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Parker O'Brien

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Message· · Sujet: standing in the line just to hit a new low standing in the line just to hit a new low EmptyDim 28 Juil - 10:44

DILLON + PARKER
@Dillon Carver

Parker s'éveilla en sursaut au moment où une porte claqua. Désorienté, comme s'il venait de recevoir un coup, il regarda autour de lui, se demandant un instant où il était. Puis il reconnut les murs austères de sa chambre de Pioneer Oak - il avait déjà vécu dans cette rue, enfant, plus bas, mais il partageait alors une pièce avec deux gamins costauds qui passaient leur temps à faire des batailles avec leurs oreillers, jusqu'à ce que l'un des deux se vautre en bas du lit superposé et se mette à pleurer (lui, il avait toujours été seul, personne n'était jamais venu gigoter dans le lit du haut et en un sens, Parker en avait été bien content, il avait le sommeil léger, agité, il peinait déjà à s'endormir avec les ronflements de ses camarades d'infortune). Un soupir lui échappa et il repoussa ses couvertures d'un air las, ayant la désagréable impression de ne pas s'être reposé une seule seconde - ni cette nuit, ni depuis des semaines, en vérité. Le jeune homme se leva et alla sur le palier pour jeter un coup d'oeil en contrebas et s'exclamer:
- Hello? Il y a quelqu'un?
Mais il semblait que la maison avait été désertée et ses épaules s'affaissèrent. Non pas que ça change quoi que ce soit vu que son humeur n'incitait personne à rechercher sa compagnie, mais il ne s'était jamais senti si seul et dieu sait si la solitude, il la connaissait depuis l'enfance. A chaque fois, il avait l'impression d'atteindre un nouveau stade, encore plus isolé que la fois précédente, mais c'était peut-être dans sa tête: après tout, rien n'avait changé à sa vie, si ce n'est qu'Angel Gutierrez avait disparu de la circulation. Comment avait-il pu se creuser une place si imposante dans la vie du policier, en quelques mois à peine, au point que son absence lui apparaisse comme un gouffre sans fond?
Parker chassa cette interrogation de son esprit. Il n'avait pas envie de penser à Angel, il n'avait envie de penser à rien et sa seule option pour se déconnecter de cette affreuse réalité aurait été de retourner se coucher, mais il savait qu'il ne parviendrait pas à se rendormir et préféra donc aller se préparer un café. Peut-êtr que ça lui donnerait un coup de fouet, peut-être qu'il arriverait à être fonctionnel, aujourd'hui. La bonne blague. Le jeune policier se rendit à la cuisine et sortit le nécessaire - sa tasse ébréchée, grise, sans artifices, 'aussi terne que moi' - et tâtonna sur l'étagère du haut pour attraper le sachet de café. Mais quand il le souleva, sa légèreté indiqua qu'il ne restait pas grand-chose dedans. Par réflexe, Parker jeta un coup d'oeil à l'intérieur et ne vit qu'une poussière de café au fond. Etait-ce l'une des filles qui l'avait remis comme ça? Ou avait-il été si distrait qu'il l'avait remis en place pratiquement vide? Avec un autre soupir - qui ne serait sans doute pas le dernier de la journée - Parker appuya sur la pédale de la poubelle et jeta la paquet de café avant de se diriger vers le placard où ils rangeaient les réserves. Il ne prit pas la peine d'allumer, sachant parfaitement où tout se trouvait mais quand sa plante de pied écrasa quelque chose et qu'une sensation lui remonta le long de la jambe, Parker s'immobilisa.
Avant même d'allumer il sut ce qu'il avait réduit en bouillie et une vague nauséeuse remonta de son estomac. Il tendit une main hésitante vers l'interrupteur et pressa le bouton pour illuminer la scène d'horreur: une vingtaine de bestioles grouillaient par terre, quelques autres sur les étagères et quand quelque chose atterrit sur son épaule, agitant pattes et antennes, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.
Parker recula et heurta la porte, se frottant frénétiquement l'épaule, les bras, le ventre, les jambes, un frisson de dégoût l'agitant comme un pantin désarticulé. Il abandonna le placard, la lumière encore allumée, et se précipita dehors. Sur le moment, cela lui parut une bonne idée: s'éloigner le plus possible de cet endroit cauchemardesque qui faisait remonter des souvenirs de misère. Quitte à claquer la porte sur lui alors que ses clés étaient à l'intérieur. Quitte à se retrouver sur le porche, en simples caleçon et t-shirt, pieds nus, les cheveux ébouriffés. Ce ne fut qu'au déclic fatidique que Parker réalisa le ridicule de sa réaction, même si celle-ci avait été instinctive, presque allergique aux insectes et il gronda un non! en voulant rouvrir la porte. Mais celle-ci était bien verrouillée et le jeune homme poussa un soupir en appuyant son front contre le battant. Ce n'était vraiment pas sa journée - ni son année, d'ailleurs - et quand il se retourna, comme si la solution à son problème allait se matérialiser sous ses yeux, ce fut pour découvrir une spectatrice inopinée. Parker se figea et la regarda, tétanisé, se demandant ce qu'elle devait s'imaginer, à le voir devant une porte close, dans cette tenue. A tous les coups, ça allait paraitre suspect... ou faire le tour de Windmont Bay.
Ou les deux.

