui. J’hésitais à lui caresser la joue, de peur qu’il le voie comme un geste mal placé. Je pris le risque. Et je me rapprochais de lui, nos visages étaient proches.

    « Pourquoi veut-tu que je te parle de lui ? Tu dois certainement me connaître je parie, tu a du lire comme tout les profs. Ma vie n’a rien d’interessante tu sais. Mon père est mort alors que je n’avais que sept ans. Longtemps j’ai cru que j’en était responsable, j’étais avec lui quand ça c’est passé…Pour ce qui est de..Rick. » Je poussais un léger soupir. « Cela fait deux ans que je suis avec lui..Et toi parle-moi d’elle. Est-elle belle ? » Je me surprenais à rire légèrement. « Comment à-t-elle fait pour conquérir ton cœur ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Sam 9 Mai 2009 - 8:20

    Lorsque Rebecca posa sa main sur sa joue, il ferma les yeux un instant, se laisser aller. Lorsqu’il était avec elle, il arrivait presque à faire pause, comme il le voulait. Il pensait tout ce qu’il avait dit. Elle arrivait vraiment à le faire oublier tout ça. Il l’écoutait sans rien dire. Il voulait entendre chaque mot, le mémoriser dans sa mémoire. Il respirait lentement. Il savait qu’elle ne comprenait pas grand-chose à ce qu’il disait, mais pourtant, personne ne le comprenait autant que Becky. Il ouvrit les yeux à nouveau, posant sa main sur la sienne, pour la baisser. Il ne lâcha pourtant pas.

    « Je sais que tu ne peux pas me comprendre. Ca viendra. Un jour, tu sauras. Mais ne le prends pas comme ça. »

    Don ne savait pas si elle avait fait allusion à son propre père lorsqu’elle exprima le fait qu’il serait là pour ses enfants. Elle voulait une raison, une raison pour rester, pour le croire. Une raison pour tout en fait. Don soupira, encore une fois. Et bien il n’en avait pas. Pas maintenant, pas alors qu’il ne lui faisait pas encore vraiment confiance. Etrange, lorsqu’on sait qu’il ne se fierait pas plus a quelqu’un d’autre qu’elle. Il eut un petit sourire ironique quand elle parlait de changer d’air. L’air était irrespirable lorsqu’ils étaient tous les deux. Mais aucun air n’était aussi bon que celui-ci. En tous cas c’est ce que lui pensait. Il passa sa langue sur sa lèvre inférieure tout en sa la mordant légèrement.

    « Je n’ai aucune raison pour l’instant. Je ne te fais pas encore confiance. »

    Malgré tout cela, il gardait cette arrogance, ce cynisme. Cela lui ferait certainement mal. Mais il le pensait vraiment. Pour une fois qu’il était sincère. Il l’écoutait parler d’elle et de son petit-ami. Lorsqu’elle prononça son prénom, il leva les yeux, comme surpris. Puis un petit rire vint naître à ses lèvres. La belle ironie, pensa-t-il. Il resserra un peu plus, sans lui faire mal, l’emprise sur sa main. Mais elle changea vite la conversation, lui demandant de parler de Rachel. Il hésitait. Devait-il tout lui dire ? Devait-il lui donner un sujet de plus pour taper là où ça fait mal lorsque le jour viendra ? Il fit une moue hésitante, tout en fronçant les sourcils.

    « J’ai une petite fille, comme tu as pu le comprendre. » Commença-t-il, montrant le mouchoir qu’il avait sorti, quelques instants plus tôt. « Elle s’appelle Samantha. C’est un petit démon. »

    Il se rendait compte qu’il ne répondait pas du tout à sa question, parlant plus de sa fille que de sa femme. Il secoua la tête, comme s’il voulait dire oui, tout en souriant, presque sans aucune animosité.

    « Rachel, elle s’appelle Rachel. Tu ne lui ressembles pas du tout. Ses cheveux prennent des teintes dorées au soleil. Tu la connais je crois. Elle tient la librairie d’Ocean Grove. »

    Il n’en dit pas plus, il n’avait pas envie d’en parler. Il voulait retourner à Rebecca.

    « Oui en effet. Ton dossier m’a dit beaucoup de choses. Mais je ne connais pas la vraie toi. »

    Il n’ajoutait rien. Tant pis si elle ne voyait pas où Don voulait en venir. Après tout, il voulait simplement l’entendre parler. Qu’elle dise sac poubelle ce serait la même chose xD. Il posa son pied sur le mur, comme s’il ne voulait pas tomber. Son genou heurta légèrement celui de Rebecca, ce qui lui donna un frisson.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.] Mer 13 Mai 2009 - 16:29

    J’étais étonnée de le voir prendre ma main et fermer les yeux à ce contact. Je souriais légèrement comme une enfant qui était heureuse de cette affection. Je relâchais ma main et il la prit dans la sienne. A ce moment, je faisais tout pour ne pas rougir telle une adolescente. Je le regardais vaguement et je reportais mon attention sur les oiseaux qui chantaient. Je pouvais rester comme cela, simplement à côté de lui à l’écouter parler. Je le regardais d’un regard neutre lorsqu’il me disait que ce jour viendrait que je le comprendrais. Je ne disais rien soupirant légèrement. Lorsqu’il me dit qu’il ne me faisait pas encore confiance, je voulais enlever ma main de la sienne mais ses yeux captivèrent les miens et m’en dissuada.

    « Si tu ne me fais pas encore confiance pourquoi me tient-tu la main ? »

    Je l’écoutais me raconter sa vie. Il avait une petite fille, c’était merveilleux. Oh Samantha, quel joli prénom, un petit démon. Je ne pu m’empêcher de sourire légèrement. Nous étions tous comme cela à leur jeune âge, tout un peu démon, faisant des bêtises et payant le prix de notre désobéissance. Il m’avait montré son petit mouchoir de Dora. Il me parlait de sa femme mais ne répondait pas exactement à ma question sur comment elle avait pu conquérir son cœur.

    « Je ne sais pas, j’ai du certainement la voir. Elle doit être belle alors..Maintenant que j’y pense, oui je l’ai déjà vu mais il y a si longtemps. Je me rappelle néanmoins de ces traits de gentillesse qu’elle pouvait exprimer. »

    Je tournais un peu plus vers lui et le regardait. Il ne me disait pas tout, comme si il ne voulait rien dire. Il me reparla alors changeant de sujet, comme à son habitude. Je souriais naturellement. Les professeurs me connaissaient telle que j’étais au lycée c’est vrai mais à l’extérieur du lycée j’étais une autre personne.

    « Tu veux tout savoir..Je ne te savais pas si curieux Don. Je ne sais pas, peut-être te dire qu’il n’y a qu’avec toi que je suis comme ça et aussi avec les autres professeurs. C’était il y a cinq ans. Tu étais le seul à me faire sortir de mes gonds. Avec mes amis je me montrais attentionnée et gentille. Voilà. » Je soupirais légèrement. Un sourire naissait sur mes lèvres. « Et moi je peux connaître le vrai don qui est en toi ? » En même temps mon doigt se pointait sur sa poitrine en tapotant l’endroit où était loger son cœur.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: We slip and slide, we just can't get enough [R.]

Revenir en haut Aller en bas
 

We slip and slide, we just can't get enough [R.]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Lieux divers-