Spoiler:
 

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Dillon Carver

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Message· · Sujet: Re: standing in the line just to hit a new low standing in the line just to hit a new low EmptyVen 16 Aoû - 19:25

PARKER + DILLON
@parker o'brien

A deux heures et treize minutes du matin, Dillon Carver, vêtue d’une robe en satin rouge extrêmement courte, drôlement moulante et très flatteuse, se serait attendue à ce que son walk of shame passe totalement inaperçu.
Les habitants de cette bourgade, pour la plupart soumis au régime mouliné sans résidus, dormaient normalement ,à cette heure-là,  à poings fermés  et cela grâce aux bienfaits d’une pilule miraculeuse appartenant à la famille des anxiolytiques (qu’elle avait, jusque là, eu maintes occasions d’expérimenter - seresta, pour les curieux invétérés ).
Elle avait marché pieds nus, depuis harbor row à pionner oak, grimaçant de douleur, victime du froid nocturne particulièrement mordant, incapable de se rendre compte que son comportement révélait peut-être l’existence d’une frustration mentale bâtarde née du côtoiement d’une personne bien spécifique.
Le gars était mignon – il le fut, du moins, après l’ingestion de quelques cocktails - , connaissait tous les personnages de melrose place et les diverses intrigues qui avaient secoué la saison une et – shitshitshit –, il possédait un chien nommé Sully, touffu, d’un pedigree dont elle ignorait complètement l'existence, adorablement obèse. Il y avait une photo des deux lurons souriants – Jameson (le proprio) souriait, le chien ,lui, langue pendante, semblait bien plus obnubilé par l’appareil photo – dans son portefeuille !
Dillon s’était entendue miauler (miaou, miaou, miaou  - sous l'effet de l'alcool, cela avait donné 'mmmmmmpfr' - la version russe, vodkaienne),  avant de passer ses cheveux d’une épaule à l’autre, tête légèrement penchée : il ne fallait pas forcément être comportementaliste pour interpréter cet enchaînement de gestes comme une sérieuse invitation à la débauche. Qu'un jeu de regards avait fini par rendre on ne pouvait plus explicite; au bout de quinze minutes d'une discussion visant à déterminer les termes de leur 'partie d'jambes en l'air' - échanges de prénoms factices (pour sa part, 'Hi,Cherry Woodward' - pseudonyme web utilisé naguère (nom de stip teaseuse plus nom de son personnage préféré), notifications sommaires de l'existence d'une hygiène de vie saine (préservatif et pratique d'au moins un sport)): l'affaire était pliée.
Jameson Johnson avait tout du type idéal : il possédait un chien, travaillait dans la construction, faisait de la boxe, était allergique au gluten (il était fort musclé et fort rassurant) et son surnom était JJ.
JJ les meufs !
Dillon Carver en manque de pratique du seul sport où elle n'aurait pas été capable de décrocher une médaille olympique (celui de chambre) aurait été susceptible de le demander en mariage. Il n'avait même pas besoin de lui servir les quelques réparties cochonnes de rigueur, juste de lui prouver qu'il remplissait bien son pantalon. Elle avait suivi l'individu jusque son appartement mal rangé de harbor row, à deux pas du parc (elle avait salué rio, bien sûr, il était toujours réveillé à deux heures du mat', lui). Elle ne s'était même pas offusquée de l'état lamentable du matelas sur lequel ils s'étaient laissés tomber, ni celui encore plus suspect des draps dans lesquels ils s'étaient enroulés.
Il avait laissé la lumière allumée, please.
En claquant la porte, dix minutes et sept secondes plus tard (bienvenue dans la vraie vie), elle s'était dit qu'elle avait surement idéalisé le sexe - et l'habilité du genre masculin à tenir le rythme durant toutes ses années (ou était-ce simplement parce que pratiquement tous les hommes qu'elle avait fréquenté (dénombrables sur les trois premiers doigts d'une main) appartenaient tous à la catégorie des dieux du sport ?).
Il ne devait y avoir aucun témoin - mis à part Rio qui avait juré de fermer sa gueule - mais, il semblait qu'il n'y avait pas que la jeune femme qui ait passé une sale soirée. Voilà qu'elle se retrouvait devant un homme qui n'avait sur le dos qu'un caleçon de grand-père et un t-shirt qui en avait surement vu des meilleures. Au moins, ma robe c'est une Versace, songea la tenniswoman, arquant un sourcil, yeux plongés dans ceux de l'homme - appréciatrice d'un mauvais coup du sort, qui ne l'ait pas impliqué, pour une fois. - Nice underpants. Je vous serais bien venue en aide - débuta-t-elle, avisant la situation, une porte fermée, un individu sous un perron, une pelouse très bien tondue (choquant vu le voisinage)...avait-il été mis à la porte par une amante mécontente ? Vivait-il à son tour son propre walk of shame ? Avait-elle envie de perdre de précieuses minutes à s'occuper de ce qui ne la regardait pas ? A deux heures et quatorze minutes du matin, n'avait-elle pas mieux à faire ? Comme prendre une douche et dormir ? mais, j'ai du mal à voir en quoi je pourrais vous être utile ? Une heure et demi plus tôt, elle aurait peut-être troqué Jameson contre la petite fleur en peine. Vous voulez que je lui demande de vous rendre vos vêtements ? Elle n'était pas saoule, seulement légèrement imbibée. Elle avait donc toute sa tête et était pleinement consciente des mots qui quittaient sa bouche. Mais, elle était également garante d'un sentiment de toute puissance et sa toute puissance et elle auraient été capables de détruire cette porte d'une seule pichenette.   

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Message· · Sujet: Re: standing in the line just to hit a new low standing in the line just to hit a new low EmptyAujourd'hui à 15:19

S'il ne payait pas de mine, dans les vêtements avec lesquels il avait dormi, la jeune femme, elle en jetait, avec sa robe qui semblait avoir été confectionnée pour elle seule. D'ailleurs, Parker cligna des paupières, comme s'il croyait à une apparition - divine, évidemment. Non pas qu'il soit subitement attiré par les femmes, loin de là, mais il devait convenir que la tenue de la passante avait de quoi marquer l'esprit et arrêter tous les regards. Quelle heure pouvait-il être ? se demanda instinctivement Parker. Il n'avait pas regardé l'heure, l'aube était peut-être proche ou ils pouvaient être en plein milieu de la nuit. Allez savoir. Il se voyait mal interroger la jeune femme, cependant, et il porta donc ses mains à ses yeux ensommeillés et il se les frotta, comme un gamin sorti d'un rêve après avoir somnambulé et, donc, déambulé sans but, à se demander ce qu'il fichait là. Cela aurait été une bonne excuse, tiens, qu'il ait été victime d'une crise, ça aurait pu expliquer pourquoi il se tenait sur le porche, si peu vêtu, l'air complètement perdu, à l'évidence tout juste sorti du lit. Lorsque ses poings retombèrent le long de son corps, cependant, la vision était toujours là et il nota qu'elle ne portait pas de chaussures.
Il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu'elle rentrait d'une soirée animée. Même lui, qui ne sortait jamais, qui n'avait qu'une véritable soirée de débauche à son actif - et il ne pouvait la compter que parce qu'il avait ingéré par inadvertance des brownies qui n'étaient pas tout à fait innocents - savait à quoi ressemblait un retour au bercail, quand le lit semblait être le portrait réaliste du paradis, quand la journée à venir n'était même pas envisageable, une distorsion de la réalité qui ne viendrait frapper à la porte de sa conscience que des heures plus tard, alors que l'après-midi était sûrement bien avancé et que le monde avait continué à tourner. Mais même ça, Parker ne l'avait pas expérimenté: lors de cette fameuse soirée décadente à Portland, il était avec Angel et ils avaient fini dans la petite dépendance qu'il louait du temps où il était encore à l'école pour devenir policier. Depuis, ses colocataires avaient sûrement chacune leurs propres retours chaotiques tandis qu'il dormait comme un pépé à l'heure où elles rentraient - et si ça n'était pas le cas, c'était qu'il travaillait et était au poste, donc.
Mais voilà qu'un concours de circonstances inopportunes les avaient mis sur le chemin l'un de l'autre et qu'ils ne pouvaient que se regarder sans savoir quoi faire exactement. Du moins était-ce le cas pour Parker qui fixait la demoiselle d'un air embarrassé - il ne savait pas s'il l'était plus pour lui ou pour elle, car il était évident qu'elle aurait préféré ne pas tomber nez-à-nez avec lui. Lorsqu'il entendit sa voix pour la première fois, cependant, ce fut pour lui faire remarquer qu'il ne portait pas grand-chose de décent et, instinctivement, le jeune policier porta les mains à son entre-jambe, comme si une partie de son anatomie pouvait être entrevue - même si c'était peu probable, c'était un caleçon un peu trop grand et il y avait tout de même six ou sept mètres entre la jeune femme et lui.
- A qui ? demanda-t-elle naïvement avant de comprendre ce qu'elle avait pu interpréter de sa situation et il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule, comme si la maison avait pu reculer de trois pas ou lui tirer la langue dans le dos. Oh, non, je me suis enfermé tout seul dehors...
Encore plus stupide, à coup sûr. Parker grimaça et esquissa un vague geste de la main pour désigner la bâtisse.
- J'ai... euhm... j'ai marché sur un cafard et j'ai paniqué...
Peut-être aurait-il mieux valu qu'il garde cette information pour lui mais il était trop fatigué pour s'en soucier. Parker se gratta l'avant-bras d'un air embarrassé et baissa les yeux vers son pied nu, qu'il souleva légèrement pour voir s'il restait une trace du cadavre de la bestiole écrasée.
- Est-ce que... est-ce que je peux vous emprunter votre téléphone ?
Mais pour appeler qui ? Iyovi ? Il ne connaissait pas son numéro par cœur. Il ne pouvait pas appeler au poste pour demander à lui parler, ça ferait sûrement le tour du sherif's office et il n'avait vraiment pas besoin de ça. Et Angel ? lui souffla une petite voix insidieuse qu'il musela rapidement.
- Ou non. Peut-être une épingle à cheveux ? Si vous permettez ?
La demande pouvait sans doute paraître incongrue mais elle ne tarderait pas à comprendre où il voulait en venir. Le problème, c'était que si elle avait l'objet miraculeux, il ne pourrait jamais le lui rendre dans son état originel et ça, ça embêtait fort Parker. Mais à cet instant, il était un peu à court d'imagination.

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